Haut PDF Cellules souches, médecine régénérative et régénération parodontale

Cellules souches, médecine régénérative et régénération parodontale

Cellules souches, médecine régénérative et régénération parodontale

Les éditeurs de journaux biomédicaux encouragent de plus en plus les auteurs à enregistrer leurs essais cliniques dans des registres dédiés, avant leur démarrage. L’exploration de ces registres est donc un reflet intéressant de la dynamique de ces essais : en effet, l’analyse permet l’anticipation, révélant une direction qui peut se concrétiser par des publications jusqu’à plusieurs années après. Il est ainsi possible d’identifier de manière précoce les tendances, les manques dans la connaissance, et de faire évoluer concomitamment préclinique et clinique. Ainsi, un enregistrement d’étude apporte en lui-même une information, alors même que sa publication finale pourrait ne pas voir le jour faute de résultat significatif (biais de publication). La première partie de ce travail introduit un nouveau concept d’analyse des enregistrements des essais cliniques et de la dynamique de leur évolution, aussi bien thématique que temporelle. En guise d’exemple, ce concept a été tout d’abord appliqué à la médecine régénérative, démontrant de manière flagrante, ce dont beaucoup avaient l’intuition : l’absence de rationnel physiopathologique dans l’utilisation actuelle des cellules souches.
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Vecteurs synthétiques et approche mécano-biologique permettant d’optimiser l’utilisation des cellules souches en médecine régénérative

Vecteurs synthétiques et approche mécano-biologique permettant d’optimiser l’utilisation des cellules souches en médecine régénérative

É Une approche de la médecine régénérative du système nerveux consiste à développer des substituts biologiques avec une fonction réparatrice en utilisant des cellules souches et des biomatériaux qui peuvent être recouverts des molécules de la matrice extracellulaire. Nous avons ainsi développé des microcarriers pharmacologiquements actifs, MPA. Ce sont des microsphères (MS) polymériques à base de PLGA, biodégradables et biocompatibles, recouvertes des molécules d’adhérence qui fournissent un support en 3-dimensions aux cellules. Les microcarriers ainsi associés aux cellules souches permettent, après implantation, d’augmenter la survie et de maintenir l’état de différenciation des cellules qu’ils portent, renforçant leurs effets de réparation tissulaire. Ces MPA peuvent également libérer des facteurs de croissance encapsulés et afin d’améliorer le relargage de protéines encapsulées une nouvelle combinaison de polymère : PLGA-Poloxamer188 (P188) -PLGA a été développé dans notre laboratoire. Il a aussi été montré que les MPA de PLGA-P188-PLGA fonctionnalisées avec de la fibronectine et poly-D-lysine induisaient une meilleure prolifération de cellules souches mésenchymateuses que les MPA de PLGA. Ces cellules sont très largement utilisées en médecine régénérative car elles sont faciles à prélever, se trouvant dans la moelle osseuse, et capables de se différencier vers le lignage chondrogénique, ostéogénique et dans certaines conditions, neuronale. Nous travaillons avec une sous population de ces cellules appelées cellules MIAMI (marrow isolated adult multilineage inducible) qui s’engagent vers une différenciation en cellule neuronale après un traitement avec 2 facteurs de croissance (EGF/ bFGF) et sur un support matriciel de laminine. Dernièrement, il a été mis en évidence que les propriétés physico- chimiques des supports polymériques régissent également
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Notions sur la médecine régénérative via les concentrés plaquettaires et les cellules souches issues de la moelle osseuse dans la dégénérescence articulaire du cheval

Notions sur la médecine régénérative via les concentrés plaquettaires et les cellules souches issues de la moelle osseuse dans la dégénérescence articulaire du cheval

2.1 Cellulaire La manipulation des cellules souches présente un grand intérêt en médecine Humaine et Animale pour ses capacités de différenciation et de régénération tissulaire. En orthopédie équine, ce sont les cellules souches adultes multipotentes les plus exploitées (Koch et al., 2009). Les sites de prélèvement de cellules souches mésenchymateuses couramment utilisés sont la moelle osseuse (sternum, tubérosité coxale,…) ou le tissu adipeux (à la base de la queue). D’autres sources de cellules souches sont également décrites comme le placenta, la membrane synoviale, le cordon ombilical ou le sang périphérique (Brehm et al., 2012). Suivant le milieu de culture dans lequel les cellules souches mésenchymateuses seront placées, elles pourront donner naissance à différentes lignées telles que des ostéocytes, adipocytes, ou chondrocytes (Taylor et al., 2007). La culture de ces cellules a pour but la régénération du cartilage, de l’os ou du tendon (Stewart M.C. and stewart A.A., 2011). Dans les cas d’ostéoarthrose, le traitement s’effectue par voie locale en intra articulaire sous forme de suspension et plus récemment sous forme de greffons. Il existe aujourd’hui des compagnies mettant à disposition des kits de prélèvement pour les vétérinaires en assurant la mise en culture et le renvoi d’un échantillon de cellules souches dans les trois semaines suivantes (Gutierrez-Nibeyro 2011).
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Le tissu adipeux : Monsieur Hyde Obésité et Docteur Jekyll Médecine régénérative

Le tissu adipeux : Monsieur Hyde Obésité et Docteur Jekyll Médecine régénérative

potentialités de différenciation. Nous pro- posons de définir une hiérarchie de popu- lations cellulaires du tissu adipeux selon une terminologie comparable à celle qui est utilisée pour classifier les progéniteurs de la moelle osseuse : ADSC-AFU (adipose derived stroma cell-adipocyte forming unit), ADSC- OFU (adipose derived stroma cell-osteob- last forming untit) désignent des progéni- teurs de potentialité restreinte, ADSC-AOFU (adipose derived stroma cell-osteoblast- adipocyte forming unit) des progéniteurs bipotents…, les cellules hMADS étant les cellules souches multipotentes immatures (Figure 1). Outre les questions fondamen- tales posées par la présence de cellules souches du (et dans le) tissu adipeux, ces observations ont un intérêt thérapeutique certain. En effet, contrairement aux autres organes à partir desquels des cellules sou- ches sont isolées (comme la moelle osseuse,
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Activation du complément : un lien entre l'inflammation et la régénération parodontale

Activation du complément : un lien entre l'inflammation et la régénération parodontale

34 D. Conclusion et discussion D’abord connu pour son rôle dans la réaction inflammatoire (production d’anaphylatoxines, induction de la phagocytose et lyse directe des pathogènes), le système du complément a récemment permis de faire le lien entre l’inflammation et la régénération pulpo-dentinaire. En effet, lors d’une lésion carieuse, la stimulation des fibroblastes pulpaires (identifiés comme les premières cellules non-immunes capables de sécréter l’ensemble des molécules de la cascade du complément) par les bactéries va permettre de réduire l’inflammation notamment grâce au complexe d’attaque membranaire produit, puis le C3a sécrété va entraîner la prolifération des fibroblastes et des cellules progénitrices pulpaires via son récepteur spécifique C3aR, et le C5a va permettre le recrutement et la migration suivant son gradient de ces cellules progénitrices pulpaires depuis leurs niches périvasculaires jusqu’au site lésé grâce à l’interaction avec son récepteur spécifique C5aR exprimé à la surface de ces cellules. Une fois cette relation entre inflammation et régénération via l’activation du complément mise en évidence dans la pulpe dentaire, nous avons cherché à déterminer si les mêmes mécanismes pouvaient être mis en jeu dans la régénération parodontale car les caractéristiques des cellules souches du ligament alvéolo-dentaire et la présence de fibroblastes nous ont poussé à envisager cette possibilité.
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Thérapie cellulaire pour le glaucome : régénération tissulaire grâce aux cellules souches mésenchymateuses

Thérapie cellulaire pour le glaucome : régénération tissulaire grâce aux cellules souches mésenchymateuses

Ces cellules sont présentement utilisées en recherche de deux façons : pour la création de nouveaux tissus à des fins de médecine régénératrice et pour l’étude du développement cellulaire. Ces deux champs sont interreliés, la création d’un nouveau tissu étant dépendante de notre compréhension des étapes du développement cellulaire. Presque tous les types tissulaires (la peau, les neurones, le muscle cardiaque, etc.) ont été étudiés à des fins de production in vitro, mais celui ayant reçu le plus d’attention est la production en laboratoire de sang à partir d’ESC. Bien que ces études semblent sur la bonne voie, la production de cellules au phénotype adulte est difficile. C’est le cas pour les globules rouges adultes produits in vitro qui continuent d’exprimer l’hémoglobine fœtale au lieu de la -globuline adulte (17-(20). Ceci montre que notre compréhension du développement cellulaire est encore à parfaire avant que de telles techniques ne soient applicables cliniquement. De plus, trois autres problèmes majeurs empêchent l’utilisation de ces cellules souches embryonnaires. Le premier est sécuritaire, car l’utilisation de ces cellules engendre le risque de développement de tératomes, une tumeur composée de tous les feuillets embryonnaires assemblés de manière anarchique (21). Le deuxième implique un phénomène de rejet, puisque les ESC sont obligatoirement différentes des cellules du receveur, ce qui force le patient à utiliser des immunosuppresseurs (22). Le dernier est d’ordre éthique, car l’obtention des ESC implique l’utilisation d’un embryon, ce qui laisse place à un tout autre débat (23).
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Croissance asymétrique et régénération - Les cellules souches gardent la ligne chez la drosophile

Croissance asymétrique et régénération - Les cellules souches gardent la ligne chez la drosophile

Les mécanismes sous-jacents à l’auto- renouvellement des cellules souches font l’objet d’intenses recherches puisque leur compréhension pourrait à terme permettre de progresser dans les domaines de la médecine régénérative et de la cancérologie. Afin de com- prendre comment les cellules souches maintiennent leurs caractéristiques à l’identique au cours de leurs divisions répétées, nous avons réalisé un cri- ble génétique et identifié un nouveau processus régulant la croissance des cellules souches germinales et neurales
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nAG sur la piste de la médecine régénérative

nAG sur la piste de la médecine régénérative

Figure 2. nAG : clé de la dépendance vis-à-vis des nerfs pour la régénération des pattes chez l’adulte. Expression de nAG, un ligand de Prod1. Identifiée sur la base de sa fixation à Prod1, nAG est une petite protéine sécrétée (27 kDa), dont l’expression est induite par l’amputation (A) . Elle est d’abord détectée dans les cellules de Schwann de l’extrémité du moignon puis dans des grou- pes de cellules de l’épiderme de cicatrisation* (B) . nAG restaure la régénération de pattes déner- vées. Aucune expression de nAG n’est détectée après amputation de pattes dénervées au préala- ble (C) . Celles- ci sont incapables de former un blastème et de régénérer (D) . L’introduction d’ADN exprimant la protéine nAG dans les cellules du moignon dépourvu d’axone (E) , induit l’expression de nAG dans l’épithélium de cicatrisation (F) et restaure la régénération de la patte (G) .
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Quelles cellules souches pour une réparation du pancréas endocrine ?

Quelles cellules souches pour une réparation du pancréas endocrine ?

Les cellules souches pluripotentes induites (iPS) sont d’un intérêt considérable pour la médecine régénérative. Il s’agit en effet de repro- grammer des cellules spécialisées d’un adulte en cellules souches. Dans certaines conditions de culture, on peut alors dériver de nou- velles cellules spécialisées de ces iPS pour réparer un organe. Il reste encore néanmoins à démontrer que la fonctionnalité de ces cellules spécialisées est optimale. Dans le cas des cellules β pancréatiques, le laboratoire de D. Melton a reprogrammé en cellules souches iPS des fibroblastes de la peau d’un patient diabétique [23] . L’introduction des séquences codantes des gènes Oct4, Sox2, et Klf4 dans ces fibro- blastes a permis d’obtenir des cellules exprimant un grand nombre de marqueurs des cellules souches pluripotentes et dénommées DIPS (diabetic induced pluripotent stem cells). Après une période de culture dans des conditions appropriées, ces cellules peuvent se différencier en cellules productrices d’insuline. Il faut souligner toutefois qu’elles ne sécrètent de l’insuline qu’en présence de concentrations très éle- vées - extraphysiologiques - de glucose. Cette approche est donc encourageante, mais doit encore être améliorée.
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Nétrine et cellules souches, attirance ou répulsion ?

Nétrine et cellules souches, attirance ou répulsion ?

dans le système nerveux central et la moelle épinière La découverte de l’existence de cellules souches neurales (CSN) dans la ME des mammifères adultes, y compris l’espèce humaine, a suscité de nouvelles pers- pectives thérapeutiques [4, 5] . Les CSN, douées d’autorenouvellement, peuvent, in vitro, donner naissance aux trois prin- cipaux types cellulaires composant le système nerveux central (SNC) : les neu- rones et les cellules gliales, astrocytes et oligodendrocytes (Figure 1A) . Dans la ME, ces CSN sont localisées autour du canal épendymaire et elles se diffé- rencient exclusivement en cellules glia- les. Les études effectuées chez l’animal démontrent que les CSN ont la faculté de se reproduire à l’épicentre d’une hémisection de la ME, mais ne se fixent pas dans cette zone inhospitalière et vont plutôt s’en éloigner [6] , obstacle de taille à l’usage de ces cellules en médecine régénérative.
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La régénération des appendices chez les vertébrés : un modèle expérimental ancien pour étudier les cellules souches chez l’adulte

La régénération des appendices chez les vertébrés : un modèle expérimental ancien pour étudier les cellules souches chez l’adulte

> La recherche sur les cellules souches laisse entrevoir d’extraordinaires possibilités de traitement des maladies dégénératives. En effet, la capacité de pouvoir dériver des cellules totipotentes à partir d’embryons humains donne la possibilité de dévelop- per une médecine régénérative, mais pose également le problème du statut de l’embryon qui, dans ce cas, est considéré comme matériel thérapeutique. Une alternative à l’utilisation des cellules souches embryonnaires humaines est l’utilisation de cellules souches prélevées chez l’adulte. Mais, dans un cas comme dans l’autre, nos connaissances sur les cel- lules totipotentes ou pluripotentes sont insuffisantes et de nombreuses questions doivent être résolues avant que l’on ne maîtrise la sélection et la différen- ciation de ces cellules dans un type cellulaire donné. Quelles sont les caractéristiques moléculaires d’une cellule souche adulte? Quels sont les mécanismes sous-jacents à la re-programmation d’une cellule? Quels sont les signaux qui contrôlent la multiplica- tion et la différenciation des cellules souches? Un travail de recherche fondamentale est nécessaire pour éclaircir ces différents points. Dans ce contexte, la régénération des appendices chez les vertébrés offre un terrain d’investigation intéressant. Cet article se propose de faire le point sur nos connais- sances concernant la régénération des pattes chez les tétrapodes et des nageoires chez les poissons. <
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Médecine régénérative : apports de la thérapie cellulaire et de la bioingénierie

Médecine régénérative : apports de la thérapie cellulaire et de la bioingénierie

La kératoprothèse a reçu l’approbation de la FDA en 1992, mais ce n’est que depuis les 7 dernières années qu’on en a vu une utilisation plus marquée aux États-Unis (Avadhanam, Smith, et Liu 2015). à Implantation de support transparent composé d’un gel de gélatine mince fonctionnalisés à l'héparine contenant le transfert de cellules endothéliales cornéennes humaines. Cette construction artificielle a été implantée et progressivement intégrée aux tissus environnants dans un modèle de lapin (Niu et al. 2014). à Implantation de cellules souches : provenant de multiples sources puis sont isolées, développées, et différenciées. On peut les utiliser comme cellules cornéennes fonctionnelles in vivo. Dans un modèle murin, les cellules souches cornéennes adultes greffées permettent de rendre la cornée génétiquement trouble, transparente (Du et al. 2009). Pour des rats dont la cornée a été brulée par un alcalin, l’implantation de cellules souches mésenchymateuses permet d’améliorer et d’accélérer la cicatrisation des plaies de la cornée (Yao et al. 2012).
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Approches actuelles de la régénération tissulaire parodontale

Approches actuelles de la régénération tissulaire parodontale

Enfin, une autre étude (103) s’intéresse à une nouvelle méthode de transplantation cellulaire en utilisant une membrane amniotique pour les cellules souches du ligament alvéolo-dentaire. Les essais ont été menés sur des rats sur lesquels ont été créés des défauts parodontaux au niveau des molaires maxillaires. Les résultats montrent une amélioration de la régénération parodontale évaluée par tomodensitométrie et histologie. Les cellules souches se sont différenciées en cellules adipeuses, ostéoblastes et chondrocytes. Au niveau histologique, est observé un os nouvellement formé ainsi qu’une fine couche de néo-cément au niveau des zones de furcation alors que dans les groupes témoins (membrane amniotique seule) sont observés des fibroblastes, du collagène et vaisseaux sanguins. Il est également observé une insertion des fibres de collagène perpendiculaire à la surface radiculaire semblables à des fibres de Sharpey.
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Isolement et caractérisation des vésicules extracellulaires sécrétées par les cellules souches humaines MuStem : rôle potentiel en médecine régénératrice ?

Isolement et caractérisation des vésicules extracellulaires sécrétées par les cellules souches humaines MuStem : rôle potentiel en médecine régénératrice ?

L’UMR 703 a identifié une population de cellules souches résidentes du tissu musculaire, les cellules MuStem, qui ont montré leur efficacité thérapeutique chez le chien GRMD (Rouger et al., 2011). Le chien, suite à l’injection par voie systémique de ces cellules, présente une amélioration clinique majeure et persistante avec une limitation des altérations du tissu musculaire, une augmentation de l’activité de régénération malgré une faible restauration de l’expression de la protéine dystrophine (<6 %). Cet impact clinique est du à des effets directs et indirects des cellules, directs via la fusion des cellules avec les fibres endogènes et indirects via le remodellage complet du tissu avec l’activation de nombreuses voies via la sécrétion cellulaire (Robriquet et al., 2015, 2016 ; Lardenois et al., 2016). Suite à ces résultats, une étude du sécrétome et plus particulièrement des propriétés immunomodulatrices des cellules MuStem a été mise en place au laboratoire. Ces différents éléments permettent de positionner la cellule MuStem comme candidat prometteur dans une stratégie de thérapie cellulaire innovante.
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Cellules souches, hormones sexuelles et régénération thymique

Cellules souches, hormones sexuelles et régénération thymique

ii Résumé Le thymus subit une dégénérescence précoce, appelée involution thymique, qui mène à une perte de fonction graduelle de la production de cellules T naïves avec l’âge. Certains ont stipulé que l’involution thymique, comme cause première de l’immunosénescence, pourrait être à l’origine de l’incidence croissante des maladies infectieuses et des cancers avec l’âge. Malgré cette dégénérescence avec l’âge, le thymus possède une grande capacité régénérative chez les jeunes adultes. En effet, le thymus retrouve une taille et une fonction normales dans les semaines suivant une involution aiguë causée par différents stress (infection, irradiations, etc.). De plus, le thymus est grandement influencé par les hormones sexuelles. Alors que l’ablation des hormones sexuelles mène à une hypertrophie du thymus, l’injection d’hormones stéroïdiennes ou l’augmentation des taux d’hormones survenant naturellement pendant la puberté ou la grossesse provoquent une involution thymique.
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Régénération parodontale par cellules stromales mésenchymateuses du tissu adipeux : facteurs liés au donneur

Régénération parodontale par cellules stromales mésenchymateuses du tissu adipeux : facteurs liés au donneur

! Les)cellules)embryonnaires)et)fœtales)) Les! cellules! souches! embryonnaires! sont! présentes! dès! les! premiers! stades! du! développement! et! dérivent! de! la! masse! interne! du! blastocyste! (de! 16! à! 64! cellules).! Elles! sont! totipotentes,! c’est,à,dire! capables! de! donner! toutes! les! structures! des! tissus! embryonnaires!et!extra,embryonnaires.!Ces!cellules!vont!se!spécialiser!afin!de!constituer!les! trois!feuillets!embryonnaires!:!l’ectoderme,!le!mésoderme!et!l’endoderme!(10).!A!partir!de!ce! stade,! les! cellules! deviennent! pluripotentes,! elles! se! différencient! en! conservant! le! type! cellulaire!du!feuillet!duquel!elles!sont!issues.!Ces!dernières!sont!présentes!chez!l’embryon! jusqu’au!deuxième!mois!et!chez!le!fœtus!du!quatrième!jusqu’au!neuvième!mois!(8,10,11)!.!! L’usage! de! ces! cellules! embryonnaires! est! controversé! pour! des! raisons! éthiques! et/ou! religieuses.! Leur! utilisation! pour! la! recherche! clinique! en! France! est! soumise! à! de! nombreuses! réglementations! (12).! Les! iPS,! cellules! souches! pluripotentes! issues! de! la! dédifférenciation! de! cellules! différenciées,! peuvent! être! également! citées! car! elles! offrent! des! opportunités! incroyables! dans! l’obtention! de! modèles! cellulaires! de! pathologies! rares! (13).!
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Contribution à l'angiogenèse tumorale des cellules souches mésenchymateuses et des cellules endothéliales

Contribution à l'angiogenèse tumorale des cellules souches mésenchymateuses et des cellules endothéliales

Fang et al (17) ont démontré que l’induction de HIF-l est indispensable à l’expression de VEGF et donc au développement de l’angiogenèse tumorale et du cancer; ces facteurs de croissance[r]

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Cellules souches embryonnaires et clonage thérapeutique

Cellules souches embryonnaires et clonage thérapeutique

tion des taux de gestation obtenus à partir de ces trois types de cellules donneuses utilisées simultanément avec les mêmes lots d’ovocytes receveurs [18] . Toutefois, les taux de gestation obtenus avec les cellules adultes ne dépendent que très peu de la durée de chacune des cul- tures et plusieurs veaux, maintenant adultes, ont pu être produits après plus de quinze passages, ce qui correspond environ à 3 mois de culture. Le maintien de cellules à l’état indifférencié paraît dans ces conditions très peu probable. Un deuxième aspect concerne le cycle cellulaire des cellules donneuses. Dès les premiers succès du clo- nage, il y a cinq ans, l’accent a été mis sur l’importance du stade du cycle cellulaire de la cellule donneuse, par rapport à celui du cytoplasme de la cellule receveuse - l’ovocyte - et les conséquences selon les différents cas de figure ont été étudiées [19] . Des cellules ont été choisies en G0, G1 ou G2. Le problème est que l’identifi- cation certaine et reproductible des cellules dans l’une de ces phases est le plus souvent une gageure. De plus, ces phases sont assez étendues et recouvrent de fait plusieurs états de la chromatine. Dans notre laboratoi- re, nous avons cherché à réduire cette incertitude en prenant des cellules en métaphase, état plus ponctuel, et surtout bien identifiable par l’observation au micro- scope. Nous avons comparé le taux de développement in
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Les cellules souches mésenchymateuses - Actualités thérapeutiques

Les cellules souches mésenchymateuses - Actualités thérapeutiques

la moelle osseuse chez l’adulte, donc très inférieure à la fréquence des cellules hématopoïétiques CD34 + que l’on utilise pour certaines greffes en hématologie [2] . Très récemment, des CSM natives ont été isolées chez la souris et transplantées dans des souris irradiées létalement. Contrairement aux CSM cultivées, les CSM natives ont repeuplé efficacement la moelle osseuse et le tissu adipeux. De plus, dans ces expériences, elles ont reconstitué les tissus même après plusieurs transplantations en série, ce qui prouve leur capacité d’autorenouvellement [3] . Ainsi, le faible nombre de CSM natives pourrait être compensé après transplan- tation par leur plus forte capacité régénérative. Mais il reste que les CSM natives sont encore peu connues et des laboratoires de recherche tentent actuellement de les caractériser très précisément. Il faut quand même noter que certains protocoles cliniques - notamment dans le retard de consolidation ou la pseudarthrose des os longs qui survient après une fracture - utilisent la moelle osseuse fraîche concentrée (donc débarrassée d’une bonne partie de son contenu en globules rouges). Concentrer la moelle osseuse revient à enrichir un peu un greffon en CSM natives ayant une capacité de répa- ration ostéogénique. Historiquement, Connolly en 1989 a montré chez l’animal une corrélation positive entre la capacité ostéogénique de la moelle osseuse et sa concentration cellulaire [4] . Healey (1990) et Connolly (1991) rapportaient des observations de consolidation de pseudarthroses induite par la seule injection de moelle osseuse autologue [5, 6] . Cette technique a été améliorée par Hernigou en 1997, qui a centrifugé la moelle osseuse prélevée et a réinjecté seulement la portion contenant les cellules nucléées. Dans un article publié en 2005, Hernigou démontrait que la consolida- tion d’une pseudarthrose était fonction du nombre de cellules ostéoprogénitrices injectées (sous-entendu les CSM natives) [7, 8] . Plus le nombre de colonies issues de CSM ou de CFU-F ( colony forming unit-fibroblast ) était élevé dans la moelle osseuse concentrée, plus impor- tant était le taux de consolidation des pseudarthroses. Cela démontre que les CSM natives, dont sont issues les CFU-F, peuvent être suffisamment concentrées par des techniques simples pour induire la guérison d’une pathologie de l’os.
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Les cellules du muscle chantent en chœur une berceuse pour cellules souches

Les cellules du muscle chantent en chœur une berceuse pour cellules souches

cellules différenciées et à de nouvelles RC dès lors qu’elles sont réensemencées et activées ; elles expriment plusieurs des caractéristiques des cellules satel- lites 1 . Les cellules mpc en phase de prolifération coexpriment les facteurs de transcription Pax7 et MyoD. Puis elles suivent deux destins : la majorité d’entre elles sort du cycle cellulaire et s’engage dans la différenciation myogénique ter- minale (que caractérisent la répression de Pax7 et la surexpression de MyoD) pour fusionner en myotubes. Une mino- rité sort du cycle cellulaire pour entrer en quiescence, réprime l’expression de MyoD et surexprime Pax7, arborant une signature caractéristique des cellules satellites quiescentes (Pax7 + /MyoD - )
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