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Les effets de la méditation de pleine conscience sur les élèves de CP

Les effets de la méditation de pleine conscience sur les élèves de CP

élèves de CP. Enfin, il est possible que les effets observés ne soient pas directement liés à la méditation mais à des biais méthodologiques. En effet, il semble nécessaire de préciser que le contexte de passation était différent lors du second recueil de données : l’enseignant qui a mené la méditation et qui était présent au premier recueil de données était dans l’impossibilité de venir en classe. Par conséquent, la seconde enseignante de la classe l’a remplacé. Surpris de ce changement et de notre présence dont ils n’avaient pas été informés, les élèves étaient peu concentrés et posaient beaucoup de questions. À cela s’ajoutait la fatigue d’une sortie la veille. Les circonstances et l’état d’éveil des élèves étant différents, il est possible que cela ait eu une influence sur les résultats. Par ailleurs, pour la seconde passation, nous n’avons pas proposé de phase « d’entraînement » avant la tâche de barrage puisque les élèves connaissaient cette épreuve. Cette absence d’entraînement pourrait expliquer une moins bonne performance à la tâche de barrage en T2. Enfin, le questionnaire proposé en T2 était différent de celui de T1. Afin d’éviter que les élèves répondent de manière mécanique aux questions car ils auraient mémorisé les items, nous avons reformulé les phrases. Ainsi, l’item 1 du questionnaire T1 était « Certains enfants trouvent que c’est difficile de se faire des amis à l’école ». Dans le questionnaire T2, cette phrase est devenue : « Certains enfants trouvent que c’est facile de se faire des amis à l’école ». Le questionnaire T2 comportait d’avantage de phrase avec négation : 8 contre 0 en T1. Nous pouvons supposer que la présence de la négation dans les phrases a perturbé la compréhension des élèves ou a influencé leurs réponses. Un tel effet pourrait expliquer les scores plus bas lors de la seconde passation. Enfin, le questionnaire sur le bien-être était de manière générale très compliqué à remplir malgré les relectures et les reformulations de l’adulte. De plus, la passation par groupe de cinq élèves était difficile à gérer car certains élèves avaient besoin de s’exprimer et de réagir par rapport aux différents items proposés. La passation était donc longue et fastidieuse. Dans la perspective d’une réplication ou d’une étude sur le bien-être des élèves de CP, nous préconisons des entretiens individuels ou l’utilisation d’un questionnaire moins long.
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Un pilote avec groupe témoin : effets de la méditation de pleine conscience sur la qualité de vie, le sommeil et l’humeur chez des adolescents atteints de cancer

Un pilote avec groupe témoin : effets de la méditation de pleine conscience sur la qualité de vie, le sommeil et l’humeur chez des adolescents atteints de cancer

i Résumé& L’annonce d’un diagnostic de cancer provoque souvent une forte réaction émotionnelle et un stress important tant chez les adultes que chez les adolescents et leurs parents. Certains d’entre eux cherchant à soulager cette détresse se tournent vers des méthodes alternatives positives de gestion de stress, dans le but d’atténuer les effets psychologiques indésirables du cancer. Les thérapies ciblant à la fois le corps et l’esprit gagnent en popularité dans ces populations. Une avenue prometteuse est la méditation de pleine conscience (MPC), inspirée de la philosophie bouddhiste et adaptée dans le cadre d’interventions thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie des patients souffrant de maladies chroniques. À ce jour, des études dans le domaine de la santé ont suggéré que la MPC pouvait avoir des effets bénéfiques sur les symptômes et la gestion de plusieurs maladies chroniques dont le cancer, faisant d’elle une avenue thérapeutique intéressante dans le traitement des effets psychologiques indésirables liés à ces maladies. La recherche émergente en pédiatrie suggère des effets comparables chez les enfants et adolescents. L’objectif de la présente thèse a été de développer un essai clinique randomisé visant à évaluer les effets de la MPC sur la qualité de vie, le sommeil et l’humeur chez des adolescents atteints de cancer, en documentant les étapes d’implantation du projet, les embuches qui ont été rencontrées durant son implantation et les résultats obtenus. La thèse est présentée sous la forme de deux articles scientifiques.
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Effets de la pratique d'activité physique et de méditation de pleine conscience sur les performances cognitives et le stress d'élèves du primaire

Effets de la pratique d'activité physique et de méditation de pleine conscience sur les performances cognitives et le stress d'élèves du primaire

possible que les enfants ayant de moins bonnes fonctions cognitives bénéficient davantage ou soient les seuls à bénéficier des interventions aiguës de pleine conscience. Pour ce qui est de l’effet de l’intervention de pleine conscience sur le stress des participants, nos résultats concordent avec ceux d’autres études (Kuyken et al., 2013; Van de Weijer-Bergsma et al., 2014). En effet, ces études effectuées auprès de jeunes ont obtenu des effets faibles mais significatifs sur le stress des jeunes. Dans les deux cas, ces résultats ne sont pas apparus directement après l’intervention d’une durée de 12 semaines mais bien lors du suivi post- intervention. Il semble probable qu’une partie de l’effet pourrait provenir d’une intégration de la pleine conscience dans la vie quotidienne de l’individu plutôt que de provenir directement de l’intervention. Nos résultats sont aussi cohérents avec les résultats de la méta-analyse de Zenner et al. (2014) qui avaient obtenus un effet significatif (d= 0.39) des interventions basées sur la pleine conscience en milieu scolaire sur le stress des participants. Il est tout de même pertinent de mentionner que dans la présente étude, l’effet de l’intervention de pleine conscience n’est pas plus fort que celui des autres interventions, incluant la condition témoin. Ce résultat n’est pas nécessairement surprenant puisque les études de Kuyken et al. (2013) et de Van de Weijer- Bergsma et al. (2014) qui étaient d’une durée de 12 semaines n’ont engendré que des effets faibles et qu’il semble y avoir un effet de dose associé aux interventions de pleine conscience (Zenner et al., 2014). Effectivement, Zenner et al. (2014) ont remarqué que plus la quantité de pleine conscience pratiquée était grande, plus les effets bénéfiques étaient forts. Or dans notre étude, les participants étaient exposés à une seule séance de méditation de pleine conscience (en plus de l’intervention combinée) ce qui pourrait expliquer ces effets modestes et similaires à l’intervention témoin.
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Prendre soin de soi avec la méditation : les effets de la MBCT sur la santé

Prendre soin de soi avec la méditation : les effets de la MBCT sur la santé

- Le programme a permis aux participants de développer une valeur fondamentale de la pleine conscience qu’est la bienveillance ; cette plus grande bienveillance vis-à-vis d’eux-mêmes a été le témoin de plus d’amitié envers eux. Les sujets se sont acceptés tels qu’ils étaient et se sont jugés moins sévèrement. Dans la continuité de cette plus grande bienveillance envers soi, l’image que les participants avaient d’eux même s’est améliorée. En se jugeant moins sévèrement ils ont pu parler d’eux avec des propos moins tranchés, moins virulents qu’au début. Enfin, l’amélioration de leur confiance en eux a été l’élément le plus marquant. La confiance en soi est la capacité qu’une personne a, d’agir de manière adéquate dans les situations importantes. Elle est liée à l’action. En améliorant leur confiance en eux, certains se sont sentis capables d’initier une baisse de leur traitement. Ces « piliers » sont bien sûr interconnectés : le fait de se respecter, d’écouter ses aspirations et besoins facilite une meilleure vision de soi, qui à son tour influence favorablement la confiance en soi 47 .
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La pleine conscience au travail : une revue systématique de la littérature

La pleine conscience au travail : une revue systématique de la littérature

[3] Introduction Le concept de pleine conscience ou mindfulness est complexe car il regroupe les idées de méditation, d’état, de trait, de processus et de pratique thérapeutique. Le site internet Amazon recense plus de 25 000 livres actuellement en vente sur la pleine conscience. Une recherche avec le mot mindfulness dans la base de données ABI/Inform propose plus de 3000 publications académiques entre 2000 et 2018. Cet engouement pour le sujet de la pleine conscience est notamment dû aux preuves apportées sur la pratique de la méditation et ses effets sur le bien-être des individus (Walsh et Shapiro, 2006). Les interventions sur la pleine conscience, dites contemplatives, visent à renforcer l’attention intentionnelle sur le moment présent, dans l’acceptation et le non jugement. Elles permettent l’obtention de comportements plus flexibles et adaptés aux situations telles qu’elles se présentent en diminuant les réponses automatisées (Grégoire et al., 2016). L’intérêt des sciences pour la pleine conscience dans les domaines de la psychologie et de la médecine est sans appel, mais il existe peu d’études sur la pleine conscience en milieu professionnel (Dane et Brummel, 2013). Quelques recherches cependant, démontrent l’effet positif de la pleine conscience sur la satisfaction au travail (Hülsheger et al., 2013) ou sur les résultats des employés (Glomb et al., 2012). Si le bien-être en entreprise constitue un levier de performance (Grenier et Martin, 2013), les pressions quant à elles sont constantes et les salariés sont sujets au stress et à l’épuisement professionnel (Abord-de-Chatillon et Bachelard, 2006 ; Gintrac, 2011). La performance est un concept polysémique qui peut s’envisager à plusieurs niveaux et termes. Dans ce travail nous nous intéressons aux effets de la pleine conscience sur les réactions et comportements et organisationnels importants en terme de performance des employés. En adoptant une approche systématique, cet article propose une revue de la littérature de la dernière décennie traitant de la pleine conscience au travail. L’objectif est de mieux définir la pleine conscience en clarifiant les connaissances de : 1) ses fondements et processus sous-jacents ; 2) ses effets et notamment en terme de comportements organisationnels. Ce papier se présente en trois points : la revue de littérature, la méthodologie, les résultats. Enfin une discussion conclura ce travail avec les limites et les voies futures de la recherche.
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Effets d’un court entraînement de pleine conscience sur la douleur et la cognition : une étude expérimentale randomisée en double aveugle

Effets d’un court entraînement de pleine conscience sur la douleur et la cognition : une étude expérimentale randomisée en double aveugle

le fait de diriger l’attention vers un objet particulier n’a pas comme objectif de faire entrer le pratiquant dans un état d’absorption particulier (quoi que cela peut subvenir) ; il est au contraire attendu que des distractions surviennent (Malinowski, 2013). Le fait de devoir se concentrer sur un objet en particulier est plutôt une tâche permettant de prendre conscience des élaborations autoréférentielles qui ne manqueront pas de se manifester ; si celle-ci finissent par être inhibée, cela est plutôt un effet secondaire de la pratique plutôt qu’un but visé (Dahl et al., 2015; Lutz et al., 2015; Lutz, Slagter, et al., 2008). C’est pourquoi les instructions concernant le « non- jugement » et « l’ouverture » demeurent importants lors des instructions des méditations qui ont pour but de favoriser l’augmentation de la meta-awareness, dans la mesure où ces instructions signifient au pratiquant qu’il ne doit pas chercher à reproduire un état mental particulier comme c’est le cas pour la méditation transcendantale. Ce qu’il faut ici comprendre, c’est que les méditations OM et FA visent tous deux une investigation de l’expérience conscience actuelle, ce pourquoi elles sont maintenant décrites toutes deux comme étant des méditations PC 2 .
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Effets d'une intervention basée sur la pleine conscience sur l'inflammation périphérique de personnes âgées avec un trouble cognitif léger

Effets d'une intervention basée sur la pleine conscience sur l'inflammation périphérique de personnes âgées avec un trouble cognitif léger

hautement automatisé adopté dans la vie de tous les jours. Ces pratiques guidées sont enseignées par des instructeurs formés à l’approche de pleine conscience lors de rencontres hebdomadaires en groupe de 10-15 personnes, d’une durée de 2h30 chacune, s’échelonnant sur huit semaines. En effectuant ces exercices de méditation, les participants sont invités à prendre conscience des habitudes de l’esprit (distraction, rêverie, jugement, réactivité, etc.) et à ramener l’attention vers l’objet de méditation prédéterminé (Kabat-Zinn, 1990). En plus des rencontres en groupe, les exercices de pleine conscience sont pratiqués à la maison six jours par semaine à l’aide d’enregistrements audio et de consignes écrites. Des attitudes et valeurs en lien avec la pleine conscience sont également enseignées lors des séances afin d’être mises en application lors des pratiques formelles de groupe et individuelles. Elles favorisent également la généralisation des bénéfices de l’approche à des situations de la vie quotidienne pouvant provoquer des affects négatifs (ex., conflits, maladie) ou instaurer la rêverie (ex., routine d’hygiène corporelle, conduite automobile). Les attitudes sont l’acceptation, la patience, l’esprit du débutant, le non-jugement, la confiance, le non-effort et le lâcher-prise. Ces attitudes représentent le fondement sur lequel la personne construit une pratique de méditation solide et ceci favorise l’émergence de nouvelles habitudes de l’esprit plus compatibles avec un état de bien-être (Kabat-Zinn, 1990).
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L'impact de la pratique de la méditation sur la concentration des élèves

L'impact de la pratique de la méditation sur la concentration des élèves

Les différents exercices proposés dans cet ouvrage ont pour similitude d’orienter l’attention des pratiquants sur un point précis, le plus souvent leur respiration. Pour Berghmans, cette focalisation de l’attention est un des points central de la médiation de pleine conscience, car elle permet « d’ancrer la conscience dans l’instant présent, afin que les pensées, sensations et émotions puissent être détectées lorsqu’elles apparaissent » (Berghmans et al., 2008, p.64). La pratique de la médiation est donc un exercice permettant aux élèves de travailler le maintien de leur attention en faisant abstraction de leur environnement, permettant ainsi de favoriser le maintien de la concentration. Les différents exercices de la méditation de pleine conscience ont également pour but d’aider les enfants à comprendre et ressentir les limites de leur corps et notamment la fatigue. Ils leur permettent également d’apprendre qu’elles sont leurs frontières et celle des autres. « Les frontières sont importantes [car] elles indiquent jusqu’où il faut aller, quand on mange, qu’on fait du sport ou qu’on taquine quelqu’un. » (Snel, 2012, p.75). Enfin, la méditation a pour but d’apprendre aux enfants à ressentir leurs émotions. Cela leur permettra de pouvoir les exprimer et les gérer sans se laisser entraîner par celles-ci. Cette capacité peut être très intéressante à développer en milieu scolaire, en effet elle permettra aux élèves de non seulement pouvoir exprimer et reconnaître leurs émotions et celle de leurs camarades lors d’un conflit, mais également d’apprendre à faire abstraction de celle-ci lors de moments clé qui nécessitent de la concentration.
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Mécanismes et effets psychologiques et cognitifs d'une intervention basée sur la pleine conscience chez des adultes âgés présentant un trouble cognitif léger amnésique

Mécanismes et effets psychologiques et cognitifs d'une intervention basée sur la pleine conscience chez des adultes âgés présentant un trouble cognitif léger amnésique

nécessairement contribué aux bénéfices dans les autres études auprès d’aînés à risque de développer la MA. Des effets persistant au-delà de l’intervention a également été observé trois mois plus tard pour les inquiétudes, avec un maintien partiel après six mois, chez un échantillon où la majorité des participants avait entretenu une pratique méditative (Lenze et al., 2014). Toutefois, aucun bénéfice additionnel à long terme n’a été associé à une pratique autonome après l’intervention (Lenze et al., 2014). Dans une autre étude où presque tous les participants de l’échantillon ont poursuivi une pratique méditative après l’intervention, des améliorations à trois et six mois sur l’anxiété, la dépression et les inquiétudes ont été observées (Wetherell et al., 2017). Ces résultats demeuraient d’ailleurs plus importants que pour l’IBPÉ, qui avait été moins efficace au posttest. Ces auteurs n’ont toutefois pas mesuré directement la relation entre le maintien de la pratique de la méditation et des bénéfices soutenus avec le passage du temps (Wetherell et al., 2017). Les effets sur les symptômes dépressifs et le stress étaient maintenus après cinq semaines dans l’étude de Berk et al. (2017), alors que les bénéfices sur la qualité de vie n’ont été observés qu’au suivi. Une dernière étude sur les effets à long terme d’une IBPC a révélé une corrélation positive entre une pratique autonome sur un an et des bénéfices sur la cognition et l’autonomie fonctionnelle plus importants (Wong et al., 2017). Ainsi, l’état actuel de la recherche démontre que les améliorations psychologiques après une IBPC de huit semaines se maintiennent jusqu’à un an après la fin de l’intervention. De plus, l’efficacité relative de l’IBPC par rapport au groupe contrôle était constante du premier posttest aux mesures subséquentes, demeurant supérieure dans l’étude auprès d’ainés ayant un DCS (Wetherell et al., 2017) et équivalente dans le TCLa, dans cette thèse. Vu les résultats contradictoires, il est présentement difficile de se prononcer sur la contribution d’une pratique soutenue à long terme au maintien des améliorations post-intervention et les prochaines études devront s’y pencher.
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Évaluation de l'implantation et des effets d'un programme de « Réduction du stress basée sur la pleine conscience » auprès d'adolescents en milieu scolaire

Évaluation de l'implantation et des effets d'un programme de « Réduction du stress basée sur la pleine conscience » auprès d'adolescents en milieu scolaire

La majorité des adolescents fréquente l’école secondaire. Ce milieu de vie peut être perçu comme stressant pour plusieurs étudiants. L’étude de Kaplan, Liu et Kaplan (2005) démontre que le stress se développe et augmente au cours des années de scolarisation, qu’il a un impact sur les émotions et le corps, et qu’il peut nuire à la performance scolaire et au bon fonctionnement en général. Par ailleurs, le stress serait déjà présent dès la transition du primaire au secondaire et ce passage d’un ordre à l’autre serait pour les jeunes une grande source de stress. Lupien, King, Meaney et McEwen (2001) ont mesuré une augmentation du cortisol (hormone de stress) chez les enfants lors de la transition au secondaire, et cela, quel que soit le niveau économique. Cette transition est un stresseur important dans la vie des jeunes adolescents, toutefois le stress ne s’arrête pas une fois la rentrée terminée. Au cours de la scolarisation, les étudiants sont confrontés à d’autres stresseurs d’ordre académique, social, affectif, en plus de ceux reliés aux changements physiologiques. Les études de Dumont, Deslandes et Leclerc (2003) confirment que 50% des élèves de quatrième et cinquième secondaire fréquentant une école publique vivent de l’anxiété de façon modérée ou élevée en situation d’évaluation. De plus, il semble que les adolescentes seraient particulièrement préoccupées par le stress chronique et l’intensité des tracas quotidiens, qui concernent la sphère scolaire (p. ex., avoir un mauvais résultat scolaire, une surcharge d’étude et de devoirs) et l’apparence physique (p. ex., un problème de peau ou de poids).
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Effets d'un programme de pleine conscience sur le rendement scolaire des enfants de 3e et 4e année du primaire

Effets d'un programme de pleine conscience sur le rendement scolaire des enfants de 3e et 4e année du primaire

comportement en classe. Une diminution des comportements problématiques est rapportée (Bakosh, Snow, Tobias, Houlinan et Barbosa-Leiker, 2016; Mendelson et al., 2010), notamment des comportements opposants chez les élèves du primaire (Schonert-Reichl et Lawlor, 2010) ainsi que des comportements agressifs (Schonert-Reichl et Lawlor, 2010; Weijer-Bergsma et al., 2014). Bien que les écrits scientifiques suggèrent que l’intervention de PC est une modalité réalisable et acceptable en milieu scolaire, de nombreuses questions empiriques restent à investiguer. En ce sens, aucune étude de cette revue systématique ne comprenait de mesures objectives des résultats scolaires, telles que les résultats scolaires recueillis par l’école. Or, les programmes de PC ont été introduits en contexte scolaire entre autres dans le but de favoriser le développement des compétences essentielles à la réussite scolaire (Shapiro et al., 2015). Il serait donc pertinent d’inclure une mesure spécifique des résultats scolaires puisque ceux-ci concernent directement la réussite scolaire des enfants. De meilleures habiletés de PC pourraient être une base à un meilleur fonctionnement social et émotionnel ainsi qu’à un meilleur rendement scolaire, puisqu’elle favorise les comportements sociaux positifs et une diminution de la détresse émotionnelle et des problèmes de conduite (Greenberg et al., 2003). Mendelson et ses collaborateurs (2013) ont déclaré que la pratique de PC au début d’une journée d’école entrainerait une amélioration des apprentissages scolaires et du comportement des élèves durant le reste de la journée.
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Les effets de la pleine conscience sur le stress des adultes âgés présentant un trouble cognitif léger amnésique

Les effets de la pleine conscience sur le stress des adultes âgés présentant un trouble cognitif léger amnésique

18 significative des symptômes anxieux, des ruminations et des problèmes de sommeil suite à un programme d’IBPC. Les chercheurs ont conclu que les IBPC représentent une approche bénéfique et sécuritaire pour les adultes âgés. De plus, les séances en groupe sont particulièrement appréciées de ceux-ci, car elles favorisent leur habileté à méditer et indirectement leurs occasions de contacts sociaux. L’étude de Lenze et al. (2014) réalisée auprès de 34 adultes âgés ayant un trouble cognitif subjectif a montré que l’IBPC diminue la sévérité des inquiétudes et augmente les habiletés de pleine conscience. Six mois post- IBPC, les participants ont rapporté maintenir les pratiques méditatives apprises, dont notamment la méditation sur la respiration, et en bénéficier lors de situations stressantes. L’étude de Wells, Kher et al. (2013) est particulièrement pertinente en lien avec ce mémoire doctoral car leur programme d’IBPC a été administrée auprès de la population d’intérêt, soit des adultes âgés avec TCLa. Les résultats des entrevues qualitatives sont à l’effet que les participants ont apprécié l’IBPC et ont perçu une amélioration de leur bien- être, une plus grande acceptation et conscience de leurs troubles cognitifs et une réduction de leur réactivité face au stress. De leur côté, Innes et al. (2012) ont démontré des effets positifs d’une IBPC sur le stress perçu, l’humeur et le sommeil des adultes âgés atteints de la MA. En somme, ces études appuient l’efficacité des IBPC pour diminuer le stress psychologique ainsi qu’augmenter le bien-être de ces populations âgées (Innes et al., 2012; Foulk et al., 2013; Lenze et al., 2014; Wells, Kerr et al., 2013).
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Apports de la méditation pleine conscience et de l’art-thérapie dans le cadre d’une double prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de leurs aidants

Apports de la méditation pleine conscience et de l’art-thérapie dans le cadre d’une double prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de leurs aidants

Comme pour notre étude, Berk et al. (2019) ont relevé des résultats en contradiction avec leurs hypothèses, à savoir une augmentation du fardeau de l’aidant entre le début et la fin des ateliers. Ces résultats ne rejoignent donc pas les affirmations que nous retrouvons généralement dans la littérature, comme ceux de Schulz et al. (2003), de Whitebird et al. (2013), de Van Den Hurk et al. (2015), de Collins & Kishita (2019) ou encore de Hugonot-Diener & Piccoli (2020), qui confirment les bienfaits significatifs de la pleine conscience sur le fardeau de l’aidant. Aussi, nos résultats ont révélé une diminution maintenue à long terme du fardeau grâce à la thérapie, et ont été soutenus par ceux de la revue de littérature de Collins & Kishita (2019) qui assurent un effet modéré de la pleine conscience sur le fardeau de l’aidant jusqu’à un mois post-intervention. Pourtant, de nombreuses études ont montré le contraire : les effets post-thérapie s’observent à court terme mais pas au cours du mois suivant l’arrêt du programme, malgré le fait que le fardeau soit plus faible un mois post-intervention qu’au pré-test (Brown et al., 2016; Hoppes et al., 2012). Les effets ne sont donc pas similaires d'une étude à l'autre, voire contradictoires, car les études peuvent différer en termes de niveaux d’adaptation des programmes proposés, de nombre de séances (dix sessions, huit sessions et un jour de repos, sept sessions et un jour de repos), de durée des séances (120 minutes, 90 minutes, 60 minutes), de suivi post-intervention (variant entre un et six mois), d’échelles utilisées, de pays dans lesquels ont été réalisées les études, de type de thérapie pleine conscience (MBCT, MBSR), de relation entre le soignant et l’aidant (enfants ou conjoints) et enfin, du type et de la sévérité de la démence du patient.
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Effets de la psychothérapie cognitive basée sur la pleine conscience sur le fonctionnement psychocognitif de personnes âgées souffrant de troubles cognitifs légers

Effets de la psychothérapie cognitive basée sur la pleine conscience sur le fonctionnement psychocognitif de personnes âgées souffrant de troubles cognitifs légers

2009; Lazar et al., 2005) du cerveau. Par exemple, à l’aide de la résonnance magnétique, Lazar et ses collaborateurs (2005) ont montré que vingt pratiquants à long terme de la méditation en PC avaient une plus grande densité corticale en préfrontal et au niveau de l’insula que les participants-contrôles sans expérience de la méditation. D’autres auteurs (Vestergaard-Poulsen et al., 2009) ont observé une meilleure densité de la matière grise de la medulla oblongata, du cervelet antérieur, du gyrus frontal gauche et du gyrus fusiforme gauche chez des pratiquants de longue date. Hölzel et ses collaborateurs (2011), quant à eux, ont observé une augmentation de la densité de la matière grise chez des participants qui n’avaient jamais médité auparavant, après qu’ils aient suivi un programme de huit semaines de MBSR. Ces augmentations étaient notées au niveau de l’hippocampe gauche, du cortex cingulaire postérieur, de la jonction pariéto-occipitale et du cervelet. Auparavant, l’équipe d’Hölzel (2009) avait aussi mis en évidence chez des participants anxieux, une réduction de la densité de la matière grise au niveau de l’amygdale, et cette réduction corrélait positivement avec la diminution du stress perçu par les participants à huit semaines de MBSR.
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Méditer à l'école maternelle : quand la pleine conscience devient un outil pédagogique

Méditer à l'école maternelle : quand la pleine conscience devient un outil pédagogique

La pratique des deux exercices proposés par Éline Snel permet aux élèves de trouver une méthode pour s'apaiser et ainsi d'être plus concentrés et plus attentifs aux consignes qui leur sont proposées. Après le temps d'interclasse, qui est très bruyant, les fatiguent et produit souvent de l'excitation, les élèves ont un réel moment de « pause », où ils vont pouvoir se recentrer et trouver en eux les moyens pour être tranquilles et se reposer. C'est un réel apprentissage qui va les mener, avec une pratique régulière, à de plus en plus d'autonomie. En effet, comme nous avons pu l'observer, non seulement les élèves sont plus concentrés, appliqués et paisibles lors des activités qui suivent le temps calme mais ils ont aussi réussi, pour certains, à s'approprier la pratique jusqu'à la transférer à d'autres moments de vie, dans et hors de la classe. Cela semble témoigner d'un intérêt véritable qu'ont les enfants à trouver des outils qui peuvent participer à les aider à s'auto-réguler. Être calme ne va pas de soi : il est donc important d'apporter des mots et des techniques. Ces moyens sont aussi transmis par notre façon d'être, c'est à dire le calme que nous allons induire dans nos paroles et nos actes. Ainsi pratiquer ensemble la méditation a permis aux élèves de trouver un sens au temps calme et plus de motivation aux apprentissages. A été mis en évidence alors l'importance de pouvoir gérer ses émotions pour favoriser un climat de classe serein, pour un meilleur vivre-ensemble. Ils ont peut-être aussi compris qu'ils étaient écoutés, que les mots sur les ressentis sont importants et que les idées négatives ne sont que des idées qui ne nous caractérisent pas, comme le soutiennent Jeanne Siaud-Facchin et Éline Snel. Les « je suis nul », « je n'y arrive pas », déjà présents en moyenne section ne sont pas des faits, des réalités mais des idées qu'il est possible de dépasser si nous trouvons en nous une certaine force, accompagnée et soutenue par une présence bienveillante et à l'écoute pour nous aider. Car comme nous le dit Janusz Korczak 24 : « Les chagrins des petits ne sont
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Effets de la pleine conscience sur l’empathie, les compétences émotionnelles, le cortisol capillaire, et le stress psychologique des soignants en hémato-oncologie pédiatrique

Effets de la pleine conscience sur l’empathie, les compétences émotionnelles, le cortisol capillaire, et le stress psychologique des soignants en hémato-oncologie pédiatrique

émotions positives l’étaient, tels le cortex orbitofrontal médian et le striatum ventral (Klimecki, Leiberg, Lamm et Singer, 2013; Klimecki, Leiberg, Ricard et Singer, 2014). Pourtant, les études antérieures avaient démontré que le fait d’observer (ou d’imaginer) une personne ressentant de la douleur est associé à une expérience émotionnelle désagréable et active des régions du cerveau associées à la douleur chez l’observateur (Lamm, Decety et Singer, 2011). Lors d’une autre séance de méditation, les chercheurs ont demandé à Ricard d’engendrer le plus intensément possible un sentiment d’empathie pour la souffrance d’autres personnes (p. ex., enfants mal traités), sans y intégrer de compassion ou d’amour altruiste. Ricard relate que cela devint vite insupportable et mentionne que cette brève, mais intense expérience d’empathie sans compassion l’avait rapidement conduit au burnout. Les chercheurs ont observé qu’au cours de cette méditation sur l’empathie, les aires cérébrales associées à la détresse et aux émotions négatives étaient activées, notamment l’insula antérieure et le cortex cingulaire antérieure.
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Les effets de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT) sur l’anxiété psychique et somatique comorbide d’une clientèle souffrant de troubles bipolaires

Les effets de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT) sur l’anxiété psychique et somatique comorbide d’une clientèle souffrant de troubles bipolaires

Sur le plan clinique, la présente étude permet de formuler quelques recommandations. Le MBCT semble une approche sécuritaire pour la clientèle souffrant de TB. Par contre, l’attrition suggère que l’approche ne convient pas à toute la clientèle. Une approche à base de méditation, qui demande une certaine discipline et du temps, peut s’avérer un frein pour plusieurs personnes. Lorsque les symptômes anxieux ou dépressifs sont trop importants, certains participants pourraient éprouver beaucoup de difficultés à se détacher de pensées, sensations, émotions trop aversives, ou encore à se concentrer (voir Strauss et al., 2014). Une certaine stabilité de l’humeur serait souhaitable, mais les symptômes résiduels ne semblent pas un frein au programme, même au contraire, ces participants semblent en avoir bénéficié davantage. Considérant les gains intéressants réalisés par les participants sur une courte période de temps, les cliniciens pourraient encourager ceux-ci à poursuivre leur pratique suite au programme. Pour les participants intéressés, mais peut- être moins disposés au programme classique en groupe, des exercices informels peuvent être enseignés sur une base individuelle.
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Pépite | Les intérêts de la méditation pleine conscience dans la pratique odontologique

Pépite | Les intérêts de la méditation pleine conscience dans la pratique odontologique

• Déroulement d’une séance de yoga Pour débuter, il est préférable de s’inscrire dans un club de yoga (cours collectif ou individuel) pour bénéficier des connaissances du professeur. Une séance dure généralement 1h30. Celle-ci commence toujours par un court moment de pause qui permet de se recentrer sur soi et laisser les problèmes de la journée se dissiper. Puis, le professeur enseigne aux élèves les différentes postures à réaliser et vérifie que celles-ci soient exécutées dans les règles de l’art. Le but premier de cette pratique est de porter son attention sur l’alignement du corps à travers l’enseignement des différentes postures et de synchroniser cette mise en mouvement du corps avec la respiration. Les postures s’enchainent et forment des séquences. A la fin de ces séquences, le cours se termine par une relaxation profonde, pour relâcher toutes les tensions. A noter qu’après une séance il est préférable d’attendre une heure avant de manger et une vingtaine de minutes avant de boire et de se doucher.
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La méditation de pleine conscience à l'école

La méditation de pleine conscience à l'école

51 avec les conclusions du programme PEACE [2016] qui enregistrait une augmentation du mieux-être des enfants de 52% et une augmentation de la sensation de calme de 82% à l’issue du cycle des méditations. Nos résultats viennent également confirmer les conclusions de l’étude du programme MindfulKids effectuée par L. Barriault [2016] qui prônait une amélioration générale du bien-être. Nos observations appuient celles de K. Schonert-Reichl [2015], qui assure que la méditation de pleine conscience est capable de promouvoir un sentiment de bien-être (par auto-évaluation), ainsi que celles d’Eline Snel sur la capacité des enfants à ressentir davantage de calme en classe [E. Snel – 2013]. Pour ce qui est de la deuxième hypothèse avançant l’idée que la méditation aide à lutter contre le sentiment de stress, les résultats sont moins catégoriques. Le stress a diminué de 40 % à l’arrivée à l’école (passant de 5 à 3 élèves), de 25 % en classe et à la cantine (passant de 4 à 3 élèves). Ces données viennent donc confirmer les études précédemment effectuées et détaillées dans la partie théorique [E. Snel – 2013] [K. Schonert-Reichl – 2015] [L. Barriault – 2016] qui assuraient la capacité de réduction du stress des exercices de pleine conscience. Mais le stress à la fin de la journée a au contraire augmenté (trois élèves au questionnaire 2 au lieu d'un seul au questionnaire 1). Les activités de pleine conscience semblent donc être capables de réduire le stress à court terme uniquement. De plus, pendant et juste après la méditation (questions 8 et 9), le stress représente une moyenne de choix de 10,58 % des réponses. Il n’est donc pas possible d’affirmer ni d’infirmer de manière claire et tranchée que la méditation de pleine conscience a permis de réduire le stress des élèves.
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Pépite | Les représentations des patients concernant la méditation de pleine conscience dans la prise en charge de leur anxiété en soins primaires : étude qualitative

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103 remplacements dans des officines avec, c’est un pharmacien qui vous le dit, des tâches qui allaient au-delà de ce que je pouvais faire et je pense qu’il y avait ce facteur anxiogène de se dire : « est-ce que je vais être à la hauteur ? ». Et voilà, tout simplement. J’étais tout seul à la pharmacie et je dormais sur place et je n’avais pas fini mon cursus. J’ai un souvenir très vif. Je revois parfaitement la scène. C’était horrible. Donc, au début, on m’avait donné des benzodiazépines à demi-vie longue. Le premier truc que j’ai eu, c’était du VICTAN. Ça m’avait aidé. Et après, je suis passé au LEXOMIL. Je le prenais plus si besoin et ça marchait très bien chez moi. Je me souviens aussi que j’étais parti à la piscine avec ma cousine et je n’avais pas mon pilulier. Rien que ça, j’étais anxieux. Pas de crise de panique mais je suis retourné le chercher. Ça a laissé des traces chez moi parce que maintenant, j’en ai toujours sur moi. Ça ne m’empêche pas de dormir mais j’aime en avoir d’avance à la maison. En avoir, ça me sécurise, même en voyage. Je n’en prends plus là mais mes évènements de santé les plus intéressants pour vous : en 2017, j’ai fait un AVC. Et dans le cadre du traitement de l’AVC, on m’a prescrit des benzodiazépines parce que le soir j’étais anxieux de refaire un AVC. Je les ai prises un jour ou deux puis j’ai arrêté. Elles sont reconduites tous les mois par le médecin mais je ne les prends pas. Mais je suis content d’avoir ma boîte. J’ai continué à les utiliser pour les insomnies quand je suis stressé ou anxieux. Connaissant le produit, mais en fait la première fois que j’ai dû en prendre je ne savais pas ce que ça allait me faire, j’étais finalement anxieux de prendre le médicament parce que j’avais peur des effets sur la mémoire, l’accoutumance. Puis quand je l’ai essayé et que je n’avais pas d’effets majeurs, j’ai été rassuré.
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