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Consommation des antibiotiques en réanimation

Consommation des antibiotiques en réanimation

ou de familles d’antibiotiques. Les deux facteurs qui favorisent l’émergence de BMR sont la pression de sélection des antibiotiques et la transmission croisée entre patients [53,63,64]. 2- surveillance des BMR : La surveillance BMR, peut permettre de détecter l’apparition de cas groupés d’infections ou d’épidémies. Toutefois, cet objectif oblige à une surveillance en temps réel et surtout à un retour d’information en temps réel qui est associé à une charge de travail lourde au quotidien et donc pose des problèmes de faisabilité. Ce qui explique qu’en pratique, c’est souvent le laboratoire de microbiologie qui alerte sur l’apparition de cas éventuellement groupés [73]. Tous les services de réanimation ne présentent pas la même écologie en matière de BMR. Il est donc recommandé avant d’établir un programme de surveillance de ces bactéries de déterminer celles qui sont les plus prévalentes dans le service pour éviter de surveiller des évènements rares, donc peu rentables au regard de la charge de travail associée à la surveillance. Une fois le choix fait, il peut être intéressant d’organiser un dépistage des malades porteurs à l’admission et des acquisitions dans le service en incluant les colonisations et les infections. En général, les cibles BMR sélectionnées sont les staphylocoques aureus résistant à la méticilline (SARM), les entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu, Pseudomonas Aeruginosa multirésistants et/ou Acinetobacter Baumannii [74,75].
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Consommation d'antibiotiques et résistance aux antibiotiques en France : nécessité d'une mobilisation déterminée et durable

Consommation d'antibiotiques et résistance aux antibiotiques en France : nécessité d'une mobilisation déterminée et durable

ANTIBIOTIQUES : POUR LE MEILLEUR ET  POUR LE PIRE… CONSOMMATION ET RÉSISTANCE Pour y répondre, cet enjeu doit d’abord être compris par tous (grand public, patients, professionnels de la santé humaine et animale, décideurs…) et la publication régulière des dernières données disponibles sur les résistances bactériennes et sur les consommations des antibiotiques est importante. La Journée européenne de sensibilisation au bon usage des antibiotiques du 18 novembre 2016 donne l’occasion de sensibiliser l’ensemble des acteurs à la nécessaire mobilisation pour un renforcement de la lutte contre la résistance aux antibiotiques et un meilleur usage des antibiotiques disponibles. Afin de mieux communiquer sur ces données, trois agences nationales – Santé Publique France, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) – ont réuni leurs efforts pour présenter pour la première fois de manière commune les chiffres clefs de la consommation des antibiotiques et de la résistance bactérienne aux antibiotiques en France sur les 10 dernières années (période 2005-2015), en santé humaine et en santé animale.
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Pépite | Impact des recommandations formalisées d’experts « stratégies de réduction de l’utilisation des antibiotiques à visée curative en réanimation » sur la prescription d’antibiotiques dans le service de médecine intensive et réanimation

Pépite | Impact des recommandations formalisées d’experts « stratégies de réduction de l’utilisation des antibiotiques à visée curative en réanimation » sur la prescription d’antibiotiques dans le service de médecine intensive et réanimation

quarante six lors de la période prospective. Pour ces 107 patients, 104 infections ont été analysées. Hormis pour le motif d’admission (médical/ chirugical), les deux populations étaient comparables. La consommation totale d’antibiotiques évaluée en nombre de DDJ par patient était statistiquement identique dans les deux groupes ( 9,34 [2,51-13,46] dans le groupe « avant » contre 12 [4-19,76] dans le groupe « après », p=0,221 ). Les infections les plus fréquentes étaient les pneumonies et ce aussi bien en ce qui concernait les infections communautaires que les infections associées aux soins. Les infections à BMR étaient rares : les bactéries les plus fréquentes étaient les SARM et les entérobactéries BLSE. La durée totale médiane d’antibiothérapie administrée en réanimation était de 5 [2-7] jours dans les 2 groupes. Les infections communautaires recevaient en général 7 jours de traitement dans le groupe « avant » versus 5 jours dans le groupe « après ». Nos pratiques professionnelles étaientt
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UETE SUR L’UTILISATION DES ANTIBIOTIQUES EN ELEVAGES AVIAIRES ET LA CONSOMMATION DE BLANCHE PAR LES FAMILLES BORD BORDJIENNES

UETE SUR L’UTILISATION DES ANTIBIOTIQUES EN ELEVAGES AVIAIRES ET LA CONSOMMATION DE BLANCHE PAR LES FAMILLES BORD BORDJIENNES

Résumé L'objectif de cette étude est d‟enquêter sur l‟utilisation des antibiotiques dans l'élevage aviaire et les taux de consommation de la viande blanche par les familles de la région de Bordj Bou Arreridj. Nos résultats montrent que l‟utilisation des antibiotiques en élevage est fréquente, que ce soit à titre prophylactique que curatif. Ceci peut être expliqué par l‟utilisation abusive et anarchique des antibiotiques. La majorité des personnes interrogées ont déclaré la consommation de la viande de poulet et plusieurs fois par semaine, tandis que cette consommation est différenciée entre les enfants et les adultes en première position et les nourrissons avec des taux faibles. Le lieu d‟achat prédominant (95%) en raison des conditions d‟hygiène et de contrôle de cette viande est les boucheries. Concernant les intoxications et les désagréments liés à la consommation de la viande de poulet et d‟œufs ne semblent toucher qu‟une minorité de consommateurs (2%). Les molécules d'antibiotiques les plus fréquemment utilisés sont : Clamoxyl, Enroflaxacine, Tétracycline, Tylosine, Ampiciline, et un peu moins Colistine, Erythromycine, Sulfamide. 68% des vétérinaires questionnés montrent que la durée de traitement est de 5 jours pour la première intervention. 92% des praticiens interrogés affirment qu‟ils ne procèdent aux prélèvements et à l‟envoi au laboratoire. Concertant les éleveurs, 72% ont respecté le délai d‟attente de l‟ATB. Nous avons constaté un manque de contrôle sur l‟utilisation des antibiotiques, depuis la sélectionne de la molécule cible jusqu‟à leurs administrations aux animaux.
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Pépite | Impact de la mise en place des recommandations de bon usage sur la consommation d’antibiotiques dans deux services de réanimation du Pas-de-Calais

Pépite | Impact de la mise en place des recommandations de bon usage sur la consommation d’antibiotiques dans deux services de réanimation du Pas-de-Calais

Le service de réanimation d’Arras a entamé une restructuration complète de son activité et de son personnel médical en 2012. Ce changement a sans doute retardé la mise en place d’une politique de gestion des antibiotiques. De plus, une infectiologue n’est présente dans l’établissement que depuis 2017, alors que son rôle est central pour promouvoir le bon usage des antibiotiques [26]. Il sera intéressant d’observer l’impact de son arrivée sur l’évolution future de la consommation antibiotique du service. Les réunions de concertations pluridisciplinaires d’infectiologie ont été mises
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Impact des restrictions d’utilisation des hydroxyéthylamidons sur la consommation des cristalloïdes et des colloïdes en réanimation : étude conduite dans le service de réanimation cardio-vasculaire et thoracique du Centre Hospitalier Universitaire de Gren

Impact des restrictions d’utilisation des hydroxyéthylamidons sur la consommation des cristalloïdes et des colloïdes en réanimation : étude conduite dans le service de réanimation cardio-vasculaire et thoracique du Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble

Nous avons montré une diminution significative de l’utilisation des HEA dans le service de réanimation, que ce soit sur les consommations annuelles de solutés de remplissage ou sur les volumes utilisés. Cela s’accompagne d’une tendance générale à la diminution de l’utilisation de colloïdes et à l’augmentation de l’utilisation de cristalloïdes avec notamment l’apparition de l’utilisation de l’Isofundine® en 2014 (introduit dans le livret de CHUG pour répondre aux restrictions des HEA). On remarque que la consommation d’HEA n’a pas totalement été interrompue comme il était préconisé. Concernant la consommation de l’albumine, elle n’a pas beaucoup évolué. Cependant on a pu constater une augmentation des consommations en 2014.
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View of Stratégies de réduction de l’utilisation des
						antibiotiques à visée curative en réanimation (adulte et pédiatrique)

View of Stratégies de réduction de l’utilisation des antibiotiques à visée curative en réanimation (adulte et pédiatrique)

pharmacocinétique importante et imprévisible, faire des dosages de certains antibiotiques (Accord fort). Les patients de réanimation (en sepsis sévère/choc septique, recevant un remplissage massif et des catécholamines, en choc hémorragique, les brûlés, les neutropénies fébriles, en insuf­ fisance rénale aiguë, sous épuration extrarénale continue, en obésité morbide et les enfants) ont des modifications physio­ pathologiques majeures. Celles­ci amènent à une variabilité pharmacocinétique imprévisible inter­ et intra­individuelle, en particulier pour les antibiotiques hydrophiles (aminosides, vancomycine, bêtalactamines) [149–152]. Ainsi, les concen­ trations plasmatiques et au site de l’infection peuvent être subthérapeutiques, sources possibles d’échecs cliniques et de développements de résistances bactériennes. À l’inverse, une défaillance rénale et/ou hépatique peut aboutir à des concen­ trations toxiques [153–156]. Chez l’enfant, cette variabilité est majorée par des différences importantes en fonction de l’âge, en termes de volume de distribution, de métabolisme et d’élimination [157,158].
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Impact de la consommation d'antifongiques sur Candida sp. : étude dans un service de réanimation médicale de 2004 à 2009 au CHU de Grenoble

Impact de la consommation d'antifongiques sur Candida sp. : étude dans un service de réanimation médicale de 2004 à 2009 au CHU de Grenoble

52 Problématique L‟objectif principal de cette étude était donc le suivant : Sur la période 2004-2009, recueillir les données mycologiques (espèce isolée et sensibilité aux antifongiques) de l‟ensemble des prélèvements issus d‟un service de réanimation, puis comparer ces données brutes au volume d‟utilisation des principaux antifongiques utilisé dans ce même service. Finalement, observer l‟impact de la consommation des antifongiques sur les modifications de l‟épidémiologie et de la sensibilité des espèces appartenant au genre Candida. De plus, cette étude présente une originalité : les variations de sensibilité des souches testées ont pu être plus précocement détectées en créant des sous-catégories de CMI à l‟intérieur même de la catégorie « sensible » pour chaque antifongique. Puis, ces CMI ont été corrélées à la dispensation temporelle des antifongiques. Ce type d‟analyse statistique a donc permis d‟observer les conséquences à court terme de l‟usage des antifongiques sur les levures appartenant au genre Candida sp.
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Evaluation de l'impact d'une équipe opérationnelle en infectiologie sur la consommation et le coût des antibiotiques au CHU de Nancy : essai d'intervention contrôlé

Evaluation de l'impact d'une équipe opérationnelle en infectiologie sur la consommation et le coût des antibiotiques au CHU de Nancy : essai d'intervention contrôlé

139 Résumé L’usage excessif et inapproprié des antibiotiques a été décrit dans le monde entier depuis 25ans, tant en ville qu’à l’hôpital. En plus des effets délétères sur les patients l’utilisation abusive des antibiotiques contribue à l’émergence de résistances bactériennes et à l’augmentation des dépenses hospitalières. Dans les années 1990 plusieurs organisations du monde de la santé ont publié des plans et des recommandations visant à contrôler les consommations en antibiotiques afin de limiter la pression de sélection sur les bactéries et d’en diminuer les coûts. Au CHU de Nancy une politique de bon usage des antibiotiques a été instaurée au milieu des années 1990 puis renforcée en 2006, avec une réorganisation complète du mode prescription et de la délivrance des antibiotiques dans tout l’établissement. Une équipe opérationnelle en infectiologie (EOI) composée d’un infectiologue et d’un pharmacien est intervenue dans une partie des services afin d’améliorer la qualité des prescription. Pour évaluer l’impact de l’intervention de l’EOI sur les consommations antibiotique et les coûts qui en découlent, une étude contrôlée en cluster avant/ après a été réalisée .Nous avons comparé les consommations globale et par classes antibiotiques ainsi que les coûts « avant » et « après » dans 2 groupes (contrôle et intervention).Les résultats ont montré qu’après l’intervention de l’EIO les consommations globales avaient diminué de 34% dans le groupe intervention et de 3% dans le groupe contrôle ( P=0,003). Pour une même activité, la réduction du coût était 14 fois plus élevée dans le groupe intervention .Nous pouvons donc avancer que l’intervention d’une EOI constitue un moyen efficace pour réduire la consommation hospitalière en antibiotiques et les coûts qui en découlent.
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La consommation des antibiotiques et la rsistance bactrienne  lHpital Ibn Tofail

La consommation des antibiotiques et la rsistance bactrienne lHpital Ibn Tofail

Dans l’étude Raisin, la consommation des services médicaux et chirurgicaux sont assez similaires aux alentours de 550DDJ/1000 JH avec une légère avance pour la chirurgie (565 DDJ/1000JH VS 538.5DDJ/1000JH). Tous comme cette étude, nos consommations entre les deux disciplines sont très similaires avec une prédominance consommatoire des services chirurgicaux, sauf que la moyenne consommatoire est trois fois plus élevée (1912DDJ/1000JH). La plus forte discordance est que notre service de réanimation est un moindre consommateur que les services médicaux et chirurgicaux .Sa consommation avoisine les 870DDJ/1000JH pour une consommation très élevée relevée dans l’étude Raisin (1567DDJ/1000JH) même si la capacité litière est 4 fois moins plus importante que les services médicaux et chirurgicaux. Toutefois, si on considère chaque service a part entière, la réanimation est le plus consommateurs de ces substances actives.
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Résistance et consommation des antibiotiques en ville

Résistance et consommation des antibiotiques en ville

Compte-tenu du nombre important de prescriptions antibiotiques, l’analyse n’a porté que sur les dix premières et sur les dix dernières ordonnances de chaque mois d’antibiotiques administrés par voie orale. Ce travail n’est donc pas exhaustif mais quelques enseignements peuvent malgré tout en être tirés, et ce d’autant que nous avons pu recueillir la consommation totale annuelle au sein de l’officine de chaque antibiotique relevé dans l’étude. Le défaut majeur de ce travail est bien sûr de ne pas relier prescription antibiotique et indications. Ceci s’est révélé malheureusement impossible d’une part car les données ont été récoltées postérieurement à la délivrance de l’ordonnance ; il était alors difficile de contacter les patients ou les médecins pour avoir des précisions. Par ailleurs, les posologies et les médicaments associés étaient trop divers pour être exploités et donc confirmer nos hypothèses concernant ces indications. L’accès du pharmacien au dossier médical informatisé du patient permettrait de résoudre ce problème.
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Evaluation de la consommation des antibiotiques au CHU Mohammed VI

Evaluation de la consommation des antibiotiques au CHU Mohammed VI

L’antibiothérapie demeure un concept pratique qui voit ses données s’actualiser chaque jour, au fur et à mesure de la découverte de nouvelles générations d’antibiotiques et l’apparition de plus en plus des bactéries multirésistantes. À travers cette étude nous avons pu constater que la consommation des antibiotiques est importante dans le CHU Mohammed VI. Cette forte prescription intéressait surtout les âges moins de deux ans. Par ailleurs, les bêtalactamines sont les plus prescrits et les services de réanimation occupent la première place en matière de consommation d’antibiotiques. La conséquence est préoccupante puisque nous sommes confrontés de plus en plus à des problèmes d’antibiorésistance dans notre pays.
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Étude de la distribution cérébrale de deux antibiotiques chez des patients de réanimation

Étude de la distribution cérébrale de deux antibiotiques chez des patients de réanimation

concentration entre le LEC cérébral et le LCR. Ainsi, les concentrations dans le LCR ne reflètent probablement pas les concentrations cérébrales (Liu et al. 2008). D’une part la BHL est plus perméable que la BHE à certaines substances exogènes. D’autre part, les mécanismes actifs d’influx ou d’efflux peuvent concourir à des objectifs contraires en fonction de leur localisation sur la BHE ou la BHL (De Lange et al. 2002; Fridén et al. 2009). Par exemple, les substrats de la P-gp ou de BCRP vont être dirigés à travers la BHE depuis le LEC cérébral vers le sang (efflux), alors qu’ils seront dirigés depuis le sang vers le LCR à travers la BHL (influx). Pour les molécules substrats des MRP le sens d’efflux est par contre identique pour la BHE et la BHL. En réalité, la mesure des concentrations dans le LCR des antibiotiques substrats de transporteurs d’efflux ne fournit que peu d’information sur la distribution cérébrale de ces médicaments. En outre, il existerait un gradient de concentration en fonction du site de prélèvement ventriculaire ou lombaire du LCR avec des concentrations lombaires plus élevées en raison de mécanismes de concentration du LCR à ce niveau (De Lange 2013). Pourtant, la plupart des informations de distribution des antibiotiques (notamment le céfotaxime et le métronidazole) dans le système nerveux central dont nous disposons actuellement sont issues d’études réalisées dans le LCR (tableau 8). Les concentrations de céfotaxime utilisées pour le traitement de méningite vont de 0,3 à 44,3 µg/mL dans les différents essais avec une majorité de concentrations entre 1 et 15 µg/mL (Asmar et al. 1985; Humbert et al. 1984; Nau et al. 1993; Brückner et al. 1982). Concernant le métronidazole, peu d’études ont été réalisées chez l’animal et l’homme (Davies 1967; Feldman 1976; Jokipii et al. 1977; O’Grady et al. 1976) en utilisant le plus souvent des méthodes de dosage microbiologiques. Les concentrations estimées dans le LCR étaient souvent proches des concentrations plasmatiques.
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Infections à germes multirésistants en réanimation

Infections à germes multirésistants en réanimation

L’activité bactéricide étant lente à obtenir, les glycopeptides doivent donc être prescrits en association dans les infections sévères, en évitant les quinolones fréquemment inactives sur les SARM. L’association aux aminosides (notamment la gentamicine) est la plus fréquente. D’autres associations sont possibles avec l’acide fusidique, la fosfomycine, la rifampicine et les synergistines, au besoin en décalant l’administration de rifampicine ou de fosfomycine afin d’éviter une situation de monothérapie dans les 12 à 48 premières heures qui serait responsable de l’apparition de mutants résistants à ces 2 antibiotiques [9]. La durée optimale du traitement est inconnue ; elle est classiquement de 15 jours mais une durée plus courte est proposée. Ainsi dans l’étude de Chastre et coll. [9], une durée de 8 jours a la même efficacité dans les pneumopathies à SARM chez des patients dont l’antibiothérapie initiale était adaptée.
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La problématique de la résistance des pneumocoques aux antibiotiques

La problématique de la résistance des pneumocoques aux antibiotiques

S T R AT É G I E S D E P R É V E N T I O N A. Consommation des antibiotiques “Moins sou- vent et mieux” Le développement de la résistance micro- bienne étant directement liée à la consommation des antibiotiques, les autorités sanitaires belges ont décidé de sensibiliser le grand public à l’uti- lisation de ceux-ci. “Moins souvent et mieux”, la campagne belge réalisée par les Ministères de la Santé Publique et des Affaires Sociales en 2001, 2002 et 2003, s’est concrétisée par l’envoi de brochures et affiches, par des émissions à la télé- vision et à la radio, par des communications aux journaux “grand public” et par la création d’un sites web : http://www.antibiotiques.org/
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Enquête sur l'utilisation des antibiotiques génériques

Enquête sur l'utilisation des antibiotiques génériques

1-2/La faiblesse de la consommation des médicaments : Si l’on décortique le budget d’un échantillon représentatif des ménages marocains, on se rend aussitôt compte que les marocains considèrent l’alimentation, le logement et les vêtements comme prioritaires par rapport aux soins qui sont souvent relégués et mis dans la catégorie des besoins facultatifs. La culture des soins est plutôt réactive qu’anticipative, les marocains ne visitent le médecin qu’à l’apparition d’une maladie qui souvent, se trouve être à un stade avancé. Ceci complique le traitement et engendre des coûts élevés, supportés soit par les malades, souvent à faible revenu, soit par l’état [62].
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Infection à Pseudomonas en milieu de réanimation

Infection à Pseudomonas en milieu de réanimation

P.aeruginosa est un microorganisme fréquemment impliqué dans la survenue d’infections nosocomiales dans les services de réanimation, où il évolue par bouffées épidémiques sur un fond endémique [20]. En réanimation, les patients souvent immunodéprimés, sont habituellement intubés, ventilés, sondés et porteurs de cathéters périphériques et centraux; le risque de contamination et d’infection à P.aeruginosa est majeur [2]. L’étude un jour de l’European prevalence of infection in intensive care (EPIC) incluant 10038 patients hospitalisés dans 147 unités de soins intensifs dans 17 pays d’Europe a montré que 20,6% des patients étaient porteurs d’une infection nosocomiale, et que P.aeruginosa était en cause dans 28,7% des cas (20,8 % des bronchopneumopathies nosocomiales, 11,3 % des infections urinaires et de 9,5 % des infections du site opératoire), juste derrière Staphylococcus aureus (30,1%) [23]. Ces résultats ont été confirmés par une étude réalisée dans 118 unités de soins intensifs de cinq pays d’Europe. P.aeruginosa représentait 24% des 9166 bacilles à Gram négatifs isolés [24]. Une autre étude concernant 39 services de réanimation de centres hospitalo-universitaires français, analysant la sensibilité aux antibiotiques des bacilles à Gram négatif a montré que P. aeruginosa était la bactérie la plus fréquemment isolée (22,9 %) [25]. Aux États-Unis, P. aeruginosa est au second rang (14 %) des bactéries isolées des pneumopathies nosocomiales en unité de réanimation, au troisième rang des infections urinaires (7 %), au quatrième rang des infections du site opératoire (8 %), au septième rang des bactériémies nosocomiales et globalement, au cinquième rang des infections tous sites confondus [26].
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Les bactériocines : en alternative aux traitements antibiotiques

Les bactériocines : en alternative aux traitements antibiotiques

Ce fut le cas notamment en 1950 au Japon, avec la mise en évidence de bactéries pathogènes devenues résistantes aux antibiotiques à la suite à leur utilisation fréquente (tétracycline, streptomycine, chloramphénicol). La méticilline, commercialisée en 1961, et dont la résistance bactérienne apparait dès 1962, en est un autre exemple. Par la suite, des SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline) se répandent progressivement dans les structures de soins, et deviennent même multirésistants (c’est-à-dire résistants à plusieurs antibiotiques de familles différentes). Cela est lié à la forte consommation d’antibiotiques en milieu hospitalier, au risque élevé de contamination, et au confinement. Puis à partir des années 1993 apparaissent les SARM communautaires (en médecine de ville), dont la multirésistance est rare.(11)
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activite conso antibiotiques

activite conso antibiotiques

1. À l’aide du tableur, représenter graphiquement l’évolution de la consommation d’antibiotique en ville et à l’hôpital sur la période 1999-2010. 2. Compléter la feuille de calcul en déterminant, pour la consommation en ville et la consommation à l’hôpital, le pourcentage d’évolution par rapport à l’année précédente et la part relative, en pourcentage, de chacun des deux types de consommation.

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Pancréatites aiguës graves en réanimation

Pancréatites aiguës graves en réanimation

- 128 - causes plus rares. Les causes moins fréquentes seront à rechercher ou à confirmer dans un second temps [9] . Ainsi, le diagnostic étiologique peut être facile dans la plupart des cas, orienté par l'histoire clinique (lithiase biliaire connue ou consommation chronique d'alcool), les données biologiques (macrocytose comme un signe d'abus d'alcool ; des enzymes hépatiques, principalement les ALT en faveur de l’étiologie biliaire, des ASAT et γ-glutamyl-transférase en faveur d’une pancréatite alcoolique), et l’échographie abdominale (présence de signes directs ou indirects de calculs biliaires). Le bilan biologique à l'admission doit comprendre le dosage des triglycérides et une calcémie pour affirmer ou exclure une cause métabolique. Enfin, l'histoire de la maladie devrait comprendre la recherche d’antécédents familiaux de pancréatite, une recherche attentive de toute prise médicamenteuse ou d’un contexte d’auto-immunité. (Figure 53)
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