Troubles de la vision -- Chez l'enfant -- Dépistage

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État des lieux sur la participation des sages-femmes au dépistage précoce des troubles visuels chez les nouveaux-nés

État des lieux sur la participation des sages-femmes au dépistage précoce des troubles visuels chez les nouveaux-nés

La majorité des sages-femmes ont bien répondu à la première question qui consistait à trouver l’âge auquel l’enfant développe le plus rapidement sa fonction visuelle (de la naissance à six mois). L’âge d’acquisition des différents réflexes visuels est assez bien connu par les sages- femmes. Nous avons pourtant constaté précédemment, que les sages-femmes ne les rechercher pas lors de l’examen d’un nouveau-né. Ils témoignent pourtant de la bonne mise en place de la vision. Ces étapes pourraient également être communiquées aux parents afin qu’ils soient à même de reconnaître certains signes d’alerte.
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Élaboration d'une batterie de dépistage des troubles neurovisuels chez des enfants d'âge scolaire

Élaboration d'une batterie de dépistage des troubles neurovisuels chez des enfants d'âge scolaire

Ces troubles visuels d’origine centrale vont avoir des répercussions importantes sur toutes les acquisitions scolaires mettant en jeu la vision (telles que la lecture, l’écriture, les mathématiques, …) mais aussi dans la vie quotidienne de l’enfant. Il est donc essentiel que ces troubles soient correctement dépistés, et le plus précocement possible, afin d’être en mesure d’apprendre à l’enfant à en prendre conscience et à les compenser. Si les adultes peuvent présenter des troubles neurovisuels à la suite de traumatismes crâniens ou d’AVC, montrant alors une rupture avec leur ancien comportement visuel, les lésions cérébrales des enfants atteints de ces troubles sont le plus souvent congénitales ou acquises très précocement. De fait, les enfants ne sont donc pas en mesure d’exprimer une plainte, puisqu’ils ne peuvent pas comparer leur expérience visuelle avec une vision intègre. Les atteintes et les troubles qui en découlent peuvent être dus principalement à une souffrance périnatale (anoxie cérébrale), à une grande prématurité, à un dysfonctionnement voire à une agénésie de certaines aires cérébrales.
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Dépistage des troubles visuels chez l’enfant de 0 à 3 ans en médecine générale : élaboration d’un outil par méthode Delphi

Dépistage des troubles visuels chez l’enfant de 0 à 3 ans en médecine générale : élaboration d’un outil par méthode Delphi

Les strabismes concomitants à binocularité anormale apparaissent précocement au cours du développement dans les 6 premiers mois de la vie. Les enfants atteints ne présentent pas encore l’acquisition de la vision binoculaire donc neutralisent l’image en alternance ou présentent une amblyopie. Ce type de strabisme est plus lourd de conséquences sur le plan sensoriel et ne peut être traité que partiellement. Par alternance, les yeux fixent de façon croisée et convergente (soit l’œil gauche fixe à droite, soit l’œil droit fixe à gauche), induisant une binocularité anormale. Il est donc révélé par une attitude d’adduction de l’œil fixant vers la racine nasale. Une attitude compensatrice de la tête tournée du côté de l’œil fixateur, un nystagmus manifeste latent à la levée de la fixation peuvent être associés. Dans 20% des cas, il peut être divergent ou lié à un microstrabisme, et doit faire rechercher une étiologie organique sous-jacente. Les strabismes incomitants sont d’origines secondaires : paralysie supranucléaire, paralysie oculomotrice ou myopathie oculaire. Ils sont caractérisés par une déviation oculaire plus marquée quand l’enfant fixe avec l’œil paralysé.
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Déficits visuels : dépistage et prise en charge chez le jeune enfant

Déficits visuels : dépistage et prise en charge chez le jeune enfant

sensorielles différentes. Les aveugles utilisent, par exemple, le verbe « voir » mais lui donnent une signification différente de celle du « bien voyant ». Toutes les activités cognitives sont susceptibles d’être affectées par une déficience visuelle (pour revue, Warren, 1994). Il s’agit par exemple de s’interroger sur l’incidence que pourrait avoir une baisse des capacités visuelles sur les performances cognitives (Koller, 1997, 1999). Des particularités développementales comme la permanence de l’objet (Nielsen, 1997) ou les compétences mathématiques (Woods et coll., 1994) ont été explorées. Ce qui est en jeu concerne globalement la plasticité cognitive des sujets malvoyants (Grigor’eva et coll., 1996). Dès 1981, Portalier avait montré la disparité des résultats aux tests entre les échelles verbales et de performance. Les items verbaux étaient, eux-mêmes, affectés différemment selon le degré de déficit. Les plus pénalisés, sur le plan cognitif, restent les sujets amblyopes par rapport aux enfants et adolescents aveugles, plus performants. Le repérage spatiotemporel reste le problème majeur pour initier le niveau de logique formelle (Portalier, 2001). Borsting et coll. (1994) décrivent ainsi les liens entre les problèmes d’apprentissage et les troubles de la vision. Ces auteurs proposent de systématiser l’examen oculomoteur chez les sujets ayant des troubles cognitifs. Là encore, les relations avec les troubles dyslexiques sont fréquemment rappelés (Evans, 1998). Il est donc très important d’envisager un diagnostic précoce des causes des déficits cognitifs liées à des pénalisations des interactions sensorielles, et ceci dès le plus jeune âge (Recchia, 1997 ; Skellenger et coll., 1997).
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Dépistage des troubles de la vision, de l'audition et du langage à l'âge de 3-4 ans : état des lieux des pratiques des médecins généralistes franciliens

Dépistage des troubles de la vision, de l'audition et du langage à l'âge de 3-4 ans : état des lieux des pratiques des médecins généralistes franciliens

L’efficacité des programmes de dépistage des troubles chez les enfants d’âge préscolaire reste aujourd’hui débattue. Il en résulte une hétérogénéité des recommandations au niveau international. En effet, une seule l’évaluation économique est disponible sur ce sujet. Il s’agit d’une étude allemande, réalisée à partir d’une simulation. Elle établit aux alentours de 730 euros par enfant le coût du dépistage orthoptique chez les enfants de moins de 4 ans. Ce coût restant modeste, il serait intéressant de mener des investigations plus poussées sur les coûts et l’efficacité de différents types de programmes de dépistage
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Les troubles du sommeil du bébé et du jeune enfant : revue de la littérature et analyse psychodynamique

Les troubles du sommeil du bébé et du jeune enfant : revue de la littérature et analyse psychodynamique

parents. C’est en s’inspirant des travaux de B. Cramer [29] sur la psycho- thérapie brève que F. Palacio-Espasa, J. Manzano et N. Zilkha [86] ont approfondi la notion de projections parentales sur l’enfant. La projection des parents sur l’enfant constitue plus exactement une identification projective; elle fait partie du travail d’instauration de la parentalité, et de la construction du lien parent-enfant. Ensemble et séparément, les parents attribuent au bébé des caractéristiques ayant un sens et un lien avec leur propre histoire et leur passé. Le bébé fantasmatique, fruit des désirs œdi- piens, réveille une conflictualisation et constitue un travail de parentalité d’emblée conflictuel et ambivalent. En effet, bien que les parents externa- lisent en projetant de manière identificatoire leur propre narcissisme infan- tile sur leur bébé, ils projettent aussi, à leur insu, des parties d’eux-mêmes, enfant, plus négatives ou conflictuelles, ou des parties d’imagos paren- tales, elles-mêmes conflictuelles. C’est ce que J. Manzano et F. Palacio- Espasa ont appelé: « L’ombre de soi des parents projetée sur l’enfant ou
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Pépite | Prise en charge des troubles digestifs du nourrisson et du jeune enfant à l’officine

Pépite | Prise en charge des troubles digestifs du nourrisson et du jeune enfant à l’officine

60 vi. Position de couchage Une étude a été réalisée en France métropolitaine sur le RGO et la position de couchage des nourrissons, elle a inclus un total de 2693 nourrissons divisés en 2 groupes (1347 nourrissons avec RGO et 1346 nourrissons témoins) et a été menée auprès de 493 pédiatres. A la sortie de la maternité, il avait été conseillé aux parents de coucher leur enfant sur le dos dans 96% des cas et en position proclive dorsale dans 30% des cas. En cas de régurgitations, les pédiatres conseillent dans 70% des cas de coucher le nourrisson en position proclive dorsale. Cependant, il n’existe aucune preuve d’intérêt de la position proclive dorsale ou latérale sur les régurgitations. Les parents utilisent pour surélever la tête de l’enfant différents moyens comme des cales sous la tête du lit, un oreiller sous le matelas ou un cale-bébé : ces techniques ne sont pas sans r isque car l’enfant peut glisser vers le fond du lit avec risque d’enfouissement. Seule une étude pilote évaluant l’efficacité d’un dispositif permettant de coucher l’enfant avec un angle de proclivité de 40° a montré une diminution des régurgitations, du reflux acide et des symptômes associés. La position proclive ventrale diminue les régurgitations, diminue l’index de reflux et la durée d’exposition du bas-œsophage au reflux acide en période post-prandiale chez le prématuré. Cependant, le faible bénéfice clinique est fortement contrebalancé par l’augmentation du risque de mort inattendue du nourrisson (MIN) ! Donc la position dorsale reste conseillée même en cas de reflux. (54)
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Rôle de l'appareil manducateur dans les troubles de la vision binoculaire : une revue de la littérature

Rôle de l'appareil manducateur dans les troubles de la vision binoculaire : une revue de la littérature

Une revue de la littérature. Résumé : Le système manducateur est en relation constante avec la plupart des autres régions anatomiques. De nombreuses études ont montré la relation entre ce système et la posture. Tout comme la vision, il joue donc un rôle sur la position debout de l’individu. Ainsi, toute dysfonction de ces systèmes entraînera des troubles posturologiques. Cependant, les liens entre appareil manducateur et vision, même s’ils sont importants, ont suscité moins d’intérêt. Nous savons que ces deux systèmes sont proches, tant sur le plan anatomique que nerveux. Cette revue de littérature nous a permis de montrer les corrélations entre troubles de l’articulation temporo-mandibulaire et de l’occlusion, et troubles de la vision. À l'avenir, les dentistes, ophtalmologues et orthoptistes devraient être de plus en plus conscients de cette corrélation pour améliorer leurs diagnostics et traitements.
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La dépression maternelle et les troubles intériorisés chez l'enfant de 60 mois : la contribution de la dépression paternelle et le rôle de la qualité de la relation mère-enfant

La dépression maternelle et les troubles intériorisés chez l'enfant de 60 mois : la contribution de la dépression paternelle et le rôle de la qualité de la relation mère-enfant

Les résultats des analyses démontrent que seule l’intensité de la dépression maternelle prédit les troubles intériorisés chez l’enfant à 60 mois et que la dépression paternelle contribue[r]

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Dépistage des troubles posturaux chez les enfants en cabinet dentaire

Dépistage des troubles posturaux chez les enfants en cabinet dentaire

Nous avons donc proposé une méthode de dépistage de pathologie posturale chez les enfants qui se voulait simple à pratiquer en cabinet dentaire. Cette méthode a été testé à travers une étude rétrospective dont les résultats montrent qu'un examen morphostatique de face et de profil est bien un premier test de dépistage utile et facile à mettre en place par l'odontologiste. Cependant cette méthode ne peut prétendre à être standardisée de par le faible niveau de preuve imposé par notre protocole, d'où l'importance de faire valider nos diagnostics par un médecin posturologue. Elle a néanmoins pour mérite de nous avoir sensibilisé aux signes d'appels des troubles posturologiques et aux rôles que pouvaient avoir chaque profession médicale dans leur diagnostic et leur traitement.
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Les sages-femmes face aux troubles du comportement alimentaire : quelles connaissances ? Quel dépistage ?

Les sages-femmes face aux troubles du comportement alimentaire : quelles connaissances ? Quel dépistage ?

la boulimie et leurs formes subsyndromiques) ou vers une chronicité (20-25%). 1,3,5,6 Le taux de mortalité des TCA est estimé à environ 10%. 3,5 Ce chiffre s'explique en premier lieu (environ 54% des décès liés aux TCA) 6,7 par les complications physiques directes de ces troubles. En effet, les TCA peuvent être à l'origine de complications somatiques mettant, pour certaines, la vie de la personne en danger. Dans l'anorexie mentale, elles sont secondaires aux mauvaises habitudes alimentaires et à l'état nutritionnel de la malade (et sont donc souvent réversibles). On y trouve des perturbations endocriniennes (chute des hormones sexuelles, thyroïdiennes, de la leptine), des troubles cardio-vasculaires (bradycardie, troubles du rythme, prolapsus de la valve mitrale), hématologiques (anémie, leucopénie, thrombopénie), métaboliques (hypercholestérolémie), une ostéopénie ou ostéoporose, ainsi que des troubles du sommeil. 1-3,6,9 Dans la boulimie, les complications sont principalement
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État des lieux du dépistage des troubles auditifs dans le sillon alpin

État des lieux du dépistage des troubles auditifs dans le sillon alpin

La surdité de perception (qui touche l'oreille interne ou le nerf auditif) est une conséquence d'anomalies ou d'absence des cellules auditives (les cellules ciliées la plupart du temps). La conversion des stimulations acoustiques en excitations neuronales n'est alors plus possible, une mesure de compensation est à envisager. La surdité est irréversible dans ce cas ; les conséquences sont lourdes, en particulier si le déficit est bilatéral car il s’agit souvent d’une surdité sévère à profonde. Le dépistage néonatal a pour objectif de diagnostiquer plus précocement ces surdités car elles ont un retentissement important sur l’acquisition du langage et le développement cognitif de l’enfant . (8-9-10)
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Les troubles liés aux événements traumatiques: dépistage, évaluation et traitements

Les troubles liés aux événements traumatiques: dépistage, évaluation et traitements

Dépistage La présence d’une symptomatologie caractérisée par des troubles du sommeil, des difficultés de concentra- tion, de l’hypervigilance, de l’irritabilité et/ou de l’an- xiété constituent des indices fréquents de la présence d’un ÉSA ou d’un TSPT. Si le médecin se trouve en face d’un patient présentant un ou plusieurs de ces symptômes, il devrait alors entamer une procédure de dépistage. En premier lieu, il est essentiel de poser des questions sur la survenue antérieure d’un événe- ment traumatique afin de l’identifier et pour y arriver, il peut être souhaitable de fournir des exemples de ce type d’événements (agression, accident, vol à mains armées, etc). Dans l’affirmative, le médecin devrait poursuivre en posant des questions dans le but de déterminer si le patient a développé un ÉSA ou un TSPT. Vous trouverez dans le tableau 3 des exem-
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Les vision chez les insectes

Les vision chez les insectes

Les descripteurs appeles aussi mots-cles sont des mots choisis au moment de 1'indexation dans un lexique, ils appartiennent donc a un langage contrSle. Rencontres au singulier ou au[r]

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Pépite | Les outils de dépistage des troubles cognitifs en addictologie : revue systématique de la littérature

Pépite | Les outils de dépistage des troubles cognitifs en addictologie : revue systématique de la littérature

III- Perspectives Finalement le MMSE, qui représente le test le plus fréquemment utilisé dans la population générale, est un outil peu utile en addictologie, depuis l'élaboration de nouveaux tests tels que le MoCA, qui mesure plusieurs domaines cognitifs connus pour être altérés dans la population addictologique, ou le BEARNI et le TEDCA, deux outils plus récents, et spécifiquement définis pour cette même population (19,126). Ils sont gratuits, disponibles facilement (notamment sur internet), ne nécessitent que peu de matériel, et sont administrables par tout professionnel de santé, sans formation spécifique, sans avoir nécessairement recours au neuropsychologue. Leur rapidité permet de réduire la fatigabilité du patient, limitant le risque d'erreurs. Cependant, il s'agit de tests de dépistage, et non d'examens diagnostiques. Une exploration complémentaire par une batterie neuropsychologique reste nécessaire en cas de scores pathologiques.
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Pathologies duelles et troubles comorbides : réflexion clinique, thérapeutique et dépistage

Pathologies duelles et troubles comorbides : réflexion clinique, thérapeutique et dépistage

85 présents dans la population générale. Ensuite les représentations négatives véhiculées par les professionnels de santé travaillant dans ces structures de soins (addictologiques ou psychiatriques), contribuent à leur tour à cloisonner d'avantage les prises en charge et empêchent la bonne coopération des acteurs de soins autour du traitement de la pathologie comorbide. Celles-ci sont héritées en grande partie du clivage historique que nous avons décrit précédemment et se caractérisent souvent par une méconnaissance réciproque de l'autre champ pathologique. Tout un ensemble d'idées erronées y sont associées, comme celles qui considèrent que la pathologie mentale n'a pas sa place dans le champ de l'addictologie et que par exemple une pathologie psychiatrique sévère représente quasiment une contre-indication au suivi en CSAPA. Quant aux représentations des conduites addictives chez les professionnels travaillant en psychiatrie, elles restent celles d'une pathologie produite par le "social" pour laquelle les soins psychiatriques s'avèrent la plupart du temps inutiles (228) , où on retrouve également l'idée d'une exclusion du champ de la pathologie mentale. A contrario certaines équipes étant persuadées de pouvoir tout guérir grâce à l'hospitalisation y compris les conduites de consommations, refusent la conception d'une pathologie chronique nécessitant des soins au long cours adaptés aux stades du changement des comportements addictifs et finissent par adopter une attitude de rejet en cas de rechute avec un sentiment d'échec mêlé. Suite à des expériences souvent difficiles, le personnel à tendance à conserver une image un peu stéréotypée des usagers de drogues, mettant souvent l'accent sur certains traits comme la violence, l'impulsivité ou la manipulation lorsqu'ils évoquent ce type de pathologie. Cette approche est souvent partagée par des professionnels travaillant dans le champ "somatique", comme le révèle Roche (229) à travers son étude visant à étudier la place que prend le médecin généraliste dans la prise en charge des patients toxicomanes. Son équipe a montré que les médecins praticiens avaient très souvent une vision négative et stéréotypée des personnes usagères de drogues, les considérant peu dignes de confiance et jugeant le travail dans ce domaine assez ingrat voire inutile.
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Saturnisme : quelles stratégies de dépistage chez l'enfant ?

Saturnisme : quelles stratégies de dépistage chez l'enfant ?

S’agissant de l’articulation avec les autres aspects des programmes de lutte contre le saturnisme, ces deux expériences témoignent du lien entre dépis- tage et mobilisation des acteurs ; ce lien se fonde sur la perception de la réa- lité du problème sur leur territoire d’action ; de l’inscription de sa prise en charge dans leur activité de routine même au prix d’une forte adaptation des procédures de travail ; des résultats concrets de leur intervention pour le bénéfice des enfants et des familles par la suppression de l’exposition au toxi- que, et au-delà pour certains, par l’amélioration sensible des conditions de logement. Un dépistage n’a de sens que par les actions correctrices qu’il engage. À Paris, c’est la force des actions de réduction de l’insalubrité et des facteurs d’exposition au plomb qui permet un maintien de l’activité de dépistage tant que le risque environnemental n’est pas encore annulé. La situation albertivillarienne plaide également en faveur de l’efficacité de démarches alliant dimension sociale, urbaine et médicale. Cette efficacité passe, en particulier, par la recherche de circuits « courts » et de coordina- tions locales au sein d’équipes dédiées pluridisciplinaires, et par un portage politique et social fort au sein du territoire concerné. La pérennisation à long terme du dispositif de dépistage permet, par ailleurs, de repérer de nou- velles problématiques (importance du suivi prolongé des enfants exposés à des facteurs de risque avérés, émergence des intoxications secondaires), et d’évaluer l’efficacité des démarches de prévention primaire.
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Évaluation d’un outil numérique d'aide au dépistage des troubles des conduites alimentaires chez les adolescents hospitalisés du centre Jean Abadie du CHU de Bordeaux

Évaluation d’un outil numérique d'aide au dépistage des troubles des conduites alimentaires chez les adolescents hospitalisés du centre Jean Abadie du CHU de Bordeaux

Le  taux  de  mortalité  standardisé  pour  l'AM  est  d'environ  6,7  ce  qui  est  supérieur  à  celui  de  l'asthme   et  du  diabète  de  type  1  (2).  Au  total,  un  patient  anorexique  a  un  risque  de  décès  prématuré  dix  fois   plus  élevé  que  le  reste  de  la  population  (45).   La  mortalité  est  maximale  l’année  qui  suit  la  sortie  d’hospitalisation  des  patientes.  Elle  est  due  aux   complications  somatiques  dans  plus  de  la  moitié  des  cas  (le  plus  souvent  un  arrêt  cardiaque),  à  un   suicide   dans   27   %   des   cas   et   à   d’autres   causes   dans   19   %   des   cas.   Le   taux   de   suicide   associé   à   l’anorexie  est  le  plus  important  de  toutes  les  maladies  psychiatriques  (39)  environ  un  cinquième  des   décès  est  du  à  un  suicide,  avec  une  augmentation  significative  du  risque  de  tentatives  de  suicide  chez   les  personnes  souffrant  de  TCA  et  chez  les  personnes  sans  TCA  qui  avaient  un  parent  souffrant  d'un   TCA,   même   après   avoir   tenu   compte   des   effets   de   la   comorbidité   psychiatrique   (46).   En   effet,   un   patient   AN   a   18   fois   plus   de   risque   de   mourir   d’un   suicide   qu’une   personne   dans   la   population   générale   (47).   Cependant,   le   risque   suicidaire   est   peu   étudié   chez   les   patients   anorexiques   adolescents  (2).  
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Obésité : dépistage et prévention chez l'enfant

Obésité : dépistage et prévention chez l'enfant

Des études épidémiologiques et des travaux de recherches en génétique et biologie molé- culaire au sein de nombreuses populations mondiales, suggèrent que certains sujets pourraient être[r]

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Asthme : dépistage et prévention chez l'enfant

Asthme : dépistage et prévention chez l'enfant

compagnons de crèche), plus l’enfant a de chances d’éviter le développement d’un asthme (Rona et coll., 1997 ; Bodner et coll., 1998 ; Kramer et coll., 1999 ; Rona et coll., 1999). Un dérèglement dans le contrôle de la synthèse des IgE est à l’origine des manifestations atopiques. Ce dérèglement suggère que l’orientation du système immunitaire du petit enfant sur la voie TH1 versus TH2 pourrait jouer un rôle préventif de l’asthme (Prescott et coll., 1998). Des observations récentes indiquent que certaines infections de la petite enfance seraient un frein à l’établissement de l’asthme (Shaheen et coll., 1996 ; Strachan et coll., 1997). Il existe peu de données permettant de déterminer quelles infections pourraient représenter un bénéfice pour les sujets menacés ; toutefois, Matricardi et coll. (2000) ont montré qu’il pourrait s’agir d’infections à transmission orofécale, les allergies respiratoires étant dans leur étude moins fréquentes chez les sujets ayant été en contact avec au moins deux des agents infectieux suivants : Toxoplasma gondii, Helicobacter pilori ou encore le virus de l’hépatite A. Il a par ailleurs été rapporté que l’exposition à Mycobacterium tuberculosis pourrait réduire le risque de développer un asthme (Shirakawa et coll., 1997 ; von Mutius et coll., 2000) ; toutefois, ce résultat n’avait pas été observé par d’autres (Alm et coll., 1997). De plus, on peut remarquer que, bien que la grande majorité des enfants français aient reçu le BCG dès leur première année, le nombre d’atopiques y est aussi élevé que dans des pays comme la Suède où la vaccination systématique des nourrissons par le BCG n’est plus pratiquée. Il n’est pas impossible que la mobilisation du système immunitaire contre certains types d’infection diminue les risques d’acquisition de l’état atopique. Une autre hypothèse est avancée par Martinez et Holt (1999) : la 47
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