Haut PDF Caractérisation de la migration du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-1) par protéomique

Caractérisation de la migration du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-1) par protéomique

Caractérisation de la migration du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-1) par protéomique

1 - Le virus Herpès simplex de type 1 (HSV-1) A - Historique Personne ne sait précisément quand et par qui a été découvert le virus herpès. Toutefois, en 2500 avant Jésus-Christ (av. J.-C), les premières descriptions de plaies ressemblant à celles causées par l’herpès ont été mises en évidence sur des tablettes sumériennes ainsi que dans l’un des plus anciens traités médicaux soit le Papyrus Ebers en 1500 av. J.-C. (1, 2). Le terme « herpès » d’origine grecque et signifiant « rampant » fut, quant à lui, utilisé pour la première fois par Hippocrate pour décrire des lésions se propageant à la surface de la peau (3). Plusieurs autres faits historiques ont ensuite été rapportés dont celui de la tentative de l’empereur romain Tibère de limiter la propagation de ce qui devait être l’herpès labial en proscrivant les baisers durant les cérémonies et les rituels publics (4). C’est ensuite au tour de l’écrivain William Shakespeare, dans sa célèbre pièce de Roméo et Juliette, de sous-entendre la présence de lésions herpétiques sur les lèvres de Juliette (5). En 1736, John Astruc, en tant que médecin du roi Louis XV, décrit pour la première fois, grâce à l’étude des prostituées sous surveillance médicale, la relation entre l’herpès et les organes génitaux dans son traité sur les maladies vénériennes intitulé De Morbis Veneris (6).
En savoir plus

217 En savoir plus

Étude de la sortie du virus herpès simplex de type 1 (HSV 1) hors du noyau

Étude de la sortie du virus herpès simplex de type 1 (HSV 1) hors du noyau

Introduction Dans l’histoire, il est difficile de déterminer exactement l’apparition du virus « herpès ». Déjà dans la Grèce ancienne, il y a avait utilisation du mot « herpès » qui signifiait « rampant » et qui se rapportait aux lésions cutanées qui semblaient ramper à la surface de la peau [1, 2]. L’histoire rapporte aussi que l’empereur romain Tibère aurait décrété une interdiction de s’embrasser dans les rassemblements publics dans le but de limiter la propagation de ce qui devait être l’herpès labial. Le virus était même répandu dans l’entourage immédiat de l’empereur qui devait chaque matin embrasser sur la bouche chacun des sénateurs [3, 4]. Même avant la définition de ce qu’est le virus herpès simplex, il y a des références qui s’y rapportent dans la littérature populaire. Par exemple, William Shakespeare décrit des « lésions de peste » sur les lèvres de Juliette, faisant références aux lésions labiales communément appelées « feux sauvages », dans la célèbre pièce Roméo et Juliette [5]. La première description moderne de l’herpès labial est attribuée à Daniel Turner en 1714 [6]. Robert Willan et Thomas Bateman sont les premiers à avoir décrit les différences entre l’herpès labial et l’herpès génital, sans toutefois leur attribuer un caractère infectieux. En 1893, le dermatologue français Jean-Baptiste Émile Vidal a associé la notion d’infectivité au virus herpès. Le terme herpès simplex a été utilisé au début des années 1900 et c’est Karl Schneweis qui a démontré l’existence de deux virus distincts, soit l’herpès simplex de type I (HSV-1), affectant surtout la région labiale et le virus herpès de type II (HSV-2), principalement associé à des lésions génitales [7].
En savoir plus

208 En savoir plus

Latence et réactivation du virus de l’herpès simplex de type 1 (HSV-1) - Une mise à jour

Latence et réactivation du virus de l’herpès simplex de type 1 (HSV-1) - Une mise à jour

H3K27me2 H3K14Ac Figure 2. Infection lytique et infection latente. Lorsque le virus infecte une cellule épithéliale, le génome viral pourra exprimer le programme d’expression lytique car le complexe ternaire VP16/HCF1/OCT1, associé à des histone acétyl-transférases (CBP) et des déméthylases (LSD1), interagit avec les promoteurs des gènes viraux très précoces, empêchant la formation d’hétérochromatine répressive et activant l’expression des protéines très précoces. L’action de ces protéines, en particulier ICP0 et ICP4, permettra ensuite la transcription des gènes précoces et tardifs et la progression du cycle viral lytique. Peu de nucléosomes sont associés au génome viral pendant le cycle lytique. En revanche, lorsque la particule pénètre dans les neurones sensitifs, le complexe VP16/HCF1/OCT1 ne peut pas se former, probablement parce que la protéine VP16 serait retenue ou dégradée dans les axones. Le génome viral s’associe alors à des nucléosomes pour devenir une structure chromatinienne classique compacte, dans laquelle les histones associées aux promoteurs des gènes lytiques sont dans une configuration répressive, empêchant l’expression des protéines très précoces. Seul le promoteur du locus LAT sera dans une configuration permissive, permettant la transcription des ARN LAT. Cette configuration épigénétique s’inversera pendant la réactivation. Les miARN dérivés de la région LAT (voir Figure 3 ) contribuent à la répression de l’expression des fonctions lytiques, et donc au maintien de la latence, en empêchant la synthèse d’ICP0 et de 34.5, deux protéines virales jouant un rôle d’inhibition des réponses innées cellulaires, ainsi que d’ICP4, un activateur de la transcription.
En savoir plus

9 En savoir plus

L’étude de la glycoprotéine gM du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-l) : identification de ses partenaires viraux et cellulaires et leur rôle dans la régulation de l’infection virale

L’étude de la glycoprotéine gM du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-l) : identification de ses partenaires viraux et cellulaires et leur rôle dans la régulation de l’infection virale

12 virus, tel que les inhibiteurs ciblant la fusion membranaire induite par le virus (58), l’inhibition des protéases virales (59) ou du complexe hélicase-primase (60, 61). Un traitement antiviral idéal a pour but d’inhiber le plus spécifiquement possible un événement de la réplication virale, sans pour autant perturber le cycle cellulaire. La fixation, l’entrée, la synthèse protéique, la réplication de l’ADN, l’assemblage, et le bourgeonnement constituent les étapes critiques de la réplication du virus HSV-1 et sont donc des cibles potentielles pour les antiviraux. Cependant, les médicaments qui existent actuellement peuvent réduire la production virale et restreindre la transmission, ce qui permet d’atténuer la sévérité des symptômes, mais le risque de réactivation est toujours présent puisque le virus persiste encore. À la longue, l'utilisation de ces drogues peut entrainer l’émergence d’éventuelles souches résistantes afin d’échapper à la pression antivirale (62). Il est donc nécessaire d’approfondir nos connaissances sur les interactions du virus HSV-1 avec son hôte à différentes étapes du cycle viral, ce qui pourrait alors permettre de cibler les protéines virales, mais aussi cellulaires qui sont nécessaires au déroulement des différentes étapes de l’infection par HSV-1, et par conséquent identifier de nouvelles molécules thérapeutiques susceptibles d’éradiquer le virus.
En savoir plus

210 En savoir plus

Analyse des protéines du tégument par virométrie en flux et protéomique des capsides nucléaires du Virus Herpès Simplex de type 1 (VHS-1)

Analyse des protéines du tégument par virométrie en flux et protéomique des capsides nucléaires du Virus Herpès Simplex de type 1 (VHS-1)

59 II.1.1 Abstract Several virulence genes have been identified thus far in the herpes simplex virus type 1 genome. It is also generally accepted that protein heterogeneity among virions further impacts viral fitness. However, linking this variability directly with infectivity has been challenging at the individual viral particle level. To address this issue, we resorted to flow cytometry (flow virometry), a powerful approach we recently employed to analyze individual viral particles, to identify which tegument proteins vary and directly address if such variability is biologically relevant. We found that the stoichiometry of the U L 37, ICP0 and VP11/12 tegument proteins in virions is more stable than the VP16 and VP22 tegument proteins which varied significantly among viral particles. Most interestingly, viruses sorted for their high VP16 or VP22 content yielded modest but reproducible increases in infectivity when compared to their corresponding low containing VP16 or VP22 counterparts. These findings were corroborated for VP16 in siRNA experiments but proved intriguingly more complex for VP22. An analysis by quantitative Western blotting revealed substantial alterations of virion composition upon manipulation of individual tegument proteins and suggests that VP22 protein levels acted indirectly on viral fitness. These findings reaffirm the interdependence of the virion components and corroborate that viral fitness is not only influenced by the genome of viruses but also by the stoichiometry of proteins within each virion.
En savoir plus

293 En savoir plus

Analyse des protéines cellulaires incorporées dans les particules matures du virus de l’Herpès simplex de type 1

Analyse des protéines cellulaires incorporées dans les particules matures du virus de l’Herpès simplex de type 1

77 une diminution des virus produits résultant de l’inhibition de la protéine ciblée de celle résultant d’une diminution du nombre de cellules viables pouvant être infectées. Il est important de souligner que les résultats obtenus n’infirment en aucun cas une quelconque implication des autres protéines cellulaires testées dans le cycle viral d’HSV-1. En effet, de par sa nature, notre essai ne nous permet d’identifier que des protéines cellulaires à courte demi-vie jouant un rôle important dans le cycle de réplication virale en culture cellulaire. Ainsi, il est probable que notre essai ne nous permette pas d’identifier, par exemple, des protéines cellulaires qui pourraient être impliquées dans la régulation de la réponse immunitaire de l’hôte puisque ces protéines ne seront pas essentielles en culture cellulaire. Il n’est donc pas surprenant que la cyclophiline a, une protéine pourtant retrouvée chez au moins deux autres membres de la famille des herpèsvirus et connue pour être impliquée dans la régulation du cycle infectieux du VIH [131-133], ne fasse pas partie des cibles positives de cette étude puisque sa fonction est essentiellement liée à régulation de la réponse immunitaire. Dans le même ordre d’idée, l’impact de protéines cellulaires possédant une très longue demi-vie ne pourrait être vérifié par notre méthode puisqu’elles seraient encore présentes lors de l’infection. Une protéine dont l’inhibition induirait la relâche de nombreuses particules virales non infectieuses ne pourrait être détectée comme positive puisque l’essai détecte les particules virales totales. Malgré ces limitations suggérant que nous ayons peut-être laissé passer quelques faux négatifs, le nombre de protéines que notre essai nous a permis de valider demeure imposant.
En savoir plus

103 En savoir plus

Caractérisation du rôle d’UL24 dans la neuropathogenèse du virus de l’herpès simplex 1 par bioimagerie

Caractérisation du rôle d’UL24 dans la neuropathogenèse du virus de l’herpès simplex 1 par bioimagerie

75 l’établissement de la latence, ainsi que la réactivation virale sont similaires au virus de type sauvage (Decman et al., 2005, Ramachandran et al., 2008). Enfin, plusieurs protéines virales ont été étiquetées à des protéines fluorescentes, permettant de visualiser divers mécanismes moléculaires. Le virus K26 possède une version de la protéine de la capside VP26, étiquetée à la GFP (Desai et al., 1998). Ce virus permet de facilement détecter les cellules où l’infection lytique est établie. De plus, la détection de la GFP sous forme de points permet de localiser facilement les capsides virales et de suivre leur déplacement lors de la sortie cellulaire (Desai et al., 1998). L’étiquetage de VP26 à la GFP a aussi permis de visualiser l’entrée cellulaire ainsi que les mécanismes de transport rétrograde vers le noyau impliquant les dynéines (Dohner et al., 2006). Un virus PRV recombinant, PRV-GS1236, possède la protéine VP26 fusionnée à la mRFP1, ainsi que la protéine gD fusionnée à la GFP (Antinone et al., 2010b). Malgré une diminution de l’efficacité de la réplication virale suite à l’insertion des gènes pour les protéines fluorescentes, ce virus a servi d’outil important afin de suivre l’enveloppement et la sortie neuronale dans un même neurone à travers le temps. De plus, une étude a utilisé plusieurs PRV recombinants afin de visualiser les mécanismes d’infection interneuronal et de transport axonal antérograde, en visualisant des protéines virales étiquettées à des protéines fluorescentes (Feierbach et al., 2007). Enfin, un virus triple fluorescent, rHSV- RYC, a été produit en étiquetant les protéines virales VP26, gH, et VP16 (de Oliveira et al., 2008). Chacune de ces protéines virales correspondent à des compartiments différents lors de l’infection virale et permettent d’étudier l’interaction de ces différents compartiments. Il est toutefois risqué de modifier des protéines virales en les fusionnant à une protéine fluorescente. Une étude a démontré que la localisation intracellulaire de la TK virale varie selon le choix de la protéine fluorescente fusionnée (Soling et al., 2002). De plus, il est possible que l’incorporation de protéines virales dans le virion infectieux soit inhibée suite à la fusion avec une protéine fluorescente, tel qu’il a été décrit pour UL35 (Krautwald et al., 2008).
En savoir plus

197 En savoir plus

Identification d’ul24.5, une nouvelle protéine du virus de l’herpès simplex de type-1 impliquée dans la neuropathogénèse

Identification d’ul24.5, une nouvelle protéine du virus de l’herpès simplex de type-1 impliquée dans la neuropathogénèse

Introduction Herpes simplex virus 1 (HSV-1) infects human mucosa, including polarized epithelia (Cattan et al., 1999, Goodell et al., 1983, Quinn et al., 1983, Shintaku et al., 2003). During primary HSV-1 infection, following infection of epithelial cells, the virus goes on to infect the endings of sensory neurons innervating the mucosa. From there, the infection spreads into the trigeminal ganglia (TG), the site of HSV-1 latency. The ul24 gene of HSV-1 is highly conserved throughout all subfamilies of Herpesviridae. In particular, five homology domains in the N-terminal portion of the protein are widely conserved (Jacobson et al., 1989b). In vitro, UL24 is important for efficient virus replication in cell culture (Jacobson et al., 1989b), and in a mouse model of ocular infection (Jacobson et al., 1998, Rochette et al., 2015). UL24 localizes both to the nucleus and the cytoplasmic compartment (Lymberopoulos et al., 2007, Pearson et al., 2002). In cell culture, UL24 is implicated in the dispersal of nucleolin and B23 during infection (Lymberopoulos et al., 2011, Lymberopoulos et al., 2007), and the N-terminal domain in sufficient to induce the redistribution of nucleolin in transient transfection experiments (Bertrand et al., 2008). Our earlier studies showed that UL24 promotes viral spread between the corneal epithelium and neurons of the TG (Rochette et al., 2015). Moreover, the protein affects the subcellular distribution of viral glycoproteins implicated in membrane fusion (Ben Abdeljelil et al., 2013). Recently, we discovered a second protein expressed from UL24 that is translated from mRNA originating at a transcription site within the UL24 open reading frame (ORF) of full length UL24. UL24.5 corresponds to the C- terminal portion of UL24 (Kniżewski et al., 2006). In vitro and in vivo experiments show that the UL24 and UL24.5 proteins do not share the same functions. In a mouse model of ocular infection, the absence of UL24.5 is associated with prolonged persistence of inflammatory signs and an increased incidence of neurological disorders during infection (Dridi et al., under revision). This phenotype is in stark contrast to the impact of losing expression of pUL24, which leads to reduced pathogenesis. Several studies have shown that the viral glycoproteins gE/gI, which are involved in the dissemination of HSV-1, have functions that become especially apparent in a model of polarized cells (Johnson et al., 2001, Mingo et al., 2012). We propose that studying HSV-1 infection of polarized epithelial cells may provide insights into functions of UL24 and UL24.5 that may not be evident during infection of non-polarized cells.
En savoir plus

165 En savoir plus

Rôle de la protéine UL24 dans la régulation de l'expression des gènes viraux de l'herpès simplex de type 1

Rôle de la protéine UL24 dans la régulation de l'expression des gènes viraux de l'herpès simplex de type 1

transcript accumulation, this observation does not exclude the possibility that UL24 also reduces translation of the viral mRNAs that are produced. In contrast to UL76 of HCMV, which has been reported to be part of the virion and thus is present at early times in infection, to date, UL24 has not been detected in extracellular HSV-1 particles, and it is expressed with leaky-late kinetics (Loret et al., 2008a; Pearson and Coen, 2002). Thus, the immediate early and early genes we tested in transfection experiments, namely R1, TK, ICP27 and R2, are all expressed prior to UL24 during acute infection. Although this apparent discrepancy argues against a role for UL24 in repressing expression of these genes during normal lytic infection, we found that even when expression of UL24 followed the expression of the R1 gene in transfection experiments, the effect on transcripts levels was observed. Consistent with this result, we found that at 9 and 12 h.p.i, when UL24 expression is readily detected in the nucleus (Lymberopoulos and Pearson, 2007; Pearson and Coen, 2002), a virus that does not express UL24 exhibits a statistically significant increase in the ratio of viral R1 and R2 transcripts to viral DNA compared to the ratios observed for the wild type and the rescue virus. This trend is maintained at 15 and 18 h.p.i., though the difference is not statistically significant. It is interesting to note that this reduced impact on transcript levels correlates with a shift of UL24 localization from the nucleoplasm to the perinuclear region (Lymberopoulos and Pearson, 2007). Moreover, results from 6 h.p.i. show that the relative increase in R1 and R2 RNA levels at 9 and 12 h.p.i. is not a residual effect of a more pronounced increase at earlier times.
En savoir plus

188 En savoir plus

Cinétique des effecteurs immunologiques impliqués dans la protection contre le virus Herpès simplex type 1 (HSV1) après primo-infection par une autre souche non neurovirulente : vers un modèle vaccinal

Cinétique des effecteurs immunologiques impliqués dans la protection contre le virus Herpès simplex type 1 (HSV1) après primo-infection par une autre souche non neurovirulente : vers un modèle vaccinal

Dans l’étude KERAVIR 2 (manuscrit en préparation, résultats présentés lors du congrès de l’European Association for Vision and Eye Research / EVER, à Nice, en octobre 2018, [33]), nous avons étudié les données virologiques et cliniques des cas de kératites herpétiques récidivantes avec isolement d’une souche d’HSV-1 résistante à l’ACV (résistance génotypique). Nous avions comme base initiale les données virologiques du service de virologie de la Pitié-Salpétrière, et récupérions ensuite les données cliniques auprès des différents centres prescripteurs. Sur les 18 cas inclus, la durée de la maladie oculaire herpétique (durée entre le premier épisode et le diagnostic de résistance) était de 29,8±20,4 années, avec plus de 10 récurrences chez 15 patients (83%). La recherche de résistance était motivée par des récurrences malgré un traitement préventif bien conduit dans 13 cas (72%) et par une résistance au traitement curatif dans 5 cas (28%). La résistance à l’ACV était liée à une mutation du gène de la TK dans 15 cas (83%) et de l’ADN polymérase dans 3 cas (17%). Chez les patients immunocompétents (N=12, 67%), le nombre de récurrences précédant le diagnostic de résistance était significativement plus important que chez les patients immunodéprimés (16±3,5 versus 11±6 versus p < 0,05). Ces résultats suggèrent d’une part que les résistances se développent après de nombreuses années et un nombre important de récurrences (donc une exposition importante aux traitements préventifs et curatifs) et d’autre part que l’immunodépression favorise la sélection de souches résistantes, comme c’est le cas dans d’autres pathologies liées à HSV-1 [34].
En savoir plus

224 En savoir plus

Le rôle d’UL24 dans la régulation génique de la protéine R1 de la ribonucléotide réductase du virus de l’Herpès Simplex de type 1.

Le rôle d’UL24 dans la régulation génique de la protéine R1 de la ribonucléotide réductase du virus de l’Herpès Simplex de type 1.

61 présence d’UL24. D’autres formes de dégradation doivent être testées afin d’écarter l’idée qu’UL24 pourrait agir au niveau de la protéine R1 pour accélérer sa dégradation. L‘étude réalisée montre un effet de la protéine UL24 sur l’expression d’une autre protéine virale R1. Deux questions fondamentales devront être posées pour connaitre l’importance de ce phénomène. Premièrement, il faudra déterminer si l’effet observé est spécifique ou non à R1 en examinant si d’autres protéines cellulaires ou virales peuvent être régulées par le même mécanisme. Deuxièmement, il faudra déterminer si en contexte d’infection on observe le même phénomène qu’en transfection transitoire. On pourrait penser que dans un contexte viral, la protéine R1 serait exprimée dans des temps précoces de l’infection où elle joue son rôle réductase, puis ensuite elle s’accumulerait dans la cellule afin de prévenir l’apoptose. La quantité de R1 présente dans les cellules infectées se maintient longtemps pendant le cycle de réplication du virus. Cependant, son accumulation pendant la phase tardive a été peu étudiée (Langelier et al., 2002) et la protéine UL24, permettrait peut- être de réguler à la baisse la quantité de protéine R1 dans cette phase. On peut aussi envisager que la protéine UL24 permettrait d’éviter une surproduction de R1 en diminuent la quantité de transcrits de R1. Une autre possibilité, étant donné l’importance de ces deux protéines dans la neuropathogenèse du HSV-1, serait que dans les cellules neuronales UL24 pourrait réguler la production de la protéine R1, afin de favoriser l’entrée en latence du virus.
En savoir plus

82 En savoir plus

Développement d'une méthode d'isolation des noyaux adaptée aux macrophages pour une caractérisation protéomique d'une nouvelle structure autophagique induite par le virus HSV-1

Développement d'une méthode d'isolation des noyaux adaptée aux macrophages pour une caractérisation protéomique d'une nouvelle structure autophagique induite par le virus HSV-1

Many studies have focused on understanding the molecular machinery and mechanism of autophagy. It has been shown that 31 autophagy proteins (Atg) are implicated and essential in the autophagic process. More importantly, the identification of these proteins has permitted the discovery of the role of autophagy not only in the maintenance of cellular homeostasis but also in host defense against pathogenic agents. Autophagy plays an important role in innate immunity by clearing and destroying intracellular pathogens like bacteria and viruses. Autophagy is also implicated in adaptive immunity, by promoting the presentation of viral antigens on CMH class II molecules to CD4 + T cells. A recent study has shown that autophagy also contributes to antigen presentation on CMH class I molecules to CD8 + T cells during infection with Herpes simplex virus type 1 (HSV-1). Certain viruses including herpes viruses have developed mechanisms to inhibit autophagy. Interestingly, a recent study in our lab revealed the presence of a new autophagic structure that occured during the late phase of viral infection of BMA macrophages with HSV-1. These structures are different from the classic double membrane autophagosomes, and are morphologically characterized by four membranes emerging from the inner and outer nuclear envelope.
En savoir plus

121 En savoir plus

The effect of calcium homeostasis on HSV-1 propagation

The effect of calcium homeostasis on HSV-1 propagation

Résumé Au cours d'une infection lytique, le virus de l'herpès simplex de type 1 (VHS-1) doit entreprendre plusieurs étapes de fusion afin de se répliquer et se propager correctement. Ainsi, le virus a évolué afin de tirer avantage de la machinerie cellulaire en utilisant des protéines et facteurs de l’hôte à cet effet. Dans la littérature, les processus sous-jacents à l’entrée du VHS-1 ont été largement élucidés. Cependant, on ne sait toujours pas comment les particules virales nouvellement synthétisées sortent de la cellule hôte et quels facteurs cellulaires sont impliqués dans ce processus. Des résultats publiés par notre laboratoire indiquent que la protéine cellulaire, Extended Synaptotagmin 1 (E-Syt1), a un impact négatif sur la propagation globale du virus lorsqu’inhibée par de l’ARN d’interférence. Conséquemment, la présente étude a pour objectif de confirmer et d'approfondir le rôle d’E-Syt1 sur la propagation virale, en particulier sur la sortie du virus. Étant donné que l’activation d’E-Syt1 est liée à l’augmentation de la concentration de calcium cytoplasmique, nous avons également étudié l'implication du calcium au cours des stades ultérieurs de la réplication virale. Ici, nous avons démontré que la surexpression d’E-Syt1 n’a pas d’effet détectable sur la sortie du VHS-1, mais que le calcium a effet sur la propagation virale. Alors que la séquestration précoce du calcium (4 et 6 heures post- infection) à l'aide de chélateurs réprime la sortie virale, aucun effet significatif a été détecté lorsque les chélateurs ont été ajoutés à un stade avancé de l’infection (12 et 16 heures post- infection). Nos résultats fournissent des données intéressantes sur la nécessité de l’homéostasie du calcium intracellulaire afin que VHS-1 puisse assurer une médiation adéquate de la sortie virale. Ces résultats pourraient conduire à la découverte de nouveaux mécanismes ou protéines cellulaires régulées par le calcium et utilisés par le VHS-1 lors de réplications lytiques virales.
En savoir plus

81 En savoir plus

Rôle des modulateurs de la protéine kinase D dans la propagation du virus herpès simplex de type 1

Rôle des modulateurs de la protéine kinase D dans la propagation du virus herpès simplex de type 1

independent experiments performed in duplicate are depicted. No statistically significant differences between treated and control samples were noted. PKD modulators act along the HSV-1 egress pathway. Thus far, the results confirmed that PKD and its molecular partners can influence the HSV-1 life cycle. For instance, PKD inhibition reduced viral propagation in line with previous findings [44]. Similarly, our findings made sense for Nir2 and Arfaptin1, which inhibit the conversion of DAG into strong curvature inducing lipids and block Arf1 respectively (see introduction). In contrast, the data were not intuitive for other PKD modulators. To explore where in the viral life cycle, these molecules might act, an electron microscopy approach was undertaken. Cells were therefore pretreated with RNAi targeting PKD3, CERT, GGA1 and Nir2, i.e. the molecules that altered viral production the most (fig. 8). As control, siVP16 was also included since the protein is required for viral gene expression and consequently indirectly regulates capsid assembly [57-59]. Since VP16 has additionally been implicated in nuclear viral egress and capsid re-envelopment in the cytoplasm [57], we also wanted to see if we could detect those activities. To enable sufficient viral particles to be made, 143B cells were infected for 24 hours, as these cells propagate the virus more slowly than Vero or BHK cells [47].
En savoir plus

96 En savoir plus

Tetherin Restricts Herpes Simplex Virus 1 and Is Antagonized by Glycoprotein M

Tetherin Restricts Herpes Simplex Virus 1 and Is Antagonized by Glycoprotein M

RESULTS Tetherin restricts HSV-1 particle release. To seek evidence for restriction of HSV-1, we expressed HA-tagged human tetherin in HT1080 cells. These cells were chosen because they naturally ex- press very low levels of tetherin and are highly permissive for HSV-1 ( 28 ). As a control, we used HT1080 cells transduced with empty vector. We hypothesized that tetherin overexpression might saturate any anti-tetherin activities mediated by the virus and reveal tetherin sensitivity. We infected both HT1080 cell lines with HSV-1 SC16 at a low multiplicity (0.01 PFU/cell), aiming to study the effect of tetherin in a multicycle infection by measuring the titer of virus released at various times by plaque assay on Vero cells. Tetherin expression consistently reduced the levels of infec- tious virus released, leading to a 14-fold reduction at 48 h postin- fection (hpi), compared to controls ( Fig. 1A ). Quantitative PCR (Q-PCR) detection of DNase I-resistant (i.e., encapsidated) HSV-1 DNA in the infected-cell culture supernatants demon- strated a comparable decrease in signal, supporting the notion that tetherin suppresses virion release from infected cells ( Fig. 1B ). Tetherin expression did not affect titers of cell-associated virus ( Fig. 1C ) or levels of cell-associated viral DNA ( Fig. 1D ) at early time points up to 24 hpi. At later times postinfection, titers of cell-associated virus from tetherin-expressing cells were 7- to 8-fold lower than those of controls ( Fig. 1C ), and consistent with this, levels of viral proteins detected by Western blotting were also reduced ( Fig. 1E ). We assume that at these later time points, we see the cumulative effect of tetherin’s inhibition of viral release and the consequent reduction in number of newly infected cells in subsequent rounds of infection. Importantly, in a plaque assay there was no difference between tetherin-expressing and control HT1080 cells in the number, or size, of plaques obtained from a given virus dose, suggesting that tetherin had no impact on HSV-1 entry, or direct cell-to-cell spread ( Fig. 1F ). This is consistent with the specificity of tetherin for virus release over cell-to-cell spread, as has been described for tetherin restriction of the lentiviruses HIV-1 and feline immunodeficiency virus (FIV) ( 29 , 30 ).
En savoir plus

11 En savoir plus

Chemical composition and anti-herpes simplex virus type 1 (HSV-1) activity of extracts from Cornus canadensis

Chemical composition and anti-herpes simplex virus type 1 (HSV-1) activity of extracts from Cornus canadensis

activity. The n-BuOH fraction showed a complete in- hibition of lysis plaques at a concentration of 50 μg mL −1 in both the absorption and direct modes and was thus chosen for further fractionations (Fig. 1). Open column chromatography on Diaion® stationary phase was carried out with a gradient of water/metha- nol as the eluent. The six resulting fractions (F1–F6) were tested against HSV-1 (Fig. 1). Fractions F3 and F4 were the most active toward both modes of activ- ity when tested at 25 μg mL −1 . Their HPLC profiles (Fig. 2) were almost identical, therefore the most abundant fraction (F4) was chosen for the next step. Silica gel was selected as an adsorbent for low- pressure liquid chromatography using a gradient of dichloromethane and methanol as the eluent. Seven fractions were obtained (F4.1-F4.7), analyzed by HPLC (Fig. 3), and evaluated for their antiviral activity (Fig. 1). The most active fractions (F4.4 and F4.5) were submitted to preparative HPLC yielding seven hydrolysable tannins (1–7). On the other hand, Frac- tion F5 was shown to be barely active toward HSV-1, either in the direct or absorption modes (Fig. 1). However, according to TLC, this fraction was rich in secondary metabolites and was thus further purified by silica gel chromatographies followed by reversed- phase preparative HPLC yielding 12 other compounds (8–19).
En savoir plus

12 En savoir plus

Étude du mécanisme de décalage de phase de lecture en-1 du virus de l'immunodéficience humaine de type 1 et de son importance dans la réplication du virus

Étude du mécanisme de décalage de phase de lecture en-1 du virus de l'immunodéficience humaine de type 1 et de son importance dans la réplication du virus

RNA genome requires packaging ofpol protein. Human immunodeficiency virus type I Pr55gag and Prl6Ogag-pol expressed from a simian virus 40 late replacement vector are efficiently process[r]

305 En savoir plus

Identification d'un facteur cellulaire interagissant avec la proteine UL24 du virus de l'Herpés Simplex 1.

Identification d'un facteur cellulaire interagissant avec la proteine UL24 du virus de l'Herpés Simplex 1.

Une fois que l'interaction entre C 1 QBP et UL24 a été identifiée par le système double hybride chez la levure, on a voulu vérifier si les deux protéines interagissent [r]

87 En savoir plus

Virus infections in pathogenesis of type 1 diabetes

Virus infections in pathogenesis of type 1 diabetes

Comment Type 1 diabetes is an autoimmune disease that develops in individuals with a genetic predispo- sition determined by the balance between sus- ceptibility and resistance alleles. Despite this genetic background, fewer than 10% of individ- uals with an hereditary predisposition will become diabetic. Further, the concordance rate of type 1 diabetes is approximately 40% only in homozygotic twins. These facts imply that envi- ronmental factors are necessary in type 1 dia- betes pathophysiology. Such external influence may be exerted through dietary factors and even stressful life events, but documented evidence supports the influence of viral infections, in par- ticular EV infection. Together with previous studies [1–3], the demonstration by Yin et al. that EV transcripts are present in blood cells of a majority of type 1 diabetic children strongly argues that EV infection is a crucial exogenous factor in the pathogenesis of type 1 diabetes. The higher total EV-RNA positivity in the pre- sent study (75%) probably results from a more precise design of EV primers and the isolation of peripheral blood mononuclear cells instead of whole blood samples.
En savoir plus

4 En savoir plus

Rôle de la partie C-terminale de la protéine UL24 du virus de l'herpès simplex 1 dans le trafic intracellulaire

Rôle de la partie C-terminale de la protéine UL24 du virus de l'herpès simplex 1 dans le trafic intracellulaire

a été faite en utilisant le kit de minipréparation de Feldan. La confirmation de l'insertion du gène de la kanamicyne à l'intérieur du gène UL24 a été obtenue par PCR, en utilisant l'amorce sens HSV UL23F (5’-GCTCCAGGCGGACTTCCGTG-3’) et l'amorce antisens UL24CtermStop795R (5'-CACAGTCGACTCAGTCAGTCATCGGGGTTTGGTCTTGGTGG-3') dans la réaction suivante : 1,5 μL de DMSO (Sigma), 3 μL du tampon 10x pour Pfu (Biobasic), 1 μL de dNTP à 10 mM (Life Technologies), 2,5 μL de chaque des amorces sens et antisens (50 μg/μL), 250 ng d'ADN total extrait et 0,5 μL de l'enzyme Pfu polymérase (Biobasic) dans un volume de réaction de 30 μL. Avant de commencer les cycles de PCR proprement dit, une étape de dénaturation initiale des échantillons a été réalisée (2 minutes à 95 o C). Par la suite, la réaction a continuée pendant 35 cycles. Chaque cycle consistait d'une étape de dénaturation (15 secondes à 95 o C), une étape d'hybridation des amorces (30 secondes à 63 o C) et une étape d'élongation (2 minutes à 72 o C). L'élongation finale a été réalisée pendant 5 minutes à 72 o C pour permettre de compléter la synthèse des nouveaux fragments d'ADN. Un fragment amplifié d'une taille de 2 kb environ a été obtenu. Par la suite, le produit PCR des clones positifs ont été envoyés au séquençage (Centre d'Innovation Génome Québec et Université McGill, Montréal) pour confirmer la présence de la kanamycine et des mutations désirées à l'intérieur du gène d'UL24.
En savoir plus

104 En savoir plus

Show all 10000 documents...

Sujets connexes