Haut PDF Eté 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

euro contre les risques de déflation et d’éclatement. Sur le plan financier, le mécanisme européen de stabilité (MES), mis en place pendant la crise de la zone euro, fournit une assistance financière aux États membres surendettés sur la base des conditions strictes et d’un niveau d’endettement soutenable. En introduisant le Pacte pour l’euro plus en 2011, l’UEM oblige les États membres à améliorer leur compétitivité et leurs finances publiques par des réformes. Enfin, la création de l’union bancaire permet de rompre la « boucle diabolique » entre la crise de la dette souveraine et la crise bancaire au niveau d’un État membre. Il est à noter que l’achèvement d’une union bancaire européenne est entravé par des obstacles à la création d’une garantie des dépôts unique, et que l’on ne sait pas comment les coûts de résolution seront répartis si un montant important de pertes reste non absorbé une fois le principe de sauvetage défini par l’union bancaire européenne est appliqué. Malgré ces réformes, si les États membres ne renoncent pas à leur souveraineté budgétaire, il existe toujours un risque de crise pour l’UEM à long terme, ce qui implique soit que les États membres en difficulté quittent la zone euro, soit que des règles claires et strictes soient édictées pour encadrer les défaillances souveraines. Ces diverses réformes ont permis à la zone euro d’être plus résiliente en cas de crise. Toutefois, les contraintes institutionnelles de l’UEM limitent encore l’ampleur des réponses à court terme face à la pandémie de cette échelle. Pour faire face à la pandémie, la BCE a temporairement mis de côté les clés de répartition pour l’achat d’obligations publiques. Son audace doit s’accompagner des mesures de politique budgétaire qui assouplissent les contraintes financières sans imposer une austérité budgétaire aux économies nationales durement touchées par la crise. Ainsi, le MES n’est pas un outil approprié car les conditionnalités qu’il impose découragent les États membres même dans un besoin urgent à demander le financement. Pour éviter l’impasse, la Commission européenne a proposé, le 27 mai 2020, d’émettre une dette commune européenne de 750 milliards d’euros, dont 500 milliards d’euros sont utilisés pour subventionner les pays qui sont les plus touchés par la crise.
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Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

La dégradation des finances publiques dans les états européens a entamé le moral des investisseurs et a généré un mouvement de panique sur les marchés boursiers. Les plans d’austérité dans la zone euro risquent de briser la reprise des économies européennes tout juste convalescentes. La sortie de crise est tributaire de la capacité des Etats européens à créer une autorité budgétaire suivant une structure fédéraliste complémentaire à l’autorité monétaire. La création de fonds de garantie des dettes publiques constitue un signe d’espoir mais demeure insuffisante et n’apportera pas des solutions définitives à la crise européenne. En effet, tant que les institutions fonctionnent avec une Europe unijambiste (seulement avec une autorité monétaire), ils seront dans l’incapacité de faire face aux mouvements de spéculations et on assistera à l’effondrement des pays fragiles comme l’Espagne et le Portugal,… Suivant ce scénario, l’Europe connaitra une récession plus profonde et plus persistante et les retombées économiques sur les pays riverains seront conséquents. De surcroît, l’ampleur des plans de rigueur, annoncés par les pays de la zone euro pour contenir les déficits et rassurer les marchés sont autant de risques qui peuvent freiner la croissance à venir. Selon l’OCDE la croissance économique, estimée initialement à 2.7 % du PIB en 2010 et 2.8 % en 2011 sera moins forte dans la zone euro, seulement 1.2 % en 2010 et 1.8 % en 2011. Pour l’OCDE, la menace de la dette est réelle et peut provoquer des déséquilibres mondiaux. La zone euro risque en effet de payer le prix fort de ses plans d’austérités alors que les autres pays comme les Etats-Unis, le Japon, la Grande Bretagne, qui ne sont pas contraint
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Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Pourtant, les premières réactions de beaucoup de dirigeants politiques face à la crise ont pu donner l'impression que la vision dominante du fonctionnement de l'économie allait évoluer. Le capitalisme serait refondé. L'Etat interventionniste, attentif au bien être collectif comme à l'épanouissement des individus, serait réhabilité et reconnu comme le moteur d'une croissance durable et équitable. Mais les programmes concrets vont dans le sens inverse. Les lourds engagements financiers des puissances publiques servent de prétexte à la poursuite des politiques de tonalité libérale.
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Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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L’Europe regarde la crise par le petit bout de la lorgnette. Elle se focalise sur les dettes souveraines en pointant la légèreté des pays du sud en matière de finances publiques. Du coup, la solution passe par la mise en place de politiques de rigueur im- posées à certains Etats membres comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Mieux, l’Union eu- ropéenne pense éviter de nouvelles crises en se dotant, à travers le Pacte pour l’euro plus et le Mécanisme européen de stabilité, d’une gouver- nance économique présentée comme novatrice et salvatrice. Mais cette nouvelle gouvernance ne fait que renforcer les règles contraignantes, li- miter les marges de manœuvre des Etats et es- quiver la question de la solidarité. En réalité, la véritable défaillance est ailleurs : il manque un gouvernement économique pour la zone euro. Pourtant, beaucoup d’économistes, qu’ils soient libéraux ou interventionnistes, ont insisté, de- puis de nombreuses années, sur le fait qu’une monnaie unique ne peut pas fonctionner de fa- çon satisfaisante sans un gouvernement. Selon la logique économique, la zone euro n’est pas un espace où la présence d’une seule monnaie s’im- pose comme la solution optimale. Précisément, les disparités entre les performances écono- miques et entre les modèles économiques et so- ciaux des États membres sont trop importantes pour légitimer une poli- tique monétaire unique et pour se priver des variables d’ajustement que N° 24
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Eté 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

composé des 6 membres du Directoire de la BCE et des gouverneurs des banques centrales des pays ayant adopté l’euro (15 à ce jour). Il prend ses décisions de politique monétaire à la majorité simple après analyse de la situation économique de la zone euro. Or, le risque qu’il existe des pressions nationales sur les membres du Conseil des gouverneurs ne peut pas être écarté. Les 4 « grands » de la zone euro (Allemagne, France, Italie et Espagne) n’ont-il pas depuis la création de la BCE en 1999 imposé un de leurs ressortissants dans le Directoire, leur garantissant ainsi 2 voix dans le processus décisionnel ? Etant données les divergences dans les situations économiques nationales, il est probable que le Conseil des gouverneurs ait été à plusieurs reprises divisé tant sur l’objectif final de taux à atteindre à moyen terme que sur le rythme avec lequel le taux devait converger vers cet objectif. Notre sentiment est qu’il est préférable d’afficher ses diversités plutôt que de les étouffer pour faire apparaître un semblant d’unité que les agents économiques privés pensent être l’émanation d’une forme de pensée unique dangereuse. Par ailleurs les agents privés auraient été éclairés sur les intentions de la BCE s’ils avaient pu avoir accès aux termes des débats qui se sont tenu au sein du Conseil des gouverneurs. Ainsi, publier les minutes avec les votes des membres du Conseil des gouverneurs (sans nécessairement révéler les noms de ceux qui se sont prononcés pour ou contre telle ou telle mesure) permettrait d’améliorer la lisibilité des actions de la BCE mais également de comprendre comment l’institution de Francfort réagit aux chocs économiques.
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Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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L’un des principaux avantages macroéconomiques attribué à l’euro réside dans sa capacité à protéger les pays membres de l’Union monétaire européenne des attaques spéculatives et des fuites de capitaux qui peuvent se manifester lors de crises économiques et financières graves. Or, cet avantage s’est révélé illusoire pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal qui, malgré leur appartenance à la zone euro, ont fait l’objet de la défiance des opérateurs financiers sur leur capacité à rembourser leurs dettes. Il s’est même transformé en un handicap dans la mesure où ces pays ne peuvent espérer sortir de leurs difficultés financières qu’en faisant appel à l’aide internationale et en mettant en œuvre les mesures d’austérité sévères qui leur sont imposées en contrepartie de ces aides et dont les effets sur leurs finances publiques risquent d’être contraires à ceux attendus. Du fait du coût économique, politique et social important de cette solution, certains pays de la zone euro peuvent envisager de la quitter, alors que des candidats à l’euro peuvent être amenés à retarder leur adhésion ou à y renoncer en espérant que le retour à une monnaie nationale ou sa conservation leur permettra de mieux faire face à une crise de leur endettement public. Mais les difficultés qu’éprouvent les pays de la zone euro à résoudre leur problème de finances publiques face à la défiance des marchés financiers ne résultent pas de l’instauration d’une monnaie commune. Elle provient plutôt de la stratégie qui est utilisée par les instances européennes pour aider les pays en difficulté. En effet, le
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Eté 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

niveau de développement élevé, est mobilisé pour assurer le renforcement de la compétitivité territoriale et participer auprès des entreprises européennes à la concurrence économique. Le second groupe (84 régions) rassemble les régions d’objectif 1 qui n’ont pas encore atteint le niveau requis de compétitivité et sont incitées à l’atteindre avec le soutien du fonds de convergence et du fonds de cohésion. Une assistance transitoire (phasing out et phasing in) assure le passage d’un groupe à l’autre et concerne 29 régions. Ce nouveau dispositif mobilise clairement des régions européennes dans un processus de Lisbonne revisité dont les « orientations stratégiques » sont le renforcement de l’attractivité territoriale, l’encouragement de l’innovation et de l’esprit d’entreprise, la création d’emplois. - Le statut des régions en Europe évolue. Sans parler de la décentralisation (ou dévolution), propre aux institutions de chaque pays, il faut noter l’intégration des régions dans la stratégie économique européenne. L’Union trouve ici le moyen d’affirmer son rôle incitatif. Elle trouve dans les régions des partenaires pour défendre sa conception de l’interven- tionnisme économique fondé sur la mobilisation de tous les acteurs du développement et de l’innovation. Elle compte en particulier sur une responsabilisation accrue des collectivités territoriales et l’exploitation des interac- tions de proximités. En mettant l’accent sur la multi gouvernance et le
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Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

édulcorée dans la proposition du Conseil européen de juillet pour éviter le blocage des négociations par la Pologne et la Hongrie. Les députés européens ont fermement critiqué cette concession et ont obtenu, dans un accord passé le 5 novembre avec le Conseil de l’UE et la CE, l’intégration dans le budget pluriannuel d’un mécanisme plus solide qui permet de priver de ressources publiques les pays ne respectant pas l’état de droit. Cela a déclenché les vétos de la Pologne et de la Hongrie qui ont bloqué l’activation du budget pluriannuel et du plan de relance. Ces vétos ont été levés par un compromis obtenu lors du Conseil européen du 10 décembre 2020. Ce compromis permet de maintenir les exigences du PE, ce qui doit mettre fin à sa menace de rejeter la proposition du budget européen.
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Eté 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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interventionnistes et libérales. De plus, il n’y a même pas de consensus fort, entre économistes, sur les conséquences effectives des effets de débordement de la politique budgétaire d’un pays sur ses partenaires. En supposant néanmoins un accord sur les impacts des politiques

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Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

La stratégie appelée S3 (smart specialisation strategy) est un nouveau concept de politique d’innovation en Europe. Elle a pour objectif une utilisation plus efficace des investisse- ments publics en recherche. L’insertion des régions dans cette stratégie « habile » de spé- cialisation devrait permettre d’éviter le sau- poudrage de moyens en évitant de dupliquer à l’envie les mêmes initiatives à la mode (chaque territoire cherchant à créer son clus- ter nanotechnologique ou numérique…). Il s’agit en effet plutôt de comprendre où sont les forces spécifiques de chaque territoire et d’aider à développer des opérations uniques et exemplaires, en partenariat entre les entre- prises locales, les institutions publiques de re- cherche, les collectivités et autres acteurs compétents. Il est difficile de donner une tra- duction fidèle et générale en français du qua- lificatif « smart », mais nous opterons dans cette note pour « spécialisation intelligente » (SI) car l’expression peut renvoyer à l’idée d’intelligence stratégique. Dans cette poli- tique européenne, l’idée de base est en effet surtout de stimuler la réflexion des territoires, de contraindre les régions les plus passives à faire le bilan de leurs forces et faiblesses, à déterminer collectivement avec les principaux acteurs présents les opportunités à pousser particulièrement, et enfin à faire des choix po- litiques courageux, sachant que tout ne pour- ra pas être soutenu. Le contraire de l’intelli- gence stratégique, c’est la politique au fil de l’eau qui ne mécontente personne – exemple parfait de ce que l’UE a fait savoir qu’elle ne soutiendra pas par ses cofinancements !
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Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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nationale. L’espace politique de chaque Etat est bien identifié par les électeurs, tandis que celui de l’Europe reste à construire. Pourtant, les grands partis politiques européens ont initié un début prometteur de constitution d’un espace public à l’échelle de l’Union. Chacun d’entre eux a désigné son leader aux élections européennes. Il (ou elle) avait vocation, si son parti obtenait le plus de voix, à être désigné(e) comme président de la

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Eté 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Pour se consolider, la zone euro aurait intérêt à se diriger vers un espace politique homogène, autrement dit une union politique. C’est d’ailleurs pour ne pas s’engager vers une union politique que Mrs. Thatcher justifiait le « non » du Royaume-Uni à la monnaie unique. Elle faisait en effet le lien entre la juridiction optimale et l’intégration politique. Naturellement, puisque tous les Etats membres n’appartiennent pas à la zone euro, il conviendrait de recourir à une Europe à plusieurs cercles. La tâche est considérable. Elle exige, dans tous les pays concernés, l’évolution des esprits dans un contexte de clarté sur les objectifs et les moyens. La France, à l’occasion des élections présidentielles, vient d’apporter une nouvelle fois la preuve que les grands débats nationaux menés au sein de chaque Etat membre éludent très largement cette question cruciale pour l’avenir.
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Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Le nouvel outil d’aide à la mise en place des réformes serait destiné à renforcer la résistance des économies face à des chocs économiques. Il s’agit des réformes jugées prioritaires dans le cadre du Semestre européen. Les subventions seraient allouées aux pays sur la base de rapports annuels de la Commission au sujet des progrès réalisés. Ces derniers seraient évalués en fonction d’objectifs précis à atteindre. Les crédits dédiés à cet outil pourraient être de l’ordre de 25 milliards d’euros sur 7 ans (en comptant le mécanisme de soutien à la convergence). Le mécanisme de stabilisation, quant à lui, serait destiné à soutenir l’investissement « en cas de chocs asymétriques de grande ampleur ». Il fournirait des subventions ainsi que des prêts aux États membres, à condition de respecter des « critères d’admissibilité stricts et prédéfinis, fondés sur des politiques macroéconomiques saines » et de se conformer au cadre de surveillance de l’UE. L’aide financière serait alors déclenchée « automatiquement et rapidement sur la base de paramètres prédéfinis » (relatifs à l’évolution du chômage ou de l’investissement). A vrai dire, la conditionnalité, qui sert à éviter l’aléa moral, ôte tout caractère automatique à la stabilisation ! Il est à craindre que des interférences politiques sur l’interprétation de la conditionnalité nuisent à l’efficacité de ce mécanisme.
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Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

L’Union Européenne vient de démarrer le processus de négociation de son futur Cadre Financier Pluriannuel (CFP) pour la période 2021-2027. La Commission a ainsi soumis ses propositions le 2 mai 2018 (COM 2018a). Ce cadre définit pour sept ans le plafond des recettes, leur répartition nationale, ainsi que les dépenses du budget de l’UE. C’est donc un acte majeur qui engage la prochaine période. Rappelons que les recettes se divisent en trois sources principales (Graphique 1) : une contribution nationale fonction du Revenu National Brut (RNB), une fraction de la TVA nationale (0,3 %) et enfin des Ressources Propres dites Traditionnelles (RPT) qui se résument surtout au montant des droits de douanes prélevés aux frontières de l’Union. Si les contributions RNB, qui représentent l’élément essentiel, pèsent avec la TVA sur les finances publiques nationales, les ressources propres sont moins sensibles pour les États membres. Les dépenses couvrent, quant à elles, l’ensemble des politiques communautaires, ainsi que le fonctionnement administratif de l’Union Européenne (UE). Au-delà des choix politiques stratégiques, les négociations portent traditionnellement sur la contribution globale de chaque Etat Membre et sur les politiques qui engendrent un retour financier. On se souvient du célèbre « I want my money
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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

objectifs ambitieux qu’elle s’est fixés qu’avec le soutien et la participation active de ses villes ». De fait la Commission européenne reprend l’argumentaire développé il y a quelques années déjà par la Banque mondiale et l’OCDE : désormais une fraction croissante de la population européenne (mais aussi mondiale) est désormais urbaine (environ 80 %) et les grands centres urbains génèrent une part croissante de la richesse, de l’emploi, et surtout de l’innovation. Pour toutes ces raisons, le pouvoir de décision et d’initiative des villes doit être fortement renforcé si l’on veut atteindre les objectifs européens de croissance et de compétitivité. La période actuelle de programmation (2014-2020) de la PRE consacre déjà une part importante de ses moyens financiers à encourager des centaines de projets socioéconomiques à caractère urbain visant à concrétiser les smart cities durables et compétitives. La prochaine période de programmation pluriannuelle des fonds structurels, si elle est reconduite (2020- 2026), mettra encore davantage l’accent sur les initiatives urbaines et les NTIC pour réaliser ses objectifs à la fois macro- économiques (croissance, compétitivité, inclusion) et de développement durable (smart cities pouvant garantir la qualité de l’air, la mobilité durable, la transition énergétique, etc.). Mais l’impulsion apportée par l’Union européenne aux initiatives urbaines transforme en profondeur l’armature urbaine elle-même et le fonctionnement des régions. Elle marque le passage d’un modèle polycentrique, égalitaire à un modèle polarisé mais profondément inégalitaire et morcelé. Elle conduit à distinguer parmi les villes, celles qui offrent la meilleure contribution au développement régional et national, celles qui apparaissent comme les véritables « moteurs de la compétitivité durable » (Van den Berg, Van der Mer et Carvalho, 2014) : les métropoles.
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Eté 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Evolution de l’image de l’UE dans l’opinion publique européenne Jean-Alain Héraud * et Bernard Aubry # L’Europe est en construction depuis une soixantaine d’années (si on prend comme point de départ le Traité de Rome de 1957). Qu’en est-il de l’opinion européenne – où en est-elle dans sa construction ? La question peut être posée à deux niveaux : Quelle est l’opinion des Euro- péens sur l’Europe (institutionnelle) et comment a-t-elle évolué ? Existe-t-il vraiment une opi- nion européenne ? L’opinion européenne se trouve certainement encore dans une phase pré- coce de construction, mais les résultats des dernières élections au Parlement européen, lors- qu’on considère le taux de participation qui fut une agréable surprise et les grandes restruc - turations de l’arène politique, peuvent donner l’impression que l’Europe existe bien dans les faits comme dans les représentations mentales des électeurs. Même si les débats politiques prennent généralement une forte connotation nationale, un système d’enjeux proprement eu- ropéens semble s’affirmer chez les électeurs. En termes de mesure des opinions en Europe et sur l’Europe, l’Eurobaromètre est une excellente source d’information, à notre avis insuffi- samment exploitée. Nous nous proposons d’y puiser des éléments de réponse aux questions évoquées.
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Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

nés à inciter les Gouvernements à maîtriser leurs déséquilibres budgétaires. En témoigne une capacité d’intrusion inédite de la Com- mission européenne dans les politiques bud- gétaires des Etats membres via les réformes institutionnelles lancées depuis 2010 : deux « paquets » législatifs (Six-pack et Two-pack) et un « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » (TSCG) instaurant notam- ment l’inscription d’une « règle d’or budgé- taire » dans chaque Constitution. Ces disposi- tions s’inscrivent dans le « Semestre européen », calendrier annuel fixant les tâches respec- tives des institutions responsables : Commis- sion et instances réunissant les États concer- nés (Conseil européen, Conseil Ecofin, Euro- groupe, etc.). À l’intérieur de ce cadre, les États de la zone euro forment un sous-en- semble soumis à des règles plus strictes et as- sorties, le cas échéant, de sanctions quasi-au- tomatiques. Enfin, avec la création d’un Mé- canisme Européen de Stabilité (MES), les pays européens exercent une mutualisation par- tielle du risque attaché à leur dette publique. Au total, la zone euro est gouvernée par des règles et non par des choix de politique éco- nomique, du fait de l’absence d’institutions et de procédures politiques au sein desquelles ces choix peuvent être décidés et contrôlés.
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Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Au-delà des aspects techniques et théoriques sur les politiques économiques européennes, ce livre porte un regard critique sur la construction européenne. En refusant d’accomplir des pas décisifs vers une vraie intégration politique, une logique nocive reste à l’œuvre : des Etats hétérogènes voulant préserver le maximum de souveraineté sont conduits à choisir des politiques représentant les plus grands des communs dénominateurs acceptables. Du coup, l’Europe avance entre coordination et fédéralisme, entre libéralisation et cohésion, entre concurrence et solidarité. Une telle démarche est sous-optimale et dépolitise l’Europe. Les citoyens et le projet européen méritent mieux que cette tiédeur. www.lecerclepoints.com
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Eté 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

souverainetés nationales est une vision obsolète. Dans un monde globalisé, incertain, rude et dangereux, l’union fait la force. Nous ne sommes plus au 19 e , ni même au 20 e siècle. Désormais, aucun Etat européen ne comptera, tout seul, face aux mastodontes économiques et démographiques. Très concrètement, faire l’Europe, c’est reconnaître l’intérêt et la nécessité de transférer un pouvoir démocratique significatif à un niveau fédéral. Mais pourquoi faire précisément ? Pour que la zone euro ne soit pas gérée par des règles et des experts, mais par un gouvernement démocratiquement élu (ce qui implique la fin des guerres fiscales et sociales entre les Etats). Pour que l’Europe protège d’un commerce international débridé porté par la cupidité (nous devons défendre un modèle social fier de sa solidarité). Pour que l’Europe possède une défense unique et forte dans la
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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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inquiétudes. Après un pic de 12 % en 2013, le chômage s’approche des 9 %. Les prévisions de croissance sont revues à la hausse et pourraient dépasser en 2017, N° 36 Eté 2017 Université de Strasbourg : Bureau d'économie théorique et appliquée (BETA).

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