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Contribution au rapport sur la pauvreté et la lutte contre la pauvreté

Contribution au rapport sur la pauvreté et la lutte contre la pauvreté

Les catégories extrêmes du point de vue de la précarité des conditions de vie seraient, d'un côté, les femmes seules de plus de 65 ans, sans profession, de l'autre,les couples ayant au[r]

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Contribution à l’étude des interactions pauvreté-environnement : rôle des aires du patrimoine communautaire dans la lutte contre la pauvreté

Contribution à l’étude des interactions pauvreté-environnement : rôle des aires du patrimoine communautaire dans la lutte contre la pauvreté

gsitti2001@yahoo.fr Résumé Le 5 ème Congrès Mondial sur les parcs, tenu à Durban en 2003, a fortement recommandé d’améliorer les connaissances sur les liens entre « aires protégées » et « pauvreté ». Cet article s’inscrit dans cette dynamique et se penche sur les rôles que peut jouer une certaine forme de gouvernance des aires protégées (l’Aire du Patrimoine Communautaire ou APC) dans la réduction de la pauvreté. Né au Sénégal d’une initiative des populations riveraines de la Réserve de Popenguine, le concept APC a reçu, dès 1999, le prix Botiaux Dulac de l’Institut de France. Le cadre conceptuel de l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire (EM) nous a permis d’explorer les interactions entre « pauvreté » et « environnement » afin d’identifier d’une part, les constituants du bien-être qui sont intimement liés aux écosystèmes, d’autre part les services (ou bénéfices) que les populations pauvres peuvent tirer des écosystèmes gérés suivant la philosophie des APCs.
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Les nouvelles stratégies internationales de lutte contre la pauvreté

Les nouvelles stratégies internationales de lutte contre la pauvreté

Pour tenter de rompre avec les pratiques antérieures qui conduisaient à déresponsabiliser les pays récepteurs de l’aide au développement dans le cadre de l’ajustement structurel, la responsabilité des pays dans leur propre développement a ensuite été affirmée (cf. à ce sujet la déclaration de Monterrey). Comme l’écrit la Banque mondiale, qui présente par la même occasion un mea culpa dans ce domaine, dans le rapport préparé pour la conférence des Nations Unies sur le financement du développement, organisée à Monterrey début 2002 : « Une leçon tirée de l’expérience passée est que la réforme ne réussit généralement pas sans une forte appropriation locale et une approche large, qui inclut la prise en compte des institutions, la gouvernance et la participation des acteurs - une leçon qui constitue le moteur du processus des Documents Stratégiques de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ». Tirant les enseignements du passé, la nouvelle approche qui sera décrite ci-après préconise d’établir de nouvelles relations entre les acteurs tout en modifiant l’objectif et les modalités d’élaboration des politiques économiques dans les pays pauvres.
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La place du droit du travail dans la lutte contre la pauvreté

La place du droit du travail dans la lutte contre la pauvreté

Ainsi en 2003, lors de la conférence annuelle internationale du travail au sein de l’OIT, le directeur général du Bureau international du travail avait affirmé dans son rapport 10 la volonté de faire du droit du travail un droit vivant au service du progrès de la société civile. La solution réside dans l'adoption de politiques qui produisent ce que M. Somavia a appelé "les dividendes du travail décent". Parmi les dividendes du travail décent, le Directeur général du bureau international du travail cite "un revenu plus stable et un emploi productif, des règles équitables, le respect des droits fondamentaux au travail et la protection sociale, la capacité de se faire entendre grâce à l'organisation, à la mobilisation et à l'autonomisation, des salaires accrus et des possibilités d'emploi indépendant grâce à l'accès aux services financiers, à la formation et à l'amélioration des qualifications, des politiques pour soustraire les enfants au travail et les scolariser et pour mettre un terme au travail forcé, l'élimination de la discrimination, des foyers et des lieux de travail sains et sans danger". Le rapport insiste que les apports de la réduction de la pauvreté pour l’ensemble de la société civile en précisant que « les dividendes du travail décent ne seront pas réservés aux seuls pauvres mais à l’ensemble de la société, gouvernements et employeurs inclus ».
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Repenser la lutte contre la pauvreté et des inégalités par 
l’innovation dans les modèles de développement

Repenser la lutte contre la pauvreté et des inégalités par l’innovation dans les modèles de développement

Pour illustrer son analyse relative aux politiques de développement de la Banque mondiale, institution principale de financement des politiques de développement, Prevost (2007) estime c’est sous l’égide du président James Wolfhenson et Joseph Stiglitz alors économiste en chef à la Banque Mondiale, que va s’organiser le dépassement du Consensus de Washington, sous la forme d’un «nouveau paradigme», celui du « Comprehensive Development » ou « Développement Intégré » (Stiglitz, 1998; Prevost 2007) dont les travaux de refondation se concrétiseront par l’édition 2000/2001 du Rapport sur le développement dans le monde, « Attacking Poverty ». Le sommet de Copenhague tout comme celui du G7 à Halifax en 1995 y ont contribué, sommet au cours duquel les Institutions de Bretton Woods furent invitées à prendre en compte les différentes dimensions du développement durable (Chavagneux & Tubiana, 2000). Pour Narayan & Shah (2000), la Banque Mondiale adoptera alors officiellement une nouvelle approche de la pauvreté, multidimensionnelle, fondée à la fois sur les apports théoriques d’Amartya Sen et sur les résultats d’enquêtes (Poverty Participatory Assesments) qui ont permis de faire ressortir des aspects de la pauvreté jusque-là ignorés et en particulier la vulnérabilité qui caractérise les populations défavorisées. Faire de « la vulnérabilité et l’exposition au risque » des éléments constitutifs et caractéristiques de la pauvreté permet d’envisager une nouvelle compréhension des processus de pauvreté et donc des moyens d’en sortir (Alwang et al., 2001). Cette approche va se développer, au sein de la Banque Mondiale, à travers la notion d’« empowerment » que la Banque Mondiale qualifie de « l’expansion de la liberté de choix et d’action » et « l’expansion des ressources et capacités des pauvres à influencer, contrôler et tenir pour responsable les institutions qui affectent leurs vies » (Banque mondiale, 2002).
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Cibler les politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? Un bilan des expériences

Cibler les politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? Un bilan des expériences

tous les transferts. Cet indicateur se retrouve beaucoup moins fréquemment dans la littérature empirique, sûrement du fait qu’il demande de collecter un plus grand nombre d’informations et que son interprétation est moins simple que celle des trois précédents indicateurs. Bien que les indicateurs 2, 3 et 4 soient tous trois construits à partir de la courbe de concentration, ils peuvent conduire, comme le montre Ravallion, à classer différemment plusieurs programmes ciblés de réduction de la pauvreté. En reprenant l’exemple de Ravallion, on cherche à classer deux programmes visant à réduire la pauvreté dans les villes A et B et qui donnent à chaque personne bénéficiaire du programme le même montant de transferts. Les villes A et B se distinguent par leur taux de pauvreté : il est plus élevé dans la ville A (50%) que dans la ville B (10%). Le programme dans la ville A alloue l’ensemble des transferts aux 20% les plus pauvres de la distribution de revenu (seuls les plus pauvres des pauvres sont couverts), celui dans la ville B aux 40% les plus pauvres (les plus pauvres des non pauvres sont également couverts). Selon les indicateurs 2 et 4, le ciblage dans la ville A est plus performant que celui dans la ville B puisque la part des transferts allant aux pauvres (indicateur 2) vaut 100 % dans la ville A (tous les transferts sont alloués à des pauvres) et 25% dans la ville B (0,1/0,4=0,25) et que l’indice de concentration vaut 0,8 dans A et 0,6 dans B. En revanche, selon l’indicateur 3, la part normalisée des transferts allant aux pauvres, le ciblage dans la ville B est meilleur que celui dans la ville A puisque la part vaut 2,5 (0,25/0,1)=2,5 dans B et 2 dans A (1/0,5)=2. Une autre faiblesse et non la moindre de ces trois derniers indicateurs est qu’il est très difficile de savoir quel poids ils donnent aux erreurs d’inclusion (des non-pauvres bénéficient du programme) par rapport aux erreurs d’exclusion (des pauvres ne bénéficient
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La plate-forme multifonctionnelle de lutte contre la pauvreté au Mali est-elle économiquement rentable?

La plate-forme multifonctionnelle de lutte contre la pauvreté au Mali est-elle économiquement rentable?

En effet, il est important de rappeler que l’objectif initial du projet de la plate-forme est de lutter contre la pauvreté qui touche les femmes des régions rurales du Mali. L’hypothèse de départ stipule que le manque de temps et l’absence d’une source d’énergie adéquate sont des causes auparavant méconnues de la pauvreté touchant les femmes. Ainsi, le gain de temps qui découle de l’utilisation de la ptfm, apparaît donc comme est un moyen efficace pour lutter contre la pauvreté. Ceci permettrait aux femmes de se consacrer à des activités rémunératrices. Comme préciser dans la section III, le rapport du PNUD cité dans cette étude, révèle que le gain de temps engendre un développement socio-économique dans les régions où le projet a été réalisé. A cet effet, nous pouvons mentionner l’augmentation du taux de scolarisation et de réussite des filles dans les écoles ainsi que la diversification et la commercialisation de produits agricoles.
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La Banque mondiale et la lutte contre la pauvreté : tout changer pour que tout reste pareil ?

La Banque mondiale et la lutte contre la pauvreté : tout changer pour que tout reste pareil ?

Encore aujourd’hui, il semble que les nouvelles stratégies privilégient la seconde hypothèse, en considérant que le manque d’engagement des gouvernements pour la mise en œuvre des politiques a été le facteur principal de l’échec de l’ajustement structurel, même si l’inadaptation des politiques est reconnue du bout des lèvres (nécessité d'un meilleur équilibre Etat/marché, prise en compte des contextes nationaux et locaux, relativisation des bienfaits de la libéralisation, etc.). Le rapport présenté par la Banque mondiale à l’occasion de la conférence internationale de Monterrey sur le financement du développement (Banque mondiale, 2002) s’inscrit dans ce courant de pensée, en reprenant ce reproche désormais traditionnel, sans remettre en cause le contenu même des politiques d’ajustement (au-delà des questions de prise en compte des coûts d’ajustement). Ce manque de remise en question du contenu des politiques passées par les IBW est encore plus marqué dans les DSRP existants. Dans la majorité des cas, ils ne font que reconduire en les recyclant, les orientations antérieures. Les Documents Stratégiques de Réduction de la Pauvreté, qui remplacent les Documents Cadres de Politique Economique (DCPE), ne constituent bien souvent qu'un reflet déformé des options préconisées par les IBW. La dénonciation par J. Stiglitz (2002) de la grande hypocrisie des Institutions Internationales aura-t-elle un effet sur les pratiques de ces dernières et sur le paradigme sur lequel elles se fondent ? Dans le rôle de prescripteur qu’elles se sont attribuées sur le terrain, dans les PED, les IBW (FMI en tête) continuent à imposer un modèle libéral qui laisse toujours peu de place aux interventions de l’Etat, malgré les limites aujourd’hui admises de l’efficacité des seules forces du marché. Sur ce point, peu de progrès ont été accomplis.
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Développement territorial et lutte contre la pauvreté au Brésil : politiques d’inclusion, pratiques d’exclusion

Développement territorial et lutte contre la pauvreté au Brésil : politiques d’inclusion, pratiques d’exclusion

Dans ce sens de la coexistence des matrices culturelles, Médard (1976, p. 107 et 108) définit le clientélisme comme « une relation de réciprocité ou d’échange réciproque ». Il note que cette réciprocité, même si elle est mutuellement bénéfique aux deux parties est ambiguë, car elle est iné- gale. Mais, conclut Médard, (1976, p. 109) « la relation de dépendance dans le rapport de clientèle est en réalité fondée sur la réciprocité » ce qui implique l’attente d’un retour du service ou de la faveur par l’adhé- sion politique ou le vote, mais aussi par la reproduction du lien entre les deux parties. C’est la conjonction entre bilatéralité et inégalité qui fixe le rapport de clientèle, « mais sur cette base peuvent s’édifier des structures plus complexes » (Médard, 1976, p. 114). On peut donc considérer dans la mise en œuvre des politiques publiques au Brésil, la permanence de relations paternalistes de réciprocité inégale, de lien social corporatiste (religieux, militant ou professionnel) qui viennent détourner l’application du droit et l’autonomie d’accès.
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Sacrifie-t-on au nom de la croissance la lutte contre la pauvreté ? Discussion sur la croissance pro-pauvres au Sénégal

Sacrifie-t-on au nom de la croissance la lutte contre la pauvreté ? Discussion sur la croissance pro-pauvres au Sénégal

Le pari d’une croissance forte sans réduction des inégalités est-il soutenable ? Ce pari d’une croissance forte est peut-être difficile à tenir. Un examen des comptes nationaux permet de se rendre compte que les secteurs prioritaires du programme de croissance accélérée, pris dans leur ensemble, ne représentent, comme déjà souligné, que 20 % du PIB. Un accroissement de 10 % de la valeur ajoutée de ces secteurs ne se traduirait donc que par une augmentation du PIB de 2 %. De plus, le secteur de la pêche fait face dorénavant à des contraintes de ressources qui l’empêchent de croître, tandis que celui du textile a, depuis les programmes de libéralisation commerciale, subi des pertes importantes de parts de marché ; cela tient à une baisse de compétitivité (World Bank, 2003) mais aussi à un environnement international encore plus concurrentiel. Par ailleurs, comme nous l’avons développé dans le paragraphe précédent et comme cela est discuté par Hanson (2001) et dans le rapport de la CNUCED de 2005, il est difficile d’espérer que les IDE, dans le contexte africain actuel, constituent une source importante d’accélération de la croissance économique.
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Impact de la microfinance sur l'empowerment des femmes et la lutte contre la pauvreté dans la région de Ziguinchor

Impact de la microfinance sur l'empowerment des femmes et la lutte contre la pauvreté dans la région de Ziguinchor

2004 :134-135). En somme, l’organisation sociale de la production agricole et rizicole des principaux groupes ethniques repose sur une division sexuelle inégale des principales ressources productives comme la terre et le bétail, et un partage égal des rôles et responsabilités dans cette production. De la sorte, cette organisation confère à la femme moins de pouvoir par rapport l’homme. En plus, tout laisse croire que la répartition sexuelle des tâches et responsabilités engendre des inégalités sociales ancrées dans les mentalités. Les propos de Diédhiou (2004 :126) le confirment : « ces inégalités sont légitimées dans l’inconscient collectif des Diolas d’une façon exceptionnelle. Pour les Diolas en effet, un homme ne doit pas faire le travail normalement dévolu à une femme, et vice-versa. La coutume l’interdit et il faut s’en tenir à cette coutume». Cette dimension sociale et symbolique des inégalités entre les sexes se retrouve au sein des trois principaux groupes ethniques de la région. Pourtant, la répartition des ressources productives, la division sociale du travail et des responsabilités constituent bien des enjeux de pouvoir qui nécessitent une analyse plus poussée des rapports sociaux de pouvoir et l’autonomie des femmes au sein du groupe diola.
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Une loi contre la pauvreté :  La nouvelle approche québécoise de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Une loi contre la pauvreté : La nouvelle approche québécoise de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Dans l’année qui a suivi, Vivian Labrie, du Carrefour de pastorale en monde ouvrier (CAPMO, un groupe communautaire catholique de Québec), lançait l’idée d’une loi- cadre sur l’élimination de la pau- vreté. Vivian Labrie était déjà bien connue dans le secteur communau- taire. Membre du comité d’experts créé en 1995 par la ministre de la Sécurité du revenu afin de revoir l’ensemble des politiques d’aide sociale du Québec, Labrie était l’une des trois auteurs du rapport majoritaire, qui portait un diagnos- tic sévère sur les programmes en place et recommandait des réformes majeures (Bouchard, Labrie et Noël, 1996). Ce rapport avait été rendu public au début de mars 1996, quelques semaines à peine avant la première des deux conférences sur l’économie et l’emploi. Vivian Labrie a également joué un rôle actif lors de ces deux conférences, à l’intérieur de la coalition des groupes communautaires.
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L’initiative PPTE et la lutte contre la pauvreté

L’initiative PPTE et la lutte contre la pauvreté

• La logique générale de l’initiative PPTE est de ne porter assistance qu’aux pays pauvres endettés au delà d’un certain seuil. Ceux qui, comme Haïti, on le malheur de ne pas être assez endettés ne bénéficient pas de concours supplémentaires. Cela fait de PPTE une démarche inéquitable, conçue principalement pour régler les problèmes des créanciers. Ceci aurait pu être facilement évité en allouant les fonds dégagés conformément à un critère neutre par rapport à l’endettement (DIAL 1999). Cela n’a pas été fait, et la répartition des annulations de dette entre les pays (éligibles et non éligibles) ne repose donc pas sur des critères de résorption de la pauvreté. Des pays classés par les Nations Unies parmi les plus pauvres ne sont pas classés parmi les PPTE, tels que le Botswana, le Cap Vert, les Comores, Djibouti, la Gambie, le Lesotho, le Malawi, l’Afghanistan, le Bangladesh, le Bouthan, le Cambodge, les Maldives, le Népal, les îles Samoa, les îles Salomon, le Vanuatu, Haïti, Inversement, des pays qui ne sont pas des PMA sont classés parmi les pays éligibles à PPTE (comme l’Angola, le Cameroun, le Congo Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Vietnam, la Bolivie, la Guyana, le Honduras, le Nicaragua ).
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La lutte contre la pauvreté aujourd'hui : quelle(s) stratégie(s) ?

La lutte contre la pauvreté aujourd'hui : quelle(s) stratégie(s) ?

RÉSUMÉ Le Premier ministre du Québec, Bernard Landry, a fait de la lutte contre la pauvreté une pièce importante de son programme lorsqu'il a pris les rênes de l’État québécois. Pour son gouvernement, l'élaboration d'une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la pauvreté est devenue une priorité. Jean Rochon et Nicole Léger ont ainsi été respectivement nommés ministre et déléguée pour diriger le ministère chargé de cette nouvelle priorité. En juin 2001, le gouvernement a entrepris un processus de consultation à travers les régions visant à valider sa stratégie en matière de lutte à la pauvreté autour d’un document intitulé «Ne laisser personne de côté». Un bilan des efforts faits depuis 20 ans, tant par les pouvoirs publics que par les mouvements sociaux, nous paraît s’imposer. Ce texte se veut une contribution à ce bilan et un éclairage pour de nouvelles pistes. Ce bilan et cette mise en perspective, appuyés sur nos travaux de recherche des 10 dernières années, ont été présentés dans le cadre d’un colloque à l’automne 2001 1 .
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Programme de lutte contre la  pauvreté et stratégie de croissance au Sénégal. Les deux politiques se complètent-elles ?

Programme de lutte contre la pauvreté et stratégie de croissance au Sénégal. Les deux politiques se complètent-elles ?

(4) Le coefficient de Gini est une mesure du degré d'inégalité de la distribution des niveaux de vie monétaires. Il varie de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l'inégalité parfaite (une personne a tout le revenu, les autres n'ont rien). Les mécanismes régissant le lien entre croissance économique et réduction de la pauvreté sont complexes et dépendent notamment de l’évolution des inégalités. Schématiquement, quatre combinaisons sont possibles :(i) une croissance économique bénéficiant de manière identique à l’ensemble des individus, cette diffusion de la croissance de manière équi-proportionnelle à tous les revenus n’a pas alors d’incidence sur le niveau d’inégalité ; (ii) une croissance économique occasionnant une augmentation plus importante des revenus des plus pauvres que celle des autres, la croissance est alors dite pro-pauvres (Banque mondiale, 2001) ; (iii) une redistribution des revenus vers les plus pauvres, à revenu moyen constant, les inégalités diminuant alors ; (iv) enfin, bien évidemment, une combinaison d’une croissance économique et d’une politique de redistribution des revenus réductrice des inégalités.
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La lutte du Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté

La lutte du Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté

Cette participation importante de la base sociale a sans doute exercé une influence sur les actions et orienté le Collectif dans ses priorités, entre autres, au niveau des revendications et de l’insistance sur les mesures urgentes. La proposition citoyenne constituait une approche globale de lutte contre la pauvreté et comportait plusieurs éléments à instituer à long terme. Elle visait d’abord et avant tout l’adoption des mesures urgentes comportant des revendications davantage d’ordre économique (couverture des besoins essentiels, hausse du salaire minimum, gratuité des médicaments, etc). « On pourrait croire que les personnes appauvries doivent avoir eu quelque chose à voir avec ce placement du problème économique à résoudre au cœur des préoccupations car, même si la pauvreté qu’elles vivent puisse se répercuter sur plusieurs autres plans comme l’habitation, l’alimentation et la santé, c’est son aspect économique qui s’avère déterminant. » (Ninacs, 2003 : 12)
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L'ENGAGEMENT CONTRE LA PAUVRETÉ EN BOLIVIE

L'ENGAGEMENT CONTRE LA PAUVRETÉ EN BOLIVIE

En 1990-95, la Bolivie consacrait à la santé publique un pourcentage du PIB qui était de la moitié ou d’un tiers de celui des pays industrialisés (2,7% face à 8% en France, 6% en Espagne). Seulement 60% de la population avait accès à l’eau salubre, en 1995 (100% en France, 78% pour toutes les économies, et 71% pour les économies à faible revenu). Le taux de mortalité infantile était encore très élevé malgré la forte réduction qui s’est produite entre 1980 et 96 (de 118 à 67‰ des naissances vivantes), et la mortalité maternelle était aussi très élevée (370 pour 100 000 naissances vivantes entre 1990 et 96, contre 15 en France). Il faut souligner que les moyennes cachent parfois en Bolivie des contrastes internes importants ; par exemple, en 1995, du total de la population qui avait accès à l’eau salubre, 72% étaient de la population urbaine, et 27% de la population rurale.
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Microfinance et lutte contre la pauvreté : la transformation institutionnelle des organisations de microfinance rurale au Sénégal

Microfinance et lutte contre la pauvreté : la transformation institutionnelle des organisations de microfinance rurale au Sénégal

En effet en Afrique, 90 %, voire 100 % des populations rurales, n'ont pas accès aux services financiers des banques (Gentil et Servet, 2002). Face à ce vide laissé par les institutions [r]

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Le projet Sur la Main dans le Vieux-Rosemont : une démarche évolutive de lutte contre la pauvreté et l’exclusion

Le projet Sur la Main dans le Vieux-Rosemont : une démarche évolutive de lutte contre la pauvreté et l’exclusion

Cette phase  s’amorce par la fin de l’action partenariale. C’est alors une  action citoyenne qui se  construit. Le Comité de résidents détermine les activités en fonction des besoins exp[r]

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Déterminants des politiques de lutte contre la pauvreté en Irlande durant la décennie 1997-2006

Déterminants des politiques de lutte contre la pauvreté en Irlande durant la décennie 1997-2006

réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale et d’autre part, des causes, autres que celle du développement économique, qui sont responsables de ce changement de politiques publiques. Nous voulons donc identifier les facteurs (variable indépendante) qui ont contribué à l’émergence de cette orientation de mise en œuvre de politiques publiques de réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale (variable dépendante). Nous savons, cependant que l’économie irlandaise a subi un immense recul depuis 2009. Tous les indices de développement économique sont sans équivoque sur le sujet. L’économie irlandaise a subi un terrible recul. Le déficit qui ne représentait que 14 % du PIB en 2009 représentait 32 % du PIB en 2010. La dette publique trimestrielle ne cesse d’augmenter (tableau I). Le taux de chômage est passé de moins de 5 % en 2007 à 13,9 % en 2010 (tableau II), une hausse beaucoup plus prononcée qu’ailleurs en Europe. Le récent affaissement de l’économie irlandaise dû, entre autres à sa dépendance à l’économie américaine 6 et au « retournement du marché immobilier, suite à l’augmentation de la population et aux hausses de salaire » (Audrey Garric 2010) provoqué par le retour des Irlandais et par une immigration croissante ne saurait diminuer la pertinence de notre recherche. Cette situation était déjà prévisible en 2002, « de sérieuses pénuries de main-d'œuvre et de logement sont déjà observables en Irlande à l’heure actuelle. » (Fortin 2002, 9). « La dépendance vis-à-vis des firmes transnationales coïncide largement avec la dépendance vis-à-vis de la conjoncture américaine, qui lorsqu’elle est solide, entraine 7 la croissance irlandaise; mais dans le cas contraire, les problèmes, macroéconomiques aux États-Unis se répercutent en Irlande » (Considère-Charron 2007, 108).
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