Haut PDF L'évaluation de la communication publique l'exemple de la prévention du sida

L'évaluation de la communication publique l'exemple de la prévention du sida

L'évaluation de la communication publique l'exemple de la prévention du sida

On peut supposer qu'en Suisse, la représentation des liens entre connaissances et modifications des comportements s'est posée différemment. En France, nous avons vu que la liaison entr[r]

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Communication de santé publique et prévention du sida. Une expérimentation sur l'influence de mini-actes engageants via Internet.

Communication de santé publique et prévention du sida. Une expérimentation sur l'influence de mini-actes engageants via Internet.

Au regard des enjeux de santé publique, quels sont les fondements théoriques de l’influence de ces « mini-actes » ? Quels processus socio-cognitifs sont impliqués dans les « effets » de tels dispositifs ? Il existe dans la littérature scientifique plusieurs recherches expérimentales portant sur la communication interpersonnelle et la communication médiatique écrite utilisant un même principe. Ces recherches ont été menées dans le contexte théorique de la communication engageante (Bernard et Joule, 2004). Celle-ci vise à changer les cognitions, représentations et actions sociales en incitant les sujets sociaux, à la fois, à traiter des informations persuasives et à réaliser des « mini-actes » psychomoteurs, peu coûteux, en lien avec l’action sociale à promouvoir. Ensuite, selon les processus expliqués par la théorie de l’engagement (Joule et Beauvois, 1998), les sujets sociaux ont tendance à « ajuster » leurs pensées aux mini-actes réalisés. Ainsi, premièrement, ils accepteront plus facilement de réaliser -ou réaliseront par eux-mêmes- d’autres actes plus « couteux » dans le sens de l’action promue. Deuxièmement, ils modifieront plus facilement leurs cognitions et représentations dans un sens favorable à l’action sociale. Dans ce contexte, Deschamps, Joule et Gumy (2005) montrent que répondre à un quiz relatif aux pratiques électorales sur support papier, constitue un acte engageant irrévocable conduisant à la réalisation d’autres comportements plus coûteux allant dans le même sens (i.e. voter). De même, Masson-Maret, Joule et Juan de Mendoza (1992) ont mis en évidence les effets bénéfiques de la signature d’un engagement contre le sida sur les représentations et les attitudes favorables à la prévention du sida lors d’une opération de sensibilisation en milieu scolaire. Malgré leur méconnaissance des recherches scientifiques, les producteurs possèdent donc une « bonne intuition » en utilisant des procédés communicationnels dont l’efficacité a été attestée par des expérimentations impliquant une médiation humaine ou le support papier. Cependant, il n’existe pas de recherche permettant d’évaluer la validité scientifique et les effets effectifs des « mini-actes » réalisés via une communication numérique malgré le récent développement de ces pratiques. La recherche suivante contribue à combler ce manque.
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Évaluation des connaissances, de la perception du risque et des comportements de prévention vis-à-vis du VIH/Sida chez les sujets de plus de 50 ans

Évaluation des connaissances, de la perception du risque et des comportements de prévention vis-à-vis du VIH/Sida chez les sujets de plus de 50 ans

De plus, les spécialistes ont constaté que cette tranche d’âge présentait plus de chance d’être diagnostiquée aux stades avancés de l’infection mais aussi que la transmission du virus se faisait majoritairement lors de rapports hétérosexuels. [12] Ces résultats concordent avec de récentes données françaises. En effet, dans un article du bulletin épidémiologique hebdomadaire consacré à l’âge des personnes ayant découvert leur séropositivité au VIH, Santé publique France indique que chez les seniors de plus de 50 ans, les découvertes de séropositivité se sont stabilisées depuis 2016 avec une proportion de 20% soit 1200 découvertes annuelles (versus 11% des jeunes). Parmi ces seniors, trois-quarts étaient des hommes (72% en 2016) et pour la moitié d’entre eux, la contamination avait eu lieu lors de rapports hétérosexuels (avec 53% des hétérosexuels seniors nés à l’étranger). Pour les femmes, la totalité d’entre elles étaient contaminée par rapports hétérosexuels et 60% d’entre elles étaient nées à l’étranger.
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Marketing social et efficacité des campagnes de prévention de santé publique : apports et implications des récents modèles de la communication persuasive

Marketing social et efficacité des campagnes de prévention de santé publique : apports et implications des récents modèles de la communication persuasive

chez le récepteur, cela peut influer sur la quantité d’informations dont il pense avoir besoin pour faire face au risque. En fonction de ces facteurs, le récepteur peut mettre en œuvre, soit, un traitement systématique (s’il est motivé et capable), soit, un traitement heuristique (s’il n’est ni motivé, ni capable). Ces traitements vont l’amener à former une attitude envers le comportement de prévention. Le modèle de Griffin et al. (1999) lie attitude et comportement en se basant sur la théorie du comportement planifié (Ajzen, 1991). L’adoption du comportement de prévention (e.g. arrêter de fumer) est médiatisée par l’intention comportementale (IC) (e.g. intention d’arrêter de fumer). Celle-ci est fonction de trois facteurs. Tout d’abord, l’attitude envers le comportement (e.g. évaluation favorable ou défavorable du récepteur envers l’intention d’arrêter de fumer) dépendant elle-même des croyances sur les conséquences du comportement (e.g. « si j’arrête de fumer, je diminue ma probabilité de développer un cancer ») et de l’évaluation des résultats de ce comportement (e.g. « si j’arrête de fumer, je serais en bonne santé »). Les normes subjectives, ensuite, qui sont fonction des croyances du récepteur sur ce que les membres de sa famille ou de son groupe de référence attendent de lui quant à l’action (e.g. « ma famille et mes amis sont non- fumeurs, ils pensent que je devrais arrêter de fumer ») et de la motivation du récepteur à s’y conformer (e.g. « je veux faire ce que ma famille et mes amis attendent de moi »). Enfin, le contrôle comportemental perçu (i.e., croyances du récepteur par rapport au degré de facilité/difficulté d’accomplir le comportement) qui dépend des croyances de la cible sur le contrôle. Celles-ci peuvent être internes (e.g. informations, habileté) ou externes (e.g. opportunité, dépendance vis-à- vis des autres). Griffin et al. (1999) ajoutent que le contrôle comportemental perçu est influencé par les caractéristiques perçues du risque (e.g., auto-efficacité, pertinence personnelle du risque). Le contrôle peut influer sur le comportement par l’intermédiaire de l’IC ou de manière directe. Objet de nombreuses validations empiriques en prévention pour la santé (e.g. Albarracín et al. 2001 ; Higgins et Conner, 2003), la théorie du comportement planifié s’avère valable pour prédire l’effet des campagnes sur le changement de comportement.
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Analyses spatiales de problèmes de santé publique en Afrique subsaharienne : exemples du VIH/SIDA et de la malnutrition.

Analyses spatiales de problèmes de santé publique en Afrique subsaharienne : exemples du VIH/SIDA et de la malnutrition.

national se faisait à l’aide des données de surveillance sentinelle de la prévalence du VIH chez les femmes enceintes. À partir de l’année 1989, pour freiner la propagation du VIH, des associations de lutte contre le SIDA qui prônaient la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au SIDA ont commencé à voir le jour. Ces associations de lutte contre le SIDA ont joué un rôle particulièrement prépondérant dans la lutte contre le SIDA. Par exemple, l’Association Nationale de Soutien aux Séropositifs et Sidéens (ANSS) a créé un centre dénommé « La maison de la joie » pour accueillir les enfants orphelins pour des causes liées au SIDA, séropositifs ou non. Depuis sa création, elle a contribué et continue à maintenir les PvVIH en vie par leur suivi et leur prise en charge médicale en leur facilitant l’accès aux ARV. Actuellement, elle s’intéresse aussi à la prise en charge des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH). Elle a également créé un centre dénommé « TURIHO » qui veut dire « Nous sommes encore en vie » qui fait la promotion de la prévention de la transmission du VIH, tout en contribuant à l’amélioration du bien-être des personnes déjà atteintes par le VIH. La branche burundaise de l’organisation panafricaine de femmes face au VIH/SIDA (Society for Women Against AIDS in Africa), dénommée SWAA-Burundi, a contribué et contribue actuellement à prévenir les infections par le VIH principalement chez les filles et les femmes, à prendre en charge médicalement et psychologiquement les PvVIH vivant à Bujumbura et dans ses antennes (Gitega, Ngozi, Kayanza, Muyinga, Muramvya, Ruyigi, Burundi) et à protéger les enfants de la transmission du VIH de la mère à l’enfant lors de la PTME. De plus, elle offre un service de dépistage et encourage la population à l’adoption de comportements à faible risque d’infection par le VIH. Comme pour l’ANSS, elle a inscrit dans ses activités un volet HSH. L’association pour l’encadrement des personnes vulnérables en Afrique (EPVA) est contribue à assurer la prise en charge des PvVIH, des sidéens et des orphelins de guerre et du SIDA. La Famille pour Vaincre le Sida (FVS) prend en charge les orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) et plus particulièrement les orphelins du SIDA.
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Prévention des attaques par logiciels malveillants: perspectives de la santé publique

Prévention des attaques par logiciels malveillants: perspectives de la santé publique

31 3.1.3 Développement et évaluation de stratégies La troisième étape du modèle de prévention concerne le développement et l’évaluation de stratégies. Ces dernières se doivent d’être multidisciplinaires, et de travailler à l’échelle des systèmes, des individus, des populations, et de l’environnement. À l’instar de la santé, les stratégies peuvent être classifiées en trois niveaux : primaire, secondaire, et tertiaire. La prévention primaire vise à protéger les systèmes et ses utilisateurs, et à prévenir les infections par logiciels malveillants. À titre d’exemples, nous retrouvons les stratégies visant à prévenir l’adoption de comportement usager à risque en ligne, favoriser la mise à jour régulière des systèmes, ou encore le recours à un pare-feu. La prévention secondaire, quant à elle, cherche à détecter les infections le plus tôt possible afin d’en ralentir ou d’en arrêter la progression. Un exemple notable à ce niveau serait le recours à un logiciel antivirus. Et la prévention tertiaire désigne les stratégies reliées à l’arrêt de la progression des infections, et le contrôle des répercussions non désirées. Ceci inclut notamment la discipline de réponse aux incidents. Bien qu’il existe plusieurs efforts reliés au développement de nouvelles stratégies de prévention en sécurité des systèmes d’information, peu d’efforts sont toutefois dédiés à leur évaluation et leur adoption. Avec une approche axée sur la santé publique, l’évaluation des stratégies implique non seulement d’évaluer l’efficacité en terme de réduction des attaques par logiciels malveillants, mais en plus les retombées économiques et les incidences à long terme. Ces nouvelles données collectées peuvent ainsi servir à la prise de décisions afin de soutenir les efforts de prévention.
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De l’urgence politique à la gestion de l’action publique : construire et institutionnaliser l’accès aux traitements du VIH/sida au Bénin

De l’urgence politique à la gestion de l’action publique : construire et institutionnaliser l’accès aux traitements du VIH/sida au Bénin

ment bien conservées dans les centres de documentation des structures étatiques ou internationales. Dans le domaine qui m’intéresse ici, le ministère de la Santé possède effectivement un centre de documentation destiné à réunir les documents institution- nels édités par le Bénin et ses partenaires sur la santé, voire les mémoires de recherche d’étudiants ayant réalisé un stage dans le domaine de la santé. Et le PNLS et l’ONU- SIDA possèdent leurs propres centres de documentation autour des thématiques du VIH/sida. Cependant, mes recherches au sein de ces centres se sont révélées extrême- ment décevantes car la présence (ou l’absence) des documents semblait relever d’un classement extrêmement hétéroclite. Mes observations et échanges informels avec les personnes en charge de ces centres ont mis en avant le fait que l’envoi d’un document au centre de documentation pour archivage était loin d’être automatique, même dans le cadre d’un document édité par le service/ministère dont le centre en question fait partie. Ainsi, de nombreux projets de développement ferment sans avoir diffusé leurs documents ou les personnes représentantes d’une organisation, à qui le document a été envoyé, le conservent dans leurs affaires personnelles et quittent la structure avec. Cette difficulté de l’archivage explique le caractère hétéroclite et divers des do- cuments que j’ai pu recueillir. La plupart de ces documents ont été obtenus par l’intermédiaire des personnes interrogées plutôt que par le biais des centres de do- cumentation. J’ai tenté de retrouver l’ensemble des documents principaux depuis le début de la lutte contre le VIH/sida (plans nationaux, évaluation des stratégies, etc.) avec, cependant, un succès modéré. Par exemple, j’ai pu, par hasard, trouver dans le centre de documentation de l’ONUSIDA le deuxième Plan à moyen terme de lutte contre le VIH/sida du Bénin alors qu’il était introuvable au PNLS. Cette collecte de données, bien qu’elle nous donne des informations précieuses et nous permette de confirmer certaines de informations obtenues par le biais des entretiens, est donc sujet à de nombreuses limitations, que nous avons tenté de contourner en multipliant les sources de collecte.
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Apports et implications de la cognition sociale à la communication externe des organisations : le cas de l'influence des campagnes de prévention de santé publique. Nouvelles perspectives ouvertes par la communication engageante.

Apports et implications de la cognition sociale à la communication externe des organisations : le cas de l'influence des campagnes de prévention de santé publique. Nouvelles perspectives ouvertes par la communication engageante.

(Idée force « la communication engageante induit une nouvelle forme de message de prévention facilement utilisable par les praticiens ») En appliquant le principe de la communication engageante, nous émettons l’idée qu’elle induit une nouvelle forme de message préventif de santé publique en communication-média : le message de prévention engageant. Véhiculé par les médias, il regrouperait deux éléments : des systèmes sémiotiques amenant le récepteur à réaliser un ou des comportements préparatoires engageants et des systèmes esthético-sémiotiques formant un message de prévention. Par exemple, pour la prévention du sida, le message préventif engageant pourrait être inséré dans un magazine. Le lecteur réaliserait un test sur ses connaissances par rapport au sida et totaliserait ses points au test (acte préparatoire) qui renverraient le lecteur à des résultats sous forme de message de prévention du sida et à la réalisation d’autres actes préparatoires (e.g. appeler un numéro vert, consulter un site Internet). Ainsi, le principe de la communication engageante pourrait être regroupé en une entité, correspondant au message engageant, facilement utilisable par les professionnels. Ce principe pourrait également s’appliquer à Internet, média interactif propice à la réalisation de comportements préparatoires engageants. Par exemple, un site consacré à la prévention du tabagisme pourrait proposer différents comportements préparatoires, tels, des jeux ou un test en ligne à remplir par le fumeur lui renvoyant des conseils personnalisés pour arrêter de fumer. Ainsi, le message pourrait réellement être adapté à la cible et être conforme au principe des messages « taillés sur mesure » dont l’efficacité à été démontrée (cf. supra). Le message préventif engageant s’avère heuristique pour les praticiens en étant, d’une part, très facilement opérationnalisable et d’autre part, leur permettant d’augmenter les effets comportementaux des campagnes. (Idée force : « la communication engageante donne naissance à une nouvelle forme de communication persuasive de santé publique »)
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Risque du sida et structuration des sociabilités homosexuelles. Analyse sociologique des normes de prévention en France, 1989-2009.

Risque du sida et structuration des sociabilités homosexuelles. Analyse sociologique des normes de prévention en France, 1989-2009.

26 j’essaierais de me concentrer sur les propos et l’expérience des enquêtés. J’y voyais notamment une condition pour limiter les biais de « désirabilité » dans les réponses sur des questions d’ordre intime, sur la sexualité et/ou les pratiques à risque. A ma grande surprise, aucune des personnes rencontrées ne m’a posé la moindre question sur mon orientation sexuelle : elle allait de soi. C’est bien une forme d’assignation identitaire qui s’est produite au cours des entretiens : j’étais immédiatement perçu comme homosexuel. En effet, pour un certain nombre de répondants, non naïfs vis-à-vis du milieu de la recherche, la conduite d’une étude sur l’homosexualité est spontanément associée à une proximité du chercheur vis-à-vis de son objet. À la lumière de l’histoire des recherches sur le sida et les gais, cette intuition s’avère relativement vérifiable. Cette « évidence » préalable à la rencontre a par ailleurs pu être confirmée par une série d’observations au cours des entretiens. De fait, le sociologue véhicule nombre de codes implicites, inscrits dans les attitudes et les regards. La relation même d’entretien, dans une démarche d’empathie vis-à-vis des propos de l’interviewé, m’a par ailleurs dévoilé bien plus que je ne le pensais au départ. Car en témoignant d’une volonté de comprendre ce que vit la personne rencontrée, on travaille aussi à partir de sa propre connaissance des questions et des faits abordés. La connivence qui s’instaure est alors propice au dévoilement implicite d’une proximité de vécu : en termes d’expérience de l’homosexualité, et en termes d’expérience morale de la prévention et du risque. Le dialogue passe alors largement par la communication non verbale : les sourires, les acquiescements qui signifient une compréhension lorsque certains lieux ou certaines pratiques sont évoqués, etc. Dans la dynamique de l’échange, le vocabulaire utilisé, la connaissance des codes ou d’évènements du parcours homosexuel (l’expérience du « coming out », par exemple), ont aussi pu servir de révélateur plus explicite de mon orientation sexuelle. À de nombreux moments, il n’a sans doute pas été nécessaire d’en dire plus que ne le faisaient mon visage et mon corps. Mais la diversité des personnes rencontrées suggère que ce n’est jamais la même homosexualité qui était en jeu dans ces interactions, puisqu’il s’agissait de représentations co- construites au cours de l’entretien, c'est-à-dire dépendantes de leurs représentations de ce qu’implique le fait d’être jeune, homosexuel et doctorant. On pourrait alors parler d’une homosexualité perçue ou imaginée, non superposable aux positionnements identitaires du chercheur.
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L’action publique de prévention du VIH/sida en Communauté française. Une analyse foucaldienne

L’action publique de prévention du VIH/sida en Communauté française. Une analyse foucaldienne

L’usage du préservatif ou d’une seringue propre lors d’une pratique comportant des risques de transmission du VIH correspond finalement à la promotion d’une norme particulière. Pour rappel, la différence entre dispositifs de sécurité et discipline pour la définition de la norme se situe au niveau de son ancrage dans la réalité observée. Les disciplines énoncent une norme abstraite et générale à atteindre, tandis que dans les mécanismes de sécurité, la norme est définie sur base de l’observation du réel et la définition, par exemple, d’une moyenne : la norme c’est le « normal ». Ici, l’usage du préservatif 181 est érigé en norme car cela a longtemps été considéré comme le seul moyen efficace de se protéger (cf. infra). On pourrait facilement lier l’intégration individuelle de cette norme au concept de discipline. Cependant, cela ne peut en aucun cas permettre de conclure qu’on a affaire à ce type d’outil. En effet, la sexualité et l’usage de drogues se prêtent assez mal aux autres éléments propres à l’anatomo- politique : ce ne sont pas des comportements qu’il est possible, ou à tout le moins opportun,
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Évaluation logique de trois (3) campagnes de prévention contre le VIH/Sida à Montréal

Évaluation logique de trois (3) campagnes de prévention contre le VIH/Sida à Montréal

1. Les affiches L’affichage médiatique via les pancartes ou des cartes postales constitue une importante part dans la technique du marketing social. C’est le support publicitaire « coup de cœur » qui est utilisé dans un nombre importants d’événements, de festivités et d’entreprises. Un affichage accroche le regard et marque instantanément les esprits. L’affiche est destinée à être vue dans la rue et les lieux publics. À la différence des autres médias, où il faut se déplacer, allumer la télévision ou la radio, ou encore chercher l’information sur un site Web ou ouvrir le journal, l’introduction à l'affiche se déroule durant un moment accidentel (Blanc et al., 2009). Pour être vue, l'affiche doit attirer l'attention, puis distraire. C’est pourquoi, l’objectif de l’affiche est une perception rapide du message ainsi que la compréhension rapide par le public. On a considéré qu’elle doit être simple dans son dessin et son texte, ses couleurs doivent être vives et captivantes (Bernheim, 2004). La représentation graphique et le texte de l'affiche doivent marquer la mémoire des gens. L'expression d'une affiche doit être canalisée, épurée, simplifiée, pour qu'elle devienne claire et limpide (Bernheim, 2004). L’affichage est un outil de communication efficace et économique.
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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Face au SIDA, le dialogue des cultures : du film à la prévention

ARTheque - STEF - ENS Cachan | Face au SIDA, le dialogue des cultures : du film à la prévention

- Le rôle spécifique de la femme dans la prévention du sida est mis en avant, en raison de sa responsabilité traditionnelle dans les soins aux malades. Dans la discussion qui a suivi la projection du film, certaines limites ont été relevées : le film traite de la transmission du sida par relations sexuelles et n'aborde pas la question d'autres modes de contamination, comme la transfusion, la circoncision ou la toxicomanie ; une opposition parfois trop tranchée entre un Nord "rationaliste" et un Sud plus "irrationnel" est également critiquée. Les points positifs concernent l'entreprise elle-même dans sa démarche d'interrogation sous le signe du dialogue. Les situations décrites ouvrent sur une vaste réflexion concernant le choc des cultures. Cette réflexion a été présentée en introduction à la projection. En voici les principaux points.
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La communication hospitalière publique à l'ère digitale

La communication hospitalière publique à l'ère digitale

Le site de doctissimo est fondé en 2000 de la rencontre de deux médecins voulant vulgariser le domaine de la santé et éclairer les patients sur des sujets qui les touchent directement. Il répond, selon les fondateurs, à « un vide institutionnel » 1 . Aujourd’hui, c’est le groupe média Lagardère qui est propriétaire du site, et les revenus sont générés par la publicité présente sur le site. La page d’accueil du site propose les articles récents du site et les articles les plus partagés. L’interface est simple et présente un code couleur selon les thèmes. Nous avons donc, en haut de la page d’accueil, plusieurs onglets dont la santé, les médicaments, ou encore la grossesse. Doctissimo propose ainsi un large panel d’information sur la santé, mais est, en plus, une source d’information importante en ce qui concerne les médicaments. On peut retrouver grâce au site toutes les notices des médicaments avec leur posologie ou leurs effets secondaires. Mais ce qui a fait la renommée de Doctissimo est son forum de discussion. Un forum est un lieu de rencontre et d’échange et, sur internet, la discussion se fait de manière asynchrone, c’est-à-dire que tous les messages postés sont enregistrés et visibles, cela permet de répondre à des messages postés dans la minute ou à de vieux postes de plusieurs années. L’accès à ce forum est libre, on peut donc lire tous les sujets sans être inscrit sur le site. En revanche, si le visiteur désire ouvrir une discussion ou répondre à des messages, il faut procéder à l’inscription sur le site de doctissimo, et il sera alors identifié par un pseudo qu’il choisit. De la même manière que le site, le forum, ou plus précisément les forums, sont regroupés par thème et possèdent le même code couleur (santé, mode, psychologie…), on choisit une catégorie puis une sous-catégorie (par exemple pour psychologie on trouve alcool, affaires de couples, trouble de la personnalité…) et enfin nous avons accès à de nombreux topics rédigé par les internautes. Ce site propose donc une multitude d’outils et d’informations pour mieux appréhender la maladie ou la santé d’une manière générale.
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TIC et communication de santé publique : une normalisation ambivalente

TIC et communication de santé publique : une normalisation ambivalente

L’autre constat partagé relativement aux sites institutionnels d’information en santé publique est la nécessité de leur « rationalisation » ou de leur « remise à plat ». De fait, cette démarche dépasse le secteur de la santé publique. Depuis plusieurs décennies, et de manière indépendante de la couleur partisane des gouvernements, la publicisation des données publiques, le développement de l’administration électronique et l’amélioration des services aux usagers ont fait l’objet d’une préoccupation pérenne, développée au travers de nombreux programmes gouvernementaux (Wojcik 2012). Dans les nombreux rapports qui portent sur ces questions, les TIC ont toujours été conçues comme des leviers de la modernisation de l’Etat, permettant de surcroît d’assurer la transparence de son fonctionnement et de ses activités, valeur intangible et sacralisée tant pour les acteurs politiques, administratifs que pour les spécialistes de la communication. Or depuis quelques années, la profusion des sites institutionnels est soumise à critique depuis l’intérieur des institutions. On observe en l’occurrence un mouvement intéressant : à la « transparence » comme valeur partagée s’est ajoutée celle de la « lisibilité ». Les deux textes institutionnels dans lequel ce mouvement est perceptible sont les rapports émanant du « groupe “Experts numériques“ », encore désignés sous le nom de rapport Riester (du nom du député pilote du groupe) et publiés le 12 février 2010 et le 26 septembre 2011.
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Les maladies à prions : risques pour la santé publique et mesures de prévention

Les maladies à prions : risques pour la santé publique et mesures de prévention

Conformément aux recommandations de l'OMS, les liquides de nettoyage des dispositifs médicaux ayant été en contact avec les tissus considérés comme infectieux chez des patients prése[r]

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Communication publique et marketing territorial au Maghreb : pour une communication responsable sur les territoires | RIMEC

Communication publique et marketing territorial au Maghreb : pour une communication responsable sur les territoires | RIMEC

11. Après, mais aussi avec, la mobilisation des technologies numériques, les thématiques des patrimoines reviennent en force. Dans leur article ‘De la communication publique sur les sites historiques au marketing territorial : cas du site de Timgad en Algérie’ , Fadia Hannachi et Lamia Moumentraitent du rôle de médiatisation dans la valorisation d’un patrimoine culturel matériel. D’emblée, les auteures soulignent que le patrimoine n’est pas valorisé par sa simple existence.Classiquement, elles insistent sur le rôle de la communication publique et territoriale dans la transformation des sites historiques et leurs bâtis en patrimoine reconnu et classé avec ses vocations : artistique, culturelle, historique et touristique. Mais surtout, elles expliquent comment un patrimoine quelque peu oublié peut constituer un facteur mobilisable dans le marketing culturel versusterritorial. Pour elles, la patrimonialisation d’un site archéologique par sa communication permet son exploitation comme destination touristique tout enstimulant l’économie du territoire environnant. En ce sens, l’enquête menée présente aussi une analyse des actions de communication patrimoniale sur le site de Timgad en Algérie dans le cadre des politiques publiques culturelles et touristiques.
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Eléments d'une communication scientifique ouverte et publique

Eléments d'une communication scientifique ouverte et publique

Quel est ainsi le statut d’un modèle d’épi-journaux tel que nous l’avons décrit avec la plate- forme Episciences ? Est-ce un modèle de voie verte puisque la diffusion se fait en archives ouvertes ? Est-ce une voie dorée,puisque la mise en ligne de l’article final est un acte de publication résultant d’une décision éditoriale du journal, de façon presque traditionnelle ? Qu’en est-il aussi de modèles économique tels que le Freemium qui accompagne le déploiement de nombreuxjournaux de la plate-forme revues.org ? Une vision dorée ou même diamant (sans APC) est extrêmement réductrice pour décrire un mode de financement externe par les bibliothèques (et donc par les lecteurs), du fonctionnement des journaux (alors que la plateforme est vue comme une infrastructure financée par des fonds publics), qui elles-mêmes ne sont que partiellement en accès libre, puisque seule la version web (HTML) est librement accessible et que l’accès à d’autres formats ou services (par exemple le catalogage) est subordonné au paiement de la licence Freemium par les bibliothèques universitaires ou de recherche.
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Les modèles de communication publique des sciences : paradigmes, problèmes, enjeux

Les modèles de communication publique des sciences : paradigmes, problèmes, enjeux

Modèles et paradigmes 1. Transmission versus relation Dans sa revue de littérature, Robert L OGAN (2001) note qu’en communication publique des sciences, « les termes « modèles de recherche » et « traditions de recherche » sont utilisés indifféremment, même si le modèle se réfère parfois à l’idée de diagramme et la tradition à une conception plus large ». Il n’est alors pas étonnant de retrouver effectivement dans le corpus certains modèles présentés comme des paradigmes et inversement, puisque, comme nous l’avons vu dans le chapitre consacré à la notion de modèle, les deux concepts puisent à la même source platonicienne. Il constate néanmoins que deux modèles ou paradigmes servent habituellement de soubassement à deux traditions de recherche, partageant un même souci de développer la compréhension des sciences par le public, à partir de points de vue et d’hypothèses différents :
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Les spécificités théoriques de la communication publique sur l'adaptation aux changements climatiques

Les spécificités théoriques de la communication publique sur l'adaptation aux changements climatiques

communiquer avec les autres cultures , il est nécessaire de les comprendre. Pour Hall, il est donc primordial de prendre conscience de notre propre culture.. 5 permet de [r]

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Influences des structures familiales sur les connaissances et comportements de prévention du VIH/SIDA chez les adolescents et les jeunes au Cameroun

Influences des structures familiales sur les connaissances et comportements de prévention du VIH/SIDA chez les adolescents et les jeunes au Cameroun

96 fact, studies in sub-Saharan Africa reported consistently poor parent-child communication about sexual topics (Boileau et al., 2008). Parents and other adults often felt reluctant to provide information about sex because raising such issues might encourage undesirable behaviors among young people (Eaton, Flisher, & Aarø, 2003; Jewkes, Levin, & Penn-Kekana, 2003). Yet, adolescents and youths preferred parents and close relatives to be their first source of sexual information. A study carried out in three urban sites (Namisi et al., 2008): one in Dar-es-Salaam (Tanzania), and two South-Africa (Cape Town and Mankweng), showed that most females and most males preferred to be informed by mothers and fathers, respectively. The reluctance was also found in previous studies. In the study by Odimegwu et al. (2001), 74 % of males and 60 % of females had never talked with their parents about sexual issues. There is limited evidence of the impact of parent-child communication on HIV knowledge. However, we expect that family communication about sexuality increases accurate while it decreases inaccurate HIV/AIDS knowledge about transmission routes. Further, it increases the knowledge about HIV/AIDS preventive strategies.
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