Stéréotypes de genre

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Les stéréotypes de genre

Les stéréotypes de genre

I) Définition de la problématique et manifestations théoriques dans la classe a) Définition des stéréotypes de genre Pour déterminer la meilleure façon de travailler cette problématique avec les élèves, il m’a semblé nécessaire de me renseigner. En effet, sans en avoir forcément conscience, nous avons tous des stéréotypes de genre en tête et quand bien même nous cherchons à nous en débarrasser, ce n’est pas toujours évident. Ainsi, consulter les différents travaux de professionnels, de personnes ayant longuement travaillé sur ce sujet compliqué, me semblait être une étape fondamentale pour accomplir un travail efficace. Pour commencer, il a fallu définir la notion de stéréotype qui n’est pas forcément évidente. J’ai donc consulté l’article de Nicole Mosconi, professeure spécialiste des sciences de l’éducation qui définit les stéréotypes de genre comme des « croyances caricaturales concernant les groupes féminins et masculins qui contribuent à dévaloriser le groupe féminin et à valoriser le groupe masculin 6 . » Ainsi, ces croyances sont parfois transférées dès le plus jeune âge, ce qui explique pourquoi elles apparaissent comme légitimes et véridiques aux yeux de nombreuses personnes. Cela peut également expliquer pourquoi il est si difficile de s’en débarrasser. S’il est nécessaire de définir la notion de stéréotypes, il l’est tout autant de définir la notion d’égalité comme on l’entend dans cette recherche d’égalité entre les hommes et les femmes. Je me suis cette fois aidée d’un livre qui reprend un colloque sur l’égalité filles et garçons. Dans ce même colloque, on retrouve Nicole Mosconi qui explique que l’égalité est « un concept juridique et politique 7 . » Ainsi, l’égalité regroupe différentes sphères de la société. On a ainsi bien conscience que les femmes et les hommes ne sont pas totalement identiques et il ne s’agit pas là pour les femmes d’être considérées comme étant identiques aux hommes mais plutôt d’être égales à eux dans toutes les sphères de la société ; les femmes désirent ainsi avoir les mêmes droits juridiques, économiques et sociaux que les hommes. On retrouve dans ce colloque l’idée que le féminin et le masculin ne correspondraient pas à une identité mais plutôt à des valeurs et à des normes imposées par la société. Or, ces normes s’appuient nécessairement sur la structure du pouvoir en place, pouvoir à grande dominante masculine. Si on part de cette idée, on peut alors comprendre que ces valeurs et normes concourent à la création d’une division entre les hommes et les femmes au sein des différentes sphères de notre société. On comprendrait
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Les conceptions des enseignants concernant les stéréotypes de genre à l'école maternelle

Les conceptions des enseignants concernant les stéréotypes de genre à l'école maternelle

L'étude des témoignages nous montre que quelques enseignant(e)s ont une réflexion sur leur pratique quant à la diffusion des stéréotypes de genre. Nous constatons que deux d'entre eux sont attentifs aux albums de jeunesse composant la bibliothèque de leur classe : « J'essaye autant que possible dans le choix des albums du coin bibliothèque de sélectionner et d'éliminer les histoires contenant trop de clichés » (questionnaire n°1), « Au niveau des albums, les histoires de princes et princesses sont un exemple fort de la reproduction des stéréotypes, je pense qu'il faut varier les supports et proposer par exemple des albums originaux (avec une princesse qui vient sauver le prince par exemple ! !). » (questionnaire n°3). Cet enseignant explique d'ailleurs qu'il laisse volontairement les stéréotypes se renverser dans sa classe : « lorsque que je vois des garçons jouer à des jeux habituellement "réservés" aux filles ou inversement, je n'interviens surtout pas pour éviter d'empirer la reproduction de ces stéréotypes. ». Une seule enseignante nous fait savoir qu'elle a fait la démarche de porter une réflexion sur le mobilier présent dans sa classe afin que celui-ci évite de faire des différenciations entre les garçons et les filles : « Concernant le mobilier de ma classe, j'ai essayé de remplacer ce qui avait pour moi une connotation sexiste. Par exemple j'ai remplacé le fer et la table à repasser ou le coin bricolage par des jeux de logique et des jeux de société. » (questionnaire n°7). Nous pouvons donc constater que certains enseignant(e)s tentent de limiter l'ancrage des stéréotypes de genre chez leurs élèves, cependant, nous n'avons été informés que de deux types de démarches différentes.
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Déconstruire les stéréotypes de genre à partir d'albums de littérature de jeunesse au CP

Déconstruire les stéréotypes de genre à partir d'albums de littérature de jeunesse au CP

33 civique et d’albums de littérature de jeunesse bousculant les idées reçues, pouvait influencer les élèves positivement sur les stéréotypes de genre. Nous avons mis en place une séquence qui exposait des objectifs en lien avec l'éducation non-sexiste en proposant un travail autour d'activités langagières à partir d'un corpus d'albums contre stéréotypés. Nous avions émis comme première hypothèse que la mise en place d'une telle séquence permettrait de faire évoluer positivement les représentations des élèves quant aux stéréotypes de genre. Un questionnaire d'activités « sexe-typées » avait été donné aux élèves avant la séquence et six semaines après pour comparer les éventuelles évolutions. En ce qui concerne notre deuxième hypothèse, nous pensions que le fait d'étudier des « rôles de sexe » différents dans les albums et de proposer des modèles de filles et de garçons qui s'émancipent des stéréotypes pouvait permettre aux élèves d'élargir leur champs des possibles et leur donner les mêmes chances ultérieurement. Pour ce faire, nous avons établi un inventaire des métiers envisagés par les filles et les garçons avant et après la séquence. La comparaison des résultats aux questionnaires et aux inventaires confirme nos deux hypothèses de départ. En effet, un grand nombre d'activités considérées comme masculines ou féminines avant la séquence sont considérées comme mixtes après la séquence. Malgré le fait d'avoir attendu six semaines après la séquence, avant de donner le questionnaire à remplir aux élèves, un net changement d'opinion a été constaté, allant même jusqu'à l'inversion des jugements de certains. Ainsi, jouer à la poupée ou chasser les dragons deviennent des activités majoritairement mixtes. Les élèves s'identifient aux personnages des albums et s'émancipent réellement des stéréotypes de genre. Par rapport à notre seconde hypothèse, nous constatons qu'après la séquence, les filles élargissent leur champs des possibles en choisissant de vouloir exercer, plus tard, des professions dites « mixtes » ou « masculines » contrairement aux garçons qui se cantonnent à des professions dites « masculines » sans grand changement avant et après la séquence. Nous ne nous attendions pas à des résultats si révélateurs, notamment ceux provenant du questionnaire. Les échanges des élèves au cours des séances se sont également avérés évolutifs. Le fait de « discuter » sur les droits égaux des filles et des garçons a occasionné une prise de recul des élèves très intéressante.
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Les personnages féminins et leur parole dans la construction des stéréotypes de genre en littérature jeunesse

Les personnages féminins et leur parole dans la construction des stéréotypes de genre en littérature jeunesse

18 de socle aux mécanismes sociaux qui transmettent au final des stéréotypes de genre aux enfants. Ainsi Knell et Winer, tous les deux chercheurs à l’Université d’Etat de l’Ohio (Colombus), concluent dans leur article de 1979 que la lecture d’œuvres stéréotypées renforce les comportements stéréotypés chez les enfants sur trois aspects : « la possibilité de carrière future, le choix du jouet et le choix du type d’histoire » 48 . Par la suite, des recherches ont confirmé cette causalité en démontrant que la lecture d’œuvres égalitaires diminue sensiblement les attitudes stéréotypées des enfants. Lisa Barclay de l’Université de Kentucky, par exemple, étudie l’impact chez les enfants de maternelle d’une exposition courte à des œuvres égalitaires présentant des personnages dans des carrières non-genrées. Cette lecture a affecté positivement le champ des possibles des enfants quant à leur carrière future. 49 Une étude similaire a été menée en Allemagne en 2015 par la psychologue Bettina Hannover et a donné le même résultat : utiliser les formes désignant les deux sexes (« Ärzte und Ärztinnen », englobant les deux sexes, au lieu de « Ärzte », masculin générique) favorise la confiance des filles dans leur capacité à exercer ce métier dans le futur. 50
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Stéréotypes : dans quelle mesure la littérature de jeunesse et l’album de jeunesse permettent-ils de réfléchir sur les stéréotypes de genre à l’école en cycle 2 ?

Stéréotypes : dans quelle mesure la littérature de jeunesse et l’album de jeunesse permettent-ils de réfléchir sur les stéréotypes de genre à l’école en cycle 2 ?

CONCLUSION La culture acquise à l’école n’est pas le seul vecteur de perpétuation des stéréotypes de genre et des inégalités qui en découlent. Elles sont aussi le résultat d’une construction sociale entamée avant même la scolarisation, lors d’un processus naturel d’identification à un groupe social, et de reproduction des comportements associés à ce groupe. Mais les histoires racontées, puis l’entrée dans la lecture passant par des images stéréotypées participent grandement au conditionnement de l’enfant qui grandit. Les attentes placées par les enfants eux-mêmes, mais aussi par les adultes dont les enseignants, reposent en partie sur le sexe de l’enfant et si l’on tolère chez un jeune garçon plus d’agitation que venant d’une fille, il s’agit d’un comportement à même de participer à la solidification d’une idée qui voudraient que les hommes, comme dans les contes lus et entendus au cours de l’enfance, seraient voués à être actifs, indépendants, maîtres de leur destin personnel ou professionnel, au contraire des femmes qui elles seraient dans une posture passive, attendant qu’on veuille bien prêter attention à elles pour se voir offrir la possibilité d’une maternité si joliment dépeinte.
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L’influence de la motivation sur les stéréotypes de genre en Éducation Physique et Sportive

L’influence de la motivation sur les stéréotypes de genre en Éducation Physique et Sportive

12 autrement dit qui a des connotations masculines telles que la force, la persévérance. Mais depuis plusieurs années, les femmes prennent place dans le monde sportif. Cependant, plusieurs travaux nous montrent que les activités Physiques Sportives et Artistiques renforcent les stéréotypes sexués : « certaines sont considérées comme plus appropriées aux garçons (rugby), d’autres aux filles (danse), même si certaines sont perçues comme pouvant être pratiquées par les deux sexes (natation) » 9 (Fontayne, Sarrazin, & Famose, 2001, p.3). En effet, certains chiffres vont alors confirmer que certaines activités physiques et sportives sont en majorité pratiquées par les hommes, d’autres activités sportives sont pratiquées par des femmes. Et certaines activités sont pratiquées par les deux sexes. En effet, en 2013, une enquête 10 montre la part des garçons et des filles de moins de 18 ans dans les licenciés sportifs. 96% de licencié de moins de 18 ans en football sont des garçons. Au rugby, on peut voir seulement 3 % de filles qui pratiquent cette activité. Ces sports sont alors orientés plutôt du côté masculin. D’autres se dirigent du côté féminin comme la danse ou la gymnastique. En danse, 93% des licenciés sont des filles. En gymnastique, on peut voir seulement 22% des licenciés qui sont des garçons. En général, les garçons restent plus nombreux à pratiquer du sport. 56 % des garçons pratiquent un sport en club contre 41 % pour les filles. Ces choix de disciplines sportives nous montrent bien qu’il y a une tendance masculine ou féminine dans certains sports. Lors de ce choix, la norme de la société joue fortement un rôle, les parents ont aussi leur responsabilité. « Le sport constitue probablement l’activité de loisir où les stéréotypes de genre sont les plus présents, parce que la référence biologique y est très forte. » 11 (Marie-Cécile Naves & Sylvie Octobre, p.143)
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Les stéréotypes de genre dans l'habillement : le cas des tee-shirts à messages

Les stéréotypes de genre dans l'habillement : le cas des tee-shirts à messages

PSL Research University CNRS, UMR (7088) DRM, 75016 Paris Résumé : Cet article questionne le rôle des stratégies marketing dans la diffusion et le maintien de stéréotypes de genre, au travers de l’offre produit dans l’industrie de la mode. Au travers d’une analyse systématique du corpus de visuels des collections de T-Shirt de cinq enseignes populaires d’habillement, il montre des différences significatives entre les messages des lignes féminines et masculines, tant dans les thématiques que dans les signes et images mobilisées. Si les femmes sont associées à l’amour et à des univers oniriques, les hommes sont invités à l’action, l’aventure, le voyage.
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Influence de la littérature jeunesse dans la transmission des stéréotypes de genre

Influence de la littérature jeunesse dans la transmission des stéréotypes de genre

Malgré les engagements de plusieurs éditeurs jeunesse, il est difficile de lutter contre ces stéréotypes car ils sont non seulement ancrés dans les mœurs mais utilisés également à des fins commerciales. Toutefois, les recherches relatives à la littérature de jeunesse actuelle la présente comme un véritable miroir de la société qui met en lumière les stéréotypes de genre qu’elle véhicule. (Association Etudes Féministes, Genres et Sexualités, 2013). En effet, certains auteurs, illustrateurs et plusieurs maisons d’éditions mettent en scène des personnages sortant des rôles traditionnellement assignés à leur sexe afin, à la fois de combattre cette réalité, mais également de susciter une prise de conscience chez les jeunes lecteurs. Ils cassent ainsi les schémas classiques sans toutefois s’éloigner des représentations de l’enfant en maintenant la présentation de personnages traditionnels ou d’aventure. Par exemple, en mettant en scène une jeune héroïne possédant des qualités habituellement dédiées aux garçons comme le courage, la force ou encore la persévérance. Cela a pour conséquence de créer un retournement des codes car les personnages féminins ne correspondant plus aux normes de socialisation mises en avant dans la littérature jeunesse en général (Massot-Pellet Maud, 2012) ce que l’on retrouve par exemple dans l’album « le meilleur cow-boy de l’ouest », de Fred L. ou encore dans les dessins animés de Brave, Mulan ou Shrek.
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La littérature jeunesse pour lutter contre les stéréotypes de genre

La littérature jeunesse pour lutter contre les stéréotypes de genre

3. Bilan 3.1. Comment évaluer le dispositif ? Je me suis longuement interrogée sur la façon dont je pourrais évaluer l’efficacité du dispositif que j’ai préparé. Il m’a semblé qu’une période de trois semaines de responsabilité en classe, du 5 au 23 mars, était trop courte pour constater les effets du dispositif sur l’évolution des stéréotypés chez mes élèves. De ce fait, j’ai fait le choix d’attendre un peu avant de réaborder ce thème et de proposer une activité à mes élèves pour voir si des stéréotypes de genre étaient toujours aussi présents chez eux. Je n’avais pas la possibilité de revenir en classe lors du temps de responsabilité en classe de mon binôme, du 26 mars au 13 avril, car il n’y avait aucun jour de tuilage prévu à cette période. De ce fait, j’ai décidé d’évaluer ce dispositif au début de la cinquième période, au mois de mai. Pour des contraintes de temps, je ne pourrai pas exploiter les productions d’élèves avant le rendu écrit de ce mémoire. Cependant, il m’a semblé plus judicieux de ne pas évaluer le dispositif immédiatement et de laisser passer une certaine période de temps afin de m’assurer que ce dernier ait – ou non- des effets à long terme. En effet, si j’avais vérifié l’efficacité du dispositif plus tôt je pense que les débats en Education Morale et Civique et les discussions autour des albums de littérature jeunesse que nous avons faits auraient été trop présents dans la mémoire des élèves et auraient biaisé les résultats.
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Le théâtre-forum : un outil pour déconstruire les stéréotypes de genre

Le théâtre-forum : un outil pour déconstruire les stéréotypes de genre

Tous les résultats semblent montrer une véritable évolution dans le rapport des élèves aux stéréotypes de genre, mais une question subsiste toutefois : ces réponses représentent-elles réellement la pensée des élèves ou ont-ils, à l’issue de cette séquence, après avoir longuement entendu parler des stéréotypes et de l’égalité filles- garçons, donné à l’enseignant les réponses qu’il souhaitait entendre ? Les enfants restant habitués à ce qu’on attende d’eux une et une seule bonne réponse, ce questionnaire pourrait-il s’inscrire dans ce processus ? Si, pour certains élèves, il est possible que tel soit le cas, difficile d’imaginer une classe entière agir ainsi. Et si quelques élèves répondent effectivement ce qu’on attend d’eux et non ce qu’ils pensent réellement, le fait de s’autocensurer et de se mettre à soi-même un filtre social sur des questions de discrimination n’est-il pas finalement une avancée, même pour ces quelques potentiels élèves, à une époque où les langues haineuses se délient sur les réseaux sociaux ?
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Perception et degré d'imprégnation des stéréotypes de genre auprès d'élèves de moyenne section

Perception et degré d'imprégnation des stéréotypes de genre auprès d'élèves de moyenne section

INTRODUCTION De siècles en siècles, les rôles de la femme et de l'homme sont marqués par des normes patriarcales et hiérarchiques fortement ancrées dans les mentalités. Il n'est pas rare d'entendre que la femme est tournée vers l'intérieur, qu'elle est la protectrice du foyer tandis que l'homme viril et courageux sort chasser et défendre les siens. De même, Friederich Nietzsche confirme cette pensée collective en affirmant que « L'homme doit être élevé pour la guerre et la femme pour le délassement du guerrier » 1 . Cette question autour des statuts des hommes et des femmes traverse les sociétés. Et pourtant, en France, les femmes dites « sexes faibles » remportent un combat fondamental pour l'évolution de l'égalité des sexes en gagnant le droit de vote en 1944. Quelques années plus tard, l'obligation de mixité scolaire marque à nouveau une grande réussite pour l'égalité des sexes. Toutefois, le combat pour l'égalité homme-femme est mis à mal par l'omniprésence des stéréotypes de genre. Ainsi l'égalité des sexes constitue toujours un sujet d'actualité brûlant soulevant de nombreuses polémiques. La loi du 17 mai 2013 autorisant le mariage pour tous provoque un débat social et médiatique prônant l'égalité des genres. Cette problématique du genre prend de l'ampleur, en 2014 un conflit virulent éclate entre les familles et l'Institution. Certains parents décident de retirer leurs enfants des établissements scolaires pour protester contre le programme « ABCD de l'égalité » défendu par le ministère de l'Éducation nationale. La question du genre à l'école est à nouveau invoquée en 2016 par le pape François I er . Celui-ci insinue que la volonté d'effacer toutes différences tant biologiques que sociales entre les hommes et les femmes, est introduite par les manuels scolaires qui propagent la « colonisation idéologique » de la théorie du genre. Ce sujet de controverse prouve bien que notre société, du fait de sa culture et de son histoire, est encore emplie de préjugés et de stéréotypes de genre tant féminin que masculin. Bien que fortement ciblée, l'Éducation nationale réaffirme la mission fondamentale qu'elle s'est fixée : instaurer une culture de l'égalité et du respect entre les filles et les garçons auprès des élèves. Ce qui nécessite à juste titre de travailler la réception autour des stéréotypes de genre et ce dès l'école maternelle. Cet enseignement doit être conduit avec une objectivité rigoureuse afin d'aider les élèves à mûrir et non d'influencer leur construction identitaire sexuée.
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Comment remettre en question les stéréotypes de genre au sein d’une classe de CM2 ?

Comment remettre en question les stéréotypes de genre au sein d’une classe de CM2 ?

Les élèves auraient alors pu leur poser des questions et entendre vraiment le témoignage de personnes ayant du faire face aux stéréotypes de genre. Les séances quatre et cinq furent surtout des moments de travail en groupe et d’échange. Pour la quatrième séance il y avait un double objectif puisque les travaux réalisés seraient également affichés pour leur propre exposition « Femmes et Hommes d’exception ». En ce qui concerne cette exposition il y a eu une demande particulière des élèves. En effet je leur ai imposé une liste des personnes sur lesquelles ils allaient travailler. Or ils m’ont demandé s’ils ne pouvaient pas trouver eux-mêmes des personnages d’exception, de toutes origines, de toutes cultures. Il est vrai que cela aurait été d’autant plus intéressant car ils auraient pu eux-mêmes, présenter un personnage peut-être inconnu aux autres, mais ayant pour eux réalisé quelque chose d’exceptionnel.
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Apprendre à identifier les stéréotypes de genre pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes

Apprendre à identifier les stéréotypes de genre pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes

Auteur : Margot DEPETRIS Résumé : Ce mémoire a pour domaine d’étude l’Education Morale et Civique et l’enseignement de l’égalité entre femmes et hommes. L’analyse se fera sous un angle sociologique et philosophique. L’objectif de l’étude est de déterminer si la littérature jeunesse comme support au cours d’une discussion à visée philosophique peut permettre de lutter contre les stéréotypes de genre auprès des élèves dans le cadre de l’enseignement de l’égalité entre filles et garçons. Pour cela, sont testées les représentations des élèves sur les pratiques quotidiennes des hommes et des femmes. Un test est effectué en amont et aval d’une séquence dont les objectifs principaux sont la promotion de l’égalité entre hommes et femmes, et de faire en sorte que les élèves soient capables de repérer des éléments sexistes dans un texte narratif. L’analyse de l’évolution des représentations par activités montre que la vision stéréotypée des élèves qui attribue une activité à un genre est en baisse. Cependant, à l’issue de l’étude seulement 9 activités sur 21 ne sont plus reconnues comme stéréotypées. De même pour l’analyse de l’évolution par élève, on observe une évolution positive de la majorité de la classe vers une représentation non genrée des activités. En revanche, les élèves qui ont atteint une réelle représentation non genrée ne représentent que 38% des élèves. Même si l’analyse chiffrée ne se révèle pas totalement concluante, elle est à nuancer face au ressenti qualitatif plutôt optimiste. En conclusion, cette séquence est à coupler avec une seconde sur l’éducation aux médias et le repérage des stéréotypes dans les médias, afin de contrer la surexposition des élèves aux stéréotypes de genre dans leur environnement social.
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Gestes professionnels et pratiques de classe : la place des enseignants dans la perpétuation des stéréotypes de genre

Gestes professionnels et pratiques de classe : la place des enseignants dans la perpétuation des stéréotypes de genre

Enfin, j’ai pu déceler un second phénomène d’ordre qualitatif lors des temps de paroles dévolus à reprendre les élèves sur leur comportement . En effet, lorsque l’enseignant rappelait à l’ordre un petit garçon, ou même un groupe de petit garçon, celui-ci prenait la peine de les appeler par leur prénom, et ainsi de les interpeler dans leur individualité. Or, cela n’a pas toujours été le cas concernant les filles, puisque par trois fois l’enseignant s’est adressé à elles de façon collective en employant le groupe nominal « les filles ». Les trois phénomènes mis en évidence lors de ces observations ont tendance à placer les garçons en position de supériorité par rapport aux filles, d’une part parce que l’enseignant leur accorde plus d’attention, d’autre part car l’attention portée est plus productive avec ces derniers et enfin, car ils sont le plus souvent considérés comme des individus, alors que les filles sont souvent considérées comme un groupe. Enfin, concernant le travail avec la feuille « princesse » et la feuille « chevalier » préde stinées à l’un et l’autre sexe, on peut déceler deux effets contribuant à renforcer les stéréotypes de genre dans les représentations des élèves. Tout d’abord, en utilisant le genre des personnages comme critère de distinction entre les garçons et les filles, ce support peut paraitre en contraction avec le principe de mixité qui veut que
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Stéréotypes de genre et égalité filles-garçons en CM1 : faire évoluer les représentations

Stéréotypes de genre et égalité filles-garçons en CM1 : faire évoluer les représentations

2.2.4 L'évaluation de la séquence : des éléments qualitatifs et quantitatifs 2.2.4.1 Une évolution quantifiable des stéréotypes Afin d'avoir des éléments d'évaluation tangibles, un questionnaire individuel, présenté comme une enquête, a été administré aux élèves en début et en fin de séquence. Il s'agissait de faire une évaluation diagnostique et de prendre leurs représentations initiales (cf. annexes). Ceci devait permettre à la fois d'évaluer l'importance des stéréotypes de genre chez les élèves et, en présentant le même document en fin de séquence, de juger de l'efficacité du dispositif. Afin d'éviter les biais dans les réponses, le thème abordé n'était pas précisé en premier lieu. S'ils devaient indiquer leur sexe, les élèves pouvaient remplir le document anonymement pour une plus grande authenticité. Ce questionnaire présentait des affirmations stéréotypées, rédigées avec différents degrés d'assertivité et permettant de répondre « les filles » « les garçons » « les deux ». La seconde partie a été conçue de façon à être volontairement plus axée sur la perception qu'ont les élèves de l'égalité dans différents espaces sociaux (à l'école, dans la famille, dans la rue, en général). Une section plus personnelle permettait d'en savoir plus sur les ambitions et les goûts des élèves, afin de tenter de discerner des tendances selon le sexe. Les résultats ne peuvent être analysés exhaustivement ici, faute de place : nous nous bornerons à analyser le recto, sans comparer les réponses des élèves filles et garçons 21 . Ils indiquent, en premier lieu,
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Lutter contre les stéréotypes de genre : philosophie et littérature en moyenne section

Lutter contre les stéréotypes de genre : philosophie et littérature en moyenne section

1 1. Introduction La lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes, débutée il y a plusieurs décennies, est encore aujourd’hui au cœur de l’actualité. En effet, les inégalités salariales persistent, tout comme les violences faites aux femmes. De fait, en 2017, le gouvernement a créé un secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. De son côté, l’école, par le biais du ministère de l’Education Nationale, s’est fixée comme mission fondamentale l’égalité des chances entre les filles et les garçons. Pour cela, l’école encourage la mixité et l’égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les préjugés sexistes et les violences. En effet, les stéréotypes de genre apparaissant dès le plus jeune âge, l’école doit leur accorder une attention particulière et ce, dès la formation du citoyen au niveau élémentaire. Or, les recherches récentes ont démontré la présence des stéréotypes de genre dans les manuels scolaires, les ouvrages de littérature jeunesse ou encore dans les pratiques enseignantes. En tant que citoyenne et professeure des écoles stagiaire en maternelle, il est de mon devoir d’inscrire mon action, ma pratique dans le cadre de la lutte contre les stéréotypes de genre. Cela est confirmé par le référentiel des compétences communes à tous les professeurs paru en 2013 : « Faire partager les valeurs de la République », « Inscrire son action dans le cadre des principes fondamentaux du système éducatif », « Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques ». La rédaction de ce mémoire est l’occasion d’approfondir la lutte contre les stéréotypes de genre en utilisant des outils pédagogiques adaptés à mon niveau de classe. Par conséquent, la question posée est la suivante : comment les ateliers philosophiques, en s’appuyant sur un album jeunesse, peuvent favoriser la lutte contre les stéréotypes de genre en classe de moyenne section ? Dans un premier temps, je préciserai le cadre théorique dans lequel s’insère mon travail. Il s’agit d’effectuer une revue de la littérature scientifique sur les notions suivantes : stéréotype, genre, école, atelier philosophique et littérature jeunesse. Puis, j’expliciterai la méthode utilisée lors de la mise en place de mon dispositif en classe entre le 6 janvier 2020 et le 28 janvier 2020. Le choix des supports et de l’organisation du groupe seront justifiés. Enfin, les données quantitatives et qualitatives recueillies grâce au dispositif seront présentées avant d’être analysées et discutées dans un dernier temps.
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Les animaux humanisés dans la littérature de jeunesse : modèle pour les élèves, vecteurs de stéréotypes de genre ?

Les animaux humanisés dans la littérature de jeunesse : modèle pour les élèves, vecteurs de stéréotypes de genre ?

Les classes « test » comme les classes « témoin » ont été le théâtre de nombreux changements de la part leurs élèves. Les différences sont trop sensibles pour tirer des conclusions sur le travail effectué par les classes « test ». D’après les seuls chiffres des changements/confirmations entre les choix effectués en novembre et avril, rien ne peut venir corroborer le lien entre lecture d’albums non-stéréotypés et réduction des stéréotypes de genre. Les changements remarqués dans les classes « test » comme dans les classes « témoin » ne montrent pas de changements significatifs dans les choix des élèves. Effectivement, peu d’élèves sont passés d’un choix stéréotypés masculins à un choix stéréotypés féminins et vice-versa. Par exemple, si l’on se réfère aux résultats globaux qui illustrent une forte concentration du choix des filles vers le « cheval » ou le « chat » et une forte mobilisation du choix des garçons vers le « serpent » ou « requin », ce dernier ne recueillant aucun suffrage chez les filles, on se rend compte
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Comment étudier l'influence des stéréotypes de genre et de race sur la perception de la parole ?

Comment étudier l'influence des stéréotypes de genre et de race sur la perception de la parole ?

L’étude menée par Rubin (1992) constitue un autre exemple de l’influence des stéréotypes raciaux sur la perception. Dans cette étude, elle a fait écouter à deux groupes d’étudiants et étudiantes les mêmes enregistrements de la parole d’une locutrice originaire de l’Ohio, ayant l’anglais comme langue première. Ces enregistrements ont été présentés comme des extraits de cours donnés par une enseignante. Pendant l’écoute, une photo d’une femme « asiatique » a été montrée à un groupe et une photo d’une femme « caucasienne » à l’autre. Des questionnaires et tests de compréhension sous forme de texte à trous ont permis à Rubin de remarquer que lorsque l’enregistrement était présenté comme produit par une enseignante « asiatique », les étudiants percevaient un fort accent étranger et éprouvaient des difficultés à comprendre ce qui était dit. En nous inspirant de ces différentes études réalisées aux États-Unis, nous avons souhaité tester expérimentalement s’il était possible d’attester cette même influence des stéréotypes de genre et de race en France.
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Effet des stéréotypes de genre sur les résultats scolaires d'élèves de cycle 3

Effet des stéréotypes de genre sur les résultats scolaires d'élèves de cycle 3

Plus récemment, I. Plante et al. (2010) ont mené un travail de recensement de toutes les études ayant apporté des données quant aux effets des stéréotypes de genre en mathématiques et en langues sur la réussite et l’orientation des élèves. Elles ont ainsi pu mettre en évidence que, en fonction du paradigme utilisé, les résultats n’étaient pas les mêmes. Les recherches ayant utilisé des paradigmes directs, tels que des questionnaires, ont démontré que, non seulement les élèves adhéraient explicitement moins qu’auparavant aux stéréotypes favorisant les garçons dans le domaine des mathématiques, mais aussi qu’ils étaient d’avis que les mathématiques convenaient mieux aux filles qu’aux garçons. Ces résultats diffèrent cependant avec ceux obtenus suite à l’utilisation de paradigmes indirects – l’utilisation de ce type de paradigme ayant pour but de pallier les biais de désirabilité sociale. En effet, les chercheurs ayant utilisé ce type de méthode ont démontré que certains élèves adhéraient toujours à la croyance d’une suprématie masculine dans le domaine des mathématiques. Pour ce qui est des croyances ayant trait au domaine des langues, les auteures concluent que ce domaine est davantage perçu comme féminin que masculin.
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Stéréotypes de genre chez les élèves de petite section et comportements de l'enseignant

Stéréotypes de genre chez les élèves de petite section et comportements de l'enseignant

Cependant, l'étude sur les cours de récréation menée par Karine Isabelle contraste les propos de Nicole Mosconi sur le fait que l'école tend à reproduire les rapports inégaux entre les sexes. Ce contre-exemple permet de nuancer l'influence de l'école sur les comportements des élèves. En effet, alors que Nicole Mosconi explique que l'espace des cours de récréation sont dominés par les garçons en primaire et que les filles restent statiques sur le pourtour, Karine Isabelle constate que cela n'est pas aussi tranché et que la domination de l'espace par un ou l'autre sexe varie. Cette occupation de l'espace dépend des écoles, des élèves. Ainsi, une fille peut aussi bien confirmer les stéréotypes de genre en ayant une activité calme et à espace restreint (à la bibliothèque), comme une autre peut se déplacer uniquement au centre de la cour, et alors prendre un « rôle » en contradiction avec celui qui est habituellement attribué à sa catégorie sexuée. De même, la chercheuse montre que 20% des garçons ne rentrent pas dans les stéréotypes de genre selon lesquels le sexe masculin dominerait l'espace central de la cour. En définitive, il semble que les déplacements des élèves ne soient pas toujours en accord avec les généralités. Les études de l'influence de l'école sur les comportements stéréotypés doivent donc être contrastées. Les protocoles d'expérimentation doivent également précisés afin de connaître toutes les modalités nécessaires pour une juste interprétation des résultats.
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