Haut PDF Étude de l’association entre la consommation de cocaïne par épisode de binge et les troubles de santé mentale

Étude de l’association entre la consommation de cocaïne par épisode de binge et les troubles de santé mentale

Étude de l’association entre la consommation de cocaïne par épisode de binge et les troubles de santé mentale

littérature présentée au chapitre 1. La question vise à rapporter au participant d’un point de vue concret les éléments de pertes de contrôle sur l’arrêt de consommation durant l’épisode et de l’intensité de l’usage en termes de quantité, de fréquence et de conséquence sur la condition physique. Ces éléments visent à distinguer l’épisode de binge de la consommation régulière et de la consommation occasionnelle qui n’atteignent pas ce niveau d’intensité. La question a été développée en deux étapes. D’abord, elle reprend les éléments retrouvés dans la littérature au moment de la mise sur pied de la cohorte COSMO, principalement la définition utilisée dans une étude alors très récente sur le binge de méthamphétamine. Cheng et ses collègues de San Diego (Californie, États-Unis) avaient opérationnalisé la question du binge en demandant : « Are you a binge user? » (Traduction libre: Êtes-vous un consommateur par épisode de binge?) et en expliquant « By “binge userˮ, I mean you keep using large quantities of meth for a period of time, until you run out or you can’t physically do it anymore » (Traduction libre: Par ‘’consommateur par épisode de binge’’, j’entends que vous consommez généralement de grandes quantités de méthamphétamines par épisode de consommation jusqu’à ce que vous n’ayez plus de drogue ou que vous soyez incapable physiquement de continuer à en prendre). Ces chercheurs étaient arrivés à cette question suite à des entrevues qualitatives individuelles semi-structurées d’une durée de 2 à 3 heures effectuées auprès de 25 HARSAH utilisateurs de méthamphétamines. Puisque l’expérience des chercheurs de l’étude COSMO indiquait que le terme binge n’était pas utilisé de façon constante chez les consommateurs de cocaïne fumée ou injectée à Montréal et qu’il était incertain que la question développée par le groupe de l’Université de Californie à San Diego serait valide dans cette population, un focus groupe fut réalisé. Le groupe animé par un des chercheurs comprenait 8 consommateurs de cocaïne. Une discussion libre sur la thématique puis ciblée sur l’opérationnalisation de la question du binge a permis de valider la question utilisée dans le questionnaire de l’étude COSMO. Cette question se décline consécutivement en deux phases dont la réponse finale est dichotomique (oui/non) :
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Étude de la relation entre la consommation de cannabis et la violence chez les individus atteints de troubles mentaux graves

Étude de la relation entre la consommation de cannabis et la violence chez les individus atteints de troubles mentaux graves

ii Résumé La violence est responsable de 2,5 % des décès à travers le monde, en plus d’avoir un impact important sur la santé physique et mentale des victimes. Par conséquent, il s’agit d’un problème de santé publique prioritaire. Des études récentes réalisées auprès d’individus atteints de troubles mentaux graves (TMG) ont démontré qu’il existe une association entre l’usage du cannabis et les comportements violents. Considérant que ces individus sont plus à risque de consommer des drogues et de commettre des crimes que la population générale, cette découverte est particulièrement importante dans le contexte actuel de la légalisation. L’objectif de mon projet de recherche était donc de valider et de préciser la relation entre le cannabis et la violence chez les individus TMG. Pour se faire, trois études ont été réalisées. La première visait à faire état de la littérature au moyen d’une méta-analyse. En regroupant les études ayant calculé une telle association chez les TMG, nous avons mis en lumière l’existence d’une association modérée entre l’usage du cannabis et la violence. Pour ce qui est de la deuxième étude, nous avons identifié les principaux facteurs de risque dynamiques et statiques de la violence et de la criminalité chez les TMG ; dans les deux cas, l’usage du cannabis était un facteur d’une importance majeure. La dernière étude a permis de confirmer la relation unidirectionnelle entre l’usage persistant du cannabis et la violence dans une population atteinte de schizophrénie. Finalement, ces résultats seront particulièrement importants afin de formuler des recommandations cliniques pertinentes. De futures études devront toutefois être réalisées afin d’élucider les mécanismes sous-jacents de cette association.
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Facteurs associés à l’alliance thérapeutique en toxicomanie : 
effets modérateurs de la judiciarisation et des troubles sévères de santé mentale

Facteurs associés à l’alliance thérapeutique en toxicomanie : effets modérateurs de la judiciarisation et des troubles sévères de santé mentale

D’abord, l’alliance thérapeutique mesurée en début de traitement serait un facteur influant de la progression du client en cours de thérapie. Ainsi, la qualité de l’alliance influencerait l’amélioration du client pendant le traitement en termes de diminution de la consommation ou d’abstinence. Toutefois, l’alliance thérapeutique précoce ne prédirait pas de façon constante les résultats post-traitements. Également, il semble que l’alliance thérapeutique soit plus fortement associée à la consommation de psychotropes pendant et suite au traitement lorsque les mesures de ces deux variables s’effectuent de façon rapprochée dans le temps. Finalement, une seule étude permet de conclure en la capacité prédictive de l’alliance en ce qui concerne la consommation de drogues plus à long terme (Hser, Grella, Hsieh, Anglin, & Brown, 1999). Selon ces auteurs, les clients d’un traitement résidentiel (long terme) qui développent une relation positive avec le thérapeute pendant le traitement ont 7,28 fois plus de chance d’être abstinents de la cocaïne (rapport de cote = 7,28, p < 0,05) et 29,74 fois plus de chance d’être abstinents à toutes les drogues (rapport de cote = 29,74, p < 0,01) lors d’un suivi 12 mois après le traitement. Deux autres études indiquent que l’alliance thérapeutique serait également en mesure de prédire d’autres indicateurs tels que la dépression (Barber, Luborsky, Crits-Christoph, Thase, Weiss et al., 1999) ainsi que les activités illégales et les arrestations (Joe, Simpson, Dansereau, & Rowan-Szal, 2001). Ces derniers résultats tendent à confirmer la présence d’un lien entre l’alliance thérapeutique et les résultats issus d’un traitement, comme c’est le cas dans le domaine de la psychothérapie. Il est toutefois nécessaire de rester prudent en regard aux conclusions qui peuvent être tirées étant donné que peu d’études n’aient pu répliquer ce genre de résultats.
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Construction d’un programme d’éducation thérapeutique à destination des patients présentant un épisode d’anorexie mentale

Construction d’un programme d’éducation thérapeutique à destination des patients présentant un épisode d’anorexie mentale

numérique (allant de 0 à 100) utilisée en psychiatrie pour évaluer le fonctionnement psychologique, social et professionnel d’un individu. Il s’agit d’un continuum hypothétique allant de la santé mentale à la maladie, cotée par le psychiatre. !" Avec 26 items, l’échelle de qualité de vie de l’OMS WHOQOL-BREF est une forme abrégée du WHOQOL-100, un instrument visant le relevé de la qualité de vie subjective. Celle-ci est définie comme une perception individuelle de la propre situation de vie dans le contexte de la culture et du système de valeurs ainsi que par rapport aux objectifs personnels, attentes, critères d’évaluation et intérêts. Le WHOQOL-BREF a été développé en tant que questionnaire sur la qualité de vie générique et n’est donc pas limité à des domaines d’utilisation spécifiques. Le questionnaire est rempli par la personne interrogée. Le WHOQOL-BREF comprend les quatre domaines «santé physique», «bien-être psychique», «relations sociales» et «environnement». La réponse aux items se fait avec une échelle à cinq niveaux (par exemple de «pas du tout» à «plutôt non», «à peu près», «la plupart du temps» à «complètement»). Les échelles présentent une cohérence interne très élevée. Le WHOQOL a été appuyé très largement sur le plan international et existe dans plusieurs langues. Il est validé et fiable.
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Jeux vidéo et santé mentale

Jeux vidéo et santé mentale

faustin.armel.etindele.sosso@umontreal.ca > L’avancée actuelle des recherches pré- ventives au sujet des maladies neuro- dégénératives impactant la mémoire laisse entrevoir une plus grande effica- cité des traitements face aux déficits cognitifs et symptômes précoces asso- ciés, telle que les pertes de mémoire et la démence de type Alzheimer ou Parkinson, ou les troubles de la mémoire à moyens et longs termes, causés par des affections génétiques ou environnementales. L’iden- tification précoce des patients à risque et de meilleures approches pour préserver leur performance cognitive représentent donc un enjeu de santé mondiale majeur. L’entraînement cérébral par des tests de quotient intellectuel (QI) cognitifs et des jeux vidéo, avec environnement de simulation personnalisé plus ou moins réaliste, est devenu une voie prometteuse que les neuroscientifiques explorent depuis quelques années.
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Santé mentale et responsabilité pénale

Santé mentale et responsabilité pénale

- Les maladies mentales. Elles font l’objet de nombreuses classifications.  Classification historique : Hippocrate a décrit pour la première fois une maladie mentale appelée la mélancolie. Le mot mélancolie vient du latin melancholia lui-même transcrit du grec melankholia composé de (mélas), « noir » et de (khōlé), « la bile ». Le mot signifie donc « bile noire ». Selon Hippocrate, le corps contient quatre humeurs qui chacune détermine notre tempérament. Ces quatre humeurs sont le sang, la lymphe, la bile jaune et la bile noire. Le tempérament est donc mélancolique pour la bile noire. Cette bile noire provoquait une tristesse qui était considérée comme étant spécifique aux génies. Au fil des siècles la liste des maladies mentales a évolué, ainsi que la conception relative à chacune d’entre elles. Pour reprendre l’exemple de la mélancolie, elle est aujourd’hui, réduite à un état dépressif et il n‘est plus question de génie. Cette classification historique a évolué en même temps que le regard porté sur la « folie ». En passant de la folie furieuse, parfois démoniaque et souvent associée à la sorcellerie, à une approche médicale en termes de maladies, le 19 ème siècle empreint de plus de compassion, a commencé à classer et décrire plus scientifiquement les groupes de maladies.
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Mindfulness, sensorialité et santé mentale

Mindfulness, sensorialité et santé mentale

PROFESSEURS DES UNIVERSITES-PRATICIENS HOSPITALIERS AGOSTINI FERRANDES Aubert CHINOT Olivier ALBANESE Jacques CHOSSEGROS Cyrille ALIMI Yves CLAVERIE Jean-Michel Surnombre AMABILE Philipp[r]

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Association entre conduite de véhicule léger et troubles musculosquelettiques dans les activités de distribution du courrier et des colis

Association entre conduite de véhicule léger et troubles musculosquelettiques dans les activités de distribution du courrier et des colis

TMS. Ce résultat suggère que c’est plutôt la durée passée à conduire le véhicule pendant la tournée qui est associée au risque de lombalgie. Comparées aux tournées rurales, les tournées urbaines et mixtes sont plus courtes en nombre de kilomètres et, par conséquent, en pourcentage de temps de conduite, ce qui pourrait expliquer les asso- ciations négatives des tournées urbaines et de la durée de la distri- bution aussi bien chez les hommes que chez les femmes. L’effet propre de la durée de conduite de VUL sur le risque de lombalgie a été rappor- té pour des durées supérieures à 4 heures par jour [31] ou 20 heures par semaine [32] dans des métiers particuliers (chauffeurs de taxi, représentants de commerce). Les seules données publiées dans les secteurs de la messagerie/livraison concernaient une cohorte rétros- pective de postiers anglais retrai- tés où les TMS étaient associés à une durée journalière de conduite supérieure à 4 heures lors de l’acti- vité [33]. L’association prépondé- rante du port de charges et des contraintes posturales pendant la distribution avec les lombalgies observée dans cette étude, parti- culièrement chez les femmes, est en accord avec les résultats d’une large étude de cohorte prospec- tive, incluant des postiers. En effet, les résultats montraient un risque plus élevé de lombalgies chro- niques chez les femmes exposées au port de charges et aux déplace- ments à pied [34]. Pour ses auteurs, en plus d’une potentielle différence des tâches entre les hommes et les femmes pour les mêmes activités, une perception différente de la dou- leur liée aux aspects biologiques, psychologiques et sociaux pourrait en partie expliquer ces différences. En effet, les différences potentielles entre les hommes et les femmes, chez les hommes ainsi que les tour-
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Modèle d'intervention d'une équipe de première ligne en santé mentale : une étude de cas

Modèle d'intervention d'une équipe de première ligne en santé mentale : une étude de cas

• les suivis ou les traitements de troubles mentaux généralement associés à des services de première ligne : les troubles mentaux transitoires pour lesquels des traitements pharmacologiq[r]

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La prise en charge de la santé mentale

La prise en charge de la santé mentale

La réforme de l’internat de 1982 Cette régulation du nombre de médecins formés n’a toutefois pas été immédiatement accompagnée d’une maîtrise ex ante de la répartition entre généralistes et spécialistes : une fois acquis le diplôme (unique) de généraliste, tous les médecins pouvaient en effet poursuivre leur cursus, soit par un certificat d’études spécialisées (CES), soit par l’inter- nat des hôpitaux, ouvrant tous deux droit à exercer ladite spécialité. Devant une ten- dance jugée inquiétante à la spécialisation, la loi de 1982 (entrée en vigueur en 1984) porta réforme au troisième cycle des études médicales. Dans un souci d’harmonisation numérique, mais aussi géographique, des différentes branches de la médecine, elle ins- taure, d’une part, un concours national d’accès aux filières de spécialité (ayant conservé l’appellation d’internat bien que sa vocation ait changé) reposant sur le principe de quo- tas par spécialité et, d’autre part, un résidanat de médecine générale. Avec cette loi, il s’agissait également de combler des lacunes et des inégalités pédagogiques, en cen- trant davantage le contenu des études sur la médecine générale pour les futurs géné- ralistes et en gommant les divergences de formation des spécialistes inhérentes à la modalité d’obtention de la spécialité (Hardy-Dubernet et al., 2003).
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Facteur et processus de constitution en acteur collectif : Une étude de cas dans le domaine de la santé mentale

Facteur et processus de constitution en acteur collectif : Une étude de cas dans le domaine de la santé mentale

Mais je pense, bon, on essaie d'être solidaire. Je vais prendre un exemple. Ça s'est pas fait dans le cadre du regroupement, mais je pense que c'est parce qu'on était membre du regroupement qu'on, qu'on a embarqué. Il y a un organisme, il y a quelques années, il y a un organisme qui avait eu une prise de contrôle par des bénévoles qui s'étaient impliqués sur le C.A., mais qui ne partageaient pas du tout la vision communautaire. Et, finalement, ils étaient en train de bousiller complètement l'organisme, de le dénaturer (rit). C'était au point où ils [les gens du C.A. de l’organisme] recommandaient à la Régie à l'époque de fermer l'organisme en disant, il n’est pas rentable économiquement (rit). Donc c'était vraiment une situation de crise assez importante pour l'organisme en question. Et il y a une personne qui à l'époque, elle était présidente du regroupement, mais c'est pas en qualité de présidente du regroupement qu'elle l'a fait. Elle l'a fait vraiment en son nom personnel. Elle trouvait que ça n'avait pas de maudit bon sens ce qu'elle voyait là. Alors, il y avait des règlements généraux dans cette organisation-là qui faisait en sorte que si on voulait voter à l'assemblée générale, il fallait être membre trois mois à l'avance. Alors, la personne en question avait vraiment appelé les organismes autour, avec qui elle était en lien, dont nous, en disant, bien écoute, voudrais-tu rentrer membre, il faut, ça prend des membres sur cette corporation-là (rit). Ça fait que finalement, ce qu'on a réussi à faire, c'est vraiment à bourrer, je dirais entre guillemets, de bourrer l'assemblée générale. On a trouvé des gens qui sont devenus membres de la corporation pour amener un membership vraiment communautaire. Et à l'assemblée générale, on s'est présenté et l’on a questionné les aspects qui étaient très questionnables dans la gestion de ce conseil là. Puis quand ça a été le temps d'élire le nouveau conseil d'administration, on a nommé des personnes qui avaient une vision communautaire puis on les a comme tassés. Mais moi je trouvais que ça avait été un très beau geste de solidarité parce que ça a permis à l'organisme de se remettre, vraiment de se remettre sur les rails. Parce que là c'était vraiment dénaturé, il y avait des services qui étaient coupés, il y avait des services qui disparaissaient euh, il y avait des employés qui étaient congédiés. Là on était rendu au congédiement du directeur. C'était vraiment une crise importante (rit). [...] Puis avec le nouveau conseil d'administration, rapidement, il y a eu un plan de restructuration qui a été mis en place pour repartir correctement (17).
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Le binge drinking est-il toujours profitable à l’industrie alcoolière ? 
Un modèle épidémique de la consommation d’alcool

Le binge drinking est-il toujours profitable à l’industrie alcoolière ? Un modèle épidémique de la consommation d’alcool

We use 2011 U.S. data to calibrate the value of the parameters of our model. Levels of alcohol consumption came from the 2011 Behavioral Risk Factor Surveillance System (BRFSS). The BRFSS is a state-based random-digit-dial telephone survey of people aged ≥18 years, which is conducted monthly in all states, the District of Columbia, and three U.S. territories. BRFSS collects self-reported data on health conditions and risk behaviors. Binge drinking was defined as consuming ≥5 (men) or ≥4 (women) drinks per occasion. Data were weighted to be representative of state populations 2 . Using the
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Les pratiques des médiateurs de santé-pairs en santé mentale

Les pratiques des médiateurs de santé-pairs en santé mentale

D’après les observations que j’ai pu mener lors de l’évaluation de l’expérimentation menée par le Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (CCOMS) aboutissant à une première promotion de « médiateurs de santé-pairs » (MSP) 1 et d’après les discussions informelles que j’ai eues depuis avec plusieurs médiateurs, « anciens » ou formés plus récemment, leurs pratiques présentent des ressemblances, mais sont diverses. Elles dépendent de trois facteurs : i) les savoirs expérientiels du médiateur, ii) les attentes de l’équipe où il travaille et iii) la construction personnelle et singulière qu’il fait d’une professionnalité spécifique. Quelques grandes constantes peuvent être dégagées, communes à l’ensemble du groupe. Je m’appuierai surtout, pour développer ces points, sur l’observation in situ de rencontres entre des média- teurs et des usagers, d’observations de réunions d’équipe auxquelles participe un médiateur, d’entretiens (n = 74) menés avec des usagers qui ont été suivis par un médiateur (Demailly, et al., 2014 ; Demailly, 2014 ; Demailly et Garnoussi, 2015) 2 .
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S'adapter lors du premier épisode psychotique d'un jeune adulte : perspectives nouvelles pour l'intervention familiale et les pratiques collaboratives dans le domaine social en santé mentale

S'adapter lors du premier épisode psychotique d'un jeune adulte : perspectives nouvelles pour l'intervention familiale et les pratiques collaboratives dans le domaine social en santé mentale

En ce qui concerne l’efficacité des interventions familiales offertes par des programmes spécialisés dans le contexte d’un PEP, l’étude menée par Addington et ses collaborateurs auprès de 185 membres de la famille participant à un tel programme a démontré une amélioration de leur bien-être psychologique (Addington, Collins, et al., 2005). Avant l’intervention, 24 % et 23 % des familles présentaient respectivement un degré de détresse psychologique élevé et modéré. À la suite de leur participation au programme d’intervention s’échelonnant sur trois ans, leur état psychologique s’est significativement amélioré, les résultats obtenus dans cette étude démontrant que le degré de détresse psychologique a diminué à 14 % pour les familles présentant une détresse élevée et à 12 % pour les familles ayant une détresse modérée, ces dernières ayant déjà une amélioration au suivi après un an, leur degré de détresse passant de 23 % à 15 % (Addington, Collins, et al., 2005). Ces résultats laissent entrevoir la pertinence d’une intervention précoce effectuée auprès des membres de la famille dans le but de réduire leur degré de détresse. Par ailleurs, l’efficacité des interventions précoces dans le contexte particulier des programmes de PEP doit être évaluée à l’aide de devis rigoureux de recherche (Askey et al., 2007; Penn et al., 2005). Actuellement, l’intégration d’un volet d’intervention familiale à l’intérieur des programmes s’adressant aux personnes devant nouvellement composer avec un PEP se base essentiellement sur les données issues des programmes d’intervention s’adressant aux familles de personnes atteintes de schizophrénie depuis un certain temps et qui ont démontré leur efficacité concernant la diminution du taux de rechute (Addington, Collins, et al., 2005; Ehmann et al., 2004; Leavey et al., 2004). Par conséquent, des recherches rigoureuses sont nécessaires pour démontrer l’efficacité des interventions familiales dans le contexte spécifique d’un PEP ainsi que les composantes essentielles de ces interventions (Askey et al., 2007; Penn et al., 2005). L’engagement des membres de la famille, bien que plus facile pendant une crise en raison de l’exacerbation des manifestations du trouble, peut être favorisé en offrant une flexibilité dans les modalités d’intervention, notamment en tenant compte des besoins spécifiques ainsi que du lieu de l’intervention (Ehmann et al., 2004; Fadden, 1998).
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Étude des coûts informationnels du centre de documentation d'un établissement public de santé mentale

Étude des coûts informationnels du centre de documentation d'un établissement public de santé mentale

Or, pour réaliser l'étude des coûts du Centre de Documentation de l'EPSM des Flandres, il a fallu, dans un premier temps, procéder à une évaluation quantitative des prestations avec le c[r]

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Augmenter la vitesse d’injection de la cocaïne favorise l’apparition de comportements de consommation caractéristiques de la toxicomanie

Augmenter la vitesse d’injection de la cocaïne favorise l’apparition de comportements de consommation caractéristiques de la toxicomanie

RÉSUMÉ
 Nombreux individus vont expérimenter avec les drogues d’abus, mais peu vont devenir toxicomanes. Plusieurs facteurs sont impliqués dans la transition d’un usage récréatif à l’addiction. Les drogues, les conditionnements et les voies d’administration qui mènent à l’augmentation rapide du taux drogue dans le cerveau favorisent cette évolution. La raison est méconnue. Nous avons émis l’hypothèse que l’injection rapide de drogue promeut des changements dans le cerveau qui mènent à l’augmentation de la consommation et de la motivation à obtenir la drogue. Nous avons comparé la consommation lors de conditions à ratio fixe (FR) et à ratio progressif (PR) chez des rats s’auto-administrant la cocaïne administrée par voie intraveineuse (i.v.) en 5 ou 90 secondes (s). Tous les rats ont été entrainés à peser sur un levier afin de s’auto administrer des injections de cocaïne de 0.25 ou 0.5 mg/kg par voie intraveineuse injectée en 5 s sous FR avant d’être divisés en groupes s’auto administrant la cocaïne injectée en 5 ou 90 s pendant 1 heure (h)/session. Pour étudier les différences potentielles en consommation, l’accès à la cocaïne à été augmenté à 6 h/session. Les différences en motivation ont été détectées par l’auto administration de la cocaïne sous PR en fonction de la dose et de la vitesse d’infusion. L’accès à la drogue pendant 1 h/session n’a pas influencé la consommation. Lorsque l’accès a été prolongé à 6 h, tous les animaux ont augmenté leur consommation, mais l’augmentation était plus prononcée chez les rats s’injectant la cocaïne en 5 s. De plus, la vitesse d’injection a influencé la motivation pour obtenir la drogue. Lors de conditions à PR, la courbe dose-réponse pour le nombre d’infusions prises a été déplacée vers le haut pour les rats s’auto administrant des injections de cocaïne en 5 s versus 90 s. De plus, des différences qualitatives on été observées en PR. La consommation de cocaïne des rats s’injectant des infusions en 5 s était dépendante de la dose, tandis que les rats s’auto administrant la drogue en 90 s ont pris la même quantité de drogue, peu importe la dose. Finalement, les rats s’auto administrant des infusions de cocaïne 0.5 mg/kg en 5 s ont consommé plus de cocaïne que les rats prenant des infusions en 90 s, peu importe si elle était injectée en 5 ou 90 s le jour du test. Ainsi, nos résultats montrent que l’injection rapide de drogue dans le cerveau mène à l’augmentation de la consommation et de la motivation pour obtenir la cocaïne, deux symptômes qui caractérisent la toxicomanie.
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Évolution des comportements et indicateurs de santé mentale entre 2006 et 2010 dans la population au travail en France

Évolution des comportements et indicateurs de santé mentale entre 2006 et 2010 dans la population au travail en France

Les analyses statistiques ont été stratifiées sur le genre et réalisées sous SAS 9.3 (SAS Institute Inc, Cary, NC). Résultats L’échantillon d’étude était composé de 2679 hommes et 2921 femmes en emploi en 2006 et qui étaient toujours en emploi en 2010 (Tableau 1). De façon très marquée, le nombre de contrats temporaires a diminué d’environ 50% pour les deux genres, en effet, en 2006 il y avait 12% et 16% d’hommes et de femmes en contrat temporaire alors qu’en 2010, ils n’étaient plus que 5% et 8% dans cette situation. En 2006 et 2010, des différences de genre ont été observées. Les hommes étaient plus fréquemment ouvriers et cadres, tandis que les femmes étaient plus fréquemment employées. Elles travaillaient plus fréquemment dans le secteur public, dans le secteur des services et avec des contrats temporaires alors que les hommes étaient plus fréquemment indépendants. Les prévalences de mauvais comportements de santé, tabagisme et consommation d’alcool à risque, étaient plus élevées chez les hommes que chez les femmes en 2006 et en 2010. Par contre, les prévalences des indicateurs de mauvaise santé (mauvaise santé perçue, problèmes de sommeil, troubles du sommeil et durée de sommeil insuffisante) étaient plus élevées parmi les femmes pour les deux années, ainsi que les prévalences de prise de psychotropes, pour les trois classes thérapeutiques, les antidépresseurs, les hypnotiques ou les anxiolytiques.
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Profils d’adolescentes : liens entre les traits d’insensibilité émotionnelle, l’historique de victimisation et la santé mentale

Profils d’adolescentes : liens entre les traits d’insensibilité émotionnelle, l’historique de victimisation et la santé mentale

filles au sein de l’échantillon. Plusieurs sources d’information ont aussi été incluses dans la recherche et des données ont été récoltées alors que les jeunes avaient 7, 10 et 13 ans, respectivement. Un premier profil typique ayant connu un développement normatif (45,0 %) a été dénoté, tout comme un second profil démontrant de faibles traits d’insensibilité émotionnelle et d’anxiété (19,0 %). Deux autres profils de jeunes ont par ailleurs été identifiés, chacun rassemblant des enfants et adolescents manifestant des traits d’insensibilité émotionnelle élevés, mais se différenciant sur le plan des traits anxieux. Le profil de jeunes présentant des traits élevés d’insensibilité émotionnelle et d’anxiété a été considéré, comme les précédentes recherches ont pu le soutenir (Fanti et al., 2013; Kahn et al., 2013; Kimonis et al., 2012; Tatar et al., 2012; Vaughn et al., 2009), comme étant associé à la variante secondaire des traits d’insensibilité émotionnelle (3,0 %). Ces jeunes étaient d’ailleurs les plus susceptibles d’expérimenter des difficultés intériorisées et extériorisées entre l’âge de 7 et 13 ans. Les jeunes filles de ce profil étaient également considérées comme étant particulièrement susceptibles d’éprouver des symptômes d’anxiété et de dépression au cours de leur vie. Il était néanmoins composé du plus bas nombre de participantes, suggérant un faible pourcentage d’adolescentes manifestant une comorbidité de symptômes psychiatriques.
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Les interventions en prévention des troubles musculosquelettiques par les équipes de santé au travail : une étude exploratoire

Les interventions en prévention des troubles musculosquelettiques par les équipes de santé au travail : une étude exploratoire

travail afin d'être en mesure, par la suite, d'intervenir plus adéquatement en prévention des TMS. Par ailleurs, cette démonstration de l'utilité de l'équipe de santé va non seulement servir à créer et à établir une relation de confiance entre l'ÉSAT et les acteurs de l'établissement, mais également à convaincre ces derniers d'agir plus avant en prévention des TMS. Comme plusieurs intervenants l'ont mentionné, ceux-ci n'ont que peu de poigne légale pour contraindre les entreprises à entreprendre des actions préventives afin de réduire la prévalence des TMS dans les établissements. Ils ne peuvent que les convaincre d'agir. Dans certains cas, lorsque le bilan lésionnel en matière de troubles musculosquelettiques est lourd, ou encore lorsque la perception du milieu à cet égard est qu'il y a effectivement de nombreux risques dans l'établissement, il devient plus facile de les convaincre. Par contre, lorsque le bilan montre que le problème est quasi-inexistant, c'est-à-dire qu'aucune lésion musculosquelettique n'a été soumise et acceptée par la CSST dans les cinq dernières années, et que la perception du milieu est qu'il n'y a pas de risque, le travail est plus ardu. L'ÉSAT doit alors utiliser le capital de confiance accumulé, rappeler certains succès passés, lorsqu'ils existent, et démontrer qu'intervenir en prévention est un plus pour l'entreprise. Ce n'est donc qu'au prix de plusieurs efforts, sur une période de temps parfois longue, que les intervenants pourront convaincre les employeurs et leurs travailleurs d'agir en prévention.
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Traits d’identité culturelle, travail et santé mentale : une étude dans la main-d’œuvre canadienne

Traits d’identité culturelle, travail et santé mentale : une étude dans la main-d’œuvre canadienne

38 culturelles se rapprochant de celle du Canada s’est poursuivie jusqu’à l’abolition du critère du pays d’origine en 1967. La démarche visait à éliminer toute discrimination basée sur la race, la religion et l’origine nationale. Le processus de sélection n'était plus alors fondé sur le critère du pays d’origine comme cela avait été le cas jusque-là; mais plutôt, sur un « système de sélection fondé sur une pondération quantitative de critères présentés comme objectifs » (Termote, 2013, p. 70). Grâce à ce système, des points sont accordés à des critères autres que le pays d’origine à l’instar de l’âge, l’expérience professionnelle, le domaine et le niveau de scolarité, etc. Cette politique a contribué à l’augmentation des immigrants en provenance des pays jusque-là ignorés. Il s’agit des personnes en provenance d’Afrique, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud ainsi que d’Asie. En 2016, l’Afrique devenait pour la première fois le deuxième continent en importance de l’immigration récente avec 13,4% des immigrants arrivés entre 2011 et 2016; tandis que le premier continent restait l’Asie avec 61,8% des immigrants arrivés entre 2011 et 2016. Les immigrants récents en provenance d’Europe, d’Amérique et d’Océanie représentaient respectivement 11,6%, 12,6 % et 0,7 %. Le visage du Canada autre fois celui des personnes autochtones et des personnes blanches est devenu également peu à peu celui des minorités visibles. Les minorités visibles représentaient 22,3% de la population totale canadienne en 2016, parmi lesquels près du tiers était né au Canada. En 2016, les Asiatiques du Sud, les Chinois et les Noirs constituaient les trois principaux groupes de minorités visibles, chacun ayant une population dépassant un million de personnes. Ces groupes étaient suivis par les Philippins, les Arabes, les Latino- Américains, les Asiatiques du Sud-Est, les Asiatiques occidentaux, les Coréens et les Japonais. Selon les projections de Statistique Canada, les minorités visibles pourraient représenter entre 31,2 % et 35,9 % de la population canadienne en 2036.
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