Haut PDF L'expérience du handicap

L'expérience du handicap

L'expérience du handicap

Les Grecs ont élaboré une représentation extrêmement pertinente de la stupeur qui peut nous éclairer sur ce que peuvent vivre les parents brutalement confrontés à l’événement de la défi[r]

185 En savoir plus

Le corps vécu et l'expérience du handicap

Le corps vécu et l'expérience du handicap

Introduction Comment une personne paralysée depuis l’enfance sent-elle son corps ? Et si elle ne le sent pas, comment se le représente-t-elle ? Il semble difficile de répondre à de telles questions, et pour cause : si elles nous étaient posées à nous qui nous considérons comme valides, nous serions bien en peine de répondre. Les travaux qui ont été menés sur la perception et l’image consciente du corps (par exemple Bernard, 1971 ; Andrieu 2002) depuis le livre majeur de Paul Schilder (1950), montrent bien la complexité de ces questions. Pour interroger une personne en situation de handicap sur son vécu du corps, encore faut-il que nous soyons capables de rendre compte de notre propre vécu (ce « nous » étant entendu ici comme le reflet du point de vue des « valides » ou s’estimant tels). L’expérience du corps semble tellement intuitive et universellement partagée qu’il peut paraître inutile de s’y attarder. Et pourtant, rien n’est banal dans une telle enquête : notre conception courante du corps s’exporte difficilement, et de ce fait l’évocation de notre expérience du corps est difficilement communicable en-dehors de notre culture et de notre époque comme le montrent la récente Histoire du corps (2005-2006) d’Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello ou les travaux de l’anthropologue David Le Breton (1990, 1992, 1998) : nous autres, occidentaux du XXIème siècle, expérimentons notre corps comme un moyen de nous différencier des autres, comme un ensemble de limites par rapport à l’extérieur, tandis que les sociétés traditionnelles font du corps le maillon d’une chaîne entre soi et la chair du monde, entre soi et les autres (expérience que nous faisons partiellement au sein d’un grand mouvement de foule). Au-delà, rien ne nous garantit que nous ayons tous les mêmes expériences intérieures uniquement parce que nous disposons de la même culture et des mêmes termes pour désigner ce que nous ressentons.
En savoir plus

18 En savoir plus

Corps, identité, handicap. Présentation du dossier

Corps, identité, handicap. Présentation du dossier

On retrouve la relation entre expériences valorisantes ou dévalorisantes et vécu du corps au cœur des réflexions sur les handicaps invisibles au premier regard : Chantal Lavigne aborde les représentations du corps sourd, Jacques Sémelin son expérience progressive de la cécité. Le rapport à soi se nourrit en effet constamment du rapport aux autres et des représentations sociales, qui permettent de se construire et d’être construit.

3 En savoir plus

La politique Handicap chez Technip France : diagnostic et opportunités sur le sujet du handicap dans la société française de TechnipFMC

La politique Handicap chez Technip France : diagnostic et opportunités sur le sujet du handicap dans la société française de TechnipFMC

Il est important de garder ces cinq axes en tête, car certains reviendront au cours de ce mémoire. Il est également important de noter qu’une société (petite ou grande) peut tout à fait porter à la fois des éléments intégratifs et des éléments inclusifs en son sein. Comme le précise Charles GARDOU, “​les deux optiques se distinguent​” sans s’opposer. Une entreprise peut pencher davantage vers l’un des deux modèles définis ci-dessus, sans pour autant s’y inscrire strictement et définitivement : elle peut regrouper, et elle regroupe souvent un peu des deux au sein de ses modalités organisationnelles et fonctionnelles. Dès que l’entreprise possède une identité et des valeurs portées par l’ensemble du corps des effectifs, elle aura peut-être tendance à s’inscrire sur un modèle d’intégration sur ce point précis, car la culture d’entreprise imprègne si bien le fonctionnement interne de l’entreprise qu’un nouvel entrant se doit d’adhérer aux valeurs du groupe. Cependant, dès lors qu’une entreprise fait face à une large diversité de profils, peu importe la diversité concernée, elle pencherait à repenser son système et y instaurer une flexibilité initiale, afin que chaque salarié puisse y trouver son compte et s’approprier son expérience professionnelle au sein de sa structure. Dans le cas de Technip France, qui a toujours travaillé au contact d’un grand nombre de nationalités différentes à l’échelle du globe, l’internationalisation et le multiculturalisme est si prégnant dans l’entreprise que celle-ci se doit de proposer des fonctionnements généraux et des procédures adaptées à tous, avec par exemple l’accessibilité de tous les contenus de formation et toutes les offres de recrutement en trois langues au minimum (français, anglais, espagnol), etc.
En savoir plus

74 En savoir plus

BEGUIN BOTOCRO Rozenn - Évaluer le handicap ?

BEGUIN BOTOCRO Rozenn - Évaluer le handicap ?

La distinction entre activités et participation correspond à la différence entre environnement standard et environnement réel (ou plutôt habituel). Cette distinction me semble pertinente en regard de mon expérience professionnelle d’ergothérapeute. J’effectue souvent des « mises en situations de vie quotidienne » soit dans un « appartement thérapeutique » à l’intérieur de l’hôpital soit au domicile des patients. Je constate à chaque fois la grande variété des réactions et fonctionnement des personnes entre ces deux types d’environnement. Certaines personnes sont tout à fait indépendantes chez elles mais ne le sont pas à l’hôpital. L’inverse se produit aussi parfois. Or, j’ai aussi souvent constaté la confusion chez les professionnels de santé entre ces deux types d’environnement. Trop facilement, y compris dans les écrits professionnels, il est dit que l’on a fait une « évaluation écologique » dans le cadre de l’hôpital, ce qui est un non-sens. En effet, je pense qu’une évaluation écologique 6 ne peut se faire que dans l’environnement habituel de la personne. Autrement dit, en utilisant le langage de la CIF, l’évaluation des capacités se fait dans un environnement standard et celle des performances dans un environnement habituel. Je souhaite que l’usage de la CIF permette aux ergothérapeutes de mieux prendre conscience de cette différence entre activité et participation, environnement standard et habituel, capacités et performances. Voilà sans doute un autre défi important que devra relever la CIF pour être acceptée. La classification unique des capacités et performance sera-t-elle pertinente pour mettre en lumière les activités et la participation humaine ?
En savoir plus

55 En savoir plus

Politiques du handicap et médecine périnatale : la difficile conciliation de deux champs d'intervention sur le handicap

Politiques du handicap et médecine périnatale : la difficile conciliation de deux champs d'intervention sur le handicap

7 l’« empowerment 10 » des personnes, le respect de leurs droits, leur volonté d’être impliquées dans les décisions qui les concernent et ont mis en valeur la dimension positive de l’expérience des personnes handicapées (Ville, 2005, 2008), contribuant ainsi à une déconstruction du stigmate pouvant aller dans certaines mobilisations, jusqu’à son retournement et à l’affirmation d’une « fierté » associée au handicap. Tout cela n’a pas été sans effet puisque les personnes handicapées ont largement participé aux débats internationaux sur la définition même du handicap qui ont conduit à l’élaboration de la Classification Internationale du Fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF, OMS, 2001). Elles ont également contribué à l’élaboration de diverses conventions, recommandations et législations, nationales et internationales. Comme de nombreux autres pays, la France a modifié sa législation. Les termes de la loi du 11 février 2005 reflètent bien ces récentes évolutions : « Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». L’accent s’est ainsi déplacé de la normalisation des individus vers l’adaptation de l’environnement, la mise en accessibilité de la cité pour tous. Un tel mouvement a eu pour conséquence de diluer le rôle des médecins, parmi de nombreux autres acteurs sociaux et politiques, au premier rang desquels les personnes handicapées elles- mêmes, devenues des experts incontournables de leur propre condition.
En savoir plus

14 En savoir plus

Dialogue sur le handicap : réciprocité et altérité

Dialogue sur le handicap : réciprocité et altérité

— Mais à terme ton expérience personnelle peut enrichir celle des individus « valides », en leur ouvrant de nouvelles perspectives, comme ce fut le cas pour moi. J’ai mieux compris par ton intermédiaire que l’attention au ressenti corporel se distinguait du mouvement et de l’action musculaire. La création d’aptitudes originales et inattendues, comme la conscience du corps chez un homme paralysé, peut contribuer à l'intérêt collectif, surtout lorsque cette attention au ressenti individuel est aussi ouverture à l'autre. Créer ses propres normes, être autrement capable, cela ne signifie pas nécessairement empiéter sur la liberté des autres. Ce qui évite l'objection majeure au développement de l’autonomie individuelle : qu’elle ne soit qu'individuelle, au détriment d'autrui, qu’elle ne soit qu’une revendication personnelle nuisant à la vie en commun. Mais cette possibilité
En savoir plus

9 En savoir plus

Handicap visuel et administration

Handicap visuel et administration

En fonction de son expérience, de son projet professionnel, ou du niveau de connaissance requis, la personne en situation de handicap visuel peut opter pour une formation parmi un large éventail. La formation peut être courte (quelques jours) ou longues (plusieurs mois), réalisée en continu ou non, en présentiel ou à distance, en alternance ou non, dans un centre de formation de proximité ou plus éloigné. Elle peut répondre à des objectifs différents : remise à niveaux sur un ou plusieurs sujets, qualification pour accéder à un métier, préparation d’un diplôme, etc. Les demandeurs d’emploi travailleurs handicapés ont accès à l’ensemble des formations de droit commun (formations professionnelles financées par le Conseil Régional, Conseil Général, Pôle emploi) au même titre et dans les mêmes conditions que les travailleurs valides. Il existe des formations spécifiques comme les centres de rééducation professionnelle (CRP) accessibles exclusivement aux personnes en situation de handicap en présentant une demande de reclassement professionnel auprès de la MDPH.
En savoir plus

125 En savoir plus

Pépite | Handicap et numérique : comment favoriser l’accessibilité numérique des personnes en situation de handicap mental ?

Pépite | Handicap et numérique : comment favoriser l’accessibilité numérique des personnes en situation de handicap mental ?

5. De votre expérience (ou d’après ce que vous avez entendu), qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Pourquoi ? Le handicap mental est moins connu et très peu pris en compte dans les normes. La raison est qu’il existe 3 niveaux de conformité aux règles internationales : le niveau simple A de forte priorité, le niveau double A de priorité moyenne et le niveau triple A de faible priorité. Dans le triple A, il y a notamment des critères concernant le handicap intellectuel, or il est indiqué dans la norme que le niveau triple A n’est pas à viser pour adapter des sites en entier car il n’est pas applicable dans tous les contextes. Les concepteurs de la norme pensent que cela n’a aucun sens de transcrire des informations qui n’intéressent pas les personnes handicapées intellectuelles et que même si ces informations étaient transcrites, ces personnes ne les comprendraient pas. Pour eux, il y a des choses très techniques qui n’ont pas d’intérêt, d’où la normalité que cela soit en niveau triple A.
En savoir plus

114 En savoir plus

Vie de couple et situation de handicap

Vie de couple et situation de handicap

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Encadré : QUI EST EN SITUATION DE HANDICAP ? Dans la nouvelle Classification Internationale Fonctionnelle (ICF), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne considère plus le handicap comme une particularité de certains, mais comme une « expérience humaine universelle ». En agissant ainsi, l’OMS tente de réintégrer les handicapés dans un monde uni où ne s’opposent plus une minorité de handicapés et une majorité de valides, mais où chacun se trouve quelque-part sur une échelle infiniment graduée entre 100 % valide et 100 % handicapé. Cependant, la réalité administrative, médicale et sociale ne s’accommode pas bien avec une telle absence de discrimination. La loi ayant comme objet premier de compenser les handicaps par une politique de discrimination positive, il est naturel qu’elle cherche à définir les bénéficiaires potentiels. Pour la loi française, toute personne handicapée est d’abord déficiente dans le sens médical du terme. Ce fondement médical est explicitement posé comme condition à la définition du handicap dans tous les textes de référence. Est donc exclu de la définition de handicap toute limitation d’activité ou de participation à la vie en société qui serait d’ordre social. Exemple, être né dans telle cité, avec telle couleur de peau, peut se traduire par une difficulté supplémentaire dans l’accès au monde du travail. Cette difficulté ne rentre pas dans le cadre de la loi française de 2005.
En savoir plus

9 En savoir plus

Des lois et le handicap : quelles représentations sociales ? Analyse de discours de professionnels administratifs du handicap

Des lois et le handicap : quelles représentations sociales ? Analyse de discours de professionnels administratifs du handicap

De nos jours de manière générale, soutient Mr B., la question de la place des enfants en situation de handicap dans le système éducatif serait de moins en moins contestée (Mr B., Ent2_TP15_L3-4). La nécessité (ou l’obligation) de leur éducation serait communément admise, seules les modalités de leur bonne et adéquate scolarisation resterait en spéculation. Notre enquêté se base-t-il, pour cette information, seulement de son expérience ou s’agirait- il de résultats d’études particulières ? Qu’à cela ne tienne, cet « état de grâce » est loin d’avoir été pareil dans le passé : éduquer l’enfant malgré son handicap n’a pas toujours été vu comme un devoir (social) encore moins un droit (individuel). L’inclusion scolaire vient de loin, aussi bien dans le temps et l’espace que dans les esprits. Dans le temps et l’espace, parce qu’elle est née avec le concept d’inclusion venu du monde anglo-saxon, lui-même « lié aux mouvements des droits humains concernant les personnes handicapées, qui ont vu le jour et se sont développés dans les années 1960-1970 » (Le Capitaine, J.-Y., 2013). Dans les esprits, parce qu’elle s’est développée parallèlement aux changements de représentations sur l’enfant et sur le handicap : l’histoire des pédagogies montre bien à quel point l’enfant d’une façon générale et ses capacités sont restés longtemps méconnus 75 et ce n’est que récemment au siècle dernier qu’il s’affranchit des représentations du « tabula rasa » tiré d’Aristote, qui considéraient son cerveau comme vierge, une page blanche, une boite vide à remplir de savoirs par l’éducation (Hanska, J. & Dépée, J.-P., 1997). Combien plus une telle dénégation, quand au « vide de l’enfance » s’ajoutait une débilité, une surdité ou une cécité ?
En savoir plus

219 En savoir plus

Vieillissement, handicap psychique et travail du trépas

Vieillissement, handicap psychique et travail du trépas

dissociation originaire du Moi à partir du non-Moi. L’expérience montre que cette plasticité à occuper différentes positions moïques fait défaut chez certains sujets. Autant que le déficit du tiers participant au travail, ou que la présence de la souffrance physique, nous classons donc son absence parmi les facteurs responsables d’un arrêt du travail du trépas ou d’un rabattement du travail de mort sur un deuil en souffrance. Sa cause est à penser dans un déficit constitutif des « aires transitionnelles » au sens de Winnicott (1958). Nous ne nions pas l’importance que peuvent avoir des causes biologiques dans ce processus, les raisons que nous avons pu trouver de ce fait dans notre expérience clinique nous donnent surtout à entendre un surinvestissement maternel précoce, non motivé par les causalités classiques de structuration psychotique mais entravant l’illusion, suivi d’un désengagement objectal laissant le sujet en situation de privation.
En savoir plus

11 En savoir plus

Préface, Géographies du handicap: Recherches sur la dimension spatiale du handicap

Préface, Géographies du handicap: Recherches sur la dimension spatiale du handicap

L’enjeu de ces recherches n’est cependant pas seulement de mettre en évidence une diversité, de montrer que le handicap, analysé dans sa relation à l’espace, laisse la place à des spécificités locales, à des expériences singulières, à des relations multiples, il est également d’analyser comment l’espace participe du processus de normalisation ou d’anormalisation des personnes. Comment l’habitat peut-il inclure des personnes ayant une déficience intellectuelle dans notre société ? Comment peut-il les rendre capables de vivre, « comme tout le monde », dans un appartement individuel ? Que veut dire « vivre comme tout le monde dans son appartement » ? Quelles normes relationnelles et subjectives l’espace matériel définit-il et comment la transformation de cet espace permet-elle la transformation des normes relationnelles et subjectives ? L’analyse de ces processus de normalisation et d’anormalisation, inscrits dans l’espace matériel, permet de comprendre non seulement l’expérience singulière ou spécifique des personnes, mais plus largement – et on rejoint ici le modèle social – les processus à travers lesquelles certaines personnes sont incluses ou exclues de nos sociétés, à travers leur mobilité ou plus largement « leur mode d’habiter ». Ces approches ouvrent alors des pistes de recherche pour penser l’accessibilité, non plus seulement en termes d’accès à un espace, mais en termes de relations multi-sensorielles avec l’environnement, ou encore en termes de monde habitable par tout un chacun, parce que capacitant et supportant. Elles conduisent ainsi à s’interroger, de manière plus large, sur ce qu’est « l’espace » : un lieu, une localisation, un environnement (ce qui entoure), un ensemble de ressources matérielles et sociales, un assemblage hybride composées d’entités de nature variée, ou encore une réalité perçue et représentée, articulée à des modalités d’action (une perception et une action situées et situantes)…
En savoir plus

7 En savoir plus

Handicap et communication : dans quelles mesures peut-on communiquer sur le handicap ?

Handicap et communication : dans quelles mesures peut-on communiquer sur le handicap ?

L’intégration des salariés en situation de handicap est directement liée à la « façon dont on leur permet de s’exprimer comme des sujets à part entière » ainsi que la « façon dont l’ambivalence directement liée à la situation de handicap est prise en compte ». 309 Manager la vulnérabilité, c’est intégrer cette dimension du handicap au nom de la diversité. Pour certains, c’est une politique encore balbutiante perçue comme une opportunité de communication. On met en exergue nos actions, parce que l’on en attend des effets en termes d’image. Celle-ci semble présente pour favoriser la marque de l’entité, plutôt que de valoriser les « capacités intégratives ou d’organisation du travail. Cependant, certains acteurs, tel que les managers ont pu observer les bénéfices tangibles, tels que le volet fédérateur de l’intégration de la diversité dans une équipe. Pour pouvoir éviter toute dérive, nous constatons que les entreprises communiquent toutes de la même manière sur le handicap. Elles mettent en exergue leur accord entreprise tant dans leur communication interne qu’externe. Elles ciblent en interne tous les collaborateurs, pourtant seul les personnes concernées de prêt ou de loin par la question, participent aux évènements de sensibilisation. La communication sur le handicap est subjective, renvoyant à un sujet semi-privé. Il est difficile pour les organisations de communiquer dessus, pourtant en investissant dans l’expérience collaborateur, les personnes en situation de handicap peuvent être moteur. Leur témoignage permet d’utiliser l’intime, le pouvoir émotionnel, comme arme pour faire évoluer les mœurs dans l’entreprise.
En savoir plus

81 En savoir plus

Tourisme et handicap, une réalité en construction

Tourisme et handicap, une réalité en construction

comme ceux d’un tourisme de l’exploit et de l’extraordinaire (à savoir la très haute montagne) s’ouvrent aux pionniers des expéditions en Fauteuil Tout Terrain (FTT). Les histoires de vie qu’il mobilise retracent les processus de construction et d’incorporation de nouvelles « tech- niques du corps ». Celles-ci permettent à ces alpinismes en situation de handicap de vivre des expériences au cours desquelles ils ont dû produire de nouvelles capacités pour atteindre des sommets qu’aupa- ravant ils visitaient sans l’aide du fauteuil. Par la suite, l’article rédigé par Hélène Carbonneau et son équipe analyse les déterminants (freins et facilitateurs) de la pratique d’activité de loisirs de plein air auprès de personnes en situation de handicap. Soutenant la qualité de l’expérience, cette étude qualitative souligne qu’une expérience inclusive résulte de l’interaction entre l’accès à des espaces et équipements appropriés, une mise en relation réciproque de qualité avec les autres et un engagement dans une activité de plein air adaptée aux capacités de la personne. En plus de ces résultats, cet article apporte un ensemble de références théoriques internationales qui permettra à nos lecteurs d’amplifier leurs sources bibliographiques. De leurs côtés, Hélène Viruega et Manuel Gaviria présentent les différences dans les approches en hippothérapie et en équitation adaptée et s’attachent à montrer comment ce deuxième champ d’activités peut se baser sur les connaissances produites dans le premier pour mieux adapter les pratiques aux spécificités des différents types de handicaps et des personnes. Par ailleurs, Jean Corneloup, au-delà de la dialectique exclusion-inclusion, interroge la place des personnes handicapées dans la société en proposant le concept de transclusion. Selon lui, celui-ci serait mieux à même de caractériser les dynamiques de participation sociale des personnes en situation de handicap dans les sociétés hyper individualistes contemporaines. Il met, ici, ce concept au service de la compréhension des activités récréatives. Enfin, Lucie Brisset, Claude Blaho-Poncé et Nathalie Le Roux retracent les étapes et les processus de construction d’un outil numérique, Hérault Mobility, une application pour téléphone destinée à faciliter les déplacements des personnes handicapées dans le cadre de leurs vacances. Considéré comme un instrument de dialogue social territorial, cet outil mobilise un ensemble d’acteurs au profit d’une politique de labellisation au service de l’accessibilité touristique. Les auteurs exposent la manière dont l’inclusion touristique s’est normalisée et institutionnalisée dans l’Hérault comme catégorie d’action publique privilégiée à l’échelon départemental via le développement de cette application dans un contexte de concurrence économique et d’avenir institutionnel et politique incertain à l’aune de la Nouvelle organisation territoriale de la République.
En savoir plus

6 En savoir plus

Le Carcinologic Handicap Index (CHI) : questionnaire d'autoévaluation du handicap à destination des patients traités pour cancer des VADS

Le Carcinologic Handicap Index (CHI) : questionnaire d'autoévaluation du handicap à destination des patients traités pour cancer des VADS

Cette étude prospective a pour objet l’élaboration et la validation d’un questionnaire d’autoévaluation du handicap après traitement des cancers des VADS. Matériel et méthode. – Le CHI a été conc¸u de fac¸on empirique sur le modèle du « Voice handicap index ». Il comprend 9 dimensions autoévaluées par le patient (douleur, déglutition, nutrition, respiration, phona- tion, audition, vision, olfaction-gustation, psychosocial). Chacune comporte 4 questions à coter en termes de fréquence, ce qui permet le calcul d’un score pour chaque dimension ainsi qu’un score global. Il a été testé auprès de 86 patients constituant la population pathologique (majorité d’hommes, âge moyen de 59 ans, présentant une tumeur des voies aérodigestives supérieures) et 18 sujets (population témoin), pour validation du questionnaire.
En savoir plus

7 En savoir plus

Innover pour et par le handicap. Méthodologie de conception de produits adaptée aux marchés de niche: application au marché du handicap moteur.

Innover pour et par le handicap. Méthodologie de conception de produits adaptée aux marchés de niche: application au marché du handicap moteur.

En Europe, outre le Royaume-Uni et sa démarche d’Inclusive Design, les pays scandinaves se démarquent particulièrement par leurs actions collégiales au travers de différents centres ou instituts dédiés au Design for All (e.g. département destiné au Design for all au Danish Center For Technological Aids) ainsi que par la publication de revues spécialisées (e.g. Form & Funktion). D’un point de vue démarche, la Norvège se distingue par son approche du Design for All qui s’inscrit dans les nouvelles orientations sociales du pays liant étroitement les aspects fonctionnels (e.g. facilité d’usage) mais aussi les aspects esthétiques et économiques des produits et services issus de ce courant [114, 133]. L’Espagne a elle aussi créé un Institut du Design for All à Barcelone afin de développer la formation et permettre un appui méthodologique des entreprises, dans le cadre de conventions de conseil [131]. Enfin, en France malgré notre retard dans le domaine et le peu d’intérêt porté par les industriels, une avancée est à noter : celle des produits pour Mieux Vivre [80]. Le concept s’intéresse aux différents types d’utilisateurs et aux situations handicapantes, par une approche scientifique du fonctionnement humain, du déroulement de l’activité et du processus d’apparition de la situation de handicap. Cependant ces méthodes ont plus pour objectifs de prévenir ces situations en évaluant les produits, dans une logique de reconception pour faciliter l’usage [132].
En savoir plus

291 En savoir plus

L'influence du handicap sur les représentations enseignantes

L'influence du handicap sur les représentations enseignantes

8 I NTRODUCTION Les textes officiels et les textes pédagogiques énoncent très souvent l’obligation de scolariser les enfants handicapées dans des classes ordinaires mais très peu d’entre eux traitent de l’adaptation nécessaire des pratiques pédagogiques que les enseignants doivent réaliser. Cela laisse donc une grande liberté aux enseignants dans la manière d’adapter leurs pratiques. La scolarisation des enfants en situation de handicap en classe ordinaire a été instaurée par la loi de 2005 dans le but de permettre l’égalité des chances. Une égalité des chances sous entend un traitement identique et des attentes semblables de la part de l’institution scolaire et des professeurs des écoles vis-à-vis des élèves en situation de handicap comparés aux élèves qui ne le sont pas. Or, « la catégorie des personnes en situation de handicap » est liée à de nombreux stéréotypes de manière générale dans la société.
En savoir plus

50 En savoir plus

Efficience de la gestion du risque handicap

Efficience de la gestion du risque handicap

- il s'agit d'abord des prestations versées directement à la personne handicapée : certaines ne sont pas liées à l'insertion professionnelle (tels l'allocation aux adultes handicapés, [r]

71 En savoir plus

Le logement social est il un atout ou un handicap pour la croissance ?

Le logement social est il un atout ou un handicap pour la croissance ?

8 considérable et s’auto-entretient : les patrimoines privés représentent en 2010 presque six fois le PIB, contre seulement trois fois le PIB en 1970 (Trannoy et Wesmer 2013). Les professionnels de l’immobilier (FFB 2013b) avancent que l’augmentation des coûts du logement tient en partie à la hausse des coûts de construction , laquelle résulterait de la hausse des prix des matières premières (l’acier par exemple), de l’augmentation du coût de la main-d’œuvre (augmentations de salaires pour pallier les difficultés de recrutement), de la hausse du coût de l’énergie (le pétrole notamment), de la multiplication des normes techniques et réglementations (en matière de protection incendie ou sismique, en matière d’acoustique, d’accessibilité aux personnes en situation de handicap, etc.). Tous ces facteurs sont importants, et nous ne les avons pas tous repris ici, mais force est de constater que la hausse des coûts de construction n’explique pas toute la hausse des prix de l’immobilier : entre 1985 et 2009, les coûts de la construction ont été multipliés par 1,8 alors que, dans le même temps, le coût des maisons neuves a été multiplié par 3 et celui des appartements neufs a été multiplié par 2,6 (Bigot et Hoibian 2009 ; Ben Jelloul et al. 2011, Trannoy et Wesmzer 2013). Le rapport déséquilibré entre l’offre et la demande explique en grande partie que le prix s’aligne non pas sur le coût marginal des logements, mais sur la capacité à payer des acheteurs. On peut également trouver une explication de la hausse des coûts du logement dans les décisions d’épargne des particuliers et les stratégies d’investissement des entreprises et administrations. La forte volatilité des marchés financiers accroît la préférence des investisseurs pour la pierre (Trannoy et Wesmer 2013, Bigot et Hoibian 2010). Il faut dire que, depuis 1995, les marchés d’actions sont à la fois plus volatils et moins
En savoir plus

33 En savoir plus

Show all 1118 documents...