Haut PDF Carcinome hépatocellulaire : approche épidémiologique et prise en charge

Carcinome hépatocellulaire : approche épidémiologique et prise en charge

Carcinome hépatocellulaire : approche épidémiologique et prise en charge

AFP (g/L) <400 > 400 Thrombose portale Non Oui b- classification de BCLC : (Tableau XVII et XVIII) La classification BCLC propose un algorithme de traitement (tableau IX) ce qui peut faciliter la décision diagnostique. Par contre, l’algorithme de traitement ne précise pas la possibilité pour les malades Child-Pugh C porteurs d’un petit CHC d’avoir une transplantation. Cette classification nécessite, de même que les classifications GRETCH (Groupe d’étude et de Traitement du Carcinome Hépatocellulaire) et CUPI (Chinese University prognostic Index), une validation dans des études indépendantes. Aucune d’entre elles n’a démontré clairement sa supériorité mais un consensus au niveau européen semble nécessaire afin de standardiser la prise en charge des malades cirrhotiques porteurs d’un carcinome hépatocellulaire [75].
En savoir plus

153 En savoir plus

Expérience d'une approche multimodale dans la prise en charge du carcinome rénal à cellules claires métastatique sur une cohorte du centre hospitalo-universitaire de Bordeaux

Expérience d'une approche multimodale dans la prise en charge du carcinome rénal à cellules claires métastatique sur une cohorte du centre hospitalo-universitaire de Bordeaux

83 permettant la réalisation du traitement focal et la mise en réponse complète. En effet, on peut voir dans l’étude de référence évaluant le nivolumab en seconde ligne de traitement du CRM des taux de réponse complète restant faible (1 %), mais des taux de réponse partielle de 25 % avec des réponses prolongées dans le temps (27). De par l’expérience de l’immunothérapie dans le mélanome métastatique, ou le recul est plus important que dans le CRM, la mise en réponse complète par l’immunothérapie est possible avec un arrêt des traitements au bout de 1 à 2 ans d’exposition thérapeutique. Cependant, dans le mélanome, les taux de réponse complète et partielle obtenus avec ces thérapeutiques sont plus importants que dans le CRM : obtention d’une réponse complète dans 22 % des cas et d’une réponse partielle dans 30 à 39 % des cas lors de l’utilisation du nivolumab combiné à l’ipilimumab, un inhibiteur de CTLA-4, également impliqué dans la levée de l’inhibition de l’immunité antitumorale induite par les cellules cancéreuses (75). Cette association est actuellement indiquée dans la prise en charge du mélanome avancé non résécable ou métastatique. Elle a été également évaluée récemment dans le carcinome rénal dans le cadre d’une phase I. En fonction des bras de traitement, des taux de réponse jusqu’à 40 % ont été retrouvés, avec un taux de réponse complète de 10,6 % dans un des bras (76). Cette association n’est cependant pour le moment pas indiquée dans le CRM et reste à l’étude. L’approche multimodale garde donc à ce jour tout son sens. Dans cette logique, l’avantage d’une prise en charge chirurgicale par rapport aux autres techniques focales serait de voir si au sein des lésions résiduelles visibles persistent des cellules tumorales vivaces ou si l’on est en présence d’une réponse complète histologique. Ceci conforterait d’autant plus la possibilité d’arrêt du traitement. Dans l’étude d’Albiges et al ayant pu recruter 22 patients mis en réponse complète radiologique par traitement systémique puis chirurgie, il n’était pas retrouvé de réponse complète histologique avec persistance de cellules tumorales vivaces à l’analyse de la pièce opératoire, du moins pour les 20 prélèvements dont le compte-rendu était disponible (40).
En savoir plus

103 En savoir plus

Pépite | Efficacité et tolérance du nivolumab dans la prise en charge du carcinome hépatocellulaire avancé : étude de cohorte en vraie vie

Pépite | Efficacité et tolérance du nivolumab dans la prise en charge du carcinome hépatocellulaire avancé : étude de cohorte en vraie vie

[Tapez ici] 30 un arrêt définitif du traitement et une prise en charge spécifique, notamment par corticoïde. La fonction hépato-cellulaire des patients, et notamment des patients cirrhotiques, est globalement restée stable durant le traitement. Sept patients ont arrêté le nivolumab pour DOA, dont six au cours des deux premiers mois. Il faut noter que ces patients étaient probablement plus fragiles dès l’instauration du nivolumab puisque 3 sur les 7 (soit presque 50%) étaient déjà Child B et deux (soit presque 30%) avaient un score de MELD supérieur à 10. Ceci souligne la difficulté de restreindre la prescription du nivolumab aux seuls patients présentant les critères d’inclusion initialement fixés dans notre cohorte. Sans doute en raison du fait que cette option thérapeutique était perçue, au moment de notre travail, comme un traitement prometteur pour les patients sans alternative thérapeutique. Cependant le non-respect des critères d’inclusion est sans doute en partie responsable de la fréquence des DOA et de l’arrêt prématuré du nivolumab (dans les 4 premiers mois de traitement) chez la moitié des patients. La sélection des patients à traiter par immunothérapie doit donc rester rigoureuse concernant la fonction hépato-cellulaire.
En savoir plus

36 En savoir plus

en
                                                                    fr

en fr Prognosis factors of hepatocellular carcinoma : mixed epidemiological and surgical Facteurs pronostiques de survie du carcinome hépatocellulaire : approche épidémiologico-chirurgicale

Les données de la littérature dont on dispose pour la prise en charge des carcinomes hépatocellulaires transplantables reposent sur les critères de Milan validés depuis bientôt 20 ans (Llovet 1999) . Or, une équipe française (Duvoux, Gastroenterology 2012) a développé un nouveau score prédictif de récidive de CHC après transplantation qui est désormais utilisé à l’ helle atio ale et eu op e e (recommandations EASL-EORTC 2015) . Les critères de Milan ont été un bon moyen de sélectionner les patients raison pour laquelle la littérature a toujours t i he su le sujet. L’id al au ait t d’a al se les do es pu li es e e lassa t les patie ts selo es ou elles e o a datio s et e s o e p di tif u’est l’AFP score. Le p o l e d’a essi ilit au do es et d’âge des tudes s’est pos e afi de pe ett e de réaliser cette méta- a al se. N’a a t pas a s à l’e se le des do es pou les e lasse , nous avons dû réaliser la méta-analyse en conservant les critères de Milan.
En savoir plus

203 En savoir plus

Pépite | Intérêt du TEP TDM dans l’évaluation carcinologique pré-transplantation des patients candidats à un projet de greffe hépatique pour carcinome hépatocellulaire

Pépite | Intérêt du TEP TDM dans l’évaluation carcinologique pré-transplantation des patients candidats à un projet de greffe hépatique pour carcinome hépatocellulaire

patients inscrits sur liste de transplantation pour CHC, 2 en sortaient définitivement pour lésions secondaires osseuses révélées à l’issue de la TEP. Dans le travail de Wudel et al., l’ajout du TEP TDM au FDG avait un impact clinique significatif sur la prise en charge du CHC chez 28% des patients dont la détection de métastases, non identifiées par le bilan standard, chez 5 des patients de l’étude (35). Cependant, dans ces 2 travaux, la population ne concernait pas uniquement des patients en cours de bilan pré- transplantation et il existe peu de données dans la littérature s’intéressant spécifiquement à l’impact de la réalisation du TEP TDM dans l’évaluation carcinologique des patients en
En savoir plus

77 En savoir plus

Impact pronostique d’un contingent macrotrabéculaire dans le carcinome hépatocellulaire

Impact pronostique d’un contingent macrotrabéculaire dans le carcinome hépatocellulaire

15 morphologiques. Cependant, n’ayant peu ou pas d’impact sur la prise en charge des patients, ils ne suscitent que peu d’intérêt pour les cliniciens. - CHC fibrolamellaire : C'est une tumeur rare (0,5 à 0,9% des tumeurs primitives du foie) qui touche préférentiellement les enfants et adultes jeunes, la moyenne d'âge est de 25 ans et il se développe le plus souvent sur un foie non cirrhotique. Ce sous-type serait de meilleur pronostic qu’un CHC de forme classique. (23) Ce sous-type est plus fréquent en Europe et en Amérique du nord qu'en Asie ou en Afrique. L'étiologie et les facteurs de risques sont inconnus. Macroscopiquement la tumeur est ferme et présente une cicatrice centrale. Histologiquement elle est faite de grandes cellules polygonales oncocytaires au noyau vésiculeux avec un gros nucléole. Ces cellules sont entourées par un stroma plus ou moins abondant fibrolamellaire. (6) - CHC squirrheux : Il s'agit de tumeurs rares (5% des CHC) dont le stroma est principalement constitué d’une fibrose hyaline développée le long des sinusoïdes et qui entraine une atrophie des travées cellulaires tumorales. (6) (24)
En savoir plus

39 En savoir plus

Épidémiologie et facteurs de risque du carcinome hépatocellulaire en Polynésie française : étude descriptive à propos des 139 cas diagnostiqués entre 2008 et 2017

Épidémiologie et facteurs de risque du carcinome hépatocellulaire en Polynésie française : étude descriptive à propos des 139 cas diagnostiqués entre 2008 et 2017

Un des obstacles au dépistage généralisé du VHB en Pf est le coût inhérent au dépistage sérologique lui-même, mais aussi (et surtout) celui des traitements antiviraux qu’induirait un tel dépistage pour la prise en charge des hépatites virales B ainsi diagnostiquées. Une étude médico-économique (actuellement prévue par le plan cancer 2018-2022) se montre donc indispensable afin d’estimer le coût que pourraient induire le diagnostic et le traitement des nouveaux cas d’hépatite B décelés via des campagnes de dépistage. Mais cette étude devra aussi tenir compte des potentielles économies induites par une meilleure prise en charge de l’hépatite B. En effet, en considérant que de telles mesures pourraient réduire de manière significative le nombre de cas de CHC en Pf, des économies pourraient être réalisées : on estime actuellement en Pf qu’un CHC accessible à un traitement curatif (pouvant aller jusqu’à la transplantation) induit des dépenses considérables (pouvant s’élever jusqu’à 300 000 euros en cas de greffe hépatique), et la prise en charge d’un CHC au stade terminal est également onéreuse (estimée à 4 000 euros par mois de thérapie ciblée, soit un coût moyen de 16 000 euros par patient).
En savoir plus

93 En savoir plus

Étude de l'ADN circulant libre dans une cohorte de patients ayant un carcinome hépatocellulaire

Étude de l'ADN circulant libre dans une cohorte de patients ayant un carcinome hépatocellulaire

16 I. INTRODUCTION : Le carcinome hépatocellulaire (CHC) représente plus de 90% des tumeurs primitives hépatiques [1-6]. C’est le sixième cancer en fréquence et le deuxième en termes de mortalité au niveau mondial [1-4]. Son incidence a augmenté ces dernières décades, avec 85 000 nouveaux cas diagnostiqués en 2015 [7]. Le diagnostic est basé soit sur la ponction biopsie hépatique, soit sur des critères non invasifs, reposant sur le comportement vasculaire de la tumeur à l’imagerie avec injection de produits de contraste, et le dosage de l’alphafoetoproteine (AFP) [8]. Actuellement, seulement 46% des cas de CHC sont diagnostiqués à un stade précoce, et la plupart des cas n’ont pas accès à un traitement curatif [9]. Ce retard de diagnostic est dû au manque de performance de l’imagerie pour détecter les petits CHC [10]. De plus, la sensibilité et la spécificité de l’alphafoetoproteine sont faibles, respectivement 39 à 64% et 76 à 91%. Certaines études ont montré que le taux d’alphafoetoproteine pouvait être élevé dans d’autres types de cancers comme le cancer colorectal métastatique ou le cholangiocarcinome intra- hépatique [11]. L’amélioration de la prise en charge des patients ayant un carcinome hépatocellulaire nécessite donc de meilleurs marqueurs biologiques.
En savoir plus

37 En savoir plus

Étude épidémiologique, descriptive et rétrospective de la prise en charge des pleurésies purulentes à l’hôpital de Périgueux de janvier 2011 à juin 2014

Étude épidémiologique, descriptive et rétrospective de la prise en charge des pleurésies purulentes à l’hôpital de Périgueux de janvier 2011 à juin 2014

Les drains de petits calibres ont l’inconvénient de souvent se boucher et un lavage régulier doit y être associé. Ils ont l’avantage de limiter la taille de l’orifice d’entrée (35). Le concept de lavage pleural a également été étudié dans de nombreux centres européens. Une injection de sérum salé (plus ou moins hypertonique selon les équipes) est réalisée plusieurs fois par jour afin de réduire la prolifération bactérienne. Cette approche nécessite de plus grandes études en l’absence de données actuelles (35).

89 En savoir plus

Comparaison des performances diagnostiques des critères AASLD et LI-RADS pour le diagnostic non invasif du carcinome hépatocellulaire de petite taille

Comparaison des performances diagnostiques des critères AASLD et LI-RADS pour le diagnostic non invasif du carcinome hépatocellulaire de petite taille

CONCLUSION L’imagerie joue un rôle très important dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique du CHC. Chez les patients à haut risque, un diagnostic dit « non invasif » peut être obtenu, reposant sur l’imagerie seule, basé sur la présence de caractéristiques typiques de rehaussement sur les séquences après injection de produit de contraste en scanner et/ou IRM, en rapport avec le profil vasculaire particulier de cette tumeur. Ces caractéristiques associent pour un nodule de taille supérieure à 1 cm, son rehaussement au temps artériel, suivi d’un lavage aux temps veineux portal et/ou tardif. Cette combinaison, présentant une spécificité élevée, a été validée par les sociétés savantes occidentales et asiatiques. Néanmoins, sa sensibilité reste faible, en particulier pour les CHC dits « précoces » ou de petite taille qui constituent un véritable enjeu diagnostique au centre des préoccupations actuelles, seul le diagnostic de CHC à un stade précoce offrant la possibilité d’un traitement curatif et améliorant ainsi la survie de ces patients.
En savoir plus

129 En savoir plus

Approche en santé mentale des SDF en lien avec leur type de prise en charge par le dispositif d'aide sociale.

Approche en santé mentale des SDF en lien avec leur type de prise en charge par le dispositif d'aide sociale.

avec celle qui est SDF à un moment donné, parlent tantôt de sans-abri ou de clochards et tantôt de SDF ou d’errants. Cependant, bien que les estimations qui ressortent de ces enquêtes soient peu fiables et reconnues comme telles par les associations ou leur prestataire, elles sont largement utilisées et diffusées par les médias. Si ces chiffres n’offrent pas la possibilité de recenser cette population, ils permettent néanmoins de mettre en avant l’ampleur de ce phénomène et de bousculer le monde politique afin que soient développées des actions gouvernementales. Comprenons aussi qu’une association a tout intérêt de mettre en avant les difficultés qu’elle rencontre pour pouvoir bénéficier en retour d’aides supplémentaires et nécessaires pour gérer cette population. Le problème principal et consensuel (Mathieu, 2011) auquel se heurte toute tentative de recensement de cette population est son instabilité et les difficultés méthodologiques à délimiter les individus qui seront inclus ou non dans cette population. En effet, aux difficultés de qualifier avec précision cette population, s’ajoute celle d’accéder à cette frange de la population qui n’est pas prise en charge par les dispositifs ou qui ne fréquente pas les lieux institués de la survie (Girard et al. 2010). On pense alors aux difficultés de dénombrer avec précision les personnes dormant dans la rue, vivant dans des squats ou encore se faisant héberger chez leurs amis. Le flou concernant la circonférence de cette population rend donc l’analyse statistique complexe, voire inopérante (Specht-Killer, 2002). Cette complexité n’a pas empêché que se succèdent des enquêtes et des rapports mettant en avant des chiffres d’une extrême variance (Mathieu, 2011). Ainsi, en 1995, Moreau De Bellaing et Guillou avance à 400 000 le nombre de SDF en France, tandis qu’en 2001
En savoir plus

436 En savoir plus

Prise en charge et imputation, ou la prise en charge à responsabilité limitée

Prise en charge et imputation, ou la prise en charge à responsabilité limitée

La PEC diffère de l’imputation : la PEC concerne les PDV de L1/E1 tandis que les PDV imputés sont ceux que L1/E1 attribue à des énonciateurs seconds. Ces PDV imputés reposent sur une PEC présupposée, quant à e2. Quant à L1/E1, la quasi PEC lui permet de jouer sur les ambiguïtés d’une imputation qui va au-delà de la simple prise en compte, dans les cas où L1/E1 use de l’implicite : il lui est alors commode de rapporter des PDV imputés tout en laissant entendre qu’ils sont « vrais ». L’adage « il n’y a pas de fumée sans feu » alimente une suite de topoi : si L1/E1 rapporte ce qu’a dit l2/e2, c’est que l2/e2 l’a vraiment dit, et si l2/e2 l’a dit, c’est que c’est vrai ; et si c’est vrai, inutile à L1/E1 d’en rajouter en prenant explicitement en charge le PDV imputé… Mais la quasi PEC est encore plus utile, dans les situations explicites où LI/E1 se positionne par rapport au PDV imputé. L1/E1 marque soit son désaccord (non PEC), soit sa neutralité (PEC zéro), soit son accord (PEC) avec le PDV imputé, pouvant aller jusqu’à prendre à son compte le PDV d’un autre. Ces phénomènes sont complexes, surtout en contexte dialogique, parce que la PEC ne porte pas seulement sur la vérité des contenus propositionnels : car l’expression linguistique du vrai est très variable dans son empan − selon le cadre, les modalités − et la dimension intersubjective du vrai relatif est parfois malaisément dissociable des données axiologiques ou idéologiques qui opacifient la PEC ou la non PEC de PDV imputés, surtout en cas d’accord ou de désaccord implicites.
En savoir plus

22 En savoir plus

Une approche autochtone de la guérison. La mobilisation des savoirs « traditionnels » dans la prise en charge des dépendances au Canada

Une approche autochtone de la guérison. La mobilisation des savoirs « traditionnels » dans la prise en charge des dépendances au Canada

C) La revendication culturelle en réponse à l'exclusion sociale : On ne peut s'empêcher de remarquer l'apparente contradiction du tandem exclusion/intégration sociale concernant les conduites addictives. Tandis que la consommation d'alcool permet à des individus autochtones de s'intégrer au groupe, ces mêmes conduites les mettent à l'écart de la société dominante dont ils font pourtant partie. La prise de drogues et les toxicomanies constituent ainsi des formes de déviance vis-à-vis de la société (Bergeron, 2009). L'étude de la déviance a été d'abord l'intérêt des sociologues de l'Ecole de Chicago et plus largement du courant de l'interactionnisme et de la sociologie compréhensive. Dans cette approche, il n'existe pas de normes collectives uniformes et intériorisées par tous. L'analyse se focalise sur les interactions sociales et les mécanismes sociaux qui font qu'un comportement est perçu comme déviant. C'est de là que se développe à partir des années 1950 la théorie de la désignation (« labeling theory »). Il y aurait deux sortes de déviance (ibid.). Une déviance dite primaire, qualifiant une attitude non conforme et une déviance dite secondaire, qui reconnaît le comportement comme déviant. Ce second type de déviance se consolide suite à la réaction sociale que l'acte provoque.
En savoir plus

96 En savoir plus

en
                                                                    fr

en fr Immunotherapies of hepatocellular carcinoma and hepatitis C virus infection Développement d'immunothérapies du carcinome hépatocellulaire et de l'infection par le virus de l'hépatite C

Résumé / Summary Le virus de l’hépatite C (VHC) est une des causes majeures de carcinome hépatocellulaire (CHC), dont les traitements ont une efficacité modéré. La transplantation hépatique (TH) est l’option thérapeutique de choix mais est limitée, chez les patients chroniquement infectés par le VHC, par une réinfection systématique du greffon. Nous proposons d’utiliser des lymphocytes génétiquement modifiés (LGM) issus de donneurs sains qui ont fait leurs preuves pour le traitement d’hémopathies malignes et qui, exprimant un gène suicide, peuvent être éliminés en cas d’effets secondaires. Nous montrons maintenant que ces LGM présentent d’une part une activité anti-tumorale vis- à-vis du CHC, et d’autre part un effet anti-viral envers le VHC. L’objectif est la création d’une banque de LGM allogéniques prêts-à-l’emploi, avec des avantages en termes de coût, de logistique et de disponibilité immédiate par rapport aux approches classiques d’immunothérapies, autologues pour la plupart. Parallèlement, nous avons étudié in vivo l’effet anti-viral d’un anticorps monoclonal anti-claudin-1 dirigé contre un co-récepteur du VHC et inhibant l’entrée du VHC dans les hépatocytes humains. Grâce à un modèle d’infection par VHC de souris présentant un foie chimérique humanisé, nous montrons que cet anticorps permet de prévenir efficacement l’infection par le VHC. Nos résultats apportent les preuves de concept de l’utilisation de deux produits, anticorps anti-claudin- 1 et LGM, pour la prévention de la réinfection du greffon hépatique par le VHC, les LGM pouvant également être envisagés en association avec les thérapies actuelles du CHC.
En savoir plus

193 En savoir plus

Pollution atmosphérique et poumon : approche épidémiologique

Pollution atmosphérique et poumon : approche épidémiologique

Depuis les épisodes de surmortalité des années 50 [1] , la pollution atmosphérique a été reconnue comme un fac- teur de risque pour la santé respiratoire. Mais à la fin des années 70, ce thème n’était plus guère d’actualité. De nouvelles méthodes ont relancé l’intérêt de ce thème et, avec lui, l’épidémiologie environnementale. Les études récentes observent des excès de risque faibles au niveau individuel, mais non négligeables au niveau de la popula- tion, pour des indicateurs de santé respiratoire comme la mortalité, les hospitalisations, la maladie asthmatique ou la fonction respiratoire. Ces relations ont été obser- vées alors que les normes en vigueur étaient respectées. Dans cet article, nous décrivons brièvement les méthodes épidémiologiques, puis présentons la synthèse de leurs résultats pour l’exposition à la pollution ambiante à l’ex- térieur des locaux et à la pollution intérieure aux locaux. Étude épidémiologique
En savoir plus

6 En savoir plus

Étude épidémiologique des hémorragies intra-vitréennes et de leurs modalités de prise en charge par vitrectomie‎ : analyse rétrospective sur 2016-2017

Étude épidémiologique des hémorragies intra-vitréennes et de leurs modalités de prise en charge par vitrectomie‎ : analyse rétrospective sur 2016-2017

La première partie de notre travail est donc une analyse épidémiologique rétrospective des patients présentant une hémorragie intravitréenne dont le suivi ou le diagnostic a été fait durant les années 2016 et 2017 au CHU d’Amiens. La deuxième partie de notre travail concerne l’études des facteurs de risques des hémorragies intra vitréennes et des indications et le délai de réalisation d’une vitrectomie chez les patients atteints d’une hémorragie intravitréenne. Face à un tableau d’HIV plusieurs éléments cliniques interviennent dans l’indication d’une prise en charge chirurgicale : l’étiologie, l’importance de la baisse d’acuité visuelle, la durée d’évolution, la présence de signes d’activités nécessitant un traitement rapide tels que la rubéose irienne ou une élévation du tonus oculaire dans le cas des rétinopathie ischémiques, une panphotocoagulation, la perte de l’autre œil.
En savoir plus

60 En savoir plus

Autour d’une prise en charge psychomotrice précoce du risque autistique : une approche sensori-motrice

Autour d’une prise en charge psychomotrice précoce du risque autistique : une approche sensori-motrice

IV. Prise en charge psychomotrice 1- Première rencontre Je rencontre pour la première fois Lena et sa maman en décembre 2018, la petite fille a cinq mois. Le premier contact se passe très bien. Madame semble ravie de ma pré- sence et m’intègre aussitôt dans la prise en charge. Spontanément je remarque le grand manque de ressemblance entre cette maman et sa petite fille (qui est la première fille de la fratrie). Madame pourra nous dire que c’est le cas avec tous ses enfants. D’autre part je remarque également la grande précaution que met cette maman dans le portage et le déshabillage de sa fille. Elle me renvoie l’image d’une jeune maman s’occupant de son premier enfant avec beaucoup d’attention et un peu de maladresse, j’en viens presque à oublier qu’il s’agit de son quatrième enfant. Quant à Lena, une fois déshabillée, j’observe immédiatement une grande tension corporelle et une raideur au niveau de ses quatre membres.
En savoir plus

93 En savoir plus

La prise en charge des femmes enceintes récemment arrivées en France. Approche comparative Rennes-Strasbourg

La prise en charge des femmes enceintes récemment arrivées en France. Approche comparative Rennes-Strasbourg

Le travail en réseau de partenariat s’avère être une nécessité qui permet une prise en charge globale des patientes et une « re-localisation » ou une « réattribution » dans le social ou dans le médical de différents éléments des parcours et trajectoires. Engagés ensemble, les milieux associatifs, médicaux, sociaux et médicosociaux permettent une réaffirmation et une valorisation des prises en charges pluridisciplinaires, en cohérence avec la dimension sociale du vécu de la grossesse. Mais dans nos entretiens, nous avons pu mettre en lumière la chaîne des questions soulevées par la mise en œuvre des partenariats autour de ces situations complexes : impermanence des équipes, avec un turn-over important en raison de situations d’épuisement, liées à la nécessité de devoir faire ses preuves ou de légitimer toutes ses actions auprès de la hiérarchie hospitalière, de négocier la possibilité d’un rendez- vous avec des services hospitaliers ou des structures extra-hospitalières, de justifier d’un examen supplémentaire pour une femme, d’être confronté à l’insatisfaction des partenaires et des usagères.
En savoir plus

73 En savoir plus

La prise en charge des patients en traumatologie : validation de l'intérêt d'une approche standardisée en odontologie pédiatrique

La prise en charge des patients en traumatologie : validation de l'intérêt d'une approche standardisée en odontologie pédiatrique

« Diagnosis of luxation injuries : the importance of standardized clinical, radiographic and photographic techniques in clinical investigations » (Andreasen et Andreasen 1985) Cet article relativement ancien est fréquemment cité dans la littérature plus récente. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée entre 1965 et 1980 à l’hôpital dentaire de Copenhague. L’objectif de cette étude est de démontrer l’intérêt d’une approche standardisée dans le diagnostic des luxations dentaires, que ce soit au niveau du recueil des données que dans la prise des radiographies et photographies initiales et de contrôle. En 1965, un questionnaire standardisé a été introduit à l’hôpital dentaire de Copenhague pour les patients traumatisés. Ce questionnaire a été validé en comparant les données recueillies pour 14 patients vus en 1965 : sur les 28 items possibles, une moyenne de 14,9 items étaient enregistrée lorsque le praticien n’utilisait pas de questionnaire standardisé.
En savoir plus

76 En savoir plus

Le modèle neurocomportemental : une nouvelle approche dans la prise en charge cognitivo-comportementale du trouble obsessionnel compulsif

Le modèle neurocomportemental : une nouvelle approche dans la prise en charge cognitivo-comportementale du trouble obsessionnel compulsif

Conclusion Le TOC est une pathologie neuropsychiatrique relativement fréquente, touchant 2 à 3 % de la population, et pouvant avoir un retentissement fonctionnel important. Les traitements médicamenteux, notamment par ISRS, et les TCC sont actuellement des traitements de référence qui ont montré leur efficacité, et permettent d’améliorer la majorité des patients. Cependant, une minorité seulement parviennent à une rémission complète, et environ un tiers restent résistants. Les moyens thérapeutiques actuels présentent donc des limites et il apparait nécessaire de réfléchir à des alternatives qui permettraient d’optimiser la prise en charge des patients souffrant de TOC. De nouvelles techniques telles que la rTMS ou la stimulation cérébrale profonde sont d’ailleurs en cours d’étude pour les patients souffrant de TOC résistants. Sur le plan psychothérapeutique, les techniques utilisées actuellement en TCC n’ont pas été élaborées spécifiquement pour le TOC mais pour d’autres troubles anxieux, et leurs modalités d’application sont parfois compliquées ou ne semblent pas toujours être des plus adaptées face aux problématiques du TOC. Réfléchir à la manière de les optimiser nécessite tout d’abord de revoir les modèles explicatifs du TOC sur lesquels se basent ces techniques.
En savoir plus

169 En savoir plus

Show all 9912 documents...