Haut PDF Diagnostic étiologique de l'insuffisance cardiaque

Diagnostic étiologique de l'insuffisance cardiaque

Diagnostic étiologique de l'insuffisance cardiaque

Peu de données sont disponibles sur la prévalence respective de ces facteurs aggravants dans l’insuffisance cardiaque aiguë [164]. Notre étude montre qu’au moins un facteur déclenchant est retrouvé chez 90 % des patients, ce qui est similaire au travail de Roux et al.[165]. Parmi les facteurs favorisants déterminés dans notre série, la surinfection broncho- pulmonaire représente le facteur le plus important (43,3%), suivie de la fibrillation auriculaire (33,3%), l’anémie (23,3%), l’écart de régime (16,6%), la dysthyroïdie (8,33%), non observance du traitement (3,3%) et la maladie thrombo-embolique (1,6%). En comparant ces résultats avec ceux rapportés par Roux et al.[165], on trouve que le principal facteur déclenchant est l’insuffisance rénale sévère à préterminale retrouvée dans 33 % des cas, suivie par l’ischémie silencieuse dans 31 % des cas, la fibrillation auriculaire dans 29 % des cas, un sepsis sévère dans 25 % des cas dont l’origine broncho-pulmonaire est notée dans 16,6% des cas, une hypo-albuminémie sévère (secondaire à une dénutrition) dans 23 % des cas et une anémie sévère dans 17 % des cas.
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Fibrillation auriculaire et insuffisance cardiaque : une analyse de coût comparant la stratégie de contrôle de la fréquence à celle du contrôle du rythme

Fibrillation auriculaire et insuffisance cardiaque : une analyse de coût comparant la stratégie de contrôle de la fréquence à celle du contrôle du rythme

Limitations Any economic analysis performed alongside a clinical trial may be subject to protocol-driven costs. However, the AF-CHF trial was designed to reflect usual care and to capture rather than mandate approaches used to achieve rhythm or rate-control. Costs engendered by study participation are not, therefore, expected to have a substantial impact on our findings. Secondly, RAMQ pharmaceutical information was lacking in 25% of the study cohort due to private insurance plans. Since baseline patient characteristics and concomitant drug therapy between those with (N=227) and without (N=77) public health insurance were comparable, pharmaceutical costs were assumed to be similar. This assumption is unlikely to substantially bias our overall findings considering that pharmaceutical expenditures accounted for only 13% of overall costs and misclassification errors are likely to be non-differential. Thirdly, “other medical encounters” were incompletely valued due to the broad diversity of ambulatory non- cardiac procedures and diagnostic tests. Only physician fees were included in such encounters. This is unlikely to influence between-group comparisons, since identical methodology was applied. Finally, the study population is modest and health resource utilization may reflect local practices.
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La vignette thérapeutiqu de l'étudiant Diagnostic différentiel étiologique des oedmes

La vignette thérapeutiqu de l'étudiant Diagnostic différentiel étiologique des oedmes

M ots - clés : Oedème - Hémodynamique capillaire - Maladie rénale - Décompensation cardiaque - Cirrhose hépatique H ow to dIagnose tHe cause of oedeMa , a clInIcal approacH SUMMARY : Oedema is a frequent disorder and the easily detectable consequence of an increase of fluid located in the interstitial tissue. It could be localized or generalized and related either to a primary disturbance of hemodynamics at the capillary level, due to a modification of the Starling’s law components with secondary water and saline retention, or to a primary retention of salt and water linked to a kid- ney abnormality. Generalized forms are pitting oedema, most often painless, white, bilateral and symmetric, distributed at the lower part of the body (localisation according to the gra- vitation law). They are different in their characteristics from localized oedema or lymphoedema which are tough. We pro- pose a diagnostic approach based on medical history, clinical examination which allows a confident medical diagnosis and so an adapted therapy.
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Insuffisance cardiaque : épidémiologie, caractéristiques des patients et de leur prise en charge, et facteurs pronostiques de décès

Insuffisance cardiaque : épidémiologie, caractéristiques des patients et de leur prise en charge, et facteurs pronostiques de décès

fonctionnelle du cœur qui empêche le ventricule de se remplir ou d’éjecter du sang, tout en détaillant les conséquences de ces altérations en termes de limitation de l’activité physique. Les sociétés savantes de cardiologie américaines (American Heart Association et American College of Cardiology) et européennes (European Society of Cardiology et sociétés affiliées à cette dernière) s’accordent sur les symptômes et signes qui caractérisent ce syndrome : dyspnée, fatigue, œdèmes périphériques et pulmonaire, liés à une rétention hydrosodée. Néanmoins, seules les sociétés de cardiologie européennes mettent l’accent sur le caractère non discriminant de ces symptômes et signes cliniques, qui impose de les interpréter à la lumière des antécédents des patients et des résultats des explorations complémentaires pour pouvoir poser le diagnostic d’insuffisance cardiaque. Par exemple, la présence de symptômes comme l’orthopnée et les accès de dyspnée paroxystique nocturne, et de signes cliniques comme la turgescence jugulaire, l’élargissement cardiaque, et un troisième bruit à l’auscultation cardiaque ont une spécificité comprise entre 70 et 90% et une sensibilité comprise entre 11 et 55% pour le diagnostic de l’insuffisance cardiaque 53 . Les résultats des examens complémentaires comme l’électrocardiogramme, la radiographie de thorax, le dosage de l’hémoglobine, ou le bilan hydro électrolytique ne sont pas plus spécifiques de l’insuffisance cardiaque 54 . Une concentration sanguine normale en peptides natriurétiques (BNP et NT-proBNP) permet dans la plupart des cas (sauf en cas d’obésité) d’éliminer le diagnostic d’insuffisance cardiaque, puisqu’ils sont secrétés en très grande quantité uniquement par le cœur de l’insuffisant cardiaque 55 . L’échographie cardiaque transthoracique permet de confirmer le diagnostic tout en caractérisant les structures et fonctions valvulaires et myocardique 54 .
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Mise en place du programme PRADO Insuffisance Cardiaque : perception par les professionnels de santé et les patients

Mise en place du programme PRADO Insuffisance Cardiaque : perception par les professionnels de santé et les patients

55 mortalité (56) avec la mention de l’âge comme étant en tête avec une augmentation du risque par décade. La conclusion est identique dans une étude espagnole de 2016(57). Etonnamment, les patients de notre cohorte présentant une FEVG altérée ont eu un taux de décès pour cause cardiovasculaire inférieur à celui des patients à FEVG moyennement altérée ou conservée. Le BNP nous a rendu des données tout aussi paradoxales, puisque contre toute attente parmi les décès comptabilisés dans notre étude, la majorité des patients avaient un BNP de sortie normal. Là encore, ces résultats sont à pondérer du fait de l’effectif très réduit de cette sous-cohorte. Dans l’étude de Toma et al., il est mis en évidence que parmi les patients présentant une IC, les taux de mortalité pris isolément sont similaires dans les 3 catégories de la classification de la FEVG (< 40%, entre 40-50% et >50%). Cependant, après l’intégration des variables clés liés aux patients (âge, sexe), le risque de mortalité augmente lorsque la FEVG est inférieure à < 35 % (58). Les données de la littérature ne sont pas formelles quant à la place du BNP dans l’insuffisance cardiaque. Selon les recommandations de l’ESC 2016 sur la prise en charge de l’insuffisance cardiaque, le BNP a une place centrale dans le diagnostic et le pronostic de la maladie (59). Ceci est réaffirmé par des études récentes notamment dans une étude de 2016 où il a été démontré que la valeur absolue du BNP de sortie est un facteur prédictif plus précis de la mortalité à 6 mois, bien plus que la variation du BNP au cours d’une hospitalisation (60) (61) . Cependant, il persiste des études dans la littérature mettant en évidence l’absence d’amélioration significative en terme de mortalité et de morbidité quand bien même le BNP diminue au cours d’une hospitalisation (62)(63)(64). Une étude récente de 2017 réalisée au Royaume-Uni sur une cohorte de 1536 patients conclut que l’efficacité de la thérapie guidée par le BNP est incertaine. Les auteurs rajoutent que si une efficacité était démontrée, elle serait rentable pour les patients de moins de 75 ans insuffisant cardiaque (65). Nous n’avons pas pu démontrer de lien significatif entre le nombre de séances d’éducation thérapeutique PRADO et le risque de décès. Quand bien même notre effectif était réduit, le Pr ROUBILLE rapporte également un résultat similaire puisqu’il mentionne dans son étude que l’éducation seule ne suffit pas (53). Selon plusieurs études, l’optimisation de la prise en charge de l’IC à la sortie d’hospitalisation réside dans plusieurs critères, le premier étant la prévision de la date de sortie avec une réévaluation à 48h et l’importance de réaliser une checklist (66)(54).
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Pépite | Intérêt de l'examen foetopathologique dans le diagnostic étiologique des anomalies déficitaires longitudinales du rayon radial

Pépite | Intérêt de l'examen foetopathologique dans le diagnostic étiologique des anomalies déficitaires longitudinales du rayon radial

Une maladie de Fanconi (MIM227650) était découverte chez trois fœtus. Cette maladie génétique inclut un retard de croissance et une insuffisance médullaire précoce. Elle prédispose aux hémopathies et aux cancers solides. Les malformations squelettiques sont classiques, les anomalies radiales étant les plus fréquentes. Du point de vue cytogénétique, cette pathologie appartient au groupe des maladies cassantes définies par des cassures, spontanées ou induites par des agents pontants de l’ADN. Le mode de transmission est le plus souvent autosomique récessif, mais cette affection présente une hétérogénéité génétique. Dans notre cohorte, des mutations dans le gène FANCD1/BRCA2 étaient identifiées. Ce gène est impliqué dans une voie de réparation des lésions acquises de l’ADN. En cas de mutation, le risque de cancer du sein et de l’ovaire est élevé. Le conseil génétique porte sur le risque de récurrence de la maladie pour le couple et sur le risque oncogénétique pour la famille.
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Diagnostic étiologique de l'hyponatrémie chez le cérébrolésé : revue de la littérature et analyse de l'intérêt du dosage de la copeptine dans ce contexte

Diagnostic étiologique de l'hyponatrémie chez le cérébrolésé : revue de la littérature et analyse de l'intérêt du dosage de la copeptine dans ce contexte

Dans le groupe CSW, les principaux arguments clinico-biologiques en faveur d’une diminution du VEC étaient une PVC ≤ 5cmH2O (chez trois patients sur quatre PVC disponibles), une sensation de soif, quelques signes cutanéo-muqueux (l’absence d’œdème, de francs pli cutané ou sillon lingual) et une hyperprotidémie > 70g/L malgré une hypoalbuminémie fréquente en réanimation. Ces données sont à considérer avec beaucoup de recul, d’une part car il s’agit d’un faisceau d’argument avec une appréciation par des cliniciens sensibilisés au protocole de l’étude, d’autre part car l’effectif est petit et il n’a pas été réalisé de comparaison de ces marqueurs, seuls ou associés. Enfin car chaque élément doit être interprété selon de nombreuses variables (interprétation de la PVC selon la fonction cardiaque droite, importantes variations et faible précision diagnostique de la sensation de soif et des signes cutanéo-muqueux selon l’âge, la médication, la pathologie sous-jacente).
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Ascite, insuffisance surrénale et inflammation systémique au cours de la cirrhose : mécanismes, diagnostic et conséquences pronostiques

Ascite, insuffisance surrénale et inflammation systémique au cours de la cirrhose : mécanismes, diagnostic et conséquences pronostiques

111 Position du problème La prise en charge des patients cirrhotiques fait poser tôt ou tard la question de la transplantation hépatique, ce qui suppose, compte tenu des règles d’attribution des greffons actuellement en vigueur en France, de pouvoir discriminer avec le maximum de précision les patients les plus à risque de décès à court terme, qui sont prioritaires. Nous disposons pour cela de scores pronostiques (Child-Pugh et MELD) utilisés quotidiennement [78, 182]. Néanmoins, ces scores ne font que refléter le degré de l’insuffisance hépatique et ne rendent pas compte d’événements surajoutés, directement en cause dans l’apparition de défaillances d’organe. De ce fait, au-delà d’une certaine gravité de l’insuffisance hépatique, ils apparaissent insuffisants pour la prédiction du décès à court terme, et moins performants que les scores généralistes utilisés en réanimation, comme le score APACHE II ou le score SOFA. Parmi les événements capables d’influencer le pronostic à court terme figure le syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS), particulièrement fréquent au cours de la cirrhose [74, 286], car favorisé par la translocation bactérienne [85], c’est-à-dire la migration de bactéries viables et/ou de fragments bactériens d’origine intestinale vers les ganglions lymphatiques mésentériques ou d’autres sites extra-intestinaux [325]. Le SRIS est défini par la présence d’au moins deux des signes cliniques ou biologiques suivants : température >38°C ou <36°C, fréquence cardiaque >90 /min, fréquence respiratoire >20/min ou PaCO 2 <32mmHg, leucocytose >12000 ou < 4000/mm 3 ou présence de plus de 10% de
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Utilité de l'échocardiographie dans le diagnostic ante mortem d'amyloïdose cardiaque - RERO DOC

Utilité de l'échocardiographie dans le diagnostic ante mortem d'amyloïdose cardiaque - RERO DOC

a. Type d’amyloïdose : il s’agit d’un patient connu pour une insuffisance cardiaque depuis 2 ans, qui décède en défaillance ventriculaire gauche terminale dans le cadre d’une AMYLOÏDOSE AL PRIMAIRE GENERALISEE , 1 mois après que le diagnostic d’amyloïdose cardiaque soit posé par échocardiographie. L’amyloïdose est vraisemblablement de type AL plutôt que sénile au vu du nombre des organes lésés et de l’atteinte massive des vaisseaux. A noter que notre patient avait des épanchements pleuraux bilatéraux et une atteinte amyloïde pulmonaire découverte à l’autopsie ; l’atteinte pulmonaire est souvent asymptomatique, mais lorsqu’elle engendre des symptômes, il y a une forte probabilité d’amyloïdose cardiaque associée 10 ; alors que l’amyloïdose AL pulmonaire ne semble pas
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L'hyponatrémie comme facteur pronostique de mortalité au cours d'une insuffisance cardiaque aiguë chez des patients âgés de plus de 75 ans

L'hyponatrémie comme facteur pronostique de mortalité au cours d'une insuffisance cardiaque aiguë chez des patients âgés de plus de 75 ans

L’étiologie de l’hyponatrémie reste peu expliquée dans notre étude. L’hyponatrémie est le plus souvent plurifactorielle chez le patient âgé 22 ce qui rend son diagnostic étiologique d’autant plus difficile dans un service d’urgence. Nous n’avons pas évalué la volémie des patients de notre étude ni les données d’osmolarité plasmatique et urinaires afin de nous orienter dans la démarche diagnostique de cette hyponatrémie. Des études plus poussées sur ce sujet nous semblent nécessaires afin de pouvoir mettre en œuvre des moyens de prévention de l’hyponatrémie chez le patient insuffisant cardiaque et, le cas échéant, d’en traiter le facteur déclenchant. De plus, l’hypoperfusion des tissus rencontrée dans l’insuffisance cardiaque active une régulation neuro-hormonale à travers l’activation du système nerveux sympathique, du système rénine-angiotensine-aldostérone et la sécrétion de vasopressine, tout ceci pouvant conduire à une hyponatrémie 35 et s’ajouter à d’autres facteurs
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Intérêt du dosage de la troponine I cardiaque plasmatique pour le diagnostic d'affection myocardique aiguë chez le chien

Intérêt du dosage de la troponine I cardiaque plasmatique pour le diagnostic d'affection myocardique aiguë chez le chien

La troponine T, quant à elle, possède quatre isoformes cardiaques (cTNT) et de cinq à douze isoformes squelettiques. Toutes ces isoformes de la troponine T sont de structures beaucoup plus similaires [9, 51, 61]. La cTNT est la plus abondante des troponines présentes dans le myocarde. Par contre, l’étude des rapports de concentration protéique entre muscle squelettique et muscle cardiaque montre que la cTNI a une meilleure spécificité cardiaque que la cTNT [32]. La cTNT est en effet présente en faible quantité dans les fibres musculaires squelettiques mais des formes fœtales (d’autres isoformes de la cTNT) peuvent être réexprimées chez l'adulte dans certaines affections, posant la question de la spécificité de la cTNT [16, 71]. Par exemple, chez les insuffisants rénaux, des troponines T de structure voisine de la troponine T cardiaque sont exprimées dans le muscle strié squelettique [53]. La spécificité de ce marqueur s’en trouve ainsi altérée. On observe donc des concentrations sériques élevées en cTNT lors d’insuffisance rénale aiguë ou chronique (stade final), lors de polymyosite, lors de rhabdomyolyse, lors de chirurgie non cardiaque ou encore lors de toxicité médicamenteuse [9, 31, 54].
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Diagnostic étiologique de l’infarctus du myocarde à coronaires non-obstructives (MINOCA) : apport de l’imagerie par résonance magnétique de rehaussement tardif haute résolution en respiration libre

Diagnostic étiologique de l’infarctus du myocarde à coronaires non-obstructives (MINOCA) : apport de l’imagerie par résonance magnétique de rehaussement tardif haute résolution en respiration libre

Ce type est arbitrairement défini par une élévation de la valeur de troponinémie cardiaque (cTn) supérieure à 5 fois le 99 ème percentile (limite supérieure de référence) chez les patients avec une troponinémie initiale normale, ou une élévation supérieure à 20% de la valeur de cTn dans les cas où la troponinémie était préalablement élevée de manière stable ou en décroissance. Ce critère biologique indispensable doit être associé à au moins un des 4 critères suivants pour poser le diagnostic d’IDM de type 4a : symptômes évocateurs d’ischémie myocardique, apparition de signes ischémiques à l’ECG ou d’un bloc de branche gauche, constatation per-angiographique de l’apparition d’une occlusion d’une artère coronaire principale ou d’une de ses branches, d’un flux lent, de l’absence de flux coronarien ou d’une embolisation et, enfin, preuve à l’imagerie d’une perte de tissu myocardique viable ou apparition d’un trouble de la cinétique segmentaire.
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La communication entre l’équipe de cardiologie et le patient en insuffisance cardiaque en ce qui concerne le pronostic et la préparation de la fin de vie

La communication entre l’équipe de cardiologie et le patient en insuffisance cardiaque en ce qui concerne le pronostic et la préparation de la fin de vie

41 aussi des patients atteints sévèrement, parce que c'est principalement avec ces patients que se posent les questions de divulgation du pronostic et de la préparation à la fin de vie. Lorsque les patients sont pris en charge à la clinique, ils ont nécessairement un mauvais pronostic (50 % de chance de mourir d’ici deux ans), ce qui s’exprime par un diagnostic d’insuffisance de classe III avec une hospitalisation dans l’année ou de classe IV selon les critères de la classification de la New York Heart Association (NYHA). En ce qui regarde l'âge, deux groupes de patients atteints par la maladie fréquentent la clinique. Des patients plus jeunes dans la soixantaine et des plus vieux de 70 ans et plus. Il fallait donc que ces deux groupes de patients soient représentés. Quant au degré d’ouverture à recevoir de l’information, il fallait que l'échantillon soit composé d'autant de patients ouverts à recevoir de l’information que de patients réticents ou même très réticents à en obtenir. Ce critère a été évalué informellement par les infirmiers de la clinique responsables du recrutement, ceux-ci les connaissant bien et sachant aussi quels sujets avaient été abordés ou non avec eux. Les personnes souffrant de maladies de type Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs qui pourraient nuire au bon déroulement de l’entrevue ont été exclues de l'étude.
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Insuffisance cardiaque chronique : apport des inhibiteurs de la néprilysine

Insuffisance cardiaque chronique : apport des inhibiteurs de la néprilysine

48 La radiographie thoracique est un examen essentiel de l’insuffisance cardiaque. Elle permet de calculer l’index cardiothoracique (ICT) (Figure 12). Cet ICT est « le rapport entre le diamètre transverse maximum du cœur (mesuré entre deux lignes tangentes aux arcs inférieurs gauche et droit du cœur soit A + B sur la Figure 12) et le diamètre transverse maximum du thorax mesuré entre deux corticales internes de côtes (C sur la Figure 12). » (31) Chez le sujet sain, l’ICT est inférieur à 0,40. Un ICT supérieur à 0,50 indique une cardiomégalie et donc une atteinte cardiaque. Cette dernière peut également être mise en évidence par des signes de congestion veineuse, d’un épanchement pleural bilatéral ou un œdème alvéolaire et/ou interstitiel visibles eux-aussi à la radiographie. Il est cependant impossible de baser le diagnostic uniquement sur cet examen. Toutefois, une radiographie normale n’exclue pas une IC car un patient insuffisant cardiaque sur deux présente un ICT normal. La radiographie permet également d’établir s’il existe d’autre facteurs qui pourraient être à l’origine de la dyspnée (exemple : infection pulmonaire, emphysème, cancer du poumon, etc.).
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Entresto® et insuffisance cardiaque

Entresto® et insuffisance cardiaque

2.4 Étiologies Quand le diagnostic d’IC est posé pour un patient donné, il est impératif de rechercher systématiquement l’étiologie de celle-ci, si elle n’est pas encore connue. Plusieurs étiologies sont possibles et seront classées ci-dessous selon quatre grands groupes et de manière non-exhaustive:  Cardiomyopathies dilatées (CD) : les CD sont une cause non négligeable d’IC. Leur point commun est la dilatation du VD et/ou gauche ainsi qu’une diminution de la contractilité des fibres cardiaques. Le cœur n’a donc plus la force nécessaire pour envoyer une quantité suffisante de sang dans la circulation sanguine. Les CD peuvent avoir plusieurs causes : toxiques, alcool, drogues, certaines chimiothérapies (anthracyclines), infections virales (myocardite), post-partum…
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Anemie et insuffisance cardiaque

Anemie et insuffisance cardiaque

I N T RO D U C T I O N L’insuffisance cardiaque (IC) représente l’aboutissement de toutes les cardiopathies. Sa prévalence est sans cesse croissante en raison, d’une part, du vieillissement de la population et, d’autre part d’une meilleure prise en charge de l’ensemble des pathologies cardiaques et, en par- ticulier, de l’infarctus du myocarde. Le taux de mortalité de l’IC est important, évalué à 50 % 4 ans après le diagnostic et dépassant même cette valeur à un an dans les stades avancés (1). Le trai- tement de l’IC est multiple : médicamenteux, chi- rurgical, technologique. La recherche de nouvelles cibles thérapeutiques est essentielle et l’anémie qui accompagne fréquemment les pathologies chroniques, dont fait partie l’IC, en est une. L’OMS définit l’anémie par un taux d’hé- moglobine < 13 g/dl chez l’homme et <12 g/dl chez la femme. Anémie et IC ont en commun la symptomatologie qu’elles entraînent à savoir diminution de la capacité d’effort et fatigue. Par conséquent, l’association des deux ne fait qu’ag- graver ces symptômes (2). L’équation de Fick uti- lisée régulièrement en pratique clinique pour l’évaluation du débit cardiaque à partir de la consommation et des concentrations artério-vei- neuses en oxygène illustre très bien les consé- quences d’une anémie lorsqu’elle est associée à l’IC : on observe en effet que la consommation d’oxygène (VO2) et, donc, la capacité d’effort diminuent lorsque le taux d’hémoglobine chute.
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Apport du cathétérisme cardiaque dans le diagnostic et le traitement de la maladie coronarienne avant 40 ans

Apport du cathétérisme cardiaque dans le diagnostic et le traitement de la maladie coronarienne avant 40 ans

Le cathétérisme cardiaque des patients dont l’indication de coronarographie ne reposait pas sur un diagnostic de maladie coronarienne (35 sujets), permet de recenser 12 patients (soit[r]

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Place et intérêt du pet scanner dans le diagnostic étiologique des fièvres prolongées inexpliquées : une étude rétrospective sur 6 ans au CHU de Montpellier

Place et intérêt du pet scanner dans le diagnostic étiologique des fièvres prolongées inexpliquées : une étude rétrospective sur 6 ans au CHU de Montpellier

70 V. Conclusion Les FPI constituent un problème relativement fréquent en médecine interne et en infectiologie. Leur diagnostic, bien qu’avant tout fondé sur une démarche clinique rigoureuse, requiert souvent l’utilisation d’examens paracliniques. Ainsi plusieurs algorithmes diagnostiques ont été proposés mais restent débattus. La FDG PET/CT en permettant une évaluation à la fois morphologique et fonctionnelle de manière non invasive semble cependant trouver une place de choix dans cette indication. En effet elle a pleinement participé à l’établissement d’un diagnostic étiologique dans notre étude avec une contribution de 43,6%.
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Profil étiologique de la cirrhose

Profil étiologique de la cirrhose

Le dosage sérique de l’AFP est très utilisé en routine pour le dépistage du CHC. Cependant, l’intérêt clinique de ce marqueur parait limité. Sa sensibilité est faible, car la prévalence d’une concentration élevée est corrélée à la masse tumorale. En pratique courante, le diagnostic de CHC n’est que très rarement fait devant une augmentation de la concentration sérique de l’AFP sans lésion focale à l’échographie. Au delà du seuil de500ng/ml, le diagnostic de CHC devient très probable surtout quand les valeurs sont régulièrement croissantes (68,70).
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La rhinite allergique‎ : fréquence du diagnostic étiologique et motifs de non diagnostic en Haute Normandie

La rhinite allergique‎ : fréquence du diagnostic étiologique et motifs de non diagnostic en Haute Normandie

Il propose la réalisation d’un consensus par une équipe médicale multidisciplinaire (allergologues, ORL, généralistes) afin d’éviter de mauvais diagnostics de rhinite allergique. Ainsi, Son analyse souligne l’importance de la réalisation d’un diagnostic étiologique dans la prise en charge du patient. L’étude de Van Hoecke (11) a indiqué que parmi les patients dont le diagnostic de rhinite allergique a été fait par leur médecin traitant, seuls 47% ont bénéficié de tests allergologiques. Seulement 9% ont été adressés à un spécialiste pour étayer le diagnostic ou pour management thérapeutique.
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