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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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7 Schadler S. et al., 2005, « Adopting the Euro in Central Europe », IMF Occasional Paper, n°234. intégrés dans la zone euro 8. Si les variables fondamentales des PECO évoluent au même rythme que celles des douze pays de la zone euro et si les risques que leur économie subisse un choc spécifique sont faibles, alors le taux de change perd sa fonction de variable d’ajustement : en d’autres termes remplacer sa monnaie par l’euro est alors souhaitable. Or, pour les tenants d’une adoption rapide de l’euro, l’intégration des PECO dans l’économie européenne serait déjà bien avancée. La reprise de l’acquis communautaire accroît les similarités en termes d’institutions légales et administratives et de systèmes de régulation, voire d’infrastructures entre les deux parties de l’Europe. La mise en place dans les PECO de politiques macroéconomiques conformes aux critères de convergence nominale favoriserait le processus d’uniformisation. Les firmes étrangères, qui ont massivement investi en Europe centrale, et qui représentent une part importante de l’activité manufactu- rière locale, joueraient également un rôle central dans le rapprochement des structures, des comportements et des performances économiques. Elles amèneraient avec elles de nouvelles technologies, de nouvelles pra- tiques managériales, de nouveaux savoir-faire qui se diffuseraient progressivement à l’ensemble des acteurs locaux. Par le jeu des effets horizontaux (effet de démonstration et effet de concurrence) et verticaux (effet d’apprentissage transmis aux fournisseurs et aux clients), les firmes des PECO adopte- raient progressivement les pratiques des pays ouest-européens. En outre, en arrimant des secteurs entiers, tels que l’automobile ou l’électronique, aux réseaux de production et d’échange intra-européens, les investisseurs étrangers accroissent l’ouverture comme- rciale des PECO ainsi que les échanges de produits similaires.
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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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concurrence entre les systèmes nationaux. Dans ce contexte, chaque Européen continue à s’identifier, avant tout, à son système social national. Celui-ci est le produit de l’histoire et des choix collectifs qui se sont sédimentés au cours du temps. Il demeure par conséquent le cadre protecteur de référence. Parallèlement, une forme de défiance s’installe face à l’Europe. D’une part, elle apparaît insuffisamment protectrice face à la globalisation et, d’autre part, elle ne produit pas des performances économiques très brillantes en matière de chômage et de croissance, notamment pour la zone euro.
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Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Éditorial Deux inconnus à la tête de l'Europe, ce titre a fait les premières pages des journaux internationaux. Le constat, qui semble brutal, ne s'applique en rien aux personnes concernées. En réalité, ces nominations révèlent à la fois la faiblesse politique de l'Europe et les ambitions autocentrées des hauts responsables politiques nationaux.

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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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revanche, une solution envisageable pourrait consister à confier cette responsabilité à la Commission, voire pour davantage d’indépendance à la B.C.E. Dans l’une ou l’autre hypothèse, la Commission ou la Banque Centrale pourrait formuler des recommandations à destination des États imprudents, et le cas échéant engager un recours en manquement contre les États récalcitrants. Une telle hypothèse suppose une révision du droit primaire et plus particulièrement de l’article 126 TFUE. Elle risque de se heurter à une opposition ferme des États membres de la zone Euro qui ont déjà perdu leur souveraineté monétaire, et risqueraient par ce biais de se voir considérablement limités dans leur « souveraineté budgétaire ». Cependant, le choix est simple : soit les dirigeants européens se soumettre à une stricte discipline imposée par des institutions européennes auxquelles ils ont adhéré ; soient ils acceptent une sanction des marchés qui se traduira par un rythme de consolidation budgétaire effréné. Accessoirement, pour imposer aux États la conduite de politiques budgétaires « vertueuses », il ne serait pas inutile de poser dans le traité un principe d’interdiction des déficits structurels – comme le prévoit par exemple l’article 109 de la Loi Fondamentale Allemande. Une pareille hypothèse, suppose de déterminer avec précision ce qui constituerait un « déficit structurel » afin de les distinguer des « déficits conjoncturels » qui
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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Editorial : Du panache pour l'Europe De très très riches américains, tels Bill Gates, Warren Buffet et des héritiers Rockefeller, demandent à payer plus d'impôts pour soutenir l'économie des USA. Même s'ils sont fiers de leur pays, ils ne se posent pas ici, en premier lieu, comme philanthropes mais comme des gestionnaires très avisés. Ils savent qu'une économie peu dynamique touche directement leurs affaires. Ils sont aussi probablement conscients qu'ils insufflent ainsi une image optimiste de la solidarité. Cet exemple d'Outre-Atlantique peut-il inspirer l'Europe ? Justement, on déplore souvent que l'Union européenne suscite peu d'enthousiasme : elle manque à la fois de considération et d'argent. Et cela ne s'arrange pas. En effet, le traitement de la crise a contribué à accentuer l'image d'une Europe lointaine, surtout défendue par une élite, peu impliquée financièrement mais, par contre, prompte à promouvoir la rigueur budgétaire et salariale. L'Europe a également révélé son impuissance financière pour soutenir l'économie avec un budget qui représente, en moyenne, seulement 2% de la totalité des dépenses obligatoires effectuées au niveau des États membres. L'Europe déçoit, l'Europe n'a pas d'argent. Certes, mais l'Europe pourrait encore étonner.
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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2 Un ménage pauvre est un ménage qui vit avec moins de 50 % du revenu médian. du travail aux Etats-Unis en 1970. Aujourd’hui ils en détiennent 12 %. La courbe des inégalités prend la forme d’un U au cours de ces 90 dernières années. La répartition des revenus était très inégalitaire dans les années 1920-1930 puis est devenue beaucoup plus égalitaire durant les trente glorieuses, avant de grimper à nouveau au début des années 1980. Aujourd’hui on est revenu à la situation des année 1920-1930, une période caractérisée par un mode de régulation pré-fordiste, dans lequel la société de consommation de masse n’existait pas encore et où une poignée de privilégiés régnait sans partage sur la société. La dégradation de la situation s’est accélérée depuis le début des années 2000 : on estime ainsi que les 1 % les plus riches se sont appropriés 75 % de la croissance économique entre 2002 et 2006 (Piketty et Saez, 2003). Et plus on se dirige vers le sommet de la pyramide (les 0,1 % les plus riches, les 0,01 % les plus riches, etc.) plus la part des richesses qu’ils se sont appropriées est proportionnellement importante. Si l’on étudie la répartition de l’ensemble des richesses et non plus des seuls revenus, les différences n’en deviennent que plus criantes encore : les 1 % d’Américains les plus aisés détiennent près du tiers des richesses et les 10 % les plus aisés près des trois quarts. La répartition inégale des fruits de la croissance se retrouve dans le tableau, lorsqu’on divise les ménages en cinq groupes (quantiles) en fonction de leur revenu. Depuis le milieu des années 80 le revenu réel des ménages les plus aisés a crû plus rapidement que celui des autres ménages. La situation s’est aggravée au cours de la dernière décennie. Entre le milieu des années 1990 et le milieu des années 2000, le revenu réel des moins aisés a baissé et celui des classes moyennes n’a que modestement augmenté, alors même que la croissance économique américaine, avec un taux annuel moyen d’environ 3 %, a été bien plus forte que la croissance des autres pays développés et en particulier de l’Europe de l’Ouest.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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La remise de ce prix Nobel a comme toile de fond une crise économique re- doutable. Le nombre des chômeurs en Europe vient d’atteindre 25,8 mil- lions. Les écarts de revenus et de patrimoines se creusent. Des Etats membres endettés sont mis sous tutelles et subissent de violentes cures d’austérité. Des jeunes européens diplômés émigrent.

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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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politiques élues, car leurs décisions paraissent plus ou moins arbitraires et influençables par les groupes de pression. Elle semble partagée, au moins partiellement, par les responsables européens, lorsqu’ils attribuent aux Etats européens des comportements a priori laxistes et qu’ils n’envisagent de ce fait que les sanctions comme moyen d’assurer la coordination budgétaire Cette défiance s’étend aux consultations populaires, comme le montre la violence des réactions des responsables européens au projet de référendum grec. Elle semble également se manifester entre les pays européens dont certains regrettent que le projet soumis au Conseil européen n’ait pas été discuté et élaboré au sein des institutions européennes. Cette déviation par rapport à un fonctionnement démocratique des institutions risque d’aboutir à une Europe post- démocratique qui a peu de chance de susciter une adhésion complète et durable des Etats et de leurs citoyens. Les parlements nationaux éprouveront probablement des difficultés à transférer une partie de leurs pouvoirs budgétaires à des institutions n’ayant pas la légitimité démocratique d’un véritable gouvernement européen. Quant aux citoyens, ils risquent de perdre confiance dans le projet européen du fait d’un vide politique que l’accord du 9 décembre ne comble pas d’une façon satisfaisante et d’une perspective limitée de croissance et d’emploi à cause du carcan disciplinaire imposé à l’Europe. De plus, l’intrusion des experts de l’Union européenne et du FMI dans le fonctionnement et les décisions démocratiques des pays en difficulté et les thérapeutiques souvent socialement coûteuses qui leur sont imposées peuvent provoquer des réactions violentes et des sentiments européens. Les exemples de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, en tant que bénéficiaires d’une aide de l’Europe et du FMI, permettent d’illustrer cette procédure de mise sous tutelle et ses conséquences sociales.
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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la Commission Européenne doit concentrer son action sur la mise en réseau de la science avec l’économie, tout en encourageant les coopérations intra-européennes. On peut voir là, nous semble-t-il, une sorte d’application (de facto sinon de droit) du principe de subsidiarité comme justification du non interventionnisme traditionnel de l’UE en matière de politique scientifique. Bien que l’Acte Unique Européen de 1987 ait explicitement affirmé que la science est une responsabilité de l’Union Européenne, il apparaît que dans les faits la politique européenne n’a pas vraiment investi cette dimension et qu’elle s’est concentrée sur la valorisation industrielle de la recherche. Il y eut quelques initiatives concernant la science au sens strict, comme la création de la Fondation Européenne de la Science en 1974 à l’initiative de grands organismes nationaux comme le CNRS et la Max Planck Gesellschaft (et sous l’impulsion de l’OCDE), mais pendant longtemps il n’y a pas eu de vraie politique communautaire de la science. Depuis le début du nouveau millénaire, l’orientation des politiques européennes a heureusement un peu évolué, surtout sous la forme de l’Espace Européen de la Recherche, cette initiative lancée et habilement défendue par le Commissaire européen chargé de la recherche à l’époque, Philippe Busquin. Le diagnostic que faisait ce dernier en 2000 était très net : après un demi-siècle de construction européenne, « on ne peut pas affirmer qu’il
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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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français des finances en 1981 avant d’être intégré dans le Traité de Maastricht. Le TSCG ajoute à ces contraintes une norme nouvelle qui limite le déficit structurel à 0,5% du PIB. Cette valeur n’a pas plus de fondements économiques que celles définies par le PSC, comme le révèlent les débats sur son choix. De plus, elle est difficile à saisir statistiquement. En effet, pour la définir, il convient de déduire du solde budgétaire global sa composante conjoncturelle dont le calcul nécessite une évaluation de l’écart entre les taux de croissance courant et potentiel. Or, cet écart est délicat à cerner notamment à cause de la difficulté à définir le taux de croissance potentiel. C’est ainsi qu’en 2007, ce taux variait pour la France entre 1,8% et 2,2% du PIB selon que les estimations provenaient de l’OCDE, du FMI ou de la Commission européenne. Pour 2012 et les années suivantes, la Commission estime ce taux à 1,1% pour la France alors que les autorités françaises prévoient que ce taux passera de 1,3 en 2012 à 1,6% en 2017. Du fait de la différence des méthodes d’évaluation utilisées, le déficit structurel de la France en 2011 était estimé à 4,1% du PIB par la Commission Européenne et à 3,4% par le FMI. De telles divergences d’appréciation risquent de rendre inefficace des mesures fondées sur un concept aussi flou que le solde structurel du fait des contestations qu’elles susciteront.
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Hiver 2013 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Trois séries de raisons justifient l’aspiration à une Europe plus forte, plus lisible et plus démocratique. 1. D’abord, l’Union économique et monétaire actuelle ne peut pas fonctionner correctement avec une monnaie unique et des politiques économiques nationales -notamment budgétaires- soumises à la tutelle de règles aveugles. Ce fédéralisme tutélaire stérilise les politiques économiques actives, déconstruit nos modèles sociaux et fait reculer la démocratie. Il faut changer la donne dans la zone euro.

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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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mouvement, le traité de Lisbonne entérine la tendance au retrait du politique dans la conduite de l’économie au profit de la mise en place de règles ou d’agences indépendantes. Il ne change rien aux normes de fonctionnement du marché unique qui se déversent sur l’ensemble des politiques publiques et qui imprègnent l’évolution de la jurisprudence de la cour de justice européenne. Il contribue à sédimenter une architecture qui produit des incohérences entre les ambitions affichées et les moyens mis en œuvre pour les atteindre. Enfin, ce traité continue de marquer la prévalence de l’intergouvernemental sur le supranational.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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W.D. : L’emploi correspond également à l’une de nos préoccupations. Malheureuse- ment, l’action monétaire n’est pas en mesure d’y remédier directement. En effet, la baisse du sous-emploi européen nécessite essentiellement des mesures sociales et surtout structurelles, comme l’instauration d’une flexibilité du marché du travail analogue à celle existant aux États-Unis. G. K. : Des travaux récents ont montré que la rigidité des marchés du travail en Europe est loin d’être aussi importante qu’on le prétend et que la flexibilité de certains d’entre eux est comparable à celle existant aux Etats-Unis (7). Mais, les nombreuses mesures prises en Eur- ope au cours de ces dix dernières années en faveur de cette flexibilité ne semblent pas avoir eu une incidence sensible sur le taux de chômage européen. Par contre, ce taux a baissé nettement depuis que l’Europe est entrée dans une période de croissance tirée par les progrès de la demande intérieure et extérieure. Il est probable que cette baisse a été favorisée par certains dispositions structu- relles, mais qu’elle ne se serait pas réalisée en l’absence d’une amélioration conjoncturelle. Or, une telle amélioration peut être favorisée par la politique macro-économique.
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Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
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Printemps 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Printemps 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

La cause profonde de cette situation est l’absence d’intégration politique. Il manque en effet une mise en cohérence de l’architecture des politiques économiques et sociales européennes. Pour avancer, l’Union doit forger un modèle économique et social qui suscite l’adhésion des citoyens. Au stade actuel, il est probable que l’ensemble des vingt cinq ne sont pas convaincus de cette nécessité, sans parler des futurs adhérents. Mais les membres de la zone euro n’auront pas le choix, sauf à revenir en arrière en recédant du pouvoir aux Etats. On tournerait alors le dos à une formidable création collective.
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Printemps 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Printemps 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

sentiment d’identité européenne. Ce n’est qu’avec l’apparition des pièces et des billets que les ménages européens ont substitué massivement l’euro aux mo- nnaies nationales. Cette substitution semble s’expliquer plus par des raisons économiques que par l’adhésion à la construction européenne que manifes- taient 49% des citoyens soumis à une enquête d’opinion dès 1998 1 . En effet, malgré cet attachement, peu de ménages européens ont adopté volontairement l’euro pendant la période de transition 1999-2001 au cours de laquelle l’utilisa- tion de la monnaie commune n’était ni interdite, ni obligatoire. L’instauration de l’euro semble donc avoir été perçue essentiellement comme une innovation monétaire susceptible d’engendrer des difficultés limitées à une période transi- toire 2 . Mais au-delà de cette période, on pouvait espérer que l’euro allait générer un sentiment d’identité européenne. Une enquête d’opinions récente effectuée sur la demande de la Commission europé- enne 3 permet de savoir si les difficultés induites par l’instauration de la monnaie européenne sont maintenant surmontées et si l’utilisation de cette monnaie a pu exercer une influence sur le sentiment d’identité européenne des citoyens de la zone euro.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Cette situation préoccupe naturellement la BCE. D’ailleurs, elle ne manque pas une occasion de rappeler ses craintes de dérapages des salaires et de préconiser sagesse et flexibilité. La BCE se retrouve ainsi en première ligne. Elle doit compenser par la rigueur monétaire les hausses salariales qui sont de nature asymétrique dans la zone euro. Pour faire face à ce problème, il faudrait soutenir la construction actuelle de l’UEM par le développement des négociations salariales centralisées au niveau européen. Dans ce contexte, la mise en place d’institutions de négociations offrirait un levier efficace pour résoudre la question de la coordination des choix des acteurs économiques. De plus, nous pensons que le développement des institutions syndicales européennes constituerait un vecteur puissant pour la
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Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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nouvelles relances, et beaucoup n’ont pas cru à cette grande entreprise européenne. Finalement, c’est la volonté politique qui l’emporta. Nous savons tous que l’enjeu est immense puisque l’Euro doit être un vecteur de paix et de solidarité en Europe et un facteur d’influence dans le monde. En ce sens, la présence physique de l’Euro est à la fois un aboutissement et un commencement. L’Euro est né le 1 er janvier 1999. Et le passage à la monnaie fiduciaire, au 1 er janvier 2002, ne devait être qu’un problème matériel et technique. En réalité, cette dernière étape pose des questions spécifiques qui vont au- delà des considérations logistiques. En plus, la présence fiduciaire de l’Euro repose avec une acuité renforcée des thèmes récurrents sur la politique monétaire de la BCE. L’objet de ce nouveau Bulletin de l’OPEE est de se pencher sur ces divers aspects. Par ailleurs, et comme dans chaque numéro, nous abordons les GOPE, les LDE et les faits marquants.
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