Résistance au traitement

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La kinase IKKε - De l’oncogenèse à la résistance au traitement du cancer du sein

La kinase IKKε - De l’oncogenèse à la résistance au traitement du cancer du sein

Figure 2. Rôle d’IKKe dans le développement du cancer du sein. Le récepteur de l’œstrogène α (ER α ) et la déubiquitinase CYLD sont des substrats d’IKK ε dans les carcinomes mammaires. Dans les cellules ER α + , la phosphorylation d’ER α active sa capacité transactivatrice, notamment dans la régulation du gène CCND1, mais est également en cause dans l’instauration d’une résistance au traitement par le tamoxifène. D’autre part, IKK ε phosphoryle CYLD, qui agit classiquement comme suppresseur de tumeur, pour la rendre inactive. Les conséquences directes de l’inactivation de CYLD sont peu caractérisées mais favorisent néanmoins l’activation de NF- κ B. Ces voies contribuent à accroître la capacité d’IKK ε à susciter la prolifération et la survie des cellules mammaires. Les gènes CCND1, Bcl-2 et MMP-9 sont dépendants de l’activation d’IKK ε . D’autres substrats d’IKK ε qui restent à découvrir participent certainement à ces régulations.
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Origines de la résistance au traitement par imatinib mésylate : un exemple riche d’enseignements

Origines de la résistance au traitement par imatinib mésylate : un exemple riche d’enseignements

rétrospective, S. Brandford et al. ont montré que 92 % des patients traités par IM, ayant une ou plusieurs mutations dans cette région, décèdent dans les six mois qui suivent leur détection, alors que si les mutations sont situées dans une autre région du site actif de c-abl, la proportion de décès est de 21 % [24] . L’analyse structurale de la boucle P m o n t r e q u’ u n e m u t a t i o n a f f e c t a n t l’acide aminé 253 ou 255 modifie la conformation tridimensionnelle, pertur- bant l’interaction de l’IM avec le site catalytique de c-abl [28] . De plus, la substitution d’une tyrosine par une phé- nylalanine en position 253 confère à la TK une activité oncogénique accrue, puisque les cellules bcr-abl portant cette mutation sont capables de pro- duire une quantité plus importante de phosphotyrosines in vitro [29] . Il est donc tout à fait possible que ce type de mutation détermine non seulement une résistance importante à l’IM, mais contribue également à l’accélération de la maladie.
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Influence du stroma et des cellules souches mésenchymateuses sur la dissémination et la résistance au traitement des carcinomes ovariens épithéliaux

Influence du stroma et des cellules souches mésenchymateuses sur la dissémination et la résistance au traitement des carcinomes ovariens épithéliaux

Introduction :  L’incidence des tumeurs épithéliales malignes de l’ovaire est en France de 7,3 à 10,9 pour 100 000 femmes et elles sont responsables de plus de 3000 décès par an, soit 5,8% des décès par cancer [1-3]. La survie globale est également faible, d’environ 39% à cinq ans et 20% à 10 ans. Le mauvais pronostic des tumeurs épithéliales malignes de l’ovaire est lié à leur découverte tardive. Le traitement de choix repose sur la chirurgie de cytoréduction complète mais 75% de ces cancers est diagnostiqué au stade III ou IV, empêchant la plupart du temps de réaliser une exérèse chirurgicale complète première (1, 2). Dans ces cas-là, le traitement de ces formes inopérables d’emblée de cancer de l’ovaire repose sur la chimiothérapie néoadjuvante, avec un taux de réponse initial entre 65 et 80% après la première ligne de traitement. Malgré cette réponse initiale, de nombreuses récidives sont observées en raison du développement d’une chimiorésistance dans de nombreux cas. Il existe une fraction de cellules tumorales ovariennes qui vont survivre malgré les traitements et vont constituer la maladie résiduelle. C’est cette maladie résiduelle qui va ensuite être à l’origine des récidives qui grèvent le pronostic des patientes atteintes de cancer de l’ovaire.
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Transformation des adénocarcinomes en cancer bronchique à petites cellules : un mode de résistance au traitement

Transformation des adénocarcinomes en cancer bronchique à petites cellules : un mode de résistance au traitement

Objectifs: Une mutation du gène de l’Epidermal Growth Factor (EGFR) est retrouvée dans 12% des adénocarcinomes pulmonaires. Elle confère une sensibilité aux inhibiteurs de tyrosine kinase. Parmi les mécanismes de résistance connus, une transformation en cancer bronchique à petites cellules (CPC) est décrite dans 3 à 4% des cas. L’objectif de l’étude TransCPC est de comparer les caractéristiques et données de survie de patients atteints d’un CBNPC transformé en CPC selon qu’il soit initialement muté ou non pour l’EGFR.

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Le microenvironnement tumoral et la résistance thérapeutique

Le microenvironnement tumoral et la résistance thérapeutique

rôle important. L’effet final est en général la production d’une réac- tion inflammatoire de type T helper (Th2), que l’on observe dans les maladies parasitaires et qui se caractérise par une élévation de la production d’IL-4, d’IL-10 et d’IL-13, une diminution de la production d’IL-12 et des changement métaboliques comme une augmentation d’arginase. Cette réaction inflammatoire favorise le développement tumoral et conduit à une tolérance immunitaire. Les facteurs produits par les cellules tumorales qui influencent les cellules stromales sont multiples, mais certains méritent d’être plus particulièrement men- tionnés. Notre laboratoire a démontré que la protéine Gal-3BP, liée à la galectine-3 (Gal-3) et produite par les cellules de neuroblastome dans le milieu extracellulaire, joue un rôle important. Gal-3BP interagit avec la Gal-3 qui est présente dans les cellules mésenchymateuses et le complexe active la voie de signalisation Ras/MEK (MAP kinase kinase)/ ERK (extracellular signal regulated kinase) responsable de l’activation du promoteur de l’IL-6 [26] . Les prostaglandines, comme PGE2, jouent également un rôle. À l’état basal, PGE2 est produite en faible concen- tration par les cellules de neuroblastome mais, en présence d’IL-6 qui active COX2 (cyclooxygenase 2), la production de PGE2 est fortement augmentée. À son tour, PGE2 stimule l’expression de l’IL-6 dans les cellules mésenchymateuses, créant donc une réaction d’amplification dans le microenvironnement tumoral [13] . VEGF (vascular endothelial growth factor) joue également un rôle en stimulant la production du SDF-1 par les cellules stromales [16] , ce qui induit une résistance au traitement dans les cellules cancéreuses exprimant le récepteur CXCR4. Tout récemment, l’attention s’est portée sur les
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Le rituximab dans le traitement du lymphome diffus à grandes cellules B - L’expression de la sous-unité CACNA1C du canal Cav 1.2 liée à certaines formes de résistance

Le rituximab dans le traitement du lymphome diffus à grandes cellules B - L’expression de la sous-unité CACNA1C du canal Cav 1.2 liée à certaines formes de résistance

du RTX permet l’induction de l’apoptose dans les lymphocytes B tumoraux en augmentant le flux calcique à travers les canaux Cav1.2. De plus, la résistance au RTX pourrait avoir deux origines : 1) une faible expression de la sous-unité α1C du canal Cav1.2 codée par le gène CAC- NA1C ; 2) une surexpression de miR-363 qui réduit l’expression de la sous-unité α1C. Le miR-363 pourrait donc servir de biomarqueur prédictif de la résistance au traitement R-CHOP, mais aussi de cible thérapeutique. ‡

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Cours Simplifiés: Résistance Des Matériaux

Cours Simplifiés: Résistance Des Matériaux

Chaque chapitre de ce travail comporte les notions fondamentales de la RDM. Consistant du cours et d’applications. L'enseignement de ce module est nécessaire vu qu’il regroupe physique et mathématique, traitent surtout les techniques de calcul de stabilité, résistance et de rigidité et de dimensionnement optimum des éléments de structure. La résistance des matériaux est la base de chaque concepteur ou technicien utilisant ou non les derniers logiciels de calculs, l’introduction de données et l’interprétation des résultats ne peuvent se faire que si l’utilisateur d’un logiciel de calcul a une connaissance de base en RDM.
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Être résistance : illustration d’une nouvelle théorie de la résistance chez le dernier Foucault

Être résistance : illustration d’une nouvelle théorie de la résistance chez le dernier Foucault

de démocratie sans discours vrai, mais la démocratie menace l’existence même du discours vrai 28 . 2. Transfert de l’espace opératoire de la parrhêsia Cette distanciation dramatique par rapport à la parrhêsia politique, voire démocratique, permet à Foucault d’enraciner la seconde version de la parrhêsia, celle conçue comme danger pour l’individu, dans ses deux conditions essentielles. D’abord, elle oppose, dans sa différence, la vérité à l’opinion populaire. Ensuite elle puise dans le courage du sujet énonçant pour dévoiler cette vérité devant un auditoire par définition hostile. En ce sens, la notion de parrhêsia, type d’énonciation conçu comme une extension immédiate du sujet énonçant 29 , réhabilite l’idée nietzschéenne d’une vérité active qui « n’est pas l’établissement, ou le constat d’une adéquation, mais une création ou une législation originaire 30 ». Ainsi comprise comme créatrice d’adéquation, « la vérité n’est plus adéquation, mais liberté 31 ». On rejoint ici une idée qui nous suivra tout au long de ce travail et sur laquelle je fais le point dès la troisième partie. Il s’agit de l’idée nietzschéenne qui situe « vérité et courage seulement chez ceux qui sont libres 32 » et qui précise : « Vérité, une sorte de courage 33 ». De même, pour Foucault, la parrhêsia positive se trouve liée à la fois à la vérité (alêtheia) et à l’êthos 34 . Les preuves apportées pour soutenir cette seconde forme de parrhêsia sont encore puisées chez Platon. Foucault nous rappelle la scène du bateau où il est dit que « Le traitement que subissent les personnes les plus douées dans leur rapport à leur cité est si pénible à supporter qu’il n’y
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Mélodie discrète (résistance & résilience)

Mélodie discrète (résistance & résilience)

Pour aider la musique et l'homme dans le processus de résilience, il faudra convoquer l'image virtuelle de l'objet réel « art musical ». L'homme[r]

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Évaluation des méthodes in-situ des mesures de résistance à l'enfoncement et de résistance au cisaillement de la neige

Évaluation des méthodes in-situ des mesures de résistance à l'enfoncement et de résistance au cisaillement de la neige

Figure 1.12 : Comparaison de profil de résistance à l’enfoncement entre SMP, RS et HH (Source : Pielmeier et Schneebeli, 2003) Enfin, concernant le mode de comparaison, l’établissement du Newton comme unité de référence à été choisi car la normalisation en contrainte implique de considérer la vitesse et les propriétés de déformations comme similaires entre les pénétromètres, ce qui n’est pas le cas (Pielmeier, 2003). Toutefois, les échelles de représentation n’étant pas analogues (rapport de 10 entre la RS et le SMP), la comparaison est par conséquent approximative (Pielmeier, 2003). Cette étude permet tout de même de considérer premièrement les profils de résistance à l’enfoncement par mesure de SMP comme référence (Pielmeier, 2003). Deuxièmement, les profils de résistance à l’enfoncement par mesure de RS sont jugée robuste mais d’une résolution faible (Schaap et Föhn, 1987). La RS peut donc permettre de juger la cohérence générale d’un profil issu d’un autre pénétromètre mais elle est par contre limitée dans l’identification de fines couches fragiles et dans la discrimination stratigraphique au sein de neiges peu cohésives. Enfin, les profils de duretés par HH sont jugés peu fiables (Pielmeier, 2003) car particulièrement dépendant de l’opérateur. Ils apportent toutefois une source d’information complémentaire en étant liées à la stratigraphie (i.e. identification de propriétés physiques pour chaque strate).
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Défenses et résistance en psychodynamique du travail

Défenses et résistance en psychodynamique du travail

En partant de l’analyse empirique des situations de travail et inspiré par les savoirs institués par l’ergonomie de langue française, C. Dejours suggère que l’écart entre l’organisation prescrite et l’organisation réelle du travail ne peut être rationnellement pris en charge que par des compromis construits par les travailleurs eux-mêmes dans le but de réaliser le travail. Ces compromis prennent régulièrement la forme d’accords entre les personnes qui disposent parfois de points de vue fort distincts pour réaliser le travail. En effet, les désaccords sont fréquents entre les différents services d’une entreprise voire au sein d’un groupe de pairs. Par exemple, la logique de métier et la compétence des personnes travaillant dans le service comptabilité d’une entreprise ne sont pas les mêmes que celles des personnes travaillant en production ou dans un service chargé de la commercialisation des produits. De plus, le réel du travail se manifeste régulièrement et oppose sa résistance à la maîtrise des travailleurs, mettant ainsi en échec le procès de travail et leurs savoir-faire. Ainsi toutes ces personnes ne possèdent- elles qu’un savoir partiel, bien que légitime et cohérent, de la réalité de la production. Le but est alors dans l’activité même d’arriver à articuler ces différentes opinions et perspectives de travail. Ainsi l’organisation du travail doit-elle être constamment ajustée par la construction de compromis, qui s’établissent dans des espaces de discussion au sein desquels sont confrontés et argumentés les différents points de vue. A partir de ces espaces, les compromis élaborés peuvent devenir des accords normatifs, c’est-à-dire des règles de travail qui régissent par la suite les activités de production mais aussi la manière dont les travailleurs cohabitent sur leur lieu de travail. Travailler n’est donc pas seulement produire, c’est aussi vivre ensemble. Cette activité de production de règles et de construction de normes, qui sera nommée par la suite
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Diversification de la résistance quantitative à la rouille brune du blé, à partir de la caractérisation des composantes de la résistance

Diversification de la résistance quantitative à la rouille brune du blé, à partir de la caractérisation des composantes de la résistance

Plan et objectifs de la thèse Cette thèse est focalisée sur l’étude des composantes de la résistance quantitative, appliquée au pathosystème blé-rouille brune. L'enjeu est de proposer des sources pour le développement de résistance quantitative à la rouille brune du blé, efficaces et potentiellement durables. La mesure des traits de l’interaction hôte-pathogène, traduisant les mécanismes physiologiques sous-jacents, va permettre de déterminer le degré de diversification du déterminisme d'une source de résistance quantitative, et donc d'inférer sa durabilité. Nous nous sommes attachés dans ce travail à mesurer des variables qui permettent d'appréhender l'ensemble du cycle infectieux. Toutefois ces mesures, effectuées de manière précise en conditions contrôlées, ne rendent compte de l'incidence de la résistance quantitative qu'à l'échelle d'un seul cycle. L'évaluation a été complétée par des mesures au champ à l'échelle de l'épidémie. Le déterminisme génétique associé chez l'hôte a également été établi. Une attention particulière a été prêtée à la mise en évidence d'interactions spécifiques entre génotypes hôtes porteurs de résistance quantitative et isolats du pathogène, susceptibles de conduire à une érosion de la résistance quantitative.
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Résistance des petites toitures

Résistance des petites toitures

Résistance des toits Quoiqu'il soit possible, en théorie, de concevoir des toits qui puissent se "débarrasser" des charges, cela n'est pratiquement pas réalisable et les toit, doivent, par conséquent, être construits de façon à pouvoir résister aux charges. Cette résistance peut être le résultat de plusieurs actions différentes. Dans certains cas un toit construit avec des éléments divers peut se comporter comme une unité complète et solide capable de contribuer de façon importante à la résistance. Dans la plupart des cas, cependant, particulièrement celui des petits toits de bois, la plus grande partie de la résistance est fournie par des éléments qui agissent indépendamment.
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Résistance et consommation des antibiotiques en ville

Résistance et consommation des antibiotiques en ville

C. Rôles du pharmacien d’officine dans la lutte contre la résistance bactérienne. Au delà de la délivrance des médicaments prescrits par les médecins sur l’ordonnance, le pharmacien a également un rôle dans le bon usage des médicaments et des antibiotiques en particulier. Ses conseils lors de la dispensation, concernant le respect des modalités d’administration (respect des doses et durée d’administration …) et la survenue possible d’effets secondaires et d’interactions médicamenteuses (cf ci- après) peuvent contribuer à limiter l’émergence de la résistance bactérienne aux antibiotiques en limitant les causes de non adhérence au traitement.
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La problématique de la résistance des pneumocoques aux antibiotiques

La problématique de la résistance des pneumocoques aux antibiotiques

S T R AT É G I E S D E P R É V E N T I O N A. Consommation des antibiotiques “Moins sou- vent et mieux” Le développement de la résistance micro- bienne étant directement liée à la consommation des antibiotiques, les autorités sanitaires belges ont décidé de sensibiliser le grand public à l’uti- lisation de ceux-ci. “Moins souvent et mieux”, la campagne belge réalisée par les Ministères de la Santé Publique et des Affaires Sociales en 2001, 2002 et 2003, s’est concrétisée par l’envoi de brochures et affiches, par des émissions à la télé- vision et à la radio, par des communications aux journaux “grand public” et par la création d’un sites web : http://www.antibiotiques.org/
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L'Etat local, de la résistance à la résidualisation

L'Etat local, de la résistance à la résidualisation

élus locaux 18 . Si les préfets ont appelé au renforcement de l’autonomie des services territoriaux vis-à-vis de leurs administrations centrales, c’est pour immédiatement les replacer sous leur houlette. La « charte de la déconcentration » leur a donné satisfaction, en renforçant les pouvoirs de coordination préfectorale. Les notions d’actions communes, de chef de projet et de pôle de compétence introduites à cette occasion devaient permettre aux préfets d’avancer dans trois directions : regrouper les moyens, coordonner les missions communes, et articuler les compétences en fonction des problèmes concrets rencontrés sur le terrain 19 . Ces trois objectifs se retrouvent dans les diverses réformes de l’Etat territorial conduites par la suite, de la généralisation des missions inter-services en 1993 aux projets territoriaux de l’Etat expérimentés à partir de 1996 et généralisés sous la forme des projets d’action stratégique de l’Etat en 2000. Ces formules managériales n’ont cependant eu qu’un impact limité sur la coordination de services veillant jalousement à leur autonomie. Le préfet n’a aucune autorité sur la Justice en vertu de la séparation des pouvoirs, les lignes hiérarchiques de la Gendarmerie ne transitent pas par les préfectures, la Police a longtemps conservé une autonomie quasi- absolue dans la définition de ses tâches et l’Education Nationale se trouve dans une situation à bien des égards comparable. Au-delà de ces services, qui réunissent le gros des troupes de l’Etat local, toutes les directions départementales ont su construire des formes de protection vis-à-vis des préfectures en se plaçant sous la protection des élus locaux ou en mettant en avant leur manque de moyens et les priorités de leur ministre. La tutelle préfectorale n’était finalement acceptée par les services déconcentrés que dans les cas exceptionnels, correspondant à des situations de crise ou de blocage lié à des désaccords entre services dans la gestion d’un dossier, appelant de ce fait un arbitrage. La déconcentration n’a donc pas mis fin à la fragmentation de l’Etat local. Les préfets ne disposant pas de réelle capacité de coordination des services placés sous leur autorité, c’est avec les collectivités territoriales qu’ils ont dû traiter pour organiser cette coordination nécessaire au traitement des problèmes transversaux auxquels celles-ci étaient confrontés.
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Les squats, entre contestation et résistance

Les squats, entre contestation et résistance

Les squats, entre contestation et résistance Thomas Aguilera Recensé : Cécile Péchu. Les squats, Paris : Presses de Sciences Po, 2010, 127 pages. Cécile Péchu, spécialiste des squats, retrace la généalogie de ce mode d’action et en analyse les formes de mobilisations, les pratiques et les discours. Inscrivant son analyse dans la théorie des mouvements sociaux, elle montre que, au lieu de s'opposer, les motivations individuelles du squat (trouver un toit) sont liées aux formes politiques de contestation qui s'y développent. Au-delà de son intérêt universitaire, ce court livre s’adresse à un public plus large, et nombreux sont les squatters à l’avoir lu en France et ailleurs.
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Dissidence : pour une nouvelle génération de résistance

Dissidence : pour une nouvelle génération de résistance

C’est-à-dire que les femmes contestataires ne se différencient pas nécessairement de la masse par des caractéristiques physiologiques visibles. Cependant elles sont conscientes de la pression que l’éducation exerce sur elles, c’est justement face à ces conditionnements qu’elles se dressent. Ce sont ces survivantes qui se dressent aux travers des autres femmes qui n’ont su résister à l’encadrement imposé. Les « filles en série » qu’étudie Martine Delvaux se déploient dans de nombreuses formes. Il y a les marginales, les petites filles ou encore les filles poupées, les natures mortes, les SHOWGIRLS, les blondes et j’en passe. Autant de reproduction d’une même matrice permettant la création d’une armée de clones qui se laisserait, pour quelques-unes, guider par l’éducation sociale et pour les autres se dresserait contre elle. La résistance découle d’un caractère, d’une attitude et parfois même d’un désir, celui d’être maître de sa personne. Les filles en série sont cette ambigüité qui existe entre ce que la société attend des femmes et ce qu’elles sont réellement.
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Irisine, adipokines et résistance à l'insuline

Irisine, adipokines et résistance à l'insuline

L’objectif des travaux de ce mémoire était de répondre à deux questions de recherche concernant la résistance à l’insuline. En premier lieu, il a été question d’évaluer si l’irisine ferait une cible thérapeutique intéressante dans la lutte contre l’obésité et la résistance à l’insuline. Pour cela, notre objectif était d’étudier la relation entre le niveau plasmatique d’irisine et la composition corporelle, la sensibilité à l’insuline, le niveau de « fitness » et l’activité enzymatique mitochondriale du muscle squelettique. Notre hypothèse de recherche était que l’augmentation du niveau d’irisine serait reliée à l’adiposité et à une santé métabolique détériorée. Au vu des découvertes plus récentes, il semblerait que l’irisine serait retrouvée à des niveaux plus élevés dans une population plus dégradée métaboliquement que lors de la pratique d’activité physique. L’irisine de par son action de brunissement du tissu adipeux blanc en tissu adipeux beige et les modifications métaboliques que cela entraîne, semble dans ce contexte, être une molécule intéressante à étudier ainsi que son lien avec la résistance à l’insuline. Les résultats de notre première étude intitulée « Irisin is more strongly predicted by muscle oxidative potential than adiposity
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Résistance des bâtiments à l'incendie

Résistance des bâtiments à l'incendie

Les échantillons d'essai doivent avoir des dimensions telles qu'ils représentent aussi fidèlement que possible la pièce réelle dont on veut évaluer les qualités. D'après les normes de l'ASTM, les échantillons de plancher ou de plafond doivent avoir une superficie d'au moins 180 pieds carrés. Une fois l'échantillon chargé ou assujetti, selon le cas, il doit être placé dans un four et exposé à l'action d'une flamme selon une courbe durée-température. La courbe de température mise au point par l'ASTM monte brusquement au début, la température s*élevant à 1 000°F en cinq minutes, et sa pente diminue ensuite de façon que la température atteigne 1 700°F en une heure. Elle s'élève ensuite a un rythme d'environ 150°F à l'heure. On mesure ces températures à l'aide de neuf couples thermoélectriques situés à l'intérieur du four à des distances déterminées de l'échantillon. La pente raide de la courbe durée-température représente le phénomène qui se produit dans un incendie dont l'intensité augmente à vive allure. L'horizontalité du segment suivant découle de la durée de l'incendie et de la quantité de matières combustibles qui se trouvent dans le local en feu. Bien que l'essai prenne fin en un point quelconque du segment horizontal de la courbe, la courbe durée-température d'un incendie réel présenterait un segment reproduisant l'extinction ou la période d'affaiblissement de l'incendie. On néglige de tenir compte de cette dernière phase lors de l'évaluation de la résistance au feu des composants d'un bâtiment.
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