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Hiver 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Une trop forte responsabilité repose sur les Etats frontaliers comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce et la Hongrie. Cette charge est disproportionnée par rapport à la taille ou à la capacité d’accueil des pays, et implique un coût financier qu’ils ne peuvent supporter seuls. En outre, la situation sur les marchés du travail nationaux ne permet pas d’assurer l’insertion professionnelle des migrants, pourtant cruciale pour l’intégration de ces derniers à long terme. Ce système est aussi jugé imparfait par les migrants eux-mêmes. Pour remédier aux lacunes de ce système, la Commission Européenne a étudié la possibilité d’établir des quotas pour une répartition plus équitable des personnes accueillies. La proposition de relocaliser 160 000 demandeurs d’asile se trouvant en Grèce et en Italie avant septembre 2017 a été acceptée. En revanche, l’idée d’attribution de quotas a été vivement contestée par plusieurs pays, comme le Danemark, la Hongrie ou encore l’Irlande. Ces derniers risquent une amende imposée par la Commission Européenne pouvant s’élever jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros par personne refusée si le système de quotas est adopté. A contrario, d’autres pays comme la Suède ou l’Allemagne ont enregistré des taux très élevés en termes d’accueil de réfugiés. Plus précisément, l’Allemagne a consacré 6 milliards d’euros pour les 800 000 personnes accueillies en 2015. Ce soutien a pu être mis en place car il s’agit d’un échange gagnant- gagnant entre le pays d’accueil et le pays d’émigration. L’Allemagne, en dénatalité et avec une conjoncture favorable, exprime un fort besoin de main d’œuvre, et accepte donc d’héberger « à bras ouverts » les réfugiés provenant de Syrie, avec qui elle a créé des liens depuis 1950.
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Hiver 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Le désenchantement face aux résultats économiques explique également le peu d’empressement des citoyens pour une Europe politique. La gestion de la dernière crise n’a pas été convaincante, les inégalités s’accroissent, l’hétérogénéité entre les États demeure. La raison profonde de ces déceptions provient d’une forte adhésion de la zone euro à l’ordo-libéralisme. Cette doctrine repose sur trois grands principes : la défense de la concurrence libre et non faussée ; une politique monétaire menée par une banque centrale

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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Le choix d’un traité simplifié est présenté comme une grande avancée par ses promoteurs. C’est sans doute un peu excessif car le texte définitif ne fera que reprendre des modifications institutionnelles qui faisaient déjà assez largement consensus en 2005. Les principales critiques portaient en effet sur la présence de la partie III qui aurait consacré, dans un texte à valeur constitutionnelle, des politiques de l’Union d’inspiration libérale. Cet aspect controversé est désormais évacué. Sur le fond, le nouveau traité N° 17

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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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la Commission Européenne doit concentrer son action sur la mise en réseau de la science avec l’économie, tout en encourageant les coopérations intra-européennes. On peut voir là, nous semble-t-il, une sorte d’application (de facto sinon de droit) du principe de subsidiarité comme justification du non interventionnisme traditionnel de l’UE en matière de politique scientifique. Bien que l’Acte Unique Européen de 1987 ait explicitement affirmé que la science est une responsabilité de l’Union Européenne, il apparaît que dans les faits la politique européenne n’a pas vraiment investi cette dimension et qu’elle s’est concentrée sur la valorisation industrielle de la recherche. Il y eut quelques initiatives concernant la science au sens strict, comme la création de la Fondation Européenne de la Science en 1974 à l’initiative de grands organismes nationaux comme le CNRS et la Max Planck Gesellschaft (et sous l’impulsion de l’OCDE), mais pendant longtemps il n’y a pas eu de vraie politique communautaire de la science. Depuis le début du nouveau millénaire, l’orientation des politiques européennes a heureusement un peu évolué, surtout sous la forme de l’Espace Européen de la Recherche, cette initiative lancée et habilement défendue par le Commissaire européen chargé de la recherche à l’époque, Philippe Busquin. Le diagnostic que faisait ce dernier en 2000 était très net : après un demi-siècle de construction européenne, « on ne peut pas affirmer qu’il
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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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rapport sur le développement humain 13 qui effectue un classement des pays en matière économique et sociale, un pays mieux classé sur le plan social que sur le plan économique possède généralement un système social supérieur à la moyenne. Si son classement est inverse, il a un système social inférieur à la moyenne. C’est ainsi que la France qui se place au quatorzième rang pour le PIB par habitant possède un système social nettement au- dessus de la moyenne grâce à ses bons indicateurs sociaux. De même, si la Suède a, comme la Norvège et le Danemark, un PIB par tête très élevé, elle possède un système social sensiblement supérieur à ceux de ces deux pays. Malgré leurs choix politiques différents, la Grande-Bretagne et la Hollande ont des systèmes sociaux comparables et proches de la moyenne. Quant aux Etats-Unis qui se placent quatrième rang mondial pour le PIB par tête, ils occupent le dix-septième rang social, ce qui implique un système social largement en dessous de la moyenne. Mais, même si les choix peuvent être orientés par ces informations statistiques, ils peuvent difficilement conduire à une transposition du système économique d’un pays à l’autre. C’est ainsi que les performances britanniques ne sont pas seulement dues à la flexibilité de l’économie, mais aussi à des facteurs non transposables comme la structure de l’appareil de production, l’existence de ressources énergétiques et le maintien de la souveraineté monétaire. De même la transposition en France du système danois de « flexécurité » impliquerait une hausse sensible des coûts de la politique de l’emploi qui représentent 4,6% du PIB au Danemark contre 3,2% en France. De plus elle nécessiterait une hausse des prélève- ments sociaux et des concessions syndicales importantes portant notamment sur la liberté de licencier.
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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mondiale. Elle résulte d’un ensemble de facteurs microéconomiques et macro- économiques, plus particulièrement les innovations financières et les dérégle- mentations irréfléchies opérées depuis les années 1980. Prônant la libéralisation financière, les banques et les entreprises financières ont sans cesse poussé la limite de leur exercice. Beaucoup de pays émer- gents libéralisant leur compte de capital ont connu des crises de changes et financières importantes dans les années 1990 avec des conséquences écono- miques parfois dramatiques. Face à l’incapacité du FMI et de la communauté internationale pour les aider à sortir de la crise financière, certains pays émergents ont modifié radicalement leur comporte- ment en accumulant de plus en plus de réserves de changes et en adaptant une politique budgétaire prudente. Ces réserves accumulées impliquent que ces pays ne sont plus dépendants des financements des banques occidentales et que celles-ci doivent trouver d’autres marchés pour augmenter sans cesse leurs profits et les bonus de leurs dirigeants. Une crise financière importante peut se déclencher lorsqu’une bulle spéculative se dégonfle sur un ou plusieurs marchés. Les bulles récentes sont étroitement liées à la politique monétaire pratiquée par la Fed. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative sur les valeurs Internet en 2000, pour contrer ses effets dépressifs sur l’économie ainsi que ceux liés à l’attaque du 11 septembre, la Fed dirigée alors par Alan Greenspan, a baissé rapidement son taux directeur et a maintenu ensuite pendant une période prolongée celui-ci à 0,75%. Le transfert massif de liquidité s’est opéré à partir de l’an 2000 vers le marché immobilier. La hausse du prix de l’immo- bilier nourrit un sentiment de richesse, ce
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Editorial : Du panache pour l'Europe De très très riches américains, tels Bill Gates, Warren Buffet et des héritiers Rockefeller, demandent à payer plus d'impôts pour soutenir l'économie des USA. Même s'ils sont fiers de leur pays, ils ne se posent pas ici, en premier lieu, comme philanthropes mais comme des gestionnaires très avisés. Ils savent qu'une économie peu dynamique touche directement leurs affaires. Ils sont aussi probablement conscients qu'ils insufflent ainsi une image optimiste de la solidarité. Cet exemple d'Outre-Atlantique peut-il inspirer l'Europe ? Justement, on déplore souvent que l'Union européenne suscite peu d'enthousiasme : elle manque à la fois de considération et d'argent. Et cela ne s'arrange pas. En effet, le traitement de la crise a contribué à accentuer l'image d'une Europe lointaine, surtout défendue par une élite, peu impliquée financièrement mais, par contre, prompte à promouvoir la rigueur budgétaire et salariale. L'Europe a également révélé son impuissance financière pour soutenir l'économie avec un budget qui représente, en moyenne, seulement 2% de la totalité des dépenses obligatoires effectuées au niveau des États membres. L'Europe déçoit, l'Europe n'a pas d'argent. Certes, mais l'Europe pourrait encore étonner.
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Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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On peut aisément objecter qu'un président du Conseil européen, même faible, c'est beaucoup mieux qu'aucun. Et que, l'Europe n'étant pas mûre pour une intégration politique, le traité de Lisbonne est allé, sur ce point, le plus loin possible. Soit. Mais les Européens peuvent se lasser d'une Europe à minima qui n'a pas d'ambition politique. Ils peuvent s'irriter de l'écart entre les discours prônant toujours plus d'Europe et la réalité. Nous n'avons pas un Président pour l'Europe mais seulement un président que les chefs d'Etats et de gouvernements ont choisi pour asseoir leur prééminence dans l'architecture institutionnelle de l'Union.
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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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concurrence entre les systèmes nationaux. Dans ce contexte, chaque Européen continue à s’identifier, avant tout, à son système social national. Celui-ci est le produit de l’histoire et des choix collectifs qui se sont sédimentés au cours du temps. Il demeure par conséquent le cadre protecteur de référence. Parallèlement, une forme de défiance s’installe face à l’Europe. D’une part, elle apparaît insuffisamment protectrice face à la globalisation et, d’autre part, elle ne produit pas des performances économiques très brillantes en matière de chômage et de croissance, notamment pour la zone euro.
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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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européen en 2009 devraient aller dans ce sens 2 . Conclusion Europe 2020 offre trois niveaux de lecture. Le premier suscite l’approbation car les grands axes stratégiques proposés correspondent à des objectifs auxquels il est aisé de souscrire. Le deuxième s’appuie sur les enseignements et les résultats de la stratégie précédente, celle de Lisbonne. Là, les doutes sur l’efficacité sont incontournables tant Lisbonne n’a pas apporté les effets escomptés. Or, l’UE reprend largement, avec Europe 2020, les mêmes enjeux et les mêmes méthodes. Il y a donc une forte probabilité que les mêmes causes produisent les mêmes effets. On observe notamment que la faiblesse du budget européen et la mollesse de la coordination n’offrent pas les instruments d’une stratégie vigoureuse. Enfin, il convient, pour le troisième niveau de lecture, de se pencher sur la doctrine économique qui sous- tend l’action de l’UE. Elle reste résolument libérale en se défiant de tout interventionnisme fort. Au fond, le problème est bien là. Nous sommes face à une forme de contradiction. D’un côté, l’Europe énonce une stratégie économique et sociale qui impliquerait, par nature, des politiques industrielles et pour tout dire, une forme d’État providence. De l’autre, l’Europe défend les principes d’une économie dérégulée qui se méfie des politiques interventionnistes. Chercher l’erreur !
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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politiques élues, car leurs décisions paraissent plus ou moins arbitraires et influençables par les groupes de pression. Elle semble partagée, au moins partiellement, par les responsables européens, lorsqu’ils attribuent aux Etats européens des comportements a priori laxistes et qu’ils n’envisagent de ce fait que les sanctions comme moyen d’assurer la coordination budgétaire Cette défiance s’étend aux consultations populaires, comme le montre la violence des réactions des responsables européens au projet de référendum grec. Elle semble également se manifester entre les pays européens dont certains regrettent que le projet soumis au Conseil européen n’ait pas été discuté et élaboré au sein des institutions européennes. Cette déviation par rapport à un fonctionnement démocratique des institutions risque d’aboutir à une Europe post- démocratique qui a peu de chance de susciter une adhésion complète et durable des Etats et de leurs citoyens. Les parlements nationaux éprouveront probablement des difficultés à transférer une partie de leurs pouvoirs budgétaires à des institutions n’ayant pas la légitimité démocratique d’un véritable gouvernement européen. Quant aux citoyens, ils risquent de perdre confiance dans le projet européen du fait d’un vide politique que l’accord du 9 décembre ne comble pas d’une façon satisfaisante et d’une perspective limitée de croissance et d’emploi à cause du carcan disciplinaire imposé à l’Europe. De plus, l’intrusion des experts de l’Union européenne et du FMI dans le fonctionnement et les décisions démocratiques des pays en difficulté et les thérapeutiques souvent socialement coûteuses qui leur sont imposées peuvent provoquer des réactions violentes et des sentiments européens. Les exemples de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, en tant que bénéficiaires d’une aide de l’Europe et du FMI, permettent d’illustrer cette procédure de mise sous tutelle et ses conséquences sociales.
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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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D’un côté, les Etats restent arc-boutés sur leurs souverainetés et font tout pour éviter un basculement vers un fédéralisme politique qui implique des renoncements à leurs pouvoirs. De l’autre, les Etats, surtout dans la zone euro, sont obligés d’accepter un « fédéralisme tutélaire », qui leur impose une politique monétaire unique et une surveillance multilatérale de leurs politiques budgétaires avec la règle d’or comme dernier avatar.

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Hiver 2003 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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même sens. Ils questionnent la doctrine sur laquelle sont fondées des politiques économiques européennes. D’abord, le non Suédois ne doit pas être interpréter comme un simple désintérêt pour la monnaie unique. Ce que les citoyens suédois ont refusé dans ce vote c’est plutôt le risque d’affaiblissement de leur système social. En effet, les politiques monétaire et budgétaires imposées dans la zone euro limitent les marges de

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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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problèmes de l’UEM et, notamment, ceux qui découlent des imperfections de la coordination des acteurs économiques. Deux autres aspects doivent également être pris en compte : l’organisation du policy-- mix (monétaire et budgétaire) et le fonctionnement du marché du travail. L’Allemagne a su accompagner

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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

inquiétudes. Après un pic de 12 % en 2013, le chômage s’approche des 9 %. Les prévisions de croissance sont revues à la hausse et pourraient dépasser en 2017, N° 36 Eté 2017 Université de Strasbourg : Bureau d'économie théorique et appliquée (BETA).

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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Un autre mode de financement viable à long terme existe. Celui-ci implique un effort d’investissement public dans les actifs mobiliers et immobiliers pour créer des recettes (dividendes, loyers et péages) suffisamment élevées pour financer le revenu universel. Ceci signifie un revenu universel assez faible si on le met en place immédiatement et une augmentation progressive dans le temps au fur et à mesure que l’État augmente ses actifs et ses revenus. Malgré le fait que L’État peut profiter des taux d’intérêt actuellement bas pour investir massivement, ce mode de financement nécessite un effort budgétaire important pour pouvoir investir ainsi qu’une réorientation plus efficace de certaines catégories des dépenses publiques dans cette perspective. Plus les citoyens acceptent que L’État fasse cet effort d’épargne et d’investissement, plus on peut espérer un revenu universel futur élevé. Cette solution de longue haleine pourrait paraître peu attrayante aux yeux des dirigeants politiques et des électeurs s’ils sont impatients de partager la richesse. Elle ne sera pas une solution miracle car son niveau ne pourra pas être élevé si l’État n’arrive pas à dégager suffisamment de ressources financières pour investir.
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Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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importée en point de mire. Ce partage imprécis ne contribue pas à la clarté de la politique de change de l'euro. Hétérogénéité des politiques salariales Gardienne des prix, la BCE redoute toute dérive salariale. Face à un marché du travail hétérogène elle est, ici encore, appelée à réagir tôt et fortement aux tensions poten- tielles ou réelles. Ses diagnostics et sa politi- que seraient plus aisés dans le contexte d'une politique salariale européenne mieux iden- tifiée. La mise en place des lignes directrices sur l'emploi, instaurées par le traité d'Amsterdam, constitue un premier pas dans cette direction. Mais, pour respecter l’autonomie des politiques nationales, ces lignes sont déclinées au niveau de chaque état en fonction des spécificités nationales. Au total, l'absence de policy-mix et les défaillances dans les coordinations des politiques économiques brouillent l'image de l'économie européenne. A l’intérieur de ce paysage, la BCE et les autorités budgétaires nationales sont conduites à se renvoyer les responsabilités de la fragilité de l'euro et des risques qui pèsent sur le maintien d'une croissance réelle riche en créations d'emplois.
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