Vécu de l'action

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Le vécu corporel du cerveau propre

Le vécu corporel du cerveau propre

de l‘entretien et de son verbatim. Cette médiation symbolise aussi l‘écart temporel et irréductible entre le cerveau et sa conscience. Il est impossible d‘avoir un accès direct et immédiat à son propre cerveau. Ce type de vécu du vivant cérébral est impossible à connaître en raison du temps nécessaire de diffusion de l‘information nerveuse entre le vivant du cerveau et ce qui pourrait être son vécu dans le corps conscient : le cerveau va plus vite que toute conscience de lui- même et nous ne le ressentons qu‘au terme de l‘action corporelle qu‘il produit en nous comme le temps réflexe (20-40 ms), le temps émotionnel (comme la peur). Les informations incorporées dans le cerveau le sont de manière infra-consciente au cours de toutes nos interactions entre le corps et le monde. C‘est le cerveau qui vit à travers notre corps avant que nous puissions apercevoir ces effets : un tel argument pourrait placer, dans une thèse centraliste réductionniste, le cerveau dans une position d‘ordonnateur et le corps et la conscience dans une posture d‘épiphénomènes.
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Le corps vécu et l'expérience du handicap

Le corps vécu et l'expérience du handicap

phénoménale. Si l’espace phénoménal est néanmoins immense, c’est parce que l’ensemble de ce qu’il appréhende est bien supérieur à une action réalisable. Il est très difficile, voire impossible de penser le monde par l’intermédiaire de cet espace phénoménal en quittant nos repères objectifs, mais nous pouvons l’utiliser à titre d’expérience de pensée pour nous décentrer par rapport aux contraintes de l’espace tel que nous nous le représentons ordinairement. Ainsi, pour décrire la manière dont cet espace du corps se déploie, nous pourrions dire (mais toujours limités par notre vocabulaire qui renvoie à l’espace objectif) que cette spatialité se développerait par incorporation, s’étendant par les sens à travers toute une cohorte d’actions virtuelles. Ainsi naît une sorte de grand corps qui appréhende tout ce qui se trouve dans son champ d’action comme une partie possible de lui-même. Cette spatialité s’étend aux objets utilisés comme prolongement de l’action (une canne, une raquette de tennis, voire une automobile). Par elle le sujet s'incorpore également le lieu de vie dont l’enchaînement des pièces est plus senti que connu (il y aurait beaucoup à dire d’ailleurs sur le lien entre espace vécu du corps et espace vécu du foyer). On le voit : ce prolongement de l’action n’est pas seulement celui de l’action possible. Il est aussi celui de l’ensemble des actions virtuelles, et au- delà des actions imaginaires. Ce déploiement du corps n’est pas forcément lié à une expérience réelle du mouvement. Par conséquent, une personne qui a pu vivre ce corps en mouvement peut le retrouver dans ses souvenirs (pensons par exemple aux rêves et souvenirs en mouvement décrits par Jean-Dominique Bauby dans Le Scaphandre et le papillon). Allons plus loin : une personne qui n’a jamais vécu ce mouvement pourrait être susceptible de l’expérimenter en s’incorporant l’espace par l’intermédiaire de son corps phénoménal. Il lui suffit de voir ou d’entendre. Nous savons tous que le champ de vision tient lieu de champ d’action. La vue est elle aussi appréhension du monde mettant virtuellement en jeu l’ensemble du corps. Nous connaissons tous le plaisir de se projeter à travers l’espace ouvert d’une montagne, plaisir accessible à la seule vue. Il n’est pas nécessaire de savoir voler pour se sentir pousser des ailes en haut d’un magnifique paysage alpin. De ce fait, pourquoi faudrait-il restreindre cette expérience du corps phénoménal aux personnes qui expérimentent un mouvement réel ?
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Apprendre de son action (professionnelle) et de la réflexion sur cette action

Apprendre de son action (professionnelle) et de la réflexion sur cette action

On le voit, la consigne n’oblige par à aller vers le vécu émotionnel, mais le rend légitime. Le premier moment individuel construit une trace que les sujets garderont pour eux, mais ils savent que l’on va inviter l’un ou l’autre volontaire à faire partager au groupe l’épisode qu’il a relaté. Ce récit d’un participant est suivi d’un temps dédié aux questions d’explicitation par le groupe. Ensuite vient l’étape de la mise en mots écrits, individuelle d’abord, cadrée par trois catégories de questions : évocation de vécus semblables, recherche de sens, analyse et recherche d’alternatives à ce que celui qu’on appelle le propriétaire du cas a effectivement mis en œuvre. Le temps suivant est celui de l’échange et de la réaction du propriétaire du cas. Enfin l’éclairage théorique vient enrichir l’analyse et la séance se termine par une méta- analyse de la démarche menée. On va revenir sur ces étapes là.
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La Recherche-Action

La Recherche-Action

S’il n’existe pas de lien entre le type de recherche-action menée et le recours à l’une ou l’autre de ces méthodes (la recherche-action militante ayant parfois recours à des études quantitatives par questionnaire par exemple), l’utilisation de ces méthodes et leur place dans le dispositif de recherche varient d’une approche à l’autre. La description du système en amont de la démarche est en effet un pré-requis dans les approches scientifiques telles que l’Action Science (Argyris & Schön, 1991) et la recherche-action lewinienne (Lewin, 1946). Elle l’est aussi pour la recherche intervention et pour la recherche ingénierique, non pour permettre une évaluation objective du fonctionnement initial du système mais pour comprendre les représentations individuelle et collective, et les logiques de raisonnement des membres de l’organisation (Claveau et Tannery, 2002). Elle l’est enfin dans les approches psychosociologique et militante pour permettre la « mobilisation » et la prise de conscience des acteurs des mécanismes psychiques ou socio-politiques qui les emprisonnent (Jaques, 1951 ; Greenwood & Levin, 1998). Dans ces approches néanmoins, ainsi que dans les recherches-action « coopératives », une fois l’objet de la recherche défini par les chercheurs et les participants, l’enquête sera en général prise en charge par les participants eux-mêmes impliquant souvent une formation aux méthodes scientifiques de recherche. Elle constitue de fait un premier moyen d’intervention, la formation puis la réalisation éventuelle de l’étude permettant d’amorcer l’apprentissage collectif visé dans les approches coopératives et/ou la « prise de conscience » des approches psychosociologiques et militantes.
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Action Architecture

Action Architecture

La question qui nous mobilise ici consiste moins à débattre de la mort – ou non – de la ville qu’à essayer de comprendre ces mythes qui perdurent au cours du temps, qu’à interroger ces[r]

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Les règles en action

Les règles en action

Ces deux postures d'enquete sont compl6mentaires : la premiere est bien ajust6e a la n6cessit6 de rendre compte de la fagon dont sont 6tablies et connect6es les regles g6n6rales de l'[r]

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Vécu de la grossesse des femmes dépendantes aux opiacés

Vécu de la grossesse des femmes dépendantes aux opiacés

1. Un ressenti des femmes souvent négatif Toutes les femmes nous ont rapporté qu’elles se sont senties jugées par les professionnels de santé. « Pour E3, je ne consommais plus du tout mais on ressent… comment dire, la suspicion : « est ce qu’elle consomme encore ? Pourquoi elle fait un enfant ? ». Voilà, c’est mal vécu quoi. », « Il y a des fois où l’on se sent juger rien qu’au regard, on le voit bien ; je trouve que ça, ça fait très mal quoi, ça fait très mal quand on est toxicomane, qu’on essaie de s’en sortir et que pour les gens on reste quand même toxicomane quoi… », « Même si on ne me le disait pas, il y a des regards, enfin je ne sais pas. Je sais pas quand on l’ausculte et qu’après on vous dit « elle n’a pas beaucoup de tonus » et on vous regarde comme ça, je ne sais pas mais moi je le prenais pour moi quoi… », « On le sent, il y a des gens qui sont très compréhensifs, avec qui ça passe, mais il y en a voilà, direct ils changent de comportement, comme si en deux secondes on avait changé. Donc ça, c’est le gros problème que moi j’ai toujours ressenti au niveau du médical en fait. ».
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Emploi familial : le vécu des particuliers-employeurs

Emploi familial : le vécu des particuliers-employeurs

Néanmoins, il rompt avec certains élé- ments de l’emploi direct fortement valorisés par les particuliers : la recom- mandation du salarié par un proche, la maîtrise totale du recrutement[r]

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Pépite | Hospitalisation à domicile : vécu de patients

Pépite | Hospitalisation à domicile : vécu de patients

Nous avons choisi d’utiliser l’analyse par théorisation ancrée car elle permet d’étudier les interactions entre individus et leur vécu autour d’un sujet d’intérêt. En se basant sur l’analyse de données recueillies directement auprès des populations concernées, elle permet de faire émerger des idées puis une hypothèse. Elle nous a donc semblé être la plus adaptée pour répondre à notre objectif. Cependant elle implique de faire table rase des a priori et des connaissances initiales pour le chercheur qui se doit d’être le plus neutre possible durant le déroulement des entretiens. En effet l’objectif de ce type d’analyse est bien de faire émerger une théorie et non d’en confirmer une existante. Le peu de littérature sur le vécu des patients pris en charge en HAD a facilité cette démarche. Ainsi nous avons pu baser notre analyse uniquement sur les propos recueillis directement auprès des personnes impliquées, en ne négligeant aucune piste de recherche.
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L’hypnose et son impact sur le vécu émotionnel du travail

L’hypnose et son impact sur le vécu émotionnel du travail

59 composent. Nous allons les aborder ainsi que leurs effets possibles sur le vécu émotionnel. Dans un premier temps, nous observons une corrélation entre la parité et le type de préparation à la naissance et à la parentalité choisie. En effet, les femmes primipares se sont tournées vers une préparation composée de cours classiques. Les femmes multipares, quant à elles, ont soit choisi de ne pas réaliser de préparation car elles n’en ressentaient pas l’utilité, soit choisi une préparation plus spécifique. L’exemple que nous pouvons donner est l’expérience de la patiente 8 qui a réalisé une préparation uniquement composée de séances individuelles en hypnose. Ce souhait a été motivé afin de réaliser un accouchement sans péridurale. En effet, cette patiente avait déjà réalisé des cours de préparation classique, à prédominance théorique, lors de ses deux premiers accouchements et avait eu une expérience antérieure en hypnose lors de son premier accouchement. Elle a su grâce à cela définir ce qui lui correspondait en terme d’accompagnement. Ainsi, nous pouvons remarquer que l’expérience des grossesses et des accouchements précédents, influencent les patientes concernant leur choix de l’accompagnement.
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Le vécu de l'entourage des patients en soins palliatifs

Le vécu de l'entourage des patients en soins palliatifs

équipes au domicile et mobiles, unités de soins spécialisés  1989: Fédération belge des soins palliatifs..  Fédération wallonne des soins palliatifs.[r]

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Trouble de personnalité borderline et temps vécu

Trouble de personnalité borderline et temps vécu

2. Immédiateté, absence de médiation et expérience émotionnelle Pour Kimura [8] , des formes variées d’anomalies du vécu temporel se retrouvent dans dif- férentes pathologies mentales et types de personnalité. Il est d’emblée utile de préciser que les patients n’en ont pas forcément une connaissance consciente (le temps vécu est donc différent de la conscience du temps, dans laquelle le temps devient un contenu de l’expérience de la conscience) mais que ces troubles de l’expérience temporelle se manifestent dans les fac¸ons de penser, d’espérer, de vivre le présent, de se rappeler le passé et de se projeter dans le futur. En l’occurrence, la thèse centrale développée par Kimura est que la manière de vivre le temps des personnes présentant un trouble de personnalité borderline correspond à un mode d’existence où l’immédiateté règne en maître. Une hypothèse superposable concernant cette expérience tempo- relle aiguë est celle développée par Muscelli et Stanghellini [10,11] qui, reprenant l’hypothèse de Kimura, évoquent la notion d’instantanéité.
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Spatialité et temporalité du vécu du bien-être

Spatialité et temporalité du vécu du bien-être

C'est ce que nous appellerons « l'effet casino » qui met en évidence que les investisse- ments réalisés par les exclus dans certains espaces peuvent davantage encore mettre leur santé à [r]

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Le vécu contraceptif des nullipares

Le vécu contraceptif des nullipares

Le vécu contraceptif sous pilule semble être moins bon que sous les autres méthodes contraceptives, néanmoins cela peut s’expliquer car la moitié des patientes l’utilisant n’ont pas ch[r]

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Action Publique, Action Collective : Application au champ de l’écologie industrielle

Action Publique, Action Collective : Application au champ de l’écologie industrielle

Bien que ces acteurs occupent une position importante dans la construction du processus de mise en œuvre de l’écologie industrielle, il va sans dire que sa pérennité dépendrait de son [r]

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Pépite | Obligation vaccinale des nourrissons : vécu des parents

Pépite | Obligation vaccinale des nourrissons : vécu des parents

58 II. Discussion de la méthode : forces et limites de l’étude A. Méthode de l’étude Explorer les répercussions de l’OV sur le ressenti des parents à l’aide d’une méthode qualitative s’est présenté comme une évidence pour être au plus proche des représentations des parents. En effet, la recherche qualitative par théorisation ancrée permet d’étudier le vécu d’un groupe d’individus ainsi que leurs interactions avec l’environnement social sans hypothèse préétablie, afin de découvrir de nouvelles théories qui permettront de mieux comprendre un phénomène. L’inexpérience de l’investigatrice dans le domaine de la recherche qualitative malgré deux formations sur le sujet peut constituer une limite d’investigation à l’étude.
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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Le corps vécu

ARTheque - STEF - ENS Cachan | Le corps vécu

1. INTRODUCTION Bien que le corps biologique ou « schéma corporel » témoigne toujours, pour le psychanalyste, de signes visibles d'une « image du corps » pathogène tel que cela s'est produit chez cet enfant de 6 ans, dit psychotique, dont Françoise Dolto écrit qu'il présentait à son arrivée en cure « une tignasse de cheveux incoiffables », et qui « déambulait sans direction comme ses cheveux », et qui ajoute que les effets du traitement psychanalytique avaient commencé par « rendre ses cheveux souples et coiffables », indiquant un début de superposition entre schéma corporel et image du corps, il n'en reste pas moins que le désaccord entre ces 2 éléments peut souvent rester insoupçonné pour le profane, fût-il un éducateur. Cet aspect conflictuel entre schéma corporel et image du corps ou corps vécu a été révélé par la psychanalyse qui a montré, par divers moyens d'expression des enfants, qu'un schéma corporel sain pouvait s'accompagner d'une image du corps atteinte ou inhibée dans certaines de ses parties, alors qu'un schéma corporel rendu infirme par des atteintes organiques pouvait cohabiter avec une image du corps saine lorsque l'infirmité physique a été exprimée par des mots à travers la relation langagière, particulièrement avec la mère ou l'instance tutélaire. Les exemples de « corps vécu » présentés dans ce travail sont dans leur grande majorité empruntés à l'image inconsciente du corps (Dolto, 1984). Toutefois, certains cas proviennent d'observations personnelles d'individus aux comportements énigmatiques, mais qui trouvent leur interprétation dans des textes de ce même livre. De même, dans le corps vécu, nos sens sont conditionnés par la situation que nous traversons. Ainsi en est-il de la voix de l'être aimé qui fait que « l'aimant » devient « tout ouïe » (Assoun, 1995). Tels sont les 2 aspects qui seront développés dans ce travail qui aborde le corps sous l'angle de la psychanalyse et débouche sur l'enseignement scientifique. Il m'importe de signaler que le texte proposé ne doit pas être envisagé comme l'incursion d'un profane dans le domaine de la psychanalyse, mais comme une note de lecture d'un amateur fervent de cette discipline profondément humaine. Il vise à relativiser la notion du corps, objet scientifique, objet technologique, à lui ajouter la notion de corps vécu et à montrer que le corps biologique n'est parfois qu'une façade derrière laquelle se cache l'être dans sa vérité. Il vise enfin à insister sur le rôle de la relation langagière dans le développement de l'être humain.
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La Plata, Argentine : de l'espace pensé à l'espace vécu

La Plata, Argentine : de l'espace pensé à l'espace vécu

Mais, globalement, ma pratique de cet espace pensé, de cette ville entièrement pensée et imaginée avant sa construction m’a confortée dans mon sentiment premier, celui de l’existence d’u[r]

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Action répétitive et action répétée : aspect et pluralité verbale dans la réduplication en émérillon

Action répétitive et action répétée : aspect et pluralité verbale dans la réduplication en émérillon

L'émérillon connaît de manière typique pour une langue tupi-guarani deux modèles de réduplication qui participent tous deux au sens de la répétition. Par ailleurs, ce type de catégories grammaticales est de nos jours souvent traité sous le thème de « pluralité verbale ». Partant du constat que le sémantisme de ce que l’on pourrait appeler grossièrement la « répétition » est rarement décrit avec précision, ni dans les études sur l’aspect, ni dans les études sur la pluralité verbale, et que l’émérillon possède deux outils pour exprimer des nuances distinctes de la répétition, dans cet article, nous entendons distinguer avec précision les sens voisins de ces deux modèles de réduplication, en reprenant la terminologie de Cusic (1981) de pluralité verbale interne/externe à l'événement (autrement dit d'action répétitive/action répétée), sur fond de distinctions sémantiques relatives aux domaines de l’aspect et de la pluralité verbale.
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