Troubles de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH)

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Étude des habiletés sociales dans le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité : observation et comparaison avec les Troubles du Spectre de l’Autisme

Étude des habiletés sociales dans le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité : observation et comparaison avec les Troubles du Spectre de l’Autisme

1. 2. 3/ Neuro-fonctionnel L’utilisation de l’imagerie cérébrale a permis de comparer de façon fine les structures cérébrales et leur fonctionnement chez les patients TDAH et TSA. Au-delà des anomalies retrouvées dans chacune des deux pathologies, il en ressort des éléments de similitude tant sur l’architecture que sur les réseaux neuronaux. Dès 2007, Brieber et al. émettent l’idée d’un possible phénotype au-delà des classifications diagnostiques existantes. Ils retrouvent par l’étude en IRM structurale dans une population d’enfants et adolescents des éléments communs aux TDAH et TSA absents dans la population témoin. Est observée une réduction de la matière grise au niveau du lobe temporal médian gauche (zone amygdalienne et hippocampique) pour laquelle ils font l’hypothèse d’un lien avec les déficits mnésiques pouvant être retrouvés dans les deux troubles. Sont également notés de plus grands volumes de matière grise au niveau du lobe pariétal inférieur gauche que les auteurs associent aux difficultés attentionnelles (154). Ces dernières sont également étudiées par Christakou et al., qui publient en 2013 les résultats de l’observation par IRM cérébrale fonctionnelle d’enfants TDAH, TSA et témoins (20 dans chaque groupe) au cours d’une tâche de vigilance et d’attention soutenue. Ils retrouvent chez les enfants TDAH et TSA une moindre activation fronto-striato-pariétale, en particulier du cortex préfrontal dorso-latéral gauche, impliqué dans les processus attentionnels, corrélée à une suractivation du précuneus. Celle-ci expliquerait l’altération de la désactivation du « default mode network » (sorte d’état cérébral par défaut en absence de stimuli extérieurs) chez les enfants TDAH et TSA, qui chez les enfants sains a normalement lieu lors de l’augmentation de la charge attentionnelle (155). Ils modèrent leur comparaison en relevant
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La mythologie pour aider les élèves atteints de troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité à s’exprimer

La mythologie pour aider les élèves atteints de troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité à s’exprimer

C’est ici que je souhaite mener ma réflexion. Nous l’avons vu précédemment, l’environnement n’a généralement pas d’incidence sur la survenue des TDA/H. En revanche, il a une importance majeure dans la gestion de ces troubles. Si ce que décrit Winnicott ne se passe pas, c'est-à-dire si l’environnement, ici la classe, son enseignant, ne s’adapte pas à l’élève porteur de TDA/H, il se retrouvera en inadéquation avec ce que lui demande l’école. Il subira une succession de déplaisirs, qui seront source d’angoisse. Cette angoisse est qualifiée par Freud 2 de conflit entre les trois instances psychiques : elle arrive dans notre cas lorsque le « Ça » se heurte trop souvent au « Surmoi » représenté par l’école et ses demandes, il y a conflit dont l’alerte est vécue par le « Moi » sous la forme d’une angoisse, qui est visible sur la scène manifeste, en classe. Sans adaptation scolaire, ces conflits nombreux expliqueront les angoisses fréquentes vécues par les élèves porteurs de TDA/H. Pour ne plus subir ces angoisses, pour les éviter, l’élève va s’adapter à l’environnement au lieu de l’inverse. Il va mettre en place diverses stratégies plus ou moins développées qui lui permettront de survivre psychiquement, mais qui ne correspondront pas à lui, à son vrai « self » au sens de Winnicott 3 . Et s’il n’est pas lui, comment pourrait-il s’exprimer, comment pourrait-il répondre librement, spontanément, sans contraintes à des questions que je pourrais lui poser ? Cette adaptation que met en place l’élève pourra devenir un frein à l’ouverture au monde, à l’autre et donc à l’expression.
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Impact d'un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sur les capacités motrices des adolescents

Impact d'un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sur les capacités motrices des adolescents

D’abord, le volume réduit du cerveau et le délai de maturation du cortex préfrontal chez les enfants ayant un TDAH peuvent expliquer en partie les troubles moteurs (Goulardins et al., 2013; Rasmussen & Gillberg, 2000). La région frontale est le siège du cortex moteur, responsable des fonctions exécutives, de la planification motrice et du contrôle moteur, dont l’inhibition comportementale (Emond et al., 2009; Shaw et al., 2007). C’est également dans le lobe frontal qu’à lieu l’évaluation des récompenses (Emond et al., 2009). Il y a donc un lien à établir entre les troubles de motricité et la théorie de déficit d’inhibition comportementale de Barkley (Fliers et al., 2009) et celle de l’aversion du délai de Sonuga-Barke (1997). Ce lien sera exploré ci-dessous. Ensuite, le système dopaminergique est aussi un acteur important du contrôle moteur (Sonuga-Barke et al., 1992). Il a été établi que la réduction de l’action dopaminergique entraine une inhibition de l’action motrice dans certaines pathologies comme par exemple, la maladie de Parkinson (Fliers et al., 2009). D’ailleurs, la médication pour le TDAH, agissant sur la recapture de la dopamine, semble avoir un impact favorable sur le contrôle de la motricité chez certains enfants. L’amélioration de l’attention causée par le méthylphénidate aurait un lien direct sur la performance motrice (Chéron & Bengoetxea, 2006).
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Impact d'un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sur les capacités motrices des adolescents

Impact d'un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sur les capacités motrices des adolescents

Le TDAH est un trouble d’origine neurologique qui se manifeste chez l’enfant. Dans une large perspective, les symptômes (inattention, hyperactivité et impulsivité) persistent à l’adolescence et à l’âge adulte (APA, 2015). En 2012, 12,6% des adolescents québécois avaient un diagnostic de TDAH (Pica et al., 2012). L’étiologie du TDAH est multifactorielle (Purper-Ouakil et al., 2010) : des facteurs génétiques (Faraone et al., 2005), environnementaux (Galéra & Bouvard, 2014) et psychosociaux (Purper-Ouakil et al., 2010) peuvent influencer le type de présentation (inattention prédominante, hyperactivité- impulsivité prédominante et combinée). Plusieurs théories décrivent une relation entre l’étiologie et les différents types de symptômes manifestés (Sonuga-Barke et al., 1992). Parmi celles-ci, le modèle à deux voies de Sonuga-Barke (2003) est l’un des plus complets. Il montre un lien entre les caractéristiques des individus ayant un TDAH (aversion du délai et déficit d’inhibition comportementale) et leurs comportements (inattentif, hyperactif et impulsif). Ces théories, à elles seules, ne peuvent pas dresser le portrait complet du TDAH. Ce trouble neurologique est aussi caractérisé par la présence de nombreuses comorbidités (APA, 2015). Les plus fréquentes sont : les troubles anxieux, d’opposition avec provocation, de dysrégulation émotionnelle, d’apprentissage et d’acquisition de la coordination (APA, 2015). La prévalence de surpoids et d’obésité est également plus élevée chez les individus ayant un TDAH (Carrier, 2013; Cortese et al., 2015). La médication et la thérapie cognitivo- comportementale font partie des traitements visant à réduire les symptômes du TDAH et/ou des comorbidités associées (CADDRA, 2010). La pratique régulière d’activités physiques, l’hygiène du sommeil et la saine alimentation font aussi partie des traitements proposés (CADDRA, 2010). Des études ont d’ailleurs montré que la pratique d’activités physiques favorise l’amélioration des fonctions exécutives, la diminution des symptômes liés au TDAH (Chang et al., 2012; Kamp et al., 2014; Smith et al., 2013; Tomporowski, 2003; Verret et al., 2012; Wigal et al., 2013) et l’amélioration des capacités motrices (Smith et al., 2013; Verret et al., 2012).
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Utilisation d’antidépresseurs durant la grossesse et le risque du spectre du trouble autistique et du trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité chez l’enfant

Utilisation d’antidépresseurs durant la grossesse et le risque du spectre du trouble autistique et du trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité chez l’enfant

Résumé La dépression est une maladie psychiatrique prévalente chez les femmes en âge de procréer, affectant jusqu'à 20% des femmes. La grossesse constitue une période critique pour la survenue ou la réapparition des symptômes de dépression, avec une prévalence de dépression chez les femmes enceintes allant de 7% à 15%. Il a été montré que la dépression durant la grossesse est associée à plusieurs effets indésirables pour la femme, notamment la prééclampsie, la dépression post-partum, et la consommation d’alcool et de tabac. D’autre part, la dépression prénatale peut mener à des conséquences néfastes pour l’enfant à naitre, incluant la prématurité (OR =3,3, IC à 95% 1,2-9,2)(1), le faible poids à la naissance (OR ajusté =1,82 IC à 95%1,01- 3,29)(2), et les malformations congénitales. Les antidépresseurs constituent une des options pour le traitement de la dépression pendant la grossesse. Ces médicaments sont largement utilisés par les femmes enceintes, avec une prévalence estimée jusqu'à 13%. Toutefois, on dispose de peu d’évidences concluantes sur l’innocuité des antidépresseurs pendant la gestation. En outre, les études évaluant le risque des troubles neurodéveloppementaux, tels que le trouble du spectre autistique (TSA) et le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les enfants associés à la prise d’antidépresseurs pendant la grossesse sont limitées et contradictoires. Par conséquent, un programme de recherche a été développé en utilisant la Cohorte des grossesses du Québec (CGQ) afin d’investiguer:
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Les troubles du sommeil chez les enfants avec un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité‎ : revue de la Littérature

Les troubles du sommeil chez les enfants avec un Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité‎ : revue de la Littérature

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Trait de pleine conscience, pleine conscience parentale et compassion pour soi chez les parents d'enfants ayant un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Trait de pleine conscience, pleine conscience parentale et compassion pour soi chez les parents d'enfants ayant un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

10 total. Ces résultats diffèrent légèrement entre les pères et les mères. En effet, bien que les résultats montrent que les deux partis ont des niveaux similaires de stress parental associé au domaine du parent, ils indiquent que les mères ont des niveaux plus élevés de stress parental associé au domaine de l’enfant et donc des niveaux plus élevés de stress parental total. Ces différences entre les pères et les mères doivent toutefois être nuancées puisque la majorité des études incluses dans cette méta- analyse (n = 24) étaient réalisées uniquement auprès de mères et neuf études n'offraient aucune information quant au nombre de pères et de mères dans les échantillons étudiés. Pour ce qui est des autres études incluses dans la méta-analyse, celles-ci étaient tout de même majoritairement composées de mères (85 % ou plus de l’échantillon). Par ailleurs, des études ont aussi démontré que le stress parental des parents d’enfants ayant un TDAH diminuait significativement lorsque leur enfant diagnostiqué recevait un traitement pharmacologique (p. ex., Barkley, 1989), ce qui serait en partie dû à la diminution des symptômes de TDAH de l’enfant ainsi qu’à l’amélioration de la relation parent-enfant. Finalement, une autre caractéristique associée à l’enfant qui exacerbe le stress parental est la présence de troubles comorbides. Plus spécifiquement, dans le TDAH, il existe une association modérée et significative entre la présence de comorbidités chez l’enfant et les niveaux de stress parental total (r = 0,51) et de stress associé au domaine de l’enfant (r = 0,66; Theule et al., 2013). Ces résultats indiquent que la présence de comorbidité chez l’enfant ayant un TDAH est liée à une augmentation générale du stress parental et ce stress serait davantage associé à la façon le parent perçoit son enfant et ses difficultés. Toutefois, ces résultats ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre les deux variables et il est aussi possible que le parent, avec ses caractéristiques, puisse avoir une influence sur l’enfant.
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Condition physique, performance motrice, comportements et fonctions cognitives chez les enfants ayant un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité

Condition physique, performance motrice, comportements et fonctions cognitives chez les enfants ayant un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité

4. TDAH et pratique de l’activité physique L’hyperactivité caractéristique du TDAH est implicitement synonyme d’un excès de mouvements. Bien que tous les sous-types du trouble n’impliquent pas nécessairement l’hyperactivité, les gens ont tendance à croire que ces enfants sont très actifs (Holtkamp et al., 2004). Une hypothèse suggère que l’hyperactivité se manifeste en fonction de la structure et de l’effort d’autorégulation exigés par les différents environnements de l’enfant (Dane, Schachar, & Tannock, 2000; Porino, Rapoport, Behar, Sceery, Ismond, & Bunney, 1983). Certains résultats supportent cette hypothèse. Ainsi, des chercheurs ont utilisé la quantité de mouvements produits dans des tâches évaluatives de laboratoire exigeant un grand effort d’attention, pour tenter de discriminer les enfants ayant un TDAH de ceux n’ayant pas de déficit. Les résultats démontrent que le nombre de mouvements, mesuré par actigraphie ou par un système d’analyse de mouvements, différencie les enfants ayant un TDAH des enfants ayant d’autres troubles psychiatriques ou des enfants des groupes témoins (Halperin, Matier, Bedi, Sharma, & Newcorn, 1992; Halperin, Newcorn, Matier, Sharma, McKay, & Schwartz, 1993; Inoue, Nadaoka, Oiji, Morioka, Totsuka, Kanbayashi, et al., 1996; Teicher, Yutaka, Glod, & Barber, 1996). De plus, l’utilisation de l’actigraphie dans ce genre de tâche a permis de démontrer que des facteurs comme le moment de la journée ainsi que la situation d’évaluation pouvaient affecter le nombre de mouvements. En effet, pour ce type d’évaluation, on a constaté que la nouveauté de la tâche, une grande quantité de rétroactions et des évaluations en avant-midi favorisaient une plus petite quantité de mouvements (Dane et al., 2000). Toutefois, cette méthode n’a pas permis de différencier les différents sous-types du TDAH (Dane et al., 2000). Malgré l’utilité de ces données cliniques pour la compréhension de l’impact de l’hyperactivité dans le TDAH, l’information est restreinte à l’utilisation de tâches de courte durée effectuées dans un environnement contrôlé et ne renseigne pas sur les patrons de pratique d’activités physiques des enfants ayant un TDAH.
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Relations entre le vagabondage de l'esprit et le fonctionnement cognitif chez les enfants ayant un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

Relations entre le vagabondage de l'esprit et le fonctionnement cognitif chez les enfants ayant un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

43 programme de PC avait seulement été démontrée chez des adultes auparavant (Morrison, Goolsarran, Rogers, & Jha, 2014; Mrazek, Franklin, et al., 2013). La nature auto-rapportée de la tâche semble donc convenir aux enfants plus jeunes (7 à 11 ans), et ce, même sans expérience de méditation. Tous les participants ont été capables de réaliser la tâche à l’ensemble des temps de mesure. La validité de la tâche de Mrazek et al. (2012) et sa corrélation avec différents indicateurs de performance (mémoire de travail, compréhension de lecture, test d’aptitudes générales) avaient déjà été démontrées chez des adolescents et des adultes (Mrazek, Phillips, et al., 2013; Smallwood & Schooler, 2006; 2015). Les paramètres de passation de la tâche semblent avoir permis une meilleure isolation du concept de vagabondage de l’esprit chez les enfants ayant un TDAH. En effet, l’environnement de passation était dépourvu de distractions visuelles ou auditives durant toute la tâche. Une image d’une enfant qui médite était projetée à l’écran durant la tâche ce qui permettait un rappel des consignes rapides aux enfants et réduisait la charge en mémoire de travail, ce qui est une adaptation nécessaire pour cette clientèle qui présente souvent des troubles de la mémoire de travail.
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Exploration de la pertinence du Working Memory Rating Scale pour l’évaluation de la mémoire de travail auprès d’enfants francophones présentant un trouble de déficit de l'attention/hyperactivité

Exploration de la pertinence du Working Memory Rating Scale pour l’évaluation de la mémoire de travail auprès d’enfants francophones présentant un trouble de déficit de l'attention/hyperactivité

dyspraxie, le syndrome d’Asperger (Alloway & Archibald, 2011) ou le trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH; Kasper, Alderson, & Hudec, 2012). Depuis quelques années, l’étude de la relation entre la mémoire de travail et le TDAH suscite un vif intérêt. En effet, de plus en plus d’études s’intéressent au lien entre la mémoire de travail et les symptômes d’inattention, d’hyperactivité et d’impulsivité qui caractérisent le trouble (Castellanos & Tannock, 2006; Kasper et al., 2012; Patros, Alderson, Lea, Tarle, Kasper, & Hudec, 2015) et qui entraînent souvent des difficultés de fonctionnement en classe (p. ex., interrompt l’enseignant, dérange les pairs, ne fait pas le travail demandé). En outre, la présence de difficultés sur le plan de la mémoire de travail chez les enfants ayant un TDAH est associée à un rendement scolaire inférieur à leurs pairs de même qu’à une probabilité accrue de recourir au tutorat, d’échouer une année et de décrocher avant la fin de son secondaire (Alloway, 2008; Barkley, Fischer, Smallish, & Fletcher, 2006; Huang-Pollock & Karalunas, 2010; Kasper, 2015). Sachant que le TDAH est parmi les troubles les plus prévalents en milieu scolaire, les difficultés associées à la mémoire de travail méritent d’être évaluées et bien comprises.
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en
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en fr Is emotional lability a severity factor in Attention Deficit Hyperactivity Disorder? La labilité émotionnelle est-elle un facteur de sévérité du Trouble Déficit de l’Attention Hyperactivité ?

Si l’approche catégorielle de la comorbidité du TDAH avec un DMDD permet d’identifier des enfants au profil clinique sévère et nécessitant des prises en charge adaptées, l’approche dimensionnelle des symptômes de labilité émotionnelle dans le TDAH semble appropriée à plusieurs niveaux. Tout d’abord, parmi les participants de nos études en milieu clinique, un seul enfant remplissait tous les critères du DMDD mais sept enfants présentaient une humeur irritable cliniquement significative et entre 11 et 26 présentaient des crises de colère sévères à très sévères. Ces enfants n’étaient pas « repérés » par le diagnostic de DMDD car leur profil clinique n’était pas assez sévère pour constituer un trouble à part entière, mais suffisamment sévère pour nécessiter une demande clinique et une intervention adaptée. L’approche dimensionnelle paraît alors adéquate pour identifier ces enfants. Cette approche est également pertinente afin d’éviter la sous-évaluation des formes prodromiques des troubles (Wakschlag et al., 2015) tout en évitant de pathologiser une manifestation transitoire qu’environ 25% des enfants présenteraient sans conséquences délétères ultérieures (Wiggins, Mitchell, Stringaris, & Leibenluft, 2014). En s’appuyant sur cette approche dimensionnelle de la sévérité de la labilité émotionnelle, ces auteurs ont d’ailleurs proposé une heuristique thérapeutique en 5 niveaux s’inscrivant dans un suivi clinique à long-terme :
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Hétérogénéité neuropsychologique et corrélats structurels du trouble déficit de l'attention / hyperactivité

Hétérogénéité neuropsychologique et corrélats structurels du trouble déficit de l'attention / hyperactivité

également constatés chez ces patients (Solanto et al., 2001 ; Sonuga-Barke et al., 2003 ; Dalen et al., 2004). Dans les situations où ils ne peuvent s’échapper ou éviter un délai (i.e. dans des conditions non-négociables, en classe par exemple), il est alors probable que les patients présentant ce style motivationnel allouent leur attention à des aspects de l’environnement qui accélèrent le passage du temps, représentent des récompenses immédiates ou altèrent l’expérience subjective du délai (Sonugar-Barke et al., 2003). Si ces stimulations environnementales sont trop limitées, le modèle prédit que ces enfants agiront eux-mêmes sur leur environnement pour créer des stimulations. En accord avec cette suggestion, il a été montré que les patients avec TDAH augmentaient leur activité motrice lorsque le délai s’allongeait (Sonuga-Barke et al., 2008). Les comportements qui créent une stimulation (gigoter, taper du pied) seront alors perçus par l’entourage comme de l’hyperactivité ; l’attention aux composantes de l’environnement plus stimulantes comme de l’inattention. La prise en considération de ce style motivationnel a conduit à une remise en question du modèle du TDAH centré sur l’hypothèse d’un dysfonctionnement exécutif. Du fait de la logique même de l’approche catégorielle déployée dans le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux, cette reconnaissance de multiples voies causales peut nous sembler après coup inévitable : dans la mesure où les diagnostics sont réalisés sur la base de symptômes comportementaux, plutôt que sur le constat d’un dysfonctionnement neuropsychologique, il serait illusoire d’espérer constater une association nécessaire entre les caractéristiques cliniques du TDAH et des aspects neuro-bio-psychologiques uniques (Sonuga-Barke et al., 2010).
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Changements dans le fonctionnement des familles ayant un enfant atteint d’un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité après un programme d’entraînement aux habiletés parentales

Changements dans le fonctionnement des familles ayant un enfant atteint d’un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité après un programme d’entraînement aux habiletés parentales

Les études antérieures soulignent que l’amélioration des interactions entre parents- enfant pourrait aider les enfants à changer leurs comportements et éviter les répercussions de ce trouble sur la vie des jeunes et leur famille (Kaiser et al., 2011; Miranda et al., 2009; Modesto-Lowe, Danforth et Brooks, 2008). De ce fait, plusieurs programmes d’entraînement aux habiletés parentales (PEHP), mis au point dans de nombreux pays, offrent des stratégies aux parents afin de les aider dans la gestion des problèmes émotionnels et comportementaux de leur enfant atteint de TDA/H (Barkley, 2013; Chacko, Wymbs, Chimiklis, Wymbs et Pelham, 2012; Webster-Stratton, Reid et Beauchaine, 2011; Wiggins, Sofronoff et Sanders, 2009). Il a été démontré que ces programmes constituent un moyen efficace visant la prévention du développement de troubles de comportement en plus du TDA/H (Chronis et al., 2004; Zwi, Jones, Thorgaard, York, Jane, et Dennis, 2011). L’expression PEHP réfère aux interventions psychosociales structurées en format de groupe ayant pour but de modifier les comportements perturbateurs de l’enfant en utilisant les concepts de la théorie cognitivo- comportementale (théorie issue du béhaviorisme et cognitivisme) (Webster-Stratton, 1998), théorie de l’attachement (Eyberg et Pincus, 1999) et l’approche de résolution de problème (Cunningham, Bremner, et Boyle, 1995; Chacko et al., 2012). Parmi les études évaluatives d’intervention répertoriées, il est ressorti que ce type d’intervention permet de diminuer les problèmes de comportement de l’enfant et permet d’améliorer les compétences parentales ou de diminuer le stress parental.
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Identification de symptômes du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité chez de jeunes Inuits du Nunavik

Identification de symptômes du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité chez de jeunes Inuits du Nunavik

utilisation dans des groupes qui diffèrent de cette norme soulève plusieurs questions. Dans un ouvrage de 2013 sur la psychologie multiculturelle, l’APA a abordé les défis entraînés par la conduite de la recherche auprès de populations culturellement diverses (Leong 2014). Sur le plan psychométrique, on y suggère que lorsqu’employés auprès de groupes culturels minoritaires, les indicateurs de validité et de fidélité des instruments de mesure peuvent être moins élevés que ceux observés dans les groupes majoritaires. Des évidences de fonctionnement différentiel d’items lors de l’utilisation d’outils de dépistage des troubles mentaux au sein de différentes populations ont aussi été rapportées dans la littérature (Iwata, Turner et al. 2002). Les seuils de signification des tests étant basés sur la performance de la culture dominante, il a été suggéré que les normes d’interprétations optimales puissent différer chez les répondants d’autres cultures (Mushquash and L Bova 2007). Des différences interculturelles dans les symptômes somatiques et dans l’expression de la détresse émotionnelle sont notamment évoqués pour expliquer la sous-estimation ou l’identification erronée des troubles mentaux courants dans certaines populations (Ali, Ryan et al. 2016). En résumé, on peut donc supposer que les différences culturelles ont le potentiel de moduler l’expérience découlant d’un trouble donné, causer un biais à l’instrument de mesure et/ou entraîner des conclusions contradictoires (Leong 2014).
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Projet d'intervention "Attentix à la maison" visant les parents d'enfants présentant un
trouble du déficit de l'attention / hyperactivité en milieu scolaire

Projet d'intervention "Attentix à la maison" visant les parents d'enfants présentant un trouble du déficit de l'attention / hyperactivité en milieu scolaire

parce qu'ils présentent des symptômes liés au déficit de l'attentionlhyperactivité, sans toutefois avoir un diagnostique officiel dans la majorité des cas. Les parents ne sont pas visés [r]

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Diagnostic de Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH): pistes de réflexion au sujet des inégalités de prévalence entre établissements scolaires

Diagnostic de Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH): pistes de réflexion au sujet des inégalités de prévalence entre établissements scolaires

Cotitulaire de la chaire de recherche UQAC-Cégep de Jonquière sur les conditions de Vie, la santé, l’adaptation et les aspirations des jeunes (VISAJ) Résumé : Peu d’études se sont intéressées au diagnostic de Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) en tant qu’inégalité pouvant être créée par l’école. Pourtant, l’importance du milieu scolaire et des enseignants dans l’identification et l’étiquetage des élèves sous la catégorie TDAH est certaine (Brancaccio, 2000 ; Hinshaw et Scheffler, 2014), bien que peu étudiée (Conrad et Singh, 2018). Une manière de comprendre et d’éventuellement réduire les faux-diagnostics de TDAH est d’étudier le contexte scolaire, d’où semblent émerger des variations de catégorisation entre les établissements et les enseignants (Fabiano et al., 2013). À partir d’une perspective sociologique, combinée au courant de recherche sur l’effet-établissement, l’objectif du présent article est de proposer des pistes de réflexion concernant la distribution inégale du TDAH et de sa médication entre établissements scolaires.
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L'impact de la transition primaire-secondaire sur le rendement scolaire et le fonctionnement exécutif des jeunes présentant un trouble déficit de l'attention/hyperactivité

L'impact de la transition primaire-secondaire sur le rendement scolaire et le fonctionnement exécutif des jeunes présentant un trouble déficit de l'attention/hyperactivité

transition vers l’école intermédiaire. Ce phénomène était observé chez tous les jeunes présentant un TDA/H, même chez ceux qui recevaient un traitement pharmacologique. Par contre, ce phénomène n’a pas été détecté parmi les jeunes du groupe de comparaison. Les manifestations de ces symptômes chez les jeunes du groupe de comparaison, tous à des niveaux sous-cliniques, sont demeurées stables, c’est-à-dire que la transition primaire-secondaire n’a pas eu d’impact sur leur impulsivité, leur inattention ou leur hyperactivité. Ces résultats suggèrent que les jeunes présentant un TDA/H sont assujettis à des difficultés particulières lors de la transition à l’école intermédiaire et que les traitements pharmacologiques ne sont pas suffisants pour pallier ces difficultés. Par contre, les prises de mesure n’ont pas été effectuées dans les mêmes délais pour tous les participants : une moitié des participants a été évaluée pendant le premier semestre de l’année scolaire, tandis l’autre moitié a été évaluée lors du second semestre. Ceci peut avoir eu une incidence sur les résultats puisque les manifestations symptomatologiques associées au TDA/H peuvent varier au courant de l’année scolaire. En outre, les résultats ne permettent pas de déterminer l’impact que ces difficultés peuvent avoir sur le fonctionnement exécutif et sur le rendement scolaire des jeunes, puisque ceux-ci n’ont pas été examinés lors de cette étude.
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Approche probabiliste d’adaptation posologique : concrétisation en outil de santé mobile pour l’aide à la décision clinique du trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité

Approche probabiliste d’adaptation posologique : concrétisation en outil de santé mobile pour l’aide à la décision clinique du trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité

Ces indicateurs, servant à évaluer la performance des régimes d’administration en matière de doses et de temps d’administration pour une dose journalière totale donnée, sont de nature as[r]

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Troubles cognitifs chez les patients acouphéniques chroniques : attention et compréhension de la parole

Troubles cognitifs chez les patients acouphéniques chroniques : attention et compréhension de la parole

En modalité auditive : Le Paced Auditory Serial Addition Task dit PASAT (Naegele et Mazza, 2013) évalue les capacités d’attention soutenue et de mémoire de travail. 2.2.3. Évaluation objective de l’intelligibilité dans le bruit Dans la plupart des études (Ivansic et al., 2017) les patients acouphéniques expriment des difficultés de compréhension de la parole dans le bruit même quand leurs capacités auditives périphériques sont intègres. Il a donc été choisi de tester les patients dans le bruit afin de solliciter leur attention auditive et ainsi leurs compétences centrales. Deux tests ont été retenus pour plusieurs raisons ; tout d’abord pour leur complémentarité : l’un propose des chiffres en liste fermée et l’autre des phrases en liste ouverte mettant en jeu la mémoire auditive et la suppléance mentale ; de plus, leurs passations sont rapides et peuvent être passées en champ libre. Enfin, ces tests étaient disponibles au sein du service.
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L'entraînement de la mémoire de travail assisté par ordinateur chez des jeunes et des adultes présentant un trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH)

L'entraînement de la mémoire de travail assisté par ordinateur chez des jeunes et des adultes présentant un trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH)

Les résultats de la recension des écrits montrent que le programme Cogmed améliore davantage les composantes verbale et visuo-spatiale de la mémoire de travail comparati[r]

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