Haut PDF Le dépassement de terme ( A propos de 335 cas )

Le dépassement de terme ( A propos de 335 cas )

Le dépassement de terme ( A propos de 335 cas )

De nombreuses études ont montré que la durée de gestation est variable selon l’origine éthnique des femmes [117,119,128]. Beisher [15] a noté l’absence d’influence de la race sur l'incidence de la grossesse prolongée. Cependant, il note une incidence supérieure chez les Grecques par rapport aux Australiennes ainsi que chez ces dernières par rapport aux Italiennes. Par contre, Vorheer [153] note une incidence supérieure de la grossesse prolongée dans la race blanche comparée à la race noire. Papiernick [118] en 1990 a conclu que la durée de gestation chez les femmes noires serait en moyenne diminuée de 5 jours par rapport aux femmes blanches. La maturité foetale apparaîtrait de façon plus précoce chez les femmes noires et les complications du dépassement de terme surviendraient également plus précocement.
En savoir plus

182 En savoir plus

L'Izologia de Kazimir Malewicz (1928-1930) : arts plastiques et représentation à l'ère de leur dépassement

L'Izologia de Kazimir Malewicz (1928-1930) : arts plastiques et représentation à l'ère de leur dépassement

nouveaux ; en eux gît l’édification créatrice [.] 199 Commentant, au printemps 1916, une exposition futuriste à laquelle participait Malewicz, probablement l’exposition 0.10, Mikhaïl Matiouchine, intime collaborateur du peintre suprématiste, signifiait son scepticisme quant au fait que ce dernier eut désigné son nouveau réalisme pictural « d’une façon quelque peu académique » 200 par le terme « suprématisme ». Si, au printemps 1916, le commentaire de Matiouchine, puisqu’il fait référence à une institution que les futuristes russes s’acharnaient justement à renverser, paraît relativement péjoratif, on peut dire qu’après octobre 1917 et davantage encore après la fondation du groupe Unovis à l’École d’art de Vitebsk en 1919, le qualificatif prit assurément un caractère politiquement mélioratif. En effet, en plein essor révolutionnaire, la politique culturelle menée par le Parti bolchevik a contribué à la consolidation d’un appareil bureaucratique ayant la main mise sur la définition de la nouvelle réalité de la culture prolétarienne. Mettant de l’avant dans sa démarche les deux axes principaux de cette politique, l’instruction et la science, la souscription de Malewicz à un tel programme de même que son engagement administratif et pédagogique contribuèrent à donner au suprématisme une certaine saveur académique. Sous le signe du « renversement du vieux monde des arts », les activistes suprématistes de Vitebsk, dans un tract de 1920, souhaitaient voir l’Unovis devenir « l’auditoire unique » remplaçant l’institution sclérosée de l’ancien académisme.
En savoir plus

126 En savoir plus

Le dépassement des sexotypes dans la figure de la " madone ". Ségolène Royal dans la campagne électorale de 2007

Le dépassement des sexotypes dans la figure de la " madone ". Ségolène Royal dans la campagne électorale de 2007

Or, ces trois constructions n’ont pas toutes le même caractère de nouveauté. En effet, le terme « madone » pour désigner une femme politique a déjà été analysé par M.-J. Bertini sur un corpus antérieur (2002: 21 et 2007: 15-16). Cependant, dans cette étude, « madone » était toujours déterminé par un complément de nom prépositionnel. Nous nous appuierons sur son analyse pour comprendre en quoi l’usage du terme « madone » pour désigner S. Royal en 2007 s’inscrit dans le discours journalistique traditionnel, et en quoi il s’en détache pour créer une représentation originale, en liaison avec d’autres figures, comme celles de Jeanne d’Arc ou de Diane chasseresse. Nous commencerons donc par nous intéresser aux emplois déterminés du terme « madone » – par un complément de nom prépositionnel, puis par un adjectif –, avant d’analyser les emplois non qualifiés – absolus – de « madone » dans notre corpus. Ces emplois prenant leur sens dans le contexte d’un combat électoral, nous interrogerons le cotexte de ces occurrences afin d’en dégager les implications.
En savoir plus

13 En savoir plus

Une conception naturaliste et normative de l'axiologie scientifique contemporaine : analyse et dépassement de la théorie de Laudan

Une conception naturaliste et normative de l'axiologie scientifique contemporaine : analyse et dépassement de la théorie de Laudan

Perspectives pragmatiques: Les approches réalistes de l’axiologie scientifique prennent, comme nous venons de le voir, des formes variés et sont très présentes dans la littérature en philosophie des sciences. Il existe également des alternatives pragmatiques à l’axiologie des sciences, qui mettent en évidence le caractère davantage pratique et instrumental de la recherche scientifique. Un exemple est Laudan (1977), qui propose une théorie de l’axiologie scientifique en vertu de laquelle le but principal de la science est la résolution toujours croissante de problèmes, tant empiriques que conceptuels. Pour l’auteur: “ … the aim of science is to maximize the scope of solved empirical problems, while minimizing the scope of anomalous and conceptual problems.” (Laudan, 1977: 66, caractère italique non ajouté). Celui-ci reconnaît toutefois, comme la plupart des auteurs dont nous avons parlé dans cette section, que les scientifiques poursuivent des buts multiples et variés (ce que Laudan, 1984, met davantage en évidence), mais soutient qu’il est utile et prometteur d’envisager la science comme une activité visant principalement à résoudre des problèmes. Quoique l’auteur n’utilise pas explicitement, à notre connaissance, le terme ‘pragmatique’ pour définir sa théorie, son insistance sur la résolution de problèmes nous incline à croire que l’usage du terme est approprié. 38 Laudan (1990b), quant à lui, propose une approche ouvertement pragmatique de l’axiologie scientifique. En effet, celui-ci soutient que la science poursuit et devrait poursuivre des buts essentiellement pratiques comme la prédiction, le contrôle et la manipulation. Pour l’auteur:
En savoir plus

126 En savoir plus

Le supranationalisme en Europe au regard des théories de Norbert Elias : genèse et dépassement de la concurrence internationale

Le supranationalisme en Europe au regard des théories de Norbert Elias : genèse et dépassement de la concurrence internationale

Nous pouvons aujourd’hui observer avec précision la force de ce phéno- mène. Avant 1500, le nombre d’entités politiques indépendantes est si impor- tant qu’il est impossible de citer précisément leur nombre (que Tilly estime néanmoins à plusieurs milliers). La « France » ou le Saint- Empire ne constitue pas des entités indépendantes, mais apparaît davantage comme des coalitions fragiles – et encore, le terme « coalition » semble exagéré. Les petits seigneurs n’hésitent pas à s’accaparer les biens ou domaines du pouvoir central et à le défier durant la phase de concurrence libre. Mais partout en Europe, le nombre d’entités politiques indépendantes va se réduire. Si le rythme est différent selon les zones géographiques (d’une rapidité frappante en Angleterre, d’une lenteur extrême dans le Saint- Empire), la tendance est générale dans la longue durée. D’approximativement 500 unités indépendantes en 1500, l’Europe passe à une centaine maximum en 1848.
En savoir plus

24 En savoir plus

Nature industrielle, espace protégé urbain : le dépassement des oxymores

Nature industrielle, espace protégé urbain : le dépassement des oxymores

Peut-on vraiment parler d’un espace naturel protégé urbain ? A l’évidence, les sites industriels ainsi reconvertis restent loin, esthétiquement parlant, d’une nature intacte et sauvage souvent valorisée par les grands parcs nationaux et autres espaces naturels protégés. Il subsiste d’ailleurs une grande réticence de la part de la RVR à considérer le parc comme un « espace naturel protégé » en tant que tel : en effet, l’idée d’un classement en tant qu’espace protégé, au sens écologique du terme, reste mal acceptée par les communes riveraines, qui perçoivent un tel statut comme une « mise sous cloche ». Le parc paysager de l’Emscher doit incarner une voie de développement, et non une contrainte : l’implantation nouvelle d’industries ou de secteurs d’habitation – lesquelles doivent être désormais compatibles avec les exigences du développement durable – doit rester possible en certains endroits du parc, car le développement économique demeure une priorité pour la région de la Ruhr après plusieurs décennies de crise. Les communes étant les principales porteuses de la gestion du parc, leur voix s’avère déterminante et interdit une telle évolution vers un statut de parc ou de réserve naturelle (entretiens, 2010). Il est d’ailleurs question d’un « parc productif », afin de rappeler sa valeur économique. En outre, le paysage qui renaît après l’industrie reste localement encore très loin d’un paysage culturel traditionnel : il existe des barrières psychologiques fortes à l’idée de considérer ces sites comme de la nature.
En savoir plus

11 En savoir plus

Les limites des politiques de revenu minimum : l'occasion d'un dépassement de la gestion sociale de l'exclusion

Les limites des politiques de revenu minimum : l'occasion d'un dépassement de la gestion sociale de l'exclusion

Dans le cas du partage du temps de travail se pose le problème de la compensation de la réduction du temps de travail et de son financement. Si l'on exclu la compensation financière de ce raisonnement, il est évident alors que le transfert se fera logiquement d'un temps de travail transmis de ceux qui verront le leur réduit vers ceux, moins nombreux, qui bénéficieront de ce gain en temps de travail octroyé dans le cadre d'une démarche sociale. On le voit, la différence avec le cas précédent tient au fait qu'il ne s'agit plus d'un transfert d’ordre monétaire mais de temps de travail partagé. Si la logique économique semble respectée, le partage porte bien sur une valeur économique, certes mesurée en temps de travail, mais dont la concrétisation économique est monétaire, en terme donc de partage du revenu. Il s'agit d'une compensation relative de certains, encore en minorité, face à l'appauvrissement relatif des autres qui constituent la majorité. Or, d'un point de vue uniquement économique, même si les grandeurs transférées se compensent entre elles, c'est-à-dire que l'ensemble demeure au même niveau, l'appauvrissement semble l'emporter puisque la majorité s'appauvrit individuellement, réduisant ainsi cette proposition de partage du temps de travail à ce qui nous était bien apparu comme un partage du chômage. La seule victoire réside dans le recul du nombre des exclus au prix d'une exclusion générale de tous pour une partie des richesses. La carence, qui était d'abord perçue sur le plan du manque de travail à partager, mesurée en heures, est en fait réalisée par une réduction quasi générale du revenu disponible de chacun des agents et donc de la jouissance potentielle pour tous les agents, anciens chômeurs ou travailleurs au temps de travail réduit, des fruits de la production.
En savoir plus

37 En savoir plus

L'économie sociale dans la structuration des activités de service : vers un dépassement des contradictions de l'organisation capitaliste du travail ?

L'économie sociale dans la structuration des activités de service : vers un dépassement des contradictions de l'organisation capitaliste du travail ?

 mais aussi par son processus de développement et sa dynamique. D’une part celui se caractérise en terme d’apprentissage collectif au sein de l’organisation : par une forte dimension éducative, d’abord pour l’organisation collective et la production de services (apprentissage sur le tas par l’action et la mise en commun elle-même), puis autonomisée dans l’accompagnement des personnes ; et enfin formalisée par des circuits d’information, des stages de formation, des dispositifs d’insertion. Il se caractérise d’autre part en terme d’appropriation collective et de la pérennité de l’activité, de la transmission entre générations, et de non délocalisation par les réserves impartageables. Si ces entreprises jouent un rôle visible en terme d’innovation et d’expérimentation socio-économique, elles ont aussi un rôle plus invisible par leur influence sur le comportement des autres acteurs socio-économiques qui pénètrent sur les activités qu’elles ont structurées et solvabilisées : « leur innovation est rarement brevetée et donc protégée. Dans ce cas, leur influence sur l’accessibilité, les prix ou la qualité des services n’apparaît que quand elles disparaissent » (D EMOUSTIER , 2001, p. 170) 11 . Les études portant sur la démutualisation
En savoir plus

28 En savoir plus

En quoi l'étude d'un élevage de phasmes en classe peut-elle favoriser le dépassement d'une vision anthropomorphique du vivant

En quoi l'étude d'un élevage de phasmes en classe peut-elle favoriser le dépassement d'une vision anthropomorphique du vivant

- Faire un dessin c’est également agir sur le monde. L’action de dessiner devient « un mode de résolution qui mène à la construction du symbole » 28 . De p lus, d’après E. Leleu-Legrand, lorsqu’un enfant dessine, il doit apprendre à maî- triser le monde extérieur et renoncer à son narcissisme premier. Ce sera à cette condition qu’il pourra ensuite s’intéresser aux objets de connaissance. Elle ajoute que « le dessin, la mise en forme, le langage, la mise en mots, le passage par la culture au sens général du terme, partici- pent de l’adoucissement du monde indispensable pour "s’humaniser" ». Aussi E. Leleu- Legrand nous explique-t-elle que c’est en partie parce que l’enfant peut marquer son territoire et poser sa marque dans l’espace de la feuille qu’il prend plaisir à dessiner : le dessin lui donne finalement l’impression d’avoir un certain pouvoir sur le monde. L’enfant prend cons- cience que ce qu’il fixe de manière instantanée sur la feuille, aura la possibilité d’être repris par un adulte, accompagné de paroles portées sur ce qu’il a dessiné. Enfin, nous dit-elle, l’enfant prendra conscience de ses capacités motrices et perceptives à force de tracer des formes identifiables par autrui. Petit à petit, l a maturation nerveuse et l’exercice fonctionnel permettront le contrôle des tracés et de la main, et l’attribution des significations.
En savoir plus

83 En savoir plus

L'accompagnement des personnes polyhandicapées ou le dépassement de la tentation souveraine

L'accompagnement des personnes polyhandicapées ou le dépassement de la tentation souveraine

L’approche non-normative Pour les tenants de l’approche non-normative, la vie de la personne polyhandicapée relève d’une forme-de-vie très spécifique. C’est une vie qui se constitue indépendamment des règles de vie en vigueur dans le monde des personnes dites valides mais qui ne peut survivre sans la disposition éthique du monde des valides et la technologie qu’il met à sa disposition. C’est une forme-de-vie « autonome » par rapport aux formes de vie qui l’entourent en même temps elle dépend expressément de sa bienveillance. Sa dépendante fondamentale à la forme de vie des valides modèle de manière décisive son identité qui est avant tout une identité attribuée par toute personne acceptant de participer à la socialité que cette forme-de-vie lui impose et pour laquelle elle n’est a priori pas outillée. A la différence de l’approche normative intégrative, il ne s’agit pas de recenser les capabilités des personnes polyhandicapées à participer au monde social des personnes dites « valides », mais, à l’inverse, de penser les capacités du monde social à s’adapter à leur forme-de-vie, au-delà de l’ambivalence profonde qu’elle lui inspire. L’adaptation doit être conçue ici comme le processus par lequel les personnes dites valides suspendent leur normativité réflexe pour aller à la rencontre de l’être-là corporel et psychique des personnes polyhandicapées. Cette adaptation passe par le renversement de la conception classique de la socialisation : c’est la personne valide (l’adulte) qui est amenée à se socialiser, et pour longtemps, au monde de la personne polyhandicapée (l’enfant). L’usage du terme non normatif signifie, non pas qu’on serait dans un monde sans normes, mais le fait que les normes de vie des personnes dites valides ne sont pas la norme étalon pour penser le vivre ensemble. Les normes de vie des valides sont simplement mises à disposition de la forme-de-vie singulière des personnes polyhandicapées. Il n’y a donc plus à chercher à les intégrer dans une forme normative de participation sociale.
En savoir plus

13 En savoir plus

'Gender gap à la française' : recomposition ou dépassement ?

'Gender gap à la française' : recomposition ou dépassement ?

Relativement à la taille de leur électorat respectif, la droite marque donc plutôt un déficit de confiance sur ce plan. Ce différentiel de confiance vis-à-vis du respect de l’égalité femmes- hommes a-t-il des conséquences en termes de comportement électoral ? Nous éclairerons cette interrogation en analysant la manière dont l’enquête post-électorale du Cevipof met à jour le lien entre le choix électoral et le degré d’adhésion à des théma- tiques significatives du rapport à la conception de l’ordre sexué, et en particulier son articulation avec l’ordre naturel conférant aux femmes et aux hommes des fonctions et des places complémentaires, de la procréation à la production sociale et politique. Pour cela, nous mettrons en regard le positionnement des électeurs par rapport à quatre thèmes : la connotation du terme de féminisme, la priorité à l’emploi des hommes en période de crise, le rapport à l’homosexualité et au mariage pour les couples homosexuels. Ces ques- tions sont sensibles au dispositif d’enquête, les hommes et femmes interrogés n’ont en effet pas répondu de la même manière au téléphone (CATI) ou par Internet (CAWI). Aussi, les pourcentages contenus dans les tableaux, et commentés, sont calculés en ras- semblant les données CATI et CAWI et en pondérant avec les critères sociodémographiques et le diplôme. Il faut donc voir dans ces pourcentages plus des scores classant les candidats sur un axe genre que des taux représentatifs de la population générale.
En savoir plus

25 En savoir plus

Lacan avec Heidegger : le dépassement du paradigme linguistique

Lacan avec Heidegger : le dépassement du paradigme linguistique

cet accueil, Ἕν πάντα, où l’on retrouve l’événement de la parole, l’Un, l’ Ἕν, et la dissémination de la moisson préalable à ce recueillement, à cette dévolution, à ce mandat, les πάντα, Toutes choses. Le passage de la syntaxe à la fractale, ou autrement dit du discours à une structure diaphane du cloisonnement, isole un noyau essentiel, atemporel, désigné comme le « mandaté », le dévolu, comme ce qui vient à être, autour duquel se disposent concentriquement les enveloppes conjoncturelles, mortelles, du recueillement, de l’ouïr, du dépôt, de la moisson, inscrites dans le temps et l’événement (« il vient à l’événement », « du mandaté vient à l’événement »). C’est pourquoi on voit apparaître ce terme de mortel qui n’apparaissait pas dans l’aphorisme originel d’Héraclite : « quand les mortels accomplissent ce qui est proprement de l’ouïr », « ce qui s’en fait voir dans la destination du maintien
En savoir plus

11 En savoir plus

La carte : fonctionnalité transitionnelle et dépassement du récit de vie

La carte : fonctionnalité transitionnelle et dépassement du récit de vie

Une interprétation peut être donnée. La partie consciente de la psyché est mobilisée par la compréhension de la carte, non la compréhension globale. Celle-ci est plutôt obtenue spontanément, comme nous l’avons vu, à la différence de ce qui ne va pas, des oublis, erreurs, imprécisions qu’elle recèle : elle est suffisamment complexe pour ne pas dévoiler tout de suite toutes les erreurs et même pour laisser entendre qu’il y en a d’autres. Cette partie rationnelle de la personne cherche dans les souvenirs, à distance du premier récit qu’elle n’a pas en mémoire, le déroulement précis des lieux de sa vie. Guidée par la mise en cohérence et la recherche d’exactitude des lieux occupés, la personne accompagne de commentaires « non rationalisants » la correction des erreurs ou des oublis de la première carte. On ne revient pas sur le récit, on corrige une carte. La recherche de cohérence n’est plus celle d’un récit adressé, d’une présentation de soi, mais celle d’une carte pour reproduire un trajet spatiotemporel. En lieu et place du « roman familial », selon l’expression de Freud (1973) 6 , on trouve une sorte de « roman spatial », un trajet personnel, au sens propre du terme. On ne laisse pas de temps pour un « pourquoi j’ai divorcé ? », mais on s’applique à la description des déplacements qui accompagnent cette rupture. Le caractère « construit » qui caractérise chaque narration préserve tout de même, dans le cadre de l’élaboration d’une carte et à la différence du recueil d’un récit de vie, la nature foncièrement inadéquate des souvenirs dans la mesure où
En savoir plus

23 En savoir plus

Le dépassement des paradoxes dans Le bel immonde de Valentin-Yves Mudimbe

Le dépassement des paradoxes dans Le bel immonde de Valentin-Yves Mudimbe

Dans le contexte de guerre qui caractérise le roman, les discours s’opposent, s’entrechoquent, reprennent les mêmes arguments qu’ils tournent à leur avantage. Cette masse de discours sur la réalité semble scléroser le rapport humain au réel. Au carrefour de discours multiples, le personnage féminin est pris par un sentiment d’absurde. Confrontée au discours de son amie, Ya se reconnaît coupable « en secret du plaisir amer » (BI, 31) que le ministre lui procure. Face au discours des rebelles, la narration formule ses pensées : « Tu savais mal pour quels pauvres vivre dans ces belles choses. » (BI, 100) Les « pauvres » deviennent une masse anonyme et l’adjectif interrogatif « quels » souligne leur abstraction : pour le personnage, ils n’ont qu’une existence abstraite faite de mots creux. L’assertion « tu savais mal » souligne son malaise et son sentiment d’inadéquation entre discours et réalité. Elle est habitée par le paradoxe de vivre dans le faste et la richesse pour sauver des « pauvres » dont elle ne sait rien. L’idée de « peuple » perd alors tout son sens, ne devient qu’un prétexte, une justification louable et acceptable pour ceux qui perpétuent un régime de violence et ce, pour leur propre enrichissement. Dans ce sens, au moment où elle écoute le ministre discourir, « le mot peuple [la fait] sursauter. » (BI, 123) Utilisé à tort et à travers par un camp comme par l'autre, Ya réagit instinctivement à l'utilisation même du terme, qui condense son expérience de rupture face au décalage entre mots et monde.
En savoir plus

139 En savoir plus

L'humanisme et les pratiques biomédicales: Du respect au dépassement des valeurs éthiques

L'humanisme et les pratiques biomédicales: Du respect au dépassement des valeurs éthiques

125 génétique grave ou handicapante 1 ». Par ailleurs, les tests génétiques sont susceptibles de présenter un grand risque de discrimination entre les membres de la famille humaine lorsqu’ « ils peuvent être utilisées pour établir des prédictions sur la performance au travail et sur le coût à long terme des services de santé assurés aux employés 2 ». Ainsi, « les employeurs disposeraient d’un instrument permettant de prédire la qualité, l’intensité de l’effort susceptible d’être fourni par le travailleur ainsi que son degré de résistance à des tâches particulièrement exigeantes 3 ». Pour leur part, les assureurs pourront « exploiter les données génétiques en matière d’assurance pour imposer aux personnes étiquetées "à risque" des primes plus élevées, voire exorbitantes, ou même refuser de les assurer 4 ».
En savoir plus

17 En savoir plus

Valeurs, les leçons du long terme

Valeurs, les leçons du long terme

Valeurs : les leçons du long terme Vincent Tiberj Le climat récent en France n’a guère été favorable aux valeurs sociales et culturelles progressistes. Les manifestations anti-mariage pour tous (devenues depuis anti-théorie du genre), les attaques racistes contre Christiane Taubira – qui renouent avec les figures d’un racisme biolo- gique qu’on croyait définitivement marginalisé –, le ras-le-bol fiscal des Bonnets rouges sont autant de manifestations et de points de tension qui semblent redonner du souffle à une droite culturelle et économique. Si l’on raisonne en termes de rapports de force médiatique et politique dans le temps court, on peut alors effectivement parler de droitisation. Une parole s’est libérée et les « belles et hautes voix » que réclamait la ministre de la Justice semblent soit aphones, soit noyées dans le bruit médiatique. D’ailleurs, depuis l’élection de François Hollande, les son- dages sont clairs, bien au-delà des questions de popularité : par exemple le droit de vote pour les étrangers était soutenu par 57 % des Français
En savoir plus

10 En savoir plus

Investissements et investisseurs de long terme

Investissements et investisseurs de long terme

Seule une corrélation négative des rendements dans le temps permet de réduire le risque agrégé. Résumons brièvement l’état des connaissances sur ce sujet. À court terme, les actions sont plus risquées que les obligations. À titre d’illustration, sur la période 1890-1998 aux États-Unis, la volatilité du rendement annuel des actions a été de 18 %, alors que celle des obligations n’a été que de 6,5 %. En l’absence de corrélation sérielle des rendements des actifs, la volatilité du rendement annuel des différents actifs est une bonne mesure du risque quelle que soit la durée du placement. Mais il est maintenant reconnu que la plupart des actifs financiers ont des rendements cumulés qui ne suivent pas une marche aléatoire. Par exemple, certaines études montrent que le rendement des actions est sujet à un phénomène de retour à la moyenne, c’est-à-dire d’auto-corrélation négative des rende- ments (2) . Même si une auto-corrélation faiblement positive des actions existe à haute fréquence (quelques jours), ce qui importe pour l’ILT est l’exis- tence de cycles de 6 à 10 ans. En conséquence, les investisseurs dont la durée des engagements est importante sont en situation de mieux diversi- fier intertemporellement le risque actions. Même si ce fait empirique sem- ble aujourd’hui avéré, en tout cas sur le marché américain, plusieurs cher- cheurs contestent la possibilité de l’utiliser pour améliorer la gestion dyna- mique de portefeuille, essentiellement à cause de l’instabilité des estima- tions et de l’incertitude paramétrique qui s’en déduit. Pour une étude économétrique très récente des marchés financiers européens, on peut se reporter à l’article de Jondeau et Rockinger (2009) qui met en évidence un phénomène d’auto-corrélation négative des rendements actions, surtout en Espagne et au Royaume-Uni.
En savoir plus

264 En savoir plus

Investisseur à long terme et gouvernance

Investisseur à long terme et gouvernance

Pour un certain nombre d’investisseurs institutionnels, le recours à l’exit n’est plus une stratégie viable. Leurs engagements sont de long terme (structure du passif), tandis que leur portefeuille tend, du fait de la diversification, à constituer un échantillon représentatif de l’économie (structure de l’actif). En conséquence, ces investisseurs s’inscrivent dans le long terme. Cet horizon temporel a deux implications majeures. D’une part, il conduit à repenser l’allocation des actifs, au profit d’une allocation stratégique flexible dans le temps. D’autre part, il implique une prise en compte de nouvelles sources de valeur, liées à des actifs intangibles. Il convient alors de réfléchir aux modes de gouvernance des fonds et des entreprises susceptibles de favoriser ces deux dimensions. Cette analyse est délibérément en dehors des modes actuelles de l’arbitrage financé par le levier le plus élevé possible pour obtenir le plus haut profit instantané. Nous pensons que les développements de la finance depuis la débacle boursière de 2001 ne vont pas dans le sens des intérêts des épargnants. La nouvelle crise financière qui a débuté en juillet août 2007 est là pour le rappeler. Il serait bon que cette crise suscite une remise en cause approfondie chez les investisseurs institutionnels de leurs stratégies et de leurs relations de délégation pour satisfaire au mieux les objectifs de long terme. Il serait bon aussi qu’ils remettent en cause les principes de gouvernance qui ont provoqué la bulle du private equity. C’est à ces problèmes que le présent rapport est consacré. Nous formulons dans cette introduction les questions qui nous paraissent pertinentes et qui sont traitées dans les trois parties du rapport. Les conclusions atteintes dans chaque partie sont résumées au début de chaque partie.
En savoir plus

17 En savoir plus

La mémoire visuelle à long terme

La mémoire visuelle à long terme

Résumé : La prédominance d’une pédagogie constructiviste, dans laquelle le nouveau savoir doit être intégré au réseau conceptuel de l'apprenant, et les nouvelles préconisations ministérielles, invitant à utiliser des supports visuels du type cartes mentales, appellent un certain nombre de questions. Quelles relations entretiennent sens et mémorisation ? L’accès au concept est-il un facteur déterminant ? La représentation visuelle des concepts améliore-t-elle la mémorisation ? Autant de questions à l’origine de ce travail de recherche. Nous avons donc cherché à savoir si l’accès au concept permettait une amélioration des capacités de mémorisation visuelle à long terme chez les élèves de CM1 et CM2. Pour tenter d’apporter une réponse, nous avons examiné comment les mémoires relatives aux images avec et sans signification évoluaient au cours des semaines. Il existe un long débat sur la nature des images en mémoire visuelle à long terme (MVLT). Certains auteurs défendent la thèse d’un stockage analogique, quasi photographique, alors que d’autres, au contraire, soutiennent l’idée que seules les informations conceptuelles persisteraient en MVLT. Entre ces deux conceptions, la théorie du double codage postule que le stockage est à la fois visuel et verbal. Notre étude avec quarante-huit élèves a montré que, jusqu’à trois semaines et pour des expositions brèves, l’information sémantique améliorait la mémorisation. En revanche, contrairement à la littérature, il s’est avéré que les souvenirs des images sans signification, nécessitant des expositions plus longues et répétées, étaient plus résistants dans le temps. Ceci nous a conduit à remettre en cause les modèles dominants de MVLT. Deux types principaux de systèmes de mémoire à long terme pourraient être engagés : un système de traitement conceptuel et visuel et un système de traitement purement visuel.
En savoir plus

100 En savoir plus

Déterminants de l’évolution à court terme des soins hospitaliers et du devenir à long terme dans l’anorexie mentale sévère

Déterminants de l’évolution à court terme des soins hospitaliers et du devenir à long terme dans l’anorexie mentale sévère

77 Les données disponibles sur les complications somatiques à long terme de ces patientes sont le plus souvent focalisées sur les complications osseuses (Mehler et al., 2011) et gynéco- obstétriques (Andersen and Ryan, 2009) qui ont suscité une abondante littérature. On constate principalement une ostéopénie, voire une ostéoporose, et une augmentation du nombre des fractures [Vestergaard, 02, APA et NICE]. Le retard de croissance staturopondérale est une complication  classiquement  décrite  et  non  négligeable  surtout  si  l’AM  s’installe  pendant  la  période pré-pubertaire (APA, 2006, Katzman, 2005, NICE, 2004). Il semblerait qu’il y ait peu  de complications gynéco-obstétricales une fois l’AM guérie (Wentz et al., 2009, Ekeus et al., 2006). Chez des patientes sévères (hospitalisées pour un diagnostic principal d’AM après l’âge  de 10 ans), seuls les poids de naissance des enfants sont légèrement plus bas (43g), sans signification clinique, que celui des témoins (Ekeus et al., 2006). Par ailleurs en ce qui concerne le devenir psychiatrique, les études de devenir ont retrouvé pour la dépression des prévalences actuelles élevées (entre 12,7% et 30,4%) (Smith et al., 1993, Herpetz-Dahlmann et al., 2001).  Pour  l’anxiété,  aucune  étude  de  devenir  à  notre  connaissance  n’a  évalué  la  prévalence actuelle. Les prévalences vie-entière sont élevées (entre 33% et 72%) mais ces prévalences ne sont pas toujours supérieures à celles des témoins (Godart et al., 2002).
En savoir plus

129 En savoir plus

Show all 833 documents...