Trouble d'anxiété généralisée (TAG)

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Auto-traitement guidé du trouble d'anxiété généralisée chez les aînés : étude pilote d'une formation pour prestataires non professionnels

Auto-traitement guidé du trouble d'anxiété généralisée chez les aînés : étude pilote d'une formation pour prestataires non professionnels

Introduction Anxiété et Troubles Anxieux Les troubles anxieux sont caractérisés par une peur excessive et des perturbations au plan comportemental (American Psychiatric Association [APA], 2013). Ils sont différents de la peur dite normale par leur caractère persistant et excessif. Cette peur est disproportionnée par rapport au contexte dans lequel se trouve l’individu et entraine une détresse significative ou des dysfonctionnements dans sa vie quotidienne. La durée et l’intensité des symptômes anxieux sont également plus importantes. Pour ce qui est de la distinction entre les troubles anxieux, elle est faite en fonction des objets ou situations qui génèrent la peur. La phobie spécifique concerne une situation précise ou un objet tel que les aiguilles. La phobie sociale est la peur des situations où l’individu est amené à interagir socialement et dans lesquelles il peut être observé par les autres. Le trouble panique est caractérisé par une ou plusieurs attaques de paniques survenant de façon inattendue. Les attaques de panique sont accompagnées de sensations physiques telles que la transpiration, des palpitations, des étourdissements, etc. L’agoraphobie est la peur des situations où l’individu pourrait éprouver des difficultés à fuir. Par exemple, la personne pourrait éprouver une crainte d’être dans un transport en commun tel que l’autobus, le métro, etc. d’où elle ne pourrait se sortir facilement. Dans le trouble d’anxiété généralisée (TAG), l’anxiété se manifeste sous forme d’attentes avec appréhension pour certains événements ou activités quotidiennes dans au moins deux domaines significatifs tels que le travail, la performance scolaire et les activités sociales. Cette anxiété peut varier selon les individus, mais doit être vécue depuis une durée minimale de six mois et survenir de façon incontrôlable. Les soucis et inquiétudes doivent aussi occasionner minimalement trois symptômes parmi les suivants : agitation ou impression d’être survolté, fatigue, trouble de la concentration ou pertes de mémoire, irritabilité, tension musculaire et trouble du sommeil. La santé, la famille, le travail, la relation avec un collègue de travail, la ponctualité et le fait de vieillir sont des thèmes d’inquiétudes pouvant être nommés par les personnes souffrant d’un TAG. Chez les personnes âgées, les thèmes les plus susceptibles d’engendrer de l’anxiété sont les problèmes de santé physiques et le bien-être des personnes de leur entourage (Gonçalves & Byrne, 2012). Ces soucis rapportés par l’individu sont considérés comme envahissants et surviennent de façon fréquente.
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Étude des liens entre deux modèles du trouble d’anxiété généralisée : le modèle de l'intolérance à l'incertitude et le modèle de la régulation émotionnelle dysfonctionnelle

Étude des liens entre deux modèles du trouble d’anxiété généralisée : le modèle de l'intolérance à l'incertitude et le modèle de la régulation émotionnelle dysfonctionnelle

103 Résumé des objectifs et des résultats L’objectif général de la thèse était d’améliorer la compréhension des liens entre le modèle de l’intolérance à l’incertitude (M-II; Dugas, Gagnon, Freeston et Ladouceur, 1998), le modèle de la régulation émotionnelle dysfonctionnelle (M-RED; Mennin, Heimberg, Turk et Fresco, 2005) et le trouble d’anxiété généralisée (TAG). Pour y arriver, l’article 1 de la thèse a examiné les contributions de chacun des modèles à la prédiction de la tendance à s’inquiéter. Il s’est ensuite penché sur les relations entre les variables du M-II et du M-RED. Ensuite, l’article 2 de la thèse a proposé une nouvelle théorie intégrative du TAG. Cette théorie intègre une variable du M-RED au M-II. Elle a été testée dans un modèle d’équations structurelles. Les résultats ont d’abord montré que le M-II et le M-RED permettent tous les deux d’expliquer une part indépendante de la variance de la tendance à s’inquiéter. Jusqu’à maintenant, la littérature suggérait que l’intolérance à l’incertitude et les réactions négatives face à ses émotions (ou peur des émotions) avaient un effet additif sur la tendance à s’inquiéter (Buhr et Dugas, 2009; 2012). Cependant, aucune étude n’avait vérifié si le M-II et le M-RED étaient complémentaires dans la prédiction de la tendance à s’inquiéter lorsque l’ensemble des processus qu’ils ciblent était considéré. Les résultats obtenus ici fournissent donc un appui supplémentaire à l’indépendance du M-II et du M-RED. Concrètement, ces résultats suggèrent de considérer à la fois l’intolérance à l’incertitude et les difficultés de régulation émotionnelle dans la conceptualisation de l’inquiétude et du TAG. Et comme la conceptualisation d’un trouble est étroitement reliée aux stratégies de traitement sélectionnées, ces résultats renforcent la pertinence de développer des traitements qui intègrent des interventions basées à la fois sur le M-II et sur le M-RED.
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Régulation émotionnelle et satisfaction conjugale dans la conceptualisation et le traitement du trouble d'anxiété généralisée

Régulation émotionnelle et satisfaction conjugale dans la conceptualisation et le traitement du trouble d'anxiété généralisée

Résumé Les individus présentant un trouble d’anxiété généralisée (TAG) rapportent un niveau de détresse conjugale élevé et près de 51 % de leurs inquiétudes sont de nature interpersonnelle. Le TAG peut être conceptualisé comme un trouble de l’intolérance à l’incertitude et de difficultés dans la régulation émotionnelle, variables issues des modèles de l’intolérance à l’incertitude (modèle de l’II) et de la régulation émotionnelle dysfonctionnelle (modèle de la RÉD). Ces modèles expliquent le développement et le maintien du TAG par des variables susceptibles d’affecter la satisfaction conjugale. Cette étude vise à déterminer quelles composantes issues des modèles de l’II et de la RÉD sont associées et expliquent le mieux la satisfaction conjugale. Les 48 participants recrutés sont en couple et étaient à la recherche d’une thérapie cognitive-comportementale (TCC) du TAG. Les données analysées proviennent d’une rencontre d’évaluation pré-traitement où l’Entrevue Diagnostique des Troubles Anxieux et des mesures auto-rapportées ont été administrées. Les résultats indiquent que l’orientation négative face aux problèmes et des difficultés dans la régulation émotionnelle sont associées modérément à l’insatisfaction conjugale. Le seul prédicteur significatif est la difficulté à réfréner l’impulsivité en présence de détresse (F(1, 46) = 11,390, p = ,002). Cette variable explique 18,1 % de la variance de la satisfaction conjugale. Les résultats suggèrent que la difficulté à réfréner l’impulsivité serait une sphère comportementale de la régulation émotionnelle importante à évaluer et à cibler dans le traitement du TAG chez les individus insatisfaits de leur couple.
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Le parcours scolaire d’étudiants universitaires ayant reçu un diagnostic de trouble d’anxiété généralisée (TAG)

Le parcours scolaire d’étudiants universitaires ayant reçu un diagnostic de trouble d’anxiété généralisée (TAG)

1 INTRODUCTION Le trouble d'anxiété généralisée (TAG) est reconnu pour son aspect invalidant et la détresse importante qu’il engendre chez les gens qui en sont atteints (APA, 2013). Il est également associé à une augmentation du risque de vivre des difficultés personnelles, interpersonnelles, professionnelles et scolaires (Bonin, 2012 ; Chakroun, Doron et Swendsen, 2007; Eisenberg, Gollust, Golberstein et Hefner, 2007). D’ailleurs, les difficultés scolaires engendrées par ce trouble semblent perdurer dans le temps, depuis l’école primaire jusqu’aux études universitaires (Green et al., 2016; Mazzone et al., 2007; Mychailyszyn, Mendez et Kendal, 2010; Nail et al., 2015; Pautel, 2017; Romani, Campredon et Da Fonseca, 2017; Sokal et Desjardins, 2016; Yssel, Pak et Beike, 2016). Pourtant, le TAG demeure peu étudié à ce jour. Les études portant ce sur trouble abordent généralement d’autres troubles anxieux et les recherches exhaustives portant sur le TAG et ses conséquences se font très rares. Dans cette perspective, le présent mémoire s’intéresse au parcours scolaire d’étudiants universitaires ayant reçu un diagnostic de TAG. Cette étude qualitative de type exploratoire vise plus précisément à documenter les conséquences du TAG sur le parcours scolaire de 10 étudiants de l’UQAC, à identifier les éléments ayant facilité ou fait obstacle à celui-ci et à décrire leur vécu et leurs besoins depuis qu’ils cheminent à l’université.
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Effets de l’équitation thérapeutique sur les symptômes du trouble d’anxiété généralisée chez l’adulte : utilisation d’un schème expérimental à cas unique

Effets de l’équitation thérapeutique sur les symptômes du trouble d’anxiété généralisée chez l’adulte : utilisation d’un schème expérimental à cas unique

appellations, n’est actuellement pas une pratique reconnue par l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ). En 2015, un psychologue québécois a d’ailleurs fait l’objet d’un jugement et de sanctions de l’OPQ (Castonguay (Ordre des psychologues) c. Hallé, 2015, Canada, 33-11-00412; Castonguay (Ordre des psychologues) c. Hallé, 2017, Canada, 33-16-00504) notamment pour avoir utilisé la thérapie facilitée par le cheval auprès de patients souffrant d’anxiété alors que la thérapie facilitée par le cheval n’apparaît pas comme une pratique reconnue scientifiquement dans le traitement des troubles anxieux. Cette situation met en évidence l’importance que des études évaluent l’efficacité de ce type de thérapie afin d’une part, de les documenter davantage et, d’autre part, de pouvoir éventuellement fournir des données probantes sur le sujet, qu’elles soient pour ou contre cette pratique. En ce sens, la documentation scientifique évaluant et démontrant l’efficacité de l’équitation thérapeutique pour l’amélioration de la santé physique et neurologique est beaucoup plus nombreuse que celle concernant ses effets sur les problématiques reliées à la santé mentale. Dans les dernières années, un intérêt particulier a été porté sur le trouble de stress post-traumatique (Burton, Qeadan, & Burge, 2019; Romaniuk, Evans, & Kidd, 2018; Shelef, Brafman, Rosing, Weizman, Stryjer, & Barak, 2019; Wharton, Whitworth, Macauley, & Malone, 2019), mais aucune étude ne s’est encore intéressée aux effets de l’équitation thérapeutique sur le trouble d’anxiété généralisée (TAG).
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Fonctionnement conjugal et trouble d'anxiété généralisée

Fonctionnement conjugal et trouble d'anxiété généralisée

auteurs soutiennent que l’insatisfaction conjugale pourrait aussi avoir un effet délétère sur les problèmes d’anxiété, ce qui expliquerait une autre partie du lien entre la satisfaction conjugale et le TAG (Bélanger et al., 2008). Cassidy et al. (2009) ont quant à eux montré une association entre l’insécurité d’attachement envers les parents et la présence d’un TAG. Comme l’attachement demeurerait relativement stable au cours de la vie (Bowlby, 1982), les conclusions de ces auteurs seraient cohérentes avec celles de la présente étude ciblant l’attachement amoureux. De plus, Dutton (2001) souligne les similarités entre les difficultés interpersonnelles associées au TAG et le mode relationnel associé à une insécurité d’attachement. L’évitement de l’intimité qui se caractérise par des attentes négatives envers les autres (Mikulincer & Shaver, 2007) rejoint effectivement la méfiance que l’on peut retrouver chez les gens aux prises avec un TAG (Gasperini et al., 1990). Quant à l’anxiété d’abandon, l’hypervigilance qui y est associée (Mikulincer & Shaver, 2007) se retrouve également comme un point central du TAG (Gasperini et al., 1990). En effet, les individus aux prises avec un TAG s’inquiètent principalement à propos de leur relation (Holmes & Newman, 2006; Ladouceur, Freeston, Fournier, Dugas, & Doucet, 2002), ce qui rejoint le type d’inquiétudes d’une personne présentant une anxiété d’abandon. De plus, une personne ayant développé un TAG a potentiellement grandi avec des parents surprotecteurs ou qui ne répondaient pas adéquatement à ses besoins, ce qui constitue également un milieu propice à développer une insécurité d’attachement. Forces, limites et pistes de recherche future
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Le trouble d'anxiété généralisée : impact d'un traitement cognitif-comportemental individualisé et de la comorbidité sur l'efficacité du traitement

Le trouble d'anxiété généralisée : impact d'un traitement cognitif-comportemental individualisé et de la comorbidité sur l'efficacité du traitement

traitement multidimensionnel efficace pour le TAG (Dugas & Ladouceur, 2000; Ladouceur et al., 2000a). Dugas et al. (1998) out découvert que certaines variables de processus distinguent de façon significative les patients ayant un TAG primaire des participants non cliniques. Selon cette étude, f intolérance à Γ incertitude, qui fait référence à la tendance excessive de Γindividu à considérer inacceptable la possibilité, si minime soit-elle, qu’un événement négatif puisse se produire (Dugas, Gosselin, & Ladouceur, 2001b), est la variable qui apporte la plus grande part d’explication au modèle théorique proposé par ces auteurs. Plusieurs études ont en effet trouvé un lien important entre l’intolérance à l’incertitude et l’inquiétude. Par exemple, des participants inquiets sont moins rapides pour catégoriser des stimuli ambigus (Dugas, Freeston, Blais, & Ladouceur, 1994; Metzger, Miller, Cohen, Sofka, & Borkovec, 1990; Tallis, Eysenck, & Mathews, 1991) et l’intolérance à l’incertitude est associée à la tendance à s’inquiéter chez des participants non cliniques (Freeston, Rhéaume, Letarte, Dugas, & Ladouceur, 1994). De plus, les patients TAG cotent plus haut sur une mesure d’intolérance à l’incertitude que des patients présentant un autre trouble d’anxiété (Ladouceur et al., 1999). Suite à ces résultats, Dugas et al. (1998) concluent que l’intolérance à l’incertitude est une variable-clé dans la compréhension du TAG, ce que confirme une deuxième étude récente (Ladouceur et al., 1999). Par contre, le fait de cibler uniquement cette variable dans un traitement pour le TAG donne des résultats décevants (Dugas, 1997).
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Manifestations cognitives et comportementales liées aux symptômes du trouble d'anxiété généralisée en contexte d'incertitude

Manifestations cognitives et comportementales liées aux symptômes du trouble d'anxiété généralisée en contexte d'incertitude

90 Ensuite, les résultats de ce mémoire doctoral représentent un apport pertinent pour les intervenants en psychologie et en santé mentale travaillant avec des individus intolérants à l’incertitude et présentant des symptômes d’anxiété généralisée. Ils pourraient permettre de développer de nouveaux modèles d’interventions pour le TAG ou d’améliorer ceux déjà existants, sur la base d’un ensemble de manifestations les plus liées à la sévérité des symptômes. En ce sens, les résultats de l’étude appuient la pertinence de plusieurs manifestations comportementales, cognitives et dimensions de l’II dans la prédiction des symptômes du TAG et montrent leur plus forte association aux symptômes du TAG qu’à ceux de la dépression, ce qui soutient leur spécificité. Ces manifestations pourraient constituer des cibles de traitement pertinentes pour le diagnostic. Il serait intéressant de répliquer l’étude auprès d’une population clinique afin de vérifier si l’on observe les mêmes patterns de manifestations lorsque la sévérité des symptômes est accrue. En tenant compte de ces manifestations spécifiques lors de la prévention ou du traitement du TAG, il serait possible d’empêcher le développement ou l’aggravation des symptômes. Les cliniciens pourraient développer un plan d’intervention incluant l’ensemble des manifestations les plus fortement liées au TAG, afin d’adresser les problématiques principalement rencontrées par ces individus.
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Portrait des interventions basées sur les données probantes effectuées auprès des adultes atteints d'un trouble d'anxiété généralisée

Portrait des interventions basées sur les données probantes effectuées auprès des adultes atteints d'un trouble d'anxiété généralisée

La prescription de traitements basés sur les données probantes sera comparée entre des clients atteints d’un TAG avec et sans comorbidité physique et/ou psychologique. Les résultats [r]

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Prédicteurs de la présence comorbide des symptômes du trouble d’anxiété généralisée et de la Dépression chez les mères primipares en post-partum

Prédicteurs de la présence comorbide des symptômes du trouble d’anxiété généralisée et de la Dépression chez les mères primipares en post-partum

L’II, l’ANP et l’ÉC, combinés aux symptômes, peuvent aussi limiter la recherche d’aide chez les mères ayant des symptômes TAG-dépressifs élevés, d’où un plus grand maintien des symptômes et une augmentation de l’isolement social. L’II peut notamment mener à plus d’inquiétudes face au processus de thérapie ou de ce qui pourrait être identifié comme une difficulté. À l’inverse, les symptômes TAG et dépressifs sont aussi associés à une diminution de la recherche d’aide chez les nouvelles mères. Elles intègrent et véhiculent des jugements prématurés ou erronés par rapport aux difficultés psychologiques post-natales et leur traitement (p.ex., avoir besoin d’aide veut dire être une mauvaise mère; la recherche d’aide peut conduire à un retrait des enfants ou à un signalement), tel que discuté par Beck (2001) et Dimidjian et Goodman (2009). Cela peut conduire à de la stigmatisation, soit un état dans lequel la nouvelle mère accepte les préjudices sociaux à propos d’une condition particulière, telle qu’un trouble de santé mentale, et les applique sur elle-même (Corrigan, 2005). En d’autres mots, plusieurs nouvelles mères intègrent la désapprobation sociale. Les mères ne ressentant pas de stigma auraient alors davantage tendance à consulter un professionnel de la santé mentale visant à soigner une Dépression post-partum en comparaison avec les mères percevant un stigma, tel qu’observé auprès d’une population comparant les femmes blanches et les femmes noires (Bodnar-Deren, 2017).
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Évaluer l’efficacité de la thérapie d’acceptation et d’engagement pour le trouble d’anxiété généralisée : un protocole à cas unique

Évaluer l’efficacité de la thérapie d’acceptation et d’engagement pour le trouble d’anxiété généralisée : un protocole à cas unique

de manière sélective à l’information menaçante et ne seraient pas capables d’utiliser un traitement contrôlé de l’information de façon adaptée, c’est-à-dire de neutraliser ou de renverser leur préférence automatique pour l’information menaçante. Par exemple, une personne atteinte du TAG pourrait craindre chaque fois que son adolescent sort avec ses amis qu’il ait un accident d’auto. Ces biais sont plus évidents dans les tâches qui évaluent l’encodage sélectif et l’interprétation, mais ils ont aussi été observés dans les tâches de mémoire implicite. Une telle sélectivité trouve son origine dans les opérations cognitives automatiques, soit des pensées qui surviennent spontanément et qui s’appuient sur des hypothèses dramatiques qui influencent la façon dont la personne se voit, perçoit une situation ou le monde qui l’entoure. Ces biais cognitifs favorisent donc le traitement sélectif de l’information menaçante. MacLeod & Rutherford (2004) ajoutent que les biais dans l’interprétation d’information ambiguë occupent également une place centrale dans le développement et le maintien du TAG. Selon eux, les personnes qui en sont atteintes présentent une tendance élevée à interpréter l’ambiguïté de façon menaçante. Ils concluent que les biais attentionnels et interprétatifs qui sont associés au TAG peuvent jouer un rôle déterminant dans la symptomatologie anxieuse présentée par les personnes qui souffrent de ce trouble.
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L'acceptabilité des traitements du trouble d'anxiété généralisée chez les personnes âgées

L'acceptabilité des traitements du trouble d'anxiété généralisée chez les personnes âgées

Dans un deuxième temps, il faut souligner l’importance qu’occupe le médecin dans le choix du traitement. Précisons d’abord que notre étude s’ajoute à celle de McKenna et ses collaborateurs (2010) puisqu’elle confirme la place de premier choix qu’accordent les aînés aux recommandations de leur médecin lorsque vient le temps de choisir un traitement pour leur anxiété. Les connaissances et la crédibilité de ce dernier sont vraisemblablement des facteurs critiques influençant le processus de décision du patient. Le regard que porte le médecin face à un traitement peut influencer la perception que le patient âgé a du traitement (McKenna et al., 2010). En même temps, les connaissances et les attitudes du médecin au sujet de l’anxiété chez les aînés peut influencer les informations transmises à leurs patients (Collin, 2002; Joo et al., 2011). Par exemple, un médecin qui sait que les aînés qui ont un TAG peuvent répondre favorablement à la TCC pourrait suggérer ce traitement. À l’inverse, le médecin qui croit qu’un aîné est trop vieux pour apprendre à gérer ses symptômes ou que l’anxiété est normale dans son cas ne lui recommandera pas une psychothérapie.
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Psychothérapie pour le trouble d'anxiété généralisée administrée par vidéoconférence : impact sur l'alliance thérapeutique

Psychothérapie pour le trouble d'anxiété généralisée administrée par vidéoconférence : impact sur l'alliance thérapeutique

Malgré les biais pouvant affecter la validité de ces informations (p. , biais relatifs à la mémoire , biais de sélection , désirabilité sociale) , ces données offr[r]

390 En savoir plus

Analyse coûts-efficacité de deux modalités de traitement et modulation des coûts de la santé mentale associés à la comorbidité du trouble panique avec agoraphobie et du trouble d'anxiété généralisée

Analyse coûts-efficacité de deux modalités de traitement et modulation des coûts de la santé mentale associés à la comorbidité du trouble panique avec agoraphobie et du trouble d'anxiété généralisée

Par ailleurs , votre participation nous permettra de mieux connaître la condition psychologique des personnes présentant une comorbidité TP AIT AG , en plus de nous pe[r]

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Le trouble d'anxiété généralisée modèles conceptuels et applications cliniques

Le trouble d'anxiété généralisée modèles conceptuels et applications cliniques

De plus, puisque Mennin (2005) reprend la notion de mauvaise régulation émotionnelle en lien avec les troubles anxieux en général, on peut se demander quelles sont les composantes spé[r]

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Effet de l'exposition en réalité virtuelle sur les symptômes du trouble d'anxiété généralisée

Effet de l'exposition en réalité virtuelle sur les symptômes du trouble d'anxiété généralisée

& Bouchard, 2008; Krijn, Emmelkamp, Olafsson & Biemond, 2004; Parsons & Rizzo, 2008; Powers & Emmelkamp, 2008). L'une consiste en l'inclusion de cette modalité d'exposition en remplacement de l'exposition traditionnelle comme composante d'un traitement en TCC combinant diverses composantes tel que dans l'étude de Klinger et al. (2005). La seconde méthode consiste en une thérapie brève où l'exposition en réalité virtuelle est la seule composante ou la composante principale. Dans ce dernier cas, un faible nombre de séances s’est avéré suffisant, et ce, autant pour des phobies simples telles que la peur de voler en avion (voir Mühlberger Wiedemann & Pauli, 2003), la peur des araignées (voir Garcia-Palacios, Hoffman, Calin, Furness & Botella, 2002) et la peur des hauteurs (voir Emmelkamp et al., 2002) que pour des troubles anxieux plus complexes tels que la peur de parler en public (voir Harris, Kemmerling & North, 2002) et le trouble post-traumatique (voir Gerardi, Rothbaum, Ressler, Heekin & Rizzo, 2008). Les résultats positifs obtenus avec un faible nombre de séances sont cohérents avec ceux de Öst (1989) qui a démontré que trois heures d'exposition intensive pouvaient être efficaces pour traiter la plupart des phobies.
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Modification des croyances face aux inquiétudes suite au traitement du trouble d'anxiété généralisée

Modification des croyances face aux inquiétudes suite au traitement du trouble d'anxiété généralisée

Aussi, deux de ces croyances ont diminué davantage dans le groupe de patients qui affichaient une plus grande diminution des inquiétudes suite au traitement: la croyance voulant que l'[r]

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Lien entre une taxonomie des évènements potentiellement traumatiques et le trouble d'anxiété généralisée

Lien entre une taxonomie des évènements potentiellement traumatiques et le trouble d'anxiété généralisée

Il existe un lien entre l'exposition à un type d'EPT déterminé (présence ou absence d'exposition à un EPT, intensité de la réaction d'impuissance et d'effroi et le cumul) et les manif[r]

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Trouble d'anxiété généralisée et comportements parentaux perçus durant l'enfance : une étude rétrospective

Trouble d'anxiété généralisée et comportements parentaux perçus durant l'enfance : une étude rétrospective

menée auprès d'enfants non cliniques d'âge scolaire et visant à observer le lien entre leurs symptômes anxieux et leurs perceptions des comportements parentaux (chal[r]

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Lien entre les évènements potentiellement traumatiques, les symptômes du trouble d'anxiété généralisée et les vulnérabilités cognitives

Lien entre les évènements potentiellement traumatiques, les symptômes du trouble d'anxiété généralisée et les vulnérabilités cognitives

Our resuits confirmed that a positive significant relationship exists between previous exposure to a PTE (presence or absence of exposure to a PTE, intensity of the reaction during the[r]

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