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Prospection et rétrospection : une question de point de vue

Prospection et rétrospection : une question de point de vue

On s’aperçoit dans ce texte, comme dans les suivants, que le changement de temps joue un rôle primordial en français dans la structuration du récit, alors même que l’énonciateur-narrateur reste le point de repère. En effet, le présent de narration et le futur historique ont un point commun : ils impliquent un décrochage temporel – et seulement temporel - par rapport au moment de l’énonciation. L’origine subjective reste l’énonciateur-narrateur. Le récit avance par à-coups, mêlant temps de la narration et bilans de nature subjective. Alternent progression chronologique et rétrospection subjective. Toutefois, les paramètres S et T ne sont pas pondérés de la même manière dans le présent de narration et le futur historique. Le présent de narration fait référence à de simples notions qui sont présentées dans une relation de succession. On pourrait gloser ainsi le présent en (1) : « d’abord, refus de répondre, puis motivation de l’établissement d’un mandat d’arrêt ». Le présent sépare les événements les uns des autres à l’intérieur de la séquence et contribue à mettre en relief le cours des événements. Bien que l’origine subjective soit l’énonciateur-narrateur, la relation à son point de vue particulier est réduite au minimum. Ce sont plutôt les dates et les adverbes de temps qui sont ici décisifs dans l’organisation de la séquence puisque le présent est par lui-même une forme indéterminée. De façon représentative, le futur historique apparaît après le présent de narration en (1). La rétrospection exprimée par un futur historique met en jeu une double opération : d’une part une projection à caractère temporel, d’autre part une prise charge subjective de l’énonciateur. Si l’on examine de plus près (1), on voit en effet que sur le plan temporel, le futur projette dans l’avenir la validation de la relation prédicative. Le repère temporel est en juin / a
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Point de vue maxiset en estimation non paramétrique

Point de vue maxiset en estimation non paramétrique

1.3. LE POINT DE VUE MAXISET 17 de s’opposer au point de vue minimax défini juste avant, mais plutôt de fournir une approche qui viendrait compléter la première en écartant les inconvénients mentionnés plus haut. L’approche maxiset consiste à déterminer l’espace fonctionnel maximal (ou maxiset) sur lequel une procédure d’estimation atteint une vitesse de convergence donnée. Sous cette approche, une procédure statistique sera dite plus performante au sens maxiset qu’une autre dès lors que le maxiset de la première contiendra celui de la deuxième. Bien évidemment, l’espace maximal d’une procédure sera d’autant plus grand que la vitesse choisie sera faible et inversement. On notera M S( ˆ f n , ρ, v n ) le maxiset de toute procédure
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La transmission du point de vue des sciences humaines

La transmission du point de vue des sciences humaines

3) Préciser la façon dont les choses se présentent du point de vue de celui qui hérite et du point de vue de celui qui transmet nous permettra sans doute de mieux comprendre ces processus et le rapport qu’ils entretiennent entre eux. L’héritier est dans la dette et dans la rupture (sauf si bien sûr il ne fait que répéter à l’identique. Cf. Laisis, 1988). Il est dans la dette, puisqu’il prend à l’autre. Il lui doit de lui avoir donné tout ce dans quoi il est venu puiser. Rien ne se crée jamais socialement ex nihilo. Nous ne cessons d’emprunter à d’autres qui nous ont précédés d’une manière ou d’une autre. Chacun de nous est ainsi pétri d’emprunts ; nous ne sommes socialement faits que de cela. On pourrait soutenir que nous sommes tous, de ce point de vue, des chats de gouttière, d’avoir emprunté à des sources aussi diverses 3 . Il en est de même d’une communauté, quelle que soit son étendue. Prenez par exemple une grammaire du français : vous y apprendrez que tous les mots français viennent d’ailleurs. Dans le français, il n’y a effectivement pas un mot français d’origine ! Même notre « Prince de Bretagne » vient d’ailleurs 4
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Point de vue interne : ambiguïtés et transgressions

Point de vue interne : ambiguïtés et transgressions

semblent être connues par cette narratrice d'une manière indéterminée, comme si elle possédait les capacités d'un narrateur omniscient. « La tête appuyée contre son dos, elle se laissait un moment bercer par le trot de la bête. L’odeur musquée de sa peau, la ligne pâle de son cou qu’elle caressait du bout des lèvres, son corps souple entre ses bras, tout était délicieux […]. » (Delcourt, p. 86) : c’est ainsi qu’elle décrit une scène d’amour entre Walter Black et Gabrielle à laquelle elle n’a jamais assisté. Cela confirme l’appropriation par cette narratrice de compétences qui transgressent les limites de sa nature humaine. C’est aussi le cas des autres narrateurs présents dans ce même roman et dans les autres romans choisis. Leur point de vue interne devient omniscient, présentant des informations illimitées sur leur monde. Notons, par exemple, cette information livrée par le narrateur Michel Bauermann de Tarmac au sujet de Hope : « Hope hocha la tête d’un air décidé, jugea sage de ne rien ajouter. » (Dickner, p. 153) Même si, dans ce roman, on passe de la narration homodiégétique à la narration hétérodiégétique et que l’omniscience ne provient pas immédiatement du narrateur homodiégétique, il est toujours très clair que c’est le même narrateur qui continue à parler dans la suite du récit. Ces quelques exemples illustrent les entorses à la profondeur du point de vue présentes dans nos romans. Dans les lignes qui suivent, nous nous arrêterons aux types d’information que les narrateurs des romans choisis sont capables de nous révéler.
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CARACTERISTIQUE DES POULETS SELON LE POINT DE VUE DES ELEVEURS

CARACTERISTIQUE DES POULETS SELON LE POINT DE VUE DES ELEVEURS

2.2. Aspect sociologique : Nom et caractéristique des poulets selon le point de vue des éleveurs Il est très rare de constater qu’un éleveur élève un plumage spécifique car les poulets sont en divagation et les croisements se font de façon incontrôlée. Mais, les différents plumages élevés ne sont pas d’un pur hasard. Les noms sont donnés en fonction du plumage (le caillouté signifie de part son aspect ciel étoilé chez les Lokpa et Kabiès), de l’utilisation (le caillouté ressemble à l’assemblage des différentes graines utilisées par des tradipraticiens pour prédire l’avenir) et de l’utilité (caillouté est une source de revenu car très productif d’où le nom en Dendi = beaucoup d’argent). Des observations faites, il ressort que les plumages noir, blanc, froment, fauve et caillouté sont les plus utilisés par les populations rurales. A ces plumages sont associés principalement des rites cultuels et/ou culturels.
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Le recours collectif : point de vue d’un juge

Le recours collectif : point de vue d’un juge

Le recours collectif : 80 point de vue (1998-99) 29 R.D.U.S. d’un juge Finalement, il est frappant de constater que le premier règlement hors cour n’est survenu qu’en 1989, soit plus de dix ans après l’entrée en vigueur de la Loi. Depuis ce temps, les règlements s’accumulent et constituent aujourd’hui le principal mode de finalisation de ce type de litige. Depuis huit ans le nombre de règlement hors cour est supérieur au nombre de jugements finals en cette matière. Doit-on s’en inquiéter? Je crois que non et qu’au contraire, il faut s’en réjouir. C’est d’ailleurs en accord avec la tendance actuelle qui voit les individus essayer de régler hors cour leur litige plutôt que de le faire traîner devant les tribunaux.
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Mobilité et handicap : une question de point de vue

Mobilité et handicap : une question de point de vue

Alauzet, A. (2017). Mobilité et handicap : une question de point de vue. Revue TEC, n°235 (Dossier Mobilité pour tous : pour ne laisser personne au milieu de la route), 32-33. Mobilité et handicap : une question de point de vue Les personnes handicapées sont moins mobiles que les autres, notamment parce que l’environnement dans lequel elles évoluent n’est pas adapté. Car ce sont non seulement les facteurs individuels mais aussi les facteurs environnementaux et sociaux qui génèrent des situations de handicap, conditionnent et freinent la mobilité et la participation sociale. Cette vision permet de faire émerger des leviers d’action pour réduire les situations de handicap.
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La fin de vie, point de vue musulman

La fin de vie, point de vue musulman

Ce qui est important d’un point de vue religieux, en termes d'accompagnement, c’est qu’au moment de la mort, le mourant puisse répéter la parole de la foi : « Il n’y a de Dieu autre qu'Allah et Mohammad est son messager ». Pour l'aider, on répète devant lui. Le prophète enseigne : « Celui qui répète la profession de foi juste avant de mourir rentrera au paradis ». C'est évidemment quelque chose de très encourageant et très positif pour affronter sereinement la mort.

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Histoire du patrimoine. Le point de vue de l'archéologue

Histoire du patrimoine. Le point de vue de l'archéologue

Comme il s’agit d’Antiquité, le point de vue de l’archéologue, vous l’aurez deviné, se justifie. Les difficultés commencent avec le « monumental » – que l’on veut forcément restaurer, mettre en valeur… en d’autres termes « réinvestir » dans la vie sociale et urbaine moderne autrement que simplement en tant que site-musée, site-historique, mais plutôt en quelque sorte à l’image d’une église où continue de se pratiquer le culte dominical au moins, ou encore de ces vieux hôtels particuliers aménagés en mairie, en HLM, que sais-je encore…
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Point de vue et point d’écoute dans l’écriture “cinématographique” de Georges Simenon

Point de vue et point d’écoute dans l’écriture “cinématographique” de Georges Simenon

Simenon de décrire d’abord l’action de Maigret (point de vue narratif, focalisation externe), et ensuite ce qu’il voit (point de vue visuel, ocularisation interne). On a assez dit combien les descriptions de Simenon étaient similaires aux techniques d’investigation de Maigret. Toujours légèrement en retrait, immobile, placide, pour ne pas dire inerte, Maigret est un observateur attentif du monde qu’il regarde, qu’il écoute, qu’il hume. Caméra autant que micro tendu, Maigret est une plaque sensible qui capte passivement l’état des choses, scrute l’opacité des visages, perçoit les événements qui adviennent, analyse les phénomènes qui se produisent et enregistre tout cela sans sourciller. À l’abri de toute déformation subjective, les observations de Maigret donnent au roman un gage d’objectivité. Tout ce que Simenon y décrit semble le fruit d’une enquête minutieuse et prend l’aspect d’un rapport de police, le style en plus. « À le voir, on aurait pu croire qu’il faisait en dilettante une étude sur le fonctionnement des services d’un palace », note Simenon après avoir décrit dans le détail l’agitation dans les cuisines du Majestic 20 . Le
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Conclusions et Perspectives. Point de vue européen.

Conclusions et Perspectives. Point de vue européen.

Le Traité de Port Saint-Louis établit ainsi la primauté des Actes uniformes de l‟OHADA. Plus essentiellement, et c‟est là sa force, la Cour commune de justice et d‟arbitrage se substitue, après l‟appel, au juge de dernier ressort de chacun des Etats lorsque les Actes uniformes sont concernés, même si c‟est uniquement lorsque ces derniers sont concernés. Elle apparaît donc comme le juge de cassation de l‟ensemble des juridictions appartenant aux Etats membres de l‟OHADA en matière de droit unifié sauf conflit possible entre le droit uniforme et les droits communautaires 12 . Or, si le droit de l‟OHADA entend s‟attacher à l‟avenir au droit de la concurrence, véritable vecteur de l‟intégration économique, cette perspective est encore lointaine. De ce point de vue et pour l‟heure, il convient de bien noter que la primauté du droit de l‟OHADA et donc de la CCJA ne valent qu‟à l‟égard du droit interne des Etats membres, en aucun cas à l‟égard des ordres normatifs régionaux, seuls porteurs d‟une faculté réelle d‟intégration économique.
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Le secteur agroalimentaire : un point de vue par la consommation

Le secteur agroalimentaire : un point de vue par la consommation

Le secteur agroalimentaire : un point de vue par la consommation notamment pour les femmes, et en tout cas largement plus que le secteur industriel très méca- nisé. Ensuite parce qu’il assure la connexion entre l’offre agricole et la demande urbaine et rurale et joue de ce fait un effet d’entraînement sur la production agricole locale. C’est grâce à ce secteur des micro et petites entreprises que les cultures vivrières sont devenues des cultures alimentaires commerciales. Enfin, ce secteur assure massivement l’alimentation des populations les plus pauvres et donc les plus vulnérables du point de vue de la sécurité alimentaire. De ce triple point de vue, ce secteur, partie immergée de l’iceberg dispose d’un important poten- tiel pour contribuer à la sécurité alimentaire et, d’une façon plus générale, à la lutte contre la pauvreté (Broutin et Bricas, 2006). Il est encore peu pris en compte dans les politiques alimen- taires ou les interventions des agences de coopération. Celles-ci privilégient plus souvent les grands projets industriels pour le marché des classes moyennes ou riches qui semble effective- ment émerger. La question reste de savoir si ce développement industriel permettra, par effet d’entraînement, le maintien et le développement des emplois, de la diversité des produits, du rôle de connexion entre villes et campagnes qu’assure aujourd’hui le secteur artisanal.
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Investissement responsable : le point de vue des investisseurs

Investissement responsable : le point de vue des investisseurs

2.2.2 Point de vue interne de la caisse de pensions Pour la caisse de pensions de la Poste, il est difficile d’entreprendre des choix d’investissement durable. La Suisse ne connaissant pas de dispositions législatives régissant le placement durable, l’approche pour la caisse est complexe. En effet, Madame Bruderer souligne que toute action entraine une conséquence. C’est ce qui se produit notamment avec le tourisme durable. Par exemple, bien que certains tentent de limiter l’utilisation des transports aériens, la réduction de cette dernière pénalise certaines régions qui vivent exclusivement du tourisme international. Il est en ce sens difficile pour l’institution de prévoyance d’aller au-delà de l’approche normative. Dans une autre mesure, il s’agit aussi d’un acte de citoyenneté selon la directrice de la caisse. Il est inimaginable d’entreprendre des mesures durables à long, voir très long terme, si les cotisants n’assimilent pas les coûts et le temps nécessaires à cette vision de placement. L’approche actuelle de la caisse de pensions est « en principe durable » selon Madame Bruderer. Ce jugement repose sur le fait que la caisse fait son possible avec ses moyens actuels. Pour le moment l’institution n’a pas de projet prédéfini concernant la continuité de ses investissements durables.
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Point de vue en langue spécialisée

Point de vue en langue spécialisée

considérer qu'il s'agit de points de vue individuels si l’on s’en tient au corpus étudié; il conviendrait néanmoins d’examiner d’autres textes afin de confirmer cette tendance. .5. Conclusion Cet article nous a permis d'aborder la question de la polysémie dans les langues spécialisées à partir d'une synthèse des travaux sur la polysémie dans la langue générale. La notion du point de vue, associée en langue générale à celle de polysémie nous a permis de faire un premier point sur des différences de fonctionnement en langue et en langue spécialisée. Nous avons considéré que les langues spécialisées avaient à la fois les caractéristiques d'un discours et les caractéristiques d'une langue. Si l'on considère ce double fonctionnement, la notion de point de vue peut être associée à un choix individuel (le même que l'on trouve dans toute actualisation de langue en discours) ou à un choix collectif, celui qui fait qu'un ensemble de locuteurs découpent le monde de la même manière, celle qui correspond au domaine dans lequel ils évoluent. Dans une dernière partie, nous avons rendu compte d'une méthode de mise en évidence de cas de polyacceptions (manifestations linguistiques diverses d'un terme polysémique), et de l'existence de points de vue collectifs. L'existence de points de vue ne pose problème que s'ils n'ont pas été identifiés ou, plus rarement, que s'ils ne sont pas compatibles. Le rôle du linguiste-terminologue se borne à rendre compte de l'existence de points de vue différents.
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L’acceptabilité de la xénotransplantation du point de vue de notre contexte idéologique

L’acceptabilité de la xénotransplantation du point de vue de notre contexte idéologique

Toutefois, ce constat me troubla quelque peu car, comment mener à bien une réflexion éthique lorsque le contexte même, dans lequel cette réflexion prend racine, enfreint les conditions de sa possibilité? Comment réfléchir à la valeur de la xénotransplantation en tant que fin légitime de l’action humaine si cette fin s’est déjà imposée dans les faits? Quand bien même la xénotransplantation serait condamnable d’un point de vue moral, cela n’empêchera pas qu’elle soit pratiquée dans un futur plus ou moins lointain...
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L'idée de point de vue sociologique

L'idée de point de vue sociologique

C'est ainsi en particulier que, l'ontogenèse récapitulant la phylogenèse, le programme des études des futures écoles positivistes restera fidèle à la méthode objective et invitera l'élève à s'élever peu à peu du monde à l'homme. Quoi que l'on puisse penser de la méthode subjective, un fait peut être tenu pour établi. L'apport de Comte à l'histoire de la pensée tient autant aux diverses thèses auxquelles son nom reste associé qu'à l'introduction d'une nouvelle façon de philosopher. Il a choisi de philosopher d'un point de vue sociologique, et l'originalité de cette position n'est pas étrangère aux difficultés que cette oeuvre oppose à ses lecteurs. Si le programme assez élaboré de sociologie des sciences qu'il a été ainsi amené à présenter est passé le plus souvent inaperçu, c'est qu'il n'a pu être explicité qu'une fois la sociologie déjà constituée, c'est-à- dire dans les conclusions générales du Cours, et qu'ensuite la promesse faite de rédiger le traité de politique positive ne lui a pas laissé le temps d'en entreprendre la réalisation. Le programme comprend deux volets : en tant qu'il représente le seul point de vue universel, le sociologue est chargé de coordonner l'ensemble des activités scientifiques (nous dirions aujourd'hui : de fixer les grandes lignes de la politique scientifique), notamment de trancher les querelles disciplinaires et, de façon plus générale, de lutter contre les effets pervers de la spécialisation en faisant valoir les droits de l'esprit d'ensemble. Mais, lorsqu'il agit de la sorte, le sociologue n'est en quelque sorte que le porte parole de l'opinion publique éclairée et Comte envisageait donc également un contrôle social de la science.
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Le capital social : un point de vue critique

Le capital social : un point de vue critique

l’impossibilité d’un tel raisonnement (et d’une manière plus générale au nom de l’interdiction d’agréger les préférences individuelles) qu’Oleg Arkipoff, comptable national, avait donné un coup d’arrêt aux diverses tentatives de mesure du bien-être initiées en France dans les années soixante-dix 5 . On sait qu’un certain nombre de solutions, philosophiques et techniques, ont été apportées à ces deux problèmes : on peut, pour résoudre le second problème et en suivant Sen, considérer qu’il est possible d’agréger les préférences individuelles ou de se placer d’un point de vue où on peut parler d’un bien commun ou d’un bien collectif (nulle besoin d’une dictature pour trouver une procédure au terme de laquelle des individus s’entendent pour considérer que certaines choses contribuent au bien collectif ou sont « bonnes »). On peut, pour résoudre le problème de la mesure avoir recours à des indicateurs d’intensité qui, sur un certain nombre de domaines, explicitent les progrès ou les reculs : égalité hommes/femmes ; libertés publiques ; délinquance ; accès aux soins ; qualité de l’air ; état du patrimoine naturel…comme l’a proposé le PNUD.
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Codéine sur ordonnance : le point de vue des consommateurs

Codéine sur ordonnance : le point de vue des consommateurs

tant qu’espace d’échanges entre usagers de drogues pour le partage d’expérience, les conseils, une dis- cussion sur les difficultés rencontrées, et la réduc- tion des risques (RDR) (5). Il compte parmi les lieux d’échanges les plus visités et les plus connus entre usagers de drogues. Après l’annonce de l’entrée en vigueur de l’arrêté, le sujet “dernière heure de gloire pour la codéine ?” est lancé par le premier message (ou “post”) mis en ligne le 12 juillet 2017 à 16 h 42, et il sera suivi par de nombreuses réponses. L’étude des verbatims présentés sous forme de mes- sages apporte l’unique perspective du point de vue des usagers de codéine sur un texte de loi qui change profondément leur façon de consommer. Cet article reprend les premiers résultats d’une thèse de méde- cine générale qui porte sur l’étude des émotions expri- mées par les participants à ce forum, et les moyens de contournement de l’arrêté. Il se concentrera plus précisément sur les différents intervenants sur ce sujet en établissant une catégorisation descriptive. Matériel et méthodes
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Les "sciences de l'information" en questions. Le point de vue du lecteur

Les "sciences de l'information" en questions. Le point de vue du lecteur

Les “sciences de l’information” en questions Le point de vue du lecteur (J.-M. Salaün - CERSI) En 1975 une nouvelle discipline a été accueillie officiellement au sein de l'université française, baptisée "sciences de l'information et de la communication". L'histoire de la réunion des enseignants-chercheurs, sous l'impulsion en particulier de R. Escarpit, des débats qui l'ont traversée, de ses développements, de ses avancées, mais aussi de ses hésitations et de ses fragilités n'est pas encore écrite, il est sans doute trop tôt. Mais autant qu'une naissance et une promesse, la fondation d'une nouvelle section scientifique est aussi un aboutissement. On connaît assez bien les courants fondateurs de ceux qu'en France on regroupe souvent sous la dénomination "sciences de la communication". Dans cet article nous voudrions discuter de l'autre partie de la dénomination d'origine les "sciences de l'information", moins connues malgré quelques publications qui tentent régulièrement de faire le point 1 .
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Théorie de la connaissance du point de vue phénoménologique

Théorie de la connaissance du point de vue phénoménologique

qu’un acte d’inférence est causé par un influx nerveux et par la position de prémisses. Ces distinctions s’appliquent pleinement au projet de fondation phénoménologique de la connaissance. Au sens génétique, les « fondements » ou les « origines » des jugements théoriques ne peuvent être mis au jour qu’à l’intérieur de rapports de motivation unissant ces jugements à d’autres actes théoriques. Par exemple, l’« origine » du juger logicisant réside alors dans un ensemble d’idéalisations et d’abstractions idéatives dont le matériau est fourni par une réflexion sur des actes propositionnels, nominaux, sur des actes d’inférence 1 , etc. En ce sens très particulier, il est légitime de se demander si les jugements logicisants, ou plus généralement tous les actes relevant de l’attitude logique, ne trouvent pas leur origine ultime dans des comportements « pratiques ». Cette question présente plusieurs aspects différents. D’abord, l’apparition concrète du penser théorique (ou en particulier du juger de tel théorème, etc.) dans la vie de la personne est imputable à un certain nombre de motifs contingents, à savoir à telle découverte personnelle, mais aussi à des événements personnels de toutes natures, à des ambitions professionnelles, à la lecture de certains ouvrages, etc. Ensuite, il est encore possible d’explorer certaines motivations appartenant à la sphère intersubjective et suprapersonnelle : par exemple la logique a connu un nouvel essor du fait de la redécouverte des écrits d’Aristote au XIII e siècle, la conception criticiste de l’infini a été motivée par la découverte du calcul infinitésimal, etc. Par là, on retrouvera fréquemment des motivations personnelles, mais considérées d’un point de vue qui n’est pas celui de l’existence personnelle. Ainsi, au lieu de dire que la lecture de l’Essay de Hume a motivé certaines prises de position de Kant, on pourra déclarer que la publication de l’Essay a eu une influence sur « la » philosophie, et que cette influence s’est traduite par telle ou telle « tendance », par tel ou tel « mouvement », etc. Cette deuxième classe de recherches circonscrit le domaine propre de l’histoire des idées, dont l’histoire de la philosophie est une branche importante. Par ces recherches, nous accédons à la sphère de la culture au sens le plus large. Enfin la question de la motivation, en tant qu’elle représente la question centrale de l’analyse phénoménologico- génétique, nous met aussi sur la voie d’une élucidation apriorique de la genèse. Nous pouvons demander quelles sont « en général » et « a priori » les conditions pour que telle potentialité d’acte soit actualisée in concreto. On voit ainsi apparaître une discipline nouvelle, pour ainsi dire parallèle à la critique phénoménologique de la connaissance, à savoir une phénoménologie de la genèse des actes cognitifs. Si c’est plus particulièrement le connaître logicisant
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