Union économique et monétaire (UEM)

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L'incidence de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) sur les finances publiques de ses Etats membres

L'incidence de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) sur les finances publiques de ses Etats membres

En effet, on est tenté de considérer que la limitation de la dette publique à 70% du PIB est inscrite formellement dans l’architecture de l’Union pour servir de cadre au Pacte de Convergence, de Stabilité, de Croissance et de Solidarité entre les Etats membres de l’Union. Néanmoins, c’est sur le ratio du solde budgétaire rapporté au PIB nominal pour le déficit public prévu ou effectif que vont se concentrer les procédures de constatation des déficits. Tel semble bien être le cas également dans le Pacte de Stabilité et de Croissance de l’Union économique et monétaire européenne (UEM), où la résolution du Conseil européen 198 , dans son point 4, invite solennellement toutes les parties, pour résorber les déficits publics, à respecter le ratio de 3% du PIB pour le déficit public interne. Même si l’autre critère portant sur la dette publique (60% du PIB) est très regardé par les instances communautaires, c’est généralement sur la base du solde budgétaire que l’idée d’un éventuel déclanchement de la procédure de déficit excessif va se porter.
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Analyse Économique des Échanges Intra et Extracommunautaires de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine

Analyse Économique des Échanges Intra et Extracommunautaires de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine

S. Abdoul Kader SOMA Le passage de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) à une union douanière en janvier 2000 témoigne de la volonté des pays membres à promouvoir et à intensifier les échanges commerciaux au sein de la zone. Plus de 15 ans après la création de ce vaste marché, les chiffres du commerce intra-communautaire ne sont guère encourageants. En effet, le ratio d’échanges intra-UEMOA stagne autour de 12%, nettement en dessous de ses échanges avec ses partenaires de l’UE et des 7 autres pays de la CEDEAO.

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Les déterminants des faillites bancaires dans les pays en développement : Le cas des pays de l'union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)

Les déterminants des faillites bancaires dans les pays en développement : Le cas des pays de l'union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)

Key words: bank failures, central bank, development banks, commercial banks, bank regulation, WAEMU RÉSUMÉ L’objectif de ce papier est de déterminer les facteurs susceptibles d’expliquer les faillites bancaires au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) entre 1980 et 1995. Utilisant le modèle logit conditionnel sur des données en panel, nos résultats montrent que les variables qui affectent positivement la probabilité de faire faillite des banques sont : i) le niveau d’endettement auprès de la banque centrale; ii) un faible niveau de comptes disponibles et à vue; iii) les portefeuilles d’effets commerciaux par rapport au total des crédits; iv) le faible montant des dépôts à terme de plus de 2 ans à 10 ans par rapport aux actifs totaux; et v) le ratio actifs liquides sur actifs totaux. En revanche, les variables qui contribuent positivement sur la vraisemblance de survie des banques sont les suivantes : i) le ratio capital sur actifs totaux; ii) les bénéfices nets par rapport aux actifs totaux; iii) le ratio crédit total sur actifs totaux; iv) les dépôts à terme à 2 ans par rapport aux actifs totaux; et v) le niveau des engagements sous forme de cautions et avals par rapport aux actifs totaux. Les ratios portefeuilles d’effets commerciaux et actifs liquides par rapport aux actifs totaux sont les variables qui expliquent la faillite des banques commerciales, alors que ce sont les dépôts à terme de plus de 2 ans à 10 ans qui sont à l’origine des faillites des banques de développement. Ces faillites ont été considérablement réduites par la création en 1989 de la commission de réglementation bancaire régionale. Dans l’UEMOA, seule la variable affectée au Sénégal semble contribuer positivement sur la probabilité de faire faillite.
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Les déterminants des faillites bancaires dans les pays en développement: le cas des pays de l'Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA)

Les déterminants des faillites bancaires dans les pays en développement: le cas des pays de l'Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA)

Key words: bank failures, central bank, development banks, commercial banks, bank regulation, WAEMU RÉSUMÉ L’objectif de ce papier est de déterminer les facteurs susceptibles d’expliquer les faillites bancaires au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) entre 1980 et 1995. Utilisant le modèle logit conditionnel sur des données en panel, nos résultats montrent que les variables qui affectent positivement la probabilité de faire faillite des banques sont : i) le niveau d’endettement auprès de la banque centrale; ii) un faible niveau de comptes disponibles et à vue; iii) les portefeuilles d’effets commerciaux par rapport au total des crédits; iv) le faible montant des dépôts à terme de plus de 2 ans à 10 ans par rapport aux actifs totaux; et v) le ratio actifs liquides sur actifs totaux. En revanche, les variables qui contribuent positivement sur la vraisemblance de survie des banques sont les suivantes : i) le ratio capital sur actifs totaux; ii) les bénéfices nets par rapport aux actifs totaux; iii) le ratio crédit total sur actifs totaux; iv) les dépôts à terme à 2 ans par rapport aux actifs totaux; et v) le niveau des engagements sous forme de cautions et avals par rapport aux actifs totaux. Les ratios portefeuilles d’effets commerciaux et actifs liquides par rapport aux actifs totaux sont les variables qui expliquent la faillite des banques commerciales, alors que ce sont les dépôts à terme de plus de 2 ans à 10 ans qui sont à l’origine des faillites des banques de développement. Ces faillites ont été considérablement réduites par la création en 1989 de la commission de réglementation bancaire régionale. Dans l’UEMOA, seule la variable affectée au Sénégal semble contribuer positivement sur la probabilité de faire faillite.
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« Environnement juridique et institutionnel des affaires en Afrique : cas de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA )»

« Environnement juridique et institutionnel des affaires en Afrique : cas de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA )»

e) harmoniser, dans la mesure nécessaire au bon fonctionnement du marché commun, les législations des Etats membres et particulièrement le régime de la fiscalité » 7 . 3. A l’analyse de cette disposition, il ne fait pas l’ombre d’un doute que les Etats parties ont confié à l'UEMOA un objectif plus large qu’à l’UMOA. Pour le réaliser, l’UEMOA devra harmoniser toutesles législations nécessaires à la réalisation, non seulement de l'Union monétaire, mais aussi de l'Union économique. Mais encore, quand on envisage la liste des questions énumérées par le Traité à propos des politiques monétaires 8 , économiques 9 , sectorielles 10 ainsi que celles rattachées à la réalisation de marché
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Le temps retrouvé de l'endettement interne pour les pays en voie de développement ? L'exemple de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA)

Le temps retrouvé de l'endettement interne pour les pays en voie de développement ? L'exemple de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA)

La réponse est certainement propre à chaque pays. Nous allons tenter d’y répondre en nous intéressant aux pays qui forment l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agit de huit pays d’Afrique de l’Ouest, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Togo et le Sénégal, qui à l’exception de la Côte d’Ivoire relèvent tous de la catégorie des « pays moins avancés » (PMA). Ainsi ce sont des pays qui sont encore loin d’avoir atteint les « Objectifs du millénaire ». En deuxième lieu ces Etats appartiennent à la zone franc et de ce fait bénéficient d’une plus grande stabilité monétaire que la plupart des autre pays à faible revenu (Guillaumont Jeanneney, 2006). Après avoir réhabilité leur système bancaire, ils ont adopté, dès les années quatre-vingt, une politique de libéralisation financière, de telle sorte que leurs banques, soumises par ailleurs à une surveillance au niveau de l’Union, apparaissent dans l’ensemble saines et liquides. D’autre part ils ont mis en place un marché financier régional qui a connu un certain développement au cours des dernières années. Cette situation semble a priori leur offrir une marge d’emprunt intérieur. Enfin ces huit Etats reçoivent déjà une aide internationale importante, ce qui pourrait les conduire rechercher une moindre dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.
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Recension : Francesco MARTUCCI, L’ordre économique et monétaire de l’Union européenne, Bruxelles, Bruylant, 2016, 1272 p, 176 EUR

Recension : Francesco MARTUCCI, L’ordre économique et monétaire de l’Union européenne, Bruxelles, Bruylant, 2016, 1272 p, 176 EUR

La troisième et dernière phase de l’Union économique et monétaire européenne, impliquant l’introduction de l’euro, a profondément bouleversé le système institu- tionnel de l’Union européenne. Par ailleurs, les récents développements de la gouvernance économique et budgétaire européenne ainsi que les réponses de l’Union aux crises financière et des dettes souveraines appellent à une réflexion fondamentale sur la philoso- phie et l’avenir de l’Union économique et monétaire, et plus particulièrement, de la zone euro.

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Choix d'un régime de change dans un pays en transition intégrant une union économique et monétaire - le cas de Pologne

Choix d'un régime de change dans un pays en transition intégrant une union économique et monétaire - le cas de Pologne

• le coût de l’adhèsion à l’UEM L’adhésion à la zone euro signifie la perte de l’indépendance dans la fixation du taux d’intérêt et la perte du rôle stabilisateur du change flexible. La politique du taux d’intérêt s’avère surtout un instrument efficace de stabilisation de la conjoncture une fois la stabilité des prix assurée. Cependant sa perte n’est pas tellement pénible si le pays remplit les conditions de la zone monétaire optimale. La question de base concerne alors la vulnérabilité aux chocs asymétriques de la Pologne par rapport à l’UE. Selon certains économistes, suite à une structure de la production et des exportations différente, à l’écart technologique, elle est importante (Borowski, 2000, Horvath et Ratfai, 2004, Korhonen et Fidrmuck, 2001). Toutefois elle semble diminuer (Menasce, Gianlella, 2003) et il est possible d’espérer que la synchronisation des cycles augmentera suite à l’adhésion à la zone euro. Selon d’autres auteurs (Carmignani, 2005, Süppel, 2003, NBP, 2004), la corrélation des cycles est importante. D’après Boone et Maurel (1999), le cycle polonais est considérablement lié au cycle allemand 60 , surtout en ce qui concerne les chocs de demande (Babetskii et al., 2004). Il est aussi possible que certaines variables (comme la production industrielle) évoluent différemment tandis que d’autres (e.g. PIB, emploi) évoluent parallèlement (De Grauwe, Aksoy, 1999).
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Efficience et optimalité de la pression fiscale et la structure fiscale sur le taux de croissance des pays de l'Union Économique Monétaire Ouest Africain

Efficience et optimalité de la pression fiscale et la structure fiscale sur le taux de croissance des pays de l'Union Économique Monétaire Ouest Africain

21 | P a g e européenne ; avec des données en panel sur la période 1996-2014. L’analyse descriptive met en exergue une très forte volatilité de la pression fiscale à travers les pays de l’union. Et même si la pression fiscale semble également répartie entre les taxes directes, les taxes indirectes et les contributions sociales, les taxes sur le revenu du travail et du capital ayant baissé significativement entre 2007 et 2010 cela a accéléré une réduction considérable du PIB des États de l’Union européenne. L’explication selon l’auteur dépend de 2 évènements majeurs ; une raison est que la crise économique et financière a eu des effets négatifs sur les profits des entreprises et sur les gains des travailleurs et la deuxième est le décalage observé dans les taxes directes comparativement aux taxes indirectes dans les pays du Nord et de l’est de l’Europe. L’analyse en panel du taux de croissance annuel sur les variables que sont les dépenses publiques par tête, le total des taxes et contributions sociales et le solde budgétaire. L’estimation en deux étapes des moindres carrés montre que les dépenses gouvernementales exercent un effet négatif significatif sur la croissance économique. Les contributions sociales et les taxes sur le revenu exercent un effet positif, mais très faible sur la croissance. En prenant en compte les taxes sur les importations et les TVA (taxes sur la valeur ajoutée), on aperçoit une relation linéaire positive entre les taxes à l’importation et la croissance économique. En ce qui concerne les taxes sur la valeur ajoutée (TVA), elles exercent un effet négatif sur la croissance économique ; ce qui implique que la croissance économique ne profite pas de la TVA. Alors, il n’y a pas une meilleure redistribution de ces taxes collectées. Une dernière étude dont nous devons faire mention dans ce document parce qu’il servira de base à notre travail est celle faite par Branson et Lovell (2001). Considérant l’économie fermée de la Nouvelle-Zélande, les auteurs déterminent une structure optimale des taxes composée de la pression fiscale et le ratio mixte (taxe indirecte sur taxe directe) qui maximise le taux de croissance économique. Après plusieurs réformes économiques, sociales et fiscales que le pays a connues, on constate que parallèlement aux variables d’intérêt que sont la pression fiscale et le ratio des taxes indirectes sur les taxes directes, le taux de croissance économique a subi des volatilités similaires. Les années de forte croissance économique sont associées à des valeurs relativement faibles de la pression fiscale et des valeurs relativement fortes du ratio des taxes indirectes sur les taxes directes.
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Pépite | Les politiques budgétaires dans une union monétaire hétérogène : le cas de la zone euro

Pépite | Les politiques budgétaires dans une union monétaire hétérogène : le cas de la zone euro

Le Traité sur l’Union européenne (UE) définit le cadre institutionnel des politiques macro- économiques dans l’UEM (BCE, 2001). La BCE jouit d’un degré d’indépendance élevé pour conduire la politique monétaire unique et réaliser un objectif prioritaire, la stabilité des prix dans la zone euro. Un objectif secondaire est le soutien à l’activité économique (à la réalisation des objectifs de l’article 2 du Traité). La BCE a adopté une stratégie monétaire reposant sur deux piliers (BCE, 1999) : l’un est une valeur de référence sur le moyen terme de 4,5 % pour la croissance annuelle de l’agrégat monétaire M3, l’autre est une série d’indicateurs économiques et financiers utilisés pour prévoir l’évolution de l’inflation. Le premier pilier sert à atteindre un taux d’inflation annuel de 2% sur le moyen terme. Implicitement, il repose sur l’équation quantitative de la monnaie et applique la règle de Milton Friedman de progression à taux constant de la masse monétaire. Quant aux politiques budgétaires nationales, elles doivent être conduites dans le respect des règles de discipline budgétaire du Pacte de stabilité et de croissance (PSC), adopté par une Résolution du Conseil européen (juin 1997, Amsterdam). Les États membres de l’UEM s’engagent à éviter les déficits publics excessifs (supérieurs à 3% du PIB), sous peine de sanctions éventuellement votées par le Conseil de l’UE, et à poursuivre « un objectif à moyen terme d’un solde budgétaire équilibré ou proche de l’équilibre ». Le PSC s’appuie également sur une procédure de surveillance multilatérale des positions budgétaires et des “programmes de stabilité” des États membres (Commission européenne, 1999). Il vise, de cette manière, à favoriser la coordination des politiques budgétaires nationales et empêcher que des pays individuels ne prennent des décisions budgétaires nuisibles aux autres pays de l’UEM ou à la politique de stabilité des prix de la BCE. Le PSC doit aussi
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Impact des consensus de Beinjing et de Washington sur la gouvernance et le développement des pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC)

Impact des consensus de Beinjing et de Washington sur la gouvernance et le développement des pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC)

128 Sous front de relations difficiles, de passage à Paris, le président tchadien a eu à évoquer un langage de sourd avec les institutions de Bretton Woods. Par ailleurs, contraint par les pays de l’OCDE et l’Union européenne d’accepter une commission d’enquête pour faire la lumière sur la disparition forcée de certains opposants politiques et de certains de ces citoyens, le chef de l’État tchadien aux abois s’est tourné vers la Chine, en attendant l’apaisement de la situation avec les institutions financières et les puissances occidentales qui reprochent aux autorités de Ndjamena sa mauvaise gouvernance, la Chine est devenue le premier partenaire du Tchad avec des investissements colossaux (voir figure 28). Le gouvernement Tchadien a octroyé des permis d’exploration pétrolière à la Compagnie Nationale de Pétrole de Chine (CNPC) qui a découvert d’autres gisements en dehors de Doba (Africa24 Magazine N*8, 2012-2013 :124) à cet effet, la CNPC s’est même empressée de construire une raffinerie dont la production a été lancée 29 juin 2011. La Chine a donc amplifié cette coopération dans un partenariat de développement stratégique en se lançant dans la construction des infrastructures routières au Tchad comme la route Ndjamena-Abéché. La Compagnie chinoise des travaux de génie civil a conclu en mars 2011 un contrat de 7 milliards de dollars pour la construction du premier chemin de fer, dans le pays, long de 1344 km. La même année le groupe chinois CAMC Engineering a signé une convention de 1miliard de dollars US pour la construction d’un aéroport international proche de la capitale Ndjamena (à Djamaraya). La CAMC Engineering s’est également engagée dans la construction de certaines industries comme le développement de la filière du coton au Tchad et la construction des cimenteries. Malgré cela, 46,7 % des Tchadiens continuent de vivre en dessous du seuil de la pauvreté (Bilan économique du Monde, 2011 :103; Africa24 Magazine N*8, 2012- 2013 :124).
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Union monétaire et modèle social en Europe : chronique d'une incohérence institutionnelle. Travail décent, politique sociale et développement.

Union monétaire et modèle social en Europe : chronique d'une incohérence institutionnelle. Travail décent, politique sociale et développement.

La monnaie, chèrement acquise au terme d’une décennie d’efforts, apparaît en effet, on l’a vu, jouer contre le modèle social dans la zone euro. Comment expliquer ce paradoxe ? La vérité est que la délégation monétaire européenne est depuis les origines défaillante: la ligne directrice de l’unification monétaire a été doctrinale (l’indépendance absolue par rapport au politique) et non économique. Aujourd’hui, la non-responsabilité de la BCE annule quasiment les bienfaits de son indépendance. L’euro ne marque, de ce point de vue, que peu de progrès par rapport à l’irresponsabilité monétaire, facteur d’inflation, imputée à tort ou à raison à des gouvernements européens absolument souverains dans les années 70, irresponsabilité au nom de laquelle le choix de la délégation fut fait. Il apparaît ainsi qu’assez d’indépendance par rapport au politique éloigne de l’irresponsabilité monétaire, mais que trop en rapproche.
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La Banque centrale européenne et la crise des dettes souveraines : politique monétaire, politique économique ou état d’exception ?

La Banque centrale européenne et la crise des dettes souveraines : politique monétaire, politique économique ou état d’exception ?

légalité 126 . 6 CONCLUSION Nonobstant le ralliement formel du BVerfG à la position de la CJUE dans l’affaire OMT, les « sérieuses objections » émises par celui-ci témoignent de la persistance d’un désaccord profond sur l’interprétation à donner au droit primaire de l’Union européenne en ce qui concerne la distinction entre politiques monétaire et écono- mique et sur la répartition des compétences qui en découle. D’un côté, le BVerfG, l’une des juridictions constitutionnelles nationales les plus prestigieuses du continent européen, défend, en cohérence avec son rôle de gardien de l’ordre constitutionnel allemand, une interprétation exégétique et fondée sur l’intention originelle des rédac- teurs des traités. De l’autre, la CJUE, gardienne de l’ordre juridique européen et, à ce titre, attachée à l’intégrité et à la pérennité de l’Union économique et monétaire, recourt plus volontiers, dans la ligne du projet d’intégration progressive que consti- tue l’Union européenne, à une interprétation évolutionniste du mandat de la BCE. Cependant, dans cette configuration d’ordres juridiques distincts quoiqu’imbriqués revendiquant chacun, par la voix de leurs juridictions suprêmes respectives, la pri- mauté sur l’autre, le spectre d’une confrontation ouverte ne peut être écarté.
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L'UEMOA : interrogation sur la pertinence économique en termes de zone monétaire optimale (ZMO)

L'UEMOA : interrogation sur la pertinence économique en termes de zone monétaire optimale (ZMO)

Source: World Development Indicators & Global Development Finance «L’immobilisme du point de vue de la transformation de l’UEMOA en une zone monétaire optimale » au sens de Mundell s’explique aussi par une faiblesse à trois niveaux. D’abord, on assiste à une allocation inefficace des ressources. En effet la théorie économique nous enseigne que l’expression clé du marché libre est « l’ajustement par les prix ». Ainsi, tout déséquilibre, qui affecterait tant le marché des biens que les facteurs, pourrait être réduit par une variation des prix. Cependant, les prix relatifs ne sont pas flexibles dans ces économies. Ce qui en conséquence rend les salaires non flexibles. Ensuite, la zone dispose d’un marché financier régional non profond, qui réduise les transferts entre pays. Sur ce point même l’union européenne ne dispose à ce jour d’un mécanisme d’assurance spécifique, ni plus largement d’un budget communautaire suffisant pour opérer ce genre de transfert, a fortiori la zone UEMOA. En fin, La faiblesse des fonds structurels auquel s’ajoute un niveau d’épargne faible tend à bloquer la mise en place de politique macroéconomique susceptible sur le plan sectoriel d’encourager la convergence des pôles régionaux. Ce qui pousse à conclure que la zone franc de l’Afrique de l’Ouest n’est pas une zone monétaire optimale au sens de Mundell.
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Essais sur l'efficacité des politiques budgétaires en union monétaire

Essais sur l'efficacité des politiques budgétaires en union monétaire

xiii RESUME L’incapacité de la politique monétaire à stabiliser efficacement l’économie pendant la crise économique et financière de 2008 a donné suite sur la sphère économique mondiale au cours de ces dernières années à un activisme budgétaire dont on peut situer le dernier d’une telle ampleur pendant les « trente glorieuses ». Cela a dans la littérature relancé le débat sur l’efficacité des politiques budgétaires discrétionnaires. L’objectif de cette thèse est d’analyser l’efficacité des politiques budgétaires en matière de stabilisation macroéconomique en union monétaire, en l’occurrence dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Car, malgré une littérature empirique abondante, il subsiste une grande incertitude quant à l'ampleur et même à l'orientation des effets de la politique budgétaire discrétionnaire, et ce encore plus dans les pays en développement qui ont été parfois quelque peu marginalisés. Dans la poursuite de cet objectif, en plus d’un chapitre introductif, cette thèse est organisée autour de trois chapitres empiriques (essais) : un premier chapitre empirique qui analyse les effets des chocs de politique budgétaire sur l’activité économique ; un deuxième chapitre empirique qui analyse les effets macroéconomiques des consolidations budgétaires ; et un troisième chapitre empirique qui étudie la cyclicité de la politique budgétaire dans la zone CEMAC. Les résultats empiriques issus du premier essai montrent d’une part que la taille des multiplicateurs budgétaires est inférieure à l’unité dans la totalité des pays de la CEMAC, et d’autre part que les effets des chocs de politique budgétaire sur les différentes variables macroéconomiques (croissance économique, consommation privée, investissement privé, inflation) varient considérablement d’un pays à un autre, mais demeurent tout de même positifs pour les dépenses publiques et négatifs pour les recettes fiscales la plupart du temps. Après avoir identifié les différents épisodes de consolidations budgétaires, l’analyse empirique du deuxième essai révèle que les consolidations budgétaires dans la zone CEMAC dépendent essentiellement de la conjoncture économique et de la situation antérieure des finances publiques, et qu’elles ont globalement des effets keynésiens sur l’activité économique. Les résultats du troisième essai quant à eux indiquent d’une part que la politique budgétaire est en moyenne procyclique dans la zone CEMAC, et d’autre part que cette procyclicité est expliquée essentiellement par des facteurs économiques et sociopolitiques.
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« Environnement juridique et institutionnel des affaires en Afrique : cas de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) »

« Environnement juridique et institutionnel des affaires en Afrique : cas de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) »

II. Le Conseil des Ministres de l’UEAC 16. Le Conseil des Ministres assure la direction de l’Union économique par l’exercice des pouvoirs que la Convention de l’UEAC lui accorde 26 . Le Conseil est composé des représentants des Etats membres, comprenant les Ministres en charge des finances, de l’intégration et des affaires économiques. Chaque délégation nationale ne peut comporter plus de trois Ministres et ne dispose que d’une voix. Les Membres du Comité Inter-Etats assistent aux travaux du Conseil. Pour les questions ne portant pas principalement sur la politique économique et financière, et par dérogation à l’article 18 du présent Traité, le Conseil peut réunir en formation ad hoc les Ministres compétents. Dans ce cas, les délibérations adoptées deviennent définitives après que le Conseil en a constaté la compatibilité avec la politique économique et financière de l’Union économique. Le Conseil se réunit au moins deux fois par an et aussi souvent que les circonstances l’exigent. La présidence du Conseil est assurée, pour une année civile, par l’Etat membre exerçant la présidence de la Conférence des Chefs d’Etat. Le Conseil est convoqué par son Président, soit à son initiative, soit à la demande d’au moins deux Etats membres, soit enfin à la demande du Président de la Commission. Le Président de la Commission rapporte les affaires inscrites à l’ordre du jour. Le Gouverneur de la BEAC ainsi que les
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Union Monétaire en Afrique de l'Ouest: Quelles Réponses à l'Hétérogénéité des Chocs ?

Union Monétaire en Afrique de l'Ouest: Quelles Réponses à l'Hétérogénéité des Chocs ?

La majorité des recherches académiques émet un doute sur la pertinence économique des unions monétaires ouest africaines et de surcroît sur celle d’une monnaie commune à l’espace CEDEAO. Avec la configuration actuelle des économies, les bénéfices de telles unions ne compenseraient pas les coûts à cause de la forte dissemblance des chocs conjoncturels (e.g., Masson et Pattillo 2001, 2002 et 2005, Fielding et Shields 2001, 2005a,b, Debrun et al., 2003 et 2005, Fielding et al., 2004, Benassy-Quéré et Coupet 2005, Tsangarides et van den Boogaerde 2005, Tsangarides et Qureshi 2006 et Houssa 2008). Pour preuve, les difficultés de convergence des pays de la ZMAO sont essentiellement expliquées par les différences de conjonctures des États (Nnanna 2007). Les économies ouest africaines sont toutes spécialisées dans l’exportation de quelques produits primaires qui, dans la plupart des cas, sont différents. La différence de spécialisation est en grande partie liée au positionnement géographique. Les économies sahéliennes (Burkina Faso, Mali et Niger) sont essentiellement agricoles et se distinguent des pays côtiers (Sénégal, Ghana et Côte d’ Ivoire) qui ont un tissu industriel relativement plus développé. Le Bénin et le Togo forment un troisième groupe où l’activité d’import-export est prédominante. Enfin, le Nigeria se distingue du reste de la CEDEAO puisqu’il dépend des exportations pétrolières. A cause de la différence de spécialisation, les pays de la région sont vulnérables à d’importants chocs divergents. Par exemple, les variations du cours international du coton (principales exportations des économies sahéliennes) ne sont pas les mêmes que celles du cacao ou du café (principales exportations de la Côte d’Ivoire et du Ghana) ni celles du pétrole (principale exportation du Nigeria). Une politique monétaire unique (comme ce fut la dévaluation
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Les principaux obstacles aux échanges commerciaux intra-régionaux en Afrique Centrale : cas de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC)

Les principaux obstacles aux échanges commerciaux intra-régionaux en Afrique Centrale : cas de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC)

L’écart croissant « entre l’Europe et l’Afrique ou à l’intérieur de l’Afrique entre les pôles régionaux et les périphéries […] [peut] s’expliquer au regard de ce jeu des forces centripètes: effets d’agglomération, capital spatial » (Hugon, 2003, p.59). En effet, face aux défaillances des services publics (transport, eau, électricité, etc.) et à l’instabilité des institutions dans les pays africains, les firmes multinationales (FMN) qui génèrent d’importantes économies d’échelle ne peuvent s’implanter dans ces pays. Cette situation empêche ces derniers de réduire considérablement la pauvreté et le chômage et ne favorise pas une croissance soutenue et durable et constitue un obstacle au processus d’intégration régionale dans la mesure où, « les activités à forte intensité de transactions qui génèrent d’importantes économies d’échelle sont implantées » dans les pays tiers (Union européenne, États-Unis, Chine, etc.) (Hugon, 2003, p.59). La vétusté des infrastructures de base (l’eau, l’électricité, routes, etc.) entraîne une augmentation du « coût de l’investissement ainsi que son coût d’exploitation ; ce qui […] [réduit considérablement] le rendement de l’investissement et donc » décourage l’investissement direct étranger (Dzaka et Bitemo, 2006, p.11).
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Intégration bancaire et conjoncture macroéconomique dans une union monétaire hétérogène

Intégration bancaire et conjoncture macroéconomique dans une union monétaire hétérogène

C ONCLUSION Cet article a étudié les conséquences macroéconomiques des prêts transfrontaliers à l'aide d'un modèle DSGE décrivant une union monétaire hétérogène à deux pays. Il a été estimé sur données allemandes et françaises entre le premier trimestre 2003 et le quatrième trimestre 2012. Les principaux résultats obtenus peuvent être résumés de la manière suivante: tout d'abord on a observé que ces flux transfrontaliers affectaient de manière significative la transmission internationale des chocs asymétriques réels et financiers et qu'ils modifiaient la contribution relative des chocs financiers et réels sur la variance des principales variables d'intérêt du modèle. Ce canal transfrontalier a eu plus d'impact sur la France que sur l'Allemagne et qu'il a renforcé la diffusion des chocs financiers entre les deux pays. Enfin, les variations du taux d'intérêt directeur de la BCE sont devenues plus sensibles aux chocs de nature financière aux dépends des chocs réels. Ces résultats militent pour la prise en compte de ce canal de diffusion des chocs au sein de l'UEM et conduisent à recommander la prise en compte de ce mécanisme dans l'étude des mesures de surveillance du secteur bancaire en Europe.
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Le triangle d'impossibilité monétaire

Le triangle d'impossibilité monétaire

existence que de son inscription dans un livre de compte, on peut donc en conclure que la pratique de l’échange organisé est un système d’échange basé uniquement sur l’enregistrement et la compensation comptable. Il exclut de ce fait le recours à l’unité de compte telle qu’elle se matérialise dans les monnaies scripturales et fiduciaires bancaires. On ne comprendra réellement la nature comptable du système d’échange organisé que si l’on considère qu’il s’agit d’un système multiplicatif alors que le système libéral de marché est un système additif. Ce que le système comptable de l’échange organisé recherche avant tout est le respect de la proportionnalité indépendamment des quantités échangées. Ce que le système financier de l’économie de marché recherche avant tout est la maximisation des quantités échangées indépendamment de toute mesure et de toute notion de proportionnalité. En terme de puissance de développement, un système monétaire basé sur l’équilibre des balances est infiniment plus puissant et capable de pilotage et d’auto-régulation qu’un système monétaire basé sur la seule recherche d’accumulation effrénée des unités de compte argent ou or. Le système d’échange organisé se rapproche de ce que l’on appelle le troc. Le troc consiste à donner un bien ou à fournir un service en échange d’un autre bien ou d’un autre service qui est accepté comme paiement. Par exemple, un individu peut céder un vélo devenu trop petit contre l'entretien de son jardin. Ce principe se développe d'autant plus que la situation
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