Risque écotoxicologique

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Outils d'évaluation du risque écotoxicologique des contaminants atmosphériques

Outils d'évaluation du risque écotoxicologique des contaminants atmosphériques

2 ÉVALUATION DU RISQUE ÉCOTOXICOLOGIQUE Les organismes présents dans les écosystèmes sont en contact quotidiennement avec un amalgame de polluants atmosphériques qui menace leur intégrité. Le risque potentiel d’apparition d’effets néfastes sur les récepteurs biologiques dans un milieu donné est parfois difficile à établir en raison, notamment de l’étendue de la contamination et de la présence d’espèces peu documentées dans la littérature au niveau de l’écotoxicologie. Ceci, complique la gestion des problématiques associées aux émissions atmosphériques pour les autorités. L’ÉRÉ se veut une démarche d’aide à la décision qui évalue le risque associé à la présence de contaminants et permet, au besoin, d’appliquer certaines mesures de prévention, de protection ou de restauration. Actuellement, peu de démarches d’ÉRÉ existent au niveau des polluants atmosphériques et pourtant, leurs émissions peuvent entraîner une contamination de l’eau, du sol, des sédiments et du biote. Le MDDEFP applique les critères de qualité de l’air ainsi que des modèles de dispersion, pour évaluer et autoriser les activités impliquant des émissions de contaminants atmosphériques. Comme la majorité des critères est établie en fonction des critères établis pour les humains, cette approche permet difficilement d’évaluer le risque réel d’exposition pour l’écosystème. Il est possible de penser qu’une espèce soit plus sensible que l’homme et nécessite un facteur de sécurité supplémentaire. Par exemple, les paramètres d’exposition peuvent varier en fonction de l’aire de distribution. Plusieurs espèces sont exposées aux contaminants 24 heures par jour, ce qui, en général, n’est pas le cas pour l’espèce humaine. De plus, certaines voies d’exposition peuvent être plus importantes chez certaines espèces que chez l’humain, par exemple l’absorption cutanée chez les amphibiens tout en prenant en considération les effets cumulatifs liés à l’inhalation et à l’ingestion de végétaux, d’eau ou de proies contaminés. L’ÉRÉ peut donc devenir une démarche complémentaire à préconiser, pour la gestion environnementale des émissions atmosphériques.
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Recommandations pour l'adaptation de l'évaluation du risque écotoxicologique pour le Nord québécois

Recommandations pour l'adaptation de l'évaluation du risque écotoxicologique pour le Nord québécois

L’objectif de cet essai est d’identifier les aspects de l’outil devant être adaptés pour son application dans le Nord québécois et de proposer des recommandations pour y arriver. Ainsi, une première analyse des activités économiques en essor sur le territoire a permis d’identifier les substances qui pourraient être problématiques et pour lesquelles aucun critère de gestion ou de valeur toxicologique de référence n’est disponible au Québec, comme les métaux des terres rares, l’uranium et les fractions des hydrocarbures pétroliers. Une recherche approfondie sur les particularités du territoire à l’étude a permis, pour sa part, d’identifier des espèces écologiques représentatives et qui pourraient être utilisées comme récepteurs potentiels. À la suite de l’analyse de l’outil de gestion d’évaluation du risque écotoxicologique, trois recommandations principales ont pu être émises dans le but de l’adapter à ce territoire unique : 1) établir des critères de sols pour les contaminants susceptibles d’être émis dans le Nord québécois, 2) développer des valeurs toxicologiques de références pour le plus haut niveau de sensibilités pour ces mêmes substances et 3) recueillir les informations nécessaires sur des récepteurs nordiques clés pour pouvoir évaluer le risque écotoxicologique qu’ils courent.
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L’évaluation du risque écotoxicologique du rejet en eau libre des sédiments, en soutien à la gestion des projets de dragage en eau douce

L’évaluation du risque écotoxicologique du rejet en eau libre des sédiments, en soutien à la gestion des projets de dragage en eau douce

Résumé Il est reconnu que les activités de dragage peuvent, entre autres, engendrer des modifications du régime hydrologique et avoir des effets négatifs sur les habitats fauniques. En présence de sédiments contaminés, une gestion inappropriée peut entraîner des risques significatifs pour l’environnement. La plupart des projets de dragage doivent par conséquent faire l’objet d’une évaluation environnementale avant leur réalisation afin d’assurer la protection de l’environnement et d’optimiser la gestion des sédiments. En fonction du degré de contamination, le cadre de gestion actuel prévoit le recours à des outils d’évaluation complémentaires pour juger du risque écotoxicologique associé aux sédiments contaminés. Ainsi, la démarche d’évaluation du risque écotoxicologique (ERE) qui a été élaborée permet d’affiner le cheminement de l’analyse concernant l’évaluation du rejet en eau libre des déblais de dragage et d’améliorer le processus de prise de décision. L’évaluation doit donner une réponse à la question suivante : « Dans le contexte d’un projet de dragage spécifique, est-il acceptable de rejeter les sédiments dragués en eau libre? »
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Méthodologie et résultats préliminaires de l'évaluation du risque écotoxicologique lié au zinc en Seine

Méthodologie et résultats préliminaires de l'évaluation du risque écotoxicologique lié au zinc en Seine

L'évaluation du risque lié au zinc nécessite la maîtrise de la mesure chimique, en particulier sous forme dissoute et labile. Or, la forte probabilité de contaminer l'échantillon tout au long de la chaîne analytique rend cette mesure difficile. Il est donc nécessaire de mettre au point et de valider une méthodologie propre au zinc, depuis l'échantillonnage jusqu'à l'analyse.

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Caractérisations structurale et fonctionnelle des populations hémocytaires de la moule zébrée (Dreissena sp.) en vue de leur utilisation en évaluation du risque écotoxicologique.

Caractérisations structurale et fonctionnelle des populations hémocytaires de la moule zébrée (Dreissena sp.) en vue de leur utilisation en évaluation du risque écotoxicologique.

Pour chaque point de prélèvement, 30 moules ont été récupérées par condition : 12 moules étaient réservées à l’analyse des marqueurs structuraux et fonctionnels hé[r]

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Impact écotoxicologique des composés organiques présents dans les boues d’épuration valorisées par épandage sur les sols agricoles

Impact écotoxicologique des composés organiques présents dans les boues d’épuration valorisées par épandage sur les sols agricoles

Introduction L’estimation des effets des contaminants à l’échelle des populations présente un intérêt majeur pour l’évaluation du risque écotoxicologique, car ce niveau d’organisation biologique est essentiel dans de nombreux processus écologiques et évolutifs. En conséquence, la caractérisation des effets requiert des outils spécifiquement dédiés à cette échelle, et qui font appel à la théorie en dynamique et génétique des populations. Par sa nature prédictive, le paramètre r, taux d’accroissement d’une population, est directement applicable à l’évaluation du risque, en particulier du risque de déclin ou d’extinction. Parallèlement, l’effectif efficace, ou paramètre Ne en génétique des populations, peut renseigner sur les risques évolutifs encourus par la population, en particulier ceux liés à la dérive génétique. Ces paramètres et les modèles qui les sous-tendent représentent donc une mine d’outils potentiels pour l’écotoxicologie des populations. Dans ce contexte, on peut choisir de les appliquer directement dans un test d’effet, en comparant par exemple les taux d’accroissement de populations saines et contaminées, et en attribuant les différences observées au contaminant testé. Si la comparaison porte sur des populations naturelles, on se confronte au problème des facteurs confondants non contrôlés, qui peuvent être très divers (dont l’histoire évolutive propre des populations étudiées, la stabilité environnementale, les processus d’immigration / émigration).
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Importance de la sensibilisation au risque cardiovasculaire et de l’évaluation des facteurs de risque en entreprise

Importance de la sensibilisation au risque cardiovasculaire et de l’évaluation des facteurs de risque en entreprise

- Par ailleurs, 71% des personnes citaient le tabagisme, - 1 personne ne connaissait aucun facteur de risque. Le tabac est donc le facteur le plus connu, ce qui peut paraitre contradictoire avec le nombre de fumeurs en France. Malgré la connaissance du risque tabac et malgré les mesures législat i ves entreprises en France ces dernières années, la prévalence tabagique reste globalement élevée, comme nous l’avons vu précédemment. Cela met bien en évidence difficulté du sevrage et la nécessité d’agir pour aider et accompagner le sevrage tabagique. D’autre part, ces données ne sont pas concordantes avec celles de l’étude citée plus haut nous indiquant que la majorité des fumeurs, même s’ils estiment être suffisamment informés, ne sont que rarement au courant des effets cardiovasculaires du tabagisme [29].
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Comportement face au risque et risque de comportement : analyse et implications au Niger

Comportement face au risque et risque de comportement : analyse et implications au Niger

195 Introduction Parmi les risques les plus redoutés au Niger, celui lié à la sécheresse semble le plus inquiétant en raison principalement de son caractère covariant et du traumatisme qu’il cause majoritairement aux populations rurales. La sécheresse est perçue par bon nombre d’acteurs comme une fatalité et elle est synonyme de crises alimentaires récurrentes. Les solutions envisagées jusqu’alors restent des mesures d’urgence et sont en grande partie mises en œuvre ex post. Elles consistent entre autres, pour les ménages à mobiliser l’épargne de précaution (vente d’animaux), à émigrer, à retirer les enfants de l’école pour compléter le travail des adultes, à lisser la consommation ou à combiner plusieurs stratégies dites de survie (Olivier de Sardan et al, 2007; Lagrandé et al, 2011, Dercon, 2006). Pour l’Etat, elles prennent la forme d’un appel à l’aide internationale, à la vente temporaire des céréales à prix modéré et à une distribution gratuite de vivres en cas de grave insécurité alimentaire par exemple 108 . Ces solutions restent ponctuelles et ne sont pas toujours efficaces parce que, d’une part les moyens des ménages pour faire face au risque sont limités, d’autre part, le risque de détournement de l’aide extérieure est grand du côté des distributeurs (Olivier de Sardan et al., 2007). Existe-t- il d’autres solutions plus durables et moins sujettes à la prédation des acteurs? Pris dans son intégralité, le problème d’insécurité alimentaire au Niger est complexe. C’est probablement le thème qui a drainé le plus de littérature 109 au Niger (Yimga Tatchi, 2011).
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L'eau et le risque

L'eau et le risque

1.3 L’émergence de la pêche loisir : le risque de pollution fantasmé ? C’est d’octobre 1859 à septembre 1860 qu’est éditée l’une des premières feuilles spécialisées dans la pêche de loisir. Ce journal dénommé La Campagne est dirigé par Charles de Massas, auteur d’un traité de pêche à la ligne très remarqué lors de sa parution. Dès les premiers numéros, le souci de gestion du milieu aquatique apparaît de façon récurrente et montre la volonté des pêcheurs de comprendre les phénomènes liés à l’eau. Cette préoccupation majeure amène le rédacteur en chef du journal à relater des anecdotes ludiques fortement révélatrices de l’état d’esprit dans lequel les pêcheurs observent et analysent la vie aquatique : « Parmi les hommes spéciaux, en faveur de ce journal, ma pensée rêvait le concours de deux personnages d’un genre tout particulier, qu’un hasard, il y a 3 ans, m’avait mis en position d’entendre […] C’étaient ces deux maîtres pêcheurs qu’un jour, pendant le tropical été de 1857, j’avais rencontré au milieu d’un pont, le pont de Courbevoie, occupés, non sans douleur, à contempler une débâcle de poissons, un double rang de blancs cadavres que la Seine charriait. Ils cherchaient dans les parties les plus sagaces de leur esprit et de leur coeur, les causes de ce navrant spectacle, et préféraient, bien entendu, aux explications trop simples présentées par le sens commun, celles tout autrement savantes et frappantes lancées par l’imagination. Supposer que se grand désastre ne provenait que d’un état atmosphérique qui avait mis dans de l’eau chaude des êtres nés pour habiter l’eau froide, cela ne pouvait leur convenir. Il leur fallait, pour s’édifier sur un tel mal, des raisons aussi terribles que l’était ce mal lui-même. Aussi mettaient-ils en jeu de morbides vins fraudés » 6 . Les sources relatant l’état d’esprit des pêcheurs à la
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Risque et aversion

Risque et aversion

Capitalistes financiers et lobbies industriels pourront toujours considérer, dans l’héritage dévoyé de la pensée (doctrine) libérale anglaise du XVIIème siècle, que l’homme moderne doit savoir « prendre des risques » et oser l’aventure, condamnant moralement la pusillanimité de ceux qui manifestent peur ou leur réserve au rang des vices ou faiblesses de l’humanité, la question mérite d’être posée à nouveaux frais dans une époque où la technoscience est devenue la principale source de production des catastrophes. Le profit d’entreprise trouverait ainsi son fondement ultime dans la mystérieuse rétribution dont finiraient toujours par bénéficier les audacieux « preneurs de risques » et les investisseurs. De la même manière, la valeur heuristique de la partition « libérale » opérée par Denis Kessler entre les entreprenants « risquophiles » et les frileux « risquophobes » est-elle apparue particulièrement peu probante. Loin de se laisser contaminer par le réductionnisme dont certains spécialistes des assurances et de l’économie ont assez grossièrement habillé la notion de risque durant les années d’insouciance, une partie de la société civile entend livrer une analyse critique des processus de production des catastrophes, financières comme technologiques. Il se pourrait bien que ce que l’on a longtemps pris pour une absence de courage quasiment pathologique de la part des citoyens ou encore une aversion au risque, alors même que des philosophes des sciences comme Dominique Lecourt persistent à nous proposer un partage peu convaincant des rôles entre « techno-prophètes » et « bio-catastrophistes », soit en fait l’expression d’une prudence (phronesis) élémentaire telle que Hans Jonas v l’a appelée de ses vœux.
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Risque naturel

Risque naturel

Birkmann, J., & Fernando, N. (2008). Measuring revealed and emergent vulnerabilities of coastal communities to tsunami in Sri Lanka. Disasters, 32(1), 82-105. Bruckmann, L., Amanejieu, A., Moffo, M. O. Z., & Ozer, P. (2019). Analyse géohistorique de l'évolution spatio-temporelle du risque d'inondation et de sa gestion dans la zone urbaine de Douala (Cameroun). Physio-Géo. Géographie physique et environnement, 13, 91-113.

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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Le risque des experts et le risque de chacun sont-ils comparables ?

ARTheque - STEF - ENS Cachan | Le risque des experts et le risque de chacun sont-ils comparables ?

1. INTRODUCTION Lorsqu’un problème de santé requiert des changements d’attitude ou de comportements du public, adultes ou élèves, des informations sont souvent distribuées sur la base de données statistiques tirées de travaux d’experts afin d’avertir du risque et d’inciter à prendre des précautions. Étant donné que les experts et le public appréhendent les questions liées au risque dans des contextes différents, on peut douter que leur cadre de référence soient semblables et que leurs réflexions convergent. Que comprennent le public ou les élèves lorsque des informations sont données sur un risque ? Leur interprétation est-elle compatible avec le modèle des experts ?
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Comment analyser le risque sociopolitique ? Une composante clé du risque-pays

Comment analyser le risque sociopolitique ? Une composante clé du risque-pays

26 ou à la téléphonie mobile peut, dans certaines régions, rendre les populations favorables au statuquo institutionnel et aux formes traditionnelles d’exercice du pouvoir. L’avènement de l’accès à l’internet haut débit (i.e. révolution numérique) a accentué le gap entre ceux qui sont proches des infrastructures haut débit et qui ont les moyens d’y avoir accès et ceux qui en sont éloignés ou qui n’ont pas les moyens d’y avoir accès (i.e. fracture numérique). Les pays côtiers de petite taille ont, par exemple, un accès facilité à l’internet mondial (i.e. petite superficie et connexion possible au haut débit par câbles sous-marins) tandis que les pays enclavés de grande taille doivent redoubler d’effort pour assurer la couverture internet du territoire. L’arrivée des infrastructures d’accès au haut débit tels que les câbles sous-marins (CSM) dans les pays en développement 21 amène de nouveaux questionnements sur la vulnérabilité numérique de ces derniers (Cariolle, Le Goff, Santoni, 2017). Parmi les nouveaux défis qui se posent, il y a tout d’abord les infrastructures terrestres puisque des obstacles structurels s’opposent à leur implantation dans certains pays (par exemple, les pays ayant un relief montagneux). Le second défi est lié à la vulnérabilité même des infrastructures maritimes de télécommunication (par exemple le risque de rupture des CSM 22 ) qui posent de nombreuses questions géopolitiques (dans le cas de l’espionnage ou dans les cas de sabotage des câbles). Enfin, les CSM fournissent la majorité des connexions haut débit dans le monde mais les pays enclavés n’ont pas accès à ces infrastructures et n’ont que des alternatives coûteuses telles que les satellites ou l’achat de bandes passantes à des pays voisins : « en revanche, au centre du continent, la connexion pour l’usager final coûte le double de la côte et, de fait, seuls quatre Africains sur dix possèdent en moyenne un portable » (Le Monde Afrique, 2015).
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Contraintes psychosociales au travail, risque d'obésité et risque cardiovasculaire chez les paramédics

Contraintes psychosociales au travail, risque d'obésité et risque cardiovasculaire chez les paramédics

évidence les effets pathogènes qu’ont les situations de travail décrites dans ces modèles sur la santé cardiovasculaire et mentale des travailleurs [16]. En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, au Québec, il est montré que la tension au travail (job-strain) est un facteur de risque comparable à la sédentarité et à l’hypercholestérolémie [44]. Par exemple, parmi une population de travailleurs de l’industrie, il est montré que le risque de mortalité par maladie cardiovasculaire en lien avec le job-strain est de 2,2. Alors que parmi des personnes actives exposées respectivement au job-strain et au déséquilibre effort-reconnaissance ce risque est respectivement estimé entre 1,4 et 2,6 et 2,7 et 6,1 [45]. De plus, selon certaines études, ce serait les travailleurs en bas de l’échelle hiérarchique qui seraient les plus à risques [16]. En ce qui concerne maintenant les risques de problèmes de santé mentale, le job-strain double le risque de présenter de la dépression, de la détresse psychologique ou de l’épuisement professionnel chez des adultes québécois de 15 ans et plus [45]. Par ailleurs, une étude a montré qu’une forte demande psychologique, une faible latitude décisionnelle, et un manque de soutien social étaient prédicteurs de dépression, et ceci, indépendamment des traits de personnalité [16]. Finalement, en 2013, une importante étude a évalué, auprès de 31 pays d’Europe, la fraction du risque de maladie cardiovasculaire et du risque de problèmes de santé mentale attribuable aux facteurs psychosociaux du travail, lorsqu’évalués avec ces deux modèles [46]. Les résultats sont les suivants : la fraction estimée du risque de maladie cardiovasculaire était estimée à 4,46% pour le modèle du demande-contrôle-soutien de Karasek et Jonhsson et à 18,21% pour le modèle du débalancement effort-reconnaissance de Siegrist [46].
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Penser le risque de schizophrénie

Penser le risque de schizophrénie

150 trop inquiet ou trop autoritaire risque de faire du psychiatre un « prophète de malheur ». En effet, tant que le lanceur d‟alerte n‟est pas suivi, il peut être qualifié de prophète de malheur, annonciateur de catastrophes jugées délirantes par ses interlocuteurs (Chateauraynaud & Torny, 1999). L‟extrait suivant illustre la manière dont un psychiatre tente, en vain, de parvenir à un juste de degré de contrainte afin d‟augmenter la fréquence de ses consultations. Tout d‟abord, il exprime des attentes pessimistes pour l‟avenir du jeune, le danger auquel il s‟expose et son inquiétude à son égard. Il fait ainsi usage d‟un pronostic fonctionnel visant à choquer les parents pour augmenter la médicalisation existante (Christakis, 2001). Puis, il se montre autoritaire tout en minimisant le degré de contrainte exercé (« j‟ai été un peu dans la réalité », « un peu posé l‟injonction »). Enfin, il exhorte ses interlocuteurs à prêter attention à son message d‟alerte (« écoutez, là ce n‟est pas possible »). Ainsi, lorsqu‟il s‟agit de convaincre, l‟alerte quitte sa dimension technique pour revêtir une dimension d‟interpellation d‟autrui, portée par le corps de la personne, par son cri et son effroi (Chateauraynaud & Torny, 1999). Néanmoins dans cet exemple, la stratégie du psychiatre produit l‟effet inverse de celui escompté. Ayant subi « trop » de contrainte, les parents cessent de venir aux rendez- vous et le psychiatre demeure inquiet pour son jeune patient, tout en étant dans l‟impossibilité de lui imposer un suivi psychiatrique.
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Retraite et risque financier

Retraite et risque financier

de la période d’investissement. Dans ce cas, on lui attribuera logiquement l’allocation offrant la plus petite VaR de la frontière. A l’opposé, sur des horizons longs, les VaR de tous les portefeuilles d’une frontière peuvent être négatives (c’est-à-dire correspondre à des gains en capital). Lorsque cette configuration se présente, on sélectionne l’allocation à rendement maximum. Les grilles d’allocations déterminées par l’optimisation pour un profil de risque donné (une VaR ), sont ensuite utilisées pour les simulations rétrospec- tives (back test) des stratégies sur des fenêtres glissantes d’une largeur fonction de la du- rée d’investissement sur la période de l’analyse, soit de 1895 à 2011. Dans cet exemple qui se concentre sur les performances des classes d’actifs aux Etats-Unis, on prend le cas d’un individu qui accepte une perte en capital de 3% maximum (précisément une VaR de 3% au seuil de confiance de 99%) et dont l’horizon de placement est de quarante ans. Le pro- gramme d’optimisation cherche sur chaque frontière l’allocation dont la VaR est la plus proche de la VaR désirée. On constate dans notre exemple (graphiques 2.18a et 2.18b ) que la VaR minimum de la frontière calculée pour un placement d’une année est de 10%, soit un niveau bien supérieur à celui accepté par l’épargnant. Jusqu’à la cinquième année, les allocations sont trop risquées par rapport au profil de l’épargnant. Sur notre historique, après 25 ans de placement, soit avec un horizon résiduel de moins de 15 ans (à gauche du graphique 2.18b ), les placements en actions nord-américaines ne présentent plus de risque de perte, notre investisseur est donc logiquement entièrement investi en actifs ris- qués.
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Caractérisation écotoxicologique des eaux provenant de cinq sites d'enfouissement: Sections se rapportant aux bio-analyses réalisées avec les algues Chlamydomonas variabilis et Selenastrum capricornutum.

Caractérisation écotoxicologique des eaux provenant de cinq sites d'enfouissement: Sections se rapportant aux bio-analyses réalisées avec les algues Chlamydomonas variabilis et Selenastrum capricornutum.

Title, Monographic: Caractérisation écotoxicologique des eaux provenant de quatre dépotoirs d'enfouissement - Section se rapportant aux bio-analyses réalisées avec les algues Chlamydomon[r]

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Impact de la pollution atmosphérique générée par le transport sur la santé publique, un essai écotoxicologique sur le blé dur (Triticum durum, Desf)  cas de la région de Annaba

Impact de la pollution atmosphérique générée par le transport sur la santé publique, un essai écotoxicologique sur le blé dur (Triticum durum, Desf) cas de la région de Annaba

Cependant les résultats obtenus dans notre travail concordent beaucoup plus avec ceux de Harrieche, (2004), qui rapporte un effet stimulateur du cadmium sur la teneur en chlorophylle, ai[r]

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Etude de l’impact de la pollution sonore chez un invertébré marin, l’huître Magallana gigas : approches écophysiologique, écotoxicologique et éthologique au laboratoire et sur le terrain

Etude de l’impact de la pollution sonore chez un invertébré marin, l’huître Magallana gigas : approches écophysiologique, écotoxicologique et éthologique au laboratoire et sur le terrain

Les activités humaines font peser sur l’écosystème marin de multiples pressions délétères. Pollution chimique, changement climatique, risque d’acidification, débris de plastique et déchets radioactifs ont des impacts sans précèdent. Une pollution de plus en plus reconnue comme majeure est la pollution sonore. La prospection sismique, le battage de pieux et le trafic maritime génèrent des niveaux sonores qui peuvent être extrême- ment forts, modifiant fondamentalement le paysage acoustique sous-marin. On sait que de nombreux mammifères marins et poissons entendent le bruit généré par ces activi- tés et que cela altère leur physiologie et leur éthologie. Par contre, chez les invertébrés marins très peu d’études avaient évalué leur capacité à "entendre" et l’impact de cette pollution sur eux reste à déterminer. Nous avons abordé le problème par une étude de la capacité de perception du son chez l’huître creuse Magallana gigas en utilisant une approche comportementale et physiologique. Nous avons montré que M. gigas entend dans la gamme de fréquences entre 10 et 1000 Hz. Cette analyse nous a permis de carac- tériser les sources de sons qui contribuent à leur environnement auditif. Au laboratoire, dans un milieu contaminé (i) au cadmium, un métal que nous avons considéré à la fois comme une substance toxique et un marqueur indirect de l’activité ventilatoire, et (ii), par des bruits de cargo, nous montrons un e ffet répresseur du bruit caractérisé par une diminution de l’activité valvaire, de l’activité ventilatoire et du taux de croissance. Nous rapportons également une diminution de la bioaccumulation du Cd dans les branchies et une modulation de l’expression de certains gènes. Nous avons enfin étudié sur un en- registrement de 2 ans dans le port commercial de Santander, le comportement (incluant les pontes et la croissance) de 3 groupes d’huîtres exposés à une forte pollution sonore et à une « qualité de l’eau » considérée dans la littérature comme bonne à très bonne pour une masse d’eau fortement modifiée. Nous avons retrouvé dans notre analyse différents effets que nous avions provoqués ou prédits à partir du travail de laboratoire où nous avions manipulé le bruit seul. Nous concluons que la pollution sonore au sein du port doit diminuer le fitness des huîtres en modifiant leur activité valvaire, la hiérarchie de leurs rythmes biologiques et la croissance. Nos résultats suggèrent que la pollution sonore peut avoir des conséquences importantes sur les invertébrés et présente un risque fort en termes de productivité de l’écosystème.
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Ontologies du risque

Ontologies du risque

La vaste panoplie de définitions du risque devrait-elle nous inquiéter ? J'estime que non, pour au moins deux raisons. D'abord, bien que le terme « risque » ait visiblement une signification variable d'un domaine à un autre, mon analyse est axée principalement sur le domaine biomédical. Je vise donc d'abord à circonscrire une signification du terme « risque » qui puisse s'articuler avec celle qui est propre au domaine biomédical. Cela n'exclut pas que la formalisation proposée soit applicable à d'autres domaines, mais simplement qu'elle sera élaborée dans le contexte d'un domaine relativement spécifique. Ensuite, tel que le suggère les définitions du risque relevées plus haut, les chercheurs s'entendent généralement sur le fait qu'un risque a toujours un caractère indésirable, possible et incertain (cf. Rescher, 1983, 7). Il existe ainsi des desiderata d'une définition adéquate du risque. Cela n'exclut pas que plusieurs définitions du risque puissent satisfaire ces desiderata. Cependant, une définition du risque doit être évaluée à l'aune de ces desiderata ; à noter qu'une définition du risque qui n'en tient pas compte n'est pas une définition adéquate du risque.
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