Usages sociaux

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Inégalités, discriminations, reconnaissance. Une recherche sur les usages sociaux des catégories de la discrimination

Inégalités, discriminations, reconnaissance. Une recherche sur les usages sociaux des catégories de la discrimination

Les acteurs sociaux et les entreprises en particulier que nous avons enquêtées ont bien perçu les enjeux d’une telle approche « globale » des discriminations et subséquemment de la « diversité ». Au-delà, elles se sont faites les acteurs des processus d’extension sémantique et pratique à l’oeuvre, en générant notamment de nouvelles catégories d’intervention et en formulant de nouveaux sujets de préoccupation. La lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité en entreprise, c’est ainsi un peu « l’auberge espagnole » : il y a à l’intérieur « tout plein de choses ». Mais à partir de cette vision « globale » qui a pour corollaire le flou et la plasticité de ses objets, se déploient des usages sociaux spécifiques, caractérisés par des interprétations à chaque fois particulières, contextuelles et sélectives de la « diversité ». A travers le langage des « priorités » notamment mobilisé par l’entreprise se met en place un « jeu des critères » qu’informe un double mouvement : d’élargissement de la problématique, dans un premier temps, puis de réinterprétation et de redéfinition, dans un deuxième temps, à travers des processus d’arbitrage et de « choix ». L’approche « globale » qui se veut « exhaustive » des catégories de la discrimination se révèle ainsi, dans les faits, une approche sélective : la normativité des engagements étant incertaine, possibilité est donnée à chacun, dans ses efforts, de se saisir des problématiques qui lui semblent les plus « appropriées ». Plutôt qu’à une intégration des différentes catégories d’intervention, on assiste ainsi à un choix, fait au cas par cas, en fonction des contextes historiques et organisationnels propres à chaque entreprise. Tout se passe comme si la diversité ouvre en entreprise « un champ des possibles », donnant à chaque organisation la possibilité de construire et de promouvoir « sa propre diversité ».
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Les usages sociaux du sport dans la prise en charge des mineurs délinquants sous protection judiciaire : l'exemple d’un établissement de placement éducatif et d’insertion

Les usages sociaux du sport dans la prise en charge des mineurs délinquants sous protection judiciaire : l'exemple d’un établissement de placement éducatif et d’insertion

Il s'agira ainsi d'apporter des éléments de structuration concernant l'utilisation de l'objet sport à destination de jeunes mineurs en conflit avec la justice. Pour se faire, nous avons développé un certain nombre d’hypothèses en lien avec les 1 usages sociaux de cet outil pédagogique. Celles-ci, très changeantes au fur et à mesure de l’avancée dans notre connaissance du public, nous ont permis de donner un cadre à notre recherche. Ainsi, une méthode de travail structurée apparaît, dont le but est de répondre aux questions qui façonnent notre plan de rédaction, lui même prétendant rendre compte de notre sujet d’étude. L’'idée de départ était d'appréhender la place du sport dans l'intégration sociale et l'ouverture sur l'extérieur des mineurs délinquants. Mais, par le terrain, nous nous sommes vite rendu compte qu’il serait bien trop ambitieux pour un mémoire de master 2 d’arriver à évaluer le sport comme facteur d’intégration sociale de ces jeunes, qui sont 2 notions abstraites et compliquées à quantifier. Alors, nous avons donc pris une autre orientation quant à notre sujet d’étude. Nous ne prétendons pas répondre aux multiples difficultés auxquelles s’attèle le sport utilisé comme outil pédagogique, de sa popularité croissante à travers les discours médiatiques et politiques au sens pervers que nous pouvons lui accorder (même inconsciemment). Nous souhaitons néanmoins apporter des éléments de compréhension, en toute modestie au vu du peu d'expérience acquise, et nécessairement à travers ceux-ci une réflexion critique sur les usages sociaux du sport à destination des mineurs
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Projet d'étude sur la valorisation et les usages sociaux de l'inventaire du patrimoine culturel immatériel

Projet d'étude sur la valorisation et les usages sociaux de l'inventaire du patrimoine culturel immatériel

Autre exemple de partenariat noué au cours de l’année 2015 en relation avec notre projet d’étude sur les usages sociaux de l’inventaire du PCI, nous avons été contactés par le syndicat[r]

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Le Sens du Juste: cadre normatif et usages sociaux des critères de justice

Le Sens du Juste: cadre normatif et usages sociaux des critères de justice

La position imaginée par Boltanski est censée remédier à ces difficultés, en cela qu’elle sépare encore plus nettement les activités critiques (auxquelles se livrent les acteurs), de la sociologie telle qu’il entend la pratiquer, réduite quant à elle à la simple description non-critique de ces mêmes activités dans un métalangage qui ne fait que formaliser la compétence commune. Il n’y a dès lors effectivement, de ce point de vue, aucune différence entre sociologie critique (celle avec laquelle rompt Boltanski) et critique sociale ordinaire : toutes deux se basent en effet sur les mêmes principes moraux et la même architecture argumentative sous-jacente – la même « grammaire » de justice, pour reprendre une métaphore souvent utilisée par Boltanski et Thévenot. Le savoir du sociologue, s’il prétend encore faire la différence, consistera, plus « modestement » si l’on veut, en une simple systématisation, une explicitation du savoir des acteurs par un professionnel, sorte de grammairien de la justice sociale, disposant pour cela de ressources en temps et en expérience que les acteurs n’ont pas nécessairement. Contrairement à la critique qui en est parfois faite (renforcée sans doute par l’un ou l’autre passage troublant), Boltanski a donc tendance, pour sa propre sociologie, à accentuer la distinction traditionnelle entre jugements de réalité et jugements de valeur, descriptivité et normativité : elle recoupe très exactement la différence entre sociologie « de la » critique et sociologie « critique ». En revanche, dès qu’il s’agit de juger ses rivales (en particulier le modèle bourdieusien auquel elle s’oppose souvent), ou son propre impact sur le monde social, la sociologie boltanskienne peut se permettre d’estomper la distinction, non d’ailleurs sans provocation. Elle paraîtra donc, selon qu’on accepte le partage critique/non-critique, comme radicalement relativiste (puisqu’elle refuse l’idée même d’une sociologie explicative qui ne soit pas elle-même critique, donc engagée dans la justification malgré elle, et refuse pareillement l’idée d’un savoir du social qui ne fasse pas partie du social), ou spectaculairement positiviste (puisque ce refus est basé, en définitive, sur une exigence très forte d’objectivation et de distance à l’égard des prises de position critiques normatives). On comprend, dès lors, toute l’importance et la complexité de cette discussion, qui porte sur des orientations fondamentales des sciences sociales, comme leur relation au sens commun ainsi que leur capacité à se prendre pour objet et à rendre compte des usages sociaux qui en sont fait.
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Arbitrage et conciliation aux premiers siècles de l'Islam : théories, pratiques et usages sociaux

Arbitrage et conciliation aux premiers siècles de l'Islam : théories, pratiques et usages sociaux

La qualité d’une anecdote se mesure néanmoins à sa concision, et le paysage judiciaire ainsi brossé à grands traits schématise des réalités judiciaires et sociales plus complexes. Comment la justice du cadi s’articulait-elle à l’adjudication de l’arbitre et à la conciliation du médiateur ? Dans quelle mesure les théoriciens musulmans concevaient-ils ces formes de résolution des conflits comme parties d’un même système ? Les sources disponibles pour les premiers siècles de l’hégire sont peu loquaces, car le rôle qu’elles assignent aux cadis – représentants officiels du pouvoir musulman – tend à occulter celui de personnages plus en retrait et moins emblématiques. Bien qu’éparses, des données concernant l’arbitrage et la conciliation existent néanmoins. Pour s’en tenir ici aux sources littéraires, les ouvrages de fiqh consacrent des développements conséquents aux règles de l’arbitrage (taḥkīm) et, surtout, de l’accord à l’amiable (ṣulḥ) souvent conclu au terme d’une conciliation ; les chroniques et les dictionnaires biographiques préservent, dispersées, quelques allusions à ces modes de résolution des conflits. Les rares études de l’arbitrage et de la conciliation jusqu’ici entreprises pour l’Islam médiéval, notamment par Aida Othman (2005 et 2007) et Nedjmeddine Hentati (2007), s’attachent surtout à la théorie juridique. Mais outre qu’elles délaissent le droit non sunnite – alors que les chiites et les kharijites avaient plus de raisons que les sunnites de se détourner de la justice du pouvoir –, elles s’intéressent peu aux articulations de ces systèmes « parallèles » avec les institutions judiciaires officielles et à leurs usages sociaux.
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La création : dialogue entre sciences sociales, arts numériques et usages sociaux

La création : dialogue entre sciences sociales, arts numériques et usages sociaux

La création : dialogue entre sciences sociales, arts numériques et usages sociaux Dans le cadre de mes activités menées au sein de l'IMAf, j'ai orienté mes recherches sur le renouvellement des techniques et supports visuels après avoir consacré plusieurs années de travail de terrain en pays dogon durant lesquelles j'ai réalisé des films ethnographiques. Au fil du temps, l'inadéquation des outils et des supports utilisés pour rendre compte de la réalité de la complexité des phénomènes observés sur le terrain se révélaient. Que ce soit du point de vue de la linéarité de la narration ou du traitement de la notion d'espace proposée par le film répertorié comme documentaire, un renouvellement de la prise en compte des méthodes et des objets techniques s'imposaient.
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Les usages sociaux de l’histoire de l’immigration : enquête auprès d’un cercle militant

Les usages sociaux de l’histoire de l’immigration : enquête auprès d’un cercle militant

Les usages sociaux du passé sont toujours contextualisés, c‘est-à-dire à rapporter à un contexte qui en fournit les conditions d‘accomplissement et d‘intelligibilité. A ce titre, il n‘est pas indifférent que l‘enquête porte sur un cercle militant et non pas sur une association, un collectif, un parti politique, ou d‘autres formes susceptibles d‘encadrer des pratiques militantes. Si nous avons choisi ce terme, c‘est précisément en raison de la plasticité des formes organisationnelles dans lesquelles s‘inscrit la pratique militante sur le terrain étudié : plasticité qui, de la lutte sociale au modèle du club, fournit à la fois le cadre et certains des enjeux centraux de la mobilisation de l‘histoire comme ressource pour l‘action. Concrètement, se rejoignent dans ce cercle des acteurs venus d‘horizons divers du point de vue de leur parcours militant, professionnel, politique, etc. et de leurs attaches et préoccupations actuelles. Et, comme on va le voir, s‘ils ont en commun de se reconnaître mutuellement comme membres d‘une élite maghrébine locale, s‘ils partagent de nombreux éléments de ce qui pourrait être une mémoire commune de l‘immigration locale, ces acteurs ne s‘accordent pas toujours sur les formes à donner à la mobilisation que tous pourtant appellent de leurs vœux. La référence au passé ne constitue pas évidemment l‘unique ressource et le seul enjeu de cette dynamique organisationnelle. Elle y occupe toutefois une place centrale de par sa capacité à cimenter l‘action collective : à la fois en tant qu‘elle confronte les expériences individuelles, c‘est-à-dire les ressorts les plus intimes de l‘engagement militant ; et en tant que, lorsqu‘il s‘agit de passer de mémoires personnelles à une mémoire collective, elle est le socle à partir duquel il est possible, en tirant les leçons du
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De quelques éléments programmatiques pour une sociologie critique des usages sociaux des TIC

De quelques éléments programmatiques pour une sociologie critique des usages sociaux des TIC

selon Pierre Chambat, « une dimension d'injonction à l'implication personnelle et à l'expression par chacun de ses choix et préférences » (Chambat, 1995 : 75), ont tout particulièrement contribué à asseoir cette vision de l'activité, de l'autonomie et de la responsabilité individuelle. Le rejet salvateur de tout déterminisme technique est ici couplé à un désaveu (de principe) de l’idée même de rapports sociaux de domination. Le plan d’analyse est celui des mondes vécus mais à l’exclusion de toute prise en compte du système. Il est certes précieux de proposer une construction de l’usager qui ne soit pas simplement celle d’un agent soumis à des déterminismes sociaux, économiques et techniques mais on peut douter du bien fondé à la remplacer par celle d’un acteur autonome, entrepreneur de sa propre vie, s’appropriant les TIC à des fins d’émancipation. L’autonomie de l’usager est ainsi bridée par les procédures déposées dans les dispositifs techniques mais elle l’est aussi par les identités, appartenances, perceptions, habitus et autres dispositions qui structurent sa relation au monde et vont conditionner, son envie, sa manière ainsi que sa capacité pratique à s’approprier tel ou tel dispositif technique. Les usages sociaux des TIC « s’insèrent dans des rapports sociaux qui constituent la matrice de leur production. (…) Ils ne se construisent donc pas dans un vacuum mais s’insèrent dans les rapports sociaux de pouvoir qui traversent les structures sociales, les formes de domination étant bien sûr plus ou moins prononcées et modulables… » (Jouët, 2000, 507-509).
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De quelques éléments programmatiques pour une sociologie critique des usages sociaux des TIC

De quelques éléments programmatiques pour une sociologie critique des usages sociaux des TIC

selon Pierre Chambat, « une dimension d'injonction à l'implication personnelle et à l'expression par chacun de ses choix et préférences » (Chambat, 1995 : 75), ont tout particulièrement contribué à asseoir cette vision de l'activité, de l'autonomie et de la responsabilité individuelle. Le rejet salvateur de tout déterminisme technique est ici couplé à un désaveu (de principe) de l’idée même de rapports sociaux de domination. Le plan d’analyse est celui des mondes vécus mais à l’exclusion de toute prise en compte du système. Il est certes précieux de proposer une construction de l’usager qui ne soit pas simplement celle d’un agent soumis à des déterminismes sociaux, économiques et techniques mais on peut douter du bien fondé à la remplacer par celle d’un acteur autonome, entrepreneur de sa propre vie, s’appropriant les TIC à des fins d’émancipation. L’autonomie de l’usager est ainsi bridée par les procédures déposées dans les dispositifs techniques mais elle l’est aussi par les identités, appartenances, perceptions, habitus et autres dispositions qui structurent sa relation au monde et vont conditionner, son envie, sa manière ainsi que sa capacité pratique à s’approprier tel ou tel dispositif technique. Les usages sociaux des TIC « s’insèrent dans des rapports sociaux qui constituent la matrice de leur production. (…) Ils ne se construisent donc pas dans un vacuum mais s’insèrent dans les rapports sociaux de pouvoir qui traversent les structures sociales, les formes de domination étant bien sûr plus ou moins prononcées et modulables… » (Jouët, 2000, 507-509).
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Les usages sociaux des ressources pédagogiques en premier cycle à l'Université.

Les usages sociaux des ressources pédagogiques en premier cycle à l'Université.

Les usages sociaux des ressources pédagogiques en premier cycle à l'Université Si souvent l’enquête sociologique porte un intérêt particulier au poids de la PCS (Profession et Catégorie Socioprofessionnelle, ex-CSP) dans la détermination des usages et des goûts, ici c’est le poids de la filière d’étude[1] et celui de l’année de Licence dans la définition des usages des ressources pédagogiques qui sont déterminants. Pour le dire simplement, on constate qu’il y a plus de différences sur l’organisation du travail universitaire[2], et spécifiquement ici sur l’usage des ressources pédagogiques, entre deux étudiant-e-s de même origine sociale dans deux filières différentes (ou deux années de Licence) qu’entre deux étudiant-e-s d’origine sociale différente dans une seule et même filière d’étude (ou une seule et même année de Licence). La filière d’étude - comme l’année de Licence - commande donc l’ordre d’analyse parce qu’elle se définit comme une « matrice de socialisation des pratiques », déterminante pour ce qui nous concerne[3]. L’objectif du présent billet est de concentrer son attention sur les usages des ressources pédagogiques notamment numériques par les étudiant-e-s[4].
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Les usages sociaux des activités aquatiques et nautiques dans le premier degré

Les usages sociaux des activités aquatiques et nautiques dans le premier degré

maintien en forme du corps. Cependant, une différence est à noter quand aux raisons médicales et sanitaires évoquées. Alors que l’ensemble des pratiques corporelles est perçu comme un moyen de prévention de maladies, les usages sociaux aquatiques et nautiques apparaissent, au vue des déclarations faites par cette population, comme un moyen de soulager des douleurs. Ainsi, ces enseignants semblent attribuer des vertus palliatives aux activités sportives se déroulant en milieu aquatique. Ainsi, l’eau n’est pas un milieu neutre mais semble empreint de représentations symboliques, sociales et culturelles que seuls des entretiens auraient permis de définir.
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DES ESPACES COLLECTIFS D'INFORMATIONS AUX USAGES SOCIAUX DES CONNAISSANCES: LE CAS DU PARTAGE DES SAVOIR EN MATIÈRE D'ACTION SOCIALE À DESTINATION DES PERSONNES ÂGÉES.

DES ESPACES COLLECTIFS D'INFORMATIONS AUX USAGES SOCIAUX DES CONNAISSANCES: LE CAS DU PARTAGE DES SAVOIR EN MATIÈRE D'ACTION SOCIALE À DESTINATION DES PERSONNES ÂGÉES.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Les aînés et Big Brother : la gestion des traces dans les usages sociaux et identitaires du Web

Les aînés et Big Brother : la gestion des traces dans les usages sociaux et identitaires du Web

De ce fait, l’usager va tendre à développer des tech- niques de gestion du soi numérique qui soit en accord avec, tout d’abord, ses capacités, et, d’autre part, l’image qu’il se fait de lui-même. « Les membres des audiences utilisent ‘‘activement’’ les médias pour en re- tirer des satisfactions répondant à des besoins psycho- logiques et psychosociologiques » (Proulx, p.8, 2005). De ce fait, s’inscrire dans un certain type de stratégie de gestion du soi connecté tend à représenter, au-delà de la fonction purement pragmatique, un positionne- ment identitaire fort : limiter ses usages pour se mon- trer comme un internaute prudent, diffuser de manière aléatoire pour montrer sa compétence technique, etc.
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Les usages sociaux du djembé au Québec : construction locale d'un patrimoine culturel immatériel mondial

Les usages sociaux du djembé au Québec : construction locale d'un patrimoine culturel immatériel mondial

176 conga ou sur deux tambours ». Et puis, cette recréation métissée de Georges Rodriguez confirme que dans les années 1970 la musique latine était prisée par les Québécois. Cette adaptation, cette forme métissée de la musique haïtienne, si elle avait été appropriée socialement, aurait pu être considérée comme une pure création québécoise et intégrée au marché des musiques latines sous étiquette québécoise. Une maison de disque aurait encouragé l’artiste créateur et propulsé la production locale de musiques à saveur latino-haïtienne sur la scène internationale. Peut-être même que l'inventivité haïtienne en contexte québécois aurait fait fureur sur le marché américain. Le Québec aurait pu embrasser ses productions culturelles métissées, faire le choix de se mélanger et produire une musique « québéc-itenne ». Mais ce choix ne s’est pas fait, probablement parce que la société québécoise était dans une étape d’émancipation identitaire, occupée à valoriser son identité culturelle, et qu’elle avait besoin de se centrer sur elle-même après une révolution tranquille. L’ensemble de ces constats laisse des questions sans réponses puisque d’autres styles percussifs ont eu la faveur des percussionnistes professionnels. D’autant plus que la faveur populaire s’est tournée vers le djembé et les répertoires mandingues véhiculés par les Grands-Maîtres qui non seulement sont absent de la scène locale, mais ne sont pratiquement jamais venus au Québec. Voilà un paradoxe qui mériterait une étude plus approfondie. Il semble que l’identité québécoise soit réservée à des formes musicales qui font fi des réalités créées par ses propres phénomènes sociaux locaux.
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Usages sociaux de la justice transitionnelle en Tunisie : à qui profite le statut de « région-victime » ?

Usages sociaux de la justice transitionnelle en Tunisie : à qui profite le statut de « région-victime » ?

Tunisie en 2012. Son action en Tunisie vise à renforcer les acteurs de la société civile travaillant dans le secteur de la justice transitionnelle et à contribuer à leur mise en réseau « en vue de formuler une stratégie et des recommandations de traitement du passé et participer au débat sur la justice transitionnelle ». Elle a joué un rôle de premier plan dans la mise en réseau de plusieurs associations et dans la clarification des questions procédurales relatives à la notion de « région- victime », notamment en impulsant la constitution d’un dossier présenté par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) au nom de la région de Kasserine. Parmi les autres acteurs importants de la diffusion du modèle de justice transitionnelle et de la notion de « région- victime », il faut aussi mentionner le Kawakibi Democracy Transition Center (KADEM), ONG régionale, à l’échelle du monde arabe, basé d’abord à Amman, puis transféré à Tunis en 2011. Le KADEM s’est fixé pour mission de renforcer la contribution des sociétés civiles arabes aux processus de transition démocratique, notamment à travers la mise en place d’un centre d’échange d’expertises et d’actions de formation et de recherche en faveur des associations. Un de ses projets phare est le « Baromètre de la justice transitionnelle » projet de recherche-action conduit en collaboration avec le Centre pour les droits de l’Homme appliqués de l’Université de York (Grande-Bretagne) et l’ONG internationale Impunity Watch basée à La Haye. Cette recherche, axée plus spécifiquement sur le statut de « région-victime » et inscrite dans une approche participative, a permis de clarifier la définition de la zone victime et d’appuyer deux associations dans le montage de dossiers présentés à l’IVD.
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LES PRATIQUES SOMATIQUES ET LEURS USAGES SOCIAUX

LES PRATIQUES SOMATIQUES ET LEURS USAGES SOCIAUX

regrouper sous un terme générique afin de souligner leurs principes communs : une conception holis- tique du sujet (où corps, pensée, affects, émotions sont indissociables), un instrumentarium savant de techniques manuelles et tactiles, une place centrale accordée à l’expérience subjective. Marginalisées par les savoirs dominants sur le corps, elles s’immiscent cependant dans les mêmes espaces sociaux : médecine (ou paramédical), éducation, sport, sphère de l’art, et sphère du loisir et du bien-être. Elles puisent dans des champs de connaissance multiples, qui vont de l’anatomie, la biomécanique, la biologie, les neurosciences, à la philosophie, la psychologie, les théories de l’évolution… et aussi à des degrés divers dans des cultures orientales, sur des modes syncrétiques s’approchant parfois d’une conception new age. Enfin, et surtout, dans un très vaste répertoire de savoirs empiriques sur le corps, le geste, la perception et les relations inter-corporelles.
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Les conditions de mise en œuvre du GÉVA Sco. Usages sociaux d’un outil visant à l’harmonisation de la scolarisation des élèves handicapés

Les conditions de mise en œuvre du GÉVA Sco. Usages sociaux d’un outil visant à l’harmonisation de la scolarisation des élèves handicapés

Les stratégies de consignation de la grille d’évaluation de l’autonomie montrent que la légitimité de la présence scolaire ne se résume pas à des dimensions pédagogiques ou didactiques. Les établissements scolaires sont des espaces de coexistence traversés par des enjeux culturels spécifiques. Ceux-ci sont notamment mis en scène scolairement et socialement par les routines régissant la pratique d’enseignement, les règles formelles et informelles présidant au fonctionnement des établissements, les rites d’interaction conditionnant l’acceptation d’autrui en leur sein. Cette mise en scène de la vie scolaire a un caractère instituant qui invite à associer les attitudes et les comportements à des stimuli révélateurs du degré d’extranéité des intéressés. Elle conduit aussi à inférer la méconnaissance ou le non-respect des rites d’interaction régissant les relations entre les membres de l’école à un manque de sociabilité, à une incapacité à s’inscrire dans ces règles de conduite qui organisent les rencontres sociales, qui fondent le lien de toute société (Goffman, 1974). Ce caractère cérémoniel de la vie scolaire relativise le poids des qualités proprement scolaires au profit de variables plus subjectives interprétées comme révélatrices d’une proximité «  culturelle  » avec l’univers scolaire telles que le respect des règles scolaires ou sociales traversant les établissements scolaires. Il situe la légitimité scolaire dans cette proximité « culturelle » qui constitue à la fois une condition à l’acceptation par ce « corps social » que sont les membres de l’établissement et un gage d’intégration dans un univers se définissant comme une société. Ce caractère cérémoniel de la vie scolaire infère symétriquement le niveau d’importunité scolaire au degré d’évidence sociale que révèle la violation des règles cérémonielles régissant les rapports sociaux et que matérialise par exemple le bousculement des règles et des routines régissant la pratique d’enseignement, l’organisation de la classe et de l’établissement et l’exercice du métier d’élève (Goffman 1975).
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Un goût d'ubiquité. Usages sociaux du visiophone.

Un goût d'ubiquité. Usages sociaux du visiophone.

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sublaevigatus ou subloevigatus ? Les usages sociaux de la nomenclature chez les entomologistes

sublaevigatus ou subloevigatus ? Les usages sociaux de la nomenclature chez les entomologistes

génériques et noms spécifiques, deux explications peuvent être proposées, l'une d'ordre économique, les noms de genre à l'intérieur du règne animal étant beaucoup plus n[r]

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Formes sociales et usages sociaux des théories de la psychogenèse du cancer

Formes sociales et usages sociaux des théories de la psychogenèse du cancer

II.5 – Être acteur de sa maladie et de sa guérison Le principe d’autonomie du patient, valorisé dans le champ social de la santé (Moulin, 2004) est essentiellement appliqué en cancérologie à la participation des malades à la décision thérapeutique. Celle-ci est devenue une norme médicale et sociétale, bien qu’elle se décline différemment selon les pays (Baile et al, 2002 ; Mystakidou K, 2005). Sa justification est d’abord éthique en s’appuyant sur le principe reconnu par la médecine du respect de l’autonomie du patient. Elle a été renforcée par l’appareil législatif avec, en France, la loi relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé du 4 mars 2002. Selon la loi, le patient doit être informé des bénéfices et des risques des traitements proposés pour qu’il prenne, avec le médecin, les décisions concernant sa santé. La seconde justification, d’ordre médical, repose sur le fait que la réponse aux besoins d’information des patients et leur participation à la décision sont corrélées positivement avec un meilleur ajustement à la maladie pendant et après le traitement, et avec une plus grande satisfaction des patients quant aux choix thérapeutiques effectués et aux interactions avec les professionnels de santé (Ford et al, 1996). De plus, la participation à la décision améliorerait le niveau d’observance thérapeutique (Elwyn et al, 2003). La troisième justification est d’ordre social ; elle prend en compte la transformation progressive des rôles de malade et de médecin vers une atténuation de l’asymétrie dans les rapports sociaux entre les acteurs depuis les trente dernières années.
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