Haut PDF Étude de la sortie du virus herpès simplex de type 1 (HSV 1) hors du noyau

Étude de la sortie du virus herpès simplex de type 1 (HSV 1) hors du noyau

Étude de la sortie du virus herpès simplex de type 1 (HSV 1) hors du noyau

sein du noyau, la transcription des gènes viraux est stimulée par l’interaction de la protéine virale VP16 et les facteurs cellulaires Oct-1 et HCF-1 [120]. Les premières protéines virales exprimées, celles du groupe des protéines très précoces (IE), interagissent toutes avec des protéines cellulaires. ICP0, de par son activité E3 ubiquitine ligase, interfère avec le système de dégradation du protéasome dépendant de l’ubiquitine. Ce qui permet entres autres au virus de dégrader certaines protéines cellulaires impliquées dans la défense antivirale, telles que SP100 ou PML [228-231]. ICP4 recrute de nombreux facteurs de transcription directement sur les promoteurs des gènes viraux pour en stimuler l’expression [232-234]. ICP22 mobilise l’ARN polymérase II cellulaire pour accroître l’expression des gènes tardifs (L) [235]. ICP27 s’associent à de nombreux facteurs cellulaires impliqués dans la régulation des ARNm [116] et ICP47, tel que mentionné précédemment s’associe au transport cellulaire TAP, dans un mécanisme d’évasion virale. De plus, pendant la réplication du génome viral, le virus s’assure de l’inhibition de la réplication du génome cellulaire. Par exemple, il crée une déstabilisation des chromosomes cellulaires en modifiant l’activité de la protéine cellulaire MCM4 (protéine de maintenance des minichromosomes) [236]. HSV-1 entraîne aussi un ralentissement de l’expression cellulaire en arrêtant l’épissage des gènes de la cellule hôte [236-238]. Une fois le virus assemblé dans le noyau, plusieurs modifications de composantes nucléaires sont requises pour permettre au virus de poursuivre sa route. Notamment des modifications au niveau des lamines nucléaires, des ribonucléoprotéines hétérogènes nucléaires (hnRNPs) et de l’organisation de la chromatine [239-243]. Durant le processus de maturation des virus herpès, plusieurs composantes du cytosquelette cellulaire sont modifiées [225, 244-249] (pour plus de détails voir la section suivante). Ce survol incomplet des nombreuses interactions HSV-1/hôte permet de souligner l’importance des facteurs cellulaires dans le cycle viral et d’invoquer le fait que malgré les abondantes recherches sur ce sujet, il reste d’innombrables associations virus/hôte à identifier et à décrire.
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L’étude de la glycoprotéine gM du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-l) : identification de ses partenaires viraux et cellulaires et leur rôle dans la régulation de l’infection virale

L’étude de la glycoprotéine gM du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-l) : identification de ses partenaires viraux et cellulaires et leur rôle dans la régulation de l’infection virale

84 during an infection, this indicates that one or more additional viral proteins controls gM intracellular targeting or that alternatively, a host protein does so under the influence of the virus. How gM is targeted to the nucleus and escapes this compartment thus remains a mystery. The impact of the gM/gN complex on virus-induced membrane fusion, a phenomenon normally under tight control, is of significant interest. Past studies have attributed both a negative and positive role for gM. Hence, gM co-transfection reduced cell-cell fusion mediated by the HSV- 1 fusion machinery composed of gB, gD and the gH/gL complex (23). In apparent contrast, gM was recently reported to stimulate viral entry, i.e. the fusion of the viral envelope with the cell surface in the context of strong syncytial strains (22). Interestingly, both cases involve “forced situations” where the fine controls of virally-induced fusion were deregulated as has been the case with the various syncytial strains studied in the past, all of which involve mutations (41- 49). Despite this possible caveat, these experimental models are clearly very useful to unravel new fusion modulators that may otherwise be difficult to detect. It is in a similar context that gN’s role on syncytial formation was detected in the present study, in this case by overexpressing gN early during an infection with a non-syncytial strain.
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Caractérisation de la migration du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-1) par protéomique

Caractérisation de la migration du virus Herpès simplex de type 1 (HSV-1) par protéomique

1 - Le virus Herpès simplex de type 1 (HSV-1) A - Historique Personne ne sait précisément quand et par qui a été découvert le virus herpès. Toutefois, en 2500 avant Jésus-Christ (av. J.-C), les premières descriptions de plaies ressemblant à celles causées par l’herpès ont été mises en évidence sur des tablettes sumériennes ainsi que dans l’un des plus anciens traités médicaux soit le Papyrus Ebers en 1500 av. J.-C. (1, 2). Le terme « herpès » d’origine grecque et signifiant « rampant » fut, quant à lui, utilisé pour la première fois par Hippocrate pour décrire des lésions se propageant à la surface de la peau (3). Plusieurs autres faits historiques ont ensuite été rapportés dont celui de la tentative de l’empereur romain Tibère de limiter la propagation de ce qui devait être l’herpès labial en proscrivant les baisers durant les cérémonies et les rituels publics (4). C’est ensuite au tour de l’écrivain William Shakespeare, dans sa célèbre pièce de Roméo et Juliette, de sous-entendre la présence de lésions herpétiques sur les lèvres de Juliette (5). En 1736, John Astruc, en tant que médecin du roi Louis XV, décrit pour la première fois, grâce à l’étude des prostituées sous surveillance médicale, la relation entre l’herpès et les organes génitaux dans son traité sur les maladies vénériennes intitulé De Morbis Veneris (6).
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Cinétique des effecteurs immunologiques impliqués dans la protection contre le virus Herpès simplex type 1 (HSV1) après primo-infection par une autre souche non neurovirulente : vers un modèle vaccinal

Cinétique des effecteurs immunologiques impliqués dans la protection contre le virus Herpès simplex type 1 (HSV1) après primo-infection par une autre souche non neurovirulente : vers un modèle vaccinal

Chapitre I : Données bibliographiques 1 Pathogénie et traitements des infections à Herpès simplex 1 (HSV-1) 1.1 Physiopathologie de l’infection à HSV-1 Ce virus enveloppé, donc fragile dans le milieu extérieur, se transmet le plus souvent par un contact direct, ou par l’intermédiaire des gouttelettes de Pflügge, au niveau de la muqueuse oro- pharyngée. Après une réplication dans les cellules épithéliales au site de la primo-infection (asymptomatique dans la presque totalité des cas [1]), le virus pénètre dans les terminaisons nerveuses sensitives innervant le site d’inoculation. La capside virale non enveloppée est alors transportée de façon rétrograde via les protéines du cytosquelette jusqu’au noyau des neurones sensitifs du ganglion trigéminé (TG)[2 3]. Dans un même ganglion nerveux, le virus peut entrer en latence dans certains neurones, et/ou engager une infection lytique dans d’autres neurones. Cette réplication peut entrainer une propagation vers d’autres sites neurologiques, ce qui explique que les réactivations peuvent avoir lieu dans d’autres tissus que ceux touchés par la primo-infection (notamment les tissus oculaires et cérébraux).
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Étude de la fonction anti-apoptotique de la sous-unité R1 de la ribonucléotide réductase des virus de l’herpès simplex

Étude de la fonction anti-apoptotique de la sous-unité R1 de la ribonucléotide réductase des virus de l’herpès simplex

Cells infected with the HSV-1 R1 null mutant ICP6∆ are sensitized to poly(I:C)- induced apoptosis. As it has been shown that apoptosis induced by CHX + poly(I:C) or transfected poly(I:C) is initiated by caspase-8 (22, 23, 25, 57), we hypothesized that HSV R1 could play a role in protecting HSV-infected cells against poly(I:C)-induced apoptosis. This hypothesis was first tested by infecting HeLa cells for 8 h with the HSV-1 R1 deletion mutant ICP6∆ or its wild type parent KOS and treating them with poly(I:C), CHX + poly(I:C) or transfected poly(I:C). In this experiment, the extent of apoptosis was evaluated by assessing caspase-8 activation by immunoblotting and caspase-3/7 activation by in vitro enzymatic assay. As expected from the results described in Fig. 1, KOS infection efficiently impaired the caspase-8 proteolytic processing (Fig 2A, lane 11 and 14) and the caspase-3/7 activation (Fig. 2B) induced by either CHX + poly(I:C) or transfected poly(I:C) (Fig 2A, lane 11 and 14 and Fig. 2B). In sharp contrast, ICP6∆ infection did not prevent the cleavage of the full-length caspase-8 (p55/53) (Fig. 2A, lane 12 and 15) and reduced only slightly caspase-3/7 activation resulting from CHX + poly(I:C) or transfected poly(I:C) treatments (Fig. 2B). Most strikingly, ICP6∆-infected cells treated with extracellular poly(I:C) without CHX showed strong caspase-8 (Fig. 2A, compare lane 7-8 to lane 9) and caspase-3/7 activation (Fig. 2B) both of which being nearly absent in mock- or KOS-infected cells. The ICP6∆ sensitizing effect was even more evident when cells with apoptotic morphology were scored, increasing from <5% in mock infected dishes to >95% in ICP6∆-infected dishes. Taken together, these results suggest that HSV-1 R1 plays a crucial role in the protection of HSV-infected cells against poly(I:C)-induced apoptosis and that ICP6∆ infection increases HeLa cells sensitivity to poly(I:C)-induced apoptosis.
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Latence et réactivation du virus de l’herpès simplex de type 1 (HSV-1) - Une mise à jour

Latence et réactivation du virus de l’herpès simplex de type 1 (HSV-1) - Une mise à jour

factor], capsaïcine, fièvre, choc ther- mique) agissent au niveau de récepteurs membranaires (pas nécessairement situés seulement au niveau des synapses), acti- vant des voies de signalisation qui finissent par arriver au noyau et induisent la réactivation. Le bas du schéma (espace orange) résume la voie de signalisation du NGF, dont l’activation permanente du récepteur TrkA est nécessaire pour le maintien de la latence, et dont l’absence (NGF) déclenche la réactivation. Dans cette voie de signalisation du NGF, l’activation de mTORC1 (mammalian target of rapamycin complex 1) est une étape particu- lièrement importante, compte tenu du rôle intégrateur de cette kinase. Il est possible que d’autres signaux activateurs (mais aussi inhibiteurs) de la réactivation (stress, déficit énergétique de la cellule, privation en facteurs de croissance, privation en acides aminés ou autres nutriments essentiels) puissent agir directement ou indirectement au niveau de mTORC1, ou au niveau d’autres molécules intégratrices de l’information, ou de la synthèse de protéines. Enfin, il est possible que d’autres stimulus puissent agir directement au niveau du génome viral, en modifiant sa configuration épigénétique, à l’instar de la tricostatine A (TSA) ou d’autres inhibiteurs des histone déacétylases. Les lymphocytes T CD8 + , quant à eux, sont présents dans les gan-
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Analyse des protéines cellulaires incorporées dans les particules matures du virus de l’Herpès simplex de type 1

Analyse des protéines cellulaires incorporées dans les particules matures du virus de l’Herpès simplex de type 1

77 une diminution des virus produits résultant de l’inhibition de la protéine ciblée de celle résultant d’une diminution du nombre de cellules viables pouvant être infectées. Il est important de souligner que les résultats obtenus n’infirment en aucun cas une quelconque implication des autres protéines cellulaires testées dans le cycle viral d’HSV-1. En effet, de par sa nature, notre essai ne nous permet d’identifier que des protéines cellulaires à courte demi-vie jouant un rôle important dans le cycle de réplication virale en culture cellulaire. Ainsi, il est probable que notre essai ne nous permette pas d’identifier, par exemple, des protéines cellulaires qui pourraient être impliquées dans la régulation de la réponse immunitaire de l’hôte puisque ces protéines ne seront pas essentielles en culture cellulaire. Il n’est donc pas surprenant que la cyclophiline a, une protéine pourtant retrouvée chez au moins deux autres membres de la famille des herpèsvirus et connue pour être impliquée dans la régulation du cycle infectieux du VIH [131-133], ne fasse pas partie des cibles positives de cette étude puisque sa fonction est essentiellement liée à régulation de la réponse immunitaire. Dans le même ordre d’idée, l’impact de protéines cellulaires possédant une très longue demi-vie ne pourrait être vérifié par notre méthode puisqu’elles seraient encore présentes lors de l’infection. Une protéine dont l’inhibition induirait la relâche de nombreuses particules virales non infectieuses ne pourrait être détectée comme positive puisque l’essai détecte les particules virales totales. Malgré ces limitations suggérant que nous ayons peut-être laissé passer quelques faux négatifs, le nombre de protéines que notre essai nous a permis de valider demeure imposant.
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Rôle de la protéine UL24 dans la régulation de l'expression des gènes viraux de l'herpès simplex de type 1

Rôle de la protéine UL24 dans la régulation de l'expression des gènes viraux de l'herpès simplex de type 1

Les virus herpès utilisent les microARNs comme mécanisme de régulation de la transcription des gènes viraux et cellulaires (Pfeffer et al., 2005 ; Samols et al., 2005). HSV- 1 possède des séquences qui codent pour des microARN principalement dans la région LAT du génome (Cui et al., 2006 ; Jurak et al., 2010) Parmi les microARN présents, miR- H2, possède une séquence antisens au transcrit pour ICP0 et est capable d’inhiber l’expression de cette protéine. Une étude a montré qu’un virus déficient pour le miR-H2 est plus neurovirulent chez les souris par rapport au virus de type sauvage. Ce microARN semble aussi jouer un rôle dans la modulation de la réactivation virale (Feldman and Tibbetts, 2015; Jiang et al., 2015). Le microARN miR-H6 montre une similarité de séquence avec le transcrit de la protéine ICP4 et régule à la baisse l’expression de celle-ci (Umbach et al., 2008). Les microARN produits pendant la latence régulent à la baisse l’expression de protéines importantes pour la réplication lytique du virus. Néanmoins, des études portant sur des virus qui possèdent des délétions dans la région promotrice des gènes LAT démontrent une diminution de l’expression des microARN mais ces virus sont toujours capables d’établir et maintenir la latence. Les microARN, tout comme les LAT, semblent avoir comme fonction de surveiller et dégrader les transcrits viraux produits spontanément mais ils ne sont pas responsables de l’établissement de la latence (Feldman and Tibbetts, 2015; Kramer et al., 2011).
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Le rôle d’UL24 dans la régulation génique de la protéine R1 de la ribonucléotide réductase du virus de l’Herpès Simplex de type 1.

Le rôle d’UL24 dans la régulation génique de la protéine R1 de la ribonucléotide réductase du virus de l’Herpès Simplex de type 1.

61 présence d’UL24. D’autres formes de dégradation doivent être testées afin d’écarter l’idée qu’UL24 pourrait agir au niveau de la protéine R1 pour accélérer sa dégradation. L‘étude réalisée montre un effet de la protéine UL24 sur l’expression d’une autre protéine virale R1. Deux questions fondamentales devront être posées pour connaitre l’importance de ce phénomène. Premièrement, il faudra déterminer si l’effet observé est spécifique ou non à R1 en examinant si d’autres protéines cellulaires ou virales peuvent être régulées par le même mécanisme. Deuxièmement, il faudra déterminer si en contexte d’infection on observe le même phénomène qu’en transfection transitoire. On pourrait penser que dans un contexte viral, la protéine R1 serait exprimée dans des temps précoces de l’infection où elle joue son rôle réductase, puis ensuite elle s’accumulerait dans la cellule afin de prévenir l’apoptose. La quantité de R1 présente dans les cellules infectées se maintient longtemps pendant le cycle de réplication du virus. Cependant, son accumulation pendant la phase tardive a été peu étudiée (Langelier et al., 2002) et la protéine UL24, permettrait peut- être de réguler à la baisse la quantité de protéine R1 dans cette phase. On peut aussi envisager que la protéine UL24 permettrait d’éviter une surproduction de R1 en diminuent la quantité de transcrits de R1. Une autre possibilité, étant donné l’importance de ces deux protéines dans la neuropathogenèse du HSV-1, serait que dans les cellules neuronales UL24 pourrait réguler la production de la protéine R1, afin de favoriser l’entrée en latence du virus.
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Identification d’ul24.5, une nouvelle protéine du virus de l’herpès simplex de type-1 impliquée dans la neuropathogénèse

Identification d’ul24.5, une nouvelle protéine du virus de l’herpès simplex de type-1 impliquée dans la neuropathogénèse

pour le virus vBAC_UL24.5negHA. L’absence de pUL24.5 a donc entrainé un retard dans la résorption de la maladie péri-oculaire. En plus de la persistance des signes inflammatoires, nous avons observé une augmentation de l’incidence des troubles neurologiques sévères pour les souris infectées par le virus vBAC_UL24.5negHA et ce, pour les deux isolats. Il faut noter que le virus VHS-1 de type sauvage peut être parfois à l’origine de désordre neurologique dans ce modèle murin d’infection. Néanmoins dans nos expériences, seules les souris infectées par les virus recombinants déficients pour pUL24.5 ont présenté des signes neurologiques qui se traduisent par de la légère hémiataxie à l’hémiplagie de l’animal. Il semble donc que la protéine pUL24.5 soit impliquée dans le contrôle des troubles neurologiques suite à l’infection. Nous avons conclu que la protéine pUL24.5 est un déterminant important dans la neuropathogénèse comme la protéine pUL24. En effet, un virus déficient pour pUL24 est presque incapable de se rendre vers le système nerveux périphérique (TG) (Jacobson et al., 1998, Rochette et al., 2015). Il a été rapporté que le virus α- herpès équin de type-1 (VHE-1) est a l’origine de troubles neurologiques comme les myéloencéphalopathies et ces pathologies semblent être en recrudescence depuis ces dernières années (Borchers et al., 2006). Les signes neurologiques se manifestent à divers degrés, à savoir de l’ataxie légère à la paraplégie (Jackson et al., 1977). De manière intéressante, il semble que l’ORF37 du VHE qui correspond à l’orthologue d’ul24 du VHS est également impliqué dans la neuropathogénèse. De plus, l’absence de l’ORF37 a montré une diminution significative des troubles neurologiques dans un modèle murin d’infection encéphalique. Dans cette étude, le virus déficient pour l’ORF37 a été construit suite à la substitution de l’ORF37 par un gène de sélection positif encodant pour la streptomycine. Notre analyse bioinformatique nous indique que pour ce virus, une protéine comme pUL24.5 pourrait être exprimée. Ainsi, cette construction pour le virus déficient pour l’ORF37 dans ces travaux pourrait correspondre à un virus qui n’exprime aucune forme de la protéine ORF37 (Kasem et al., 2010). Par analogie, on pourrait imaginer qu’en l’absence de pUL24 et de pUL24.5, il n’y aurait pas ou peu de signes inflammatoires et pas de troubles neurologiques. Il serait intéressant de construire un virus qui n’exprime ni pUL24, ni pUL24.5 pour vérifier notre hypothèse.
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Caractérisation du rôle d’UL24 dans la neuropathogenèse du virus de l’herpès simplex 1 par bioimagerie

Caractérisation du rôle d’UL24 dans la neuropathogenèse du virus de l’herpès simplex 1 par bioimagerie

75 l’établissement de la latence, ainsi que la réactivation virale sont similaires au virus de type sauvage (Decman et al., 2005, Ramachandran et al., 2008). Enfin, plusieurs protéines virales ont été étiquetées à des protéines fluorescentes, permettant de visualiser divers mécanismes moléculaires. Le virus K26 possède une version de la protéine de la capside VP26, étiquetée à la GFP (Desai et al., 1998). Ce virus permet de facilement détecter les cellules où l’infection lytique est établie. De plus, la détection de la GFP sous forme de points permet de localiser facilement les capsides virales et de suivre leur déplacement lors de la sortie cellulaire (Desai et al., 1998). L’étiquetage de VP26 à la GFP a aussi permis de visualiser l’entrée cellulaire ainsi que les mécanismes de transport rétrograde vers le noyau impliquant les dynéines (Dohner et al., 2006). Un virus PRV recombinant, PRV-GS1236, possède la protéine VP26 fusionnée à la mRFP1, ainsi que la protéine gD fusionnée à la GFP (Antinone et al., 2010b). Malgré une diminution de l’efficacité de la réplication virale suite à l’insertion des gènes pour les protéines fluorescentes, ce virus a servi d’outil important afin de suivre l’enveloppement et la sortie neuronale dans un même neurone à travers le temps. De plus, une étude a utilisé plusieurs PRV recombinants afin de visualiser les mécanismes d’infection interneuronal et de transport axonal antérograde, en visualisant des protéines virales étiquettées à des protéines fluorescentes (Feierbach et al., 2007). Enfin, un virus triple fluorescent, rHSV- RYC, a été produit en étiquetant les protéines virales VP26, gH, et VP16 (de Oliveira et al., 2008). Chacune de ces protéines virales correspondent à des compartiments différents lors de l’infection virale et permettent d’étudier l’interaction de ces différents compartiments. Il est toutefois risqué de modifier des protéines virales en les fusionnant à une protéine fluorescente. Une étude a démontré que la localisation intracellulaire de la TK virale varie selon le choix de la protéine fluorescente fusionnée (Soling et al., 2002). De plus, il est possible que l’incorporation de protéines virales dans le virion infectieux soit inhibée suite à la fusion avec une protéine fluorescente, tel qu’il a été décrit pour UL35 (Krautwald et al., 2008).
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Rôle des protéines Dok-1 et Dok-2 dans l'infection par le virus de l'herpès simplex 1

Rôle des protéines Dok-1 et Dok-2 dans l'infection par le virus de l'herpès simplex 1

3 est un facteur de transcription qui joue un rôle crucial dans les réponses antivirales, y compris lors de l’infection oculaire par le VHS-1 (Menachery et al., 2010), en particulier en activant la transcription des IFN de type 1. L’activation d’IRF-3 s’effectue en plusieurs étapes commençant par la phosphorylation d’IRF-3 par une kinase cellulaire suivie d’un changement conformationnel permettant sa dimérisation et sa translocation au noyau. Puis, IRF-3 va s’associer à des co- activateurs et enfin aux IFN-stimulated response element (ISRE) (Reich, 2002). La protéine kinase virale US3 inhibe la production d’IFN de type 1 en hyper-phosphorylant IRF-3, empêchant ainsi sa dimérisation et sa translocation au noyau (Wang et al., 2013). La protéine virale ICP0 est également capable d’inhiber la production d’IFN de type 1 médiée par IRF-3 et IRF-7 en s’associant avec la forme active de IRF-3 et en diminuant l’expression de IRF-3 (Lin et al., 2004; Melroe et al., 2004; Melroe et al., 2007). La protéine virale du tégument VP16 est aussi capable d’interférer avec la voie de signalisation d’IFN en interagissant avec IRF-3 et NF-κB (Nuclear Factor KappaB) et en empêchant IRF-3 de s’associer avec le co-activateur CREB binding protein (CBP) (Xing et al., 2013). NF-κB, qui est en aval de nombreux senseurs du VHS-1, est aussi ciblé par d’autres protéines virales, comme US3, qui hyperphosphoryle la sous-unité p65 et empêche sa translocation au noyau (Wang et al., 2014), ou encore ICP0, qui interagit avec p65 et p50 et empêche leur translocation au noyau et qui dégrade p50 via son activité E3 ubiquitine ligase (Zhang et al., 2013a). La protéine virale VP11/12 inhibe également la production d’IFN de type 1 dans les cellules épithéliales (Deschamps & Kalamvoki, 2017). L’inhibition de l’IFN de type 1 passe probablement par la capacité de VP11/12 à s’associer avec Stimulator of interferon genes (STING), avec la protéine TANK-binding kinase 1 (TBK1), mais aussi à diminuer l’expression des protéines et des transcrits de IFI16 et de STING (Deschamps & Kalamvoki, 2017). D’autres mécanismes d’évasion, largement redondants, sont également utilisés par le VHS-1 pour interférer avec les voies de signalisation d’IFN, dont la plupart sont présentés dans la Figure 1.5.
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Rôle des modulateurs de la protéine kinase D dans la propagation du virus herpès simplex de type 1

Rôle des modulateurs de la protéine kinase D dans la propagation du virus herpès simplex de type 1

1.2.4 Cycle viral 1.2.4.1 Entrée Selon le type cellulaire, le VHS-1 utilise différents mécanismes d’entrée dans la cellule hôte. C’est-à-dire qu’il peut entrer par fusion directe entre l’enveloppe virale et la MP ou par endocytose dépendante/indépendante du pH [53, 54]. L’endocytose est cependant surtout observée chez les cellules in vitro, car les cellules habituellement infectées chez l’humain ne favorisent pas cette voie [55]. Pour entrer dans la cellule, le virus s’attache à la surface de la cellule via l’interaction entre la glycoprotéine gC ou gB à l’héparine sulfate [56]. Cette interaction ne serait toutefois pas essentielle à l’infection du VHS-1 [57]. Suite à l’attachement du virion, la glycoprotéine gD peut interagir avec trois récepteurs, soient la nectine-1, le médiateur de l’entrée des virus herpès ou encore une forme d’héparine sulfate modifié par des 3-O-sulfotransférases [58, 59]. La liaison de gD à un récepteur entraîne un changement de conformation et l’activation de la machinerie de fusion composée de gB et gH/gL [60, 61]. Ainsi, les récepteurs permettent que l’infection par le VHS-1 soit spécifique à une cellule permissive en plus de s’assurer que la machinerie de fusion s’active seulement lorsque le virion est à proximité d’une membrane cellulaire [62]. Quel que soit le mécanisme d’entrée, suite à la fusion avec la MP ou les endosomes, le virus se retrouve nu (capside non enveloppée) dans le cytoplasme. Sous l’action des protéines du tégument pUL36 et pUL37, la capside voyage le long des microtubules vers le noyau où seul son ADN est injecté à travers les pores nucléaires [63, 64]. Effectivement, la capside (100 000 KDa) est trop volumineuse pour passer au travers de ces pores (40-70 KDa) [65].
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Analyse des protéines du tégument par virométrie en flux et protéomique des capsides nucléaires du Virus Herpès Simplex de type 1 (VHS-1)

Analyse des protéines du tégument par virométrie en flux et protéomique des capsides nucléaires du Virus Herpès Simplex de type 1 (VHS-1)

22 194, 197, 198). Alors que la plupart des protéines du tégument externe diffusent dans le cytoplasme directement après la fusion de l’enveloppe virale avec la membrane plasmique lors de l’entrée, les protéines du tégument interne telles que pU L 36 et pU L 37, qui interagissent ensemble, restent étroitement liées à la capside et assurent son transport vers le noyau et son association au complexe de pores nucléaires « Nuclear pore complexes » (NPC) ainsi que l’injection de l’ADN viral (194, 199). Ces mêmes protéines vont assurer le transport des capsides nouvellement formées, lors de la sortie du noyau, vers le site d’enveloppement final (200). Après l’injection de l'ADN viral dans le noyau, la protéine tégumentaire VP16 initie la transcription des gènes immédiats-précoces ICP0, ICP4, ICP22, ICP27 et ICP47 (199). ICP0 module les réponses innées et intrinsèques de l'hôte à l'infection (201, 202). Elle interagit également avec la protéine de la leucémie pro-myélocytaire, « Promyelocytic leukemia » (PML) aussi connue sous le nom de domaine nucléaire 10 « Nuclear domain 10 » (ND10), et induit la dissociation de cette dernière par le biais de l’activité d'ubiquitine ligase E3 empêchant ainsi la capacité de PML à bloquer l'expression des gènes viraux (201, 202). ICP0 cible plusieurs protéines cellulaires et virales pour la dégradation induite par le protéasome (203). La protéine ICP0 a aussi la capacité de bloquer la réponse antivirale induite par les interférons au cours des premiers stades de l'infection grâce à l'inhibition spécifique de la réponse cellulaire médiée par les facteurs 3 et 7 de l'interféron (IRF3 et IRF7) (199, 204, 205). La protéine ICP4 se lie à l’ADN viral et module la réplication et la transcription. Elle peut moduler son propre promoteur ainsi que les promoteurs associés à la latence (199, 206). Les protéines U L 31, Us3, ICP34.5, U L 36, U L 37, U L 51, U L 11, U L 20, U L 46, U L 47, U L 48 et U L 49 sont requis lors de la sortie du virus du noyau vers le cytoplasme jusqu’au TGN ainsi que lors de l’enveloppement (199).
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Rôle d’UL24 dans la formation de nouveaux génomes viraux lors de la réplication du virus herpès simplex 1

Rôle d’UL24 dans la formation de nouveaux génomes viraux lors de la réplication du virus herpès simplex 1

L‟acyclovir a permis d‟améliorer considérablement le traitement des patients infectés par le VHS-1. En effet, ce composé thérapeutique permet de lutter efficacement contre le développement de maladies lors des primo-infections mais également de réduire la fréquence des infections récurrentes. Cependant, face à la pression exercée par ces molécules thérapeutiques, le virus a tendance à évoluer dans la seule finalité de ne plus correspondre à la cible de ces inhibiteurs. Ainsi, des phénomènes de résistance à l‟acyclovir émergent en particulier chez les sujets immunodéprimés considérés comme patients à hauts risques. De ce fait, de nouvelles pistes thérapeutiques sont envisagées comme la combinaison d‟antiviraux mais notamment l‟identification de nouvelles cibles antivirales comme par exemple le complexe hélicase-primase. Le prilelivir et l‟amenamevir sont deux molécules ciblant ce complexe (James et al., 2015). Pritelivir a permis de réduire la charge virale dans un modèle murin d‟infection oculaire au VHS-1 ainsi que chez le lapin. L‟administration d‟Amenamevir chez le cochon d‟Inde est capable de ralentir en 24 heures la progression de la maladie après l‟apparition des symptômes. Ces deux composants sont actuellement sous essais cliniques, et pourraient potentiellement être approuvés pour le traitement d‟infections au VHS-1 (figure 5).
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Études des mécanismes d’induction de l’immunosuppression par le virus Herpès Humain 6

Études des mécanismes d’induction de l’immunosuppression par le virus Herpès Humain 6

 Lorsque des fibroblastes humains sont infectés en G0 ou en G1, le virus subit une réplication sans que la synthèse d'ADN cellulaire ne se produise. La réplication virale est retardée une fois que ces cellules sont synchronisées en S avant l'infection. Les cellules infectées passent à travers les phases S et M, et endurent l’arrêt dans la phase S suivante. Comme mentionné ci-dessus; l'infection semble provoquer l'arrêt en S, mais la synthèse d'ADN cellulaire ne se produit pas. En fait, le virus n’a pas besoin de la réplication de son ADN, ni de l’expression des gènes tardifs ou  pour moduler la progression du cycle cellulaire dans les cellules infectées (208). Il a été démontré que deux protéines virales pré-précoces (IE : Immediate early); 72 kD IE1, et 86 kD IE2, interagissent avec E2F ainsi que d’autres facteurs de transcription, et qu’elles améliorent la transcription des promoteurs E2F-dépendants, tel que le promoteur du gène DHFR (dihydrofolate réductase) (209, 210). La DHFR est nécessaire pour la biosynthèse des purines, de la thymidine et de la glycine. Une protéine associée aux virions pp71 entre dans le noyau et induit l'expression des gènes IE. Il a été démontré que la protéine virale se lie et dégrade pRB et d’autres protéines de poche via la dégradation protéasomale (211). Une autre protéine associée aux virions, pUL69, induit l’arrêt du cycle cellulaire en G1 dans les cellules humaines (212). Trois protéines virales, pp71, pUL69 et IE1 (ou IE72) créent des conditions simulant la phase S pour faire bénéficier le virus mais ne permettant pas la synthèse d'ADN cellulaire. UL69 induit un arrêt en G1 lorsqu’elle est introduite dans les cellules en réplication. Deux protéines virales pré-précoces IE1 (ou IE72) et IE2 (ou IE86) agissent en tant que transactivateurs viraux et jouent un rôle important au niveau des promoteurs activateurs viraux et cellulaires. Il a été démontré qu’IE86 se lie à l'ADN et qu’elle est indispensable à la réplication virale. IE86 et IE72 ciblent les protéines pRb et p107, respectivement, et les dégradent. IE72 possède une activité kinase intrinsèque. Elle interagit avec E2F1et augmente son activité transcriptionnelle, elle phosphoryle p130 et p107 et les dégrade (90, 206). Ainsi, le virus utilise plusieurs mécanismes pour cibler les protéines de poche et activer E2F. Cette activation prématurée d’E2F pourrait conduire à l'apoptose. L'expression des gènes IE entraine des aberrations chromosomiques. Cette altération de l'ADN mène à l'accumulation de p53. Cette accumulation découle de l’augmentation de la transcription des gènes et de la stabilité accrue de la protéine (213- 215). Le virus code pour plusieurs protéines ayant des effets anti-apoptotiques. C’est le cas de la protéine IE86 qui se lie à p21 et p53 et les dégrade. IE72 protège aussi les cellules de l'apoptose (205, 213, 216-218). En outre, l'infection induit delta-nP73, qui inhibe la mort
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Atteintes pulmonaires dues au virus herpes simplex

Atteintes pulmonaires dues au virus herpes simplex

2 Résumé. La réactivation du virus herpes simplex 1 (HSV-1) est fréquente chez les patients de réanimation (entre 20% et 50% en fonction de la population étudiée) : elle commence au niveau oropharyngé après 3 à 5 jours d’hospitalisation, puis progresse de façon descendante pour atteindre le parenchyme pulmonaire entre 7 et 10 jours. Dans un petit nombre de cas, une véritable bronchopneumonie herpétique (définie par des signes cliniques, la présence du virus dans les voies aériennes et soit la présence d’un effet cytopathique sur les cellules recueillies lors du lavage bronchoalvéolaire, soit une charge virale HSV-1 supérieure à 10 5 copies/million de cellules) peut survenir, après en médiane 14 jours de ventilation mécanique. La réactivation du HSV-1 est associée à une surmortalité, mais on ne sait pas à l’heure actuelle si elle est le témoin de la gravité de la maladie ou si elle a une morbi-mortalité propre. L’absence d’efficacité d’un traitement prophylactique ou préemptif a été démontrée par 2 études randomisées, mais des études observationnelles suggèrent qu’un traitement curatif pourrait être bénéfique. A l’heure actuelle, on ne peut donc recommander l’aciclovir que chez les malades qui présentent une bronchopneumonie herpétique prouvée ou une charge virale supérieure à 10 5 copies /million de cellules dans le lavage bronchoalvéolaire.
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Le role des virus dans la pathogenie du diabete de type 1

Le role des virus dans la pathogenie du diabete de type 1

A CTIVATION « BYSTANDER » OU AUXILIAIRE Le développement rapide d’un diabète suite à l’infection par CVB de souris transgéniques pour l’expression d’un récepteur (TCR) spéci- fique d’un antigène ß a permis de proposer l’hy- pothèse d’une activation «bystander» par CVB de cellules T auto-réactives contre les antigènes des cellules ß. Selon ce modèle, l’infection par CVB provoquerait l’apparition du diabète suite à une infection directe des cellules ß conduisant à une inflammation locale, puis à la libération d’antigènes ß capables de stimuler des cellules T auto-réactives au repos (22). Ces dernières accé- deraient ensuite aux cibles insulaires sans être toutefois directement impliquées ni dans la lésion virale initiale, ni dans la réactivité aux antigènes viraux (25). Les mêmes auteurs ont aussi montré que la réponse immunitaire innée précoce vis-à-vis de CVB4 est responsable du degré de dommage à la cellule ß et de l’appari- tion d’un diabète secondaire. En effet, une inhi- bition de la production d’interférons par les cellules ß peut être réalisée via la surexpression ciblée du suppresseur de la communication par cytokines de type 1 («suppressor of cytokine signaling 1» ou SOCS-1). Ces conditions expé- rimentales conduisent à une nette augmentation de la susceptibilité des cellules ß à l’infection par CVB4 et à la réponse secondaire des cellules NK. Les cellules ß insulaires sont ainsi endom- magées par l’apoptose survenant au cours de la réponse innée initiale, et non par les réponses T ou B adaptatives (26).
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Étude de la présence d'une réplication cutanée du virus herpès du groupe 6 au cours des exanthèmes en hématologie

Étude de la présence d'une réplication cutanée du virus herpès du groupe 6 au cours des exanthèmes en hématologie

Aucun de nos patients allogreffés n’a présenté de DRESS. Par ailleurs ceux-ci sont peu décrits chez les allogreffés. 49 Trois cas intéressants de la littérature évoquent un continuum entre DRESS et GvH lié à un herpesvirus. Le premier en 2007 rapportait des manifestations sclérodermiformes évoquant une GvH chronique, 4 ans après la survenue d’un DRESS avec réactivation HHV-6 chez une patiente sans hémopathie et non greffée. Puis un cas de DRESS en post-allogreffe associé à une réactivation du cytomégalovirus (CMV) suivi par la survenue d’une GvH à J71 a été décriten 2010. 50 Enfin un cas de DRESS sévère initié par le virus HHV-6 suivi d’une GvH chronique chez un enfant après greffe intestinale a été rapporté en 2016. 51 La réactivation séquentielle des différents herpesvirus décrit dans le DRESS et également dans la GvH semble être un élément de physiopathologie commune. 3,32,52
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Tetherin Restricts Herpes Simplex Virus 1 and Is Antagonized by Glycoprotein M

Tetherin Restricts Herpes Simplex Virus 1 and Is Antagonized by Glycoprotein M

The modest effect of tetherin on HSV-1 replication in our ex- periments may be because HSV-1 is largely insensitive to tetherin restriction. However, we speculate that gM’s role as a tetherin antagonist may not solely be to improve HSV-1 release. Rather, its presence within incoming virions might be important for sup- pressing tetherin innate signaling. Tetherin activates innate im- mune signaling cascades via NF- ␬B, inducing an innate immune response on engagement with virus ( 36 ). As a pattern recognition receptor, tetherin may be a particularly important target for early antagonism before Vhs takes effect. The ability of gM to rescue HIV-1 from tetherin restriction provides good evidence for func- tional tetherin antagonism by gM. Rescue of HIV-1 from tetherin restriction by gM appears to be more potent than rescue of HSV-1 from tetherin (compare Fig. 5 , HIV-1, with Fig. 6 , HSV-1). We assume that this is in part because, in the case of HIV-1, all tetherin antagonism is abrogated by deletion of Vpu, and thus tetherin restriction is maximal and entirely rescued by gM expression. However, in the case of HSV-1, in the absence of gM, tetherin is still antagonized by Vhs ( 32 ) and potentially other, as-yet-unchar- acterized viral functions. Indeed, gB had a minor effect on tetherin localization measured by immunofluorescence staining and flow cytometry, although it had no effect in an HIV-1 tethering assay. gD had no measurable effect in any of our assays.
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