Haut PDF Entre les connaissances et la pratique de santé publique : un monde de collaborations

Entre les connaissances et la pratique de santé publique : un monde de collaborations

Entre les connaissances et la pratique de santé publique : un monde de collaborations

Les biais et les limites de l’étude Tel que démontré au chapitre méthodologique, cette étude observe les critères de rigueurs propres aux approches qualitatives. Néanmoins, elle comporte certains biais et limites qui se doivent d’être explicitées. Premièrement, en raison de l’enthousiasme et de la tribune offerte à tout ce qui touche les questions de transfert de connaissances en santé publique, il serait probable que les entrevues soient teintées de cet optimisme par rapport au phénomène pour lequel les répondants semblent plutôt ouverts. De plus, il faut rappeler que ces cadres ont accepté sur une base volontaire de participer aux entrevues. Cela porte à croire qu’ils étaient sensibles et intéressés au départ à l’objet de la recherche. Deuxièmement, une diversité de définitions du PUC est exprimée par les répondants lors des entrevues. Durant la collecte et l’analyse des données, les chercheurs ont partagé le sentiment que le PUC constituait une boîte de pandore « fourre-tout » parsemée de compréhensions inégales de la part des participants. Sous cet angle, l’objet même de la recherche constitue une limite étant donné ces écarts de sens qui sont venus alimenter l’ensemble des catégories d’analyse. En raison de ces ambiguïtés, le code initial « définition du PUC » a d’ailleurs été éliminé en cours de route (voir mémos p. 30). Troisièmement, les dynamiques et les expériences quotidiennes de PUC révélées par les répondants du régional n’ont pas été comparées avec le discours des acteurs au niveau local. L’ajout de la perspective des acteurs agissant au niveau local aurait permis un portrait plus englobant de la pratique de santé publique sur le territoire montréalais.
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Peut-on expérimenter en santé publique?

Peut-on expérimenter en santé publique?

sociaux (voir par exemple le souhait exprimé dans certains travaux de « dresser le portrait de tous les mécanismes, les organiser selon une classification », dans Robert et Ridde, 2013, p. 103). Dans l’attente de cette classification complète et systématique de tous les mécanismes mobilisables pour rendre effectives des politiques sanitaires, le rôle des chercheurs serait de synthétiser les connaissances disponibles sur les interactions mécanismes/contextes, de les inclure dans un corpus d’actions possibles, afin de rendre les preuves « accessibles et directement utilisables par les acteurs, c’est-à-dire faciles à interpréter et à utiliser au regard de leurs propres besoins et contextes d’intervention » (Cambon et Alla, 2013, p. 760). L’ontologie qui légitime la recherche d’une causalité, même non-linéaire, dans des mécanismes indépendants qu’il faudrait découvrir, entre ici en contradiction avec le style pragmatiste qui demande de conduire une enquête située, en relation avec tout un milieu, caractérisée par un aller-et-retour constant entre compréhension et attention aux conséquences en pratique. Une description systématique des différents mécanismes pourrait certes s’accompagner de la connaissance de leurs conditions d’activation (appelées « contexte »), mais elle resterait coupée de leurs milieux. Cette science serait descriptive et systématique, mais non- écologique.
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Le point sur... le partage et l’utilisation des connaissances dans le réseau de la santé publique montréalais ; no 1, Un appel à la collaboration, décembre 2010

Le point sur... le partage et l’utilisation des connaissances dans le réseau de la santé publique montréalais ; no 1, Un appel à la collaboration, décembre 2010

œuvre dans la pratique. La DSP encourage la production et l’utilisation de nouvelles connaissances et s’engage dans des processus bidirectionnels d’échanges. À travers ces échanges les acteurs du réseau, tels que les CSSS, communiquent leurs besoins en information ainsi que leurs priorités. En préconisant un mode interactif, la collaboration permet de répondre aux attentes de chacun dans le but d’améliorer la santé des populations. Le passage de la production de connais - san ces vers son utilisation dans la pratique s’inscrit dans un processus itératif compor tant dif férentes étapes : la copro - duc tion, l’adaptation, la dif fusion, la réception, l’adoption, l’appropriation et l’utilisation 5,6,7,8 . Selon les objectifs et
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View of La racialisation, entre pouvoirs et savoirs : une lecture postcoloniale de la santé publique comme pratique discursive

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l’ ‘autre’. La réalité du Noir se situe dans sa relation avec le Blanc, ajoute Fanon, qui a transformé son schéma corporel en ‘un schéma épidermique racial’. La santé publique ou le paradoxe des discours La santé publique s’est progressivement constituée à partir du 18ème siècle comme un champ de connaissances, écrit Fassin,[29] suite à l’application au domaine sanitaire de dis- ciplines variées et au passage de la perspective individuelle à l’échelle collective. Toutefois, si la santé publique est un savoir, elle a d’abord exprimé un pouvoir, ajoute Fassin. La santé publique exprime un biopouvoir, une technologie étatique et institutionnelle d’intervention sur la vie, qui, écrit Foucault,[22,30] a émergé ces derniers siècles pour discipliner les corps et contrôler les phénomènes popula- tionnels afin de normaliser les comportements et prolonger la vie. La mise en place, par les autorités politiques, des premiers dispositifs sanitaires en Europe dès la fin du 15ème
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Le transfert de connaissances en santé publique : formation de la relève pour une intervention de réadaptation par les arts

Le transfert de connaissances en santé publique : formation de la relève pour une intervention de réadaptation par les arts

clinique (3h). L’introduction du programme d’intervention permet de présenter le contexte clinique (les jeunes et les troubles mentaux), l’approche d’intervention (la réadaptation psychiatrique grâce à l’intervention par les arts), les objectifs et composantes essentielles du programme, de même que les effets et mécanismes d’intervention. La présentation du volet d’animation artistique vise à décrire les rôles et fonctions des animateurs de théâtre et de cirque, les objectifs des ateliers artistiques, la structure générale du programme, la description d’exercices techniques et le processus de création du spectacle. De plus, celle-ci inclut une mise en pratique de l’approche basée sur les arts, où les intervenants sont invités à improviser une histoire à partir d’une image absurde. La présentation du volet d’accompagnement clinique vise à décrire les rôles et fonctions des accompagnateurs cliniques, le processus de recrutement des participants et de constitution des groupes, de même que les objectifs et modalités d’accompagnement en cours de programme, en plus de présenter des exemples cliniques (situations problématiques rencontrées régulièrement dans le cadre du programme et mises en situation s’appuyant sur des cas vécus). Il est aussi prévu qu’un manuel de formation soit fourni au début de la formation, comme support théorique (incluant l’ensemble des informations fournies durant la formation). Pour compléter la formation, il est attendu que les nouveaux intervenants participent à l’observation des ateliers animés par les formateurs à l’automne 2015, soit deux ateliers et le spectacle, afin de leur permettre d’assister à un exemple concret d’animation et d’accompagnement du programme.
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Santé publique et culture familiale de la santé mentale

Santé publique et culture familiale de la santé mentale

La notion de « Culture familiale de la santé mentale » est le noyau dur de cette thèse. Pour en donner une idée claire, il a fallu d’abord s'occuper de chaque élément séparément : la santé mentale, la famille, la culture et la notion de culture familiale. Ce sont tous des termes bien connus en thérapie familiale. Néanmoins, en ce qui concerne la culture familiale de la santé mentale, il n’y a pas, à notre connaissance, d’études qui se soient penchées sur le sujet dans la littérature contemporaine. Au chapitre précédent, nous avons réfléchi à l’importance de la famille dans le développement physique et psychique des enfants, en particulier dans la transmission des valeurs, la promotion de la santé et le soutien dans les moments de détresse. Décrire une culture familiale veut dire étudier le fonctionnement de chaque famille, son système de valeurs, sa manière d’interpréter le monde. Si nous voulons connaître la culture liée à la santé mentale, il faudra alors regarder de près ses croyances par rapport à la santé et la maladie, en tenant compte du caractère changeable avec lequel la notion de maladie se présente au sein de chaque famille. Il faudra décrire sa manière de réagir face à une maladie psychique, ses connaissances du système sanitaire et des aides possibles en cas de détresse psychique. Il s’agira aussi de savoir ce que les parents mettent en œuvre pour préserver la santé mentale de leurs enfants. Finalement, il faudra saisir l’ambiance qui se respire à la maison : s'agit-il d’un environnement qui favorise la santé mentale ou est-il une source de perturbation pour les enfants ainsi que pour les parents eux-mêmes ?
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La recherche sur le transfert des connaissances en santé publique dans les pays à faible revenu : une synthèse exploratoire

La recherche sur le transfert des connaissances en santé publique dans les pays à faible revenu : une synthèse exploratoire

conjointement à d’autres. Cette stratégie est utilisée pour servir deux objectifs. Le matériel est parfois distribué aux agents de transfert afin de faciliter leurs tâches. Ceux-ci reçoivent par exemple des guides de pratique et des outils d’enseignement, ou encore des vélos ou des téléphones cellulaires afin de rejoindre les clientèles qu’ils desservent. Des produits de santé ont aussi été distribués aux populations ciblées (médicaments, condoms, sachets de purification pour l'eau, moustiquaires imprégnées d’insecticide, etc.) et certains utilisateurs ont reçu des outils éducatifs, tels qu’une bande dessinée ou un livre imagé. La formation d'agents multiplicateurs, c’est-à-dire, des personnes chargées de retransmettre les connaissances dans leur milieu de travail, mieux décrite dans la section suivante, est également utilisée par plusieurs. Quelques études ont également mesuré l'efficacité des activités de diffusion à caractère public. De manière générale, on y retrouve des activités telles que des séances d’information aux points de services, des stands de santé dans les marchés ou des visites à domicile. Quelques études mettent également en place des activités qui visent à regrouper les différentes parties impliquées dans les processus de transfert, telles que la création d’une plate-forme électronique et de forums de discussion. Finalement, des stratégies novatrices, telles que des performances
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La pratique participative en santé publique : l'émergence d'un paradigme

La pratique participative en santé publique : l'émergence d'un paradigme

l’exercice intentionnel de la raison, pourtant déjà conçus. Cet état de fait serait attribuable à l’époque dans laquelle évoluait Piaget, le téléos ayant une connotation métaphysique, et donc non-scientifique 1 . En l’occurrence, il n’est donc pas surprenant que perdurent certaines descriptions de constructivismes qui ne font pas mention de l’importance des finalités poursuivies par les acteurs constructeurs de connaissances (voir par exemple : Guba & Lincoln, 1994 ; Lincoln & Guba, 2000 ; Schwandt, 2000). Pourtant, la médiation d’un objet par un sujet prend nécessairement la forme d’un projet (Bachelard, 1934 dans Le Moigne, 1995). Sinon, comment et sur quelles bases privilégier certaines constructions d’un objet plutôt que d’autres ? Plus encore, comment serait-il possible de concevoir un sujet sans intention, finalité ou projet ? Même le scientifique prétendu neutre et objectif qui tente de ne pas être façonné par l’objet qu’il observe et analyse poursuit un projet, soit celui d’expliquer et de rendre compte de la réalité donnée. Et à ce projet s’ajoutent, de surcroît, des projets personnels de quête de reconnaissance, d’avancement et de prestige pour ses contributions à l’édification de la Science (Ratcliffe & Gonzalez-del-Valle, 1988). En définitive, l’archipel des constructivismes, dont le coup d’envoi officiel fut donné par Piaget, repose sur un principe maintes fois annoncé au fil du temps, soit celui voulant que le sujet connaissant joue un rôle décisif dans le processus de développement des
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La vidéo comme outil de transfert de connaissances en santé publique au Burkina Faso : comparaison de trois genres narratifs

La vidéo comme outil de transfert de connaissances en santé publique au Burkina Faso : comparaison de trois genres narratifs

d'apprentissage fondée sur la vidéo pouvait aider des étudiants en physiothérapie (N = 112) à préparer leurs examens pratiques. Un test t d'échantillons indépendants a été utilisé pour comparer les notes obtenues aux examens pratiques. Les auteurs concluent que les étudiants de la cohorte soutenus par l'activité de préparation basée sur la vidéo (n = 62) ont obtenu de meilleures notes à l'examen pratique que ceux de l'année précédente (n = 50) qui n'étaient pas soutenus par l'activité. Ils ont obtenu respectivement 81.6% (ET = 8.7) et 78.1% (ET = 9.0), p = 0.01. D’autres études concluent à l’efficacité de la vidéo comme outil de TC. Parmi elles, nous pouvons citer une étude menée au Ghana (David et Asamoah, 2011) qui avait pour but de tester l'efficacité des clubs de visionnement vidéo en tant que méthode de formation. Cette formation qui s’adressait à 32 agricultrices était suivie d’un test de connaissances administré verbalement dans le cadre d’entretiens. L’étude a montré que la formation par des clubs de visionnement vidéo améliorait considérablement les connaissances des agricultrices sur la plupart des sujets traités. Le groupe contrôle (n = 30) a obtenu un score inférieur (M = 46.36 %, ET = 13.27, p < 0.05) au groupe de participantes du club de visionnement (M = 68.40 %, ET = 11.03, p < 0.05). La vidéo constitue donc un outil de TC valable, mais est-il plus ou moins avantageux que les méthodes de formation traditionnelles comme les conférences et les exposés
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Les collaborations public-privé en santé publique au Canada et la responsabilité publique des acteurs participants: une analyse juridique d'un phénomène émergent

Les collaborations public-privé en santé publique au Canada et la responsabilité publique des acteurs participants: une analyse juridique d'un phénomène émergent

l’accroissement des connaissances sur la manière dont le droit balise les modèles de gouvernance novateurs en santé publique au Canada. D’ailleurs, quelques auteurs canadiens ont abordé la participation d’acteurs privés aux processus de gouvernance en santé publique depuis le renouvellement de ce secteur d’activités dans les années 2000. Ces auteurs ont surtout entrepris de dégager les facteurs politiques et administratifs minant l’émergence ou le déroulement de collaborations public-privé, en s’appuyant sur des entrevues réalisées auprès d’acteurs participants pour en faire la démonstration. 48 À titre d’exemple, Tsasis s’est attardé à une initiative conjointe établie entre le ministère fédéral de la Santé et cinq organisations non gouvernementales pour lutter contre le VIH/SIDA et a démontré comment le financement de ces organisations par le gouvernement fédéral a affecté les dynamiques de pouvoir en jeu et menacé l’existence d’une véritable collaboration. 49 À notre connaissance, aucune étude n’a été réalisée dans une perspective juridique pour examiner l’application du modèle de la gouvernance collaborative en santé publique au pays, ni pour analyser la responsabilité publique des acteurs participants. D’ailleurs, la littérature juridique canadienne en santé publique concerne surtout la réglementation de certains problèmes sanitaires comme le tabagisme, l’obésité et
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L'innovation thérapeutique : un enjeu de santé publique, un challenge pour les acteurs du monde de la santé

L'innovation thérapeutique : un enjeu de santé publique, un challenge pour les acteurs du monde de la santé

Du début du XXème siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale, le développement de la chimie organique (notamment de la chimie de synthèse) et l’évolution des concepts de biochimie i , transforment ces « filles de l’officine » en premiers groupes pharmaceutiques (Rhône-Poulenc, Hoechst, ICI) dont le « business model » sera basé sur le tandem chimie-biochimie [47]. Ces premières entreprises pharmaceutiques feront fortune grâce au lancement de nouveaux médicaments issus des découvertes de la chimie organique ii . A cette époque, la conception de nouvelles substances médicamenteuses est le fruit de collaborations entre médecins, pharmaciens et chimistes. Les partenariats avec la recherche académique restent exceptionnels. Durant cette période, et selon les historiens Henri et Bruno Bonnemain, la mise au point et la commercialisation des médicaments s’opèrent dans un environnement très libéral [48]. Ils expliquent, qu’en principe, l’Etat doit contrôler les nouveaux médicaments et rendre leur formule publique s’ils sont jugés d’intérêt public. En réalité, et même si un début de réglementation existe (telle que l’étiquetage des remèdes indiquant le nom de marque, le principe actif et le nom du fabricant), le contrôle des médicaments mis sur le marché n’est pas exercé. Les pharmaciens, chimistes, fabricants, se dispensent de demander des autorisations, et l’intérêt des nouveaux remèdes est laissé à la libre appréciation des médecins et des malades. En un mot, « le marché est maître ».
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La place des connaissances lexicales face aux connaissances du monde dans le processus d'interprétation des énoncés

La place des connaissances lexicales face aux connaissances du monde dans le processus d'interprétation des énoncés

3) La dernière partie de cette analyse concerne les liens lexicaux qu’entretiennent les lexies les unes avec les autres : ces liens encodent également une partie considé- rable de nos connaissances du monde. Il est important de souligner que les connaissances lexicales dont nous parlons ici sont, la plupart du temps (mais pas toujours), des connaissances du monde encodées dans le lexique. L’encodage linguistique de certaines connaissances est conceptuel- lement prévisible : par exemple, quiconque sait ce que c’est qu’un restaurant s’attendra, à juste titre, à ce que la définition de la lexie RESTAURANT contienne le sens ‘manger’. Bien entendu, cela ne signifie pas que l’on y trouvera forcément la lexie MANGER : cette définition peut aussi contenir une autre lexie (par exemple REPAS) qui inclut ce sens. Il existe aussi des connaissances dont l’encodage lin- guistique est conceptuellement imprévisible : par exemple, pour parler d’un remer- ciement dont le degré est élevé, on peut dire des phrases comme Je vous remercie infiniment ou Je l’ai remercié chaleureusement mais les phrases *Je l’ai remercié infiniment ou *Je vous remercie chaleureusement seraient bizarres en français. Fina- lement, il arrive aussi que certaines connaissances linguistiques n’aient pas leur équivalent dans nos connaissances du monde : on peut penser par exemple au genre grammatical des noms français qui ne dénotent pas des entités sexuées (féminin pour TABLE, masculin pour BUREAU).
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La distribution ‘juste’ de la signature savante dans les collaborations de recherche multidisciplinaire en sciences de la santé

La distribution ‘juste’ de la signature savante dans les collaborations de recherche multidisciplinaire en sciences de la santé

Conclusion At the outset of this conceptual analysis, I briefly described the context of authorship in academic research collaborations. I emphasized the critical importance of authorship in academia as it often defines the success of individuals in research; and I noted that the literature on authorship ethics has mainly discussed unethical practices such as guest, gift, and ghost authorship. I also discussed how the growing number of authors on papers creates general ‘obfuscation’ concerning who did the work, who is responsible and how authors are ordered. The norms and practices of authorship distribution and order vary considerably between fields of research and disciplines, raising particular challenges for individuals from multidisciplinary research teams who seek to publish together. Journal editor organizations such as ICMJE and WAME (and to a lesser extent, COPE) have taken the initiative and developed more specific authorship guidelines that are gaining increasing attention in the literature on authorship ethics. However, while they may prescribe exclusion and inclusion criteria for authorship in the biomedical or health sciences, the determination of authorship order (especially in multidisciplinary teams) remains particularly vague. Moreover, there are rarely any argued conceptual justifications to support the proposals in these guidelines. Without adequate, practical guidance that is based on sound theoretical grounds, individuals are left confused about the justifications for deciding authorship and its ordering.
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Brevets pharmaceutiques et santé publique en France : oppositions et dispositifs d'appropriation des médicaments entre 1791 et 2004

Brevets pharmaceutiques et santé publique en France : oppositions et dispositifs d'appropriation des médicaments entre 1791 et 2004

Déployons tout d’abord les arguments des partisans du brevet de médicament. L’un des plus ardents défenseur des brevets de médicament, Gay Lussac, qui était membre du Comité Consultatif des Arts et Manufactures, et qui détenait lui-même plusieurs brevets sur des procédés et produits chimiques de son invention, défendait tout d’abord la brevetabilité de nouvelles substances bien définies par une pharmacie scientifique qu’il opposait aux préparations empiriques des apothicaires : «L'état de choses établi par la loi de 1791 -la brevetabilité des remèdes- a été maintenu jusqu'à ce jour à l'égard de la pharmacie, et certes le moment de le changer serait bien mal choisi, aujourd'hui que cet art a fait des progrès immenses. Quel contraste offrait notre loi avec celle de 1791 ? A cette dernière époque, les préparations pharmaceutiques n'étaient la plupart du temps que des mixtures, plus ou moins compliquées, vagues, mal définies, et la loi des brevets les accepta, leur étendit sa protection. En 1843, les préparations pharmaceutiques sont des composés bien nets, préparés en grand, formant un objet de commerce intérieur et d'exportation et nous les proscririons ?" (Chambre des Pairs, séance du 24 mars 1843). L’isolement du principe actif du quinquina et la préparation du sulfate de quinine furent largement cités dans les débats pour défendre la brevetabilité de nouvelles substances médicamenteuses. Même si, en l’occurrence, les inventeurs, Pelletier et Caventou, avaient publié les procédés d’extraction de la quinine sans les breveter. Pour le baron Dupin, rapporteur de la loi, l’attribution des brevets de médicaments était le moyen de stimuler « l’industrie scientifique » naissante, d’encourager une nouvelle classe d’inventeurs. Et si l’inventeur n’était pas lui-même pharmacien, Gay Lussac envisageait des transferts de droits entre eux pour que le monopole des pharmaciens soit respecté : "Si l'inventeur n'est pas un pharmacien, il pourra au moins céder son brevet à quelque pharmacien ou s'associer avec lui pour l'exploiter ».
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La complémentarité entre les normes de prévention et de protection en santé publique : regard sur l'éclosion de légionellose à Québec en 2012

La complémentarité entre les normes de prévention et de protection en santé publique : regard sur l'éclosion de légionellose à Québec en 2012

61 développement de la Legionella dans certaines sources de contamination connues, notamment pour les TAR et les chauffe-eau. Même si tous les moyens de prévention connus étaient mis en place, voire même imposés, il appert des connaissances actuelles concernant cette maladie que les « cas sporadiques et les éclosions de légionellose ne peuvent pas être totalement éradiqués. » 313 Devant une telle réalité, on ne peut que constater que des normes de prévention, à elles seules et ce, peu importe leur portée, ne peuvent pas être suffisantes pour protéger la population québécoise et que, ce faisant, des normes de protection sont nécessaires. À l’inverse, on peut se demander si des normes de protection ne peuvent pas, à elles seules, être suffisantes? Nous répondons par la négative à cette question et ce, essentiellement pour deux raisons. Premièrement, sur le plan humain 314 , les conséquences de l’éclosion de légionellose dans la ville de Québec à l’été 2012 confirment que si une telle catastrophe peut être évitée par des normes de prévention en place, il faudrait privilégier cette avenue. Deuxièmement, sans avoir de chiffre précis, on peut supposer que les interventions non planifiées posées à l’été 2012 en matière de protection ont occasionné un lourd fardeau financier et matériel pour notre système de santé québécois.
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La cryptosporidiose et son impact en santé publique

La cryptosporidiose et son impact en santé publique

Cryptosporidium ou, plus simplement, à un phénomène mécanique. Toutefois, leur attachement aux cellules épithéliales dépend d’une variété de molécules exprimées à leur surface qui peuvent se lier au(x) récepteur(s) des cellules hôtes ou aux structures de surface (11). Les sporozoïtes sont ensuite intériorisés dans une structure bimembranaire, la vacuole parasitophore. Cette structure a une localisation unique au niveau apical de la cellule hôte et est considérée comme intramembranaire mais extracytoplasmique. À l’intérieur de la vacuole parasitophore, le sporozoïte se développe en trophozoïte. Ce dernier entre dans une reproduction asexuée pour former un méronte de type I dont la division génère des cellules filles, appelées mérozoïtes, chacun entouré de sa propre membrane. Les mérontes de type I libèrent ainsi huit mérozoïtes envahissant ensuite les cellules épithéliales voisines. Les mérozoïtes de type I peuvent aussi se développer en un autre méronte de type I en subissant une division asexuée (mérogonie) ou peuvent continuer à se développer pour former des mérontes de type II. Les mérontes de type II produisent quatre mérozoïtes qui se fixent à nouveau aux cellules épithéliales. Par des mécanismes encore inconnus, ces mérozoïtes sont programmés pour se différencier en microgamétocytes ou en macrogamétocytes. Jusqu’à seize microgamètes peuvent être individualisés dans un microgamétocyte. Ces microgamètes finissent par féconder un macrogamétocyte pour former un zygote diploïde qui subit un processus similaire à la méiose (sporogonie), donnant alors naissance à quatre sporozoïtes haploïdes dans un oocyste (oocyste sporulé). Les oocystes résultants ont une paroi fine ou épaisse et sont libérés dans la lumière intestinale puis excrétés dans l’environnement pour infecter d’autres hôtes (12) .
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La santé publique et l’heuristique personnelle

La santé publique et l’heuristique personnelle

L a s a n t é p u b l i q u e e t l ’ h e u r i s t i q u e p e r s o n n e l l e NONI E. MACDONALD Comme Goethe l’écrivait en  1774, la foi n’est pas le début de la connaissance, mais son aboutissement; selon lui, nous sommes constitués de telle façon que l’incroyable nous semble vrai et qu’une fois cette vérité imprimée dans notre mémoire, il est fort peu probable qu’on puisse la faire disparaître. Plusieurs des coauteurs de cet ouvrage laissent entendre que ce principe s’applique à ceux qui veulent remettre en question autant des croyances au sujet des vaccins et de la santé que des convictions religieuses.
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L'impact de la rémunération sur objectifs de santé publique sur la pratique du dépistage du cancer du sein par les médecins généralistes de Paris

L'impact de la rémunération sur objectifs de santé publique sur la pratique du dépistage du cancer du sein par les médecins généralistes de Paris

Et pourtant les recommandations de la Haute Autorité de santé insistent sur la nécessité, avant toute prescription, d’informer le patient sur les risques et les bénéfices liés à ce dépistage. [64] En effet, le dépistage ne doit être proposé sans informer les femmes des avantages et inconvénients qui lui sont liés, à partir des données de la science [65] et pour plusieurs études, l’information devrait être : claire, simple, transparente, précise, honnête, disponible, exacte, correcte, équilibrée, compréhensible, objective [66-71] et accessible à toutes [72].
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Un problème de santé publique

Un problème de santé publique

> Le cancer colorectal est, par sa fréquence et sa gravité, un problème de santé publique. Le risque au cours de la vie est de 4 %, et la survie après intervention chirurgicale de 50 % à 5 ans. En cas de cancer colique de stade II, soit un tiers des patients, la chimiothérapie adjuvante n’est pas habituellement proposée alors que plus de 20 % développent une maladie métastatique. Par ailleurs, lorsque le cancer colo-rectal se développe avant 45 ans, il apparaît comme une maladie d’emblée agressive ; bien que présentant quelques subtiles caractéristiques morphologiques, elles ne sont pas suffisantes pour en faire des marqueurs pronostiques.
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Entre pouvoir des malades et implication des chercheurs : les nouvelles dimensions politiques de la santé publique

Entre pouvoir des malades et implication des chercheurs : les nouvelles dimensions politiques de la santé publique

En France, les arbitrages difficiles qui doivent être faits entre une augmentation constante de la demande de soins et la maîtrise des dépenses de santé, en offrent un exemple. Inversement, les procès intentés à des responsables publics à l’occasion de l’affaire du “ sang contaminé ” témoignent du fait que les citoyens considèrent désormais ces derniers comme comptables de leur santé. A cet égard, il n’est pas fortuit que ce soit dans le domaine de la santé - notamment, la reproduction assistée, les greffes, la thérapie génique - que les débats éthiques, touchant tout particulièrement les relations entre droits de la personne et bien commun, ont été les plus vigoureux et ont conduit à l’émergence d’une législation spécifique. Toutes ces raisons font que, parmi les champs d’exercice de l’action publique, celui qui touche la santé constitue un terrain particulièrement sensible dans la relation entre l’État et les citoyens. S’agissant de problèmes concernant d’autres sphères d’activité, telles que la production agricole, l’urbanisme ou l’industrie, c’est souvent lorsque leur sont associés des risques sanitaires (EBS, amiante, pollutions chimiques) que naissent de larges mouvements d’opinion et que sont mises en cause avec le plus de force aussi bien l’action de l’État que celle des différents niveaux de l’intervention publique ou d’autres opérateurs privés. Dans tous les cas, définition de politiques de santé, décision touchant des problèmes aux dimensions sanitaires, édiction de règles éthiques, c’est sous une forme particulièrement pressante qu’une demande est adressée aux scientifiques, en tant que producteurs de connaissance utilisable et porteurs d’une “ vérité ” sur laquelle insistait André Aschiéri dans le récent entretien qu’il a accordé à NSS (n°2/2001).
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