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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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l’entrée effective de fonds souverain chinois sur ces marchés n’est pas sans risque important à court terme. Troisièmement, l’investissement dans les actifs réels dans les pays industrialisés est souvent bloqué pour des raisons politiques et/ou réglementaires et les actifs dans les pays richement dotés en matières premières mais faiblement développés sont soumis à des tractations politiques entre les différents pays ayant des intérêts acquis et les autres qui veulent entrer sur ces marchés. Il est peu probable que la Chine puisse y investir une partie significative de ses réserves de change même si elle accepte d’être accusée de pratiquer le soi-disant néo-colonialisme. Pour éviter une perte plus massive de la valeur de ses réserves de change croissantes, la Chine doit procéder à une réévaluation de sa monnaie. En effet, plus on attend pour réaliser l’ajustement, plus l’ajustement final sera difficile et douloureux à mener. Le choc d’ajustement pourrait devenir alors trop grand pour être absorbé tout en gardant la stabilité économique, sociale et politique en Chine et pourrait aussi avoir de fortes répercussions négatives pour les autres pays. Cette réévaluation inévitable, bien et assez rapidement menée, permet d’améliorer non seulement le bien-être social à long terme mais également celui à court terme de la population chinoise. Pour mener à bien cette réévaluation, il convient de réfléchir en termes de réévaluation réelle du yuan, ce qui permet d’éviter une focalisation sur la réévaluation nominale réclamée par les médias, et les politiciens occidentaux et les spéculateurs internationaux tout en ouvrant d’autres perspectives politiques et économiques.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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6 Les holdings Hutchison Whampoa limited et CITIC Group, et China Ocean Shipping Group (transport et sto- ckage). chinois en Europe demeurent très modestes : le stock d’IDE dans l’UE-27 s’élevait, fin 2010, à 5,7 milliards d’euros, soit 2,7 % du stock d’IDE sortants de la Chine (hors Hong Kong). Les autorités chinoises mettent ces chiffres en rapport avec les nombreux IDE européens réalisés en Chine (fin 2010, le stock d’IDE européens en Chine était de 58,3 milliards d’euros, soit dix fois le stock chinois en Europe) et considèrent dès lors que l’Europe devrait s’ouvrir plus largement aux investissements chinois afin de rééquilibrer la balance des IDE sino-européens. Pourtant, contrairement à ce que semblent montrer ces statistiques, sur le marché de l’IDE l’absence d’Europe politique lèse avant tout les Européens dans leurs négociations avec les autorités chinoises. Cette faiblesse s’explique par : (1) l’absence de coordination des politiques d’attraction des IDE et, corrélativement, l’absence d’institution européenne chargée de gérer et superviser les IDE extra-communautaires entrants, et (2) la différence de statut entre firmes multinationales européennes et chinoises. En définitive, les entreprises chinoises ont des objectifs économiques (conquérir des parts de marché et faire des bénéfices) et ont des impacts potentiellement bénéfiques pour le pays d’accueil comme n’importe quelle autre multinationale procédant à des IDE sortants. Mais l’Etat chinois est le seul Etat au monde capable de coordonner les stratégies d’IDE de ses groupes et donc d’apparaître comme l’acteur clef au moment de négociations. En face, l’Europe est dispersée et inorganisée, de sorte que l’impact final des IDE chinois en Europe risque d’être bien moins positif et plus coûteux qu’il aurait pu l’être avec une politique stratégique d’investissement commune. C’est pourquoi la coordination des politiques d’IDE entrants des Etats membres serait nécessaire, mais également la définition d’une stratégie d’IDE entrants qui ne se limiterait pas à accueillir de manière passive et indifférenciée les investissements des autres grands acteurs mondiaux.
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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Editorial : Du panache pour l'Europe De très très riches américains, tels Bill Gates, Warren Buffet et des héritiers Rockefeller, demandent à payer plus d'impôts pour soutenir l'économie des USA. Même s'ils sont fiers de leur pays, ils ne se posent pas ici, en premier lieu, comme philanthropes mais comme des gestionnaires très avisés. Ils savent qu'une économie peu dynamique touche directement leurs affaires. Ils sont aussi probablement conscients qu'ils insufflent ainsi une image optimiste de la solidarité. Cet exemple d'Outre-Atlantique peut-il inspirer l'Europe ? Justement, on déplore souvent que l'Union européenne suscite peu d'enthousiasme : elle manque à la fois de considération et d'argent. Et cela ne s'arrange pas. En effet, le traitement de la crise a contribué à accentuer l'image d'une Europe lointaine, surtout défendue par une élite, peu impliquée financièrement mais, par contre, prompte à promouvoir la rigueur budgétaire et salariale. L'Europe a également révélé son impuissance financière pour soutenir l'économie avec un budget qui représente, en moyenne, seulement 2% de la totalité des dépenses obligatoires effectuées au niveau des États membres. L'Europe déçoit, l'Europe n'a pas d'argent. Certes, mais l'Europe pourrait encore étonner.
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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rapport sur le développement humain 13 qui effectue un classement des pays en matière économique et sociale, un pays mieux classé sur le plan social que sur le plan économique possède généralement un système social supérieur à la moyenne. Si son classement est inverse, il a un système social inférieur à la moyenne. C’est ainsi que la France qui se place au quatorzième rang pour le PIB par habitant possède un système social nettement au- dessus de la moyenne grâce à ses bons indicateurs sociaux. De même, si la Suède a, comme la Norvège et le Danemark, un PIB par tête très élevé, elle possède un système social sensiblement supérieur à ceux de ces deux pays. Malgré leurs choix politiques différents, la Grande-Bretagne et la Hollande ont des systèmes sociaux comparables et proches de la moyenne. Quant aux Etats-Unis qui se placent quatrième rang mondial pour le PIB par tête, ils occupent le dix-septième rang social, ce qui implique un système social largement en dessous de la moyenne. Mais, même si les choix peuvent être orientés par ces informations statistiques, ils peuvent difficilement conduire à une transposition du système économique d’un pays à l’autre. C’est ainsi que les performances britanniques ne sont pas seulement dues à la flexibilité de l’économie, mais aussi à des facteurs non transposables comme la structure de l’appareil de production, l’existence de ressources énergétiques et le maintien de la souveraineté monétaire. De même la transposition en France du système danois de « flexécurité » impliquerait une hausse sensible des coûts de la politique de l’emploi qui représentent 4,6% du PIB au Danemark contre 3,2% en France. De plus elle nécessiterait une hausse des prélève- ments sociaux et des concessions syndicales importantes portant notamment sur la liberté de licencier.
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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mouvement, le traité de Lisbonne entérine la tendance au retrait du politique dans la conduite de l’économie au profit de la mise en place de règles ou d’agences indépendantes. Il ne change rien aux normes de fonctionnement du marché unique qui se déversent sur l’ensemble des politiques publiques et qui imprègnent l’évolution de la jurisprudence de la cour de justice européenne. Il contribue à sédimenter une architecture qui produit des incohérences entre les ambitions affichées et les moyens mis en œuvre pour les atteindre. Enfin, ce traité continue de marquer la prévalence de l’intergouvernemental sur le supranational.
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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innovation ?), ensuite celui des instruments (méthode communautaire ou modes plus ouverts de coordination ?) et des formes de gouvernance (rôle des régions et autres acteurs impliqués). La politique de recherche et d’innovation est présente dès les débuts de la construction européenne (la création d’Euratom est l’objet d’un des deux Traités de Rome en 1957) et elle se retrouve au coeur de la stratégie de l’Union Européenne depuis le sommet de Lisbonne en 2000. A Lisbonne, les chefs d’Etat se sont promis de faire de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique » du monde dès 2010. Le projet d’économie de la connaissance passe en particulier par un effort accru de recherche et développe- ment (R&D), la formation étant l’autre grande dimension. En matière de recherche, l’objectif était de rattraper les pays les plus avancés du monde en la matière, ce qui supposait de passer les dépenses globales de R&D de 2 à 3% du PIB. A trois ans de l’horizon 2010 il faut bien constater qu’aucun progrès signifi- catif n’a été obtenu dans l’effort de rattrapage, que ce soit pour l’Europe des 25 ou l’Europe des 15.
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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standards et non-orthodoxes pour gérer au mieux l’inflation, l’output et la stabilité financière. La situation est complexe car elle est caractérisée simultanément par un risque d’inflation élevée jusqu’en été 2008, un risque de ralentissement et un risque de crise financière. La Fed a commencé par baisser rapidement le taux d’intérêt directeur. Par contre, la Banque centrale européenne a jugé nécessaire d’augmenter son taux directeur en été 2008 pour juguler l’inflation malgré son origine exogène afin d’éviter ce qu’elle appelle les effets de second tour. Par contre, elle privilégie dans un premier temps l’injection massive et directe de liquidité dans le système bancaire pour gérer le risque de crise bancaire. Face à la paralysie du marché interbancaire, la Fed a ensuite utilisé des mesures monétaires non-orthodoxes pour débloquer le marché interbancaire, le marché des billets de trésorerie (commercial papers) et élargir l’éventail des titres qu’elle peuvent recevoir comme garantie en contrepartie de la liquidité centrale tout en incluant des établissements qui auparavant n’en ont pas l’accès direct. Ces mesures sont destinées d’une part à ramener le calme sur les marchés financiers et d’autre part à aider les entreprises qui reposent sur le marché de billets de trésorerie pour leur financement courant et n’ont plus d’autres alternatives dans une situation de crise. Ces mesures ne permettent pas de régler les problèmes de financement des entreprises de moindre importance et des ménages qui subissent de plein fouet la crise financière. Si la crise persiste et s’aggrave rapidement pour devenir une crise de déflation, certains économistes suggèrent que les banques centrales recourent à l’émission massive de la monnaie pour l’éviter. Cette mesure exceptionnelle est difficile à manier car une reflation non contrôlée peut nous conduire à une situation d’inflation élevée et même hyperinflation, qui pourrait avoir des coûts économiques non moins élevés que la déflation.
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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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concurrence entre les systèmes nationaux. Dans ce contexte, chaque Européen continue à s’identifier, avant tout, à son système social national. Celui-ci est le produit de l’histoire et des choix collectifs qui se sont sédimentés au cours du temps. Il demeure par conséquent le cadre protecteur de référence. Parallèlement, une forme de défiance s’installe face à l’Europe. D’une part, elle apparaît insuffisamment protectrice face à la globalisation et, d’autre part, elle ne produit pas des performances économiques très brillantes en matière de chômage et de croissance, notamment pour la zone euro.
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Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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On peut aisément objecter qu'un président du Conseil européen, même faible, c'est beaucoup mieux qu'aucun. Et que, l'Europe n'étant pas mûre pour une intégration politique, le traité de Lisbonne est allé, sur ce point, le plus loin possible. Soit. Mais les Européens peuvent se lasser d'une Europe à minima qui n'a pas d'ambition politique. Ils peuvent s'irriter de l'écart entre les discours prônant toujours plus d'Europe et la réalité. Nous n'avons pas un Président pour l'Europe mais seulement un président que les chefs d'Etats et de gouvernements ont choisi pour asseoir leur prééminence dans l'architecture institutionnelle de l'Union.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
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Hiver 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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principes depuis vingt ans et ne semble pas disposée à en dévier dans un avenir prévisible. En effet, elle continue à limiter la politique budgétaire au mécanisme de stabilisateur budgétaire automatique pour lisser les fluctuations économiques et à préconiser une discipline budgétaire rigoureuse pour lutter contre le chômage et la faible croissance. Or, les statistiques concernant les performances économiques de l’UE et leur comparaison avec celles d’ensembles économiques de même dimension montrent l’inefficacité et le coût social important de l’application de cette ligne économique. Pour les politiques structurelles, la CE fait également confiance à des mécanismes automatiques, comme ceux de la concurrence libre et non faussée, pour obtenir des résultats. Mais, une politique industrielle menée sur cette base n’est pas adaptée à un environnement international où ce type de concurrence est inexistant. Dans un tel monde, il est nécessaire de développer des stratégies, comme le font les principaux concurrents de l’Europe, notamment la Chine qui n’est plus une économie en développement et qui occupe une place grandissante dans le commerce international (voir l’article sur les relations commerciales entre l’UE et la Chine dans ce numéro). L’adoption de telles stratégies par l’Europe aurait probablement permis d’éviter le décrochage technologique dans un ensemble d’activités (voir l’article sur la politique industrielle de l’UE dans ce numéro). Le principe concurrentiel a également été appliqué à la nouvelle politique régionale avec des effets qui ne sont pas encore très visibles, mais qui suscitent quelques appréhensions (voir l’article sur les incertitudes de la politique régionale européenne dans ce numéro). De telles craintes peuvent aussi se manifester à l’occasion du renouvellement en 2020 de l’accord entre l’UE et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à moins que l’UE consente à étendre les bases du nouvel accord au-delà des relations commerciales fondées sur le libre-échange (voir l’article sur la renégociation du partenariat avec les pays de l’ACP dans ce numéro). Enfin, la concurrence sur le marché européen des biens s’est traduite par une pression sur les coûts salariaux, ce qui a entraîné une concurrence entre les différents régimes sociaux des pays et une divergence croissante entre eux (voir l’article sur la convergence ou la divergence des politiques sociales dans ce numéro).
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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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D’un côté, les Etats restent arc-boutés sur leurs souverainetés et font tout pour éviter un basculement vers un fédéralisme politique qui implique des renoncements à leurs pouvoirs. De l’autre, les Etats, surtout dans la zone euro, sont obligés d’accepter un « fédéralisme tutélaire », qui leur impose une politique monétaire unique et une surveillance multilatérale de leurs politiques budgétaires avec la règle d’or comme dernier avatar.

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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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français des finances en 1981 avant d’être intégré dans le Traité de Maastricht. Le TSCG ajoute à ces contraintes une norme nouvelle qui limite le déficit structurel à 0,5% du PIB. Cette valeur n’a pas plus de fondements économiques que celles définies par le PSC, comme le révèlent les débats sur son choix. De plus, elle est difficile à saisir statistiquement. En effet, pour la définir, il convient de déduire du solde budgétaire global sa composante conjoncturelle dont le calcul nécessite une évaluation de l’écart entre les taux de croissance courant et potentiel. Or, cet écart est délicat à cerner notamment à cause de la difficulté à définir le taux de croissance potentiel. C’est ainsi qu’en 2007, ce taux variait pour la France entre 1,8% et 2,2% du PIB selon que les estimations provenaient de l’OCDE, du FMI ou de la Commission européenne. Pour 2012 et les années suivantes, la Commission estime ce taux à 1,1% pour la France alors que les autorités françaises prévoient que ce taux passera de 1,3 en 2012 à 1,6% en 2017. Du fait de la différence des méthodes d’évaluation utilisées, le déficit structurel de la France en 2011 était estimé à 4,1% du PIB par la Commission Européenne et à 3,4% par le FMI. De telles divergences d’appréciation risquent de rendre inefficace des mesures fondées sur un concept aussi flou que le solde structurel du fait des contestations qu’elles susciteront.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

l’indépendance de sa banque centrale d’une maîtrise appropriée de son policy-mix et de négociations salariales fortement centralisées. Qu’en est-il pour l’Europe ? Après deux ans d’expérience nous sommes amenés à constater que la BCE est la seule institution de la zone euro à porter le fardeau de la coordination. L’Europe pratique un policy-mix original dominé par une politique monétaire unique et des politiques budgétaire nationales soumises aux exigences d’équilibre du pacte de stabilité et de croissance. De ce fait, la BCE pilote seule le policy-mix européen en imposant sa priorité de stabilité des prix.
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Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Au final, les citoyens économiquement les plus fragiles sont doublement pénalisés : ils payent la crise et le traitement de la crise. C'est l'injuste retour des choses. Alors, que faire ? D'abord, inlassablement rappeler que critiquer le Consensus de Bruxelles et, plus généralement, remettre en cause l'architecture trop libérale de l'union économique et monétaire n'est pas une marque de défiance envers la construction européenne. Ensuite, dire, et redire, que nous avons besoin d'une Europe exemplaire de paix et de solidarité. D'une Europe qui régule l'économie dans l'intérêt collectif. On connaît la direction à prendre. Seule la création d'un véritable pouvoir politique et démocratique européen au dessus des Etats membres sera capable de subvertir le Consensus de Bruxelles et de piloter l'économie européenne. Il faut sans cesse y méditer, surtout lorsqu'on sait que la géopolitique mondiale s'organisera autour de quelques grands espaces régionaux.
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Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

par des pactes de stabilité, peuvent relancer leur machine économique en accentuant leurs déficits budgétaires. La crédibilité de long terme de l’extraordinaire virtuelle intervention budgétaire des principaux gouvernements européens et la garantie des dettes publiques de la zone euro constituent le seul rempart contre les attaques spéculatives et le déclenchement des phénomènes de contagions. L’ampleur de la dette espagnole qui représente cinq fois celle de la Grèce et surtout l’énorme gouffre de la dette privée pourraient, en effet, fragiliser l’économie espagnole et générer une situation de crise semblable à la crise Grecque. Cependant, il est indispensable pour les pays leaders de la zone euro que l’Espagne réussisse à contenir sa crise budgétaire étant donnée l’énorme implication des banques françaises et allemandes dans le financement de la dette de ce pays. L’Allemagne n’a pas intérêt à se désolidariser de la Grèce, de l’Espagne et d’une manière générale de la zone euro car ses excellents résultats économiques sont en grande partie dus à ses partenaires européens et à la politique de l’euro fort, laquelle est profitable à elle et à elle seule. Ce constat a été confirmé par la chancelière allemande Angela Meckel : « l’Allemagne, en tant que puissance économique de l’Union européenne par ses exportations, a très largement profité de l’euro par le passé. La raison pour laquelle nous défendrons un euro fort de toutes nos forces ».
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Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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importée en point de mire. Ce partage imprécis ne contribue pas à la clarté de la politique de change de l'euro. Hétérogénéité des politiques salariales Gardienne des prix, la BCE redoute toute dérive salariale. Face à un marché du travail hétérogène elle est, ici encore, appelée à réagir tôt et fortement aux tensions poten- tielles ou réelles. Ses diagnostics et sa politi- que seraient plus aisés dans le contexte d'une politique salariale européenne mieux iden- tifiée. La mise en place des lignes directrices sur l'emploi, instaurées par le traité d'Amsterdam, constitue un premier pas dans cette direction. Mais, pour respecter l’autonomie des politiques nationales, ces lignes sont déclinées au niveau de chaque état en fonction des spécificités nationales. Au total, l'absence de policy-mix et les défaillances dans les coordinations des politiques économiques brouillent l'image de l'économie européenne. A l’intérieur de ce paysage, la BCE et les autorités budgétaires nationales sont conduites à se renvoyer les responsabilités de la fragilité de l'euro et des risques qui pèsent sur le maintien d'une croissance réelle riche en créations d'emplois.
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Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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nouvelles relances, et beaucoup n’ont pas cru à cette grande entreprise européenne. Finalement, c’est la volonté politique qui l’emporta. Nous savons tous que l’enjeu est immense puisque l’Euro doit être un vecteur de paix et de solidarité en Europe et un facteur d’influence dans le monde. En ce sens, la présence physique de l’Euro est à la fois un aboutissement et un commencement. L’Euro est né le 1 er janvier 1999. Et le passage à la monnaie fiduciaire, au 1 er janvier 2002, ne devait être qu’un problème matériel et technique. En réalité, cette dernière étape pose des questions spécifiques qui vont au- delà des considérations logistiques. En plus, la présence fiduciaire de l’Euro repose avec une acuité renforcée des thèmes récurrents sur la politique monétaire de la BCE. L’objet de ce nouveau Bulletin de l’OPEE est de se pencher sur ces divers aspects. Par ailleurs, et comme dans chaque numéro, nous abordons les GOPE, les LDE et les faits marquants.
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