Système de santé public

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Le secteur privé dans un système de santé public : France et Pays Nordiques

Le secteur privé dans un système de santé public : France et Pays Nordiques

9 quelque temps à une concentration des cliniques en établissements de taille plus importante dotés de plateaux techniques sophistiqués. Avec 1 250 établissements hospitaliers en 2005, ce secteur représente environ 40% de l’ensemble des établissements de santé avec capacités hospitalières en France et accueille chaque année près de dix millions de patients de toute catégorie sociale et souffrant de tout type de pathologies 4 . Les établissements hospitaliers privés à but lucratif sont regroupés au sein de la Fédération Hospitalière Privée (F.H.P). Cette fédération représente toutes les cliniques privées à but lucratif dans toutes les grandes spécialités médicales : chirurgie, médecine, obstétrique, psychiatrie, soins de suite, rééducation fonctionnelle. Les règles d’emploi des salariés de ces établissements s’intègrent dans le cadre d’une convention collective nationale négociée dans le cadre de la F.H.P. Cette organisation de soins de santé fait ainsi cohabiter des établissements de statuts juridiques différents combinant des modes d’organisation et de gestion, de financement, de régulation et de participation aux missions de service public très différentes. Corollaire de ce mode d’organisation, les statuts des personnels travaillant dans ces établissements sont également très diversifiés.
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LA STRATIFICATION DU SYSTÈME DE SANTÉ PUBLIC À SES MARGES BASSES. L’EXEMPLE DE LA FRANCE.

LA STRATIFICATION DU SYSTÈME DE SANTÉ PUBLIC À SES MARGES BASSES. L’EXEMPLE DE LA FRANCE.

Trabalhador Social: Desde que (o paciente) fala francês, isto nos diz respeito [à PASS]. E o que é complicado também, é que uma vez o paciente foi etiquetado PASS, ele vai permanecer assim... Pronto, assim quando alguém chega nas urgências e por infelicidade na sua trajetória passou pelo PASS, seja há dois, três, quatro anos, logo se diz ‘a, é um dos seus pacientes!’. Assim, depois ele passa rápido a ser o paciente do PASS que não se tem vontade de atender, por que ele não fala francês, ele é complicado, por que ele tem um comportamento... Assim, isso lhes serve bem de pretexto” (extrato de entrevista realizada com assistente social de um PASS de um CHU de uma cidade média do sudoeste da França, em março de 2012). As razões que levam os serviços de especialidades a recusar as pessoas precárias são múltiplas. De início, é a “insolvência” dos usuários que dissuade os médicos. Por outro lado, a raridade dos leitos hospitalares reforçada pelos processos de racionalização do New public management e da nova governança hospitalar incita os gestores a privilegiarem os pacientes cuja probabilidade de duração média da internação (DMS) é mais curta ( dado que a precariedade dos usuários é um fator que a aumenta a DMS, Maric et al., 2008). Além disso, os valores pouco mobilizadores dos usuários precários (Dodier e Camus, 1997), bem como os outros desvios percebidas em relação ao comportamento do “bom paciente” (comportamento violento, dificuldades de comunicação, mau cheiro, etc.) constituem igualmente barreiras ao acesso aos cuidados no sistema de saúde pública.
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Pilotage et mise en œuvre d’une réforme d’un système public de santé : dynamiques entre acteurs d’une gouverne pluraliste

Pilotage et mise en œuvre d’une réforme d’un système public de santé : dynamiques entre acteurs d’une gouverne pluraliste

« Tout ça, on sait que c'est ce qu'il faut faire, mais comment tu le fais? [...] Pour le faire, c'est pour cela que je dis que je me contredis, pour le faire, faudrait quasiment du leadership politique qui crée un système de santé indépendant de la politique, mais basé sur les besoins, sur la gestion des coûts, sur une meilleure qualité des services. Puis, beaucoup de ça, qui est dans notre système, mais comment est-ce que tu fais le changement d’un système qui est hospitalo-centrique vers ça? Comme les soins primaires, j'ai été six ans dans le comité de soins primaires, huit ans à faire une stratégie, puis avec l'engagement de tout le monde, puis quand tu arrives à implanter ça, well, là tout le monde te "fourre" des bâtons dans les roues par en arrière et le gouvernement te donne quelques millions pour mettre en place une stratégie de soins primaires qui aurait besoin de dix millions ou vingt millions. Ça fait que ça va prendre des années avant que ça se fasse, parce qu'il y a encore quelqu'un par en arrière qui tire pour avoir un "CTScan", avoir un "whatever" qui coûte cher. Faudrait quasiment qu'il y ait quelqu'un qui dise que "c'est assez" et qui crée un système apolitique et que ces gens-là soient engagés à vie pour développer le système. » FORMATION PROFESSIONNELS-5 « We have very strong voice around primary health care reform and what needs to happen, team based care, community based care. And it's very frustrating for us, because we've gone to all those tables with good will, we participated in the prevention primary care initiative for over seven years that it took to get to a policy frame work. And we've been on the steering committee and the review committee for programs. And again, we're seeing that being watered down in change and we're really struggling with where is the
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Les réformes du système de santé en France et leurs impacts

Les réformes du système de santé en France et leurs impacts

de leur histoire. Tout d’abord de nature étatique, la régulation actuellement connue, appartient plus au mouvement international du Nouveau Management Public qui instille des mécanismes de marché au sein des services ou des collectivités publiques. Si les mécanismes de marché promettent une meilleure efficience des producteurs de soins accompagnée d’une amélioration de la qualité des prestations, des questions de coopération entre les acteurs apparaissent naturellement quand chacun réalise que, c’est le patient ou la population qu’il constitue avec ses concitoyens, qui est sur la question de sa santé l’objet du marché. Cela nous amène naturellement à envisager les apports que pourraient avoir à cette problématique complexe, les travaux sur les formes hybrides d’organisation et en particulier, ceux d’Elinor Ostrom sur les biens communs qui expliquent les modes d’institutionnalisation de relations entre des individus partageant un même territoire et une même ressource naturelle ou fabriquée des mains de l’homme. Cette perspective ouvre plusieurs champs d’investigation, tant en France qu’en Russie, pour identifier comment ces phénomènes pourraient être favorisés et s’ils pouvaient apporter des effets positifs au système de santé russe et français. Nous utilisons la même grille de lecture des phénomènes de gouvernance des actions collectives empruntée à l’économie politique et en particulier aux travaux d’E. Ostrom sur les biens communs afin de présenter le programme « Tarification au Cycle de Soins sociaux et de santé » (TCS), qui a pour ambition d’associer l’ensemble des parties prenantes, tant du côté des professionnels de santé (médecins libéraux, médecins salariés et autres professionnels de la santé), des établissements (hôpitaux, cliniques, et autres acteurs du maillage territorial) que des régulateurs (aux niveaux central et régional) et des patients. L’objectif est d’impliquer chaque partie prenante, aux intérêts parfois antagonistes, dans le cycle de soins sociaux et de santé développé grâce à un processus de co-construction.
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Le cadre de santé au cœur des contradictions du management public

Le cadre de santé au cœur des contradictions du management public

local et le global. C.I. Barnard donne beaucoup d’importance à la coopération : la contribution d’une personne dans une organisation est très exactement sa contribution à maintenir ou développer le système de coopération. Si on revient au cas des unités de soins, ces portraits du cadre en « designer de l’organisation » de l’organisation tels que Taylor et Fayol le promeuvent, et du cadre en « manager-leader » de Barnard nous incitent à nous interroger sur le positionnement du cadre de santé. Dans la littérature sur le champ hospitalier, les auteurs insistent alternativement sur chacun de ces deux aspects : tantôt doté de leadership, de qualité de communication et de capacité de mobilisation des équipes soignantes : « le cadre de santé capable de mobiliser son personnel est celui qui occupe une fonction carrefour en matière de communication et d’information. En qualité d’interlocuteur privilégié des médecins, des soignants et de l’administration, le cadre est placé au centre des logiques professionnelles souvent divergentes et peut de ce fait contribuer à assurer le lien régulateur entre celles-ci. Le cadre fait circuler l’information entre les différentes catégories professionnelles, en la faisant remonter vers le haut de la hiérarchie (par exemple les doléances des soignants) et en la faisant redescendre vers le bas (en organisant des temps d’échanges) » (Douguet et al, 2005) ; tantôt tiré vers la fonction d’organisation et de définition de règles de gestion. Mais une troisième voie est peut-être possible, comme nous y invite M.P Follett. Le manager intégratif
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De la démocratie administrative à la démocratie sanitaire dans le secteur public de la santé

De la démocratie administrative à la démocratie sanitaire dans le secteur public de la santé

35. « Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé. Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l’avoir informée des conséquences de ses choix ». (Art. L. 1111-4 CSP). 36. Deguergue (Maryse), « Droits des malades et qualité du système de santé », op. cit., p. 508. 37. Les effets de la démocratie administrative après l’édiction de la décision ne seront pas ici traités. 38. La relation patient-médecin se révèle être en effet un champ d’investigation juridique particulière- ment éclairant pour analyser l’articulation entre démocraties sanitaire et administrative dans le secteur public de la santé. Par ailleurs, l’étude de la démocratie sanitaire lato sensu est en tant que telle assez peu traitée par la doctrine (contrairement à l’analyse de la participation des usagers de santé à la définition des choix politiques dans le domaine de la santé). C’est pourquoi, le champ de la recherche se concentrera ici sur la relation individuelle du patient au médecin. L’analyse des mécanismes spécifiques de la démocratie sanitaire dans sa dimension collective, au regard de ceux de la démocratie administrative mériterait néanmoins, dans un autre cadre, un traitement à part entière.
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Pourquoi une réforme du système de santé est-elle urgente?

Pourquoi une réforme du système de santé est-elle urgente?

Une politique d’ajustement structurel appliquée dans le cadre plus général des réformes économiques et préconisée par les organismes financiers internationaux (comme le FMI) a sacrifié le système médical coopératif sur l’autel de la croissance économique produisant graduellement des effets pervers de plus en plus criants: parmi eux, citons la réduction drastique de la prise en charge d’un grand nombre de pathologies et la contrainte pour l’ensemble des structures sanitaires de générer des gains face à un État qui se désengage. Dans les années 2000, la part du financement public, mutuel ou coopératif se situe entre 16 et 18 % contre 70 à 80 % en Europe par exemple, même si 90 % des structures sanitaires sont toujours publiques avec un but non lucratif en principe. En fait, l’hôpital fonctionne comme une entreprise à but lucratif et développe un véritable commerce du médicament fondé sur l’usage de prescriptions injustifiées et une surfacturation systématique. Un tel commerce permet aux médecins d’augmenter leurs revenus.
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Champs électriques et magnétiques et santé :  quel message au grand public ?

Champs électriques et magnétiques et santé : quel message au grand public ?

i n t e R ac t i o n d e s c H a m p s é l e c t R i qu e s e t m ag n é t i qu e s av e c l e c o R p s H u m a i n Des champs électriques et magnétiques endogènes régissent le fonctionnement de notre organisme. Il est important de ne pas perturber ces champs internes au risque de bouleverser certains mécanismes biologiques. En 2010, l’ICNIRP a chiffré à 400 mV/m (20mV/m au niveau du système nerveux central) le seuil à ne pas dépasser pour l’exposition du grand public (11). Cela ne veut pas dire que ce seuil est pathogène, mais simplement que le fait de le dépasser pourrait induire des modifications de comportement (temporaire ou non) des cellules pouvant entraîner ou non un effet (positif ou négatif) sur la santé.
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Pour un système de santé plus efficace

Pour un système de santé plus efficace

la qualité des soins dispensés, d’autre part, pour orienter les patients et créer les conditions d’une observation de la perfor- mance en matière de santé publique des diff érentes régions. Développer ainsi l’information est nécessairement coûteux et n’engendre pas d’économies instantanées. Mais c’est un investissement pour améliorer signifi cativement la qualité des soins et l’effi cacité du système. Les patients ont par exemple tout intérêt à éviter des examens redondants, lourds, voire douloureux. La lutte contre les inégalités d’accès aux soins de qualité est aussi en jeu. Tout comme pour le système éducatif, la qualité du service public diff ère d’un établissement à l’autre, et savoir où se faire soigner et où ne pas se faire soigner est une information très précieuse notamment en cas de maladie grave – une information aujourd’hui détenue informellement par une minorité. En d’autres termes, le défaut d’information constitue souvent, bien plus que la barrière fi nancière, un fac-
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Pépite | La protection et la valorisation des données de santé et le service public hospitalier.

Pépite | La protection et la valorisation des données de santé et le service public hospitalier.

En matière de santé, la génération de bases de données gérées par des entités publiques a connu un développement dès 1996, avec la généralisation du PMSI (programme de médicalisation des systèmes d’information) 26 , à travers les ordonnances dites « Juppé » 27 , dans le cadre de la réforme du système de santé. Le PMSI vise à définir l’activité des unités du service public hospitalier pour calculer leurs allocations budgétaires : depuis 2005, le PMSI est utilisé pour la mise en œuvre de la tarification à l'activité (T2A), système de rémunération des hôpitaux basé sur leur activité. Aujourd’hui, et depuis sa création en 2000, l’ATIH (Agence technique de l'information sur l'hospitalisation), établissement public de l’État à caractère administratif, centralise les données du PMSI, données concernant les séjours à l’hôpital. L’agence est ainsi chargée de la collecte, l’hébergement et l’analyse des données des établissements de santé (activité, coûts, organisation et qualité des soins, finances, ressources humaines…), mais aussi de gérer les classifications médico- économiques, les études de coûts, la restitution des informations, et participer à l’élaboration des nomenclatures de santé.
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Réinventons notre système de santé, au-delà de l'individualisme et des corporatismes

Réinventons notre système de santé, au-delà de l'individualisme et des corporatismes

Projet 2012 – Contribution n°29 Réinventons notre système de santé www.tnova.fr - 99/107 transformation, les tenants et aboutissants des systèmes de santé et de protection sociale sont devenus peu familiers pour l’honnête citoyen. Appelé en dernier recours à faire les frais d’une réduction de la couverture maladie ou d’une augmentation des prélèvements, le citoyen n’a d’autre choix que de manifester sa perplexité devant la complexité d’une administration sanitaire dont il doit déléguer la régulation. Or cette complexité, parfois assortie d’une opacité de bon aloi, permet, année après année, de modifier de manière substantielles des aspects essentiels des systèmes de santé et d’assurance maladie, mesures techniques après mesures techniques. Ces transformations sont réalisées sans que les principes et les valeurs du pacte social relatif à la Sécurité sociale aient vraiment été débattus, ni le cas échéant revus. Constamment réaffirmés sous la forme de références aux temps glorieux, ou de réassurances sur l’excellence présumée du système de santé français, ces principes sont peu à peu écornés, au point de laisser émerger de préoccupantes tendances inégalitaires. Le système de santé mérite mieux qu’une gestion opaque s’accommodant d’une dégradation financière, ou pire encore de projets politiques implicites, progressivement mis en œuvre. Il requiert une large ouverture du débat public sur les enjeux, les options, les rapports de force, les scénarios d’évolution possibles. En raison de sa complexité et de ses implications sur la vie de chacun, le champ de la santé nécessite un approfondissement démocratique. Là encore, nous proposons des évolutions significatives plus qu’une révolution. Le champ de la santé a fait l’objet d’importantes transformations, qui ont accru son caractère démocratique depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’en approfondir les exigences en assortissant l’émergence de nouveaux pouvoirs, notamment régionaux, d’indispensables garanties. Quels sont les acquis à partir desquels peut être promu un second souffle de la démocratie sanitaire et en quoi consiste concrètement cet approfondissement ?
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Pour un système de santé plus efficace

Pour un système de santé plus efficace

la qualité des soins dispensés, d’autre part, pour orienter les patients et créer les conditions d’une observation de la perfor- mance en matière de santé publique des diff érentes régions. Développer ainsi l’information est nécessairement coûteux et n’engendre pas d’économies instantanées. Mais c’est un investissement pour améliorer signifi cativement la qualité des soins et l’effi cacité du système. Les patients ont par exemple tout intérêt à éviter des examens redondants, lourds, voire douloureux. La lutte contre les inégalités d’accès aux soins de qualité est aussi en jeu. Tout comme pour le système éducatif, la qualité du service public diff ère d’un établissement à l’autre, et savoir où se faire soigner et où ne pas se faire soigner est une information très précieuse notamment en cas de maladie grave – une information aujourd’hui détenue informellement par une minorité. En d’autres termes, le défaut d’information constitue souvent, bien plus que la barrière fi nancière, un fac-
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Les connaissances des Français en matière de système de santé

Les connaissances des Français en matière de système de santé

Concernant les médicaments génériques, l'action de communication engagée visant à les promouvoir auprès du grand public a porté ses fruit puisque 92% des interviewés sont d'accord avec[r]

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La réforme du système de santé américain

La réforme du système de santé américain

Ainsi il existe une très grande différence dans la gestion des dépenses de santé étant donné que le système américain doit couvrir plus de 300 millions de personnes contre 65 millions pour la France. Les américains salariés bénéficient d‟une sécurité sociale tant que leur employeur la paye, alors qu‟en France la sécurité sociale est directement prélevé sur le salaire. Par ailleurs tout le monde y participe les employeurs comme les salariés. Chez les américains le principe de solidarité n‟existe pas, chaque revenu gagné n‟est pas destiné pour quelqu‟un d‟autre que soi. Un point important et qui déjà oppose ces deux pays c‟est le financement de la santé. Le système américain est principalement financé par des organismes privés à hauteur de 55% alors qu‟à l‟inverse en France c‟est un financement public contribuant à 75% qui est privilégié. Ainsi l‟État s‟implique plus dans la gestion des soins en France. Le gouvernement américain devrait sans doute repenser leur mode de financement pour privilégier les sources publiques et éviter une aggravation des coûts engendrés par les compagnies d‟assurance privés.
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Pépite | Évolution du système de santé français : « la valeur en santé »

Pépite | Évolution du système de santé français : « la valeur en santé »

Les médecins généralistes sont pour la plupart salariés, ils disposent d’une variable à la capitation. Ils travaillent généralement en centre de santé et les hôpitaux sont pour la plus grande majorité de statut public. Dans les années 1990, la Suède a dû faire face à de fortes contraintes économiques et à une insatisfaction grandissante liée à l’attente trop importante pour accéder à un spécialiste. C’est pourquoi le système s’est légèrement libéralisé en privatisant certains établissements de santé, en faisant évoluer les relations avec offreurs de soins et permettre plus de liberté au patient dans son choix d’établissement. Pour autant, l’établissement privé ne représente que 17% des dépenses ce qui est relativement faible (L'Assurance Maladie, 2016).
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Le financement de la haute technologie dans le système de santé : le cas de la pharmacogénomique

Le financement de la haute technologie dans le système de santé : le cas de la pharmacogénomique

Ainsi, la pharmacogénomique devra répondre au principe de jus- tice sociale et de justice globale minimale afin de pouvoir être consi- déré comme moralement acceptable pour la société impliquée. Comme les processus actuels de production et de distribution du médicament sont déjà responsables de l’accroissement des inégalités en matière de santé dans le monde[17], il serait irresponsable de la part d’un gouvernement d’investir dans une technologie dont la principale conséquence serait d’augmenter les injustices sociales au sein de sa population. Il faudra donc s’assurer que la multiplication de médica- ments résultant d’une personnalisation de la médecine – suite à l’in- tégration de la pharmacogénomique dans le processus de développe- ment du médicament – n’entraîne pas une hausse démesurée des coûts pour l’achat de médicaments prescrits. En effet, une augmentation des coûts qui limiterait l’accès d’une partie de la population au trai- tement médical le plus adéquat pour son génotype invalide la justi- fication d’un financement public de l’incorporation de la pharmaco- génomique dans le processus médical régulier. Cette invalidité se situe aux deux niveaux étudiés; en amont lorsqu’il est question du déve- loppement de médicaments inaccessibles pour la majorité augmentant le coût individuel et collectif en santé, mais aussi en aval lorsque la prescription de tels médicaments trop dispendieux pour la masse pro-
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Le patient-expert - Un nouvel acteur clé du système de santé

Le patient-expert - Un nouvel acteur clé du système de santé

Des questions ressurgissent dans les débats sur l’éducation thérapeutique quand ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui proposent la majorité des programmes de l’Université des patients en Catalogne (voir supra) ; quand les industries pharmaceutiques tentent de pénétrer la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires pour fidéliser ces clients aux traitements ; quand cette même industrie pharmaceutique reste la première source de connaissance et de formation des médecins sur les médicaments (Les médicamenteurs, 2009, Public Sénat). Les interrogations sur la suprématie du modèle managérial soulevées par Dominicé et Jacquemet (2009), que ce soit dans le monde de l’éducation que celui de la santé, sont en prise directe avec la figure d’un patient autonome, auteur et acteur de sa trajectoire existentielle, et non pas un consommateur vélléitaire d’un produit de consommation courante. Cette question de la domination et du pouvoir s’inscrit également dans le paradoxe d’un savoir qu’un patient choisirait de construire. De fait, l’expérience de la maladie est non voulue, relève de la souffrance, de la douleur et de la peur, et il est pour le moins paradoxal de revendiquer un accès à l’autonomie et l’ empowerment personnel dans ce cas de figure. Des auteurs
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Démocratie et débat public versus système représentatif et expression populaire

Démocratie et débat public versus système représentatif et expression populaire

Information des citoyens, débat entre citoyens, décision prise par les citoyens, tels sont les trois piliers de la démocratie. Inventée cinq siècles avant J. C., la démocratie s'est achevée sans avoir terminé son évolution mais avec des principes solidement établis. Pour mettre fin à la primauté de l'antique conseil aristocratique, le pouvoir politique avait été entièrement légué au peuple à travers deux institutions majeures : l'Assemblée (  ) et le Conseil (  ). De l'Assemblée, à laquelle chaque citoyen pouvait participer lorsqu'elle se réunissait, dépendaient tous les magistrats, lesquels étaient tirés au sort à l'exception des stratèges. Les stratèges, au nombre de dix, étaient élus, non pas en tant que représentants, ils étaient élus pour leurs compétences militaires. La plupart des charges étaient limitées à une année non renouvelable, à deux ans pour les membres du Conseil. Seuls les stratèges pouvaient être réélus chaque année. Afin que toutes les charges soient ouvertes à l'ensemble des citoyens sans distinction de fortune, un système d'indemnités journalières fut institué. Les réunions de l'Assemblée avaient lieu au début du Vème siècle quarante fois par an, puis moins fréquemment par la suite, et duraient au maximum une journée. Contrairement à l'Assemblée, le Conseil, composé de 500 citoyens tirés au sort, était permanent. Les propositions de lois étaient déposées le plus souvent par le Conseil mais pouvaient l'être par n'importe quel citoyen. "(La boulè) prolongeait l'ecclésia dans l'exercice de la souveraineté populaire, en
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Enquête de satisfaction des utilisateurs de système d'information labellisé en maison de santé pluridisciplinaire et centre de santé

Enquête de satisfaction des utilisateurs de système d'information labellisé en maison de santé pluridisciplinaire et centre de santé

Les professionnels pouvant répondre au questionnaire sont les médecins généralistes (au nombre minimum de 2 par structure) ou médecin d’une autre spécialité, les infirmières ou infirmiers, les Masseurs kinésithérapeutes, les Sages-femmes, les Psychologues, les Orthophonistes, les Podologues, ou autre possibles. L’enquête consiste à demander d’indiquer leur degré d’accord ou de désaccord pour chaque proposition. En France, aucune enquête n'a été menée pour investiguer sur la satisfaction des utilisateurs de logiciels dans les Maisons et Centres de Santé. Le choix peut se révéler difficile et l'investissement financier important. Les résultats de cette enquête permettront d’améliorer les critères de labellisation et le déploiement de ces systèmes d’information au service des professionnels et des patients. Afin d’obtenir des résultats pertinents, nous avons besoin d’un grand nombre de participants. Pour cette raison, nous avons besoin de votre concours pour répondre à ce questionnaire.
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Accessibilité financière et équité du système belge de soins de santé. De l'organisation du système de santé à l'impact d'actions spécifiques: la politique de la Clinique André Renard

Accessibilité financière et équité du système belge de soins de santé. De l'organisation du système de santé à l'impact d'actions spécifiques: la politique de la Clinique André Renard

2. Des lacunes subsistent cependant dans notre système de santé … Malgré notre niveau élevé de couverture sociale, les nombreuses mesures prises en faveur des assurés les plus précarisés et les résultats encourageants des différentes études précitées, certaines catégories d’assurés rencontrent encore des difficultés financières pour accéder aux soins de santé. Ainsi, près de 4 % de la population belge renoncent à des soins médicaux et environ 10 % reportent cette consommation pour raisons financières 7 . Si les motifs financiers expliquent 75 % des difficultés d’accès, soulignons que d’autres causes interviennent comme le manque de temps en raison d’obligations professionnelles ou familiales, la longueur des délais d’attente, la crainte du diagnostic et du traitement, des obstacles culturels aux relations avec les dispensateurs de soins ou encore les difficultés de transport 8 .
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