Haut PDF Imagerie cérébrale du cerveau bilingue

Imagerie cérébrale du  cerveau bilingue

Imagerie cérébrale du cerveau bilingue

Pendant longtemps, les seules données dont disposaient les neuropsychologues re- posaient sur la description des déficits consécutifs à des lésions cérébrales. Ainsi, on savait que des bilingues peuvent perdre de façon sélective l’usage d’une de leurs deux langues, et que la langue préservée n’est pas nécessairement la langue maternelle, ni celle qu’ils parlaient le plus couramment avant l’accident. Quelquefois, mais pas toujours, la langue « perdue » peut être progressivement récupérée (comme chez des aphasiques monolingues). Bien entendu, la perte de l’usage d’une langue ne signifie pas forcément que celle-ci soit complètement « effacée » du cerveau. D’ailleurs, dans la phase de récupération, certains patients peuvent employer uniquement l’une de leur deux langues certains jours et, d’autres jours, uniquement l’autre langue [PAR 95]. D’autres données étaient fournies par la technique de stimulation électrique intra- crânienne. La stimulation de certains sites peut empêcher la production de parole. Or, de façon intéressante, l’excitation des certains sites interfère quelle que soit la langue, alors que d’autres sites affectent de façon sélective la première ou la seconde langue [OJE 83]. Ces observations suggèrent que les deux langues ne recrutent pas exactement les mêmes aires cérébrales. Toutefois, la complexité et la variabilité de ces
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Autisme, sillon temporal supérieur (STS) et perception sociale : études en imagerie cérébrale et en TMS

Autisme, sillon temporal supérieur (STS) et perception sociale : études en imagerie cérébrale et en TMS

170 Discussion Les recherches développées au cours des dix dernières années la dernière décennie ont permis de mieux caractériser les importants troubles de la cognition sociale, qui composent le noyau des symptômes de l'autisme. Sur le plan comportemental, grâce à de nouvelles méthodes telles que eye-tracking, nous avons une meilleure compréhension de la façon dont les sujets autistes perçoivent le monde qui les entoure. Un manque de préférence par le mouvement biologique et par les stimuli sociaux, qui, au contraire, peut être observée très tôt dans le développement typique, a été systématiquement décrit chez les enfants avec autisme. Plus particulièrement, l'absence de préférence par les yeux est un élément clé dans les déficits de cognition sociale associés à l'autisme. En ce qui concerne les bases cérébrales, plusieurs études ont révélé des anomalies anatomiques et fonctionnelles dans l'autisme, en particulier situées au niveau du STS. Ces anomalies du STS sont caractérisés par diminution de la concentration de la matière grise, une hypoperfusion repos et des patterns d'activation anormaux lors de tâches faisant appel à des mécanismes de cognition sociale. Les STS est connu pour être une région cruciale pour la cognition sociale et est impliquée dans plusieurs étapes du processus des interactions sociales : de la perception sociale auditive et visuelle (perception de la voix, des gestes, des expressions faciales, des émotions et notamment du regard) jusqu’aux processus plus complexes de la cognition sociale (théorie de l’esprit et mentalisation). De plus, les STS est également largement connecté à d'autres régions du cerveau social tels que la FFA, le cortex orbito-frontal et l'amygdale. Toutes ces régions ont été décrites comme présentant une activée atypique dans les TSA au cours de tâches impliquant la cognition sociale.
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Contrôle du mouvement du regard (2) - Imagerie fonctionnelle cérébrale des saccades volontaires

Contrôle du mouvement du regard (2) - Imagerie fonctionnelle cérébrale des saccades volontaires

c’est-à-dire lorsque l’on demande au sujet de s’ima- giner, mais sans l’exécuter, une saccade oculaire [4, 11] : les déplacements de l’attention seraient donc des saccades bloquées à des niveaux inférieurs d’exé- cution. Ce résultat traduit une caractéristique géné- rale de l’organisation des systèmes moteurs puisque, de façon similaire, l’imagination d’un mouvement squelettique active les mêmes régions que sa réalisa- tion ; cela serait rendu possible par le développement, au cours de l’évolution, de mécanismes d’inhibition permettant un verrouillage de l’action, offrant ainsi au cerveau la possibilité de simuler l’action sans l’exécuter, afin notamment d’en évaluer les consé- quences [12] . Ce phénomène met également en avant le rôle du circuit oculomoteur dans la sélection spa- tiale des informations d’intérêt : ainsi, l’exploration visuelle est indissociable du contrôle oculomoteur et repose sur des mécanismes complexes de sélection et de détection.
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Imagerie cérébrale et étude de la connectivité fonctionnelle par échographie Doppler ultrarapide chez le petit animal éveillé et en mouvement

Imagerie cérébrale et étude de la connectivité fonctionnelle par échographie Doppler ultrarapide chez le petit animal éveillé et en mouvement

126 d’études pratiquées chez l’Homme en IMRf. Il est ainsi possible d’envisager des expériences comportementales poussées sur le petit animal : apprentissage de tâches spécifiques, utilisation de labyrinthes, tests de mémorisation… non réalisables en IRMf. Les deux principaux avantages restant à l’IRMf sont donc son aspect non invasif et la possibilité d’acquérir des volumes en 3 dimensions. Nous avons vu que, chez la souris, le fUS peut être utilisé de manière complètement non invasive chez des souris anesthésiées (chapitre III). Chez la souris éveillée, le besoin d’une fixation rigide et solide entre la sonde ultrasonore et la tête de la souris nécessite l’implantation de vis de fixation mais laisse le cerveau intact, dans sa cavité crânienne, limitant considérablement le risque d’infection et permettant des acquisitions longitudinales (chapitre IV). L’accès à la connectivité fonctionnelle en 3D peut être envisagé par l’utilisation de sondes matricielles 3D qui permettent d’acquérir un volume directement et à des cadences d’imagerie ultrarapides (Provost et al. 2014). En effet, un avantage du système Mobile HomeCage TM utilisé dans ce chapitre est le fait que la sonde ultrasonore n’est pas supportée directement par la souris mais est solidaire du système de moteurs. De plus, le cadre métallique implanté sur la tête de la souris laisse une fenêtre d’acquisition de plusieurs millimètres. Il est donc envisageable d’acquérir, avec une telle sonde matricielle, un volume Doppler complet afin d’étudier la connectivité fonctionnelle entre des aires cérébrales appartenant à des régions éloignées. Ce travail pourrait être réalisé sans grande modification du côté du montage expérimental, mais nécessite tout de même une optimisation des séquences ultrasonores 3D afin de pouvoir atteindre des cadences d’imagerie Doppler qui permettent de suivre la réponse hémodynamique, soit environ un volume Doppler toutes les 1 ou 2 secondes.
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Imagerie cérébrale : vers une connaissance plus approfondie du système nerveux central

Imagerie cérébrale : vers une connaissance plus approfondie du système nerveux central

a ce titre prises en compte par le SNC (Damasio, 1994). Les sous-syst` emes responsables du contrˆ ole de ces fonctions sont topographiquement bien rep´ er´ es dans l’organisme. Toutes ces donn´ ees sont trait´ ees et int´ egr´ ees par les centres nerveux : substance grise du cortex, de la moelle ´ epini` ere et des noyaux gris dispers´ es dans la substance blanche. L’organi- sation hi´ erarchique s’est mise en place au cours de l’histoire ´ evolutive des vert´ ebr´ es, de telle sorte que puisse se r´ ealiser l’int´ egration globale de toutes les donn´ ees m´ etaboliques et physiologiques n´ ecessaires ` a la vie physiologique, psycho-sociale et intellectuelle. Gandolfo (2004) pr´ ecise les six domaines o` u s’im- briquent et s’interconnectent un ensemble de fonctions r´ egulatrices : (1) le cerveau est le centre r´ egulateur du syst` eme de communication endocrine, via les mol´ ecules messag` eres hormonales transport´ ees ` a dis- tance par le r´ eseau sanguin ; (2) le cerveau est le centre modulateur de notre syst` eme immunitaire (reconnais- sance du soi et du non-soi), maintien de notre int´ egrit´ e interne biochimique et biologique, r´ eactions d´ efensives face aux bact´ eries et aux microbes par phagocytose et s´ ecr´ etion d’anticorps sp´ ecifiques de l’agresseur (an- tig` ene) ; (3) le cerveau est le centre de r´ egulation des rythmes biologiques ; (4) le cerveau est l’organe de la vie affective et ´ emotionnelle, comme l’apprentissage du langage nous l’a fait pressentir, les ´ emotions ´ etant une des modalit´ es de la communication, i.e. l’infor- mation pour soi et en direction des autres ; (5) le cer- veau est le centre de la communication relationnelle : il r´ egit nos relations sociales, via nos comportements, via les informations fournies par nos sens et notre ca- pacit´ e ` a percevoir les ´ emotions, les nˆ otres et celles des
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Schizophrénies très précoces et imagerie cérébrale : état de l'art, exemple d'une population hospitalière (Hôpital Robert Debré, APHP) et ouverture sur la recherche

Schizophrénies très précoces et imagerie cérébrale : état de l'art, exemple d'une population hospitalière (Hôpital Robert Debré, APHP) et ouverture sur la recherche

reconstruire la courbe de décroissance des composantes du signal, et ainsi de calculer la valeur exacte des temps de relaxation. Ainsi il semble possible d'identifier les différences de caractéristiques des tissus, de la SG, de la SB, et leurs variations locales ou globales, comme réalisé en 2016 par Hagberg sur cerveau entier 124 . La faisabilité d'une segmentation automatique sur les images obtenues en MP2RAGE est actuellement en cours d'étude 57 . Dans ce même contexte des imageries IRM à haut champs, la spectroscopie IRM gagne de nouvelles possibilités à 3 T voir 7 T. En effet, un plus haut champ permet un déplacement chimique plus important et ainsi de séparer des substances difficiles à identifier à plus bas champ, améliorant la résolution spectrale (les études spectroscopiques sur les SDTP ont toutes été réalisées sur des IRM 1,5T). L'étude des dérivés du glutamate est notamment possible à 7 T, permettant alors l'étude de neurotransmetteurs potentiellement impliqués dans la maladie schizophrénique 108 sachant les métabolites d'intérêt et leurs constantes de résonance 116 .
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Cognition sociale dans la maladie de Huntington : etude cognitive et par imagerie cérébrale morphologique et fonctionnelle

Cognition sociale dans la maladie de Huntington : etude cognitive et par imagerie cérébrale morphologique et fonctionnelle

Les techniques d’IRMf au repos sont des méthodes d’imagerie permettant d’évaluer les connexions du cerveau au repos correspondant à une synchronisation inter-régionale de fluctuations à basse fréquence. Ces dernières années, grâce à cette technique, des études ont souligné des modifications de certains réseaux dans le vieillissement normal et pathologique (maladie d’Alzheimer, notamment), avec une réduction de connectivité entre certaines aires spécifiques (Mevel et al., 2011) . Très peu d’études ont utilisé cette méthode dans la MH. Récemment, des chercheurs ont souligné une connectivité anormale entre le cortex somato- moteur et le réseau fonctionnel par défaut et ce bien avant la perte de volume cérébral (Sánchez-Castañeda et al., 2017). Certains auteurs ont mis en évidence une réduction de la connectivité cortico-striatale (Unschuld et al., 2012) , d’autres auteurs n’ont pas retrouvé de perturbation majeure dans la connexion entre l’aire cingulaire antérieure et le putamen (Seibert et al., 2012). Pour le moment, il n’y a aucune étude s’intéressant aux relations entre les données de l’IRMf au repos et les scores cognitifs dans la MH. Il serait donc intéressant de poursuivre ces recherches afin de mieux comprendre les relations entre altération du fonctionnement des connexions cérébrales et les changements en cognition sociale chez des sujets avec MH en phases pré-symptomatique et symptomatique.
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Imagerie des faisceaux de fibres et des réseaux fonctionnels du cerveau : application à l'étude du syndrome de Gilles de la Tourette

Imagerie des faisceaux de fibres et des réseaux fonctionnels du cerveau : application à l'étude du syndrome de Gilles de la Tourette

La tomographie par émission de positons (TEP) est une méthode d'imagerie qui repose sur la désintégration d'un produit faiblement radioactif au contact d'une molécule réceptrice du corps humain, et qui donne accès à l'activité métabolique d'un organe cible. Le principe général de la TEP est d'injecter un traceur (dont les propriétés sont connues) marqué radioactivement par voie veineuse chez un sujet. Le traceur se désintègre au contact du tissu cible, et émet alors des positons, qui s'annihilent au contact des électrons du milieu pour former deux photons qui se propagent dans des directions diamétralement opposées. Ces photons sont recueillis par une caméra et un traitement informatique permet de localiser le lieu de rencontre entre le traceur radioactif et les cellules ciblées du corps humain. La concentration du traceur est obtenue sous forme d'image à trois dimensions, ce qui en fait une technique d'imagerie de choix pour quantier l'activité métabolique chez l'Homme comme chez l'animal. En imagerie cérébrale, la TEP permet de détecter des régions actives, que ce soit au repos ou lors de tâches cognitives, grâce à la désintégration du traceur radioactif, le uorodésoxyglucose (FDG) marqué au uor 18, dont la xation serait due à l'activité hémodynamique [Raichle et al. 2001, Fox et al. 1988]. Typiquement, la TEP permet de localiser les changements dans l'activité cérébrale avec une précision spatiale de l'ordre de 5 à 10 mm 3 , ce qui représente l'activité de plusieurs milliers de cellules. Par contre, la résolution temporelle est faible car il faut compter au moins une minute par image. Le lecteur désireux de plus d'information peut se référer à la revue de [Gosseries et al. 2008]. Cette technique cartographiant l'ensemble du cerveau, elle pourrait être utilisée pour caractériser les boucles cortico- sous-corticales. Cependant, elle présente quelques limitations, notamment sa faible résolution temporelle, et le fait que les agents radioactifs ont une demi-vie très courte (de l'ordre que quelques minutes à quelques heures), ce qui implique la présence d'un synchrotron à proximité, ce qui a un coût élevé.
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en
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en fr Multimodal brain imaging for the study of progressive primary aphasia Imagerie cérébrale multimodale pour l'étude des aphasies primaires progressives

Par la suite, nous nous sommes intéressés à la compréhension des liens entre les altérations du cerveau et les déficits langagiers en étudiant les processus sémantiques. Les résultats de tractographie ont révélé l’existence de connexions-clés entre les lobes temporaux antérieurs (ATL) et des modules corticaux implémentant les représentations lexicales (fais- ceau ‘ATL-VWFA’, faisceau ‘ATL-temporal postérieur’) et les représentations des vi- sages/objets (faisceau ‘ATL-FFA’). L’utilisation d’une approche cognitive/fonctionnelle de la sémantique a par ailleurs mis en évidence l’implication de ces connexions dans les processus sémantiques corroborant les modèles cognitifs avançant des connexions directes entre les représentations sémantiques et les représentations modulaires. Nos résultats montrent par ailleurs que les altérations dans la variante sémantique d’APP ne se limitent pas au faisceau unciné et au faisceau longitudinal inférieur mais s’étendent aussi aux faisceaux connectant l’ATL avec la VWFA et l’aire du lexique. Bien que le faisceau ‘ATL-FFA’ ne soit pas altéré, ce dernier est important pour le transfert de la sémantique non-verbale. Une des limitations est l’utilisation de deux approches méthodologiques différentes pour étudier les altérations microstructurelles : l’utilisation de l’atlas de JHU pour les faisceaux unciné et longitudinal inférieur d’une part et l’atlas personnalisé pour les connexions partant des lobes temporaux antérieurs d’autre part. Cependant, l’approche que nous avons suivie pour créer l’atlas per- sonnalisé est très similaire à celle utilisée dans la construction de l’atlas JHU. Cela devrait permettre de limiter les biais.
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Imagerie cérébrale et étude de la connectivité fonctionnelle par échographie Doppler ultrarapide chez le petit animal éveillé et en mouvement

Imagerie cérébrale et étude de la connectivité fonctionnelle par échographie Doppler ultrarapide chez le petit animal éveillé et en mouvement

125 sédatées, complètement immobiles (pas de différence significative visible dans la Figure V-13 entre ces deux conditions). Dans la seconde partie de notre étude, la Figure V-16 (a) présente la matrice de connectivité fonctionnelle obtenue sur les souris éveillées, mais cette fois sans avoir fait la pré-sélection des plages de données correspondant aux passages de calme et d’immobilité des souris (nous avons déjà discuté du choix de ce post-traitement précédemment). On remarque dans ce cas que les niveaux de corrélation apparaissent plus forts que dans la matrice obtenue avec sélection des plages de données (Figure V-12 première matrice). Ce résultat semble contre-intuitif. En effet, puisque les fluctuations spontanées basses fréquences corrélées spatialement dans le cerveau sont une caractéristique de l’état de resting state et donc du cerveau au repos (V.1.1), les plages durant lesquelles les souris se déplacent devraient au contraire introduire des décorrélations des signaux. Nous nous attendions donc à observer une diagonale de connectivité bilatérale moins forte que dans la matrice de la Figure V-12. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées sur l’origine de cette augmentation du niveau de corrélation. La première étant que les artéfacts de mouvement, se répercutant dans toutes les ROIs de l’image plus ou moins de la même façon, introduisent des corrélations supplémentaires. Cependant il est intéressant de noter ici que toutes les paires de ROIs ne voient pas leur corrélation augmenter de la même façon (certaines ont sensiblement les mêmes niveaux de corrélation dans la Figure V-12 et dans la figure Figure V-16 (a) : ROIs 5, 6, 11, 12…), ce qui semble donc ne pas aller dans le sens d’un artéfact de mouvement venant perturber l’ensemble de l’image. Une autre hypothèse pourrait être que les ROIs concernées par l’augmentation de la corrélation soient des zones fonctionnelles très proches spatialement de zones corticales motrices: M1 et M2, cortex moteur primaire et secondaire se trouvent en effet à quelques dixièmes de millimètre en avant du plan coronal dans lequel nous estimons avoir placé la sonde échographique et au même niveau latéralement que les ROIs 3 et 8. Lors des déplacements des souris, l’activation puis la désactivation de ses zones fonctionnelles motrices pourraient entraîner une corrélation supplémentaire entre elles, s’ajoutant aux petites fluctuations spontanées de connectivité fonctionnelle dans l’état de repos. Il pourrait alors être intéressant de reproduire cette expérience en plaçant la sonde échographique de manière plus postérieure, afin de s’éloigner du cortex moteur et voir l’effet produit sur les niveaux de corrélation lorsque les plages de mouvements des souris sont conservées dans l’analyse.
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Imagerie par résonance magnétique in vivo de la vascularisation cérébrale chez la souris : optimisation et accélération par acquisition compressée

Imagerie par résonance magnétique in vivo de la vascularisation cérébrale chez la souris : optimisation et accélération par acquisition compressée

Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada, J1H 5N4 Imager la vascularisation cérébrale de la manière la plus exacte, précise et rapide possible représente un enjeu important pour plusieurs domaines de recherche. En plus d’aider à mieux comprendre le fonctionnement normal du cerveau, cela peut servir à caractériser diverses pathologies ou à développer de nouveaux traitements. Dans un premier temps, ce mémoire présente l’optimisation d’une technique d’angiographie cérébrale in vivo chez un modèle animal fréquemment utilisé, la souris. La technique emploie une séquence d’imagerie par résonance magnétique (IRM) 3D pondérée en susceptibilité ainsi qu’un agent de contraste, le Resovist. Les paramètres d’acquisition à l’IRM ont été optimisés à l’aide d’images acquises avant l’injection du Resovist. Ces paramètres permettent d’imager le cerveau entier en 41 minutes avec une résolution de 78 × 78 × 104 µm 3 . L’emploi d’une pondération en susceptibilité offre une excellente sensibilité aux petits vaisseaux (diamètre ≃ 40 µm). L’analyse des images permet d’extraire des informations sur la morphologie vasculaire. Dans un second temps, la méthode de l’acquisition compressée (AcqC) a été implémentée dans le but d’accélérer l’acquisition des images angiographiques. La méthode de l’AcqC utilise des hypothèses de compressibilité des images pour diminuer la quantité de données acquise. L’AcqC a jusqu’à présent principalement été développée pour des images réelles (au sens des nombres complexes). Or, les images angiographiques obtenues présentent d’importantes variations de phase en raison de la pondération en susceptibilité. La présence de ces variations diminue d’une part la force des hypothèses de compressibilité habituelles et rend d’autre part l’espace-k moins propice au sous-échantillonnage requis par l’AcqC. En raison de ces deux facteurs, l’AcqC standard s’avère inefficace pour accélérer l’acquisition des images angiographiques acquises. Leur mise en lumière suggère cependant différentes pistes pour améliorer l’AcqC appliquée aux images comportant d’importantes variations de phase.
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Visualisation du cerveau et théories de l’esprit : la création d’une interface cerveau-machine

Visualisation du cerveau et théories de l’esprit : la création d’une interface cerveau-machine

IRM, connectome L’imagerie par résonance magnétique (IRM) 13 est un outil aujourd’hui très répandu en recherche expérimentale comme en clinique. Bien qu’elle n’offre pas la même résolution que le microscope, elle a l’avantage d’être non invasive et sans danger. L’appareil IRM est essentiellement un gigantesque aimant. Le sujet est placé à l’intérieur d’un champ magnétique qui aligne, à la manière d’un compas, les protons d’hydrogène présents à l’intérieur des molécules d’eau du corps. Le mécanisme émet ensuite de courtes impulsions d’ondes radio qui perturbent momentanément l’alignement des protons. La vitesse de retour (à leur position d’origine) est ensuite calculée, ce qui permet d’identifier, indirectement, les différentes composantes du cerveau (axone, dendrite, etc.). Ce dispositif tire profit des différentes propriétés magnétiques du fer contenu dans l’hémoglobine du sang. Malgré la différence de résolution temporelle entre le changement sanguin, se calculant en secondes, et l’activité neuronale, qui se mesure en millisecondes, nous arrivons aujourd’hui — par calcul différentiel (changement du niveau sanguin) — à visualiser les chemins de la pensée en direct. Aujourd’hui, l’IRM par diffusion, couplée à la modélisation 3D des connexions neuronales, permet le développement de techniques de tractographie, qui représentent non pas des objets, mais les trajets de l’information cérébrale.
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Imagerie cérébrale, cognition et pédagogie - Imagerie et cognition (6)

Imagerie cérébrale, cognition et pédagogie - Imagerie et cognition (6)

538 m/s n° 5, vol. 27, mai 2011 et leurs découvertes, ont néanmoins en ce domaine un devoir d’humilité. D’abord parce qu’il s’agit de premières données encore très ponctuelles et partiel- les. Ensuite parce qu’il ne s’agit pas de dire aux pro- fesseurs des écoles ce qu’ils doivent faire dans leurs classes mais simplement de les informer (ainsi que les cadres de l’éducation et hommes politiques) des avancées technoscientifiques récentes (qui peuvent éventuellement confirmer des intuitions empiriques bien antérieures de certains professeurs) en matière d’apprentissages cognitifs et d’intervention pédagogi- que [2-6] . Ces découvertes, parfois contre-intuitives pour les professionnels (le rôle pédagogique positif de l’inhibition cognitive et son éducabilité cérébrale par exemple), peuvent avoir un impact dans le secteur sociétal de l’éducation, tout comme les neurosciences associées à la médecine ont déjà un fort impact dans le secteur de la santé. À l’image de la médecine, la pédagogie est un art qui doit aussi s’appuyer sur des connaissances scientifiques actualisées. En appor- tant des indications précises sur les capacités et les contraintes du « cerveau qui apprend », la psychologie et l’imagerie cérébrale peuvent aider à expliquer, au cas par cas, pourquoi certaines situations d’apprentissage sont efficaces, alors que d’autres ne le sont pas. Par exemple, les résultats exposés ici incitent, face aux blocages, erreurs ou difficultés robustes d’élèves parti- culiers, à tenir compte en pédagogie de deux mécanis- mes-clés, sans doute liés à des phénomènes éducatifs, sociaux et culturels plus complexes : l’inhibition de stratégies neurocognitives en compétition et l’émotion, associée au sentiment de soi, qui paraissent utiles au cerveau (parfois plus que la pure logique elle-même) pour corriger ses erreurs de raisonnement.
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Phénoménologie et imagerie cérébrale de la dynamique du traitement conscient

Phénoménologie et imagerie cérébrale de la dynamique du traitement conscient

La question sur la deuxième cible doit survenir juste après la deuxième cible. Dans les expériences déjà réalisées sur l’attentional blink, la question sur C2 survient assez longtemps après que la deuxième cible a été traitée par le cerveau. Ces expériences ne permettent donc pas d’écarter complètement l’hypothèse selon laquelle la chute de performance observée pendant l’attentio- nal blink correspond à une « amnésie »: le sujet a été conscient de la deuxième cible mais a oublié ce bref épisode de conscience au moment où on lui demande de rapporter sa perception. Afin de pouvoir écarter cette hypothèse, nous sou- haitons donc que la question sur la deuxième cible survienne toujours pendant que la deuxième cible est encore en cours de traitement.
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Imagerie fonctionnelle cérébrale appliquée à l’analyse des phénomènes douloureux - Imagerie et cognition (2)

Imagerie fonctionnelle cérébrale appliquée à l’analyse des phénomènes douloureux - Imagerie et cognition (2)

La physiologie de la douleur ou nociception Au début de l’exploration de la douleur par imagerie fonctionnelle, quelques aires cérébrales ont été désignées comme intégrant la sen- sation de douleur, notamment dans les régions préfrontale, pariétale et motrices. Ces aires n’ont en fait pas de spécificité vis-à-vis de l’intégration de la douleur. Il a été montré par la suite en TEP que les aires préfrontales et pariétales étaient impliquées dans des processus attentionnels [3, 4] qui sont contemporains de toute stimulation douloureuse (on tourne naturellement son attention vers la zone dou- loureuse). Ces données ont, depuis lors, été répliquées par d’autres équipes de recherche, utilisant les techniques TEP et IRMf [5, 6] (Figure 1C) . Il faut toutefois noter que même si ces aires ne sont pas spécifiques, le contexte attentionnel peut influencer directement les aires de la nociception, et que la perturbation des aires attentionnel- les détermine le degré d’attention accordé à la stimulation nocicep- tive [7]. De même, les aires motrices sont souvent activées par des stimulations douloureuses physiologiques (nociception) [8], or il est pour le moins naturel que le cerveau organise une riposte motrice pour échapper à l’agression. Ces aires concernent le cortex moteur primaire dont on sait maintenant (à partir d’enregistrements intracérébraux directs) qu’il est le siège d’une réponse très précoce à la stimulation douloureuse [9], ainsi que l’aire 6, le cortex cingulaire antérieur, le cervelet.
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Plasticité fonctionnelle du cerveau et apprentissage moteur - Imagerie et cognition (5)

Plasticité fonctionnelle du cerveau et apprentissage moteur - Imagerie et cognition (5)

Création d’une trace mnésique motrice Bien que les études décrites ci-dessus démontrent que la plasticité céré- brale qui conditionne l’amélioration des performances observée lors de l’apprentissage d’une séquence motrice engage principalement des chan- gements au niveau du putamen, du cervelet et de leurs régions corticales associées, elles ne permettent pas toutefois de spécifier l’apport de ces structures au plan fonctionnel. Par exemple, compte tenu du fait que : (1) l’amélioration des performances mesurée lors de l’acquisition d’une telle habileté s’accompagne généralement d’une augmentation de la rapi- dité d’exécution de la séquence avec entraînement, et que (2) des alté- rations de vitesse dans l’exécution de mouvements individuels des doigts peuvent elles-mêmes induire des changements d’amplitude d’activation dans certaines régions motrices (par exemple, M1), il est donc possible que les patrons d’activation dans les circuits CS et CC décrits ci-dessus soient, en partie, expliqués par ce facteur confondant. Afin de vérifier cette hypothèse, Pierre Orban, récemment doctorant dans notre laboratoire, en collaboration avec Philippe Peigneux et Pierre Maquet en Belgique, a effectué une étude d’IRMf dont l’objectif consistait à définir le substrat anatomique qui sous-tend le processus d’apprentissage d’une séquence de mouvements (et qui cause le changement des performances observé) en comparaison avec le processus associé au simple accroissement de la vitesse de production de celle-ci [16] . On a tiré des images scannées lors de l’exercice avec la main gauche d’une séquence complexe connue explicitement comprenant 5 éléments ainsi que dans deux situations contrôles pour lesquelles les sujets étaient contraints de produire une simple séquence de mouvements des doigts (4, 3, 2, 1) déjà automatisée ou des mouvements répétés de chaque doigt. Ces mouvements contrôles étaient produits à trois vitesses (lente, moyenne, rapide) distinctes dans le but de simuler les changements de la performance observés lors de l’ap- prentissage d’une nouvelle séquence. Les résultats (Figure 3) ont montré que l’augmentation d’activité dans le cervelet spinal (lobules 8, 4-5), ainsi que dans les aires motrices primaires et pré-motrices, était modulée par la performance des sujets obtenue dans les trois situations expérimentales, ce qui suggère que ces dernières contribuent essentiellement à la vitesse d’exécution des mouvements, indépendamment de la présence ou non d’un processus de plasticité cérébrale lié à l’apprentissage d’une séquence motrice. En revanche, comme on s’y attendait, l’activité du putamen et
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Imagerie du cerveau et hypnose

Imagerie du cerveau et hypnose

III.4.2. La Tomographie par Emission de Positons associée ou non à la Tomodensitométrie (TEP-TDM) Contrairement à l’IRM, la Tomographie par Emission de Positons est une technique d’imagerie cérébrale nucléaire et invasive. Elle est basée sur le principe de la scintigraphie : on injecte au patient un traceur qui va aller se fixer sur ses cellules ou organes cibles. Ce traceur est constitué d’un marqueur radioactif capable d’émettre des photons qui seront captés par des détecteurs : on obtient alors une image fonctionnelle en trois dimensions. Le traceur le plus couramment utilisé en imagerie cérébrale est l’oxygène 15 car il suit l’hémo-dynamisme du cerveau. Son injection est réalisée par voie intraveineuse et la lecture des niveaux d’émission radioactive est mesurée dans les secondes ou les minutes qui suivent : il est donc possible de visualiser la distribution des volumes sanguins. Comme dit plus haut, une zone cérébrale à forte activité va nécessiter un débit sanguin et une oxygénation supérieurs à la normale.
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La poétique bilingue de Patrice Desbiens

La poétique bilingue de Patrice Desbiens

La tendance des critiques à concevoir l’anglais comme « exogène » vient peut-être du modèle monolingue souvent adopté pour la lecture du bilinguisme en littérature. Nous voyons dans le premier chapitre de quoi il en retourne. Dans ce chapitre, nous explorons justement le modèle monolingue tout en y apportant certaines nuances. Nous tentons en fait de situer la question de l’écriture bilingue dans le cadre plus large du plurilinguisme bakhtinien. En insistant sur les rapports entre le bilinguisme et la diversité vocale (hétérophonie) et discursive (hétérologie) du texte, nous mettons sur pieds un modèle d’analyse poétique du plurilinguisme. Ce modèle fait apparaître quatre formes générales de bilinguisme, dont trois sont présentes chez Desbiens. Les chapitres suivants sont donc consacrés à l’étude de trois catégories de bilinguisme : dans le deuxième chapitre, nous étudions la forme hétérophonique-hétérologique, qui fait s’entrechoquer une diversité de voix, de langues et de points de vues; dans le troisième, la forme monophonique-hétérologique, qui agence deux langues et deux points de vue avec une seule voix; enfin, dans le quatrième chapitre, la forme monophonique- monologique, qui fédère les langues autour d’une voix et d’un point de vue uniques. En conclusion, nous réfléchissons à l’aspect particulariste (déjà exploré par la critique) et universaliste (peu, voire pas étudié) du bilinguisme 56 . Nous montrons également de quelle(s) façon(s) fonctionne le système poétique bilingue chez Desbiens. Plus spécifiquement, nous arguons que les catégories de bilinguisme observées dans les chapitres 2, 3 et 4 s’additionnent de manières différentes dans les recueils de Desbiens et dans L’homme invisible/The Invisible Man. En effet, dans ce premier cas, elles se succèdent d’une œuvre à l’autre, tandis que, dans ce second cas, elles se superposent.
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Proposition d'intégration des TICE dans une école bilingue

Proposition d'intégration des TICE dans une école bilingue

1.5 Pédagogie 1.5.1 Modèle canadien L’école s’inspire principalement du modèle canadien, le berceau de l’immersion précoce française. Selon Anna Lietti (1994), « dans leur grande majorité, les programmes d’immersion commencent on ne peut plus brutalement, avec un bain linguistique total : enseignement 100% en français durant les deux ou trois premières années (maternelle, première et deuxième année primaires), cette proportion se réduisant ensuite progressivement à environ 50%. » C’est en 1963 (ibid.) que l’éducation bilingue a démarré au Canada. Depuis, « 250000 enfants anglophones canadiens suivent des programmes d’immersion française offerts en option libre dans de nombreux établissements distribués, sans exception, dans toutes les provinces du pays. » (Ibid.). Cependant ce n’est pas exactement le seuil naturel de la demande en éducation bilingue des canadiens. Selon l’une des enseignantes 9 de l’école bilingue, le français n’est pas enseigné à tous les enfants dès leur plus jeune âge. Il y a quelques années, le français était un enseignement obligatoire dans les écoles canadiennes. Aujourd’hui, si les enfants ne sont pas dans une école d’immersion où ils commencent à apprendre le français très jeunes, ils ne font que quelques heures de français, ce qui pour elle est insuffisant. D’après Anna Lietti (ibid.), « l’immersion, très prisée dans les écoles primaires, s’essouffle au secondaire ». Au secondaire, la poursuite de la filière immersive ne se fait pas toujours. Si les élèves ne poursuivent pas leur scolarité dans une école française, ils se retrouvent avec une heure de
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Imagerie par résonance magnétique à haute résolution temporelle: Développement d'une méthode d'acquisition parallèle tridimensionnelle pour l'imagerie fonctionnelle cérébrale

Imagerie par résonance magnétique à haute résolution temporelle: Développement d'une méthode d'acquisition parallèle tridimensionnelle pour l'imagerie fonctionnelle cérébrale

Imagerie par résonance magnétique à haute résolution temporelle: Développe- ment d’une méthode d’acquisition parallèle tridimensionnelle pour l’imagerie fonctionnelle cérébrale. Matière [r]

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