sociologie de l'État

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Questions complémentaires de sociologie

Questions complémentaires de sociologie

103 équipes de football du pays), la journaliste souligne que la société américaine semble totalement « mammoschizophrène ». L’une des interlocutrices, l’écrivaine Elisabeth Dale, souligne l’indignation publique qui a suivi, parce que ce programme est suivi par de très nombreux enfants. « On ne peut pas voir de téton dans notre société, c’est vraiment trop effrayant, ça risquerait de vous crever un œil », commente Elisabeth Dale. « Aux Etats-Unis, les femmes portent comme soutiens-gorges ce qu’on appelle des contours-bras qui couvrent les tétons. Le fait est que les américaines possèdent une très forte conscience personnelle qui leur interdit de montrer leurs tétons. Donc elles portent des soutiens-gorges durs qui leur donnent une forme lisse. On dirait vraiment que les seins sont déjà dedans, vous ne trouvez pas ? (Elle montre un modèle à la journaliste) Je pense que les américains sexualisent les seins au point de croire qu’ils sont tout le temps en érection. Ce qui signifie que la femme serait dans un état de désir sexuel permanent. On provoque ainsi un sentiment de gêne des femmes vis-à-vis de leur corps. Or le téton en érection n’a souvent rien à voir avec un quelconque désir sexuel. Cela peut arriver par exemple à une femme qui se trouve dans une pièce où il fait froid ou alors au rayon réfrigéré d’une épicerie. C’est quelque chose qui arrive tout à fait naturellement. Mais peut-être que cette idée reçue est un moyen pour les hommes de s’auto-persuader qu’ils sont les seuls à pouvoir jouir du téton. Ce qui est faux ». Et l’écrivaine conclut : « Nous devons nous réapproprier nos tétons ».
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Une sociologie politique pour les alternances au pouvoir

Une sociologie politique pour les alternances au pouvoir

la sous-représentation des petits partis et l’affadissement des oppositions idéologiques par un mécanisme de prime aux « orientations molles1 ». Dans cette définition fonctionnaliste, l’alternance est un événement politique considéré tout à la fois comme normal et souhaitable. C’est d’ailleurs là une composante majeure de la sémantique commune du terme. En matière de dévolution du pouvoir, comme dans les nombreux autres domaines où il fut d’abord en usage, le terme alternance charrie toujours, intrinsèquement, l’idée d’une succession régulière entre deux états (parfois plus) d’un même phéno- mène2. Étymologiquement, le terme ne désigne d’ailleurs pas seulement le passage d’un état à un autre au sein d’un même système (organisme ou organisation), mais aussi le processus par lequel s’opère le passage prévisible et non pathologique entre deux situations alternatives dudit système. Il s’agit par conséquent d’un changement d’état inscrit dans l’espace des possibles et la rythmicité naturelle d’un ensemble organisé. Présentée comme une éventualité qui appartient à l’ordre des choses démocratique, natura- lisée, l’alternance au pouvoir se voit prêter des propriétés positives, voire bienfaisantes par la théorie politique. Dans l’ouvrage de synthèse qu’il lui a consacré, Jean-Louis Quer- monne explique que, lorsque ce « substitut non violent à la révolution » s’institutionnalise, devient régulier et régulé, il constitue le gage de la meilleure performance de la démo- cratie pluraliste parce qu’il congédie la confusion du mul- tipartisme et son mal le plus mortifère : la conjonction des centres, c’est-à-dire un régime où il n’y a ni majorité ni alter- nance3. Cette approche voit dans l’alternance un opérateur de distinction entre les deux camps pouvant prétendre à la majorité électorale et, donc, un vecteur de clarté quant au
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Pour une sociologie de l'alcoolisme et des alcooliques

Pour une sociologie de l'alcoolisme et des alcooliques

exclusivement un "terrain" strictement "organique" sur lequel vont influer d'autres causes, qui seront sociales. "Ce ne sont donc pas des êtres essentiellement insociaux qui s'éliminent d'eux-mêmes parce qu'ils ne sont pas nés pour vivre dans le milieu où ils sont placés. Mais il faut que d'autres causes viennent se surajouter à l'état organique qui leur est propre pour lui imprimer cette tournure et le développer dans ce sens" (p.45). On comprend mieux le terme de "dégénéré" chez Durkheim lorsqu'on sait à quel point il doit établir l'hypothèse d'une faiblesse organique originelle pour distinguer à tout prix ce qui serait proprement social, et seule cause véritable : "Ce n'est pas parce qu'une société contient plus ou moins de névropathes ou d'alcooliques qu'elle a plus ou moins de suicidés. Quoique la dégénérescence, sous ses différentes formes, constitue un terrain psychologique (38) éminemment propre à l'action des causes qui peuvent déterminer l'homme à se tuer, elle n'est pas elle-même une de ces causes. On peut admettre que, dans des circonstances identiques, le dégénéré se tue plus facilement que le sujet sain; mais il ne se tue pas nécessairement en vertu de son état." (p.53)
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BREVETS ET SOCIOLOGIE DU DROIT

BREVETS ET SOCIOLOGIE DU DROIT

BREVETS ET SOCIOLOGIE DU DROIT 77 nationale. Simultanément, et l’article précité le souligne fort justement, ces droits de brevets plus forts sont associés à des revendications d’accès aux traitements dans le contexte de l’épidémie de sida. L’« association » entre génériques et sida est donc singulièrement forte et elle touche aussi Djibouti. Elle a notamment été construite en Afrique du Sud et au Brésil par l’action conjointe des États, des associations de malades et des indus- triels producteurs de génériques. Elle a été produite par la politique de distribution gratuite des médicaments génériques mise en place par l’État brésilien à la fin des années 1990 et par le procès de Prétoria en Afrique du sud en 2001 (Cassier, 2008).
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Une sociologie de la singularité

Une sociologie de la singularité

2. L’obstacle déterministe : la pétition Deux ans plus tard, en 1987, je répondis à un appel d’offres sur « Médias et démocratie », pour tâcher d’y voir clair dans un objet qui m’avait toujours intriguée : la pétition. J’avais remarqué en effet que certaines pétitions, pour valider le point de vue défendu, font état d’un grand nombre de signataires, alors que d’autres passent plutôt par un tout petit nombre de « grands noms », tendant alors vers la « lettre ouverte » signée d’une personnalité de grand renom. D’un côté donc, la validation par le collectif, aussi nombreux que possible ; de l’autre, la validation par
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Marchés et maraîchage : un point de vue de sociologie économique sur la sociologie rurale

Marchés et maraîchage : un point de vue de sociologie économique sur la sociologie rurale

inessentielle à l’alimentation du peuple et ne rentrent pas en jeu dans les grands compromis institutionnels passés entre l’État et la paysannerie. Il n’y a pas dans ce travail de thèse de sociologie rurale à proprement parler (au sens d’une sociologie de la paysannerie ou d’une sociologie de culture du village), mais une sociologie économique et une sociologie du droit au service d’une sociologie politique des rapports entre la France et ses paysans (ou agriculteurs). Cela signifie qu’on peut apporter une pierre à l’histoire de la paysannerie en France par le prisme de l’organisation des marchés, et compléter une approche en termes de sociologie politique stricto
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Les innovations théoriques en sociologie du travail et de l'entreprise. Le cas de la sociologie française

Les innovations théoriques en sociologie du travail et de l'entreprise. Le cas de la sociologie française

Selon Boltanski et Chiapello (Le nouvel esprit du capitalisme, 1999), on serait en train de quitter la cité industrielle où le principe supérieur était l'efficacité, où les personnes occupaient des fonctions stables dans de grandes organisations et où leur évaluation (leur état de grand) était fonction de leur performance. Est en voie d'émergence une nouvelle cité, la cité par projet où le principe supérieur est la capacité d'insertion dans des réseaux, dans un monde connexionniste, où les individus se déplacent selon les liens tissés. L'atout majeur (état de grand) est la flexibilité, donc des qualités relationnelles d'écoute et de communication. Il n'y a pas d'organisation du travail prédéterminé, mais des méthodes de travail inventées en fonction des besoins. D'où l'importance des concepts de confiance, d'adaptation, d'emplqyabilité, de capacité de circuler de réseaux à réseaux. Bref c'est le monde de la flexibilité interne (équipes de travail autonomes, polyvalence des individus, équipes elles-mêmes en réseaux avec d'autres), mais aussi de la flexibilité externe (sous-traitance et réseaux d'entreprises, main-d'œuvre malléable). Et si telle est la société émergente, c'est que le management a pris au sérieux les demandes d'autonomie et de liberté dans le travail, aux dépens évidemment de la sécurité offerte par la cité industrielle. Poussée à son maximum, l'autonomie, c'est la gestion de sa propre personne, c'est la liberté de se mouvoir d'un projet à l'autre. Celui qui sait tisser des liens et établir des passerelles acquiert l'état de grand, l'immobile, le stable représente l'état de petit.
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La sociologie au risque de l'environnement

La sociologie au risque de l'environnement

(voir l’exergue). Et c’est ce milieu qu’il faut interroger comme confrontation et/ou harmonisation des termes. Ce à quoi devrait alors s’adresser une sociologie de l’environnement (ou plutôt la sociologie tout court) ce sont les dynamiques interactives entre sociétés et environnements puisque ce point de vue implique une codétermination par les pratiques. Ceci est assez largement validé dans le domaine de la « nature » quand on analyse des pratiques de pêche, de chasse, d’élevage, des pratiques même de connaissance naturaliste… mais nous manquons de recherches sur des processus plus vastes en termes spatio-temporels. Y-a-t-il par exemple un bilan – qui fasse état de ces processus – de l’agriculture moderne, je veux dire pas seulement de ses effets néfastes (ou de ses victoires), mais bien des processus qui ont simultanément redéfini nature et société ?
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La sociologie et l'actualité médiatique

La sociologie et l'actualité médiatique

instruisent. Ils contribuent ainsi à imposer une forme de justice populaire au nom de l’« opinion publique ». Les prolongements : la médiatisation des risques de santé publique Ce travail présente un certain nombre des limites qui tiennent par exemple au fait que le principal cas analysé, c'est-à-dire le « scandale du sang contaminé », ne permet pas de voir certaines évolutions importantes en cours dans les grands médias nationaux, comme par exemple la montée de la précarité économique et ses effets. Une comparaison internationale aurait probablement permis de cerner davantage les spécificités du journalisme français mais elle impliquait une comparaison de système à système qui n’était pas envisageable dans le cadre de ce travail. Celui doit être en effet compris comme un état d’une recherche que nous comptons prolonger dans plusieurs directions. En premier lieu, on souhaiterait, à travers la médiatisation récente de risques de santé publique (l’affaire de l’amiante et de l’hormone de croissance contaminé), prolonger l’analyse des rapports qu’entretient le champ journalistique avec les champs scientifique, politique et judiciaire. Ce travail se propose notamment de traiter la contribution spécifique que le champ journalistique apporte à la production de la doxa (ici en matière responsabilité dans le domaine de la santé publique). En second lieu, on voudrait poursuivre l’étude sur les transformations du fonctionnement du champ journalistique en insistant, d’une part sur le poids grandissant des diplômés des écoles de journalisme dans les rédactions des grands médias nationaux et ses effets sur la production de l’information. D’autre part, on se propose de travailler sur les effets des transformations technnologiques sur la production de l’information. Pour ne prendre que quelques exemples, on pourrait analyser les effets de l’informatisation des dépêches d’agence (le basis), de la mise en page assistée par ordinateur, bref de la technicisation de plus en plus grande du métier, notamment dans les médias audiovisuels.
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L'enquête wébérienne en sociologie

L'enquête wébérienne en sociologie

Ainsi, la Chine, qui est un cas particulier, puisqu’elle est à la fois un Etat (l’Empire chinois) et une aire culturelle (à laquelle il faut alors ajouter les pays sinisés alentours : la Corée, la Mongolie, le Tibet, l’Annam, Taïwan et le Japon, qui ont pour la plupart été incorporés à l’empire et, pour certains, se sont définitivement agrégé à lui). La comparaison avec l’aire de civilisation chinoise est particulièrement précieuse pour Weber, puisqu’elle permet de mettre en évidence qu’une mentalité religieuse dévalorisant le monde et laissant une part importante à la magie divinatoire n’est pas propice à l’apparition du capitalisme (à l’inverse de l’ascétique intramondaine protestante). Elle lui permet en outre de rejeter l’apport subit de monnaies précieuses d’Amérique comme cause de l’essor du capitalisme en Europe, puisque ce facteur est lui aussi intervenu en Chine à certaines époques sans pour autant provoquer cette conséquence. Mais en tout état de cause, c’est avant tout à l’Europe que Weber compare la Chine, et non à d’autres Etats souverains, comme la France ou la Prusse, comme le montre ce passage de Confucianisme et Taoïsme :
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Les sports de nature vus par la sociologie : état des lieux des recherches et perspectives.

Les sports de nature vus par la sociologie : état des lieux des recherches et perspectives.

Des recherches actuelles portent sur la gestion des sports de nature et du tourisme sportif à partir de concepts théoriques issus de la sociologie des organisations. Ainsi, Paget et Mounet (2004) se penchent sur la gestion de l’activité raquette à neige dans le Réserve naturelle de la Haute-chaîne du Jura en utilisant le cadre théorique de Friedberg (1993). A partir de l’analyse d’entretiens semi-directifs réalisés avec les acteurs concernés et l’étude d’une dizaine de documents, ils montrent que l’organisation de la pratique de la raquette à neige est le fruit du jeu des acteurs institutionnels de la Réserve qui veulent réguler des flux en augmentation. De ce fait, se trouvent écartés les acteurs traditionnels de la gestion du sport, ceux ayant des intérêts économiques relevant du tourisme, et également un certain nombre d’acteurs locaux. Il est donc possible de constater que la pratique de cette activité ne relève ni d’une gestion sportive, ni d’une gestion touristique, ni surtout d’une gestion concertée. C’est une gestion purement institutionnelle.
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Une sociologie des attachements. D'une sociologie de la culture à une pragmatique de l'amateur

Une sociologie des attachements. D'une sociologie de la culture à une pragmatique de l'amateur

Par chance, comme c’est un ami d’amis communs, j’ai eu l’occasion non pas de refaire l’entretien, mais d’installer un autre type d’entretien avec lui, deux ans plus tard, après un repas pris avec des amis chez lui. Il m’a emmené, à la suite de nos conversations à table, dans le salon de musique qu’il s’est aménagé, interdit à l’épouse, aux enfants et au chien. Là, en situation, devant les objets et dans les lieux de sa passion, un autre homme s’est livré, à un autre amateur. Non plus pour prouver à un sociologue qu’un interviewé n’est pas plus bête que lui et qu’il peut décliner complaisamment la série des déterminismes de son propre goût. Ni pour commencer à réciter la liste plate de ses classiques favoris, tout en guettant mes réponses, selon le rituel des amateurs prenant contact entre eux. Mais pour montrer ce qu’il faisait, ses gestes, ses manies, ses « trucs », son installation. Et la gestion de ses moments de plaisir, le choix de ses disques, innombrables, les façons dont il s’approvisionnait, jusqu’à ses petites listes de critiques cochées (mais jamais suivies dans le magasin), ou sa façon de caractériser ses humeurs et de traduire son état de fatigue en termes de répertoire possible.
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De la sociologie des techniques à une sociologie des usages.

De la sociologie des techniques à une sociologie des usages.

voir adjoindre un bloc de programmation, mais cela coûte cher et de plus, demande soit que l'usager effectue une double programmation, du CA et du magnétoscope, soit que le CA soit capable de piloter le magnétoscope, ce qui, étant donné la diversité des modèles existants, paraît difficile à réaliser. Une deuxième solution consiste à implanter dans le magnétoscope lui-même des dispositifs lui permettant de se substituer complètement à l'usager des réseaux, mais il faudrait alors que les concepteurs des réseaux aient une quelconque influence sur les industriels du secteur, ce qui en l'état du rapport de forces, paraît irréaliste. Enfin, le système d'exploitation du réseau, c'est-à-dire l'informatique qui se trouve en amont du CA, pourrait gérer ce problème: dans cette configuration, l'usager programmerait - par l'intermédiaire soit du CA, soit d'un opérateur du réseau contacté par téléphone - l'allumage du CA, laissé en état de veille, la sélection du canal désiré et l'envoi de la clé d'accès. Il devrait en outre programmer son magnétoscope. Cette solution techniquement faisable n'a pas été retenue: en dehors de son coût - elle oblige à implanter une veille sur le CA et des programmes complémentaires dans le système d'exploitation -, les concepteurs ont craint l'ampleur du contentieux qu'elle risquait d'entraîner.
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Sociologie des cellules épithéliales

Sociologie des cellules épithéliales

En effet, en plus d’offrir de la surface libre aux cellules restantes (ce processus étant le plus souvent invoqué comme à l’origine de cette migration), la blessure abime les cellul[r]

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Sociologie des syndicats français

Sociologie des syndicats français

En France, au cours des vingt dernières années, les syndicats ont perdu la majorité de leurs adhérents. Le taux de syndicalisation est aujourd’hui inférieur à 10%, soit le plus faible niveau de tous les pays développés. Naturellement, avec si peu de membres, il est peu probable que la composition des syndicats coïncide avec celle du salariat. Un certain nombre d'enquêtes internes et de sondages, permettent de répondre à cette question en décrivant, de façon assez détaillée, la sociologie du syndicalisme français (Sur la CGT : Andolfatto 1999, Andolfatto-Labbé, 1997 et Labbé, 1999 ; sur la CFDT : Basson-Labbé, 1993 ; Sabot-Labbé, 1994, Labbé, 1996).
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Pour une sociologie critique de la gestion

Pour une sociologie critique de la gestion

B. Renouer avec l'ambition de la sociologie du travail La sociologie de la gestion s'inscrit légitimement au sein de la sociologie du travail et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'ouvrage fondateur de cette discipline (Friedmann/Naville, 1964) consacre sa quatrième partie à l'entreprise ; plusieurs sections abordent des questions de décision et de gestion (Touraine, 1964), ou des problèmes d'organisation et d'autorité (Reynaud, 1964). D'autre part, dès l'introduction, G. Friedmann s'interroge sur la légitimité de la sociologie du travail à analyser les tâches d'administration, d'organisation (Friedmann/Naville, 1964 :26-27). Surtout, P. Naville et P. Rolle analysent comment «les techniques nouvelles de production étendent directement leurs effets dans tous les autres domaines de la vie économique : transports et communications, en particulier. […] Le champ de la consommation s’en trouve lui aussi affecté». Pour les auteurs, «ce ne sont pas seulement les techniques, désormais, qui prennent ce tour de plus en plus expérimental, c’est la société tout entière, à l’échelle de la planète, tout d’abord, et déjà à l’échelle plus grandiose du système solaire» (Naville/Rolle, 1964 :370).
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Sociologie des sociétés fermées

Sociologie des sociétés fermées

 Sociologie des sociétés fermées lui apparût comme la survivance archaïque d’un stade de développement culturel moins avancé et fut alors dénigré par lui, ce qui entraîna ce fameux « désenchantement du monde » évoqué par Max Weber. Pourtant là encore, même dans des cas aussi extrêmes, où l’entreprise de démythi- fication semble évidente, il se pourrait bien que l’homme ait poursuivi, de manière inconsciente, son lent travail de symbolisation et de ritualisation. Georges Balandier () a ainsi prêté à la science — censée détacher l’homme de toute superstition en l’inscrivant dans une démarche concep- tuelle et objectivante —, des intentions identiques à celles que véhiculent les croyances religieuses, mues par un désir d’ordonnancement du monde. Derrière des moyens différents, voire divergents, se dissimulerait donc une finalité similaire : organiser, réguler, contrôler, rassembler, rassurer... Paul Feyerabend lui-même n’affirme-t-il pas, dans son Contre la méthode, que « la science est la plus récente, la plus agressive et la plus dogma- tique des institutions religieuses » ? Cette proximité tendancielle est d’au- tant plus manifeste aujourd’hui que l’hétérogénéité de nature que l’on estimait jadis acquise comme un fait établi entre les deux domaines s’estompe progressivement, elle aussi, avec les travaux d’un Karl Pop- per et d’un Thomas Samuel Kuhn, notamment. Les notions de falsifia- bilité et d’évolution paradigmatique attachées à leurs théories mettent un terme à la conception idéalisée d’une science capable d’appréhender une vérité absolue et immuable, abstraction faite de l’interaction entre le sujet observant et l’objet observé, de la nature des expérimentations et des instruments de mesure utilisés, des constructions idéologiques sous-jacentes à toute théorie scientifique (Callon, Lascoumes et Barthe,  ; Latour et Woolgar, ), etc. Les conclusions auxquelles invite la physique quantique  , en outre, corroborent l’idée que les représenta-
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Sociologie de l'expérience lycéenne

Sociologie de l'expérience lycéenne

Citer ce document / Cite this document : Dubet François, Cousin Olivier, Guillemet Jean-Philippe. Sociologie de l'expérience lycéenne. In: Revue française de pédagogie, volume 94, 1991. pp. 5-12 ; doi : 10.3406/rfp.1991.1361

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La sociologie au risque de la ville

La sociologie au risque de la ville

rectement, dans la perspective d'une histoire sociale de la sociologie urbaine à partir de son expérience française. On tentera en effet de montrer comment cette disci- pline scientifiqu[r]

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Posture critique et sociologie de la traduction

Posture critique et sociologie de la traduction

qualifier d’« associationniste », qui caractérise le mieux la radicalité de la posture critique du modèle de la traduction. Ce postulat a des conséquences théoriques très fortes, car il conduit à revisiter la plupart de nos découpages habituels. Ainsi, dans le seul domaine de la sociologie des innovations, il oblige à tenir ensemble, à égalité, tous les composants du processus d’innovation : acteurs humains, non-humains, textes, discours, instruments, valeurs, etc. Non seulement tous ces ingrédients sont inséparables, mais il n’y a plus de prééminence de l’un ou l’autre : l’innovation ne s’explique pas plus par la seule logique technique que par l’imaginaire technique, ou par le jeu social des acteurs, des groupes sociaux et de leurs intérêts. Le principe de symétrie généralisée oblige à essayer de tenir toutes les pièces du puzzle à la fois, en ne considérant que les processus, les associations, les controverses et les réseaux constitués.
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