Rapport de développement durable

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L’écolabellisation : un mode d'action efficace pour le développement durable. Rapport scientifique à mi-parcours

L’écolabellisation : un mode d'action efficace pour le développement durable. Rapport scientifique à mi-parcours

A - Compte-rendu des 1ères enquêtes qualitatives Le texte vise à évoquer les questions méthodologiques en vue d’un recueil de données concernant les motivations des consommateurs pour le recours à l’achat de produits écolabellisés et le rôle de ces écolabels sur l’engagement pour le respect de l’environnement. L’hypothèse traditionnelle est que l’écolabellisation des produits contribuerait à résoudre la question du développement durable par la demande des consommateurs, certains consommateurs étant prêts à payer plus cher pour des produits écolabellisés . Il existe cependant des différences quant 1°) aux motivations propres à la question de l’importance de la qualité de l’environnement, 2°) à ce que les gens perçoivent être des questions d’environnement, 3°) à l’engagement des individus (dont la conception diffère selon les personnes) 4°) à la capacité de traiter l’information (informations personnalisées, labels ou autres 5°) aux revenus qui permettent d’acquérir des produits reconnus plus chers que les produits « traditionnels ». Il s’agit d’un texte pragmatique résumant les différentes hypothèses et évoquant les différentes étapes d’entrée sur le terrain et les problèmes afférents, les façons de recueillir des données concernant la consommation de produits labellisés et le sens que leur attribue les consommateurs. Il expose notre démarche, posant, pour l’instant plus de questions qu’il n’en résout, et reflète à la fois le souci d’expliquer et relater les différentes étapes de la recherche qualitative ( les choix que nous avons fait, le rapport d’expériences d’observation, d’entretiens d’approfondis, etc…) et de réfléchir sur la façon dont on peut procéder pour élaborer un questionnaire pour répondre aux différentes hypothèses posées.
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Production de connaissances, innovation et développement en agriculture et concrétisation du développement durable [Rapport final]

Production de connaissances, innovation et développement en agriculture et concrétisation du développement durable [Rapport final]

Development ( I CSU, 2005) . L’ af f i r mat i on de cet t e nécessi t é se t r adui t pour l es Et at s par l ’ enj eu pol i t i que d’ une cont r i but i on subst ant i ve et ef f ect i ve du dével oppement dur abl e à l eur s obj ect i f s de gouver nance (Frickel et Davidson, 2004). Cette nécessité repose aussi sur le constat de difficultés dans les politiques scientifiques et dans les agencements institutionnels nationaux et internationaux visant les systèmes de connaissance en matière de Développement Durable (Clark et al., 2001 ; Cash et al., 2003). De manière génér al e, l es gr andes l i gnes de f or ce qui mar quent l a pol i t i que de l a r echer che et de l ’ i nnovat i on au ni veau eur opéen sont bi en i dent i f i ées: cont r ai nt es d’ économi e publ i que ou pr i vée des ef f or t s de R&D, obj ect i f s de gouvernance européenne de l ’ ensei gnement supér i eur et de l a r echer che, r égi onal i sat i on des i mpl ant at i ons de pl at ef or me de R&D, ef f et s d’ i nnovat i on i ssus de l a pr opr i ét é i nt el l ect uel l e, pr obl èmes d’ or gani sat i on du marché du travail des scientifiques, et bien sûr rapport aux porteur s d’ enj eux. Dans l e cas f r ançai s, une place importante reste dévolue aux collectifs de la recherche publique et à leur management (Larédo et Must ar , 2004) , et c’ est de pl us en pl us à l ’ ar t i cul at i on des dynami ques i nst i t ut i onnel l es f r ançai ses et des orientations de changement au niveau européen que se constitue les politiques de recherche et d’ i nnovat i on.
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Discours RSE, la réalité sociale décalée "Du rapport de développement durable au rapport CHSCT : tension sur l'expertise sociale dans l'entreprise"

Discours RSE, la réalité sociale décalée "Du rapport de développement durable au rapport CHSCT : tension sur l'expertise sociale dans l'entreprise"

À l’inverse de ce que l’on peut faire dire à la théorie des parties prenantes, la RSE ne semble pas être un processus d’information partagée, mais au contraire un système d’information maîtrisée. Lire les rapports CHSCT en contrepoint des rapports de DD informe sur la faiblesse des contre-expertises dans les démarches RSE. La rivalité d’expertise conduit à la question sensible de « l’accréditation » des experts ou des intermédiaires. Dans le cas présent, l’expertise commanditée par les CHSCT suit un processus légal, donc légi- timé (en France, par la loi). Cela permet d’ouvrir une réflexion sur le terrain sociétal à propos des O.N.G., accréditées ou non à travailler avec les groupes industriels. La capacité d’acteurs extérieurs à investiguer dans l’entreprise au sein du processus de production suppose une légitimation. Dans le cas des conditions de travail, et donc à propos de la souffrance, cette légitimation pro- vient d’une définition légale de l’intervention des représentants du personnel, définition elle-même issue des confrontations sociales. Ce sont ainsi les res- ponsables des CHSCT qui accréditent les experts, dans le cas des nombreuses questions sociétales qui composent les objets de la responsabilité sociétale de l’entreprise ; ce sont les directions qui accréditent d’éventuels experts (des O.N.G. par exemple, sur le terrain de l’aide au développement, ou des agences-conseil).
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Evaluation des mesures du Grenelle de l'Environnement sur le parc de logements - Rapport pour le Conseil Général du Développement Durable, ministère de l'Ecologie

Evaluation des mesures du Grenelle de l'Environnement sur le parc de logements - Rapport pour le Conseil Général du Développement Durable, ministère de l'Ecologie

La mobilisation du potentiel sans regret et l’atténuation de l’effet rebond appellent une politique intégrée de maîtrise de la demande d’énergie (MDE), qui promeut à la fois l’efficacité et la sobriété énergétiques 26 (Laponche, 2002 ; Negawatt, 2005). Historiquement, l’effort consacré à la MDE a été largement proportionné au prix des énergies (Martin et al. , 1998 ; Leray et de La Roncière, 2002). En réponse au premier choc pétrolier, une réglementation thermique pour les constructions neuves et un crédit d’impôt pour l’achat de biens efficaces en énergie sont mis en place pour encourager l’efficacité énergétique, tandis que l’application de l’heure d’été vise la sobriété des comportements. A partir du contre-choc pétrolier de 1986, le faible prix du pétrole détourne l’action publique de son objectif d’allègement de la facture énergétique. La MDE est délaissée, comme l’illustre la réorientation du crédit d’impôt vers les mesures de réhabilitation lourdes, sans garantie d’économies d’énergie, davantage destinée à soutenir la filière du bâtiment. L’émergence de la question climatique au cours des années 2000 apporte une justification nouvelle à la MDE et amorce une relance que l’on peut supposer durable et déconnectée des aléas de court terme du prix du pétrole.
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Quel développement durable des mobilités quotidiennes au sein de l'agglomération lyonnaise ?, rapport final pour le compte du Grand Lyon

Quel développement durable des mobilités quotidiennes au sein de l'agglomération lyonnaise ?, rapport final pour le compte du Grand Lyon

L’objectif de cette communication est d’analyser l’évolution des émissions de CO2 liées à la mobilité quotidienne des résidents de l’agglomération lyonnaise à partir des deux dernières [r]

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Subsidence et développement durable des ressources en eau dans l'aquifère de Toluca, Mexique: Rapport sur la progression du projet.

Subsidence et développement durable des ressources en eau dans l'aquifère de Toluca, Mexique: Rapport sur la progression du projet.

Cette étape importante du projet est synchronisée avec le captage d’images satellite (InSAR) pour ensuite faire un couplage triple avec le modèle numérique qui est développé pour simul[r]

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Rapport sur la prise en compte du développement durable dans le fonctionnement interne de l'INRA pour la période 2013-2018

Rapport sur la prise en compte du développement durable dans le fonctionnement interne de l'INRA pour la période 2013-2018

20 supports de communication interne du centre (intranet, journal et newsletter de centre, en particulier). Cette dynamique reste à généraliser et à renforcer sur l’ensemble des centres. Le positionnement des rubriques développement durable est très variable d’un site intranet de centre à l’autre. La mise à jour régulière (au moins trimestrielle) concerne au moins cinq centres (ARA, NAB, PACA, PL et PSI). Les autres ne sont pas mis à jour depuis un temps variable, allant de 2009 à 2017. Dans les intranets mis à jour régulièrement, la partie « actualités » propose de nombreuses informations qui pourraient être regroupées sous forme de guides pratiques pour les agents. Concernant les journaux des centres, ARA, BN, IDFJ, IDFVG, PL et VL y publient régulièrement des articles sur le DD, et IDFJ teste depuis peu la pérennité d’une rubrique développement durable dans le journal du centre. Une communication indépendante, via une lettre d’information dédiée, existe dans AG. PSI communique via un affichage écran dans le hall du site principal et le site internet du centre et du national. D’autre part, moins de la moitié des centres propose ou organise des conférences et des animations thématiques sur la journée ou sur les semaines européennes, du développement durable ou de la réduction des déchets, notamment, alors que celles-ci sont souvent bien relayées dans les médias et pourraient favoriser la mobilisation des agents. Des logos pour la fonction développement durable ont été créés dans trois centres au moins, ARA, PL et PACA, de façon à augmenter la visibilité des actions développement durable en interne. Enfin, l’information sur la politique de développement durable est intégrée dans la procédure d’accueil des nouveaux arrivants de OT et PACA (et IDFVG jusque 2015).
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Le jeu dans l’éducation au développement durable

Le jeu dans l’éducation au développement durable

1.1.1.2. Historique L’émergence de ce concept date de la fin des années 60. Les catastrophes écologiques se multiplient (marées noires du Torrey Canyon en 1967, de l’Amoco-Cadiz en 1978) et entrainent une prise de conscience internationale concernant la dégradation des écosystèmes. La croissance économique se fait aux dépens de l’épuisement des ressources naturelles. Apparait alors dans un premier temps la notion d’éco-développement, en 1972, lors de la conférence des Nations Unies sur l’environnement de Stockholm. L’éco-développement met en avant la nécessité de prendre en compte les contraintes environnementales dans le développement économique. De nouvelles catastrophes écologiques surviennent, telles que l’explosion de Tchernobyl en 1986, le nuage toxique de Bhopal en 1984, ou encore la déforestation de l’Amazonie brésilienne. Le rapport Brundtland « Our commun future » est rédigé en 1987, présentant la protection de l’environnement comme une priorité internationale et avançant pour la première fois le terme de DD.
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Dans les rhizomes du " développement durable "

Dans les rhizomes du " développement durable "

Les ONG qui savent utiliser leurs ressources ne sont donc pas assignées à une position d’extériorité par rapport aux circuits internationaux. Elles-mêmes tendent à se considérer comme des interlocuteurs légitimes et elles peuvent être accueillies comme des contributeurs à part entière de certains débats, voire comme des « partenaires ». Un ensemble d’organisations a pu ainsi participer au processus de préparation de la conférence de Rio de Janeiro. La position de ces ONG peut d’ailleurs paraître ambivalente. Elles jouent à la fois dans un registre contestataire pour pousser leurs préoccupations et revendications, notamment lorsque ces dernières sortent des cadres de référence dominants, mais elles doivent également ménager des possibilités de coopération avec les acteurs étatiques ou institutionnels si elles veulent parvenir à des engagements tangibles. Dans leurs relations avec des représentants gouvernementaux, elles peuvent pour cela s’appuyer sur des capacités et des ressources informationnelles, comme le rappellent Marc Pallemaerts et Marlène Moreau : « Les ONG disposent en effet d’une fonction d’expertise et d’analyse qui permet notamment de proposer des idées nouvelles et originales aux différents gouvernements dans des matières qui sont quelquefois très complexes, et pour lesquelles les représentants officiels des gouvernements en question n’ont souvent pas les connaissances spécialisées requises. Ces différentes analyses et expertises seront en effet basées sur l’expérience, la spécialisation et la connaissance dont ces ONG disposent dans le domaine particulier en cause » 74 .
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Les politiques du développement durable en Suisse

Les politiques du développement durable en Suisse

rapport aux objectifs du développement durable en Suisse: pertinence pour le pays, couverture de toutes les régions / classes d’âge / sexes, importance écologique; 75 indicateurs ont ici été retenus. Des 76 indicateurs réalisables et 75 pertinents, il est ressorti que 59 possédaient les deux caractéristiques à la fois. Ceux-ci ont alors été analysés en fonction de leur importance dans le contexte suisse, de la richesse de leur apport informatif, ou encore de leur urgence éventuelle. Enfin les indicateurs semblables ou faisant double emploi ont été écartés. Au final, il est resté 33 indicateurs jugés satisfaisants: 9 indicateurs sociaux, 5 indicateurs économiques et 19 indicateurs environnementaux. Cette répartition semble favoriser exagérément le volet environnemental, mais en réalité elle ne fait que refléter les proportions de la liste d’origine du CDD. Par ailleurs, le classement d’un indicateur peut être variable: par exemple, la consommation de carburant pour les transports est classée ici comme un indicateur social, alors qu’il pourrait tout aussi bien figurer au chapitre économique ou environnemental. Il est à relever que “plusieurs domaines importants du développement durable, pour lesquels la liste de la CDD propose des indicateurs, ne sont pas représentés dans le choix final de 33 indicateurs. Il s’agit des domaines de la santé, des forêts, des substances chimiques et des organismes dangereux pour l’environnement”, pour lesquels des indicateurs devront être spécialement développés, ceux déjà existants ayant eu par exemple le défaut de donner lieu à des interprétations équivoques ou de ne donner que des informations lacunaires (OFS/OFEFP 1999, pp. 11-13; 95-99).
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Matériaux polymères et développement durable

Matériaux polymères et développement durable

Sophie Commereuc, Sophie Duquesne, Laurence Lecamp, Ludwik Leibler, Éric Pollet, Corinne Soulié-Ziakovic, François Tournilhac, Carlos Vaca-Garcia et Vincent Verney Résumé La seconde moitié du XX e siècle, appelée parfois « âge des plastiques », a connu un essor exponentiel des matériaux polymères dans tous les secteurs de l’activité industrielle. Si la production de polymères continue de croître aujourd’hui, tous les pays développés sont face à de nouveaux challenges en rapport avec la raréfaction des énergies fossiles et les problématiques du développement durable. De nombreux travaux de recherche conduits dans des écoles membres de la Fédération Gay-Lussac cherchent à apporter une contribution à ce domaine en explorant de nouveaux aspects de la science des polymères. Sont concernés : des réactions de polymérisation non conventionnelles, de nouveaux types de réseaux tridimensionnels, la valorisation de polymères naturels, les biocomposites et nano-biocomposites, la durabilité des pièces en polymère.
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Les enjeux du développement durable

Les enjeux du développement durable

La popularité de la définition proposée dans le rapport Brundtland peut s'expliquer par son imprécision et son caractère général. Elle permet en effet de masquer nombre de conflits potentiels 2 . D'une part, face à la multiplication tant des pollutions globales (effet de serre anthropogénique, déplétion de la couche d'ozone, etc.) que des micro pollutions l'objectif d'équité intergénérationnelle exige pour le moins de maintenir l'intégrité de la biosphère et de ses mécanismes régulateurs. Il s'agit donc d'introduire une responsabilité éthique vis à vis de nos descendants en faisant implicitement référence à des stratégies de préservation du patrimoine naturel et des écosystèmes. D'autre part, la définition fait référence à un objectif d'équité intragénérationnelle. Cet objectif implique à la fois une responsabilité éthique des pays développés vis à vis des pays moins développés mais également au sein des pays développés des liens de solidarité accrus entre les personnes socialement intégrées et les personnes exclues des systèmes économiques et sociaux. En somme, comme la définition du développement durable vise à nommer deux défis plutôt qu'à ordonner les actions à entreprendre, elle génère autour d'elle un consensus. Néanmoins, ce consensus vole en éclats dès qu'il s'agit de dématérialiser et “ décarboniser ” les procédés de consommation et de production, ou encore de modifier la répartition des richesses entre les différents pays et au sein de chaque pays.
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Les entreprises françaises et le développement durable

Les entreprises françaises et le développement durable

de la responsabilité de l’entreprise s’opposent : pour les économistes néo-libéraux, comme Milton Friedman (Friedman, 1970), la notion de RSE est subversive ; la seule responsabilité de l’entreprise est de faire des profits, conduisant à la maximisation du bien-être collectif. A cette responsabilité réduite aux acquêts s’oppose une conception élargie qui met en avant la responsabilité non seulement économique ou juridique mais également morale de l’entreprise par rapport aux conséquences de ses actions (Carroll, 1991). Toutefois, cette approche est vague et peu opérationnelle pour les managers : vis-à-vis de qui et de quoi s’exerce cette responsabilité ? La notion va gagner en précision avec la formalisation progressive de la notion de stakeholder (les « parties prenantes ») qui va permettre, selon la formule de Carroll, de mettre des ‘noms et des visages’ en face de l’idée de responsabilité. « La notion de stakeholder est un jeu de mots par rapport à la notion de stockholder (les actionnaires) et désigne les individus ou les groupes d’individus qui ont un enjeu, une requête ou un intérêt dans les activités et les décisions de l’entreprise » (Carroll, 1991). Parmi ces stakeholders, on trouve non seulement les parties prenantes classiques de l’entreprise (actionnaires, clients, salariés), mais plus largement les associations, les ONG, les riverains, les élus locaux, les institutions internationales, etc.) avec qui l’entreprise a besoin ou est amenée à dialoguer, de coopérer ou de développer de nouvelles relations commerciales. Ces notions vont faire l’objet de débats et d’approfondissements théoriques de la part des chercheurs en gestion qui vont notamment s’interroger sur la définition et la qualification des stakeholders (Freeman, 1984, Clarkson, 1995), sur leur légitimité et leur capacité d’influence (Mitchell et al., 1997), et sur la façon d’analyser et de mesurer la performance sociale de l’entreprise (Wood, 1991). Cette approche anglo-saxonne est pragmatique
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Que fait la participation pour le développement durable

Que fait la participation pour le développement durable

Protéger la biodiversité est un objectif qui fait facilement consensus, mais ses implications concrètes suscitent une multitude de controverses et de conflits. Vaut-il mieux s'appuyer sur les savoirs (souvent) partiels que nous avons à propos de la disparition des espèces menacées, sur les normes existantes en matière de conservation, sur les quelques techniques adaptées dont nous disposons en matière d'agriculture ou de forêt, tous éléments partiels et fortement imprégnés des contextes socioculturels, pour imposer un système fait de contraintes et de prescriptions ? La volonté de protéger, de développer une politique de conservation, conduit souvent à rigidifier ou durcir les connaissances et les normes pour mieux légitimer et valider le projet. On entre alors dans des contextes de négociation stratégique où les partenaires raidissent aussi leurs savoirs et leurs identités. Peut-être vaut-il mieux poser une ambition générale de conservation des écosystèmes et inciter à des explorations locales, à des coalitions et des actions collectives qui mobilisent scientifiques, acteurs politiques et usagers divers (riverains, chasseurs, pêcheurs,) pour inventer - dans un collectif en construction - de nouveaux rapports à la nature ? Tous ces acteurs disposent de connaissances partielles et de raisons d’agir qui peuvent se reconfigurer les unes par rapport aux autres. Dans cette deuxième hypothèse, il s'agit alors de mettre en place un
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Politique de l’environnement et du développement durable

Politique de l’environnement et du développement durable

L’établissement des lignes directrices (articles 8 à 16 du décret) Le Gouvernement élabore un plan d’environnement pour le développement durable qui détermine les lignes directrices à suivre à moyen et à long terme, lors de la prise de décision des acteurs concernés (administration régionale, entreprises,…). Ce plan est établi sur la base du rapport annuel susmentionné ainsi que sur les notes établies par le Conseil wallon de l’environnement pour le développement durable (CWEDD) et les programmes d’actions arrêtés au niveau international (Nations Unies et Conseil de l’Union européenne). Il contient notamment les objectifs à atteindre et les moyens d’action à développer. Les objectifs à long terme sont ceux qu’il faut atteindre au terme d’une génération c’est-à-dire 20/25 ans, toute prévision ultérieure demeurant aléatoire. Les objectifs à moyen terme sont, par exemple, ceux prévus par des engagements existants (directives européennes notamment 91/271/CEE 3 ). La ligne de politique générale qui est suivie est celle de « l’équilibre dynamique » à savoir « la mise en place d’un équilibre durable entre les besoins et les enjeux, entre l’homme et la nature, entre le progrès économique et social et le progrès environnemental, et enfin entre la Région et le reste du monde » 4 .
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Que recouvre le concept de développement durable ?

Que recouvre le concept de développement durable ?

RÉSUMÉ L'expression développement durable et l'adjectif durable ont investi les discours et les écrits sans que le sens en ait été clairement défini, ce qui en fait souvent un concept assez vide. Notre objectif est de définir ce concept aussi clairement que possible. Nous faisons tout d’abord une analyse historique des concepts de développement et de développement durable, qui montre notamment que les préoccupations qui y sont liées aujourd’hui sont loin d’être nées avec le rapport Bruntland. Nous analysons ensuite ses principales dimensions et leurs relations dans la littérature de ces trente dernières années. Les dimensions comme leurs relations sont très diverses, et surtout généralement très peu définies. Pour tenter de dépasser cette imprécision, nous cherchons à définir précisément ses dimensions. Cela nous permet de proposer une définition du concept à travers 6 dimensions hiérarchisées, susceptible d'éviter les pervertissements : économie élargie, justice sociale, environnement, besoins et droits, démocratie, et long terme.
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La dimension institutionnelle du développement durable

La dimension institutionnelle du développement durable

LES ACCORDS MULTILATÉRAUX RELATIFS À L’ENVIRONNEMENT DE L’ÈRE DE RIO La Conférence de Rio aura permis non seulement l’adoption d’une déclaration politique, d’un guide ambitieux pour le 21ème siècle et des principes directeurs sur les forêts mais également la signature des premiè- res conventions internationales consacrant, en termes juridiques contrai- gnants, le concept de développement durable dans la réalité du corpus juridique international. La Conférence de Rio aura permis l’adoption d’une nouvelle génération d’accords multilatéraux en matière d’environ- nement connus aujourd’hui sous l’appellation de « Conventions de Rio ». Les Conventions de Rio sont essentiellement des instruments juridiques cristallisant le développement durable sous la forme de traités dont les objectifs premiers sont liés à la protection environnementale. Par rapport aux instruments juridiques qui ont précédé, les Conventions de Rio sont d’un nouveau type en ce qu’elles définissent implicitement des méthodes respectant les grands principes du développement durable dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs. Les Conventions de Rio soulignent entre autre l’importance du développement social et économique comme condi- tions sous-jacentes à l’intégrité écosystémique. Le Premier Sommet de la Terre a permis l’ouverture à la signature de la Convention-cadre sur les changements climatiques et de la Convention sur la diversité biologique et a ouvert la voie à l’adoption, en juin 1994, de la Convention sur la lutte contre la désertification. Sans l’échéance de la Conférence de Rio, il est fort probable que les négociations en vue de l’adoption d’une Convention- cadre sur les changements climatiques, ainsi que celles portant sur la Convention sur la diversité biologique, finalisées en un temps record et ouvertes à la signature à Rio, auraient traîné en longueur et perdu leur élan initial. A Rio, et pour la première fois dans l’histoire du droit internatio- nal de l’environnement, un nombre impressionnant de chefs d’Etat ou de 64
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L'Université : un territoire de développement durable ?

L'Université : un territoire de développement durable ?

1. Le développement durable et le territoire En 1987, le rapport de la commission Brundtland de l’ONU, intitulé « Notre avenir à tous » définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » [1]. Positionné comme un défi mondial, le développement durable a aujourd’hui imprégné l’ensemble de la société dans ses sphères politiques, industrielles, commerciales et scientifiques [2]. Et ainsi, le développement durable concerne l’ergonomie dans ses divers orientations et domaines d’action tant sur les aspects de travail, de formation, de conception ou de vie quotidienne, qui sont étudiés dans la formation du master d’ergonomie de Paris 8. Le territoire est considéré comme l’échelle de mise en œuvre des politiques environnementales [3]. Les objectifs définis au niveau national ou supranational doivent s’inscrire dans, et répondre à, ce qui apparaît comme des spécificités locales. En d’autres termes, il s’agit d’entretenir une dialectique globale/locale, nécessaire compte tenu du constat de la disparité des enjeux territoriaux, en termes notamment de développement économique et social. C’est un enjeu de mise en œuvre d’actions concrètes [4].
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Aménagement et politiques de développement durable

Aménagement et politiques de développement durable

Les tenants d'une durabilité faible considèrent que capital naturel et capital construit (c'est- à-dire fabriqué et accumulé par les activités humaines, regroupant les capitaux financiers, physiques, humains et sociaux) peuvent être substitués l'un à l'autre de manière quasi parfaite. Ce qui permet de remplacer du capital naturel par du capital construit. Cela revient à n'accorder aux biens naturels que la valeur des services qu'ils rendent et non une valeur d'existence [Solow R. M., 1993]. Ici, le progrès technologique est censé générer en permanence des solutions aux défis environnementaux. En effet, si certaines ressources naturelles sont irremplaçables, la plupart d'entre elles n'ont de valeur que temporaire (énergie fossile par exemple). Elles sont remplaçables par d'autres ressources qui produiront, à l'avenir, le même service. Dès lors, la destruction d'écosystèmes fragiles, l'étalement urbain, la surexploitation de ressources non renouvelables, sont acceptables dès l'instant où des procédés et des produits de remplacement existent. Le rapport entre générations s'exprime donc ici comme dans une sorte de marché. Chaque génération a le droit de se favoriser un peu par rapport à la suivante et chaque génération peut faire un certain taux d'escompte par rapport à toutes les générations futures. Néanmoins, pour assurer une certaine conservation des ressources naturelles, le taux d'escompte ne devrait pas être trop grand. La question est de savoir jusqu'à quel point. Or, il n'existe pas de mécanisme permettant d'allouer efficacement des ressources dont on appréhende mal la valeur [Faucheux S., Nicolaï I., 1998].
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Indicateurs d'environnement et de développement durable

Indicateurs d'environnement et de développement durable

l'IDH IEIDH (R 2 = 0,07) et avec l'indice de développement humain IDH (R 2 =0,01). La comparaison du PIB par habitant, de l'indicateur de développement humain IDH et de l'indicateur de développement durable IDD4 montre que ces trois indicateurs évaluent l'objet du développement de manière très divergente : cf. figure 3. L'IDH introduit de la variabilité par rapport au PIB qui en est l'une de ses composantes, mais un PIB élevé entraîne un IDH élevé. L'IDD4 introduit encore plus de variabilité, mais les pays à PIB élevé qui ont une empreinte écologique très nettement supérieure à la biocapacité moyenne mondiale se retrouvent assez mal classés : ces sociétés ne sont pas durables. Les États-Unis et le Luxembourg occupent ainsi les 2 dernières places parmi 131 pays pour cet indicateur IDD4, car ils ont l'empreinte écologique parmi les 3 plus élevées. À l'inverse, la Tanzanie qui a une faible empreinte écologique (103 e place) a un IDD4 assez élevé, se situant à la 44 e place. De même, la comparaison de la France et de la Tunisie montre bien l'impact sur l'indicateur de développement durable IDD4 de l'empreinte écologique et de l'indicateur de long terme : les mauvaises valeurs pour la France de ces derniers indicateurs lui donne un indicateur de développement durable inférieur à celui de la Tunisie, malgré de bons indicateurs en terme de PIB, d'égalité et de développement humain (cf. Tableau 1).
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