Haut PDF Adénopathies cervicales chez l’enfant

Adénopathies cervicales chez l’enfant

Adénopathies cervicales chez l’enfant

10-2 Suppurations ganglionnaires cervicales à mycobactéries atypiques : Les ADP constituent la manifestation pathologique la plus fréquente des mycobactéries atypiques [4, 80-81]. Les germes les plus souvent en cause sont : mycobacterium avium, scrofulaceum , kansasii. Elles se manifestent par une adénopathie ou un paquet ganglionnaire unilatéral en général cervical antérieur et supérieur ou sous-maxillaire évoluant de manière sub- aiguë [82]. Elles frappent surtout des enfants très jeunes [72, 77]. Ces adénopathies sont fermes, mobiles, peu ou pas douloureuses. Ils peuvent donner des tableaux très voisins de la tuberculose ganglionnaire. En général, la radiographie du thorax est normale. L’IDR est souvent supérieure à 15 cm et pas de réponse au traitement anti-bacillaire. Elles peuvent régresser spontanément ou évoluer vers la suppuration voir la fistulisation [2, 83]. Les lésions peuvent provoquer plusieurs fistules dans 20%. L'examen bactériologique direct ne peut les différencier du BK. Seules les cultures systématiques nécessitant parfois de nombreuses semaines permettent d'en faire le diagnostic [84]. En pratique, il faut commencer à traiter comme une tuberculose ganglionnaire, secondairement adapté à l’antibiogramme car certaines mycobactéries ne sont pas sensibles aux antituberculeux classiques: Mycobactérium avium intracellulaire nécessite une association de clarithromycine, rifabutine et éthambutol. L'évolution rend parfois le traitement chirurgical nécessaire [82].
En savoir plus

102 En savoir plus

Description de la prise en charge des adénopathies cervicales localisées de l’enfant aux urgences pédiatriques de Pellegrin : proposition d’un protocole de prise en charge

Description de la prise en charge des adénopathies cervicales localisées de l’enfant aux urgences pédiatriques de Pellegrin : proposition d’un protocole de prise en charge

1.6.4. Selon GADDEY et RIEGEL (5) : Figure 7 : C’est un article plus général avec un arbre décisionnel applicable pour la pédiatrie et la médecine adulte. Il rappelle l’importance de l’anamnèse et de l’examen clinique pour pouvoir évoquer une pathologie infectieuse limitée et bénigne, une pathologie inflammatoire ou infectieuse plus grave, une pathologie maligne ou une adénopathie inexpliquée. Dans ce dernier cas si l’adénopathie est localisée sans signe de gravité, l’enfant sera surveillé sur 1 mois. Si les adénopathies sont généralisées un bilan avec NFS, CRP, VS, HIV, HBsAg, ANA test est demandé. Si le bilan reste négatif une biopsie sera demandée. En pratique : Le bilan biologique est non complet et non spécifique. La ponction
En savoir plus

76 En savoir plus

Le diagnostic des tuméfactions latérales solides cervicales chez l'enfant

Le diagnostic des tuméfactions latérales solides cervicales chez l'enfant

La cytoponction est une technique moins invasive que la biopsie chirurgicale qui permet l’acquisition de cellules ou d’un bloc cellulaire en vue d’analyses multiples dont l’analyse cytopathologique. La cytoponction possède de grands avantages. Comparativement à la biopsie chirurgicale, elle est peu coûteuse, minimalement invasive et peut se faire sous anesthésie locale en ambulatoire. La cytoponction sous échographie permet d’observer le trajet de l’aiguille dans le cou et d’aller faire le prélèvement à un endroit précis dans une tuméfaction 46 . Anne et coll. ont démontré que la cytoponction est une technique sécuritaire et efficace chez les enfants 58 . Par contre, la cytoponction possède des limites diagnostiques puisque d’une part, elle demande une bonne collaboration de l’enfant et d’autre part, seul l’échantillon cellulaire peut être analysé et ne donne pas une analyse détaillée de l’architecture tissulaire. Le prélèvement au trocart constitue la même technique que la cytoponction, mais avec une aiguille de plus grand calibre. Le matériel est récolté sous forme d’une carotte tissulaire où l’architecture du tissu prélevé peut être étudié 46 . Par contre, cette technique est plus invasive, plus douloureuse, demande une plus grande collaboration de l’enfant et une attention accrue à l’anesthésie locale compte tenu de la taille de l’aiguille.
En savoir plus

97 En savoir plus

Résorptions cervicales externes : la prise de décision thérapeutique

Résorptions cervicales externes : la prise de décision thérapeutique

Résorptions cervicales externes : la prise de décision thérapeutique Résumé : Les résorptions cervicales correspondent à un processus pathologique provoquant un remplacement progressif des tissus dentaires par un tissu de granulation. Débutant au niveau de l’attache parodontale, la lésion évolue dans le tissu dentinaire en direction horizontale et verticale, formant un réseau étendu et complexe. Plusieurs stratégies de traitement des résorptions cervicales externes ont été décrites dans la littérature et plusieurs classifications ont été établies afin de guider la décision thérapeutique du chirurgien-dentiste. Néanmoins il n’existe pas à ce jour de consensus sur lequel on pourrait s’appuyer pour choisir la bonne démarche à suivre pour traiter ces lésions. Le praticien est amené à faire des choix notamment en ce qui concerne l’accès à la lésion, la conservation de la vitalité pulpaire, le choix du matériau pour combler la lacune créée par la résorption. Pour les résorptions les plus évoluées, se pose la question de la conservation de la dent. L’objet de cette thèse est de faire un point sur les données actuelles concernant les moyens thérapeutiques des résorptions cervicales externes et les éléments pouvant guider la prise de décision dans le traitement de telles lésions. Après quelques rappels généraux sur ces résorptions, sur la démarche diagnostique qui permet de les mettre en évidence, ainsi que sur les différentes classifications qui existent à ce jour, nous exposerons les différents moyens thérapeutiques dont dispose le chirurgien-dentiste pour les prendre en charge. Ensuite, nous nous pencherons sur les éléments qui permettent d’établir une stratégie de traitement en faisant des choix parmi les différentes possibilités thérapeutiques en fonction des caractéristiques de la lésion. Nous regrouperons ces éléments sous forme d’un arbre décisionnel.
En savoir plus

89 En savoir plus

Mécanismes cellulaires impliqués dans les résorptions cervicales externes

Mécanismes cellulaires impliqués dans les résorptions cervicales externes

60 Table des figures Figure 1 : Vues en microscopie électronique à balayage représentant les différents types de jonction amélo-cémentaire. A : Le cément recouvre l’émail. B : L’émail et le cément sont au même niveau. C : Espace entre le cément et l’émail avec dentine visible .......................................................................... 7 Figure 2 : Histogramme représentant la fréquence (%) des principaux facteurs de risque de développement d’une résorption cervicale externe pour les dents étudiées, d’après l’article de Mavridou ................................................................................................................................................. 9 Figure 3 : Diagramme illustrant le pourcentage de dents atteintes de résorptions cervicales externes en fonction du nombre de facteurs de risques associés, d’après l’article de Mavridou ...................... 10 Figure 4 : Schéma illustrant la différence de localisation de la résorption externe autour du canal pulpaire, sur le cliché radiographique en fonction de l’incidence utilisée. ........................................... 13 Figure 5 : Nano-CT : Mise en évidence de l’absence de PRRS sur les dents traitées endodontiquement (a) et la présence de PRRS sur les dents vivantes (b) ............................................................................ 15 Figure 6 : Coupe Vestibulo-linguale de CBCT mettant en évidence une forme de réparation osseuse s’invaginant dans la dent. ...................................................................................................................... 16 Figure 7 : Schéma illustrant la classification tridimensionnelle des résorptions cervicales externes de Patel (tableau ci-dessus). a) extension corono-apicale b) extension circonférentielle ........................ 20 Figure 8 : Schéma représentant les étapes de la différenciation ostéoclastique ................................. 23 Figure 9 : Schéma résumant la résorption osseuse. Dégradation de la partie minérale par le transport d’ion H + (produit de l’anhydrase carbonique 2 = CAII) dans la zone de résorption. Dégradation de la
En savoir plus

83 En savoir plus

Comprendre et traiter les lésions cervicales d’usure (LCU)

Comprendre et traiter les lésions cervicales d’usure (LCU)

3 Introduction Les lésions cervicales d’usure (LCU) sont de plus en plus présentes chez les patients au cabinet dentaire. Alors que la maladie carieuse est en baisse, ces lésions, principalement dues à l’évolution du mode de vie, ne cessent d’augmenter dans la population et constituent un réel challenge pour le praticien. La première difficulté est de diagnostiquer ces lésions et de mettre en évidence leurs étiologies. La seconde difficulté est de savoir comment traiter la lésion : faut-il restaurer ou non ? En cas de restauration, comment réussir à restaurer durablement et efficacement la zone cervicale altérée ? Et comment prendre en charge les douleurs engendrées par ces lésions ?
En savoir plus

77 En savoir plus

Étiologies, diagnostic et traitement des lésions cervicales d’usure

Étiologies, diagnostic et traitement des lésions cervicales d’usure

3.5.2 Combinaison friction-biocorrosion En présence de facteurs biocorrosifs, comme les aliments et boissons acides ou encore les régurgitations du contenu de l’estomac, les effets de l’abrasion des tissus durs sont accrus. Dans ces situations, l'attaque acide entraîne une perte irréversible du tissu dur dentaire qui s'accompagne d'un ramollissement progressif de sa surface ; par conséquent, cette zone ramollie devient plus sensible aux forces mécaniques telles que l'abrasion par la brosse à dents ou le dentifrice. En effet, il a été prouvé que dans ce genre de situation, le brossage avec du dentifrice pouvait alors provoquer une usure dentaire importante avec exposition de la dentine, accompagnée d’hypersensibilités dentinaires. Il est important de noter que le pourcentage de la part minérale de la dentine est inférieur à celle de l'émail et par conséquent, que la dentine est plus sensible à l'abrasion. De plus, les détergents présents dans les dentifrices enlèvent partiellement la couche de boue dentinaire et peuvent aussi attaquer chimiquement la matière organique de la dentine, principalement le collagène. Ainsi, l'abrasion causée par un dentifrice dans des situations où la dentine a été continuellement exposée en raison de la dégradation chimique est de ce fait plus importante 66 . Si l’abrasion seule semble jouer un rôle limité dans l’initiation des lésions cervicales non carieuses, en présence d’autres facteurs, son action devient considérable sur les tissus amélaires et surtout dentinaires, d’où l’intérêt de bien respecter les méthodes d’hygiène bucco-dentaire recommandées.
En savoir plus

92 En savoir plus

Etude bibliographique : Arthropathies des vertèbres cervicales du cheval

Etude bibliographique : Arthropathies des vertèbres cervicales du cheval

MOTS CLES : vertèbres cervicales, cheval, arthrose, Syndrome de wobbler Bibliographic study : Arthropathy of cervical vertebrae of the horse ABSTRACT : Pathologies of the vertebral joints are frequent in the cervical region in the horse. These present a growing interest in the world of equestrian sport because they can cause under performance. The clinical signs are not very specific nor very suggestive. The diagnosis is reached through medical imaging technics. X-ray and ultrasound are the go-to, but sometimes a computer-assisted tomography, an MRI, a myelogram or a scintigraphy may be necessary although the size of the animal could be an issue. This bibliographic study aims to centralize knowledge on this subject. First, a general presentation of the vertebral anatomy of the horse is globally described (vertebrae, joints and muscles). Then, the biomechanics of the cervical segment is explained and the influence of the rider or reins is analyzed. Then, osteoarthritis and Wobbler syndrom are detailed. Their symptoms and pathophysiology are described. Finally, the different methods of diagnostic through imaging technics are presented and the various treatments exposed.
En savoir plus

108 En savoir plus

Déficits visuels : dépistage et prise en charge chez le jeune enfant

Déficits visuels : dépistage et prise en charge chez le jeune enfant

L’augmentation de la prévalence avec l’âge est essentiellement liée à deux éléments. D’une part, il est probable que les taux enregistrés chez les enfants plus jeunes sont sous-estimés en raison de la difficulté à apprécier précisément la vision des nouveau-nés ou des très jeunes enfants : l’enfant ne sera donc enregistré comme déficient visuel sévère qu’à un âge plus avancé. D’autre part, certains déficits visuels sont liés à des maladies acquises dans l’enfance (tumeurs, traumatismes, infections) ou à des maladies génétiques dont l’expression du déficit fonctionnel est progressive ou tardive (rétinopathie pigmentaire, par exemple). Une étude réalisée dans la province de Colombie-Britannique (Canada) a montré que l’incidence des déficiences acquises (définies par une acuité visuelle corrigée inférieure ou égale à 6/60 au meilleur œil chez un enfant qui avait auparavant une vision normale) a diminué en 25 ans, passant de 0,6 pour 10 000 enfants de moins de 19 ans sur la période 1960-1964 à moins de 0,2 pour 10 000 pour la période 1985-1989 (Robinson et Jan, 1993). D’après cette étude, le diagnostic de déficience visuelle était posé dans seulement 30 % des cas avant l’âge de 3 ans et dans 20 % des cas entre 3 et 6 ans, pour la totalité des deux périodes. L’âge au premier diagnostic est également élevé dans le programme de surveillance d’Atlanta puisque seulement 17 % des enfants présentant un déficit visuel sont diagnostiqués avant l’âge de 2 ans (Boyle et coll., 1996). Les mêmes notions sont retrouvées dans l’étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en France pour les générations de 1976 à 1985 : chez les enfants porteurs d’un déficit visuel isolé, la moyenne d’âge à la
En savoir plus

362 En savoir plus

Lésions cervicales hautes chez le rugbyman professionnel : diagnostic, prise en charge, devenir sportif ; à propos de 7 cas

Lésions cervicales hautes chez le rugbyman professionnel : diagnostic, prise en charge, devenir sportif ; à propos de 7 cas

Dessin 10: IRM post traumatique joueur 4 L'IRM pré-opératoire, examen important pour dépister une lésion médullaire, ne découvre pas ici chez les joueurs 2 (dessin 9) et 4 (dessin 10) d'anomalie particulière. Ainsi, nous ne retrouvons pas de pas de désalignement du mur postérieur, pas de modification du signal osseux en particulier au niveau de l'odontoïde, pas de modification des épineuses, pas de modification du canal rachidien, pas d'anomalie notable des parties molles pré vertébrales, pas de tassement ou de fracture décelable, et surtout le point essentiel à savoir pas de modification du signal médullaire pouvant traduire une souffrance de la moelle.
En savoir plus

91 En savoir plus

Évolution des caractéristiques, des déterminants et des répercussions du sommeil chez le jeune enfant

Évolution des caractéristiques, des déterminants et des répercussions du sommeil chez le jeune enfant

Une variété de résultats est ressortie de ces études (voir introduction 1.3.2). La divergence dc résultats s’explique, en partie, par la diversité des méthodes de recrutement des enfants[r]

245 En savoir plus

La dépression chez les hommes durant la période périnatale de leur premier enfant

La dépression chez les hommes durant la période périnatale de leur premier enfant

Homme et femme …. • De façon générale, les hommes manifestent leur problème psychologique de manière différente des femmes. Alors que la dépression chez la femme est souvent exprimée par des sentiments liés à la tristesse, elle se manifeste souvent par de l’irritabilité et de l’agressivité chez l’homme.

30 En savoir plus

Pépite | Prise en charge de la dermatite atopique chez le nourrisson et le jeune enfant

Pépite | Prise en charge de la dermatite atopique chez le nourrisson et le jeune enfant

G. Photothérapie. Il existe des études qui démontrent l’efficacité de la photothérapie chez l’adulte. À l’inverse peu d’études sont disponibles quant à l’utilisation de cette méthode dans la DA chez l’enfant. Il s’agit d’une thérapie couramment utilisée dans le psoriasis de par les propriétés immunosuppressives connues des ultra-violets (29). Actuellement, la photothérapie peut se pratiquer dans les cabinets de dermatologie via l’emploi des UVA ou des UVB seuls ou bien avec une association UVA-UVB. La photothérapie peut être initiée après avis médical, dans le traitement des formes sévère de DA chez l’enfant âgés de 8 à 10 ans. Dans ce cas, on utilisera l’association UVA-UVB ou UVB seul. Le rythme fixé est en général de deux à trois séances par semaine, ceci pendant une courte durée en raison du risque carcinogène (30).
En savoir plus

94 En savoir plus

La lecture interactive : un outil pour développer la théorie de l’esprit chez une enfant autiste

La lecture interactive : un outil pour développer la théorie de l’esprit chez une enfant autiste

Références American Psychiatric Association. (2013). DSM V : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (5 ième éd.). Paris, France : Masson. Baron, M.-P. (2010). Le développement structural et morphosyntaxique du rappel de récit chez l'enfant sourd dans un contexte de lecture interactive (Mémoire de maitrise, Université Laval, Québec). Baron-Cohen, S. (1989). The autistic child’s theory of mind : A case of specific developmental delay. Journal of child psychology and psychiatry, 30(2), 285–298.

48 En savoir plus

L'intérêt de l'enveloppement humide chez un enfant présentant des troubles majeurs de la relation

L'intérêt de l'enveloppement humide chez un enfant présentant des troubles majeurs de la relation

La "préoccupation maternelle primaire" induit un état d'hypersensibilité chez la mère, qui permet à son nouveau-né de se mettre à sa place et de répondre au mieux à ses besoins. Cette disposition de la mère qui favorise la mise en place d'un "environnement suffisamment bon" est indispensable au bébé; celui-ci, durant les premières années de sa vie, est entièrement dépendant de son environnement et des soins maternels. L'enfant perçoit au travers des échanges avec sa mère la plus petite variation de son humeur ou de sa disponibilité. Dans le même temps il associe dans son fonctionnement l'hypertonie de besoin et l'hypotonie de satisfaction. Après avoir étudié le couple quiétude/déplaisir, H. Wallon distingue deux modes de réponse tonico-émotionnelle : à la quiétude correspond la détente musculaire alors que le déplaisir est associé à l'augmentation du tonus. C'est à travers le dialogue tonico- émotionnel que la mère se fait l'interprète du corps de son enfant. D'ailleurs, J. de Ajuriaguerra souligne la réciprocité de l'échange : il ne s'agit pas d'une communication unilatérale par la voie corporelle entre la mère et son bébé mais bien d'un système de correspondance entre le vécu corporel de l'un et de l'autre. Il ajoute que "Nous avons
En savoir plus

96 En savoir plus

Processus développementaux impliqués dans l’évolution de la néophobie alimentaire chez le jeune enfant

Processus développementaux impliqués dans l’évolution de la néophobie alimentaire chez le jeune enfant

Des travaux ont également indiqué que, lors de la période de diversification, la variété alimentaire proposée aux enfants, que ce soit en termes de saveur ou de texture, influençait l’acceptabilité des aliments nouveaux. En ce qui concerne la saveur, Gerrish et Mennella (2001) ont évalué l’acceptation d’un nouveau légume (purée de carottes) suite à trois types d’exposition : exposition à l’aliment cible, exposition à la purée de pommes de terre (dont la flaveur est très différente de la carotte) et exposition à une variété de légumes n’incluant pas la carotte. Leurs résultats ont montré que les nourrissons exposés à la purée de pommes de terre n’augmentaient pas leur consommation de purée de carottes, tandis que les nourrissons exposés à l’aliment cible et à une variété de légumes consommaient davantage de purée de carottes après la période d’exposition. Mennella, Nicklaus, Jagolino, et Yourshaw (2008) ont montré que chez les nourrissons, l’exposition répétée à une variété de fruits augmentait l’acceptation d’un nouveau fruit, mais qu’elle ne se généralisait pas à un nouveau légume. D’autre part, l’exposition répétée à une variété de légumes (haricots verts, carottes, épinards) entre les repas n’a pas modifié l’acceptation de ces légumes. Les auteurs ont émis l’hypothèse que l’acceptation des légumes verts tels que les haricots verts ou les épinards était plus difficile à améliorer en raison de leur goût amer ; davantage d’expositions seraient donc nécessaires pour augmenter leur consommation. D’ailleurs, les nourrissons exposés à une variété de légumes, à la fois pendant et entre les repas, ont augmenté leur consommation d’haricots verts, de carottes et d’épinards. Ainsi, ce n’est pas seulement l’expérience avec la variété pendant et entre les repas qui est importante, mais également la proximité des aliments expérimentés avec la nourriture cible en termes de flaveur.
En savoir plus

311 En savoir plus

Emploi, enfant et aspirateur : quelles évolutions chez les jeunes couples depuis 2005 ?

Emploi, enfant et aspirateur : quelles évolutions chez les jeunes couples depuis 2005 ?

Les résultats présentés dans ce Céreq Bref s’appuient sur l’exploitation statistique des enquêtes Génération 1998 et Génération 2010 menées par le Céreq sur les che- minements professionnels de jeunes ayant terminé leur formation initiale en 1998 et 2010. Ils mobilisent la troisième interrogation de ces deux Générations réalisée res- pectivement à l’automne 2005 et à l’automne 2017. Ils concernent les jeunes vivant en couple au moment de cette interrogation, un peu plus de 7 ans après la fin de leurs études, entendus ici comme les jeunes déclarant vivre avec un compagnon ou une compagne dans un logement différent du logement parental. Ces deux enquêtes permettent d’analyser les liens entre débuts de carrière professionnelle et début de « carrière » familiale, grâce à un module portant sur les caractéristiques individuelles et l’environnement familial des individus, la répartition des tâches domestiques au sein du couple et les éventuelles conséquences de la naissance d’un enfant sur la vie professionnelle. Ce module n’intègre cependant pas encore de questions permettant de distinguer les couples hétérosexuels des couples homosexuels.
En savoir plus

4 En savoir plus

Représentations de l’enfant chez les mères adolescentes : lien avec les interactions mère-enfant

Représentations de l’enfant chez les mères adolescentes : lien avec les interactions mère-enfant

43 L’ORC et la RMSA. Contrairement à ce qui a été envisagé, les résultats de la présente étude ne révèlent pas d‟association significative entre l‟ORC et la RMSA. Bien que peu d‟études se soient penchées sur le sujet, l'étude de Lundy (2003) observe une association entre l‟ORC et la RMSA rapportée par les parents. La différence de résultats peut être attribuable à la différence de population à l‟étude. L‟étude de Lundy (2003) ne porte pas sur un échantillon à risque. Il est donc possible que l‟on retrouve un lien entre l‟ORC et la RMSA uniquement dans les populations plus normatives, des populations possiblement plus enclines à avoir une réflexion plus approfondie concernant leur enfant. L‟étude de Demers et al. (2010), pour sa part, se penche sur l‟association entre l‟ORC et la sécurité de l‟attachement mesurée par la SE chez des mères adultes et adolescentes. Chez les mères adultes, on retrouve une association claire entre l‟ORC et la sécurité de l‟attachement alors qu‟on ne retrouve pas de lien entre les deux variables chez les mères adolescentes. Bien que cette étude porte sur le concept de sécurité de l‟attachement plutôt que la représentation de la sécurité de l‟attachement, ces résultats, combinés avec les résultats de la présente étude, peuvent suggérer que certains processus liés à la relation mère-enfant sont différents chez les mères adolescentes par rapport aux mères adultes. En effet, certains auteurs ont démontré la présence de mécanismes spécifiques divergents dans des populations de mères adolescentes ou des populations à risque (Aiello & Lancaster, 2007; Rowe, Jacobson & Van der Oord, 1999; Shapiro & Mangelsdorf, 1994; Tarabulsy et al., 2005). Cette hypothèse reste toutefois à investiguer par le biais d‟études ultérieures.
En savoir plus

91 En savoir plus

Systèmes sensoriels et sons : développer une conscience sensible chez le jeune enfant

Systèmes sensoriels et sons : développer une conscience sensible chez le jeune enfant

Mon dispositif a fonctionné en plusieurs étapes. La première était celle de l’évaluation diagnostique qui a fait ressortir des profils dans ma classe. Par la suite, j’ai commencé à présenter les concepts de bruit et de son à mes élèves à l’aide de questionnaires simples qui me permettaient de comprendre leurs sensations subjectives. J’ai également impliqué les parents d’élèves dans mon étude : ils ont répondu à un questionnaire sur leur enfant qui m’a aiguillée sur le sens préféré par chacun. Des tests sensoriels m’ont ensuite permis de définir pour chaque élève le sens privilégié dans des situations inconnues. J’ai enfin proposé des ateliers centrés sur un sens : chaque groupe d’élèves concerné y participait. Enfin, mon évaluation finale a démontré un changement du niveau sonore dans ma classe.
En savoir plus

64 En savoir plus

La construction du concept de nombre chez un enfant ayant reçu un diagnostic d'autisme

La construction du concept de nombre chez un enfant ayant reçu un diagnostic d'autisme

140 Cet item a été réalisé en deux parties distinctes. Lors de la première tâche, l‟intervenante dresse une rangée de onze bâtonnets de bois devant l‟enfant. Marianne doit la dénombrer, ce qu‟elle réussit. L‟intervenante modifie l‟apparence de la collection, et ce, à deux reprises : en déposant les bâtonnets pêle-mêle et en les replaçant en ligne droite. À la suite de chaque modification, l‟enfant ne parvient pas à identifier le cardinal de la collection sans devoir recompter les éléments à chaque fois. De surcroît, faisant une méprise dans son second dénombrement, Marianne n‟a pas de problème à arriver à un autre nombre que celui énoncé précédemment pour la même collection. De plus, lorsque l‟intervenante lui demande de commencer son comptage à un nouvel endroit, elle n‟est pas en mesure d‟énoncer qu‟il y aurait toujours onze bâtonnets, préférant les recompter. Bien plus, elle maintient que la quantité est de trois en commençant d‟un nouvel endroit. Cela témoigne que Marianne n‟a toujours pas construit la conservation des quantités discontinues. Du coup, ni le principe cardinal, ni la non-pertinence de l‟ordre n‟apparaissent dans les raisonnements de Marianne. Lors de la deuxième tâche, l‟intervenante présente un ensemble de cinq dames à l‟enfant. Cette dernière doit aller au magasin chercher des vêtements pour que les dames puissent aller au bal. Pour ce faire, Marianne doit dénombrer les éléments à aller chercher avant de se rendre au magasin, ce qu‟elle n‟est pas en mesure de faire. Même avec un soutien de la part de l‟adulte, Marianne ne recourt pas au comptage pour identifier le nombre de dames à habiller, et donc le nombre de robes à aller chercher. Elle procède par tâtonnements, allant chercher un ou deux morceaux à la fois.
En savoir plus

215 En savoir plus

Show all 10000 documents...