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Des jeunes investis dans la vie de la cité

Des jeunes investis dans la vie de la cité

Distinct du bénévolat et du salariat associatif, le volontariat est un statut propre au travers duquel le volontaire contribue à une mission d’intérêt général au sein d’une organisation agréée par l’Etat, en l’échange d’une indemnisation. De nombreuses formes de volontariat existent en France : le volontariat international en entreprise (VIE) ou en administration (VIA), le volontariat de solidarité internationale (VSI), le service volontaire européen (SVE) ou encore le service civique. Créé en 2010, le service civique est ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme . Indemnisé 573 euros net par mois, il peut être réalisé auprès d’associations, de collectivités territoriales (mairies, départements ou régions) ou d’établissements publics (musées, collèges, lycées…), sur une période de 6 à 12 mois, en France ou à l'étranger. Il peut être effectué dans neuf grands domaines: culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation pour tous, environnement, intervention d'urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité, sport 23 . Depuis sa création il y a cinq ans, 85 000 jeunes se sont engagés dans un service civique, dont 35 000 en 2014. A partir de juin 2015, l’Etat dote le dispositif de moyens supplémentaires dans l’objectif d’atteindre le nombre de 170 000 volontaires d’ici à 2017, et de le rendre « universel » dans le sens où tout jeune le souhaitant devrait à l’avenir pouvoir s’engager dans un service civique.
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Participation associative : des jeunes plus engagés dans la vie de la cité

Participation associative : des jeunes plus engagés dans la vie de la cité

Plus d’un tiers des jeunes Français participe donc à une association : ce taux d’appartenance n’est pas négli- geable. Il est toutefois inférieur aux taux d’intentions habituellement déclarés dans les sondages : l’opinion positive envers le monde associatif n’induit pas forcément une pratique effective. Lorsque l’on considère non plus l’adhésion mais le fait d’accomplir un travail bénévole dans une association, seul un jeune sur cinq reste concerné (tableau 1). Cette activité bénévole des jeunes est à peu près stable depuis 1999, après avoir augmenté entre 1990 Plus d’un tiers des jeunes Français adhère à au moins une association. L’adhésion des jeunes augmente en même temps que s’élève leur niveau d’études. Stable depuis vingt ans et centrée sur des activités sportives, culturelles et de loisirs, la participation associative juvénile tend aujourd’hui à concerner davantage la vie de la cité.
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Échanges étudiants : la mobilité internationale dans l’expérience de vie de jeunes Lausannois

Échanges étudiants : la mobilité internationale dans l’expérience de vie de jeunes Lausannois

Les circulations européennes s’intensifiant et se diversifiant vers le XV e siècle, la nature originale du pèlerinage médiéval va se trouver socialement altérée. Le voyage en soi prend de l’importance et les démarches sont plus individualistes. Les curiosités du monde deviennent une affaire de connaissance séculière et les échanges une forme de célébration mondaine. Ce contexte social va contribuer à la naissance en Europe des Réformes protestantes. La sécularisation des circuits voit aussi l’émergence du phénomène du Grand Tour, c’est-à-dire de voyages à travers l’Europe entrepris par les jeunes hommes des hautes classes en compagnie d’un tuteur. Le parcours qu’ils effectuent, pendant plusieurs mois ou années, à travers différents lieux importants de l’Europe permet de parfaire leur éducation du monde. Le phénomène s’étendra ensuite en dehors des élites (Swatos et Tomasi, 2002). Cependant, les guerres font rage. Au fil de cette histoire, le territoire helvétique va devenir une terre d’asile protégée par le mercenariat. De nombreux intellectuels européens persécutés chez eux vont alors s’y réfugier (Francillon, 2011). Parmi les plus connus, l’humaniste Érasme est par exemple amené à séjourner à Bâle, pour des raisons religieuses. Dans son sillage, il attire une foule d’admirateurs, qui vont faire la route de toute l’Europe pour le rencontrer. Au XVI e siècle, Bâle devient le centre intellectuel de l’Europe (Zweig, 1935). Le réformateur français Jean Calvin trouve aussi refuge à Bâle, puis à Genève, encore aujourd’hui appelée la cité calviniste. Les idées viennent s’échanger et circuler sur ce territoire. Des étrangers y viennent de tous les horizons pour faire éditer leurs œuvres ou s’instruire. En parallèle, des rescapés italiens, français et flamands luthériens affluent. Les premières décisions de régulation des flux étrangers apparaissent au niveau du Corps helvétique, afin de ménager les puissances voisines et de contrôler le climat de paix intérieure (Héger-Étienvre, 2011).
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Portrait et étude des besoins d’accompagnement de jeunes
adultes dans les arrondissements La Cité - Limoilou et Les Rivières de la ville de Québec

Portrait et étude des besoins d’accompagnement de jeunes adultes dans les arrondissements La Cité - Limoilou et Les Rivières de la ville de Québec

4.1.2 M OTIFS DU DÉROCHAGE Différents motifs expliquent que ces jeunes aient abandonné à un moment ou l’autre. La majorité a décroché en raison de leur rapport négatif à l’école, mais cela sera explicité plus loin. De plus, comme nous le verrons plus bas, de nombreuses situations peuvent venir influencer la représentation de l’école et incité au décrochage : personnalité des interviewés, problèmes de santé mentale, difficultés relationnelles et familiales, consommation de drogues et/ou d’alcool, évènements difficiles, etc. Les représentations négatives des interviewés se sont construites surtout durant leurs années passées à l’école secondaire, mais parfois dès le primaire, ou plus tard, au cégep. Certains quittent aussi devant la difficulté à concilier travail, études et nouvelle vie en appartement. Des interviewés, selon leurs propos, auraient aussi été encouragés par le personnel scolaire à décrocher ou encore auraient été invités à quitter. « C’est mon professeur qui m’a dit de décrocher. Il m’a dit : "Tant qu’à être de même à l’école, vas-t-en donc sur le marché du travail. Ça te sert à rien d’être ici" » (28AC2OG1). Pour un autre, c’est l’orienteur qui lui aurait conseillé d’aller sur le marché du travail (22BL1OG1). Un autre a été exclu en raison de son absentéisme (41AX3OG1).
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La participation des jeunes à la vie publique locale en Europe

La participation des jeunes à la vie publique locale en Europe

La principale référence de ces conseils est la Convention internationale des droits de l’enfant rati- fiée par la France en 1990 et, plus spécifiquement, ses deux articles qui affirment le droit pour les enfants à l’expression d’une part et, à la participation, d’autre part. Si nous devions citer d’autres références en termes de valeurs ou de philosophie, il est clair que la démarche des conseils relève également du courant d’innovation pédagogique (pédagogie active), dont Célestin Freinet fut le représentant et qui a affirmé avec d’autres que l’enfant doit être considéré comme une personne. Les conseils sont des espaces de participation à la vie locale proposés par les élus locaux aux enfants ou aux jeunes. Ils leur offrent un espace d’expression et la possibilité de soumettre aux décideurs locaux des propositions ou des projets (travaillés et argumentés) concernant la vie locale. Les conseils sont des lieux autant de consultation que de concertation, le dialogue entre les jeunes conseillers et les élus adultes faisant partie intégrante de la démarche. Ils ont la particularité d’allier dans leurs objectifs deux dimensions singulières : une visée pédago- gique, car ils se présentent comme des lieux d’apprentissage de la citoyenneté pour les jeunes, de manière concrète et active, et une visée « politique » au sens premier du terme, car les jeunes conseillers sont censés pouvoir agir à des degrés divers sur les affaires de la cité. Dans leur grande majorité, ils n’ont pas de statut juridique et s’apparentent à une commission extramunicipale. Ils font généralement l’objet, au moment de leur création, d’une délibération au conseil municipal. La tranche d’âge est fixée par les élus et même si leur fonctionnement varie souvent d’une collectivité territoriale à l’autre, on retrouve un certain nombre d’invariants. Ces conseils comportent un nombre défini d’enfants ou de jeunes qui sont soit élus par leurs pairs (dans les établissements scolaires, les équipements de quartiers, les associations locales, voire les foyers de jeunes travailleurs pour une petite partie d’entre eux), soit retenus sur la base du volontariat simple pour devenir de jeunes conseillers. Le mandat est généralement de deux ans, renouvelable ou non selon les communes, et comporte parfois des aménagements (renouvellement par tiers chaque année, possibilité de rester une annés supplémentaire pour les jeunes conseillers qui souhaitent être présents jusqu’à la fin d’un projet…).
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La participation des jeunes à la vie publique locale en Europe

La participation des jeunes à la vie publique locale en Europe

La principale référence de ces conseils est la Convention internationale des droits de l’enfant rati- fiée par la France en 1990 et, plus spécifiquement, ses deux articles qui affirment le droit pour les enfants à l’expression d’une part et, à la participation, d’autre part. Si nous devions citer d’autres références en termes de valeurs ou de philosophie, il est clair que la démarche des conseils relève également du courant d’innovation pédagogique (pédagogie active), dont Célestin Freinet fut le représentant et qui a affirmé avec d’autres que l’enfant doit être considéré comme une personne. Les conseils sont des espaces de participation à la vie locale proposés par les élus locaux aux enfants ou aux jeunes. Ils leur offrent un espace d’expression et la possibilité de soumettre aux décideurs locaux des propositions ou des projets (travaillés et argumentés) concernant la vie locale. Les conseils sont des lieux autant de consultation que de concertation, le dialogue entre les jeunes conseillers et les élus adultes faisant partie intégrante de la démarche. Ils ont la particularité d’allier dans leurs objectifs deux dimensions singulières : une visée pédago- gique, car ils se présentent comme des lieux d’apprentissage de la citoyenneté pour les jeunes, de manière concrète et active, et une visée « politique » au sens premier du terme, car les jeunes conseillers sont censés pouvoir agir à des degrés divers sur les affaires de la cité. Dans leur grande majorité, ils n’ont pas de statut juridique et s’apparentent à une commission extramunicipale. Ils font généralement l’objet, au moment de leur création, d’une délibération au conseil municipal. La tranche d’âge est fixée par les élus et même si leur fonctionnement varie souvent d’une collectivité territoriale à l’autre, on retrouve un certain nombre d’invariants. Ces conseils comportent un nombre défini d’enfants ou de jeunes qui sont soit élus par leurs pairs (dans les établissements scolaires, les équipements de quartiers, les associations locales, voire les foyers de jeunes travailleurs pour une petite partie d’entre eux), soit retenus sur la base du volontariat simple pour devenir de jeunes conseillers. Le mandat est généralement de deux ans, renouvelable ou non selon les communes, et comporte parfois des aménagements (renouvellement par tiers chaque année, possibilité de rester une annés supplémentaire pour les jeunes conseillers qui souhaitent être présents jusqu’à la fin d’un projet…).
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Les jeunes de la cité : comment forment-ils un groupe ? Une analyse comparative entre trois terrains

Les jeunes de la cité : comment forment-ils un groupe ? Une analyse comparative entre trois terrains

les concerne pas réellement. Il faut donc prendre la dimension de ce que représente l’occupation de l’espace public. R. Lucchini (1998), travaillant auprès des enfants des bidonvilles brésiliens, parle bien de ce rapport à la rue. Premièrement, la dimension purement physique, c’est à dire le temps passé dans la rue, est déterminante. Certains y passent toute la journée, d’autres seulement quelques heures. Deuxièmement, la dimension sociale révèle la nature du temps investi dans cet espace, c’est à dire ce qu’il représente, ce qui est beaucoup plus subjectif. R. Lucchini explique que le mouvement progressif d’intégration à ce qu’il appelle « l’univers de la rue » nécessite une appropriation symbolique de cet espace en partie liée à un phénomène de « vases communiquants » avec l’espace familial. En ce sens, la référence de l’enfant à l’adulte est un facteur qui distingue les uns des autres. Une grande partie des enfants oppose en effet le « monde de la rue » au « monde familial ». Schématiquement, deux pôles se présentent. Le premier est celui de l’enfant qui valorise l’image d’une famille idéale, la rue est alors vécue comme un terrain de jeu encadré par l’autorité parentale : elle n’est pas vraiment valorisée. Le deuxième pôle correspond à la situation inverse : la rue est appropriée comme un terrain de vie concurrençant fortement celui du foyer. Beaucoup d’enfants oscillent entre ces deux pôles.
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Les jeunes et la vie associative: attraits et usages

Les jeunes et la vie associative: attraits et usages

D’après l’enquête 2000 de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 12,6% des étudiants sont investis dans une association au sein de leur établisse- ment (14) . Ils fréquentent des associations qui couvrent un spectre relative- ment large: des associations généralistes ou de filières proposant des services qui touchent à la fois aux études et aux loisirs ; des associations théma- tiques : sportives, culturelles, communautaires, humanitaires, religieuses, dont la diversité est proche de celle du secteur associatif dans son ensemble; et des associations à vocation syndicale ou politique. Au-delà de la diver- sité des activités qu’ils y réalisent, ces bénévoles étudiants rejoignent le sec- teur associatif pour des raisons relativement similaires. Ils cherchent avant tout à rencontrer d’autres étudiants et à s’intégrer dans leur établis- sement ou à leur filière d’études et considèrent que les associations peuvent les y aider. La primauté accordée à la sociabilité s’explique par les spécifi- cités de l’environnement universitaire. En effet, les travaux sur le monde étudiant mettent en évidence que l’entrée à l’université doit s’accompagner d’une affiliation institutionnelle et cognitive nécessaire à l’exercice du « métier d’étudiant » (Coulon, 1998), que cette affiliation varie d’une discipline à l’autre, donnant lieu à des niveaux d’intégration très inégaux, et, pour finir, que les étudiants s’approprient très progressivement ce labyrinthe qu’est l’université. De tels constats permettent de comprendre pourquoi les bénéfices escomptés par les étudiants sont, entre autres, de faciliter leur intégration à l’université en acquérant des repères et en ren- contrant d’autres étudiants. Leur calcul se révèle juste, leur réseau de rela- tions s’étoffant. Il est clair que leur intérêt pour le secteur associatif ne se limite pas à la sociabilité, mais comprend dans la majorité des cas une réfé- rence à la dimension altruiste et, dans une moindre mesure, à une démarche utilitariste (acquisition de compétences, par exemple). En revanche, le fait que la dimension relationnelle soit à ce point mise en avant est carac- téristique de cette population, car elle est moins prégnante chez les étu- diants qui rejoignent les associations des grandes écoles ou les associations extérieures. Dans les premières, les raisons sont plus souvent utilitaires, l’action associative étant fortement valorisée, voire considérée comme un élément du cursus de formation (Becquet, 1998), et, dans les secondes, elles varient davantage en fonction de l’objet associatif (Lyet, 1998).
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La vie interstitielle des jeunes en retrait (hikikomori)

La vie interstitielle des jeunes en retrait (hikikomori)

Avec l’accroissement des prises en charge médicales au début des années 2000 le hikikomori devient un important problème de société au Japon. Les estimations du nombre de hikikomori sont variables : la fourchette va de 200 000 7 à plus d'un million selon Saito précédemment cité. Le Ministère de la Santé, du Travail et de la Politique Sociale évalue quant à lui entre 260 000 et 696 000 le nombre de hikikomori, tandis qu’une étude estime la prévalence du phénomène à environ 1% des 20-49 ans 8 . Une figure populaire type du hikikomori émerge et se diffuse. Il s’agirait d’un jeune homme issu de classes moyennes ou supérieures, plutôt bon élève ou bon étudiant, vivant en ville chez ses parents. Il est retiré de façon extrême, ne parlant plus, ne partageant plus ses repas, claustré dans sa chambre. Dans la réalité, les profils des jeunes comme leurs contextes de retrait sont plus divers et contrastés.
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Invisibilité des jeunes en milieu rural, comment les « jeunes sans Cité » « s’en sortent » ?

Invisibilité des jeunes en milieu rural, comment les « jeunes sans Cité » « s’en sortent » ?

Les sociabilités des jeunes ruraux sont décrites dans la littérature scientifique comme restreintes en nombre, mais centrées sur des liens forts marqués par la proximité temporelle et physique. Elles se caractérisent aussi par un éclatement entre les lieux de résidence, de scolarité, les activités, la famille. Les espaces de vie se superposent mais peuvent être cloisonnés. Les combinaisons de ces différents espaces peuvent ainsi entraîner un rapport plus épisodique à l’altérité, des mobilités très problématiques, un réseau social réduit, un faible engagement dans la vie associative locale, avec des différenciations qui se polarisent particulièrement dans la transition entre le collège et le lycée 8 . Certaines de ces caractéristiques sont d’ailleurs proches de celles décrites au sujet des jeunes urbains en difficulté. Ces difficultés éloignent les jeunes de la participation à la vie locale, alors que l’on sait que celle-ci renforcerait leur identité sociale. Ces jeunes ont alors moins de chances de dialoguer avec les institutions locales, en particulier avec les élus, ce qui accentue les risques d’incompréhensions réciproques et n’améliore pas leur capacité à agir dans la cité.
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Les jeunes ruraux, des « jeunes sans Cité » ? Une étude quantitative des implications citoyennes des jeunes Lotois.

Les jeunes ruraux, des « jeunes sans Cité » ? Une étude quantitative des implications citoyennes des jeunes Lotois.

Les adultes ne considèrent pas les jeunes ruraux comme des individus susceptibles de participer aux activités existantes et futures du territoire car ils anticipent leur potentiel départ en lien avec la poursuite d’études supérieures puis la recherche d’un emploi (ONPES, 2016). Le sentiment éprouvé par les jeunes ruraux de ne pas être pris en compte au niveau local par les élus constitue une seconde source de leur invisibilité sociale. La posture des décideurs politiques concourt donc aux dynamiques réductrices ou productrices d’invisibilité. Or engagement et citoyenneté dépendent en partie de la reconnaissance sociale qui repose sur la visibilité. En effet, l’invisibilité sociale se caractérise comme un déni de reconnaissance (Honneth, 2004a), la reconnaissance quant à elle offre la possibilité de participer à la vie sociale, politique et publique (Honneth, 2004b). L’individu peut faire le choix de se rendre visible ou non (visibilité / invisibilité sociales choisies) mais il ne peut pas choisir d’être reconnu ou non. Pour les jeunes ruraux, le manque subi de reconnaissance sociale se couple à une absence subie de visibilité. Ce phénomène est renforcé par la faible densité de cadres, de sphères d’inclusion et de participation à la société propices à l’investissement de la Cité tel que décrite précédemment.
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La perception des jeunes des effets de la vie sociale en ligne sur la socialisation

La perception des jeunes des effets de la vie sociale en ligne sur la socialisation

En contrepartie, c’est aussi un contexte pouvant être sujet à réaliser des réflexions sur ce que les jeunes ne souhaitent pas devenir. Le participant 12 affirme en effet ne pas vouloir devenir la personne qu’il est en ligne présentement. Les plateformes sociales en ligne permettent aux membres de renforcer certains aspects de leur identité en vue de se rapprocher de l’idée qu’ils se font de leur idéal et d’accéder à un rapport positif à soi. D’un point de vue plus large, ce processus leur permet de se définir socialement en se projetant positivement dans le présent ou dans l’avenir afin de déterminer une place qui leur est satisfaisante dans leurs différents groupes d’appartenance. Les membres vont ainsi améliorer leur image en ligne afin de « paraître plus courageux en ligne. » (Participant 4), se montrer « beaucoup moins réservé et gêné que en face. » (Participant 4), se « présenter un peu plus de manière positive » (Participant 5), « mettre des photos un peu plus pour m’avantager » (Participant 9), d’avoir « l’air d’avoir plus confiance en moi que hors ligne » (Participant 9) ou encore pour « renforcir mon image de [personne] indépendante.» (Participant 12). Comme l’affirme Almansa-Martínez et al. (2013), la vie sociale en ligne donne la possibilité aux membres de se montrer sous leur meilleur jour plutôt que de s’en tenir à leur image quotidienne. L’identité en ligne résulte ainsi davantage d’une projection de soi que d’un dévoilement de soi selon l’utilisation des individus puisque les utilisateurs ont la possibilité de produire « leur visibilité à travers un jeu de masques, de filtres ou de sélection de facettes » (Cardon, 2009, p. 63). Les stratégies de présentation de soi démontrent un travail de gestion relationnelle à soi de ses différentes identités en vue de construire une identité qui rencontre les aspirations de son identité imaginée.
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À quel âge est-on prêt à voter ? La participation des jeunes à la vie collective

À quel âge est-on prêt à voter ? La participation des jeunes à la vie collective

conditions, il est pertinent de mettre notre objet en pers- pective en rappelant quelques-uns des grands jalons qui ont marqué les débats et les changements successivement apportés à l’âge auquel on est habilité à exercer ses droits civiques sous la forme du vote. Après avoir souligné que les décisions prises ne répondent pas à des critères absolus et purement rationnels, nous convions à la discussion les tout premiers intéressés, les jeunes de 16 à 18 ans. Pour ce faire, nous utilisons les résultats de deux enquêtes menées en 1990 et 1998 3 . Si elles ne permettent pas d’imposer des
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Les jeunes orphelins placés : Quels sont leurs conditions de vie et leur devenir à la sortie de placement ?

Les jeunes orphelins placés : Quels sont leurs conditions de vie et leur devenir à la sortie de placement ?

Aussi, dans le cadre d’un placement, souvent sur mesures judiciaires, ces ruptures de liens résonnent amplement avec les maltraitances subies par les jeunes dans le cadre familial. Près d’un jeune sur dix a connu l’emprisonnement d’au moins l’un de ses parents, peine qui advient d’abord en raison des maltraitances encourues par l’enfant et/ou ses frères et sœurs, puis en raison de la toxicomanie du père (op.cit., 2009). À chaque niveau, l’absence des pères est plus forte que celle des mères : le décès et l’absence précoce de lien et la perte totale de lien sont toujours plus marqués du côté paternel que maternel. Et cela semble peu varier selon les situations d’orphelinage, ce qui expliquerait en partie l’invisibilisation de l’orphelinage en protection de l’enfance et l’absence de prise en compte du décès en tant qu’évènement traumatique : le décès d’un parent intervient dans un continuum de problèmes sociaux et économiques, et c’est davantage ce cumul des difficultés qui est traité dans son ensemble par les professionnels de l’enfance plutôt que le décès d’un proche en tant que tel. Comme le souligne Céline Jung (2018), deux positions sont à l’œuvre chez les professionnels enquêtés : « des réactions écartant d’emblée le sujet de l’orphelinage en protection de l’enfance, qui ne serait que marginal puis dans un deuxième temps, à écarter non pas le sujet, mais l’idée de le mettre en question, cette situation étant prise en compte comme bien d’autres situations difficiles vécues par l’enfant ». L’orphelinage passe ainsi d’un sujet marginal à un sujet soulevant parfois la méfiance chez les professionnels quant à une catégorisation des situations vécues par les enfants et une hiérarchisation des souffrances (l’orphelinage serait une souffrance parmi de nombreuses autres, ou bien une souffrance dépassant tellement les autres qu’elle serait quasi intouchable).
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Le non-recours chez les jeunes. Deux parcours de vie

Le non-recours chez les jeunes. Deux parcours de vie

La non-proposition entre les lignes de l’accompagnement social Le non-recours par non-proposition est difficile à établir sans observer directement les interactions entre usagers et professionnels. A la lecture des portraits, quelques indices nous permettent toutefois d’en dire quelques mots ici. Si l’on reprend le parcours de Joséphine, les conditions d’accès aux aides financières pour les jeunes peuvent être questionnées. En effet, la conseillère semble être restée évasive au moment de présenter le dispositif CIVIS et la procédure à suivre pour obtenir une aide financière. Les indications données par Joséphine laissent à penser qu’elle s’est implicitement réservé le droit de proposer ou non l’allocation financière en fin de mois, selon son jugement de professionnel sur le besoin de l’usager et le bon respect des engagements à tenir. Ce mode de communication renforce l’attitude de Joséphine qui ne se sent pas légitime pour formuler une demande, semble appréhender le refus, et préfère donc attendre la proposition. S’il y a bien non-recours, la situation se situe alors entre non-proposition et non-demande. Au fond, tout dépend de la qualité d’explication des règles du jeu entre les parties prenantes, des rôles dévolus à l’usager et au professionnel, et des critères de jugement qui justifient l’accès ou le non-accès à l’aide financière.
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Le service volontaire européen : une étape dans le parcours de vie des jeunes ?

Le service volontaire européen : une étape dans le parcours de vie des jeunes ?

bac + 3, la plupart après les études ou après une première année. N’étant pas satisfaits, ils cherchent une nouvelle expérience. Extrait de résumé d’entretien, FRMJC, Orléans, septembre 2011. Selon l’interviewée, il s’agit principalement de jeunes voulant faire une pause dans leurs études ou ayant fini leur cursus. Depuis que le SVE est accessible aux plus de 25 ans, il y en a qui ont fini leurs études et qui veulent expérimenter leur savoir de façon différente, sans entrer sur le marché du travail dans l’immédiat. Parmi les derniers départs, un venait de finir ses études d’architecte. […] Mais la majorité reste des jeunes diplômés et ce constat se fait aussi lors de l’accueil des volontaires étrangers en France. En ce sens, l’interviewée estime que ce dispositif est un peu élitiste car il n’est pas vraiment connu du grand public. Par exemple, la mission locale ne va pas proposer en priorité un SVE à des jeunes en difficulté, dans la mesure où celui-ci n’est pas un dispositif d’insertion professionnelle.
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Accueil des jeunes enfants, conciliation vie professionnelle-vie familiale et opinions sur les prestations familiales

Accueil des jeunes enfants, conciliation vie professionnelle-vie familiale et opinions sur les prestations familiales

On observe, en particulier, une percée remarquable du recours à l’assistante maternelle agréée : 41% des parents de jeunes enfants ont adopté ce mode d’accueil, soit un essor de 12 poi[r]

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A la frontière du politique. Action et discours des "jeunes de cité" de SOS Avenir Minguettes (1981-1983)

A la frontière du politique. Action et discours des "jeunes de cité" de SOS Avenir Minguettes (1981-1983)

De ce point de vue, il est intéressant de revenir sur la chronologie précise de cette seconde rébellion, qui est à l’origine de l’organisation d’une grève de la faim par les jeunes du quartier, de la création de l’association SOS Avenir Minguettes et, plus tard, de la Marche pour l’égalité. Le 20 mars 1983, un jeune de Monmousseau, Kamel Lazhar, est arrêté dans la rue par la police municipale parce qu’il aurait correspondu au signalement d’un suspect auteur d’un cambriolage. Lazhar refuse de monter dans la voiture (les policiers ne disposent pas de mandat) et se rend ensuite à la cafétéria Casino. Décidés à le ramener au poste et vraisemblablement remontés par son refus de les suivre, les policiers pénètrent dans la cafétéria et plusieurs témoignages indiquent des actes de violence disproportionnés. Quatre personnes sont embarquées et Lazhar est condamné à trois mois de prison, non pas pour le cambriolage (la confrontation l’a innocenté), mais pour outrages et rébellions dans la cafétéria. Le lendemain, le 21 mars, deux équipes de police, travaillant sur deux enquêtes différentes et sans se coordonner, investissent le quartier pour perquisitionner le local de la tour n°10 (que l’on soupçonne de contenir de la marchandise volée). C’est à ce moment-là que les affrontements avec les habitants, et non plus seulement les jeunes, démarrent, que le cycle de la violence se perpétue durant plusieurs jours et qu’un jeune de Monmousseau, Antonio Bafunta alias « Tunch », est arrêté par la police.
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Intimité, sexualité : la vie privée des jeunes à l’épreuve de la prison

Intimité, sexualité : la vie privée des jeunes à l’épreuve de la prison

Malgré tout, cette enquête montre que la question de la sexualité s’impose à tous les professionnels en charge du quotidien (Amsellem-Mainguy, Dumollard, 2015), et avant tout à ceux directement en contact avec les jeunes, notamment dans les unités de déten- tion (surveillants et éducateurs). Les jeunes ont en effet des questions à divers moment de la journée avec, sou- vent, un impératif d’immédiateté. Ces interpellations ont lieu lorsqu’ils sont en cellule – plutôt le soir (avec des sur- veillants) – ou encore pendant les cours (avec des enseignants). Elles com- mencent parfois par une blague ou un commentaire d’une émission de télévi- sion, ou un incident venant rompre l’in- timité du détenu, puis arrivent les ques- tions plus personnelles, qu’elles soient d’ordre affectif ou plus technique, à l’égard de la sexualité. Cela n’est pas sans désemparer une partie des profes- sionnels, non formés à l’exercice, inéga- lement disposés à répondre spontané- ment à ce type d’interpellations, et se sentant peu légitimes pour le faire, ce qui renvoie notamment aux enjeux de la formation dont ils bénéficient. 1. http://www.justice.gouv.fr/art_pix/stat_CC%202016.pdf 2. Pour en savoir plus, voir Teillet, G., L’intervention
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Le non-recours chez les jeunes - Deux parcours de vie

Le non-recours chez les jeunes - Deux parcours de vie

Le parcours de Marco est aussi touché par la non-connaissance. Alors qu’il a trouvé une place qui lui convient en tant qu’ouvrier dans une usine, un accident de la vie rompt brutalement sa trajectoire d’insertion. Marco se retrouve sans emploi et exclu du droit au chômage. Lorsqu’on oppose un refus à sa demande de droits, il ressent un profond sentiment d’injustice mais préfère garder le silence. Il se sent livré à lui- même. Marco raconte qu’il ignorait tout des possibilités de recourir à l’aide sociale et que cela l’a conforté dans ses représentations négatives sur le CPAS. De son point de vue, le CPAS était destiné aux personnes à la rue. En tant que jeune adulte, il ne se sentait pas concerné par ce type d’offre sociale.
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