Haut PDF Analyse institutionnelle et économique du programme Natura 2000

Analyse institutionnelle et économique du programme Natura 2000

Analyse institutionnelle et économique du programme Natura 2000

En 1987, une première tentative de protection réglementaire des coussouls, sous la forme d’un Arrêté Préfectoral de Protection du Biotope (14 000 ha), est fermement rejetée par la Chambre d’Agriculture et les propriétaires fonciers. La sensibilisation sur la protection de la Crau se poursuit néanmoins, avec la création en 1987 de l’Écomusée de la Crau, grâce à la commune de Saint-Martin de Crau, au CEEP et à la Stiftung Europäisches Naturerbe. En 1988, le domaine de La Poitevine, à Grans, reçoit l’agrément de Réserve Naturelle Volontaire (RNV) sur 70 ha de coussouls, sous l’impulsion de l’Association pour la Sauvegarde de la Crau (ASC). Pour développer cette démarche, l’ASC soumet un projet d’Actions Communautaires pour l’Environnement (ACE), accepté par Bruxelles en 1989. L’ACE est dotée dans sa première phase (1989-1993) d’un budget de 12.6 millions de Francs, destiné en particulier à des achats fonciers (876 ha au total) et à la mise en place de mesures agri-environnementales pour le maintien du pâturage extensif assorties d’agréments de RNV. Parallèlement, l’État expérimente en Crau sèche ses premières mesures agri-environnementales en application de l’article 19 du règlement européen 797/1985, qui donnera naissance aux OGAF-environnement puis aux opérations locales environnement (OLAE). On voit ainsi se dessiner en Crau une double politique de protection de l’environnement, basée sur la complémentarité entre mesures contractuelles incitatives d’une part, et stabilisation du foncier à vocation de protection réglementaire d’autre part. En 1990, l’ensemble des coussouls résiduels vierges ou peu dégradés est classé en Zone de Protection Spéciale (ZPS) au titre de la directive européenne sur la protection des oiseaux sauvages CEE 79/409. A cette époque, la Compagnie Agricole de la Crau, qui possède 3600 ha de coussouls, entreprend de liquider l’ensemble de ses propriétés. Face au risque de reconversion de ces coussouls, et suite au succès de l’ACE, une seconde phase d’acquisitions cofinancées par la Commission Européenne et l’État voit le jour en 1994 sous la forme d’un programme « LIFE-Nature ». Le volet d’acquisitions géré par la SAFER permet la rétrocession à des éleveurs, au CEEP et au Conseil Général des Bouches-du-Rhône, de plus de 2000 ha de coussouls soumis à un cahier des charges qui prévoit le maintien du pastoralisme et le classement en réserve naturelle. D’autres acquisitions sont réalisées en parallèle par le Conseil Général et le Conservatoire du Littoral. Deux demandes de classement en réserve naturelle nationale (Peau de Meau et Grand Abondoux) sont déposées en 1991, mais le Conseil Permanent de Protection de la Nature décline l’instruction isolée de ces sites.
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Evolution économique et institutionnelle du programme Natura 2000 en France

Evolution économique et institutionnelle du programme Natura 2000 en France

INTRODUCTION GENERALE L’enjeu premier du réseau Natura 2000 est de conserver la biodiversité via un réseau de sites naturels européens. Il s’agit sur ces sites de maintenir le bon état de conservation des habitats naturels et d’espèces d’intérêt communautaire tout en maintenant l’activité économique. Pour mettre en place le réseau national, la France a choisi un mode de gouvernance particulier qui s’appuie sur une nouvelle organisation des décisionnaires, ainsi que sur une large participation sous forme de consultation ou de concertation des acteurs concernés. Les réseaux d’acteurs qui composent le contexte institutionnel de Natura 2000 le rendent multisectoriel et complexe. L’évaluation de l’état de conservation des espèces et des habitats, confiée au Muséum national d’histoire naturelle, devra être complétée par une évaluation économique et institutionnelle de Natura 2000, conçue comme une aide à la décision pour le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. L’objectif est une première évaluation d’ensemble en 2006, qui devra être suivie par d’autres tous les six ans. Les travaux d’évaluation sont coordonnés par le comité national de suivi Natura 2000, épaulé dans cette tâche par un Groupe de travail national (DNP, D4E, IFEN, MNHN, MAAPAR, 1 DIREN, 1 DDAF, ATEN).
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PROGRAMME LIFE LAG'Nature Suivi de la fréquentation sur les sites Natura 2000 du littoral de la Basse Vallée de l'Aude

PROGRAMME LIFE LAG'Nature Suivi de la fréquentation sur les sites Natura 2000 du littoral de la Basse Vallée de l'Aude

Aux Cabanes de Fleury, une première campagne de comptages avait été faite en 2009 et une deuxième campagne a été réalisée après la mise en place des ganivelles sur la dune bordière en 2012 (Tableau 3). Si la périodicité et le nombre de journées faites en 2009 et 2012 permettent une analyse comparative entre les deux périodes, le point d’observation en 2009 n’est pas le même qu’en 2012. En effet, une seule personne comptait à l’entrée du parking de plage des Cabanes de Fleury en 2009 ; cette dernière enregistrait le nombre d’individus dans les véhicules qui rentraient au parking pour se garer. Ce choix à l’époque émanait de la nécessité de recueillir des données sur le stationnement pour donner des recommandations pour le futur aménagement du parking de plage. Entre temps, les priorités liées au contexte local ont été modifiées : la dune bordière a été mise en défends et l’aménagement du parking sera effectué peut-être en 2013. Si bien qu’en 2012, deux personnes ont été positionnées en face des deux entrées de plage pour voir si les personnes passaient ou ne passaient pas au-delà des ganivelles mis sur la dune bordière; la première au niveau du poste de secours, la deuxième au niveau du blockhaus qui se situe au croisement de chemins qui sont en arrière- dunes et qui relient la plage au camping et à l’aire de stationnement (Figure 6). Si bien que les données de 2012 sont plus précises que celles de 2009 car les arrivées des personnes par le chemin qui relie le camping à la plage n’avaient pas été prises en compte.
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Coûts de coordination, structures de gouvernance réglementaire et environnement institutionnel : une analyse économique néo-institutionnelle de la mise en œuvre du cadre réglementaire européen des communications électroniques

Coûts de coordination, structures de gouvernance réglementaire et environnement institutionnel : une analyse économique néo-institutionnelle de la mise en œuvre du cadre réglementaire européen des communications électroniques

Pour les pays européens qui n’ont pas encore accompli toutes les étapes du processus de privatisation de leurs opérateurs publics, l’Etat est traversé par une contradiction entre ses objectifs patrimoniaux et les impératifs d’une régulation impartiale (BERGOUGNOUX [2000] p. 204). En 2006, quatre opérateurs sont détenus majoritairement par l’Etat (Belgacom en Belgique, TeliaSonera pour la Suède et la Finlande, Entreprise des Postes et Télécommunications au Luxembourg, Telenor en Norvège 24 ) tandis que, pour cinq autres, l’Etat est présent via une participation comprise entre 30 et 50% du capital (Deutsche Telekom en Allemagne 25 , Telekom Austria en Autriche 26 , France Telecom en France 27 , OTE en Grèce 28 , KPN aux Pays-Bas). Les six opérateurs restants (TDC au Danemark, Telefonica en Espagne, Eircom en Irlande, Telecom Italia en Italie 29 , Portugal Telecom au Portugal, et British Telecom au Royaume-Uni) sont, quant à eux, totalement privatisés. En dépit de la diversité des situations, tous les pays considérés ont au moins procédé à la première étape, i.e. séparer la charge de la réglementation et la fonction d’exploitation des réseaux. Seul le Luxembourg n’a pas encore scindé les activités postales et de télécommunications, ni ouvert le capital de l’opérateur historique.
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Le réseau Natura 2000 en Région wallonne : stratégies, réseaux écologiques et mise en oeuvre.

Le réseau Natura 2000 en Région wallonne : stratégies, réseaux écologiques et mise en oeuvre.

Encart 2 Si on analyse les effets de l'intensification des activités de l'espace sur l'intérêt économique des activités, on peut supposer qu'il s'agit d'une courbe croissante (courbe verte), qui part de zéro et dont l'accélération diminue au fur et à mesure que l'espace est occupé et mis en valeur car on met d'abord en valeur les zones les plus accessibles et les plus rentables et on tend ensuite à essayer de mettre en valeur des zones de plus en plus contraignantes. Si on simule l'évolution d'une courbe similaire mesurant l'intérêt écologique (courbe rouge), on aura sans doute une courbe qui tend à partir du maximum (ou presque puisque la diversification des paysages suite à l'activité humaine peut être favorable lorsqu'elle est raisonnable) et qui descend de plus en plus vite au fur et à mesure que les mécanismes de résistance et de résilience des écosystèmes et des populations n'arrivent plus à contrecarrer les effets de l'isolement et de la fragmentation. Il en résulte que lorsque les activités humaines sont déjà fort denses (e.a. > 90%), une petite augmentation d'intensité produit un petit intérêt économique mais à un grand impact négatif sur l'intérêt écologique. Et comme il est très probable qu'en fait les courbes d'intérêt économique ont aussi un profil en cloche (courbe brune) car les tentatives de mettre en valeur ce qui reste comme territoire entraîne en fait des pertes vu les conditions écologiques, il est évident qu'à partir de certains seuils, il vaut mieux éviter de se relancer dans des systèmes de production lourd en investissements et il est préférable de profiter des avantages (généralement indirects) générés par les écosystèmes naturels.
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Analyse économique néo-institutionnelle de la mise en marché collective. Application au secteur laitier du Québec

Analyse économique néo-institutionnelle de la mise en marché collective. Application au secteur laitier du Québec

P ARTIE III L’efficacité économique des offices de commercialisation a été le sujet de plusieurs analyses au cours des dernières décennies, mais aucune de ces études n’a abordé l’influence de ces organisations sur l’ampleur des coûts de transaction supportés par les divers agents économiques directement impliqués dans les activités contractuelles des offices. Tel qu’il en a été question au chapitre 2, quelques chercheurs ont mentionné la capacité potentielle des offices de commercialisation à réduire les coûts de transaction, notamment en réduisant l’incertitude, en atténuant le risque rattaché à la présence d’actifs spécifiques et en rationalisant le nombre de transactions (St-Louis and Proulx [1978]; Westgren [1994]; Johnson [2000]; Hobbs et Young [2001]; Bergeron [2004] p.90; Gouin [2004]), mais il n’existe pas à ma connaissance d’études qui tentent de vérifier ces hypothèses ou de clarifier la question. Cette lacune empirique est à l’origine de cette troisième partie de la thèse qui a pour objectif de faire un premier pas vers la confrontation de ces hypothèses et de contribuer au débat sur la capacité des offices de commercialisation, et plus largement de la mise en marché collective, à minimiser les coûts de transaction par rapport à un autre mode de coordination des transactions plus « marchand », c’est-à-dire situé plus près de la coordination par le marché dans le continuum de possibilités des formes hybrides. Cette partie s’articule donc autour de la troisième question de recherche posée au début de cette thèse: Quelles sont les sources et les composantes des coûts de transaction engendrés par différentes formes de coordination verticale et quelle est l’ampleur des coûts de transaction supportés par les producteurs?
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Qualité et coordination économique dans les industries agroalimentaires. Analyse institutionnelle comparée de l'industrie du vin en Bourgogne, Californie et Nouvelle-Zélande

Qualité et coordination économique dans les industries agroalimentaires. Analyse institutionnelle comparée de l'industrie du vin en Bourgogne, Californie et Nouvelle-Zélande

Selon Laporte, « Le principe de la vinification en Bourgogne est des plus simples, et ce, même si la réglementation permet toute latitude en ce qui concerne le choix des techniques […] en rouge, il se distingue de la vinification bordelaise par deux points : les cuves de fermentation sont ouvertes, et lorsque les vins sont entonnés en fûts, c’est avant la fermentation malolactique […] La trame générale de vinification varie peu selon les appellations » (Laporte, 2000) Le mode de production des appellations bourguignonnes n’est certes pas « standardisé » à l’échelle régionale : les densités de plantation sont plus faibles en Saône-et-Loire et dans les Hautes Côtes que dans les Côtes de Beaune et de Nuits, les rendements à la vigne deux fois moins élevés dans les grands crus que dans les régionales, qui « ont des degrés (alcooliques) significativement plus faibles, des durées de cuvaison et d’élevage plus courtes, et correspondent à des vins plus légers, plus fruités » ; il subsiste des particularismes locaux en vignes et en cuve. Néanmoins si l’on met de côté quelques productions atypiques (crémant, rosé de Marsannay, sauvignon de Saint-Bris), la Bourgogne propose surtout des vins blancs secs de chardonnay, des rouges de pinot noir, de gamay ou issus de l’assemblage de ces deux derniers cépages. Sur cette base technique étroite, la région décline une variété nous l’avons vu considérable de « produits» – 100 appellations, 600 dénominations – à même d’alimenter les marchés de niche sur lesquels sont positionnés les metteurs en marché.
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Etude de la fréquentation sur les sites Natura 2000 à Torreilles (66) - PROGRAMME LIFE LAG'Nature

Etude de la fréquentation sur les sites Natura 2000 à Torreilles (66) - PROGRAMME LIFE LAG'Nature

D’après les enquêtes menées sur Torreilles-Plage, les mots les plus souvent cités sont «calme» (45 réponses sur 92, soit 48%) et « naturel » (29 réponses, soit 31.5%). Les mots « agréable », « beau », « mer », « soleil » et « sauvage » ont été cités dans une vingtaine de réponses et les mots « plage » et « propre » dans une dizaine de réponses. Afin de voir si les variables étaient ou non indépendantes mais également afin d’évaluer l’influence ou non du lieu (nord ou sud de la plage de Torreilles) où se trouvait l’enquêté, une analyse multifactorielle et une classification a été effectuée. De ces résultats ressortent donc trois types de description du paysage sur l’ensemble du site : dans le premier cas, la majorité des interrogés ont associé la notion de paysage a une ambiance, un ressenti en utilisant les termes « calme » et « naturel ». Dans un second cas, les interrogés ont décrit des éléments physiques constitutifs du paysage : « soleil », « mer », et « plage », on peut s’étonner du faible nombre d’individus ayant énoncé le terme « montagne » 24 , alors que cet élément physique du paysage est omniprésent autour du site. Enfin, huit individus ont utilisé les mots « propre », « préservé » et « convivial » pour décrire le paysage qu’ils avaient sous les yeux. La dimension plus sociale caractérise cette
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Natura 2000 et Contrats Territoriaux d'Exploitation : analyse de deux modes de construction d'une problématique agriculture-conservation de la nature

Natura 2000 et Contrats Territoriaux d'Exploitation : analyse de deux modes de construction d'une problématique agriculture-conservation de la nature

Nous avons traité ce problème dans l’ensemble du travail présenté ici, chacune des parties proposées abordant, modestement, l’une des facettes de la question. La première porte sur l’ensemble des textes qui composent une politique, de son énoncé général aux décrets d’application en passant par les annexes d’inspiration plutôt technique. Nous cherchons ainsi à évaluer la part respective des dimensions prescriptive et procédurale que le législateur entend donner à la politique proposée. Autrement dit, nous voulons saisir les ressources disponibles pour l’action collective, à partir du moment où le cadre normatif est dessiné et les procédures de concertation proposées. La seconde partie est focalisée sur l’action collective proprement dite, dans sa temporalité comme dans les multiples lieux où elle prend la forme de confrontations entre acteurs que l’on qualifie de « situations d’interaction ». Nous cherchons à évaluer, au-delà des formes organisationnelles et sociales que prend concrètement l’action collective (la question des « formats » et des « équivalences cognitives » abordée dans le rapport intermédiaire), les effets – déplacements, ajustements – qu’entraîne une telle action par rapport au cadre initial ( 2 ). En un mot, nous tentons de voir si l’action collective dispose d’une autonomie propre dans la construction de l’espace public. La troisième partie pose la question de la trajectoire de cette action collective en terme de durabilité institutionnelle. Evaluer ce qui se joue autour d’une action collective enchâssée dans une action publique suppose que l’on traite des modalités de son institutionnalisation, celle-ci étant comprise comme le processus par lequel elle pèse (aussi) sur les institutions elles-mêmes et reconfigure en conséquence l’espace public.
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Biodiversité : combien est-on prêt à payer ? 
Une méthode exploratoire appliquée au programme Natura 2000

Biodiversité : combien est-on prêt à payer ? Une méthode exploratoire appliquée au programme Natura 2000

Dans le domaine du marketing, le besoin de concevoir les offres commerciales les mieux adap- tées au marché a conduit à développer des méthodes d’exploration des préférences des consommateurs. La méthode de l’analyse conjointe postule que tout produit, bien ou service peut être décomposé en attributs. Dans le cas d’une voi- ture, par exemple, la couleur, la puissance, la taille, le prix… En leur soumettant différentes com- binaisons d’attributs, on invite les consommateurs à révéler leurs préférences. Celles-ci sont analy- sées par un modèle économétrique qui calcule un consentement à payer pour chaque attribut de l’offre et, partant, pour n’importe quelle combi- naison de ces attributs. On peut, dès lors, établir «l’offre idéale», c’est-à-dire la combinaison d’at- tributs que les consommateurs sont disposés à payer le plus cher. L’application de cette méthode à l’action publique ne va pas de soi mais se révèle prometteuse pour l'évaluation économique des politiques publiques. Elle requiert que le pro- gramme d’action auquel on s’intéresse puisse être décomposé en objectifs. Compte tenu de l’impor- tance prise par la question de l’allocation des res- sources dans la décision publique, la décompo- sition des programmes en objectifs opérationnels fait son entrée dans la sphère publique et devrait favoriser le recours à l’analyse conjointe.
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Gouvernance institutionnelle, investissements directs étrangers et croissance économique des pays de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

Gouvernance institutionnelle, investissements directs étrangers et croissance économique des pays de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

Les conflits armés aux fro ntières entre la Guinée, le Liberia et la Sierra-Léone (2000) sont également la conséquence des guerres civiles dans la région du Fleuve Mano..[r]

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Représentations et pratiques des agriculteurs face aux nouvelles politiques environnementales : les cas de Natura 2000 et de la politique de l'eau

Représentations et pratiques des agriculteurs face aux nouvelles politiques environnementales : les cas de Natura 2000 et de la politique de l'eau

Les principes érigés en règles de gestion des « ressources naturelles », apparus dans les discours institutionnels accompagnant les nouvelles politiques environnementales, énoncent la nécessité de mieux prendre en compte l’interface éco-socio-systémique 2 des espaces ruraux. De nouveaux objectifs et principes de gestion érigés en postulat, suggèrent un changement de représentations de la nature, impliquant aussi des changements de pratiques dans l’exploitation des « ressources naturelles ». Les engagements pris par les pays signataires de l’Action 21 3 à l’issue du Sommet de la Terre de Rio en 1992, mais aussi dans le cadre d’autres conventions internationales sont à ce titre significatifs. Par exemple dans le domaine de la gestion de l’eau, de nombreuses directives européennes ont contribué à imposer des normes de qualité contraignantes pour l’adduction d’eau potable et pour les eaux résiduaires, mais aussi pour les activités agricoles (Directive "nitrates" par exemple). Nous avons choisi d’aborder ici, à travers les exemples du dispositif Natura 2000 dans les Pyrénées et de la politique de l’eau dans le bassin du Segura (Espagne), les traductions de ces nouveaux discours politiques globaux dans les politiques nationales comme dans les systèmes de régulation locaux. Il s’agira de présenter comment sont interprétés et appliqués les principes émis dans les chapitres 13, 15 et 18 de l’Action 21 4 à travers leur traduction communautaire : la Directive Habitats (DH) et la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) 5 . Nous proposons ainsi de mettre en parallèle deux politiques dites « environnementales » portant sur des objets
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Le comportement de participation des propriétaires forestiers privés aux programmes incitatifs pour la conservation de la biodiversité dans le cadre de Natura 2000

Le comportement de participation des propriétaires forestiers privés aux programmes incitatifs pour la conservation de la biodiversité dans le cadre de Natura 2000

Jean-Louis Michelot, Alain Chiffaut, Luc Laurent, and Sophie Ebermeyer. La mise en oeuvre de Natura 2000, l’expérience des Réserves Naturelles , volume 73. ATEN/ Ré- serves Naturelles de France, 2003. 1 Anne Laure Pecheur. évaluation de l’état de conservation des habitats. étude des habitats fluviaux dans le réseau réserves naturelles de france. Technical report, Nancy, 2008. 1.2 Florence Pinton, Pierre Alphandéry, Jean-Paul Billaud, Christian Deverre, Agnès Fortier, and Ghislain Géniaux. La construction du réseau Natura 2000 en France - Une politique européenne de conservation de la biodiversité à l’épreuve du terrain . La Documentation française, Paris, 2007. 1
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Perspectives pour la gestion d’un site Natura 2000 en France : cas du Complexe du Changeon et de la Roumer

Perspectives pour la gestion d’un site Natura 2000 en France : cas du Complexe du Changeon et de la Roumer

18 2.2.1 Le Changeon Le Changeon s’écoule en grande partie dans le site Natura 2000 et en est le plus long cours d’eau avec 33 km de longueur jusqu’à sa confluence avec le Lane. La rivière prend sa source dans la commune d’Hommes et s’écoule d’Est en Ouest sur environ 6 km avant de traverser le site dans une orientation Nord-Sud, jusqu’à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, aux confins du périmètre Natura 2000. Avec le Lane, il devient alors l’Authion, un affluent direct de la Loire qui se jette dans le fleuve près d’Angers (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Authion, s.d.). La vallée du Changeon présente un faible dénivelé, qui reste inférieur à 5 pour mille, excepté près de la commune de Gizeux (IEA, 2008). Son tracé est relativement encaissé durant son parcours, jusqu’aux portes de Bourgueil où elle tend à s’élargir. Les données fournies en 2012 sur le Graffin par la méthode de l’Indice Biotique Général Normalisé ainsi que les analyses d’eau réalisées en 2001 par la Fédération de Pêche d’Indre-et-Loire indiquent une bonne qualité générale de l’eau (Ricou, 2013 et Biotope, 2013). Celle-ci se dégrade en aval du cours d’eau, en entrant dans la zone urbanisée du bassin versant où la pression humaine est plus marquée, sur la commune de Bourgueil. La bonne qualité physico-chimique des eaux de surface du plateau s’explique par des berges généralement bordées de boisements, pâturages ou prairies de fauche, où l’habitat humain reste diffus sur les parties amont (IEA, 2008). Cependant, cette relative bonne qualité est nuancée par la présence de cultures intensives sur les sources du Changeon, qui impacte au moins le débit de la rivière. Se trouvent dans ce secteur amont d’anciens ouvrages complètements abandonnées (moulins, seuils), où la qualité physico-chimique est fortement dégradée (embâcles, envasement) (Delaunay, 2008). Si le Changeon constitue un espace à assez bon potentiel écologique dans sa partie intermédiaire (peu anthropisé, densité en ouvrages faible), ces secteurs sont déconnectés du reste du bassin versant par les aménagements réalisés dans la partie aval de la rivière.
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Un bilan des modalités d’évaluation de l’état de conservation des habitats forestiers dans 399 sites Natura 2000

Un bilan des modalités d’évaluation de l’état de conservation des habitats forestiers dans 399 sites Natura 2000

Cette analyse a permis de dresser un bilan des pratiques en matière d’évaluation de l’état de conservation. À la question : « Tous les DOCOB mettent-ils en œuvre une méthode d’évaluation de l’état de conservation des habitats forestiers », la réponse est clairement non : une part non négligeable (34 % en surface totale des sites) ne fait état d’aucune méthode. De plus 40 % (en surface) des DOCOB approuvés par arrêté préfectoral ne mentionnent aucune méthode d’évalua- tion. Il est légitime, dans ce cas, de se demander si les mesures incitatives du type Charte Natura 2000 et contrats Natura 2000 peuvent être clairement mises en œuvre alors qu’une évaluation de l’état de conservation n’a pas été réalisée. Cela constitue sûrement un frein supplémentaire à la contractualisation dans les sites forestiers Natura 2000 (Anthon et al., 2010 ; Marage et al., 2011).
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L'impact économique du programme IDS

L'impact économique du programme IDS

Résumé : L’importance économique du projet IDS (Initiative de Défense Stratégique) fait l’objet de nombreux débats, dans sa capacité à relancer la course aux armements et pour [r]

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Early detection of alien plants in xeric Natura 2000 sites in Southern Belgium

Early detection of alien plants in xeric Natura 2000 sites in Southern Belgium

bauhinii (7.0%), Quercus rubra (5.8%) and Senecio inaequidens (5.8%). Species frequency in each habitat type is presented in Table 1. Globally, alien species showed low cover at the scale of the site (<5% of total area). Our results indicate that a large panel of alien species are present in xeric Natura 2000 sites in Southern Belgium, but populations are still very limited. Early detection, coupled with further research, should help authorities to allocate financial resources to eradicate the most problematic species at early stages of invasion.

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Titrisation : analyse économique et financière

Titrisation : analyse économique et financière

8. Sachant que les rehausseurs de crédit opérant avec des effets de levier supérieurs à 100 avaient garanti près de 1 000 milliards de dollars de financements structurés dont plusieurs dizaines de milliards de CDO d’ABS ou de CDO carrés, on comprend que l’économie bancaire et financière internationale vivait sur un volcan. De très nombreuses banques américaines et européennes, certaines banques asiatiques, plusieurs des plus importantes compagnies d’assurance avaient en effet investi des sommes importantes dans les CDO et structuré de nombreuses opérations dont elles avaient conservé les tranches equity et certaines tranches mezzanine. Entre juillet 2007 et avril 2008, les difficultés associées aux sous-jacents n’ont concerné que les crédits subprime, mais il faut bien comprendre que toute augmentation du risque de défaut relatif aux actifs sur lesquels sont adossées des émissions titrisées (on pense aux crédits Alt-A et aux crédits aux entreprises) aurait un potentiel de destruction bien supérieur à celui qui fut induit par l’accroissement du taux de défaut associé aux crédits subprime. Une récession économique réduisant significativement les revenus des particuliers et les résultats d’exploitation des entreprises pourrait avoir de ce point de vue des conséquences dramatiques.
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Mise à jour de la cartographie du document d'objectifs (habitats et espèces végétales invasives) du site Natura 2000 « Pointe fauconnière FR9301609 »

Mise à jour de la cartographie du document d'objectifs (habitats et espèces végétales invasives) du site Natura 2000 « Pointe fauconnière FR9301609 »

L’ambition de Natura 2000 est de concilier la préservation de la nature et les préoccupations socio-économiques, culturelles et régionales dans un objectif de développement durable. Pour cela, la France a choisi de mettre en place un plan de gestion spécifique à chaque site appelé « Document d’Objectifs » (DOCOB). Ce document est réalisé de manière concertée avec les acteurs du territoire et mis à jour selon les besoins du Comité de Pilotage, des scientifiques, politiciens et autres usagers du site et quand il y a une évolution de la connaissance et un changement sur le territoire. Par exemple, quand des aménagements ou la pratique de nouvelles activités sont prévus, quand des espèces patrimoniales ont disparues ou de nouvelles ont été recensées ou alors quand des risques naturels ou anthropiques ont impacté les habitats naturels ou les espèces d’un site Natura 2000. Le DOCOB s’articule autour de 3 Tomes dans le but de maintenir ou d’améliorer l’état de conservation des habitats naturels et des espèces : Tome 0 : Compilation des études préparatoires au DOCOB et des études réalisées pendant le DOCOB ; Tome 1 : Diagnostic, enjeux et priorisation des objectifs de conservation (objectifs prioritaire, secondaire et tertiaire) ; Tome 2 : Plan d’actions et financement. Une commission régionale d'animation a lieu tous les 3 ans pour lancer des contrats Natura 2000 qui devront être traité sur cette durée. Tous les contrats ne sont pas réalisés (priorités et faisabilité financière). Trois types de contrats existent : forestiers, non-agricoles et non-forestiers, marins (DOCOB, 2011).
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Une analyse économique de la redistribution est-elle possible ?

Une analyse économique de la redistribution est-elle possible ?

Un résultat de notre lecture de ces textes d'économistes et d'historiens semble être un encouragement à un authentique dialogue interdisciplinaire. Sans nul doute, la NIE, qui fait la part trop belle à l'idéologie individualiste moderne dans ses fondements méthodologiques, ne semble pas pouvoir établir ce dialogue de façon fructueuse. L'échec de la tentative néo-institutionnelle d'endogénéiser les institutions doit, à cet égard, être rappelé. Il est utile que les économistes préoccupés d'histoire soient réellement à l'écoute de ces scientifiques du singulier que sont les historiens. Toutefois, ne pourraient-ils pas, avec profit, réactualiser les principes de l’analyse institutionnelle à la Polanyi, car il n'existe pas une infinité de manières de structurer les institutions qui permettent “la subsistance de l'homme”. Certes, notre travail n'est qu'une lecture de textes. L'examen d'une histoire de la pensée économique récente n'est assurément pas de l'histoire économique, même si nous sommes convaincus que le premier type de réflexion est un préalable utile au second. La présente contribution n'est qu'un simple jalon vers une étude renouvelée des économies archaïques. Ne serait-il pas temps de reprendre les hypothèses et les résultats de l'équipe interdisciplinaire de Columbia qui, il y a déjà quarante ans, publiait Trade and Markets in Early Empires ?
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