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Automne 1999 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Automne 1999 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

les chômeurs vers des dispositifs de soutien passif. L’organisation du travail doit être mo- dernisée de façon négociée (aménagement du temps de travail dans des dispositifs flexi- bles, annualisation du temps de travail...). Les Grandes Orientations de Politique Eco- nomique reflètent le diagnostic de la Com- mission Européenne sur les causes de la fai- ble croissance et du fort niveau de chômage en Europe, et donc ses options théoriques. Elle met principalement en cause, d’une part, l’excès des dépenses publiques et la mau- vaise utilisation des recettes publiques et, d’autre part, les obstacles à la fluidité des marchés qu’elle situe principalement du côté de l’offre. Ces recommandations portent aus- si l’empreinte d’une inquiétude persistante devant un risque inflationniste, bien que le taux d’inflation actuel en Europe soit sans commune mesure avec les taux à deux chif- fres connus par exemple dans les années 1970. C’ est pourquoi, afin de promouvoir des niveaux durablement élevés de crois- sance et d’emploi, la Commission Euro- péenne entend réduire l’engagement de la puissance publique dans l’économie au profit d’un système qui parviendrait à allier deux logiques différentes : celle du développement des structures marchandes d’allocation des ressources et celle de la négociation entre partenaires sociaux.
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Automne 1999 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Automne 1999 Universités Louis Pasteur et Robert Schuman  Strasbourg Éditorial de Michel Dévoluy Des économistes des Universités Louis Pasteur et Robert Schuman de Strasbourg prennent la parole. Ils souhaitent, à travers ce Bulletin, s’adresser à un public plus large que leurs étudiants et leurs collègues.

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Automne 2005 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Automne 2005 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Ce méta modèle social européen s’écarte d’une longue tradition d’économie sociale de marché. Soit, mais les débats restent encore ouverts, du moins peut-on le souhaiter. Mais surtout, l’émergence de ce modèle traduit l’incapacité de l’Europe à dégager un projet commun en la matière. Faute d’accord politique sur une question aussi cruciale, on choisit le plus petit dénominateur, et on se tourne vers le marché. La socialisation des risques au niveau européen implique des décisions collectives que l’Europe n’a pas les moyens de produire. Même si « comparaison n’est pas toujours raison », on peut ici faire un parallèle avec la politique monétaire européenne. Sans gouvernement européen, il est difficile de faire des arbitrages politiques sur les enjeux de la politique monétaire de la zone euro. Pour contourner cette épineuse question, l’Union a fixé à la BCE la mission de se concentrer sur un objectif acceptable par tous : la stabilité des prix.
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Automne 2005 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Automne 2005 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

S’agit-il d’un problème de sous-évaluation de la monnaie chinoise ? La réponse est plutôt négative, car du point de vue du commerce international, les excédents du commerce extérieur de la Chine après la compensation multilatérale des échanges sont relativement faibles comparés à ceux de certains pays asiatiques. Même s’il y a une sous-évaluation, une réévaluation de la monnaie chinoise « yuan » au niveau qui équilibre les exporta- tions et les exportations de la Chine ne permet pas de sauver la production du textile en Europe et aux Etats-Unis. Premièrement, une telle réévaluation est loin de combler les écarts salariaux entre les ouvriers européens et américains et les ouvriers chinois (payés à moins de 100 euros par mois). Deuxième- ment, au cas où les salaires deviendraient trop élevés en Chine suite à la réévaluation de la monnaie chinoise, soit la production se délocalise dans les pays à salaires plus faibles qu’en Chine, soit les salariés chinois accep- tent une baisse du salaire exprimé en monnaie chinoise. Ce dernier résultat est d’autant plus probable qu’il existe des régions très pauvres en Chine.
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Été 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

multilatérale qui s’articule sur le Pacte de stabilité et de croissance. Les déconvenues du mécanisme d’alerte rapide appliqué à l’Allemagne et au Portugal, au début de cette année, marquent les limites de cette surveillance. L’eurogroupe rassemble les ministres de l’Ecofin des pays de la zone euro. Mais il est informel. L’idée d’un dialogue macroéconomique initié au sommet de Cologne de juin 1999 fait son chemin. Mais ce dialogue entre pairs et spécialistes n’est pas instauré dans le cadre d’un débat démocratique, sa nature est confidentielle. La Commission et le Parlement souhaitent approfondir ces premiers éléments de coordination à travers une surveillance multilatérale plus constructive et une liaison plus étroite entre les procédures budgétaires nationales. Mais quand on connaît la procédure d’élaboration d’un seul budget national, on imagine aisément ce que signifierait la constitution croisée de 12, ou 15, ou 27 budgets nationaux.
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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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n’étaient au départ que trois villes mondiales : New-York, Tokyo et Londres. A partir des années 1975, lorsqu’un nouveau processus d’urbanisation, associé à la création de richesses et à la mondialisation, a commencé à se généraliser, leur nombre s’est accru, pour inclure, Paris, Rotterdam, Anvers, Dortmund, Berlin, Helsinki, Budapest, Manchester, Barcelone, Osaka, Los Angeles, Chicago, San Francisco, Hong Kong, Shanghai, Pékin, Séoul, Dubaï, Buenos Aires, Montréal, etc., et bien d’autres mégapoles et conurbations polycentriques. Il n’existe évidemment pas un type unique de développement urbain métropolitain. On peut distinguer plusieurs configurations (Mongin 2013). Elles ont cependant des points communs. Ces villes et régions métropolitaines ont pour la plupart vu leur population s’accroître de plusieurs millions d’habitants et concentreraient, selon les travaux en économie urbaine (Derycke 1999, Halbert 2009, Héraud 2015, et Veltz 2015) l’essentiel de la création de richesse (VA), de la croissance économique nationale notamment par l’innovation, dans le domaine de l’économie de la connaissance. C’est « l’avantage métropolitain ». L’engouement pour ce type d’organisation urbaine s’accompagne souvent d’un regain de confiance dans la capacité des métropoles à apporter des solutions novatrices aux problèmes rencontrés. Comme le disait déjà Michel Giraud en 1987 : « Si l’on reproche
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Hiver 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

- Un instrument préventif qui consiste à exiger des États membres l’envoi de leur budget prévisionnel (dans la cadre du « semestre européen » notamment) et de la programmation pluriannuelle des finances publiques tant en termes d’évolution prévisionnelle du solde public que du taux de croissance des dépenses publiques (dans le cadre des « programmes de stabilité »). En cas de trajectoire inquiétante, un mécanisme d’alerte précoce peut-être lancé. En outre, une surveillance d’une grande variété d’indicateurs macroéconomiques est également apparue à partir de 2011 censée permettre d’anticiper tout futur déséquilibre interne ou externe pouvant provoquer une crise économique dans le pays concerné et dans l’union monétaire. Depuis 1999, la règle de discipline budgétaire qui s’applique aux États membres de l’UEM ainsi que la procédure de surveillance des finances publiques nationales se sont ainsi largement complexifiées, rendant la compréhension par le grand public impossible et l’appropriation par les nouveaux décideurs publics très délicate. A ce stade, il est urgent de ne plus engager de nouvelles réformes à ce titre. En revanche, le renforcement de la gouvernance économique de la zone euro est pourtant encore loin d’être achevé. De façon schématique, l’UE(M) est confrontée à deux défis majeurs et la façon dont ces défis seront traités dessinera les contours de la future Union budgétaire européenne. Le premier défi à relever est celui du financement de nouveaux investissements publics dans la perspective de la stratégie européenne en faveur de la croissance et de l’emploi. Ce défi concerne l’UE et non seulement l’UEM comme certains experts le recommandent pourtant. En effet,
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Été 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

est fonction des cotisations versées pendant sa vie active, et non plus simplement de sa durée d’affiliation. Le calcul de la pension tient compte, en outre, de l’espérance de vie de la classe d’âge à laquelle appartient le travailleur. Par ailleurs, la loi n’impose plus d’âge plafond à l’activité. Le travailleur peut demander le versement de sa pension ou d’une fraction de celle-ci tout en demeu- rant actif. Il peut aussi en demander la suspension s’il reprend un emploi suffisa- mment rémunérateur. Parallèlement, d’autres mesures complètent ce dispositif. D’une part, depuis août 2000, les employeurs qui embauchent des chômeurs âgés peuvent recevoir une subvention. Le montant de la subvention peut s’élever jusqu’à 75% du salaire pendant deux ans dans le cas d’un chômeur de longue durée âgé de plus de 57 ans. D’autre part, la réglementation du travail pose le principe « last-in first-out » qui protège les travailleurs les plus anciens en cas de retournement conjoncturel. Au Danemark, dès 1996, le dispositif de retraite anticipée réservé aux chômeurs de 50 à 59 ans avait été fermé à tout nouvel entrant. La mesure phare est ensuite la mise en place, par la loi du 27 avril 1999, d’une prime de 8 600 couronnes danoises (1 175 €) par trimestre supplémentaire d’emploi à temps complet pour chaque travailleur âgé d’au moins 62 ans. Cette mesure elle-même fait partie d’un ensemble essentiellement concentré sur le démantèlement progressif du très protec- teur système danois de retraite anticipée : réduction des allocations de retraite anticipée ; allégement de cotisations sociales en cas de renonciation à toute retraite anticipée ; etc..
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Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

L’Observatoire des politiques économiques en Europe avait publié en 2004 un ouvrage sur les politiques économiques européennes. Directement édité dans un format livre de poche au Seuil, nous croyons pouvoir dire que ce travail collectif a reçu un bon accueil. Depuis la publication de notre livre, la monnaie unique lancée en 1999 s’est installée, l’Union européenne s’est élargie à de nouveaux membres et la zone euro a dû affronter une crise rude pour les Européens. En conséquence, et même si les grands principes inscrits dans le traité de Maastricht ont été maintenus, beaucoup de choses ont été remaniées au cours de la décennie 2005-2015. Les changements se sont traduits par une évolution des conceptions et des pratiques des politiques économiques et par des
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Été 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Editorial Ce bulletin fête ses 10 ans. Le numéro 1 date de 1999, l'année de la naissance de l'euro et nous aurions aimé que, en 2009, le numéro 20 accompagne un nouveau temps fort de la construction européenne. Hélas, nous sommes contraints à plus de modestie. Aujourd'hui, l'Union européenne est questionnée et, pour tout dire, le faible taux de participation (43%) aux dernières élections européennes pourrait laisser croire que l'Europe suscite le désintérêt. Pourtant, ce taux fut de 62 % lors de la première élection du parlement européen au suffrage universel en 1979. On peut penser que ce chiffre reflétait, avant tout, une attraction pour la nouveauté puisque, depuis lors, à chaque nouvelle élection, il est allé en décroissant. Soit. Mais alors, comment expliquer la participation de pratiquement 70 % au référendum de 2005 en France ? Au-delà de ce taux élevé, on se souvient encore de l'ardeur des débats et de la passion collective pour les questions européennes. Ailleurs qu'en France, surtout si le traité constitutionnel devait être approuvé par une procédure référendaire, on rencontra la même implication démocratique. Sommes nous alors inconstants ou incohérents ? Ce n'est pas si simple.
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Eté 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Conclusion Le bilan économique et social de la zone euro portant sur ces 20 dernières années est plus faible que celui que l’on peut attendre d’un ensemble économique comparable à celui des États-Unis. Il résulte en grande partie de la ligne économique appliquée pour obtenir ces résultats. En effet, les instances européennes continuent à vouloir imposer une politique budgétaire restrictive dans des situations de chômage élevé et de faible croissance dans l’espoir que cela contribuera à améliorer les finances publiques et éventuellement la situation économique. Une conception alternative appliquée aux États-Unis consiste à préconiser un soutien de l’activité économique pour améliorer les performances en matière de croissance et d’emploi et à compter sur la hausse des ressources qui en résulte pour assainir les finances publiques. Non convaincue par cette alternative et confiante dans sa politique malgré son efficacité limitée, la CE maintient la ligne économique qu’elle a soutenue depuis 1999 et ne semble pas vouloir la modifier dans un proche avenir. Par contre beaucoup de changements institutionnels se sont produits depuis 1999. Les uns constituent des avancées importantes vers plus de démocratie et de transparence des prises de décisions, les autres comportent des mesures restrictives pour l’activité économique qui renforcent la discipline budgétaire conformément à la ligne économique choisie par la CE. Des efforts importants sont également faits pour réduire le risque d’une nouvelle crise financière et pour éventuellement mieux la gérer que précédemment si elle survient. Mais toutes ces réformes restent encore partielles. Elles ne permettent pas de se faire une idée claire de
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Été 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Les Européens méritent mieux que la récession économique, la défiance envers les États partenaires et la faiblesse des ambitions pour un avenir commun. Face à une crise qui fragilise en profondeur la zone euro et qui fait resurgir, comme toujours en pareil cas, des peurs et des mouvements politiques radicaux, des réponses fortes s’imposent dans le court terme. Mais elles ne suffiront pas pour conforter la zone euro sur le long terme. L’intégration politique doit être le point de mire. Cette pressante invitation pour une avancée vers un vrai fédéralisme a d’ailleurs été récurrente de- puis la naissance de ce Bulletin en 1999, l’année de la création de l’euro. Dans le court terme, trois directions sont identifiables : persister dans les politiques de rigueur, favoriser les replis nationalistes ou actionner une re- lance concertée. La première a montré ses limites en terme de chômage, de croissance atone, de colères sociales, d’humiliations et de pressions peu dé- mocratiques sur les États mal notés. La deuxième malmène le poids de soixante années d’histoire commune et néglige la densité de l’interdépen- dance des économies. Reste la troisième, la seule éligible selon nous. Les appels à réaliser sans tarder une relance puissante s’expriment diverse- ment. Certains sont indignés, d’autres sont atterrés, d’autres encore sug- gèrent un plan à la Roosevelt pour 2012. Ces protestations expriment des to- nalités différentes et n’ont pas le même écho selon les États. Qu’importe. Elles vont toutes dans le même sens. Il s’agit de changer, et très vite, la ma- trice des politiques économiques actuelles. Les résultats des diverses élec- tions nationales sont (et seront) déterminants en la matière. Mais le temps presse car la colère et le désenchantement grondent.
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Été 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Les Européens méritent mieux que la récession économique, la défiance envers les États partenaires et la faiblesse des ambitions pour un avenir commun. Face à une crise qui fragilise en profondeur la zone euro et qui fait resurgir, comme toujours en pareil cas, des peurs et des mouvements politiques radicaux, des réponses fortes s’imposent dans le court terme. Mais elles ne suffiront pas pour conforter la zone euro sur le long terme. L’intégration politique doit être le point de mire. Cette pressante invitation pour une avancée vers un vrai fédéralisme a d’ailleurs été récurrente de- puis la naissance de ce Bulletin en 1999, l’année de la création de l’euro. Dans le court terme, trois directions sont identifiables : persister dans les politiques de rigueur, favoriser les replis nationalistes ou actionner une re- lance concertée. La première a montré ses limites en terme de chômage, de croissance atone, de colères sociales, d’humiliations et de pressions peu dé- mocratiques sur les États mal notés. La deuxième malmène le poids de soixante années d’histoire commune et néglige la densité de l’interdépen- dance des économies. Reste la troisième, la seule éligible selon nous. Les appels à réaliser sans tarder une relance puissante s’expriment diverse- ment. Certains sont indignés, d’autres sont atterrés, d’autres encore sug- gèrent un plan à la Roosevelt pour 2012. Ces protestations expriment des to- nalités différentes et n’ont pas le même écho selon les États. Qu’importe. Elles vont toutes dans le même sens. Il s’agit de changer, et très vite, la ma- trice des politiques économiques actuelles. Les résultats des diverses élec- tions nationales sont (et seront) déterminants en la matière. Mais le temps presse car la colère et le désenchantement grondent.
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Hiver 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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- Un instrument préventif qui consiste à exiger des États membres l’envoi de leur budget prévisionnel (dans la cadre du « semestre européen » notamment) et de la programmation pluriannuelle des finances publiques tant en termes d’évolution prévisionnelle du solde public que du taux de croissance des dépenses publiques (dans le cadre des « programmes de stabilité »). En cas de trajectoire inquiétante, un mécanisme d’alerte précoce peut-être lancé. En outre, une surveillance d’une grande variété d’indicateurs macroéconomiques est également apparue à partir de 2011 censée permettre d’anticiper tout futur déséquilibre interne ou externe pouvant provoquer une crise économique dans le pays concerné et dans l’union monétaire. Depuis 1999, la règle de discipline budgétaire qui s’applique aux États membres de l’UEM ainsi que la procédure de surveillance des finances publiques nationales se sont ainsi largement complexifiées, rendant la compréhension par le grand public impossible et l’appropriation par les nouveaux décideurs publics très délicate. A ce stade, il est urgent de ne plus engager de nouvelles réformes à ce titre. En revanche, le renforcement de la gouvernance économique de la zone euro est pourtant encore loin d’être achevé. De façon schématique, l’UE(M) est confrontée à deux défis majeurs et la façon dont ces défis seront traités dessinera les contours de la future Union budgétaire européenne. Le premier défi à relever est celui du financement de nouveaux investissements publics dans la perspective de la stratégie européenne en faveur de la croissance et de l’emploi. Ce défi concerne l’UE et non seulement l’UEM comme certains experts le recommandent pourtant. En effet,
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Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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budget globalement maintenu en proportion du RNB à 1,08 %, qui représente malgré tout une baisse en valeur de l’ordre de ≈ 10 mds € (en équivalent 2016). Sans grande surprise, cela correspond au maximum du cas intermédiaire déjà évoqué. Elle annonce que cette réduction sera répartie également entre le budget de la PAC et celui de la PC (−5 % chacun) (COM 2018b). Ces deux politiques subiront en outre une diminution progressive de leur poids dans le budget, de façon à dégager des ressources pour d’autres politiques (Graphique 5). Ainsi la part de la PAC dans le budget passerait à ≈ 30 % en 2027, contre ≈ 38 % actuellement, la Cohésion serait moins affectée (Graphique 5). Ce projet suscite déjà de nombreuses réactions. Le ministre français de l’agriculture l’a notamment qualifié « d’inacceptable ». Il faut souligner en premier lieu, que les pourcentages de réduction annoncés sont douteux. Ils ne concernent probablement que la première année du futur CFP (2021 comparé à 2020). En effet une note interne de la Commission reconnaît qu’ils « oublient de tenir compte de l’inflation » (Le Monde 31/05/2018). A la réduction chargée d’absorber le Brexit, doit en effet être ajoutée la diminution programmée du poids de la PAC dans le budget de l’UE. De telle sorte que selon les chiffres de la note de la Commission, entre 2021 et 2027 la PAC perdrait près de 9 % en euros constants (Tableau 4). En réalité,
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Hiver 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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1978, 4 alors que le taux de croissance de la consommation n’était que 2,3 %. La stratégie de développement adoptée par la Chine durant la période 1950-1978 ressemblait à celle adoptée par beaucoup de pays en développement. Dans les années 1950, ces pays étaient caractérisés par un revenu par tête faible, une population peu éduquée, peu d’infrastructure, une spécialisation dans la production des matières premières destinée à l’exportation, et peu de production manufacturière locale. Les décideurs politiques de ces pays percevaient le développement des industries modernes comme la seule façon de faire décoller rapidement l’économie nationale afin d’éviter la dépendance par rapport aux puissances industrielles occidentales et d’éliminer la pauvreté. Sous l’influence de l’Union soviétique, la stratégie de développement à la mode dans les pays en développement socialistes et non-socialistes mettait l’accent sur l’industrie lourde et la substitution des produits importés. Pour mettre en œuvre cette stratégie, leur gouvernement introduisait des distorsions et intervenait fortement dans l’économie. Bien que cette stratégie ait permis d’établir des industries modernes et une croissance rapide tirée par l’investissement pendant une ou deux décennies entre les années 1950 et les années 1970, elle induisait un ensemble de problèmes, comme les contraintes budgétaires souples, la recherche des rentes ou une mauvaise allocation des ressources, qui étaient à l’origine de la stagnation économique et des crises socio-économiques fréquentes observées dans les pays en développement dans les années 1970 et 1980. Les distorsions constatées dans ces économies sont dues aux arrangements institutionnels de second rang mais indispensables pour protéger les entreprises dans les secteurs prioritaires.
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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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L’euroscepticisme ambiant semble reculer. Les citoyens portent des regards plus positifs sur les bénéfices d’être européen. Les responsables assument plus clairement leur confiance dans l’Europe et s’engagent à traiter sur le fond de l’avenir de l’Union. Cette évolution des esprits et des visées ne doit rien au hasard. L’Europe, et particulièrement la zone euro, bénéficient actuellement d’une constellation favorable pour avancer vers plus d’intégration. Les perspectives économiques sont plutôt encourageantes ; les grands défis actuels du terrorisme et du
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Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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1 COM(2017) 822, 6 décembre 2017. mesure où ces nouveautés s’inscrivent dans un ensemble d’idées sur l’approfondissement de la zone euro et qu’elles visent à dépasser les faiblesses du cadre financier actuel de l’Union en matière de stabilisation macroéconomique, il n’est pas inutile de rappeler les grandes lignes de ces idées et les insuffisances du budget de l’UE, avant de discuter les deux nouveaux instruments proposés. Cela nous amènera à commenter également d’autres propositions récentes distinctes. Dans l’ensemble, ces dernières vont d’une simple ligne budgétaire supplémentaire dans le budget de l’UE à un véritable budget de la zone euro, en passant par un fonds de stabilisation ou un système commun d’assurance chômage. Toutes s’appuient sur l’idée générale que la zone euro a besoin d’un mécanisme budgétaire de partage du risque quand les États membres sont touchés par des chocs économiques asymétriques, parce que les autres mécanismes d’ajustement aux chocs ne sont pas disponibles (taux de change, politique monétaire autonome) ou ne sont pas suffisants (flexibilité des marchés, mobilité du travail et du capital, politique budgétaire) 2 . Ces propositions se placent dans un contexte où les positions nationales sont divergentes. Dans son discours à la Sorbonne le 26 septembre 2017, le président Emmanuel Macron a fait le vœu d’un budget de la zone euro et d’un ministre commun. Dans un document officieux mis en circulation en octobre (Non-paper for paving the way
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Hiver 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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un référendum, tenu le même jour, permettrait à chaque État membre de choisir son avenir. Naturellement, la fédération (le premier cercle) ne serait pas fermée à de futurs candidats. La dynamique citoyenne qui vient d’être esquissée est certes indispensable, mais elle doit être encouragée et soutenue. Rien ne se fera sans les engagements fermes de quelques grandes figures politiques, artistiques et culturelles. De même, ce mouvement réclame un soutien marqué du couple franco-allemand et un

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Hiver 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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deviennent les dépôts des autres agents économiques. Toutefois, la création monétaire par le système bancaire n’est pas infinie. Dans ce processus de création monétaire, une partie des crédits est retirée sous forme de billets et de pièces de monnaie. Comme la création monétaire est fondée sur un mécanisme fragile, qui consiste à financer des crédits à une échéance plus ou moins longue avec des dépôts pouvant être retirés à tout moment, il est nécessaire pour la banque centrale de réguler cette activité en imposant des réserves obligatoires sur les dépôts. Ces réserves sont déposées auprès de la banque centrale. Par ailleurs, les banques commerciales par prudence constituent elles-mêmes des réserves excédentaires pour faire face à des épisodes de manque de liquidités. En réalité, sans une régulation bancaire, les banques pourraient prendre trop de risques et constituent des réserves insuffisantes pour faire face à une crise financière systémique, qui entraînerait une chute brutale de la quantité de monnaie créée par le système bancaire. Pour éviter ces épisodes de crise grave de liquidités, les autorités de régulation ne cessent de renforcer les régulations bancaires et financières. Ainsi les régulations introduites suite à Bâle III ont renforcé un ensemble d’instruments de régulation micro-prudentielle et a introduit des régulations macro-prudentielles (Barry et Dai , 2013).
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