Haut PDF Indication de la chirurgie lors des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Indication de la chirurgie lors des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Indication de la chirurgie lors des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Dans notre série l’anastomose était iléo-rectale après 3 mois de la chirurgie de résection chez 4 patients (57,1%), Après AIR, environ 50% des patients ont un résultat fonctionnel satisfaisant (moins de 4 selles par jour), environ 25% conservent une rectite chronique nécessitant un traitement local permanent, et 25% ont des poussées aiguës récidivantes. Chez ces derniers, le résultat fonctionnel est souvent médiocre, faisant discuter à plus ou moins long terme une proctectomie secondaire (avec AIA). Le risque du cancer rectal impose une surveillance endoscopique avec biopsies à vie. Ce risque, qui augmente avec le temps, est évaluée à 8%, 20 ans aprés l'AIR. Au total, le développement progressif d'un microrectum, l'existence d'une rectite invalidante, ou la crainte d'une dégénérescence amènent environ 20 à 50% des patients à subir une proctectomie secondaire 10 ans après l'AIR.
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Prise en charge chirurgicale des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Prise en charge chirurgicale des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Prise en charge chirurgicale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin 107 patient au traitement. Quand la maladie est localisée, la chirurgie doit être discutée comme alternative au changement de ligne thérapeutique médicale en cas de poussée sévère réfractaire aux corticoïdes, ou lors d’une rechute sous immunosuppresseurs (recommandation ECCO). Le choix d'une intervention, comme dernier recours, fait courir le risque d’aggravation de l’état local (avec les risques associés infectieux, et de plus grandes difficultés opératoires). Une intervention précoce évite les risques, notamment lymphoprolifératifs, associés à un traitement médical au long cours. En revanche, le traitement médical est privilégié lorsque l’intervention expose le patient à des conséquences nutritionnelles (syndrome du grêle court) ou fonctionnelles (incontinence, diarrhée). Dans notre série, 17 parmi les 26 patients (65,3 %), ayant eu une chirurgie élective, étaient sous traitement médical lors de la survenue de l’épisode chirurgical.
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Les manifestations extra-digestives des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Les manifestations extra-digestives des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

 La sulfasalazine peut être utilisée à la dose de 2 à 3g/j comme traitement de fond dans les formes articulaires chroniques (254). e) Les aphtoses buccales Les lésions buccales répondent le plus souvent au traitement de fond de la MICI cependant, certaines lésions nécessitent un traitement spécifique local en bains de bouche Pluriquotidiens à base d'Acide Acétylsalicylique (250-500 mg dans 50 ml d’eau avant chaque repas), de Xylocaine en gel à 5%, de Bétaméthasone en tablettes ou de Tétracyclines. Une carence en folates ou en fer doit être systématiquement recherchée et corrigée. Les formes sévères ou récidivantes peuvent bénéficier de la Colchicine (1 mg/j ), de la Thalidomide (100 mg /j), voire les corticoïdes généraux (255) (256) (257) (258). Dans notre série, l'aphtose buccale a régressé spontanément.
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Tolrance des biothrapies chez les patients suivis pour maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Tolrance des biothrapies chez les patients suivis pour maladies inflammatoires chroniques de lintestin

VI. Indications de la biothérapie dans les MICI : Durant la dernière décennie, la stratégie thérapeutique des MICI a été modifiée par la capacité des traitements à cicatriser les lésions. L’objectif est actuellement de traiter au-delà des symptômes, pour atteindre une rémission profonde. En agissant précocement avec des médicaments efficaces, tels les immunosuppresseurs et les biologiques, on empêche d’avantage la survenue de dommages irréversibles. Cette stratégie de traiter jusqu’à atteindre cet objectif prédéfini, impacte l’histoire de la maladie en diminuant les complications, les hospitalisations et le recours à la chirurgie. Un contrôle strict par des paramètres objectifs est nécessaire pour vérifier l’adéquation du traitement et réaliser les éventuels ajustements afin d’atteindre cette rémission profonde. (41)
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Profil immunoclinique des maladies inflammatoires chroniques de lintestin (MICI)

Profil immunoclinique des maladies inflammatoires chroniques de lintestin (MICI)

Des recherches antérieures ont montré que les marqueurs sérologiques, ANCA (pANCA) et ASCA IgA et IgG sont associés aux MICI. Ces marqueurs sont également connus pour leur capacité à [r]

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Étude rétrospective de l'efficacité des traitements anti-TNFα et des stratégies d'optimisation dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Étude rétrospective de l'efficacité des traitements anti-TNFα et des stratégies d'optimisation dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Soixante seize de nos patients (73% des patients optimisés) ont réellement bénéficié des stratégies d’optimisation. Les patients optimisés étaient plus souvent des femmes et des MC. Ces paramètres sont difficiles à analyser ensemble car la plupart des études sont réalisées soit sous IFX soit sous ADA, soit selon le type de MICI : MC ou RCH, or dans notre étude les patients étaient analysés globalement. Cependant il ne parait pas étonnant que les MC soient plus souvent optimisés car la sévérité est souvent plus importante que dans les RCH. Le sexe féminin prédominant dans la MC n’est probablement qu’un facteur confondant. De plus dans la littérature l’efficacité a beaucoup été étudiée, mais il y a peu d’étude à notre connaissance étudiant les facteurs prédictifs d’optimisation. Les études rapportent plutôt les facteurs de perte de réponse du traitement sans présager du recours par le clinicien à une optimisation. Par exemple dans l’étude de Chaparro, l’absence d’IS, le tabagisme au moment du diagnostic sont des facteurs prédictifs de perte de réponse du traitement, et donc potentiellement soit d’un échec, soit d’un recours à l’optimisation. 103 Dans la RCH, l’indication du traitement par IFX pour colite aiguë sévère est rapporté comme prédictif d’un recours à l’optimisation du traitement. 100
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Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales et Cancer colorectal : facteurs de risque et résultats ontologiques à long terme

Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales et Cancer colorectal : facteurs de risque et résultats ontologiques à long terme

A l’équipe de chirurgie viscérale, urologique, thoracique et vasculaire du centre hospitalier de Bayonne : Dr Renaud Gontier, Dr Florence Mazères, Dr Jean-pierre Guichandut, Dr Habib Taoufik, Dr Laurent Mascle, Dr Antoine Douard, Dr Yann Lammertin, Dr Benjamin Chevalier, Dr Karine Gavina, Dr Ute Duranteau, aux équipes infirmières et secrétaires de chirurgie A2, C2 et du bloc opératoire. Malgré un exercice multidisciplinaire, vous recherchez le haut-niveau avec une exigence permanente, ces quelques mois passés avec vous ont été particulièrement formateurs, et j’espère que nous aurons à nouveau l’occasion de collaborer. Au service de chirurgie digestive et endocrinienne de la Maison du Haut-Levêque : Dr Tristan Wagner, Dr Jean-Charles Vignal, Dr Laura Etchechoury, Dr Sebastien Murcia, Pr Denis Collet, aux équipes infirmières et au secrétariat, notamment Catherine Capet pour son aide dans la réalisation de ce travail. Ce semestre fut riche d’enseignements et j’espère poursuivre dans cette voie.
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Le rôle du médecin généraliste dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Le rôle du médecin généraliste dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Dans le cas de la MC, les gestes sont souvent plus simples consistant à de simples exérèses de lésions inflammatoires limitées. Par ailleurs, le recours aux stomies n’est pas rare. Lorsqu’il existe deux localisations, une colectomie subtotale est préférable (ECCO 2014). Malgré une diminution globale du recours à la chirurgie dans les MICI au cours des dernières décennies depuis l’avènement des biothérapies, près d’un tiers des patients nécessiteront une résection intestinale dans les cinq ans suivant le diagnostic et un patient sur deux à dix ans.
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Maladies inflammatoires chroniques des intestins, proposition d’outils d’aide à la dispensation

Maladies inflammatoires chroniques des intestins, proposition d’outils d’aide à la dispensation

Cette restriction alimentaire n’est qu’une indication et doit être adaptée à chaque organisme. Les patients doivent pouvoir être aidés par un professionnel, s’il le désire, pour un suivi nutritionnel. L’alimentation doit également être adaptée aux symptômes de la poussée. • En cas de diarrhées, il est essentiel d’avoir une hydratation abondante (2 litres par jour), prise en petites quantités régulières pour compenser les pertes en eau, en supprimant les boissons glacées et gazeuses. Il est recommandé de privilégier certains aliments comme l’eau de riz, le bouillon ou la purée de carotte, la gelée de coing, les biscottes, les pâtes ou le riz.
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Prise en charge des pousses svres au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales

Prise en charge des pousses svres au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales

Pour l’IFX, un risque annuel de perte de réponse de 13% a été rapporté [198], pour l’ADA, ce risque varie entre 10 et 24% [199,200]. Concernant les patients porteurs d’une MC, on note aussi une plus grande proportion de patients fumeurs dans la cohorte de Schnitzler (47.8% vs 36% dans celle de Melchior) qui est un des critères prédictifs d’évolution défavorable (recours aux IS, chirurgie..). De même une plus grande proportion féminine (61% vs 56%) est décrite dans sa population. Le sexe féminin n’est pas rapporté dans la littérature comme facteur pronostic établi dans la MC. Cependant dans cette analyse le sexe féminin est retrouvé comme facteur prédictif d’échec du traitement anti- TNF. Ces trois facteurs (type de MICI, tabagisme et genre) peuvent probablement expliquer cette différence d’efficacité.
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Lanmie au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales: Frquence et prise en charge

Lanmie au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales: Frquence et prise en charge

semblent avoir un impact sur l’absorption du fer par notre organisme. La pullulation microbienne fréquemment retrouvé lors des maladies inflammatoires intestinales, est en faveur d’une mauvaise absorption des nutriments (59) et notamment du fer. Autre hypothèse qui pourrait justifier une malabsorption en fer : le syndrome du grêle court (60). Ce syndrome fait suite à une résection intestinale d’une partie de l’intestin grêle. On parle de syndrome du grêle court quand il reste moins de 1m50 à 2m d’intestin grêle post- duodénal, ce qui peut être le cas après une résection chirurgicale dans le cas de MICI. Suite à de telles résections, l’intestin doit s’adapter et ce raccourcissement a bien sûr un impact sur le fonctionnement intestinal tout entier, avec notamment une malabsorption fonctionnelle de nombreux nutriments (dont le fer) suite à la chirurgie.
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Évolution après colectomie subtotale au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales de l'enfant

Évolution après colectomie subtotale au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales de l'enfant

33 également confirmé qu’une iléostomie transitoire permettait de réaliser une résection colique plus limitée avant remise en continuité dans 17% à 23% des cas (35,37,67). Un effet bénéfique de la dérivation en double iléostomie sur le rectum avait été observé uniquement si le rectum était atteint avant la chirurgie. Une dégradation de l’état de la muqueuse rectale était en effet constatée lorsque le rectum était sain endoscopiquement à la chirurgie. Cette dégradation était attribuée à la colite d’exclusion (35). Une progression des lésions ano- périnéale a également été décrite comme pouvant apparaître en aval d’une iléostomie au cours d’une MC (37). Ainsi, Burman et al ont rapporté que, parmi 29 patients opérés par iléostomie pour MC, 1 seul des 7 patients porteurs d’une fistule anopérinéale préopératoire s’est amélioré après dérivation, tandis que de nouvelles lésions anopérinéales ou sténoses anales apparaissaient de novo chez respectivement 4 et 3 autres patient
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Efficacité et tolérance de la dilatation endoscopique des sténoses coliques et rectales de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Efficacité et tolérance de la dilatation endoscopique des sténoses coliques et rectales de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Résultats : Ont été inclus 57 patients chez lesquels 161 dilatations ont été réalisées pour 60 sténoses différentes (nombre médian d’une dilatation par sténose [IQR 1-3]). 44% des patients (n=25/57) étaient des femmes et tous étaient atteints de MC. 74% des patients (n=42/57) étaient symptomatiques. 87% (n=52/60) des sténoses étaient natives et 65% (n=39/60) courtes. La localisation la plus fréquente était colique gauche (27%, n=16/60). Des biopsies ont été réalisées pour 62% (n=37/60) des sténoses. Une modification thérapeutique était réalisée dans 22% (n=36/161) des cas après la dilatation. L’efficacité technique a été observée pour 76% (n=123/161) des dilatations réalisées et une seule complication majeure est survenue (0,6% par procédure). Après un suivi médian de 4,3 ans[IQR, 2- 8,4] 24 patients (42%) ont bénéficié d’une chirurgie de résection colique et 13 (23%) présentaient une sténose franchissable non symptomatique. Un lymphome colique et un cancer colorectal étaient diagnostiqués (3,5% des patients). Aucune variable n’a été associée au succès technique ou clinique.
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Fertilité chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin à début pédiatrique en Picardie

Fertilité chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin à début pédiatrique en Picardie

Chirurgie 2. Le questionnaire téléphonique Nous avons rédigé un questionnaire en collaboration avec le service d'AMP du CHU Amiens- Picardie pour recueillir les informations relatives à la fertilité (Annexe 1). Il a été proposé aux patients répondant à notre appel téléphonique après avoir été prévenus préalablement par courrier, et après avoir donné leur accord verbal pour participer à l’étude. L'entretien pouvait aussi se faire lors d’un contact ultérieur après prise d’un rendez-vous à un moment qui lui convenait. Chaque patient a été contacté au maximum 5 fois avant de conclure à un refus, après avoir laissé au minimum 2 messages vocaux sur les répondeurs. Du questionnaire ont été recueillies les informations suivantes :
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Méthodes d'évaluation de la cicatrisation muqueuse des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI)

Méthodes d'évaluation de la cicatrisation muqueuse des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI)

Résumé Les enjeux thérapeutiques ont évolué dans la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques inflammatoires de l’intestin (MICI) et un nouvel objectif majeur est l’obtention d’une cicatrisation muqueuse. Celle ci est associée à une baisse du nombre des hospitalisations, des recours à la chirurgie et à une amélioration de la qualité de vie. Différentes méthodes permettent d’évaluer la cicatrisation muqueuse. La plus fréquemment utilisée est l’endoscopie et on parlera de cicatrisation muqueuse endoscopique. La cicatrisation muqueuse peut également être recherchée au plan histologique ou en s’aidant de méthodes – radiologiques ou biologiques – capables de mesurer la disparition de l’inflammation intestinale. Ces dernières méthodes font actuellement l’objet d’études de validation.
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Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin pédiatriques sur l’île de la Réunion : épidémiologie descriptive et suivi à 1 an

Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin pédiatriques sur l’île de la Réunion : épidémiologie descriptive et suivi à 1 an

a. Chez les patients MC · Traitement d’induction : Dans notre étude, le traitement d’induction faisait essentiellement appel à la NEE, à la corticothérapie et à l’antibiothérapie. Ainsi, 36,3% des patients avaient reçu une NEE, 31,8% une corticothérapie systémique et 63,6% une antibiothérapie. Une biothérapie par infliximab avait été initiée d’emblée chez 22,7% d’entre eux, toujours dans un contexte de maladie périnéale fistulisante (pB3). Cela illustrait d’une part la sévérité initiale de la maladie avec un recours aux corticoïdes encore nécessaire dans près d’un tiers des cas et le recours d’emblée à une biothérapie pour près d’un quart des patients. D’autre part, nos résultats montraient l’importance de la place prise par la NEE dans l’induction de la rémission. On pouvait se demander si son utilisation n’était pas encore insuffisante au vu de l’épargne cortisonique qu’elle permet, la corticothérapie ne montrant pas de supériorité par rapport à la NEE dans le traitement d’induction de la rémission, comme le suggéraient déjà Dziechciarz et al. en 2007 (42). Ainsi, dans notre étude, trois patients auraient été éventuellement éligibles à une NEE inductrice plutôt qu’à la corticothérapie prescrite. Le fait qu’elle se substitue totalement à l’alimentation orale dans cette indication pourrait représenter un frein à sa prescription du fait d’un refus du patient ou de la crainte émanent du clinicien d’une mauvaise observance.
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Impact des maladies inflammatoires chroniques intestinales sur la grossesse. Étude de cohorte en centre tertiaire

Impact des maladies inflammatoires chroniques intestinales sur la grossesse. Étude de cohorte en centre tertiaire

A l’inverse, il peut exister des motifs de refuser volontairement d’entreprendre une grossesse pour les femmes atteintes de MICI. En dehors des poussées peuvent exister des douleurs chroniques, des problèmes d’image de soi, la peur de la grossesse soit par conviction personnelle soit due à des conseils médicaux inadéquats. Les dyspareunies sont fréquentes, retrouvées dans jusqu’à 26% des cas après une chirurgie pelvienne, pouvant expliquer une crainte des rapports sexuels et à fortiori de mettre en route une grossesse(29). La crainte de vivre une grossesse compliquée ou de mettre au monde un enfant à la santé précaire peut également pousser les femmes jusqu’à demander un avortement volontaire. Cependant, il s’agit d’une démarche qui ne serait pas réalisée plus souvent chez les patientes atteintes de MICI par rapport à celles de la population générale, comme l’a prouvé une étude récente(30). Cette étude retrouvait en effet un taux d’avortement de 12.4% et 14.9% respectivement pour les patientes atteintes de RCH et de MC, contre 16.9% dans la population générale appariée. Ainsi, les patientes atteintes de MICI seraient même moins enclines à avoir recours à cette démarche. Malgré tout, il s’agit d’une étude danoise, l’accès à l’interruption volontaire de grossesse entrant dans un cadre législatif spécifique à ce pays.
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Thérapies biologiques et maladies inflammatoires chroniques intestinales

Thérapies biologiques et maladies inflammatoires chroniques intestinales

Rev Med Liège 2009; 64 : 5-6 : 301-304 301 Les maladies inflammatoires chroniques intes- tinales (MICI) regroupent deux entités. La mala- die de Crohn (MC) est une pathologie chronique et progressive caractérisée par une inflammation transmurale. La majorité des patients développe des complications tels des abcès, fistules, sté- noses, obstructions intestinales. Seule la moitié des patients présente une forme peu active avec faible prévalence de complications et d’hospita- lisations (1, 2). La rectocolite ulcéro-hémorra- gique (RCUH) touche la muqueuse intestinale colique et rectale exclusivement et se complique exceptionnellement de sténose ou de fistule. Un quart des patients développe une forme chro- nique active et 20% nécessitent le recours à la chirurgie avec réalisation d’une coloproctecto- mie et confection d’un réservoir iléo-anal (3). L’obtention d’une rémission sans corticoïde, la cicatrisation muqueuse, une diminution des hos- pitalisations et du recours à la chirurgie consti-
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Les effets du tabac sur les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Les effets du tabac sur les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Les patients fumeurs atteints de MICI doivent être incités à arrêter de fumer. Pour la MC, l’arrêt du tabac doit faire partie intégrante de la thérapeutique. Il entraine moins de poussés de la maladie, moins de recours à la chirurgie et moins de récidives postopératoires. Pour la RCH, cet arrêt est fortement conseillé mais demande une surveillance accrue. Les arguments mis en avant doivent être les risques de cancers, le risque de maladies cardiovasculaires et bronchiques. Les moyens dont disposent les professionnels de santé pour aider au sevrage tabagique sont tout à fait extrapolables aux patients atteints de MICI. La loi du 26 Janvier 2016 de modernisation du système de santé autorise, en plus des médecins et des sages-femmes, les médecins de travail, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes à prescrire les substituts nicotiniques. De plus, depuis le 1 er Novembre 2016, le remboursement, sur prescription, des substituts nicotiniques (patch, gomme, pastille, …) est passé de 50 euros à 150 euros par an et par bénéficiaire (source l’assurance maladie). On constate de la part des pouvoirs publics une volonté croissante d’aider les fumeurs dans leur sevrage tabagique.
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Les anticorps monoclonaux dans les maladies immunes inflammatoires chroniques

Les anticorps monoclonaux dans les maladies immunes inflammatoires chroniques

SUMMARY Monoclonal antibodies in chronic autoimmune inflammatory diseases Among chronic inflammatory diseases, rheumatoid arthritis is a common inflammatory and destructive arthropathy, characterized by the release of potent proinflammatory cytokines mostly TNFα and IL-1, which both mediate systemic effects and contribute to joint destruction. Many therapeutic agents have been proposed to antagonise these cytokines, among which monoclonal antibodies. Thus twenty years ago the anti- TNFα infliximab was the first monoclonal antibody to be proposed in a non-cancerous indication, rheumatoid arthritis. Since then, several other monoclonal antibodies and/or antagonists either targeting cytokines (IL-1, IL-6, RANKL), but also immune cellular effectors T and B cells, have been evaluated not only in rheumatoid arthritis, but also in syste- mic lupus, Crohn’s disease, multiple sclerosis, or ankylosing spondylitis. Clinical benefit has been unambiguously demonstrated, but before these novel molecules enter routine clinical practice, several parameters will have to be accurately documented such as their safety, long term effi-
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