Relations lexicales

Top PDF Relations lexicales:

Modèle de structuration des relations lexicales fondé sur le formalisme des fonctions lexicales

Modèle de structuration des relations lexicales fondé sur le formalisme des fonctions lexicales

relations lexicales peut-on proposer pour souligner leur organisation au sein d’un système relationnel ? Le lexique est en interaction avec d’autres champs d’étude, dont la sémantique, la morphologie, la syntaxe, la phonologie ou encore l’analyse du discours. Il nous semble donc pertinent d’exploiter quelques-unes de ces facettes pour proposer une structuration des relations lexicales rendant compte de diverses perspectives sur le lexique. On recense quelques travaux de ce type réalisés manuellement ; c’est le cas du DAFLES [Selva et al., 2002], par exemple, qui propose plusieurs interfaces de consultation en fonction de critères syntaxiques, sémantiques, morphologiques, etc. Toutefois, nous pensons qu’un tel objectif à l’échelle du lexique d’une langue ne peut se faire sans une bonne formalisation des liens lexicaux. En effet, la formalisation permet, à partir d’un échantillon de relations lexicales, de traiter les relations de fa- çon systématique à l’échelle du lexique d’une langue voire d’un ensemble de langues. La formalisation s’avère également fondamentale dans une optique d’implémenta- tion pour la manipulation des données et la réalisation de nombreux traitements automatiques. Le formalisme de description utilisé dans la Lexicologie Explica- tive et Combinatoire (= LEC), les fonctions lexicales, nous semble pour cela tout adapté. Celles-ci se présentent comme des fonctions mathématiques modélisant des relations lexico-sémantiques particulières entre une unité lexicale, appelée mot-clé, et un ensemble d’unités lexicales, appelées valeurs. Par exemple, l’antonymie est représentée par la fonction Anti (ex : Anti(joyeux ) = triste, maussade) ; la relation entre un nom et le verbe décrivant son utilisation ou sa réalisation typique est modélisée par les fonctions Real i , Fact i et Labreal ij 1 ; par exemple :
En savoir plus

340 En savoir plus

Pourquoi les relations lexicales entre les noms d'humains sont-elles (parfois) compliquées ?

Pourquoi les relations lexicales entre les noms d'humains sont-elles (parfois) compliquées ?

Étant donné que l’hyponymie est une notion fondamentale et incontournable dans les ouvrages d’introduction à la sémantique ou à la lexicologie en général, nous proposons, au lieu d’en faire une présentation, de revenir sur quelques détails souvent passés sous silence – les relations de différenciation et d’incompatibilité au sein des hiérarchies lexicales (§2). À la lumière de ces observations nous proposerons des éléments d’explication pour comprendre l’origine de la complexité des relations lexicales entre les NH (§3), en prêtant une attention particulière à la relation taxinomique, considérée comme une variante de l’hyponymie. Enfin, nous terminerons par examiner un cas particulier d’organisation lexicale : l’ensemble des NH-[âge] (§4).
En savoir plus

15 En savoir plus

Aide à l'identification de relations lexicales au moyen de la sémantique distributionnelle et son application à un corpus bilingue du domaine de l'environnement

Aide à l'identification de relations lexicales au moyen de la sémantique distributionnelle et son application à un corpus bilingue du domaine de l'environnement

Ainsi, la façon dont on compte les fréquences de cooccurrence lors du calcul de l’AD (basée sur la cooccurrence graphique) fait en sorte que les mots qui partagent des cooccurrents, et qui ont par conséquent des représentations similaires, comprennent non seulement des mots qui apparaissent (séparément) dans des contextes similaires, mais aussi des mots qui apparaissent ensemble dans les mêmes contextes. Plus la fenêtre de contexte est large, plus les voisins distributionnels d’une requête donnée tendront à contenir des mots qui sont en fait des cooccurrents de la requête. Cela expliquerait éven- tuellement pourquoi on détecte mieux les DRV avec une fenêtre large (voir sections 6.4.1 et 6.5.1), du moins si les DRV ont une plus forte tendance à apparaître près les uns des autres que les synonymes et les autres relations que nous avons prises en compte. Il serait intéressant à cet égard de vérifier si les DRV ont effectivement une fréquence de cooc- currence plus élevée que les termes qui participent à une des relations paradigmatiques classiques telles que la synonymie ; il serait aussi intéressant de vérifier si l’on obtien- drait une précision plus élevée sur les DRV au moyen d’une mesure d’association plutôt qu’une mesure de similarité distributionnelle.
En savoir plus

265 En savoir plus

Génération automatique d'activités Lexicales dans le système ALEXIA

Génération automatique d'activités Lexicales dans le système ALEXIA

construction de vocables composés à l’aide d’une racine). L’apprenant a donc à sa disposition plusieurs sources d’informations et a la possibilité d’appliquer plusieurs stratégies pour résoudre les exercices. Ce système aborde donc véritablement la question de l’apprentissage lexical et les types d’interactions que les apprenants peuvent avoir avec de tels programmes. Le deuxième, Lexica, repose sur un modèle (Kukulska-Hulme, voir figure 1 plus bas) comprenant trois étapes : sélection de vocables lors de la lecture de textes, regroupement dans un dictionnaire personnalisé et exercice de rappel. De même que plus haut, l’environnement comporte des ressources lexicales (corpus de textes, dictionnaire bilingue et concordanceur). Pour Goodfellow, les vocables ne sont pas des étiquettes arbitraires mais sont reliés entre eux de manière systématique et forment des familles ou champs sémantiques. Il s’agit donc d’aider à la mémorisation, en vue d’une utilisation productive, en essayant de faire prendre conscience de ces relations lexicales concernant des vocables nouvellement rencontrés. De même que Mayday, Lexica est un environnement ouvert, dans le sens où l’apprenant choisit le contenu lexical à étudier et la manière dont il l’étudie, c’est-à-dire les stratégies qu’il utilise.
En savoir plus

29 En savoir plus

La place des connaissances lexicales face aux connaissances du monde dans le processus d'interprétation des énoncés

La place des connaissances lexicales face aux connaissances du monde dans le processus d'interprétation des énoncés

dictionnaires avec une couverture très large (plusieurs dizaines de milliers de voca- bles), on peut se demander dans quelle mesure ils pourraient nous éclairer sur l’importance des CL dans le processus d’interprétation. Il existe d’assez bons dictionnaires actuellement, tels Le Robert, Le Larousse ou Le Trésor de la Langue Française en français ou bien le Collins Cobuild English Dictionnary, Oxford English Dictionnary, Longman Dictionnary, Merriam- Webster’s Unabriged Dictionnary, etc. en anglais. Nous considérons que ces dictionnaires contiennent une partie des connaissances en question. De nombreuses relations lexicales sont incluses déjà dans la définition de la lexie vedette. Par exemple, un des sens de MAIRIE – selon Le Nouveau Petit Robert – est ‘administration municipale’ : cela indique clairement qu’il y a un lien lexical entre MAIRIE et MUNICIPAL. En outre de la définition, la plupart des dictionnaires contiennent aussi des exemples où l’on peut trouver des lexies, des locutions ou des collocations qui ont un lien lexical avec la lexie vedette. Pour GARE par exemple, Le Nouveau Petit Robert mentionne effectivement CONSIGNE, HALL, BUFFET, BUVETTE, QUAI – pour ne citer que cinq lexies. Assez souvent, les dictionnaires contiennent aussi des synonymes, des antonymes, des hyperonymes, etc.
En savoir plus

316 En savoir plus

Extraction non supervisée de relations sémantiques lexicales

Extraction non supervisée de relations sémantiques lexicales

Mots-clés : discours, sémantique, sémantique lexicale. Keywords: discourse, semantics, lexical semantics. 1 Introduction Les ressources lexicales relationnelles, c’est-à-dire qui répertorient les liens entre items lexicaux d’un point de vue séman- tique, sont essentiellement tournées vers l’équivalence sémantique (synonymie, similarité) dans des thesaurus, éventuelle- ment avec des relations hiérarchiques (hyperonymie ou hyponymie), à l’exemple de la référence Wordnet (Felbaum, 1998), qui inclut aussi des relations de partie à tout. Quand elles incluent des relations plus variées, par exemple dans les thesaurus distributionnels (Grefenstette, 1994), celles-ci ne sont pas typées. Les exceptions sont rares : le lexique séman- tique FrameNet (Baker et al., 1998) inclut des relations de causalité ou de précédence temporelle entre items désignant des événements, à l’intérieur de scénarios prototypiques, mais ces relations sont peu nombreuses et relativement négligeables par rapport au contenu de ce lexique ; la base Verbocean (Chklovski & Pantel, 2004) comporte des relations sémantiques de plusieurs types entre verbes transitifs : relations de type causal (enablement, par exemple fight/win), précédence tem- porelle (marry/divorce), similarité, antonymie, force (wound/kill), mais sa couverture est assez faible (environ 4000 paires de verbes dans sa version filtrée). Dans les deux cas les validations sont partielles, et ces travaux semblent avoir été laissés en attente. Les relations lexicales, notamment entre verbes, sont pourtant cruciales pour la compréhension du langage naturel, et sont utilisées par exemple dans la tâche d’inférence textuelle, où il s’agit de trouver les implications entre certains événements (Hashimoto et al., 2009; Tremper & Frank, 2013), dans certaines tâches d’extraction, par exemple de relations temporelles (UzZaman et al., 2013), dans l’analyse discursive en l’absence de marques explicites (Sporleder & Lascarides, 2008), ou bien encore pour le résumé automatique (Liu et al., 2007). Certains travaux se sont consacrés à l’inventaire de tels liens pour des relations spécifiques : par exemple les liens causaux (Do et al., 2011), les liens temporels (Chambers & Jurafsky, 2008), les liens d’implication (entailment) (Hashimoto et al., 2009), implication et présupposition (Tremper & Frank, 2013). Le but de notre travail est l’extraction de certaines relations sémantiques qui sont primordiales pour l’analyse discursive. Par analyse discursive nous entendons l’établissement de liens entre énoncés, au-delà de la phrase, comme dans l’exemple (1), où en l’absence de marque explicite (par exemple avec un connecteur comme donc ou
En savoir plus

14 En savoir plus

Métrologie des graphes de terrain, application à la construction de ressources lexicales et à la recherche d'information

Métrologie des graphes de terrain, application à la construction de ressources lexicales et à la recherche d'information

maintenir et des modifications tant dans Firefox que dans les formats et structures de données de Wiktionary font qu’elle n’est plus utilisable aujourd’hui. Nous sommes néanmoins convaincus que ce type de solution d’aide à la construction de ressource est nécessaire pour développer des ressources de qualité à moindre coût, que ce soit « par les foules » ou par des lexicographes experts. Notamment le développement d’outils (extension Firefox par exemple) d’assistance à la contribution sur Wiktio- nary est, il nous semble, quasiment indispensable pour réellement voir la qualité et le nombre de relations lexicales de Wiktionary atteindre un niveau comparable à celui de Wikipedia. Il serait intéressant de développer un outil d’assistance à la contribu- tion, similaire à l’extension que nous avons proposé, mais qui puisse se connecter à différents serveurs de candidats. Ainsi chacun (particulier, entreprise ou équipe de recherche) pourrait facilement proposer un serveur de candidats. Un contributeur disposerait alors des différentes propositions de candidats. Il serait possible d’évaluer a posteriori les serveurs ayant amené le plus de contributions.
En savoir plus

236 En savoir plus

Extraction non supervisée de relations sémantiques lexicales

Extraction non supervisée de relations sémantiques lexicales

liens entre paires de verbes, pour élargir l’usage de cette information à d’autres tâches. Dans une prochaine étape nous chercherons cependant à mesurer l’apport de notre ressource pour cette tâche de prédiction de relations par rapport aux approches précédentes, permettant ainsi une évaluation extrinsèque. Un deuxième groupe de travaux vise à identifier les relations discursives (implicites ou non) en se focalisant sur l’util- isation des relations lexicales fines comme un autre indice pendant la phase d’apprentissage. La plupart des travaux se concentrent principalement sur les relations lexicales entre deux verbes. Chklovski & Pantel (2004) par exemple, se sont appuyés sur des patrons spécifiques construits manuellement pour chaque relation sémantique parmi (similarity, strength, antonymy, enablement et temporal happens-before). Ensuite, le Web a servi de corpus afin d’estimer la PMI entre deux verbes et un patron (un calcul précis de ne peut pas être réalisable puisque la probabilité d’un verbe ou un patron sur tout le web ne peut être connue précisément). Un seuil (estimé manuellement) sur les valeurs de PMI a ainsi permis de déterminer les paires de verbes considérées comme liées par la relation indiquée par le patron. Dans le même esprit, Kozareva (2012) s’est basée sur une approche faiblement supervisée pour réaliser l’extraction de paires de verbes poten- tiellement impliqués dans une relation cause-effet. La méthode consiste à utiliser des patrons appliqués sur le Web pour extraire des paires et générer de nouvelles graines. Des travaux similaires ont été réalisés par Do et al. (2011), prenant cependant en compte non seulement les verbes mais aussi les noms dénotant un événement. Ils se sont concentrés sur les relations causales, utilisant les marqueurs discursifs comme indice. Selon leurs travaux, un événement est un prédicat avec un certains nombre d’arguments et donc l’association d’événements est la somme d’associations entre prédicats, entre prédicats et arguments et entre arguments. Toutes leurs mesures sont basées sur la PMI corrigée pour certains cas (paires trop fréquentes, distance textuelle entre les prédicats d’une paire, fréquence des prédicats). À l’aide du Gigaword comme corpus et d’une réimplémentation de (Lin et al., 2014), ils ont alors extrait les relations discursives. Un système de programmation logique inductive est finalement utilisé, exploitant les interactions entre paires causales et relations discursives afin d’extraire les liens causaux. Ces travaux se concentrent donc sur des relations particulières, à l’exception de Chklovski & Pantel (2004), qui ne présentent pas d’évaluation systématique de leurs résultats.
En savoir plus

13 En savoir plus

Appropriation des fonctions discursives et sémantiques de quelques expressions lexicales de la temporalité

Appropriation des fonctions discursives et sémantiques de quelques expressions lexicales de la temporalité

danach. On observe que les apprenants germanophones du français cherchent à exprimer ex- plicitement l’anaphore temporelle (après le, dix jours après de cet jour) tel que cela se fait en allemand. Il s’agit là d’une nette influence de la L1, et d’ailleurs encore plus nette dans les sta- des avancés que dans les stades initiaux. Néanmoins nous ne pensons pas que la L1 est plus influente dans les stades avancés que dans les stades initiaux mais que l’élargissement du ré- pertoire linguistique de l’apprenant permet à ce dernier d’exprimer plus finement l’anaphore temporelle. Paradoxalement, plus les connaissances en L2 augmentent, plus l’influence de la L1 est nette. Enfin, la recherche d’une expression lexicale fonctionnelle n’est pas l’unique moti- vation des apprenants puisque le développement des expressions lexicales se poursuit au-delà de cet objectif avec la recherche d’une expression « native ». En effet, on remarque chez un apprenant avancé qu’il exprime la succession au moyen de et puis qui est un adverbe temporel fréquemment utilisé chez les natifs à l’oral et dans les récits des enfants en situation d’apprentissage de L1. Longtemps toutefois les apprenants de français L2 préfèrent l’emploi de après. Une explication possible ici nous renvoie au contexte institutionnel et à l’exposition des apprenants. Et puis est un connecteur fréquemment employé à l’oral et il n’est pas étonnant que ce soit ce connecteur que les enfants préfèrent employer en situation de narration. En re- vanche à l’école aujourd’hui, pour des raisons en partie idéologiques, la langue parlée n’est pas une référence dans l’enseignement de langue étrangère et encore moins un objet d’enseignement, surtout dans les stades initiaux et l’on comprend aisément que cet emploi surgisse tardivement, lorsque l’apprenant est exposé à une variété linguistique plus impor- tante. À ce stade de l’apprentissage, soit après la recherche d’une expression lexicale fonction- nelle, l’apparition de et puis peut par conséquent être considérée comme un signe d’appropriation de la norme sociolinguistique.
En savoir plus

17 En savoir plus

Acquisition automatique de traductions d'unités lexicales complexes à partir du Web

Acquisition automatique de traductions d'unités lexicales complexes à partir du Web

1.3 Domaines d’application 1.3.1 Lexicographie et terminologie Les dictionnaires bilingues traditionnels contiennent peu d’informations sur les phénomènes d’unités lexicales complexes, se contentant le plus souvent d’indications ponctuelles, bien que la lexicographie moderne vise à modifier cette tendance (Véronis, 2000a). En effet, le recensement de ces unités lexicales est fondamental pour un apprenant qui ne maîtrise pas une langue étrangère, puisque les cooccurrences préférentielles varient entre les langues. Par exemple, la pluie est forte en français, mais lourde (heavy rain) en anglais (Mel’cuk, 1997). De plus, de nombreux termes complexes, très techniques et/ou très récents n’ont pas fait l’objet d’un recensement systématique, dans le domaine de la terminologie (ibid.). En ce qui concerne la construction des ressources dictionnairiques bilingues, Véronis (2000a) montre que la lexicographie a de plus en plus recours à des corpus électroniques. L’utilité de ces derniers a été mentionnée depuis un certain temps par Hartmann (1980) et Atkins (1990) (Véronis, 2000a). La première utilisation de corpus électroniques en lexicographie remonte à la fin des années 1950, avec le projet du Trésor de la Langue Française (Imbs, 1971). Leur utilisation par des maisons d’édition est plus récente, avec le projet COBUILD (Sinclair, 1987a). D’autres projets telle que la compilation du Oxford-Hachette French Dictionary s’est appuyée sur des corpus comparables en anglais et en français de plus de 10 millions de mots chacun (Grundy, 1996). Le projet interuniversitaire du Dictionnaire Canadien Bilingue fait appel à un corpus de textes comparables complété par un corpus parallèle aligné de près de 50 millions de mots, le Hansard (Roberts et Montgomery, 1996). La conception du DEC (Dictionary of English Collocations) (Kjellmer, 1994) est basée sur une analyse de fréquence des mots. Les données lexicales extraites du Web pourraient être utiles pour la construction de telles ressources dictionnairiques.
En savoir plus

276 En savoir plus

ORIGINES DES INTERFÉRENCES INTERLINGUALES LEXICALES DANS LES PRODUCTIONS ÉCRITES DES APPRENANTS DE FLE

ORIGINES DES INTERFÉRENCES INTERLINGUALES LEXICALES DANS LES PRODUCTIONS ÉCRITES DES APPRENANTS DE FLE

31 1.2. Interférences lexicales : quelles particularités ? Les interférences interlinguales définies ci-dessus se manifestent dans les divers domaines de la langue, d’où ses divers types. Nous distinguons les interférences phonétiques, grammaticales, lexicales…, voire des interférences culturelles citées par Galisson et Coste (1976). Si les interférences phonétiques se rapportent à la transposition des phonèmes de la L. source vers la L. cible et que les interférences grammaticales concernent celle des règles, les interférences lexicales consistent en des unités lexicales de la L. source introduites –à tort- dans une production en L. cible (la langue étrangère apprise). Sur cette définition, de nombreux auteurs se montrent unanimes. Ainsi, Medane affirme que ce «transfert interlingual se fait lorsqu’un terme donné appartenant à la langue source fait intrusion dans la langue cible » (2015). Dans le même sens, Galisson et Coste (1976) conçoivent les interférences comme un emploi de mots impropres dû au contact des langues. Ils associent le concept « interférence lexicale » à celui de « faux amis » qui désigne les mots qui existent dans deux langues différentes sans pour autant avoir la même signification ; d’où les emplois erronés.
En savoir plus

17 En savoir plus

Le jeu de société, un outil privilégié pour construire des compétences lexicales à l'oral.

Le jeu de société, un outil privilégié pour construire des compétences lexicales à l'oral.

24 parler pour jouer…le langage en jeu ». L’objectif est d’utiliser le jeu de société pour aider les élèves, dès leur plus jeune âge, à mieux s’exprimer oralement. Pour pouvoir atteindre cet objectif, les séances de jeux ont été préparées en amont. Les jeux n’ont pas été choisis au hasard. Pour être sélectionné, le jeu devait répondre à plusieurs critères. Tout d’abord, il devait être adapté à l’âge des élèves et à leur capacité de compréhension. Deuxièmement, le jeu devait répondre au besoin pédagogique défini précédemment, qui est d’amener les élèves à produire un discours structuré tout en utilisant un vocabulaire plus riche. Les jeux sélectionnés devaient donc être propices à des verbalisations suffisamment longues et complexes, de façon à ne pas se contenter de mots isolés ou de phrases minimales. Ces critères ont ainsi permis d’éliminer certains jeux, qui n’auraient pas permis d’atteindre l’objectif linguistique fixé. Par exemple, le jeu de dames et le jeu d’échecs n’ont pas été retenus car ils nécessitent un niveau d’attention soutenu, ce qui laisse peu de place à des verbalisations au cours du jeu. D’autres jeux, comme le loto, le « Qui-est-ce ? » ou encore le jeu de sept familles, n’ont pas été choisis car ils ne permettent pas de produire des énoncés suffisamment complexes et diversifiés. Dans ces jeux, les structures de phrases sont répétitives et les questions induites par le jeu sont fermées, ce qui signifie que les réponses seront de type « oui, non ». « Est-ce qu’il a une casquette ? » « Oui/Non ». Il sera donc difficile pour l’adulte de proposer des constructions syntaxiques et lexicales variées en travaillant à partir de ces supports. Après avoir sélectionné des jeux de société pertinents dans le cadre d’un entraînement au langage, il a fallu préparer les séances de jeux et donc former les adultes qui les animeront. Pour cela, des formations ont été dispensées aux différents acteurs impliqués dans le projet. Ces formations avaient pour but de les sensibiliser au rôle des interactions adulte-enfant dans l’apprentissage du langage, de façon à ce que les adultes soient en mesure de proposer un étayage linguistique le plus pertinent possible, lors des séances de jeux.
En savoir plus

86 En savoir plus

Représentations sous-jacentes, représentations lexicales et alternances vocaliques en anglais

Représentations sous-jacentes, représentations lexicales et alternances vocaliques en anglais

Nous supposons ici que les règles morphologiques (règles de formation de mot) et les règles phonologiques lexicales de niveau I et niveau II ne sont pas génératives [r]

12 En savoir plus

Rôle des circuits cortico-striataux dans la planification et l'exécution de règles lexicales

Rôle des circuits cortico-striataux dans la planification et l'exécution de règles lexicales

Those results indicated that the prefrontal networks seem to be coupled with executive processes needed to perform each condition whereas the employment of different language rules (se[r]

206 En savoir plus

N°8, 1993 (nouvelle série) : Pour une didactique des activités lexicales à l'école

N°8, 1993 (nouvelle série) : Pour une didactique des activités lexicales à l'école

On peut ajouter enfin, pour que le portrait soit plus complet, des détails sur le cadre dans lequel vit le personnage. "[r]

224 En savoir plus

Vers un environnement de production et de validation de ressources lexicales sémantiques

Vers un environnement de production et de validation de ressources lexicales sémantiques

– les relations mettant en jeu un coordonnant sont redistribuées sur les éléments coordonnés ; – les modifieurs prépositionnels (MOD-N ou CPL-V) donnent un triplet précisant la préposition ; – les prépositions sont postfixées par = quand elles introduisent un groupe nominal sans article ; – des triplets supplémentaires sont ajoutés pour certains cas d’ambiguïtés d’attachement pré- positionnels. Ainsi, dans une expression comme journal de bord du capitaine, la désambi- guisation propose le triplet (bord,de,capitaine) mais nous ajoutons le triplet indirect (jour- nal,de*,capitaine) avec la marque *. La motivation est que les erreurs d’attachement induites par ces triplets indirects vont se distribuer sur de nombreux gouverneurs mais que les bons attachements (sur la tête d’un terme multi-mots) vont s’accumuler. La marque permet de filtrer
En savoir plus

15 En savoir plus

Des graphes lexicaux pour donner à voir des motifs de confusion entre unités lexicales ?

Des graphes lexicaux pour donner à voir des motifs de confusion entre unités lexicales ?

17 La présente recherche est donc focalisée sur une seule classe d’erreur lexicale. Son originalité est d’utiliser les graphes lexicaux pour présenter, de façon graphique, une explication possible de l’erreur. À l’instar d’Anctil, nous cherchons à saisir le lien entre L1 (produite par l’élève par erreur) et L2 (la lexie supposée correcte) à l’intérieur du lexique. Pour cela, dans nos analyses, nous examinons la façon dont L1 et L2 sont liées dans le lexique, en incluant aussi d’autres unités lexicales des vocables polysémiques auxquels L1 et L2 appartiennent et en portant attention aux liens (liens de copolysémie, liens de fonctions lexicales) entre les différentes unités lexicales de ces vocables. Ce contexte est formellement un graphe, extrait du RL-fr.
En savoir plus

17 En savoir plus

Rôle du traitement visuel simultané dans l'acquisition des connaissances orthographiques lexicales

Rôle du traitement visuel simultané dans l'acquisition des connaissances orthographiques lexicales

du traitement visuel simultané sur l’acquisition de l’orthographe lexicale par autoapprentissage, en contrastant une condition expérimentale où le traitement visuel simultané est possibl[r]

287 En savoir plus

VoCoLex : une base de données lexicales sur les similarités phonologiques entre les mots français

VoCoLex : une base de données lexicales sur les similarités phonologiques entre les mots français

Mots-clés : reconnaissance des mots parlés, voisinage phonologique, cohorte, base lexicale. Citer ce document / Cite this document : Dufour Sophie, Peereman R., PALLIER C., Radeau Monique. VoCoLex : une base de données lexicales sur les similarités phonologiques entre les mots français. In: L'année psychologique. 2002 vol. 102, n°4. pp. 725-745.

23 En savoir plus

Impact de la lemmatisation sur la robustesse des typologies lexicales 
Rôle des seuils de sélection des mots analysés

Impact de la lemmatisation sur la robustesse des typologies lexicales Rôle des seuils de sélection des mots analysés

Dans les deux exemples que nous avons traités, nous observons d’ailleurs la même incidence de la lemmatisation / non lemmatisation sur l’analyse lexicale : l’effet sur l’ordre hiérarchi[r]

113 En savoir plus

Show all 1953 documents...