Haut PDF Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Les travaux récents menés sur les performances allemandes à l’exportation expliquent assez clairement le « modèle » allemand. L’Allemagne est dotée d’un avantage hors-prix incontestable : cette réalité est connue et largement documentée dans la littérature économique et de gestion à travers des études de cas d’entreprises, des études sectorielles ou encore des travaux économétriques (Voir par exemple Fontagné, Freudenberg et Ünal-Kesenci, 1999 ; Commissariat général au plan, 2001). A titre d’exemple, le Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises (Coe- Rexecode, 2012) réalise une enquête annuelle sur l’appréciation par les directeurs d’achat de l’image hors-prix des produits importés en provenance de différents pays. Il ressort clairement, année après année, que les produits allemands, notamment pour les biens d’équipements, sont considérés comme possédant un avantage en termes de contenu en innovation technologique, d’ergonomie et de design sur les produits des autres pays. La dotation en avantage compétitif hors-prix fait partie du « patrimoine allemand » (Hall et Soskice, 2001). C’est la combinaison d’un ensemble d’éléments particuliers qui forment un système unique et impossible à reproduire tel quel ailleurs. Le positionnement unique au monde de l’Allemagne sur le « haut de gamme » pour la quasi-totalité de sa production industrielle, qui lui permet de pratiquer des prix élevés, résulte : premièrement, de l’adoption après la deuxième guerre mondiale des principes développés par le courant ordolibéral. Deuxièmement, de la mise en place au sein des entreprises d’un système favorable au dialogue social et à la cogestion appuyé sur un mode de management familial. Troisièmement, d’un système favorisant à la fois la concurrence entre les firmes et une coopération étroite entres les acteurs que sont les firmes, les partenaires sociaux, les Länder dans lesquels les firmes sont implantées, la
En savoir plus

45 En savoir plus

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Le président du comité Nobel a remis le 10 décembre 2012 en l’hôtel de ville d’Oslo le prix Nobel de la Paix à l’Union européenne représentée par les présidents du parlement européen Martin Schultz, du Conseil euro- péen, Herman von Rompuy et de la Commission, José Manuel Barroso. Ce prix marque la reconnaissance de plus de 60 années de stabilité en Eu- rope. Il récompense l’ensemble des Européens pour avoir fait avancer la paix, la réconciliation, la fraternité entre les nations, la démocratie et les droits de l’homme en Europe.

2 En savoir plus

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Très tôt, le plan Marshall, lancé en juin 1947, et la création de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) en 1948 vont placer la question de la reconstruction économique de l’Europe sur le devant de la scène et sous le regard américain. Les crispations liées au « rideau de fer » se développeront par la suite et notamment après le refus de l’Union soviétique de bénéficier du plan Marshall. L’Europe en mouvement ne se contenta pas du Conseil de l’Europe et du plan Marshall. Elle ira plus loin en vue d’ancrer la prospérité et la paix autour de la réconciliation franco allemande. Ce sera le lancement de l’Europe communautaire. Son point de départ fut le discours de Robert Schuman du 9 mai 1950, très largement inspiré par Jean Monnet. Le souffle politique est présent. Il s’agit, à travers une communauté d’intérêt, le charbon et l’acier, de jeter les « assises concrètes d’une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix ». Dès l’origine la CECA instaure une construction originale à partir d’un marché unique pour le charbon et l’acier. Les Etats membres vont désormais gérer en commun, pour ces deux domaines, les investissements, la recherche et la stabilisation des prix. La CECA lancée en 1951 par les six pays fondateurs, a explicitement pour mission de devenir le moteur d’une Europe politique à venir. Les ambitions politiques, traduites à travers la CECA, auront assez vite un prolongement particulièrement lisible. En effet, les six pays participants à la CECA signent en mai 1952 un traité sur la Communauté européenne de défense (CED) qui envisage une armée commune. En franchissant ce pas, les Six sont obligés de se confronter à la question de la légiti-
En savoir plus

32 En savoir plus

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

recherche, en particulier les collectivités territoriales. 2. Recherche et gouvernance des territoires L’Europe, dans sa volonté de promouvoir la recherche en Europe, a clairement fait le choix d’organiser l’espace commun en associant les territoires infra-régionaux. Outre les questions déjà évoquées (qu’est-ce qu’une politique de recherche ? faut-il distinguer politique de science et politique d’innovation ?), se pose alors celle des partenaires territoriaux. On peut résumer la question sous la forme « qu’est-ce qu’une région ? ». La difficulté méthodologique et politique est que cette notion prend des sens très différents d’un pays à l’autre. Elle est même l’expression de différences fondamentales de tradition politique – au sens du mot anglais « polity » qui désigne les formes générales de gouvernance des sociétés (voir Jepperson 2000). Par ailleurs, au sein même d’un pays, les régions peuvent avoir des attitudes très différentes vis-à-vis de la recherche, en particulier une perception spécifique de la science et de ce qu’elle peut apporter au territoire. Selon la nature institutionnelle et l’attitude de chaque collectivité infra-régionale, on peut se poser la question de savoir si elle constitue un acteur pertinent ou non dans la gouvernance multi-niveaux de la recherche, et de quelle forme de recherche.
En savoir plus

40 En savoir plus

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Le choix d’un traité simplifié est présenté comme une grande avancée par ses promoteurs. C’est sans doute un peu excessif car le texte définitif ne fera que reprendre des modifications institutionnelles qui faisaient déjà assez largement consensus en 2005. Les principales critiques portaient en effet sur la présence de la partie III qui aurait consacré, dans un texte à valeur constitutionnelle, des politiques de l’Union d’inspiration libérale. Cet aspect controversé est désormais évacué. Sur le fond, le nouveau traité N° 17

3 En savoir plus

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

d’unification politique et la simple élaboration d’un grand marché. Cette ambivalence nous aide à comprendre les limites actuelles de l’architecture des politiques économiques et éclaire les interrogations portées sur le modèle social (Michel Dévoluy).

2 En savoir plus

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

jurisprudence de la CJCE. Il concerne aussi bien la prestation transfrontalière que l’établissement. Cette confrontation entre réglementations est souhaitable dans la mesure où elle permet d’améliorer leur efficacité et de diminuer le poids bureaucratique qui pèse sur l’activité productrice. Elle représente aussi la logique profonde de la directive qui conduit ainsi dans chaque pays à une révision générale de la législation économique touchant aux activités de services (Bizet 2008, Com 2007a). La démarche de compétition entre réglementations est à présent au centre de celle du marché unique. Elle représente un outil pour placer l’EU en bonne position au niveau des négociations internationales : « the rationale of the single market has changed (…). It is no longer about the benefits to be expected from European integration but also about the leverage it provides to meet the challenges and opportunities of globalisation » (COM 2007b, p.4). Elle suscite plusieurs commentaires : En premier lieu, elle conduit à l’uniformi- sation progressive de certains aspects des législations économiques. Elle va donc supprimer les risques de concurrence dé- loyale. Dans le même état d’esprit et bien que la directive ne l’impose pas, la simplification administrative dont bénéficie- ront les prestataires étrangers, liée par exemple au guichet unique, devra nécessaire- ment être étendue aux entreprises nationales (Capdeville 2008). Le danger de « race to the bottom » ne peut cependant être a priori écarté. L’uniformisation des législations pourrait en effet se faire vers la législation la moins contraignante/ protectrice. Il faut rappeler que dans le cas de la Reconnaissance Mutuelle, pour éviter cet inconvénient, des règles communes mini- males ont été définies.
En savoir plus

56 En savoir plus

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

2 En savoir plus

Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

On peut aisément objecter qu'un président du Conseil européen, même faible, c'est beaucoup mieux qu'aucun. Et que, l'Europe n'étant pas mûre pour une intégration politique, le traité de Lisbonne est allé, sur ce point, le plus loin possible. Soit. Mais les Européens peuvent se lasser d'une Europe à minima qui n'a pas d'ambition politique. Ils peuvent s'irriter de l'écart entre les discours prônant toujours plus d'Europe et la réalité. Nous n'avons pas un Président pour l'Europe mais seulement un président que les chefs d'Etats et de gouvernements ont choisi pour asseoir leur prééminence dans l'architecture institutionnelle de l'Union.
En savoir plus

2 En savoir plus

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Editorial : Du panache pour l'Europe De très très riches américains, tels Bill Gates, Warren Buffet et des héritiers Rockefeller, demandent à payer plus d'impôts pour soutenir l'économie des USA. Même s'ils sont fiers de leur pays, ils ne se posent pas ici, en premier lieu, comme philanthropes mais comme des gestionnaires très avisés. Ils savent qu'une économie peu dynamique touche directement leurs affaires. Ils sont aussi probablement conscients qu'ils insufflent ainsi une image optimiste de la solidarité. Cet exemple d'Outre-Atlantique peut-il inspirer l'Europe ? Justement, on déplore souvent que l'Union européenne suscite peu d'enthousiasme : elle manque à la fois de considération et d'argent. Et cela ne s'arrange pas. En effet, le traitement de la crise a contribué à accentuer l'image d'une Europe lointaine, surtout défendue par une élite, peu impliquée financièrement mais, par contre, prompte à promouvoir la rigueur budgétaire et salariale. L'Europe a également révélé son impuissance financière pour soutenir l'économie avec un budget qui représente, en moyenne, seulement 2% de la totalité des dépenses obligatoires effectuées au niveau des États membres. L'Europe déçoit, l'Europe n'a pas d'argent. Certes, mais l'Europe pourrait encore étonner.
En savoir plus

2 En savoir plus

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

européen en 2009 devraient aller dans ce sens 2 . Conclusion Europe 2020 offre trois niveaux de lecture. Le premier suscite l’approbation car les grands axes stratégiques proposés correspondent à des objectifs auxquels il est aisé de souscrire. Le deuxième s’appuie sur les enseignements et les résultats de la stratégie précédente, celle de Lisbonne. Là, les doutes sur l’efficacité sont incontournables tant Lisbonne n’a pas apporté les effets escomptés. Or, l’UE reprend largement, avec Europe 2020, les mêmes enjeux et les mêmes méthodes. Il y a donc une forte probabilité que les mêmes causes produisent les mêmes effets. On observe notamment que la faiblesse du budget européen et la mollesse de la coordination n’offrent pas les instruments d’une stratégie vigoureuse. Enfin, il convient, pour le troisième niveau de lecture, de se pencher sur la doctrine économique qui sous- tend l’action de l’UE. Elle reste résolument libérale en se défiant de tout interventionnisme fort. Au fond, le problème est bien là. Nous sommes face à une forme de contradiction. D’un côté, l’Europe énonce une stratégie économique et sociale qui impliquerait, par nature, des politiques industrielles et pour tout dire, une forme d’État providence. De l’autre, l’Europe défend les principes d’une économie dérégulée qui se méfie des politiques interventionnistes. Chercher l’erreur !
En savoir plus

48 En savoir plus

Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
En savoir plus

3 En savoir plus

Hiver 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Il semble que l’engouement de l’UE pour les politiques économiques libérales commence à fléchir au profit d’un renouveau pour des formes d’interventionnisme. Il faut dire que les USA sont exemplaires sur ce sujet. La baisse des taux d’intérêt et les déficits publics ne sont pas des sujets tabous outre atlantique lorsque l’activité économique fléchit.

2 En savoir plus

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Cette situation préoccupe naturellement la BCE. D’ailleurs, elle ne manque pas une occasion de rappeler ses craintes de dérapages des salaires et de préconiser sagesse et flexibilité. La BCE se retrouve ainsi en première ligne. Elle doit compenser par la rigueur monétaire les hausses salariales qui sont de nature asymétrique dans la zone euro. Pour faire face à ce problème, il faudrait soutenir la construction actuelle de l’UEM par le développement des négociations salariales centralisées au niveau européen. Dans ce contexte, la mise en place d’institutions de négociations offrirait un levier efficace pour résoudre la question de la coordination des choix des acteurs économiques. De plus, nous pensons que le développement des institutions syndicales européennes constituerait un vecteur puissant pour la
En savoir plus

2 En savoir plus

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
En savoir plus

4 En savoir plus

Été 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Le plus compliqué, et le plus enthousiasmant, est donc devant nous. Il s’agit de penser collectivement la zone euro d’après la crise. Nos réflexions admettent par conséquent une Europe à deux vitesses. L’espace politique européen à dessiner sera celui des citoyens et des États. Jusqu’à maintenant, l’Europe semble lointaine. Elle est surtout identifiée à Bruxelles. En réalité, elle est dominée par l’intergouvernemental à travers la place de plus en plus écrasante du Conseil européen. Certes le Parlement européen est là, mais les choix stratégiques pour l’Europe résultent avant tout de la rencontre des chefs d’État et de gouvernement. L’Europe dépend ainsi beaucoup trop de la confrontation des personnalités au sein du Conseil européen et de leurs situations nationales respectives.
En savoir plus

4 En savoir plus

Été 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Ce schéma théorique a l’inconvénient de ne pas être vérifié empiriquement. En effet, la plupart des travaux économétriques récents montrent qu’une variation des dépenses publiques détermine une modification de même sens,et non de sens opposé, de la consommation privée. Ce résultat n’est pas seulement dû à une rationalité moins forte que celle prêtée aux agents, mais aussi à l’existence d’un nombre non négligeable de consommateurs qui n’ayant aucune capacité d’épargne dépensent tous leurs revenus. Donc la baisse du revenu induite par celle des dépenses publiques détermine une diminution de la consommation de ces agents. De plus, en comptant sur la baisse des coûts de financement et sur les anticipations de charges fiscales allégées pour relancer l’investissement privé, on néglige le rôle des prévisions sur les débouchés dans la décision d’investir. Or de telles anticipations risquent d’être pessimistes dans un contexte de ralentissement conjoncturel accentué par des mesures budgétaires restrictives, ce qui risque de détériorer l’investissement privé. Du fait de ses effets négatifs sur la demande macroéconomique, la baisse des dépenses publiques peut réduire d’une façon significative le PIB à court terme. Cette incidence est particulièrement importante dans la zone euro, car ses membres sont commercialement très interdépendants et mènent tous des politiques budgétaires restrictives. Un groupe d’économistes a évalué récemment l’importance des effets
En savoir plus

40 En savoir plus

Hiver 2003 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2003 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

même sens. Ils questionnent la doctrine sur laquelle sont fondées des politiques économiques européennes. D’abord, le non Suédois ne doit pas être interpréter comme un simple désintérêt pour la monnaie unique. Ce que les citoyens suédois ont refusé dans ce vote c’est plutôt le risque d’affaiblissement de leur système social. En effet, les politiques monétaire et budgétaires imposées dans la zone euro limitent les marges de

2 En savoir plus

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

importée en point de mire. Ce partage imprécis ne contribue pas à la clarté de la politique de change de l'euro. Hétérogénéité des politiques salariales Gardienne des prix, la BCE redoute toute dérive salariale. Face à un marché du travail hétérogène elle est, ici encore, appelée à réagir tôt et fortement aux tensions poten- tielles ou réelles. Ses diagnostics et sa politi- que seraient plus aisés dans le contexte d'une politique salariale européenne mieux iden- tifiée. La mise en place des lignes directrices sur l'emploi, instaurées par le traité d'Amsterdam, constitue un premier pas dans cette direction. Mais, pour respecter l’autonomie des politiques nationales, ces lignes sont déclinées au niveau de chaque état en fonction des spécificités nationales. Au total, l'absence de policy-mix et les défaillances dans les coordinations des politiques économiques brouillent l'image de l'économie européenne. A l’intérieur de ce paysage, la BCE et les autorités budgétaires nationales sont conduites à se renvoyer les responsabilités de la fragilité de l'euro et des risques qui pèsent sur le maintien d'une croissance réelle riche en créations d'emplois.
En savoir plus

24 En savoir plus

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

nouvelles relances, et beaucoup n’ont pas cru à cette grande entreprise européenne. Finalement, c’est la volonté politique qui l’emporta. Nous savons tous que l’enjeu est immense puisque l’Euro doit être un vecteur de paix et de solidarité en Europe et un facteur d’influence dans le monde. En ce sens, la présence physique de l’Euro est à la fois un aboutissement et un commencement. L’Euro est né le 1 er janvier 1999. Et le passage à la monnaie fiduciaire, au 1 er janvier 2002, ne devait être qu’un problème matériel et technique. En réalité, cette dernière étape pose des questions spécifiques qui vont au- delà des considérations logistiques. En plus, la présence fiduciaire de l’Euro repose avec une acuité renforcée des thèmes récurrents sur la politique monétaire de la BCE. L’objet de ce nouveau Bulletin de l’OPEE est de se pencher sur ces divers aspects. Par ailleurs, et comme dans chaque numéro, nous abordons les GOPE, les LDE et les faits marquants.
En savoir plus

2 En savoir plus

Show all 5109 documents...