Valère Novarina

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Pour un dialogue avec Valère Novarina, à propos de giromitres, de centaures et de quelques autres objets.

Pour un dialogue avec Valère Novarina, à propos de giromitres, de centaures et de quelques autres objets.

par-d ’Lé-lé (L’Envers de l’esprit, pp. 191-193). Novarina recourt, de diverses façons, à de nombreuses autres langues, à commencer, bien sûr, par le grec ancien, l ’allemand, l’anglais. Je crois avoir reconnu quelque part ce parent du hongrois qu ’est le finnois. Il en énumère beaucoup d’autres, appelées par les noms qu ’il leur donne : « la mexidinne, la pontique, la trudelle, la lécorne, la bamblique, l ’éléphantine, la jublique. Je les fais toutes parler. Il faut que les langues se taisent » (Le théâtre des paroles, p. 108). Mais, par la force des choses, c ’est surtout le français qui est visé, j’oserai un néologisme, par la « passion logopraxique » ou, si l ’on veut « logopoiétique » de Novarina. Je donne à l ’élément poiétique le double sens étymologique de « fabrique » et de « création poétique ». Le français, c ’est sa langue « matièrenelle », à la fois matérielle et maternelle, selon la condensation qui est opérée dans ce beau mot- valise adjectival (Le théâtre des paroles, p. 46). Des exemples de cette action sur la langue ? Il en pleut, et de toute sorte, par exemple la série des 1111 noms d ’oiseaux néologiques qui clôt le Discours aux animaux. Je n’ai pas compté s’il y en a effectivement 1111, je fais confiance à Valère Novarina pour les comptes, il adore ça, et il fait ça très bien, qu ’on aille seulement voir le début du Monologue
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Peindre à la trace. Le geste pictural de Valère Novarina

Peindre à la trace. Le geste pictural de Valère Novarina

15 « PEINDRE À L A TRA CE » SUR LE GES TE PICTURAL DE V ALÈRE N O V ARIN A olivier dubouclez L ’activité artistique de Valère Novarina est si diverse et en même temps liée [r]

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Une radiographie humaine : "Le drame de la vie" de Valère Novarina

Une radiographie humaine : "Le drame de la vie" de Valère Novarina

UNE RADIOGRAPHIE HUMAINE : L E D RAME DE LA VIE DE VALERE NOVARINA Céline Hersant I Dire le monde, dire sa multiplicité, le décrire par le menu, et donner à entendre la parole des hommes qui le font « tenir debout » : le théâtre de Valère Novarina est sans doute l’un des exemples le plus étonnant d’une écriture où le plaisir de la dépense verbale fait apparaître sur scène des milliers de personnages, de « figures humaines ». Ces personnages, au nombre de 2587 dans Le Drame de la vie (Novarina fait ainsi concurrence à la Bible, dont il est grand lecteur 1 ), peuplent la scène, mais de façon étrange, comme par fulgurance. Le Drame de la vie, par sa densité et sa diversité, théâtralise et dessine une vaste radiographie humaine : à la fin, on y trouve un inventaire complet de tous les personnages (2587) ayant un instant « habité » le temps et l’espace de la scène 2
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Un vide est au milieu du langage. Prière et silence dans Devant la parole de Valère Novarina

Un vide est au milieu du langage. Prière et silence dans Devant la parole de Valère Novarina

42. Id., Devant la parole, op. cit., p. 30. 43. Ibid., p. 31. 44. On notera que le mot Dieu n’est pas prononcé ici, ni nulle part dans l’essai. C’est une altérité indéterminée qui est posée, soustraite à toute conception dogmatique. Il y a là une originalité de « Devant la parole » qui mériterait d’être mise en relation avec une théologie prônant le dépassement du religieux, comme celle de Dietrich Bonhoeffer (Voir Denis Guénoun, Des verticales dans l’horizon, Genève, Labor et Fides, 2018, p. 151-181). 45. Devant la parole, op. cit., p. 64. Voir aussi Valère Novarina, Lumières du corps, Paris, P.O.L, 2006, p. 32 où la thèse du « lyrisme sans moi » articule, d’une part, la chute dans les « abîmes somatiques » et, d’autre part, « l’éclipse de la prière, le blanc de la prière ».
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Dialectique de l’inattendu. Voies et impasses de la philosophie dans l’œuvre de Valère Novarina

Dialectique de l’inattendu. Voies et impasses de la philosophie dans l’œuvre de Valère Novarina

L’œuvre de Valère Novarina peut s’entendre tout entière comme une provocation : une provocation à l’insurrection verbale, au rire, mais aussi au questionnement et à l’examen philosophique. Animée par une pulsion interrogative où l’invention littéraire côtoie sans cesse la métaphysique et la théologie, elle est non seulement un objet singulier pour le philosophe mais constitue peut-être elle aussi une « philosophie anomique » 1 . « Anomique » en ce que faisant corps avec cette chair parlante et trouée qu’interroge Adam au début du Drame de la vie 2 , la langue théorique se trouve immédiatement jetée dans un état de crise : « rétif au concept » 3 , renonçant à toute règle logique ou argumentative contraignante, Novarina rompt avec les lois mêmes d’une rationalité qui voudrait en contrôler a priori les développements pour, à l’inverse, la faire devancer par la parole et ses « processus primaires ». À l’encontre d’Aristote instaurant les principe de contradiction et du tiers-exclu comme les conditions d’un discours sensé, Novarina en appelle à « l’union des contraires » et à l’installation de la pensée dans un état, joyeusement assumé, de renversement du sens. Que la parole soit toujours en avance sur la pensée et que celle-ci soit constamment dépendante de glissements linguistiques ou étymologiques 4 , c’est ce qui participe à rendre singulière la relation qu’entretient Novarina avec la philosophie.
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Sur les définitions de Dieu. Entretien avec Valère Novarina

Sur les définitions de Dieu. Entretien avec Valère Novarina

Dans notre langue (si tu veux bien, comme les Latins, ne pas distinguer le u du v), il y a une anagramme du mot DIEU, c’est le mot VIDE. Dans toutes nos phrases Dieu est un vide, un mot [r]

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Le théâtre et l'origine dans l'œuvre de Valère Novarina

Le théâtre et l'origine dans l'œuvre de Valère Novarina

pas. L'acteur repousse 1'homme de partout. Novarina écrit aussi quelques pages plus loin: « Faudra un jour qu'un acteur livre son corps vivant à la médecine, qu'on ouvre[r]

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L’acteur novarinien et son double : d’Artaud à Novarina

L’acteur novarinien et son double : d’Artaud à Novarina

Dans le théâtre de Valère Novarina, toute l’attention se porte sur l’acteur et sur le corps de l’acteur. Nous verrons comment ce recentrement dramaturgique redonne au comédien son rôle essentiel de cœur vivant au sein de la représentation, comment le corps de l’acteur devient un espace poétique, une scène théâtrale où se joue – et se rejoue à chaque entrée en scène – le drame de la vie et de la mort, le drame de la parole, dont la profération incessante donne l’assurance de la présence des êtres et du monde sur l’espace scénique. Cette ritualisation de l’acte théâtral chez Novarina reprend en partie les théories d’Artaud, elles-mêmes rassemblées dans un virulent manifeste : Le Théâtre et son double (1938). Novarina, sur les traces d’Artaud, construit lui aussi un nouveau « théâtre de la cruauté ». Artaud cherchait à redéfinir la vocation du théâtre comme expérience des limites. En dépassant la tradition occidentale de la mimésis, Artaud s’attache en effet à retrouver la force d’ébranlement de la liturgie théâtrale : ce sera l’idée d’un « athlétisme affectif de l’acteur », maîtrisant parfaitement les techniques du souffle et de ce qu’Artaud appelle « l’expectoration ». On retrouve ce même travail d’incarnation des mots à travers le don total de soi au public chez l’acteur novarinien.
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Comment finir ou la prière faite au théâtre (Novarina et Augustin)

Comment finir ou la prière faite au théâtre (Novarina et Augustin)

DENIS GUÉNOUN, UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE, PARIS IV Avant-propos Dans l’œuvre de Valère Novarina, il est possible de distinguer deux grands groupes de livres – distinction non exhaustive. D’une part, les écrits poétiques et dramatiques, plus ou moins conçus en vue d’une présentation théâtrale (avec toute la singularité du théâtre novarinien). D’autre part, des ouvrages théoriques, plutôt pensés comme essais, qui n’appellent pas directement la mise en scène (même si certains l’ont provoquée). Division dont Novarina use lui-même en parlant de son travail. Mais il apparaît vite que le clivage n’est pas net. D’abord, les propos de théorie sont puissamment poétiques, et plus d’une fois dramatisés. Novarina théorise en poète, et ce n’est pas affaire de présentation : l’énonciation des thèses, leurs liens, leur sémantique comme leur syntaxe, au bout du compte toute l’activité de penser s’y trouvent impliqués. Et par ailleurs, le théâtre de Novarina est théorique de bout en bout. Tout ce qu’il manigance pour la scène peut être lu comme jeu de propositions réflexives. En de multiples sens : parce que cela regorge d’énoncés spéculatifs, généraux ou particuliers, d’affirmations philosophiques. Et aussi parce que l’œuvre scénique s’avance dans une sorte de second degré – ce qui ne la prive pas d’une force élémentaire –, proposant une pensée en action et en espace, mais qui se voit toujours faire, et s’évalue, se commente, faisant rarement entrer un personnage sans considérer qu’il entre, ne livrant une action quelconque que dans l’annonce, l’interprétation, la pensée du mode dans lequel elle se livre. Donc, poésie dramatique et poème théorique sont tressés l’un dans l’autre, il n’est pas facile de les démêler.
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Valère, ou Voyage dans le cristal

Valère, ou Voyage dans le cristal

De la même façon, l'écriture novarinienne, loin de procéder à un simple jeu sur le langage — et l’auteur, à ce sujet, s’en garde bien lorsqu’il proclame : « Pas de jeu avec les mots, jamais. C’est nous qui sommes leur jeu » 2 —, entend donner à voir une parole de « là- bas », disait Arthur Rimbaud, c’est-à-dire une parole débarrassée de son aspect syntaxique et uniquement vecteur d'émotion ; « L'émotion c'est le mouvement... » 3 ajoute Valère Novarina. L’écrivain se fait ainsi le chef d’orchestre d’une mise en mouvement du langage ; par un travail d’exténuation, d’incision et d’éclatement du mot, il mène sa symphonie jusqu’à atteindre les lisières d’une forme qui se donnait pour modèle de vraisemblance, et qui n’apparaît plus que comme contour fantomatique. L’écriture novarinienne s’identifie ainsi dans un processus de prolifération ; de la même façon que, chez George Sand, le détail ouvrait sur l’infini, Valère Novarina pratique une écriture arborescente, tisse la toile de son drame à partir du mot éclaté, et écarte ainsi son œuvre de tout principe linéaire : « Aucune rature, précise-t-il : au contraire, tout est florescent, germinescent. Je n’enlève jamais rien, je développe en ouvrant, je dissémine » 4 .
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La traduction de Valère-Maxime par Nicolas de Gonesse

La traduction de Valère-Maxime par Nicolas de Gonesse

La tradition exegetique de Valere-Maxime etait bien vivante pendant tout le XIVe siecle, pour un public capable de cornprendre et d'apprecier le latin, car le te[r]

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