Haut PDF Caractérisation de fibroblastes dérivés de cellules souches pluripotentes induites

Caractérisation de fibroblastes dérivés de cellules souches pluripotentes induites

Caractérisation de fibroblastes dérivés de cellules souches pluripotentes induites

RÉSUMÉ Afin d’appliquer les concepts de thérapie cellulaire chez l’humain, il est nécessaire d’obtenir une quantité importante de cellules qui sont cliniquement sécuritaires. Ces cellules doivent également être autologues au système immunitaire du patient. Les cellules souches pluripotentes induites (iPSC) sont très intéressantes pour la thérapie cellulaire puisqu’elles peuvent être générées à partir de n’importe quelle cellule somatique tout en ayant un potentiel de réplication illimité. Toutefois, le processus de reprogrammation utilisé pour générer ces cellules requiert une altération de l’expression de plusieurs gènes impliqués dans le contrôle de la croissance cellulaire (p53, par exemple). Le rétablissement complet de l’expression et/ou de la fonction de ces gènes après la différenciation des cellules iPS est encore inconnu et incertain. En utilisant des populations de fibroblastes (dérivées originellement d’une biopsie de peau ou différenciées à partir de cellules iPS autologues), notre but est de les caractériser et de déterminer leurs capacités de réparation de l’ADN après des dommages causés par l’irradiation. Les deux populations de fibroblastes expriment les marqueurs FSP-1 et vimentine alors qu’ils ont perdu les marqueurs membranaires de pluripotence SSEA4 et Tra1-
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Hépatocytes matures dérivés de cellules souches in vitro : améliorer la différenciation des cellules souches pluripotentes induites humaines en copiant l’organogénèse hépatique

Hépatocytes matures dérivés de cellules souches in vitro : améliorer la différenciation des cellules souches pluripotentes induites humaines en copiant l’organogénèse hépatique

CHAPITRE II : MATÉRIEL & MÉTHODES Lignées d’iPSCs Toutes les lignées de cellules pluripotentes induites ont été reprogrammées en utilisant la méthode de transduction des plasmides par le biais du virus Sendai (Sendai CytoTune 2.0 TM ). Les 3 lignées différentes proviennent de 2 origines somatiques différentes : iPSC-P01 et iPSC-P03 proviennent de cellules périphériques mononuclées du sang (PBMCs) issues de donneurs différents et iPSC-P02 provient de fibroblastes de la peau. À cause du fait que les cellules somatiques d’origines soient des PBMCs ou des fibroblastes, le protocole de reprogrammation diffère. Il est important de préciser que toutes nos expériences ont été réalisées dans des conditions feeder-free et xeno-free. Les cellules feeder d’origine humaine ou de souris sont communément utilisées avec les cellules pluripotentes afin d’aider à maintenir cette pluripotence par l’apport de plusieurs facteurs méconnus. Néanmoins l’utilisation de feeder pourrait favoriser des contaminations entre animaux et humains, raison pour laquelle en vue d’éventuels essais cliniques, nous ne les utilisons pas dans nos cultures cellulaires. De même, l’emploi de conditions xeno-free, c’est-à-dire l’utilisation de produits ne contenant pas de dérivés d’origine animale, est essentiel pour les mêmes raisons (101).
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Vers la modélisation physiopathologique de la granulomatose septique chronique pour de nouvelles approches thérapeutiques‎ : développement de la culture des cellules souches pluripotentes induites issues de fibroblastes de patients

Vers la modélisation physiopathologique de la granulomatose septique chronique pour de nouvelles approches thérapeutiques‎ : développement de la culture des cellules souches pluripotentes induites issues de fibroblastes de patients

fluorescence, nous avons montré l’expression nucléaire d’Oct3/4, Sox2 et Nanog, et l’expression membranaire de SSEA-4 dans nos lignées iPS (Figure 23). L’immunofluorescence a été réalisée en début de culture pour chacun des clones, puis, elle a été complétée par une analyse par cytométrie en flux (Figure 24). Plus objective et quantifiable, la cytométrie nous permet un suivi en routine tout au long de la culture et une comparaison entre les différentes lignées (Figure 25). Nous avons obtenu des résultats comparables avec ces deux techniques et la cytométrie de flux nous a permis d’analyser deux marqueurs supplémentaires, SSEA-3 et Tra-1-81, également des marqueurs membranaires de pluripotence. Cependant, l’expression de Nanog par cytométrie de flux semble plus faible par rapport aux autres marqueurs (Figure 25) alors qu’il est assez sensible en immunofluorescence. Les analyses de cytométrie ayant été réalisées plus tardivement, il est possible que l’anticorps dirigé contre le facteur Nanog se soit dégradé. L’autre hypothèse pouvant expliquer ce faible taux d’expression est qu’une très légère différenciation de nos cellules iPS serait immédiatement mise en évidence par la diminution particulièrement sensible de ce marquage. Aucune des trois équipes n’a montré d’analyse de ces différents marqueurs par cytométrie en flux alors qu’elle permet de mieux évaluer la qualité globale des cellules iPS en culture. Seuls les résultats de l’analyse par immunofluorescence sont présentés dans ces 3 articles. L’équipe de Mukherjee et al. est celle qui a analysé le plus de marqueurs (Sox2, Oct4, Klf4, Nanog, c-Myc ainsi que SSEA-1, marqueur des iPS d’origine murine) (487). Dans le cas des cellules iPS humaines, Jiang et al. et Zou et al. ont analysé les marqueurs Oct4, SSEA-4, Tra-1-60, ainsi que le marquage de Nanog pour la seconde équipe (488,489). Nous avons utilisé exactement les mêmes marqueurs (à l’exception de SSEA-1 spécifique des cellules iPS murines) en immunofluorescence et/ou en cytométrie en flux pour prouver la pluripotence de nos cellules iPS. Nous aurions également pu réaliser le marquage de SSEA-3 et Tra-1-81 par immunofluorescence, mais quatre marqueurs sont suffisants pour démontrer le phénotype pluripotent.
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en fr Comparison of motor neuron intrinsic defects in patients with various forms of Amyotrophic Lateral Sclerosis Défauts intrinsèques de motoneurones spinaux dérivés de cellules souches pluripotentes induites issues d’individus atteints de différentes formes de Sclérose Latérale Amyotrophique

Peu nombreux sont les travaux qui ont essayé de voir si certains marqueurs pouvaient être aussi présents sans forcément être associés à la forme génétique typique de l’agrégat. Or, par exemple la présence d’agrégats de la protéine TDP-43 peut être retrouvée dans la plupart des tissus post- mortem de patients qu’ils soient mutés ou non au niveau du gène TARDBP. De la même façon l’accumulation de NFs, bien que non spécifique de la SLA est aussi un des marqueurs les plus impressionnants de la pathologie et n’a pas non plus été étudiée extensivement dans les MNs dérivés d’iPSC alors que plusieurs études post-mortem ont soumis l’hypothèse qu’ils apparaîtraient de façon précoce, quelle que soit la mutation (Saberi et al., 2015). Aujourd’hui, les NFs sont les biomarqueurs les plus prometteurs de la pathologie (Khalil et al., 2018; Rossi et al., 2018b). D’autre part, les publications concernant les MNs dérivés de patients atteints de SLA ont aussi permis de découvrir de nouveaux mécanismes et/ou de mettre en avant ceux qui seraient impliqués à un stade précoce de la maladie, tels que la perturbation du cytosquelette ou les défauts d’excitabilité. Malheureusement, parce que la majorité des travaux n’étudie qu’une seule forme de SLA, parce que chaque publication se restreint à son propre protocole et parce que chaque protocole produit une culture de MNs plus ou moins pure et plus ou moins bien définie, il est très difficile de comparer les conclusions entre elles et donc d’établir une chronologie précise entre chaque évènement pour identifier le ou les défaut(s) primaire(s), intrinsèques et à l’origine de la dégénérescence spécifique des MNs.
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Les cellules souches pluripotentes dans le traitement de l’insuffisance cardiaque : Statut actuel, problèmes et perspectives

Les cellules souches pluripotentes dans le traitement de l’insuffisance cardiaque : Statut actuel, problèmes et perspectives

de fibrine déposé sur l’épicarde de la zone infarcie au cours d’un pontage coronaire réalisé chez 6 patients présentant une dysfonction ventriculaire gauche sévère [9] . Au-delà de la démonstration qu’un tel produit de l’ingénierie tissulaire pouvait être fabriqué selon les normes réglementaires en vigueur, notre essai a atteint avec succès son objectif premier qui était la sécurité, dans la mesure où, avec un recul aujourd’hui maximal de 4 ans et 5 mois (en mars 2019), aucun des patients n’a présenté de complications pouvant être spécifi- quement attribuées aux cellules greffées (troubles du rythme, tumeurs, allo-immunisation cliniquement per- tinente). Cependant, en raison de son protocole, l’essai ne peut naturellement pas répondre à la question de l’efficacité, et l’amélioration de l’épaississement systolique des segments myocardiques traités par le patch cellularisé et non revascularisés, telle qu’elle a été observée chez certains patients, ne peut au mieux qu’être considérée comme un signal encourageant. Alors que les cellules souches embryonnaires ont été les premières cellules pluripotentes à être testées clinique- ment, elles sont maintenant relayées par les cellules souches induites à la pluripotence (iPSC). Le premier essai initié au Japon a utilisé des progéniteurs de l’épi- thélium rétinien dérivés d’iPSC pour traiter la dégénéres- cence maculaire. L’étude a néanmoins été arrêtée après le premier patient en raison d’altérations génétiques des cellules qui avaient été préparées pour le traitement du et la maladie de Stargardt 1 comme indications prioritaires. L’essai
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Les cellules souches pluripotentes font peau neuve

Les cellules souches pluripotentes font peau neuve

Récemment, un nouveau type de cellu- les pluripotentes a vu le jour en offrant des perspectives quasi illimitées à la communauté scientifique internatio- nale, les cellules appelées cellules sou- ches « induites à la pluripotence (iPS) », cellules adultes reprogrammées pré- sentant les mêmes caractéristiques de pluripotence et d’autorenouvellement que les CSEh. La création de centres de ressources biologiques inventoriant des kératinocytes dérivés d’iPS caractérisés et dont le phénotype CMH a été défini permettrait aux médecins de venir pui- ser, en fonction du besoin, des cellules présentant une combinaison de mar- queurs du CMH compatible avec celle du malade en attente de greffe [9] . Nous proposerons d’utiliser ces lignées afin de produire des cellules de l’épiderme pour une thérapie cellulaire appliquée au traitement des grands brûlés mais éga- lement à d’autres pathologies cutanées telles que les génodermatoses ou les ulcérations qui, par exemple, sont une des complications chez un grand nombre de patients diabétiques. ◊
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Modélisation du syndrome d'Andersen dans les cellules souches pluripotentes induites : implication du canal potassique Kir2.1 dans la morphogenèse osseuse

Modélisation du syndrome d'Andersen dans les cellules souches pluripotentes induites : implication du canal potassique Kir2.1 dans la morphogenèse osseuse

La formation de tératomes est donc un excellent moyen pour déterminer la pluripotence des cellules iPS in vivo. Cependant, des problèmes avec cette technique sont à noter. D’une part, le microenvironnement tissulaire influence la survie et la différenciation des cellules iPS injectées (Dressel, 2011). D’autre part, la formation de tératomes nécessite l’utilisation d’un grand nombre de souris (Figure 54D), ce qui peut être problématique vis à vis de la législation concernant l’expérimentation animale (Buta et al., 2013), mais a également un coût élevé alors qu’elle n’apporte que peu d’informations, et n’a pas de relevance clinique ou biologique significative. C’est pourquoi d’autres techniques de caractérisation de la pluripotence in vitro ont été développé.
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en fr Pathologies of helicases and premature aging : study by derivation of induced pluripotent stem cells Pathologies des hélicases et vieillissement précoce : modèle d'étude par dérivation de cellules souches pluripotentes induites (iPS)

5 Discussion 5.1 L’induction de pluripotence par le vecteur virus Sendai est efficace. Le protocole de reprogrammation à partir de cellules somatiques a montré son efficacité concernant les pathologies du vieillissement précoce. Les différentes explorations réalisées ont permis de prouver la pluripotence et l’identité de cellules reprogrammées : activité enzymatique phosphatase alcaline, expression des marqueurs de surface et nucléaires de pluripotence, profils transcriptomiques, formation de tératomes chez la souris avec structures histologiques dérivant des trois feuillets embryonnaires. Que les cellules ciblées soient des fibroblastes (lignées RT et BJ) ou des progéniteurs de la voie érythroïde (lignées Werner, Bloom, Progéria, Témoin EFS), aucune différence notable n’a été mise en évidence. L’infection par le virus Sendai et la réexpression des 4 facteurs de transcription OKSM semblent donc avoir été efficaces. On peut noter que pour la plupart des lignées de cette étude, la reprogrammation a été faite à partir de cellules PBMC. Contrairement aux fibroblastes, ces cellules ne montrent que peu de signes de sénescence in vitro. Cette propriété nous a permis d’envisager une stratégie à 4 facteurs de transcription. En effet, les fibroblastes de ces pathologies entrant rapidement en sénescence, une stratégie à 6 facteurs aurait pu être appliquée 124 .
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Caractérisation fonctionnelle des cellules souches cardiaques humaines dans un but thérapeutique

Caractérisation fonctionnelle des cellules souches cardiaques humaines dans un but thérapeutique

Introduction 65 Kawano et al., 2002; Zahanich et al., 2005). Certains travaux montrent que la modulation des canaux de type T qui se produit pendant la progression dans le cycle cellulaire pourrait contribuer à la maintenance de la capacité d'auto-renouvellement des CSEs de souris (Rodríguez-Gómez et al., 2012). L'activation des VGCC LVA serai t à l’o igi e des os illatio s calciques dans les progéniteurs neuronales dérivés des CSEs suggérant leur intervention dans le processus de prolifération cellulaire (Malmersjö et al., 2013). Les stocks calciques impliqués dans ces oscillations induites dans les CSEs et les CSMs avant différenciation font intervenir principalement les stocks calciques sensibles aux IP3 couplés aux vecteurs calciques membranaires P2x,y et VGCC. Les VGCC favorisent la différenciation des CSEs ainsi que les CSMs adultes de différentes origines (Forostyak et al., 2016) (figure H-18). En effet, au cours de la différenciation neuronales des CSEs, ces dernières commencent à exprimer les canaux calciques (L-VOCC, N-VOCC, P/Q-VOCC et R-VOCC). Les CSMs (du tissu adipeux et de la moelle osseuse) quand elles sont différenciées en plusieurs lignages (neuronal, adipogénique et ostéogénique) expriment les canaux calciques L-VOCC et T-VOCC (pour les CSMs du tissu adipeux) et les canaux calciques P/Q-VOCC (pour les CSMs de la moelle osseuse). En particulier, il a été démontré que la différenciation neuronale des CSEs dépend de la coopération entre les canaux calciques VGCC de type L et les canaux de libération calcique intracellulaire de type RyR2 (Yu et al., 2008) (figure H-18).
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Thérapie génique ex vivo de la dystrophie musculaire de Duchenne à l'aide de cellules souches pluripotentes induites

Thérapie génique ex vivo de la dystrophie musculaire de Duchenne à l'aide de cellules souches pluripotentes induites

2.2.2.2. La lignée d’hiPSCs dystrophiques Une lignée d’hiPSCs dystrophiques, ayant une délétion des exons 45 à 52, a été achetée du laboratoire George Daley (Harvard University, Boston, MA, USA). L’utilisation de ces cellules a été approuvée par le Comité de Surveillance des Cellules Souches du Canada et le Comité d’éthique de la recherche du CHU de Québec. La dérivation de ces cellules à partir de fibroblastes de la peau à l’aide d’un vecteur rétroviral pour induire l'expression des quatre facteurs de Yamanaka a été décrite précédemment par Park et al. [102]. Ces cellules ont été cultivées dans des boîtes de pétris recouvertes de Matrigel (BD Biosciences, Mississauga, Ontario, Canada) en utilisant le mTeSR1 (Stem Cell Technologies, Vancouver, Colombie-Britannique, Canada). L’état indifférencié des colonies a été maintenu en faisant une sélection négative, c'est-à-dire en retirant les zones de différenciation spontanée et en conservant les colonies au contour lisse et bien défini, contenant des cellules ayant un faible ratio cytoplasme/noyau. Le milieu mTeSR1 était changé quotidiennement. Les cellules indifférenciées ont été passées enzymatiquement chaque cinq à sept jours en utilisant de la Dispase (Stem Cell Technologies), concentrée à 1 mg/ml, sur les colonies préalablement lavées au KnockOut DMEM/F12 (Gibco). Après environ sept minutes, le bord des colonies commençait à se décoller. La solution de Dispase était alors aspirée et les colonies étaient lavées délicatement deux autres fois avec du KnockOut DMEM/F12. Du KnockOut DMEM/F12 était ensuite ajouté et les colonies étaient détachées mécaniquement à l'aide d'un grattoir à cellules. Les cellules étaient par la suite centrifugées à une vitesse de 400 g (force relative de centrifugation) pendant cinq minutes pour ensuite être remises en suspension dans du mTeSR1. La taille des agrégats a été réduite mécaniquement à l'aide d'une pipette avant d'être remis en culture dans des boites de pétris, toujours recouvertes de Matrigel. Les hiPSCs étaient passées à un ratio allant de 1 : 3 à 1 : 5.
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Différenciation des cellules souches pluripotentes en cellules pancréatiques

Différenciation des cellules souches pluripotentes en cellules pancréatiques

Les cellules souches pluripotentes sont actuellement représentées par deux grands groupes : les cellules souches embryonnaires (ESC, embryonic stem cells) et les cellules pluripotentes induites (iPSC, induced pluripotent stem cells). Elles sont essentiellement carac- térisées par leur prolifération illimitée en tant que cellules souches d’une part, et leur capacité à générer les dérivés des trois couches germinales (endoderme, ectoderme, mésoderme) d’autre part [1, 2]. Ces deux propriétés sont à la base de l’intérêt accordé de nos jours à la différenciation guidée de cellules souches en cellules différen- ciées fonctionnelles capables de remplacer les cellules défaillantes dans diverses maladies humaines, y compris le diabète sucré au cours duquel les cellules β sécrétrices d’insuline sont détruites dans le pancréas (diabète de type 1) ou fonctionnellement insuffisantes (diabète de type 2). L’utilisation de cellules β pancréatiques dérivées de cellules souches pluripotentes humaines constitue donc une vraie approche émergente pour le traitement du diabète, à condition que la première phase, qui consiste en la différenciation
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Dérivation de cellules souches pluripotentes induites autologues à partir du clonage somatique équin

Dérivation de cellules souches pluripotentes induites autologues à partir du clonage somatique équin

  1.5 Caractérisation des cellules pluripotentes Pour s’assurer d’avoir dérivé et maintenu d’authentiques cellules pluripotentes, plusieurs méthodes de caractérisation de pluripotence ont été développées. Écartant la capacité de se propager sans différentiation à travers plusieurs passages, les cellules pluripotentes possèdent des marqueurs distinctifs reflétant leur état indifférencié. L’un des premiers marqueurs identifiés comme marqueur de la pluripotence est l’activité de la phosphatase alcaline (AP) (Evans and Kaufman, 1981; Thomson et al., 1998). Cette enzyme est responsable de la déphosphorylation de plusieurs molécules, mais son rôle chez les cellules pluripotentes n’a toujours pas été élucidé. Cependant, la perte de l’activité de l’AP est l’un des premiers indicatifs de la différenciation (Palmqvist et al. 2005). Bien que l’AP soit active dans plusieurs tissus, elle demeure tout de même un des marqueurs les plus utilisés dans la caractérisation de cellules souches pluripotentes. La détection de certains marqueurs de surface comme les antigènes embryonnaires de stade spécifique (SSEA) et les antigènes de rejet tumoral (TRA) est une autre méthode d’identification (Umlauf et al., 2010). Les cellules ES de la souris et de l’humain expriment TRA-1-60 et TRA-1-81 (Evans et Kaufman, 1981). Quant à SSEA-1, il est fortement exprimé chez les ES de souris, et SSEA-3 et 4 sont seulement exprimés chez les cellules différenciées (Thomson et al., 1998). Au contraire, SSEA 3-4 sont fortement exprimés chez les ES humaines et SSEA-1 est exprimé chez les cellules différenciées (Solter, 2006). Chez l’équin, il a été démontré que les cellules iPS expriment SSEA 1, SSEA-3 et SSEA-4, TRA-1-60 et TRA-1-81 ainsi que REX-1 et LIN28 (Donadeu, 2012).
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Les cellules souches pluripotentes dans le traitement de l’insuffisance cardiaque - Statut actuel, problèmes et perspectives

Les cellules souches pluripotentes dans le traitement de l’insuffisance cardiaque - Statut actuel, problèmes et perspectives

de fibrine déposé sur l’épicarde de la zone infarcie au cours d’un pontage coronaire réalisé chez 6 patients présentant une dysfonction ventriculaire gauche sévère [9] . Au-delà de la démonstration qu’un tel produit de l’ingénierie tissulaire pouvait être fabriqué selon les normes réglementaires en vigueur, notre essai a atteint avec succès son objectif premier qui était la sécurité, dans la mesure où, avec un recul aujourd’hui maximal de 4 ans et 5 mois (en mars 2019), aucun des patients n’a présenté de complications pouvant être spécifi- quement attribuées aux cellules greffées (troubles du rythme, tumeurs, allo-immunisation cliniquement per- tinente). Cependant, en raison de son protocole, l’essai ne peut naturellement pas répondre à la question de l’efficacité, et l’amélioration de l’épaississement systolique des segments myocardiques traités par le patch cellularisé et non revascularisés, telle qu’elle a été observée chez certains patients, ne peut au mieux qu’être considérée comme un signal encourageant. Alors que les cellules souches embryonnaires ont été les premières cellules pluripotentes à être testées clinique- ment, elles sont maintenant relayées par les cellules souches induites à la pluripotence (iPSC). Le premier essai initié au Japon a utilisé des progéniteurs de l’épi- thélium rétinien dérivés d’iPSC pour traiter la dégénéres- cence maculaire. L’étude a néanmoins été arrêtée après le premier patient en raison d’altérations génétiques des cellules qui avaient été préparées pour le traitement du et la maladie de Stargardt 1 comme indications prioritaires. L’essai
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Activité immunosuppressive des cellules stromales mésenchymateuses dérivées de cellules souches pluripotentes induites humaines : induction de lymphocytes T régulateurs in vitro et in vivo et expression de PD-L1

Activité immunosuppressive des cellules stromales mésenchymateuses dérivées de cellules souches pluripotentes induites humaines : induction de lymphocytes T régulateurs in vitro et in vivo et expression de PD-L1

120 IV) DISCUSSION ET PERSPECTIVES 1) Nos cellules huIPS-MSCs conservent les propriétés des cellules BM-MSCs L’utilisation clinique des cellules stromales mésenchymateuses, à travers de nombreux protocoles thérapeutiques, a prouvé sa tolérance et son efficacité dans le traitement de diverses maladies dégénératives et dans le traitement des « lésions » tissulaires. Depuis les travaux pionniers de Takahashi et al. sur la dérivation de cellules souches pluripotentes induites (Takahashi et al., 2007; Yu et al., 2007), de belles et récentes avancées ont permis d’imaginer de futures applications cliniques non dénuées d’intérêt comme dans la médecine régénérative. Dans mon étude, les MSCs ont été utilisées pour générer efficacement des MSCs dérivées de cellules iPS humaines (huiPS- MSCs) avec un protocole simple de différenciation spontanée. Dans la littérature, d'autres études ont évalué les propriétés des MSC dérivées de cellules pluripotentes (Jung et al., 2012). J’ai donc pu confirmer que les cellules que j’ai obtenues présentent les propriétés morphologiques, phénotypiques, de différenciation ainsi que les caractéristiques immunomodulatrices attribuées aux MSCs dérivées des tissus adultes ou aux MSCs dérivés du sang de cordon ombilical. Nos cellules huiPS-MSCs répondent aux caractéristiques attribuées à des MSCs dérivées de la moelle osseuse maintenues in vitro. Comme attendu, elles expriment les marqueurs caractéristiques à savoir CD73, CD90 et CD105 (Dominici et al., 2006) et n’expriment donc pas les marqueurs des cellules hématopoïétiques et endothéliales. De plus, la population d’huIPS-MSCs que nous avons générée est capable de donner naissance, en conditions de culture appropriées, aux ostéoblastes, aux chondrocytes et aux adipocytes. Ceci révèle donc une propriété de multipotence conservée. Par ailleurs, nous avons pu observer une production par les huiPS- MSCs d’IL-6 et d’IL-8 qui sont des cytokines connues pour avoir un potentiel de réparation tissulaire (Chen et al., 2008; Pricola et al., 2009) suggérant que nos cellules puissent être utiles en situations cliniques nécessitant de la réparation tissulaire.
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Analyse de la méthylation de l'ADN spermatique et développement de cellules pluripotentes induites chez des verrats infertiles porteurs ou non de remaniements chromosomiques

Analyse de la méthylation de l'ADN spermatique et développement de cellules pluripotentes induites chez des verrats infertiles porteurs ou non de remaniements chromosomiques

i. Caractéristiques des lignées mEpiSCs et comparaison avec les mESCs Chez la souris, des cellules souches pluripotentes peuvent également être prélevées plus tardivement au cours du développement embryonnaire, dans l’épiblaste à J5.5 (Brons et al., 2007; Tesar et al., 2007). Les cellules ainsi dérivées sont appelées cellules souches de l’épiblaste (mEpiSCS). Bien qu’elles expriment des marqueurs de pluripotence et soient capables de se différencier dans de multiples lignages, elles diffèrent légèrement des mESCs. On parle alors d’un stade amorcé de pluripotence, contre un stade dit naïf représenté par les mESCs (Nichols and Smith, 2009). Les mEpiSCs forment des colonies plus plates, sont incapables de former des chimères, ont déjà inactivé le chromosome X et expriment quelques marqueurs de différenciation précoce comme Gata6 (Hanna, 2010). Les mESCs sont LIF-dépendantes, ce qui signifie que leur état pluripotent est maintenu en présence de LIF (Leukemia Inhibitory Factor) dans le milieu de culture via l’activation de la voie de signalisation de JAK/STAT3 et la phosphorylation de STAT3 sur la Tyr750 (Ying et al., 2008) (Figure 18A). En présence de bFGF (basic Fibroblast Growth Factor) un effecteur de la voie MEK/ERK/FGF, les cellules mES se différencient. A l'inverse, les mEpiSCs dépendent de la présence de bFGF pour maintenir leur état pluripotent (Figure 18B). Ces deux populations se démarquent également par l'expression de gènes caractéristiques de l'état naïf (Rex1, Stella, Dazl, Dax1, etc.) ou de l'état amorcé (Gata6, Dkk1, Otx2, Lefty2, etc.) (Tesar et al., 2007), par la durée de la phase G1 du cycle cellulaire qui est raccourcie à l’état naïf (Coronado et al., 2013) ainsi que par leur profil épigénétique, en particulier une forte déméthylation de l’ADN à l’état naïf (Bao et al., 2009).
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Caractérisation du phénotype invasif et inflammatoire des cellules souches cancéreuses CD133(+)

Caractérisation du phénotype invasif et inflammatoire des cellules souches cancéreuses CD133(+)

Ce modèle propose qu'une petite sous-population seulement de cellules au sein de la tumeur dispose d'une capacité significative de proliférer et de régénérer une nouvelle tumeur analogue[r]

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Isolation et caractérisation des cellules souches gingivales : étude de leur potentiel multipotent

Isolation et caractérisation des cellules souches gingivales : étude de leur potentiel multipotent

modifier l’expression de gènes de pluripotence. D’après Yamanaka, il est probable que ce soient C-MYC et KLK4 qui agissent en tant que modificateurs de la structure de la chromatine, diminuant les liaisons entre la chromatine et les histones et permettant à SOX2 et OCT3/4 de reprogrammer la cellule vers un stade indifférencié. En effet, SOX2 et OCT3/4 ne peuvent se lier à leur cible lorsque l a cellule est à l’état différencié. Il a été notamment démontré que KLF4 interagit avec la p300 histone acétyltransférase, induisant une acétylation des histones, diminuant la force des liaisons histone/ADN et donc permettant une augmentation des liaisons facteurs de transcription/promoteur (68). Après plusieurs jours de culture contenant notamment du FGF-2 (maintenant la pluripotence des cellules à l’instar des CSE), ces cellules présentent des propriétés de différenciation comparables aux cellules souches embryonnaires. Ainsi, elles ont la capacité de se différencier dans divers types cellulaires appartenant aux trois feuillets
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Synthèse, caractérisation et nanostructuration de dérivés du polythiophène pour des applications en cellules photovoltaïques organiques

Synthèse, caractérisation et nanostructuration de dérivés du polythiophène pour des applications en cellules photovoltaïques organiques

Tableau 3-3. Evolution des caractéristiques des cellules photovoltaïques pour P D1 (fraction CHCl 3 ) en mélange avec le PCBM (ratio1:1) en fonction de la concentration de la solution initiale dans le chlorobenzène, mesurées sous AM 1,5, 100 mW.cm -2 . L’étude a été réalisée en deux fois : la première étape avec 2 concentrations à 2,5 et 5 g.L -1 puis une deuxième étape avec des concentrations de 7,5 et 10 g.L -1 . Il est difficile de donner une conclusion à cette étude du fait que les deux séries aient été réalisées séparément et conduisent à des épaisseurs totalement différentes. Ces différences pourraient être dues aux difficultés de mise en œuvre de ces fractions de plus hautes masses molaires ne permettant pas d’obtenir des films homogènes et d’épaisseurs constantes. Il semble cependant que l’optimum se trouve dans la plage d’épaisseur de 50 à 250 nm, non étudiée ici. Des quatre compositions testées, les meilleurs résultats sont obtenus avec la concentration de 5 g.L -1 donnant en
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Nouvelle approche thérapeutique pour les rétinites pigmentaires - La transplantation de photorécepteurs dérivés de cellules souches

Nouvelle approche thérapeutique pour les rétinites pigmentaires - La transplantation de photorécepteurs dérivés de cellules souches

nucleotidase) 3 , ou combiné avec celui de CD24 (ou nectadrine), s’est révélé très efficace pour la sélection de précurseurs de photorécepteurs compétents pour des approches de transplantation [4, 15, 16] . Jusqu’à présent, la plupart des travaux de transplantation ciblant les photorécepteurs ont été réalisés dans des modèles murins. Ces xéno- greffes, responsables de réponses immunitaires importantes à l’origine de rejet du greffon, constituent un obstacle majeur à l’intégration durable des cellules dérivées de cellules ES/iPS humaines. Même si la xénotransplantation chez les rongeurs immunodéprimés permet de contourner cet obstacle, elle ne permet pas de modéliser la réponse immunitaire de l’hôte vis-à-vis des greffes allogéniques spécifiques et n’est donc pas prédictive, sur ce point, de l’efficacité de la trans- plantation chez l’homme. Les études chez le primate non-humain représentent une alternative pour valider la pertinence d’une future approche utilisant des photorécepteurs dérivés de cellules iPS compa- tibles entre donneurs et receveurs. En plus de permettre d’étudier les problèmes d’immunogénicité, les similitudes structurales et fonction-
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en fr CML modelisation from induced pluripotent stem cell derived from CML patient. Leucémie myéloïde chronique : modélisation de l'hématopoïèse leucémique par les cellules souches pluripotentes induites

10 b) Chromosome dérivatif 9q+ et la protéine ABL-BCR Le produit réciproque de la translocation ABL-BCR localisé sur le chromosome 9q+ est également transcrit dans 70% des cas de LMC (Melo et al., 1993). Il produit quatre transcrits d’épissage alternatif : ABL (1a ou 1b)-b3 et ABL (1a ou 1b)-b4. Les formes b3 et b4 associées à l’exon 1b d’ABL sont plus longues et sont transcrites dans 2/3 des cas de LMC Ph+. 82% des patients ont uniquement les transcrits 1b et 18% expriment les deux simultanément. Les protéines traduites possèdent de 370 à 414 acides aminés et contiennent la région GAP de BCR. La délétion du chromosome dérivatif 9q+ peut être présente chez les patients atteints de LMC dès le diagnostic (Grand et al., 1999; Herens et al., 2000; Huntly et al., 2001) mais également lors des crises blastiques lymphoïdes ou myéloïdes (Wafa et al., 2015). La délétion de certains gènes dans cette région du génome pourrait avoir un effet délétère comme cela a été suggéré pour le complexe Swi /Snf (Grand et al., 1999). De même, la perte du transcrit ABL-BCR dans les cellules leucémiques pourrait affecter la croissance cellulaire même si le rôle précis de ce transcrit reste à ce jour indéterminé. Le rôle potentiellement péjoratif de cette délétion est sujet à controverse depuis plusieurs années ; à la fois réfuté lors de travaux successifs effectués sur une importante cohorte de patients au diagnostic mais également appuyé lors d’études effectuées sur des crises blastiques (Huntly et al., 2002; Reid et al., 2002).
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