Services d’aide à domicile

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La qualité des services d’aide à domicile dispensés aux personnes âgées dépendantes : les perspectives des différents acteurs

La qualité des services d’aide à domicile dispensés aux personnes âgées dépendantes : les perspectives des différents acteurs

La forme de cette collectivisation de responsabilités familiales (Dumalin & Rahou, 2008), considérée parfois comme la « défamiliarisation de l’aide » dépend du type de régime d’État-providence qu’a connu chaque pays (Da Roit & Le Bihan, 2009). Cela a déterminé des modalités d’encadrement par l’État de résolution des problèmes sociaux. Pour la France, certains services de l’État comme le Centre communal d’action sociale (CCAS) ont été impliqués dans la gestion des services d’aide à domicile. Cependant, la dispensation et l’organisation de la majorité des services sont restées aux mains des associations. Malgré ce monopole du monde associatif pour ce qui concerne les services d’aide, ceux-ci étaient encadrés et « solvabilisés » par l’État ou d’autres formes d’action collective comme les caisses de retraite. Cette volonté politique d’aider la population vulnérable, en particulier les personnes âgées, a été soutenue par la publication du décret de 1953 réformant la loi de 1905. Par ce décret l’assistance est devenue l’aide sociale. Depuis, les personnes âgées et les personnes handicapées ayant des ressources insuffisantes ont bénéficié de l’aide à domicile (Aldeghi & Loones, 2010). En 1962, le rapport de la commission d'études sur la vieillesse dite « commission Laroque » a également préconisé « l’intégration des personnes âgées à la société, grâce à un soutien à domicile adapté » et « la mise à disposition des personnes âgées d’un ensemble de moyens et de services adaptés à leurs besoins ». Grâce aux recommandations de ce rapport, les personnes âgées ont commencé à bénéficier des services d’aide-ménagère en 1965. Ce rapport est considéré, jusqu’à ce jour, comme le texte fondateur des politiques publiques de la vieillesse et de l’action sociale en faveur des personnes âgées en France définies par les lois, les plans et les rapports publiés successivement depuis 1962 (voir annexe 4).
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La tarification des services d'aide à domicile : un outil au service des politiques départementales ?

La tarification des services d'aide à domicile : un outil au service des politiques départementales ?

La tarification des services d’aide à domicile : un outil au service des politiques départementales ? Les situations locales en matière de prise en charge de la dépendance diffèrent d’un territoire à l’autre, en termes d’organisation de l’offre ou de niveau de dépenses publiques par exemple. Cette variété peut refléter aussi bien la diversité des caractéristiques du territoire que celle des politiques départementales. En effet, l’action sociale en direction des personnes âgées est en grande partie décentralisée aux conseils généraux. Le Code de l’action sociale et des familles (CASF) leur confie notamment la régulation des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) : c’est le conseil général qui délivre l’autorisation administrative d’exercice et qui fixe les tarifs que facturent les SAAD « autorisés » (qui se distinguent des services « agréés »). Comment les conseils généraux exercent-ils ce rôle de régulateur du secteur de l’aide à domicile ? Les pratiques d’autorisation et de tarification sont-elles l’occasion de définir des politiques départementales spécifiques en matière de prise en charge de la dépendance à domicile ?
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Résumé. Services de soins à domicile en Belgique: inventaire des activités de soin, d'aide et d'éducation chez les infirmières et les aides-soignantes

Résumé. Services de soins à domicile en Belgique: inventaire des activités de soin, d'aide et d'éducation chez les infirmières et les aides-soignantes

discussion – conclusion : La première phase a permis d’identifier les activités, à la fois de soin et d’aide, qui occupent ces deux types de prestataires à domicile. La phase qualitative tentera de cerner les différents types de services à domicile et d’identifier les éléments organi- sationnels qui peuvent influencer l’activité des soignants. Une attention particulière sera aussi portée à la définition et l’organisation de l’éducation thérapeutique du patient à domicile.

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Les effets de la reconfiguration du système de santé et de services sociaux sur les pratiques partenariales entre les centres de santé et de services sociaux et les entreprises d’économie sociale en aide domestique. Étude de cas à Saguenay : La coop

Les effets de la reconfiguration du système de santé et de services sociaux sur les pratiques partenariales entre les centres de santé et de services sociaux et les entreprises d’économie sociale en aide domestique. Étude de cas à Saguenay : La coopérative de solidarité de services du royaume et le centre de santé et de services sociaux de jonquière

RÉSUMÉ Dans la majorité des pays occidentaux, la crise de l’État-providence, jumelée au vieillissement de la population, pose la nécessité de se questionner sur la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie. Au Québec, dans le contexte de la reconfiguration du système de santé et de services sociaux, la place qu’occupent les organismes communautaires et les entreprises d’économie sociale dans le soutien des populations est de plus en plus grande. Le partenariat entre l’État et le tiers secteur s’est accentué au cours des dernières années, entre autres dans le secteur du soutien à domicile, qui nous intéresse plus particulièrement. En effet, les projets de lois 25 et 83 (2003 et 2005) ont apporté des changements dans la configuration du système de santé et de services sociaux québécois. Concrètement, ces projets de loi ont permis la création des centres de santé et de services sociaux (CSSS) tout en leur offrant la possibilité de sous- traiter les services d’aide à domicile avec des organismes du tiers secteur présents sur leur territoire. Dans la majorité des cas, les entreprises d’économie sociale en aide domestique (EESAD) se chargent de fournir ces services. Cette nouvelle reconfiguration partenariale soulève beaucoup de questionnements liés à l’autonomie des EESAD, à la substitution d’emplois des CSSS par des préposés et préposées des EESAD, mais surtout au type de partenariat que ces nouveaux rapports pourront générer.
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Stratégies d'admission en services de soins infirmiers à domicile

Stratégies d'admission en services de soins infirmiers à domicile

1 Revue de la littérature La majeure partie des articles publiés en génie industriel ou aide à la décision pour les SIAD sont liés à la planification des soins pour un flux d’usagers. Les décisions sont le découpage en secteurs pour les infirmiers, l’affectation des usagers aux personnels dans le cadre de continuité des soins (un intervenant par usager) et la planification des tournées de visites chez les usagers. Notons que la définition de soins à domicile est généralement plus élargie à l’étranger et comprend également les services d’aide à domicile (courses, ménage, …). Deux états de l’art récents regroupent les contributions majeures sur ces sujets [ Fikar, C. et Hirsch, P., 2017 ] et [Cissé et al., 2017].
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Quel parcours pour devenir "aide à domicile" ?

Quel parcours pour devenir "aide à domicile" ?

Bien que les conditions d’entrée dans le métier d’aide à domicile ne se soient pas améliorées, voire même qu’elles se soient dégradées, la place de cette activité et le revenu qu’elle entraîne semblent avoir pris de l’importance pour ces nouveaux salariés. À la vue de cette situation, nous nous sommes interrogés sur ces nouveaux salariés : pourquoi s’orientent-ils vers ce secteur ? La formation du DEAVS est-elle une opportunité de formation ou un moyen d’accès à l’emploi ? En observant la situation de ces salariés et leurs carrières professionnelles, nous pouvons confirmer que les DEAVS sont les formations du secteur médico-social qui correspondent à un second choix, une réorientation en cours de carrière. La moitié des salariés ayant validé le DEAVS au sein de la structure était déjà en possession d’un diplôme de niveau équivalent ou supérieur dans un autre domaine. De plus, on observe pour un nombre important d’entre eux un phénomène de déclassement social (Forgeot et Gautié, 1997 ; Fondeur, 1999 ; Giret, Nauze-Fichet et Tomasini, 2006) en raison des barrières à l’emploi de certaines professions ou aux difficultés de retour à l’emploi après un congé. Ces mécanismes transfèrent la main-d’œuvre dans le secteur de l’aide à domicile qui évacue à son tour les anciens profils pour lesquels les conditions d’emploi étaient pourtant soutenables. Toutefois, le développement des services d’aide à domicile montre une forme d’intensification de la demande de disponibilité des salariés et la difficulté à conserver son emploi.
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Les impacts de l'élargissement du panier de services des entreprises d'économie sociale en aide domestique sur les conditions de travail des préposées : étude de cas à Saguenay : la Coopérative de solidarité de services à domicile du Royaume

Les impacts de l'élargissement du panier de services des entreprises d'économie sociale en aide domestique sur les conditions de travail des préposées : étude de cas à Saguenay : la Coopérative de solidarité de services à domicile du Royaume

De plus, nous avons vu que les tâches AVQ, réalisées en EESAD, déqualifient le travail dans les services à domicile, car ces emplois sont similaires à ceux offerts dans les établissement[r]

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Description de la littératie en santé des aînés à domicile au Saguenay souffrant de maladies chroniques, en lien avec leur utilisation des services de santé

Description de la littératie en santé des aînés à domicile au Saguenay souffrant de maladies chroniques, en lien avec leur utilisation des services de santé

privé aurait besoin d’une aide quotidienne pour les AVQ, mais surtout pour les AVD; 42 % ne recevraient pas toute l’aide requise (Fédération de l'âge d'or du Québec, 2012; Institut canadien d’information sur la santé, 2011b). La prévalence des MC augmente de façon importante lors de l’avancement en âge, et le cumul de ces affections représente un facteur de vulnérabilité, en influençant négativement le niveau d’autonomie et la santé mentale des personnes atteintes (Institut canadien d’information sur la santé, 2011a). Aussi, en raison de leur probabilité plus élevée à vivre seuls, à être socialement isolés ou à souffrir de perte d’autonomie, les aînés seraient particulièrement vulnérables aux problèmes de santé mentale. Or, certaines enquêtes tendent à démontrer qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le niveau de détresse psychologique serait significativement moins élevé chez ces gens (5,1 %) que dans le reste de la population (7,4 %) (Fédération de l'âge d'or du Québec, 2012). Dans ce contexte, l’accès et l’utilisation optimale des services de santé disponibles représenteraient également un facteur pouvant optimiser l’état de santé des aînés à domicile (Ministère de la Santé et des Services sociaux, 2003).
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Revenir chez soi après une ou plusieurs hospitalisations : quels ajustements des parcours des individus par le recours à des services à domicile ?

Revenir chez soi après une ou plusieurs hospitalisations : quels ajustements des parcours des individus par le recours à des services à domicile ?

toutes ces choses qui ont démarré » (AD 2). La sortie de l’hôpital de cette cliente a en effet été conditionnée par la mise en place d’un passage infirmier et l’intervention d’une aide à domicile pour la préparation de ces repas. Ceci est d’autant plus vrai lorsque les services mis en place sont compris dans un plan d’aide conclu à partir de l’attribution d’une aide financière. Le travail d’observation mené a ainsi permis d’établir des liens entre les services présents au domicile et les aides financières attribuées. En ce sens, les prises en charges financières par les mutuelles ou assurance ouvrent fréquemment des droits pour des heures d’aides ménagères dont la durée varie selon les contrats souscrits. L’ARDH (Aide au Retour à Domicile après Hospitalisation) délivrée par la CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au Travail) donne quant à elle droit à des aides plus conséquentes et ce, pour une durée maximale de trois mois. Si les plans d’aides varient selon les besoins évalués, l’installation d’un système de téléassistance, une aide-ménagère et un service de portage de repas font bien souvent partie des services pris en charge. Les demandes d’aides financières doivent être effectuées durant le temps d’hospitalisation. Cette condition participe donc à une certaine « scénarisation » de la vie à domicile étant donné que cela demande aux personnes hospitalisées, leurs proches et les professionnels concernés d’imaginer le retour à domicile et les aides nécessaires à ce moment-là.
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Définir la qualité de vie des aînés vivant à domicile avec des incapacités : enjeux éthiques émergeant des politiques de santé publique et des services à domicile au Québec

Définir la qualité de vie des aînés vivant à domicile avec des incapacités : enjeux éthiques émergeant des politiques de santé publique et des services à domicile au Québec

78 domicile). En fait, il est documenté que bon nombre de personnes âgées refusent de recevoir une telle aide, au point d’en faire un élément majeur. Ceci s’explique par le fait que les personnes qui présentent d’importantes limites fonctionnelles sont habituées à leur état et considèrent que leur situation est normale en raison de leur âge, ce qui complexifie la situation (Balard et Somme, 2011). Imposer à la personne de recevoir de l’aide n’est pas une solution. Dès lors, les deux formes d’autonomie – décisionnelle et fonctionnelle – peuvent entrer en conflit. Lors d’une telle situation, la nécessité éthique impose de respecter l’autonomie décisionnelle de la personne âgée qui est compétente et qui peut prendre des décisions. Le conflit émerge lorsque la situation de vie montre qu’une situation de risque exposera la personne et la rendra vulnérable, comme répéter une chute puisque le milieu est inapproprié, ce qui est tributaire du niveau d’incapacité fonctionnelle de la personne. Il y a aussi la vulnérabilité qui rend la personne et son entourage à risque en raison d’un accident domestique prévisible dû aux limites physiques qu’éprouve la personne âgée (Mantovani et coll., 2008). Ces conflits entre l’autonomie décisionnelle et fonctionnelle peuvent devenir déchirants pour la personne et pour l’entourage, puisque, dans le pire des cas, la personne peut être contrainte à quitter son domicile après une situation de crise (Ballard et coll., 2011). Le lien entre ces deux formes d’autonomie est important et irréfutable, surtout au cours de la période du vieillissement, puisque le déclin de l’état de santé est inévitable. En complément, il semble légitime d’intégrer progressivement des solutions permettant d’apprivoiser d’autres options de milieu de vie et de prendre en compte les limites fonctionnelles qui placent la personne âgée en situation de risque. D’ailleurs, lors de l’opérationnalisation de cette étude, nous aborderons cet aspect. Les participants ont été invités à préciser si, dans l’éventualité où les incapacités fonctionnelles s’accentuent et les limitent, ils ont envisagé un changement de milieu ou de mode de vie.
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Les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) et l'offre de soins infirmiers aux personnes âgées en 2002

Les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) et l'offre de soins infirmiers aux personnes âgées en 2002

Outre les soins qui leur étaient dis- pensés par les Ssiad, plus de neuf pa- tients sur dix étaient aidés au quotidien par au moins une personne, notamment pour la réalisation des tâches ménagè- res. Cet aidant principal était un de leurs descendants dans près de 40 % des cas, leur conjoint dans trois cas sur dix, une personne de la même génération dans 5 % des cas, une personne de la génération précédente dans 3 % des cas. Dans un peu plus d’un cas sur cinq, l’aidant prin- cipal était une personne rémunérée. La moitié des patients de sexe masculin avaient pour aidant principal leur con- joint. Les personnes qui vivaient seules avaient pour aidant principal un de leurs descendants dans 44 % des cas et une personne rémunérée dans près de quatre cas sur dix. Mais les services de soins infirmiers rapportent qu’environ 10 % de leurs patients ne recevaient aucune aide régulière de qui que ce soit.
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Les emplois dans les services à domicile aux personnes âgées 
Approche d'un secteur statistiquement indéfinissable

Les emplois dans les services à domicile aux personnes âgées Approche d'un secteur statistiquement indéfinissable

A l’heure où sont remises en cause certaines aides fiscales pour les services à la personne, on peut s’interroger sur l’impact que ces mesures pourraient avoir sur le dynamisme du secteur. Le coût du soutien aux services à domicile a été analysé dans un récent rapport d’information au Sénat 9 . Il est estimé à 15 milliards d’euros. Certes le coût pour la collectivité est important avec l’existence probable de niches fiscales et d’effets d’aubaine. Mais le rapport met en évidence que si on compare la dépense des pouvoirs publics par personne prise en charge, selon qu'il s'agit d'une aide à domicile ou d'une aide à l'accueil en structure collective, le coût de l'aide sociale à l'accueil est supérieur à celui de l'aide à domicile. En s’appuyant sur une étude réalisée par le BIPE, le rapport conclut qu’ « une substitution de services à la personne rendus individuellement à des services rendus collectivement est susceptible de se produire et, sous un angle strictement budgétaire, peut être considérée comme souhaitable. »
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Pépite | Les services à domicile pour les personnes âgées et les personnes handicapées : solvabilisation de l’accès aux services et protection des bénéficiaires

Pépite | Les services à domicile pour les personnes âgées et les personnes handicapées : solvabilisation de l’accès aux services et protection des bénéficiaires

§2- De l’aide apportée aux « nécessiteux âgés », à la vie à domicile des personnes âgées 52. Jusqu’au XII e siècle, les personnes âgées ne trouvaient leur salut que dans la sphère familiale. Lorsque cette solidarité faisait défaut, point de relais social, elles étaient livrées à elles-mêmes. Les premiers hospices, hôtels-Dieu sont construits certes dans l’esprit chrétien de la charité, vertu théologale qui fait de l’hospitalité une de ses expressions, mais aussi parce que le pouvoir royal voulait contrôler toute cette population d’indigents, mendiants, infirmes et vieillards. L’enfermement pour cause d’indigence a eu son acmé au XVII e siècle où le « grand renfermement 63 » s’épanouit, avec la date du décret royal de 1656 pour repère, fondant l’Hôpital général à Paris. Cet établissement devait accueillir les pauvres de Paris « de tous sexes, lieux et âges, de quelque qualité et naissance qu’ils puissent être, et en quelque état qu’ils puissent être, valides ou invalides, malades ou convalescents, curables ou incurables ». Entraient dans ces établissements non seulement les volontaires, mais aussi ceux que nous nommerions aujourd’hui les internés d’office par l’autorité royale ou judiciaire. Cet établissement, nous dit Michel Foucault n’est pas un établissement médical mais « une instance de l’ordre, de l’ordre monarchique et bourgeois qui s’organise en France à cette même époque 64
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Les besoins des aînés atteints d'une maladie incurable recevant des services de soins palliatifs à domicile : perceptions et adéquation

Les besoins des aînés atteints d'une maladie incurable recevant des services de soins palliatifs à domicile : perceptions et adéquation

111 Premièrement, les facteurs liés aux caractéristiques médicales et sociodémographiques peuvent venir modifier leurs préférences préalablement idéalisées (Sanober et al., 2006). De ce fait, la détérioration rapide de l’état de santé et les soins plus spécialisés (Hallenbeck, 2008), les comorbidités (Motiwala et al., 2006) et le type de maladie dégénérative (Motiwala et al., 2006; Wilson et al., 2009) peuvent rendre la prise en charge des soins à domicile de plus en plus difficile au fil de l’évolution de la maladie. Dans le même ordre d’idée, les facteurs sociodémographiques tels que l’éducation, l’origine ethnique, le soutien social, la scolarité (Gruneir et al., 2007; Wilson et al., 2001), en plus de l’état civil (Fainsinger et al., 2000; Gallo et al., 2001) ainsi qu’inévitablement le statut socioéconomique (Wilson et al., 2009; Motiwala et al., 2006) est tout autant de facteurs pouvant compromettre leur maintien à domicile. De plus, la présence et la disponibilité des proches, souvent leur conjoint ou les enfants, sont nommées par les participants comme étant une condition essentielle, sans quoi il serait presque impossible pour eux de demeurer à domicile avec une telle qualité de vie. Parallèlement, plusieurs ont exprimé ne pas vouloir devenir un fardeau pour leurs proches (Caradec, 2009), les invitant à amorcer des démarches pour l’admission à la Maison Michel- Sarrazin ou réitérer un discours sur l’euthanasie ou l’aide médicale à mourir (Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé [CCNE], 2014). Deuxièmement, les facteurs dits intrinsèques attribuables aux pensées de la personne aînée malade comme le fardeau ou les peurs associés à la mort au domicile peuvent aussi expliquer les difficultés devant l’impossibilité d’accomplir leur désir de mourir à domicile (CRÉDOC, 2003). Les peurs et appréhensions de la fin de vie imposent une discussion avec l’aîné malade, et ce, très rapidement dans la trajectoire de la maladie. Le besoin d’information, nommé comme étant non comblé dans cette présente étude, sert à aider le malade et sa famille à planifier la fin de vie, ne pas créer d’attentes inespérées chez ces derniers (Motiwala et al., 2006) et par le fait même, diminuer les angoisses projetées et discuter des différents milieux de fin de vie afin d’y effectuer un choix éclairé.
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MONOGRAPHIE DE LA COOPÉRATIVE DE SERVICES À DOMICILE DU CAP DIAMANT

MONOGRAPHIE DE LA COOPÉRATIVE DE SERVICES À DOMICILE DU CAP DIAMANT

- à assumer le maintien d'une accessibilité universelle aux divers programmes de santé et de s'assurer de limiter les risques de diminution de la qualité des services. Ainsi, les services offerts permettent aux usagers de demeurer à domicile et d'être soutenus de façon digne et respectueuse, de telle sorte qu'ils puissent conserver une plus grande autonomie et une qualité de vie supérieure. La coopérative offre des services d'entretien ménager, de préparation de repas, d'hygiène de base (lever/coucher), de grand ménage, de gardiennage de nuit (12 heures), de gardiennage de nuit éveillé (12 heures), de gardiennage (24 heures), de gardiennage de jour (12 heures), de gardiennage associé à de l'aide domestique (moins de 12 heures), de gardiennage de moins de 12 heures, d'entretien extérieur, d'entretien extérieur lourd, de peinture intérieur/extérieur et de menus travaux (menuiserie, plomberie). Elle couvre le territoire desservi par le CLSC Haute-Ville de Québec et le CLSC Sainte-Foy-Sillery.
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Évaluation des besoins décisionnels en matière de santé et de services sociaux des aînés de 65 ans et plus recevant des soins à domicile au Canada

Évaluation des besoins décisionnels en matière de santé et de services sociaux des aînés de 65 ans et plus recevant des soins à domicile au Canada

La plupart des aînés désirent demeurer à domicile le plus longtemps possible, et ce, même lorsqu’ils souffrent d’un ou plusieurs problèmes de santé à long terme limitant leur autonomie (27). Les autorités publiques sont également favorables aux stratégies liées aux SAD, car celles-ci sont généralement moins coûteuses (39). Ainsi, fournir des SAD aux personnes qui en ont besoin pourrait encourager celles-ci à rester chez elles plus longtemps. Tout au long de la période de SAD, les aînés ont plusieurs décisions à prendre compte tenu de l’évolution de leur état de santé. La présence des comorbidités entraîne beaucoup d’incertitude dans les décisions pour les aînés. Ces décisions, peuvent porter aussi bien sur la pharmacothérapie (ex. opter pour un médicament ou non), la relocalisation (ex. opter pour rester chez soi ou déménager) que sur d’autres problèmes de santé et de services sociaux (ex. opter pour être réanimé/intubé ou non). Les équipes interprofessionnelles de SAD doivent mieux connaître les besoins en santé des aînés afin de se doter des connaissances et des outils appropriés capable de susciter un engagement plus actif des aînés dans les décisions concernant leur santé. Il a été montré que l’utilisation par les professionnels de la santé de l’approche « PDP » aide les patients à prendre des décisions optimales (16, 40).
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La prise en compte du refus de services des personnes aînées par les travailleuses sociales en contexte de soutien à domicile.

La prise en compte du refus de services des personnes aînées par les travailleuses sociales en contexte de soutien à domicile.

Des personnes qui vivent toutes seules à domicile et qui commencent à avoir des pertes de mémoire quand même assez importantes pour que la famille se rende compte que, oups, de la laisser toute seule à domicile, c’est précaire. Mais les personnes, de par la maladie, ne se rendent pas compte qu’elles ont ces pertes-là, donc : « Pourquoi tu viens chez nous? Je n’ai pas besoin d’aide, bien non je le fais, mon ménage, bien non je les fais, mes repas ». (TS 1) Il est intéressant de noter ici que si l’on se réfère aux critères de la Nouvelle-Écosse pour présumer de l’aptitude à consentir, explicitée plus tôt, il serait possible d’affirmer que les personnes dans cette situation ne sont pas capables de consentir elles-mêmes à leurs soins, car elles sont incapables de juger des impacts de leur choix en raison de leur maladie. Toutefois, dans bien des cas relatés, les travailleuses sociales soupçonnaient que le refus puisse être causé par des troubles cognitifs, mais n’en avaient pas une certitude assez forte pour présumer de l’incapacité à consentir. Cliniquement, la perte d’autonomie cognitive se déploie sur un continuum plus complexe que ce que ne le prévoit la loi. Ce constat met également en lumière une autre question révélée par les entretiens en ce qui a trait à la nature inconstante de plusieurs des symptômes cognitifs en question, et pose un risque qu’une décision soit prise à la place d’une personne momentanément inapte à consentir, alors qu’elle aurait pu en être capable à un autre moment.
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Pépite | La pénibilité au travail en aide à domicile

Pépite | La pénibilité au travail en aide à domicile

De leur côté, les responsables de secteur ont des missions auprès des usagers du Service d’Aide et d’Accompagnement à domicile (SAAD). Pour les premières demandes, elles se rendent au domicile de l’usager, afin d’évaluer la situation de celui- ci et ainsi lui proposer les services que l’établissement peut réaliser. Pour cela, elle évalue le degré d’autonomie de l’usager grâce à la grille AGGIR. De plus, elle présente selon ce degré les aides que peuvent avoir l’usager comme l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie ou encore une Aide de la Caisse Assurance Retraite et de la santé au travail (CARSAT). Tout de suite elles établissent un devis, puis si accord de l’usager, elles élaborent le contrat de prestation ou de mandat. Puis, se fait le recueil de tous les documents nécessaires pour créer le dossier de l’usager comme le dernier avis d’imposition, photocopie de la carte vitale, Carte d’identité, livret de famille…puis les renseignements sont saisis dans un logiciel si l’usager signe le contrat, le dossier est numérisé sur un support protégé dont il n’y a que le personnel administratif qui a accès. Lorsque les interventions peuvent être planifiées, les responsables de secteur choisissent le professionnel ayant les compétences pour réaliser les tâches nécessaires. Une fois la planification terminée, elles communiquent par téléphone à l’usager ou s’il est dépendant à son référent familial, les horaires et l’identité de l’intervenante. Une réévaluation est réalisée au minimum tous les ans afin de déterminer s’il y a eu des changements aux niveau de l’état de santé de l’usager ou au niveau de son environnement.
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Les structures pour enfants handicapés en 2006 : un développement croissant des services à domicile - Résultats de l'enquête ES 2006

Les structures pour enfants handicapés en 2006 : un développement croissant des services à domicile - Résultats de l'enquête ES 2006

Après leur sortie d’un établissement, 27 % des enfants sont hébergés dans un autre établissement médico-social. La moitié est hébergée dans un établisse- ment pour adultes handicapés où un sur trois pratique une activité profession- nelle adaptée au handicap. Ces activités professionnelles se pratiquent dans la journée en établissement ou service d’aide par le travail (ESAT) ou en entre- prise adaptée. L’autre moitié est héber- gée dans un autre établissement pour enfants handicapés où, pour la plupart, ils sont aussi scolarisés. 38 % des enfants sortis d’établissement sont tou- jours accueillis ou suivis dans des struc- tures pour personnes handicapées bien qu’ayant un domicile personnel. Ainsi, 17 % sont scolarisés dans un établisse- ment pour enfants handicapés, 6 % sont scolarisés en milieu ordinaire tout en étant suivis par un SESSAD, 11 % ont une activité professionnelle en ESAT ou en entreprise adaptée et 4 % sont accueillis en journée dans un autre éta- blissement sanitaire ou médico-social. Ils sont 35 % à ne plus être pris en charge par une structure sanitaire ou sociale : 10 % ont une scolarité tradi- tionnelle, 10 % en emploi ou sont à la recherche d’un emploi ; pour les 15 % restants, l’activité ou l’occupation en journée est inconnue des gestionnaires des établissements qu’ils ont quitté.
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Description du processus de délibération collaborative lors de l'évaluation des besoins de l'ainé en vue d'établir un plan d'intervention ou de services en soutien à domicile.

Description du processus de délibération collaborative lors de l'évaluation des besoins de l'ainé en vue d'établir un plan d'intervention ou de services en soutien à domicile.

103 inclut le type de relation entretenue avec l’ainé, l’aide apportée par cette personne, ses attentes, ses forces et capacités ainsi que l’expérience de celle-ci face à la situation dont ses perceptions et difficultés éprouvées. Aussi, les questions à poser par l’intervenant sont rédigées de façon à contribuer à la neutralité. Cependant, un défi survient lorsqu’il y a divergence d’opinion entre les membres de la famille et/ou l’ainé car l’intervenant aura davantage de renseignements à collecter et à rédiger à la suite d’une analyse plus complexe de la situation familiale. De plus, l’information à cet effet peut être notée à plus d’un endroit dans l’outil, ce qui peut amener un dédoublement des données. Un cas semblable s’est présenté auprès du quatuor numéro deux alors qu’une situation de coalition s’est présentée : la fille souhaitait l’ajout de services car elle compensait pour la majorité des AVD alors que la conjointe et l’ainé ne le souhaitaient pas. L’intervenant a noté ces renseignements dans diverses sections des OCCI dont celle sur le réseau familial et social. Il a également choisi de noter l’opinion de l’ainé et de la conjointe dans la section « Processus de décisions » (i.e. aucun besoin ne fut priorisé par ces derniers) et a rapporté celle de la fille dans la section « Attentes globales des proches ». Dans cette situation, l’intervenant a adopté une position de neutralité en évitant de prendre pour l’un ou l’autre des proches durant la visite à domicile et en notant des faits plutôt que des jugements de valeur. De plus, ses interventions étaient plus souvent dirigées vers l’ainé lui-même, lequel avait l’habitude de se rallier à l’opinion de sa conjointe pour prendre des décisions.
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