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Infection néonatale : expérience du CHU Mohammed VI de Marrakech

Infection néonatale : expérience du CHU Mohammed VI de Marrakech

Résumé L’infection bactérienne néonatale demeure une cause préoccupante de mortalité et de morbidité néonatale ; elle intéresse 2 à 3% des naissances vivantes. Dans le but de définir ses circonstances de survenue, les germes responsables ainsi que les modalités de diagnostic et de traitement, nous avons mené cette étude rétrospective, portant sur 200 nouveau-nés hospitalisés pour suspicion d’infection néonatale au service de néonatalogie du CHU Mohammed VI de Marrakech. L’anamnèse infectieuse a été positive chez 130 nouveau-nés (65,3%), les manifestations cliniques ont été dominées par les signes neurologiques (44,5%), ainsi que les signes respiratoires (22%), l’hémogramme a montré des anomalies dans 51% des cas, le dosage de la protéine C-réactive (CRP) s’est révélé positif dans 71% des cas. L’hémoculture a été réalisée chez 3% des malades ; un seul cas s’est révélé positif avec isolation d’un Klebsiella multi- résistant, l’étude des prélèvements périphériques a été positive dans 10 cas. La ponction lombaire a permis de diagnostiquer deux cas de méningite. L’association : opticilline et gentamicine a été administrée en 1ère intention, chez 64,5% des malades, L’association : Céphalosporine de 3ème génération (C3G) et gentamicine chez 31,5% des malades, une antibiotiques de large spectre a été utilisée dans 8 cas. L’évolution a été jugée cliniquement favorable dans 83% des cas, compliquée chez 6,5% des malades, le taux de mortalité a été de 9,5%. Le diagnostic de l’infection néonatale repose sur des arguments anamnestiques, cliniques, biologiques et bactériologique, l’antibiothérapie constitues la clef de prise en charge, la prévention fait appel à la surveillance rigoureuse des grossesses ainsi que la médicalisation des accouchements.
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Traitement endoscopique de l’hydrocéphalie : expérience du service de Neurochirurgie du CHU Mohammed VI de Marrakech - A propos de 21 cas

Traitement endoscopique de l’hydrocéphalie : expérience du service de Neurochirurgie du CHU Mohammed VI de Marrakech - A propos de 21 cas

Le traitement endoscopique de l’hydrocéphalie. Expérience du service de neurochirurgie du CHU Mohammed VI de Marrakech : A propos de 21 cas. - 74 - Le premier, égal au produit de sécrétion de LCS, égal (en situation d’équilibre) au volume de LCS résorbé. Il a été évalué à environ 600 ml/j soit 0,4 ml/min, ce qui est extrêmement faible par rapport au flux sanguin cérébral global qui est d’environ 700 ml par minute, plus de 2000 fois plus élevé. Le LCS est donc renouvelé trois à quatre fois par jour. Pour 60 %, le LCS est secrété par les plexus choroïdes, les 40 % restants étant produits sur l’ensemble de la surface cérébrale, à partir de l’espace liquidien interstitiel. Pour 50 à 60 %, il est résorbé au niveau des granulations arachnoïdiennes de Pacchioni, dans le système des sinus veineux dure-mériens, ainsi qu’au niveau des manchons méningés des nerfs rachidiens, les 40 à 50% restants sont résorbés au niveau du parenchyme cérébral en particulier grâce au système lymphatique.
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Souffrance néonatale : expérience du service de Néonatologie CHU Mohammed VI.Marrakech

Souffrance néonatale : expérience du service de Néonatologie CHU Mohammed VI.Marrakech

Résumé Ce travail est une étude rétrospective de 280 dossiers de souffrance néonatale hospitalisés au service de néonatologie de CHU Mohammed VI de Marrakech entre 2006 et 2007. L'age de nos parturientes était entre 16 et 45 ans avec un maximum de fréquence entre 21 et 35 ans (52,9%),les primipares représentaient 50%, le suivi prénatal concernait 67% des cas, avec 93,6% des grossesses monofœtales , la présentation céphalique prédominait avec 96,8%,le liquide amniotique était méconial dans 5,4%, l'accouchement par césarienne est observé dans 43,2% des cas. A la naissance; 81,4% des nouveau-nés étaient à terme et 15,4% des prématurés, avec 63,21% des normotrophes. Le Grade III de Sarnat est observé dans 18,2% des cas, les convulsions dans 32,9% et la néphropathie post-asphyxique dans 17,5%. L'hypertension artérielle gravidique était la première étiologie (26,4%) suivie par l'infection néonatale (18,6%) et la prématurité (13,6%). La plupart des nouveau-nés avaient une bonne évolution dans le court terme (72,7%) contre 27,2% qui décédaient. En conclusion, prévenir l'hypoxie fœtale c'est prévenir le décès néonatal et réduire le risque d'handicap neurologique.
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Place de la callosotomie dans le traitement de l'épilepsie rebelle Expérience du service de neurochirurgie du CHU Mohammed VI de Marrakech

Place de la callosotomie dans le traitement de l'épilepsie rebelle Expérience du service de neurochirurgie du CHU Mohammed VI de Marrakech

Maehara [15] lui a rapporté une disparition totale des crises épileptiques chez 5 enfants sur 12 opérés pour callosotomie soit 41,6% des cas et les troubles du comportement[r]

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Sciatique par hernie discale à propos de 420 cas. Expérience du service de neurochirurgie de CHU Mohammed VI de Marrakech

Sciatique par hernie discale à propos de 420 cas. Expérience du service de neurochirurgie de CHU Mohammed VI de Marrakech

Résumé La sciatique par hernie discale représente un problème de la santé publique, par sa fréquence et son retentissement socioprofessionnel. Notre travail est une étude rétrospective concernant 420 cas de sciatique par hernie discale, opérés au service de neurochirurgie de CHU Mohamed VI de Marrakech sur une période de 6ans allant de2001à 2006. Dans cette étude nous nous sommes proposé de dresser le profil épidémiologique, clinique, paraclinique, thérapeutique et évolutif, afin de rapporter l’expérience du service en matière de la prise en charge des sciatiques par hernie discale, et de comparer nos résultats avec les données de la littérature.
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Lupus érythémateux disséminé chez l’enfant, du diagnostic au traitement. Expérience du service de pédiatrie B du CHU Mohammed VI de Marrakech

Lupus érythémateux disséminé chez l’enfant, du diagnostic au traitement. Expérience du service de pédiatrie B du CHU Mohammed VI de Marrakech

RESUME Le lupus érythémateux disséminé (LED) est une maladie inflammatoire auto-immune, d’étiologie inconnue, rare chez l’enfant, mais souvent sévère. Le diagnostic repose sur les critères du Collège américain de rhumatologie, validés chez l’enfant. Le but de notre travail est de dégager les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives du LED. Nous avons réalisé une étude rétrospective, colligeant cinq cas de LED au service de pédiatrie B du centre hospitalier universitaire Mohammed VI de Marrakech entre Mars 2006 et Mars 2010. Tous nos patients sont de sexe féminin avec un âge moyen de 12.7 ans. Le tableau clinique est polymorphe et permet de constater, comme c’est rapporté dans la littérature, la fréquence des manifestations générales (100 %), cutanées (100 %), articulaires (80 %) et rénales (100 %). Le syndrome inflammatoire, l’atteinte hématologique et l'hypo- complémentémie sont constants, les anticorps antinucléaires et anti DNA sont retrouvés dans 80%. Les 5 patientes ont reçu des corticoïdes, associés chez 4 d’entre elles aux immunosuppresseurs (atteinte rénale sévère). L’évolution est surtout marquée, après un suivi moyen de 30 mois, par la persistance d’une protéinurie positive chez 80 % des cas, et par les complications infectieuses, dont la plus grave était une méningo-encéphalite tuberculeuse chez une patiente. Cependant aucun décès n’est rapporté dans notre série. Nos résultats concordent avec ceux de la littérature. Nous insistons particulièrement sur la fréquence de l’atteinte rénale qui constitue une cause redoutable d’handicap fonctionnel et de décès. Son traitement optimal chez l’enfant reste néanmoins discuté en raison du manque d’essais thérapeutiques prospectifs avec nombre suffisants d’enfants.
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Cancer du sein : Expérience du service de gynécologie obstétrique A à la maternité du CHU Mohammed VI Marrakech

Cancer du sein : Expérience du service de gynécologie obstétrique A à la maternité du CHU Mohammed VI Marrakech

Traitement, Surveillance et Pronostic I. Thérapie moléculaire ciblée……….. Tumeurs non infiltrantes………... Carcinome canalaire in situ……….. Carcinome lobulaire in situ……….. Surveillance e[r]

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Lymphomes cutanes primitifs : Expérience du service de dermatologie CHU Mohammed VI Marrakech

Lymphomes cutanes primitifs : Expérience du service de dermatologie CHU Mohammed VI Marrakech

It was 20 cases of cutaneous T cell lymphoma (12 cases of mycosis fungoides, 3 cases of Sezary Syndrome, 1 case of lymphomatoid papulosis, 4 cases of anaplastic large cell CD30+) and 6[r]

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Profil épidémiologique des métastases cérébrales : expérience du service de neurochirurgie CHU Mohammed VI Marrakech

Profil épidémiologique des métastases cérébrales : expérience du service de neurochirurgie CHU Mohammed VI Marrakech

Une fois le diagnostic de métastases cérébrales établi, le choix du traitement tient compte de plusieurs paramètres, les plus importants concernent l’état général [r]

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Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes de l’étage antérieur de la base du crane expérience du service de neurochirurgie CHU Mohammed VI Marrakech

Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes de l’étage antérieur de la base du crane expérience du service de neurochirurgie CHU Mohammed VI Marrakech

Résumé Résumé Résumé Résumé :::: Les traumatismes de l’étage de la base du crane sont assez fréquents, leur fréquence dans notre série est de 45,8 cas par an en moyenne, leur prise en charge pose des difficultés, le but de cette étude est d’analyser le profil épidémiologique de ces traumatismes ainsi que les problèmes diagnostiques et thérapeutiques que posent .Cette étude concerne 42 cas des traumatismes de l’étage antérieur de la base du crane colligés au service de neurochirurgie au CHU Mohammed VI de Marrakech du Janvier2002 à décembre 2011.l’âge moyen de nos patients était de 29,4 ans avec une prédominance masculine(78,6%).les accidents de la voie publique représentent la première cause chez l’adulte, par contre chez l’enfant, ce sont les chutes qui en sont la principale cause. le diagnostic est actuellement facilité par le scanner, cependant le diagnostic d’une brèche ostéoméningée pose beaucoup de problèmes et reste surtout clinique devant des rhinorrhée persistant ou méningite récidivante.la méningite représente la redoutable complication, le traitement chirurgical est très discuté et le taux de mortalité est de l’ordre de 7,14%.
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Expérience du service de gynécologie obstétrique A CHU Mohammed VI - Marrakech

Expérience du service de gynécologie obstétrique A CHU Mohammed VI - Marrakech

Concernant la morbidité néonatale en fonction du mode d’accouchement, de nombreux travaux publiés dans les années 90, ont montré que les risques foetaux étaient peu différents en cas de césarienne prophylactique et en cas d’épreuve du travail (45, 49, 51). En revanche, plusieurs auteurs constatent qu’une épreuve de travail réussie entraîne moins de complications foetales par rapport à la césarienne élective, mais pour ces auteurs, il y’a plus de morbidité foetale dans le groupe échec de l’EDT (52, 53, 54, 55). Alors que plus récemment, Rozenberg (30) et Goffinet (56) ont conclut, que l’épreuve du travail est associée à un risque périnatal plus élevé qu’en cas de CZ élective avant le travail, bien que l’excès de risque périnatal soit faible et le risque absolu en cas de tentative de VB est très faible (30, 56).
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Mortalité néonatale intra-hospitalière au CHU Mohammed VI de Marrakech

Mortalité néonatale intra-hospitalière au CHU Mohammed VI de Marrakech

January 1 st , 2005 to December 31 st , 2006. This study is based the use of hospital records of newborns from 0 to 28 days died during the study period. The mortality rate found was 29.4 ‰ live births. It is high during the first week of hospitalization, especially in the first twenty four hours. We identified as main causes of premature death, suffering neonatal, neonatal infections and respiratory distress. In addition, emerging risk factors for death are prematurity and low birth weight, the low Apgar score at birth, maternal age, the primiparity and high multiparity, low socio-economic parents, diseases during pregnancy, failure to use antenatal services. Our observations indicate that improved quality of care is needed, both in regard to the monitoring of pregnancy, delivery and resuscitation of the newborn, the care during the first week of life. The analysis of results suggests that in addition to a policy of pre-and perinatal prevention taking into account risk factors, the development of a neonatal medicine is necessary. The neonatal mortality remains a major public health problem in developing countries. This study allowed us to assess the incidence of neonatal mortality, to establish the causes and identify the main risk factors for early neonatal mortality in University Hospital Mohammed VI of Marrakech. It would be interesting to complete our work by a study on the quality of obstetric and perinatal care delivered in Neonatology.
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Greffe de cornée : Expérience du service d’Ophtalmologie au CHU Mohammed VI de Marrakech

Greffe de cornée : Expérience du service d’Ophtalmologie au CHU Mohammed VI de Marrakech

IX IX IX IX.... Techn Technique opératoire Techn Techn ique opératoire ique opératoire :::: ique opératoire Kératoplastie transfixiante versus kératoplasties lamellaires. Au service d’ophtalmologie au CHU Mohammed VI de Marrakech, nous pratiquons la kératoplastie transfixiante (greffe complète de la cornée), mais cette technique s’accompagne de plusieurs complications majeures et souvent imprévisibles. Parmi celles-ci, le rejet, l’hypertonie oculaire, et la décompensation œdémateuse mettant en jeu le pronostic de la greffe. Il faut également mentionner les autres complications ne compromettant en rien la survie du greffon comme l’astigmatisme secondaire induit par plusieurs facteurs (incongruence des berges, tension et asymétrie des sutures…) et la récupération visuelle qui est tardive s’échelonnant sur 6 mois à un an selon le terrain du receveur, la cause de la greffe et l’heure de retrait des sutures.
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Glaucomes congénitaux : Expérience du service d'Ophtalmologie au CHU Mohammed VI de Marrakech

Glaucomes congénitaux : Expérience du service d'Ophtalmologie au CHU Mohammed VI de Marrakech

Nous rapportons notre expérience en matière de prise en charge des glaucomes congénitaux, à travers une étude rétrospective menée entre mars 2009 à Octobre 20[r]

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Analyse de la mortalit au service de ranimation pdiatrique du CHU Mohammed VI de Marrakech

Analyse de la mortalit au service de ranimation pdiatrique du CHU Mohammed VI de Marrakech

53,55% des patients décédés ont présenté des complications métaboliques et 24,85% ont développé une infection nosocomiale durant leur hospitalisation en réanimation. La durée moyenne de séjour était de 8,45 jours et la médiane était de 5 jours. Les principales causes de décès étaient, une cause infectieuse dans 47,04% des cas, une cause neurologique dans 16,86% des cas, une cause respiratoire dans 9,47% des cas, une cause toxique dans 7,69% des cas, une cause cardiovasculaire dans 6,21% des cas, et en dernier vient les causes hépatiques et rénales respectivement dans 3,85% et 2,37% des cas.
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Actinomycose des maxillaires – à propos de 4 cas au CHU MOHAMMED VI de Marrakech

Actinomycose des maxillaires – à propos de 4 cas au CHU MOHAMMED VI de Marrakech

Actinomycose des maxillaires - à propos de 4 cas au CHU MOHAMMED VI de Marrakech Souvent, les lésions demeurent localisées aux parties molles. Cependant, des formes où l’infection s’est propagée à l’os contigu aboutissant à une ostéomyélite ont été rapportées (9). Un début brutal, une progression rapide de la fièvre et une tuméfaction fluctuante, douloureuse, fistulisante accompagnée de trismus sont des signes en faveur d’une forme aiguë (7). La fistulisation à la peau ou dans la cavité buccale donne issue à un pus épais contenant des grains actinomycosiques (9).
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Prise en charge des traumatismes du rachis dorsolombaire au CHU Mohammed VI de Marrakech

Prise en charge des traumatismes du rachis dorsolombaire au CHU Mohammed VI de Marrakech

La prise en charge des traumatismes du rachis dorsolombaire au CHU Mohammed VI Marrakech vi. Complications post opératoires :6 cas et qui sont comme suit : 3 patients ont présenté un débricolage de matériel pour lequel ils ont été repris avec réinsertion de vis pédiculaire. Un autre a présenté une issue de LCR au point d’insertion de la vis qui a dû être replacée sans évolution vers une méningite. Dans un autre cas le patient a rapporté des scitalgies L5 en rapport avec un malpositionnement d’une vis inférieure droite. Un autre cas a présenté une infection de plaie profonde pour laquelle il a bénéficié d’un parage. Les complications citées précédemment ont été bien jugulées sous traitement.
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Les encphalocles antrieures: exprience du service de neurochirurgie CHU Mohammed VI Marrakech

Les encphalocles antrieures: exprience du service de neurochirurgie CHU Mohammed VI Marrakech

Hémorragie 1 4 Hydrocéphalie 2 1 Infection du LCR 7 2 Il existe peu de statistiques faisant état de résultats de différentes méthodes (tableau V). Sur une série de 53 patients porteurs d’encéphalocèles [6] ; 4 patients n’ont pas été opérés : dont un est jugé inopérable à cause de la présence de multiples malformations et il est renvoyé chez lui pour les soins palliatifs, un autre patient dont la chirurgie a été retardée à cause de l’infection, un patient a été opéré ailleurs, le 4 ème patient est décédé dans les deux jours qui suivent l’insertion d’une dérivation ventriculo-péritonéale.
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Les soins palliatifs au CHU Mohammed VI de Marrakech: Bilan dactivit

Les soins palliatifs au CHU Mohammed VI de Marrakech: Bilan dactivit

C'est dans ce contexte que se développent les travaux de Cicely Saunders à Londres à la Clinique Saint Luc dans les années soixante. Avec son expérience de l'utilisation de la morphine, elle met au point des protocoles antalgiques et fait connaître le maniement des morphiniques par voie orale. Elle développe le concept d’« équipe interdisciplinaire » dans laquelle les professionnels de santé, les bénévoles et les agents des hospices collaborent auprès du patient et de ses proches ainsi que celui de « souffrance globale » prônant le soutien psychologique des malades, mais aussi des soignants confrontés quotidiennement à des situations difficiles. [15]
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Insuffisance rénale chronique chez l'enfant : Qu'en est - il au CHU Mohammed VI Marrakech ?

Insuffisance rénale chronique chez l'enfant : Qu'en est - il au CHU Mohammed VI Marrakech ?

L’insuffisance rénale chronique est une affection qui n’est pas rare en milieu pédiatrique. Sa gravité réside dans sa survenue sur un organisme en période de croissance et entraine de ce fait, des conséquences délétères sur le développement de l’enfant. Le diagnostic se fait souvent au stade terminal et pose de ce fait un problème socio-économique. Nous analysons à travers une étude transversale menée au service de pédiatrie B du CHU Mohammed VI, entre Janvier 2005 et décembre 2010, intéressant 50 enfants, les aspects épidémiologiques, cliniques, étiologiques de l’IRC chez l’enfant ainsi que les difficultés de prise en charge. L’âge de nos malades est compris entre 1 mois et 15 ans, avec une prédominance masculine (60%). L’insuffisance rénale chronique est découverte à l’occasion de signes cliniques d’appel dans 86% des cas, d’une infection urinaire dans 8%, d’un bilan d’HTA dans 4% et d’un bilan systématique chez un nouveau né polymalformé. La pâleur cutanée est retrouvée chez 74%, le retard staturo-pondéral chez 70%, les troubles digestifs chez 44%, l’HTA est retrouvée chez 28% des patients et les signes d’ostéodystrophie chez 16%. La clairance de la créatinine calculée selon la formule de Schwartz est > 30 ml/min/1.73m² chez 4 patients (8%), entre 15 et 30 ml/min/1.73m² chez 16 malades (32%) et < 15 ml/min/1.73m² chez 30 malades (60%). Les étiologies sont dominées par la néphropathie interstitielle (50%), secondaire chez 46 % des malades à une uropathie obstructive, chez 1 seul patient à une pyélonéphrite chronique et chez 1 autre malade à une lithiase urinaire coralliforme bilatérale. Les néphropathies glomérulaires viennent au deuxième rang (18%) et sont essentiellement secondaires aux syndromes néphrotiques corticorésistants, suivies par les néphropathies héréditaires (8%) représentées par les polykystoses autosomiques récessives (6%) avec un seul cas d’acidose tubulaire distale associée à des reis pyélonéphritiques chroniques. Chez 24% des enfants aucun diagnostic étiologique n’est posé. Tous les malades sont mis sous traitement conservateur de l’IRC. L’épuration extra-rénale est indiquée chez 28 malades (56%) mais seulement 18 patients ont pu en bénéficier, la transplantation rénale est prévue chez 4 enfants. 16% des patients sont décédés. La mortalité était secondaire à une septicémie chez 4 enfants, à un OAP chez 3 malades et à des troubles électrolytiques chez une patiente. Le présent travail attire l’attention sur la situation alarmante des enfants en insuffisance rénale chronique. Le retard diagnostic et les difficultés d’accès au traitement de suppléance et l’absence d’un projet solide de transplantation rénale sont des éléments qui alourdissent le pronostic de ces enfants.
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