psychologie de la forme

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Structure et sensation dans la psychologie de la forme, chez Maurice Merleau-Ponty et William James

Structure et sensation dans la psychologie de la forme, chez Maurice Merleau-Ponty et William James

pas, sauf comme concept limite, et cela doit suffire à rendre compte de l’unité du champ perceptif. Ainsi, il n’y aurait pas à s’étonner que nous percevions des couleurs étendues, mais seulement que nous percevions des étendues colorées. La psychologie de la forme cherchait encore à rendre compte du premier fait en supposant que la continuité spatiale phénoménale était produite par des « forces de cohésion » en raison de la loi de Prägnanz. C’est par là, bien plus que par la conception structurale de la sensation introduite par Koffka, qu’elle croyait trouver une réponse au problème de l’unité du champ perceptif. Toujours est-il que de telles forces de cohésion ne sauraient produire de l’extension si elles agissaient vraiment entre des sensations inétendues, et l’on a vu avec Köhler qu’il semblait bien difficile de trouver des raisons de fait à l’extension de la couleur. Il semble donc qu’il ne faut pas partir de la couleur pour comprendre l’extension, mais qu’il faut partir de l’extension pour comprendre la couleur. Nous ne pouvons que laisser ce point en suspens.
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Phénoménologie de style husserlien et psychologie de la forme: Arguments pro et contra

Phénoménologie de style husserlien et psychologie de la forme: Arguments pro et contra

Or, cette dernière thèse est éminemment problématique. Dans le vase de Rubin, par exemple, j’ai deux “groupes systématiques” et pourtant un seul de ces groupes donne lieu à une objectivation : soit c’est le vase qui est objec- tivé et le reste constitue le fond, soit ce sont les deux visages. Or, cela suf- fit pour montrer que la présence d’un groupe systématique donné n’est pas une condition suffisante pour l’objectivation. En l’occurrence, il y a ici un groupe systématique qui ne donne pas lieu à une objectivation, à savoir le groupe – tantôt le vase, tantôt les deux visages – qui forme le fond. 2. Cette première remarque critique peut, me semble-t-il, être généralisée et approfondie, en écho à certains passages de la Phénoménologie de la per- ception où Merleau-Ponty rompt expressément avec la conception gestal- tiste stricto sensu. Je songe spécialement au fait que la notion gurwitschienne de renvoi anticipatif semble trop faible et trop large pour décrire les méca- nismes d’objectivation perceptuelle. Supposons que je voie un gros nuage noir. Je m’attends à voir un autre aspect du nuage si je change de point de vue ou si sa forme ou sa localisation se modifient. Mais je m’attends aussi à ce qu’il pleuve. La perception visuelle du nuage me fait anticiper une autre perception encore seulement potentielle, la perception de la pluie. Pourtant, l’apparition du nuage et l’apparition de la pluie ne sont pas deux appari- tions d’un même objet. Il y a donc des cas où les relations de renvoi antici- patif ne constituent pas d’unités objectives et où elles s’accompagnent, au contraire, de différences objectives, comme entre le nuage et la pluie. Or ce fait révèle quelque chose qui ressemble à un raisonnement circulaire. Pour savoir quelle chose se manifeste par tel noème donné N, nous dit Gurwitsch, il faut savoir à quel système de renvois appartient N. Mais comment sait- on à quel système de renvois appartient N ? Comme on l’a vu, les noèmes sont intriqués dans toutes sortes de relations de renvoi qui ne reflètent pas toujours des unités objectives. Il semble donc nécessaire, avant toutes choses, de faire la différence entre les renvois qui sont constitutifs d’unités objec- tives et ceux qui ne le sont pas. Mais manifestement, pour faire cette dif- férence, il faut d’abord savoir si les noèmes perceptifs sont des apparitions d’une même chose. Par exemple, pour savoir si la relation de renvoi entre l’apparition du nuage et l’apparition de la pluie est constitutive de l’unité d’un objet identique qui apparaîtrait dans les deux apparitions, je dois d’abord
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L'analyse musilienne du sentiment: entre psychologie descriptive, psychologie expérimentale et psychologie de la forme

L'analyse musilienne du sentiment: entre psychologie descriptive, psychologie expérimentale et psychologie de la forme

Irene Breuer (Bergische Universität Wuppertal) Aurélien Zincq (F.R.S.-FNRS / Université de Liège) Maria Gyemant (CNRS / Archives Husserl de Paris) Bertille de Vlieger (Université Lill[r]

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L'influence de la psychologie de la forme et de l'idéalisme transcendantal sur l'interprétation du noème perceptif par A. Gurwitsch

L'influence de la psychologie de la forme et de l'idéalisme transcendantal sur l'interprétation du noème perceptif par A. Gurwitsch

Ibid.. conversion du regard qui délaisse 1 'attitude naturelle qui prend le monde pour acquis afin de la remplacer par l'attitude transcendantale, laquelle se concentre sur [r]

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Psychologie des leaders narcissiques organisationnels

Psychologie des leaders narcissiques organisationnels

beau! Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le phénix des hôtes de ce bois. » 19 10. Conclusion Au terme de notre analyse conceptuelle, nous sommes à même de constater l’importance d’approfondir les connaissances scientifiques portant sur les attributs personnels prédisposant à la perpétration du crime en col blanc de grande envergure : un délit se révélant terriblement insidieux pour les victimes, qu’elles soient humaines, organisationnelles ou sociétales. En fait, la synthèse des données empiriques ayant mis en exergue l’expression combinée de la fonction et de la forme de l’agression psychopathique pave la voie à de stimulantes réflexions au sujet de l’origine, de la nature et de la portée du modus operandi du psychopathe sympathique – ou psychopathe de la variété jardin (successful psychopath) – occupant le quadrant supérieur gauche de la figure 1. Traditionnellement considéré comme un individu transgressant certes systématiquement les règles de la morale, au moyen du mensonge, de la fourberie, de la flagornerie et de la séduction, sans pour autant commettre d’actes antisociaux (vol, voie de fait ou meurtre), le psychopathe sympathique voit son anodine image de fin causeur assoiffé de réussite sociale s’assombrir au cours des dernières années. En effet, établissant une distinction entre la criminalité (état de fait consécutif à une condamnation) et l’anti-socialité (conduite violant les normes de la société), certains chercheurs soutiennent que le psychopathe sympathique, de par sa capacité d’éluder l’arrestation subséquente à la perpétration d’actes criminels, se révèle tout aussi antisocial et, à maints égards, plus dangereux que le psychopathe prototypique – à savoir, le psychopathe colérique présenté dans le quadrant inférieur droit de la figure 1 (Ishikawa, Raine, Lencz, Bihrle, & Lacasse, 2001; Gao & Raine, 2010; Poythress & Hall, 2011). C’est d’ailleurs pour cette raison que Hall et Benning (2006) désignent ce type de psychopathes au moyen de l’expression « psychopathe non-criminalisé ».
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La psychologie scolaire à La Réunion : influence des représentations sociales sur une pratique de la psychologie en milieu scolaire

La psychologie scolaire à La Réunion : influence des représentations sociales sur une pratique de la psychologie en milieu scolaire

types de démarches. La plus courante, sous forme d'information générale en début d'année scolaire, consistait à expliquer aux enseignants « ce qu'il est possible de demander au psychologue et ce qu'il est inutile de lui demander ». La seconde démarche, plus personnalisée mais tout aussi répandue, semble-t-il, a amené les psychologues à travailler dans un premier temps avec les personnes les plus proches affectivement parlant, espérant par la suite convaincre le reste de l'équipe.

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Wittgenstein, les concepts psychologiques et la psychologie

Wittgenstein, les concepts psychologiques et la psychologie

L’énoncé à la première personne du présent peut donc être descriptif 81 . C’est cela qu’essaye de rappeler J.-J. Rosat, en particulier dans le texte « Exprimer ou décrire ? » 82 . La première idée qui émerge de son texte concerne l’équivoque du terme « Aüsserung », qui d’ailleurs se retrouve tout autant en français avec celui d’ « expression ». Du coup, J.-J. Rosat offre de clarifier différents usages et surtout différentes oppositions que le couple expression/description supporte. Tandis que les propositions en première personne, qui correspondent à l’une des acceptions du terme expression, se distinguent de celle en troisième personne en ce qu’il n’y a aucun sens dans lequel elles peuvent être justifiées (le locuteur n’a aucun rapport épistémique à son énonciation), les expressions au sens de leur expressivité se différencient des descriptions pour une autre raison : elles sont le substitut d’un comportement pré-linguistique (une réaction corporelle). La place est ainsi faite à des propositions qui, bien que n’étant pas l’extension apprise d’un comportement, n’en demeurent pas moins impossibles logiquement à justifier, comme c’est le cas d’une croyance par exemple. (Le terme d’expression, dans sa forme où il rend compte de la position grammaticale des attributions en première personne, pourrait être remplacé par « déclaration », suivant en cela le texte de J.-J. Rosat). J.-J. Rosat s’appuie sur les Derniers écrits et va distinguer différents types de jeux de langage. Il isole l’expression directe qui est quelque chose de corporel (l’expressivité) de la description d’une part (faire connaître quelque chose) et de l’information d’autre part (qui aurait plutôt une fonction explicative). Il parvient ainsi à faire une place parmi les propositions en première personne à différentes sortes de propositions psychologiques, inclues celles qu’ont négligées les commentateurs visés par le texte. Parmi les expressions, on trouve des sensations ou des émotions comme « j’ai peur », « j’ai mal » ou « j’ai froid ». Mais il faut être vigilant car « j’ai un peu froid, moins qu’il y a une heure » est bien une description (cf. RPPII, § 620, 726 et 728). La catégorie des descriptions peut contenir tous types de concepts mentaux, utilisés dans un contexte et avec une intention appropriés : « je voyais tout rouge », « ma croyance s’est atténuée », « ma douleur est lancinante »… Enfin, une proposition qui concerne une représentation ou une perception qui ne sont pas expressives ou même un concept qui pas celui d’un vécu (« les concepts intentionnels ») ne sont pas pour autant des descriptions, bien qu’en certains contextes elles puissent l’être.
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Vers une psychologie de la pratique rituelle?

Vers une psychologie de la pratique rituelle?

de façon systématique, des modalités de relation ordinairement antithétiques. 10 Les rituels abondent en effet en des situations insolites où, par exemple, des affirmations d’identité sont en même temps témoignages de différence, des exhibitions d'autorité sont simultanément des démonstrations de subordination, la présence de personnes ou d’autres entités est à la fois affirmée et niée, etc. En conséquence, les interactions rituelles, bien qu’ancrées dans l’expérience immédiate des acteurs et articulées aux structures sociales de la société en question, s’imposent aux participants comme la fois hautement évocatrices et éminemment contre-intuitives. Les éléments iconiques ou discursifs qu’elles véhiculent sont inscrits dans des configurations singulières qui, non réductibles aux intentionnalités et aux modes de relations quotidiennes, sont difficiles à exprimer sous une forme propositionnelle. De ce point de vue, le sens que peut avoir pour ses participants un rituel donné se rapporte avant tout aux actes rituels eux-mêmes. Ce sens, qui définit plus un contexte spécifique qu’un « corpus de savoir », est analogiquement encodé non seulement dans les attributs iconiques de sa performance mais surtout dans les relations très particulières que celle-ci met en scène. 11 Or, si ces relations extraordinaires peuvent faire l’objet de spéculations diverses, celles-ci ne sauraient se substituer à l’expérience qu’en ont les acteurs au cours du rite. En somme, l’acquisition et donc la transmission des relations rituelles passe avant tout par la participation au rituel lui-même, dont l’actualisation fournirait ainsi les conditions de sa propre réitération.
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Éléments de Psychologie des « Fake News »

Éléments de Psychologie des « Fake News »

3. La fabrication collective de faux souvenirs On se souvient (cf. section 1) qu’une pression à l’uniformité l’emporte souvent sur la production et la prise en compte de points de vue contradictoires dans les groupes d’amis ou de pairs comme ceux à l’œuvre dans les réseaux sociaux numériques fondés sur un algorithme affinitaire (mes amis, les amis de mes amis, etc). On se souvient aussi que cette pression au service de la cohésion du groupe favorise la répétition des échanges les plus consensuels. Or, nous l’avons vu (cf. section 2), avec cette répétition s’installe un sentiment de familiarité propice aux illusions de vérité même lorsque l’individu dispose de connaissances qui devraient l’en protéger. Comme nous allons le voir maintenant, non seulement les bases de connaissances peuvent s’avérer inopérantes face à certaines distorsions de la réalité, mais ces dernières peuvent infiltrer la mémoire elle-même sous la forme de faux souvenirs, donc créer l’illusion de se souvenir d’un événement qui en réalité n’a jamais eu lieu.
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Psychologie sociale appliquée à l’environnement

Psychologie sociale appliquée à l’environnement

B. La dissonance cognitive La théorie de la dissonance cognitive ( Festinger, 1957 ) énonce que la présence d’au moins deux cognitions psychologiquement inconsistantes entre elles dans l’univers cognitif d’un individu, génère en lui un état d’inconfort psychologique dénommé état de dissonance. Cet état va engendrer à son tour une forme de motivation à adopter des stratégies visant à rétablir une certaine cohérence entre les cognitions, et, partant, à réduire l’état de dissonance.

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Eloge de la complexité clinique en psychologie

Eloge de la complexité clinique en psychologie

elle aurait à me rendre compte. Je me contente alors de lui faire remarquer que ce serait un changement intéressant de venir régulièrement. Pour entrer dans un protocole clinique au sens où les psychologues l’entendent, il faut croire qu’une évolution est possible par le seul fait de s’intéresser à la réalité psychique que l’on porte en soi et non par des interventions extérieures. Un certain nombre de patients qui viennent nous voir cessent de le faire à partir du moment où ils ont l’impression qu’il ne se passe rien de nouveau dans leur vie et que nous n’avons rien à apporter d’autre que cette incitation à explorer les réalités psychiques qui sont en eux au moyen du langage. Cette exploration se fait dans le cadre d’une relation dont c’est le bénéfice principal. Freud disait que dans la psychanalyse, le patient renonçait à tout autre satisfaction que celle du transfert ; un renoncement semblable est vrai en psychologie clinique. Les autres cliniciens qui sont en mesure d’apporter des gains thérapeutiques divers (arrêts de travail, médicaments, soins physiques, avantages sociaux) ne s’abstiennent évidemment pas de toute relation psychologique, mais il est évident que les gratifications qu’ils apportent au patient font passer cet aspect au deuxième plan. La proposition d’un psychologue clinicien de considérer la centration sur le psychisme comme un soin à part entière et exclusif est un choix difficile auquel certains patients ne sont pas prêts : Melle N. va mettre plusieurs mois à l’accepter. Du point de vue du psychologue, ceci implique une forme d’abstinence, celle d’être celui qui donne des réponses, des conseils, qui rassure ou qui protège. Bien entendu, cette affirmation est à nuancer en fonction du degré d’autonomie de personnes que nous avons en charge. Mais nous sommes bien conscients que plus nous nous croyons obligés d’intervenir pour soutenir ou rassurer le patient, plus nous risquons de cautionner les limites de son autonomie psychique et ainsi diminuer ses chances de l’étendre.
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Apprentissages fondamentaux et psychologie de l'éducation

Apprentissages fondamentaux et psychologie de l'éducation

Et aussi • Nimier Jacques ( 2006 ). « Camille a la haine et... Léo adore les maths. L'imaginaire dans l'enseignement ». Aléas éditeur. En guise de conclusion Les analyses recensées montrent une diversité de résultats depuis l’observation de changements peu significatifs de telle pratique ou tel environnement sur les apprentissages jusqu’aux hypothèses largement vérifiées quant aux progrès observés. Il convient de noter la présence quasi permanente d’un élément conclusif qu’il est possible de résumer ainsi : « il est néces- saire de faire d’autres expérimentations pour compléter l’analyse ». Outre la nécessité de justifier la poursuite d’une recher- che, il s’agit aussi d’une forme d’écriture de compte rendu de recherches passant par les étapes suivantes : « background » ou « theorical framework », objectifs de l’étude, méthodologie, résultats, discussion, limite de l’expérimentation, conclusion. Sur la méthodologie de recherche en éducation, on pourra lire la Lettre de la VST de mai 2006 : « Qu’est-ce qu’une bonne recherche en éducation ? ».
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Pour une psychologie sociale de la connaissance

Pour une psychologie sociale de la connaissance

La structure concerne leur structuration cognitive si spécifique car générée dans le quotidien au cours de nos communications et interac- tions avec une visée pragmatique orientée vers l’action. C’est une forme de connaissance socialement située, aisément partagée par des gestes ou des maximes conversationnelles et émotionnelles, car culturellement ancrée. « Au moins une implication s’en dégage : les représentations sont sociales par un isomorphisme particulier de la structure cognitive et des fonctions d’agir et de communiquer, dans la société en général, qu’elle remplit. »
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Psychologie positive et EMDR : questions et perspectives

Psychologie positive et EMDR : questions et perspectives

3.5.1.4. Quatrième étape : Désensibilisation Le patient est invité à se concentrer sur la cible, la cognition négative et la sensation corporelle pendant que le thérapeute effectue des stimulations bilatérales alternées. S‘il s‘agit de stimulations visuelles, le thérapeute déplace rapidement deux doigts de gauche à droite, à hauteur des yeux du patient. Ces séries de mouvements latéraux durent de vingt secondes à quelques minutes, en fonction de la réaction émotionnelle du patient. Lorsqu‘il s‘agit de mouvements oculaires, ils sont réalisés horizontalement par série de vingt-quatre allers et retours, le plus rapidement possible sans gêner le patient (Shapiro, 2007) et à distance de 30 à 35 cm du visage du patient (Shapiro, 2008). Les mouvements peuvent être faits en diagonale si le patient n‘arrive pas à suivre les mouvements horizontaux ou si ses yeux présentent des saccades. Les mouvements verticaux semblent avoir un effet calmant et peuvent calmer une agitation émotionnelle ou un vertige. Les mouvements verticaux mais aussi les mouvements en forme de huit semblent eux aussi avoir un effet calmant (Shapiro, 2008). D'autres stimuli (sons successifs à gauche et à droite, claquement des doigts, stimulation tactile, etc.) peuvent être également utilisés lors de cette phase.
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Le bonheur d'aujourd'hui : l'apport de la psychologie positive

Le bonheur d'aujourd'hui : l'apport de la psychologie positive

- 40 - bien présente dans les deux situations, mais que les deux spécialistes s’intéressent différemment à cette dernière. D’un côté, la rétroaction est plus concrète et immédiate alors que de l’autre côté, la rétroaction est moins visible, plus subtile. Dans le cas du chirurgien, c’est le sang qui constituera l’information pertinente tandis que le psychiatre considérera plus les signes de l’état mental de ses patients. (Csikszentmihalyi, 2004b) Suite à ce qui vient d’être exposé, Csikszentmihalyi convient que la teneur de la rétroaction importe peu, c’est davantage le message symbolique que prend l’information pertinente qui compte réellement. L’information qui forme la rétroaction est essentielle, car elle permet de mettre de l’ordre dans la conscience tout en renforçant la structure du soi. Pour ainsi dire, toutes les rétroactions peuvent devenir agréables. Celles-ci doivent simplement concorder avec le but recherché par l’individu. Conséquemment, ce dernier sera plus enclin à y investir son énergie psychique pour retrouver la rétroaction qui lui convient le mieux. Toutes les personnes sont dotées de prédispositions innées ou apprises tout au long de leur vie, en vue de favoriser un certain type d’information plutôt qu’un autre, leur permettant d’accéder à la rétroaction désirée. Par exemple, une personne qui a une grande sensibilité pour les sons sera apte à reconnaître des combinaisons dans une mélodie plus facilement que les autres, pourra distinguer des tons subtils et organiser l’information auditive. Contrairement à un autre individu, elle portera une plus grande attention à tout ce qui touche la musique, de sorte que la rétroaction en lien avec ce champ d’expertise revêtira une plus grande importance à ses yeux. Pour une autre personne qui possède une grande sensibilité pour autrui, recherchera davantage comme rétroaction l’expression des émotions humaines et s’attardera plus particulièrement aux signaux que les autres lui renvoient.
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Psychanalyse et psychologie du développement, dialogue impossible ?

Psychanalyse et psychologie du développement, dialogue impossible ?

Mon idée conductrice des réflexions qui suivent est que la question du développement implique des enjeux cliniques dont elle représente une forme d’expression théorique. On y voit bien à quel point la question de l’enfant se situe au carrefour des enjeux cliniques et épistémo- logiques intimement imbriqués, qu’il importe de démêler point par point, dans la perspective d’une articulation féconde et d’une confron- tation, en pleine connaissance de cause, entre la psychanalyse et la psychologie du dévelop- pement. Il s’agit bien entendu d’en affirmer la spécificité respective dans leur objet et dans leur méthode comme dans leur travail théorique, et de dégager le terrain de mise en commun de leurs apports dans l’espoir d’en faire un terrain d’entente. Mais le but recherché est davantage de mettre en lumière des éléments qui fondent la nécessité et l’impos- sibilité de leur confrontation. « Terrain miné », remarque Laplanche : s’impose donc un travail de déminage. Mais l’espoir est moins d’extraire ou de neutraliser une bonne fois pour toutes ces concepts explosifs, que de les situer et de les localiser pour les empêcher de devenir les mines anti-pensées ou anti-débat. Prenons l’exemple de l’idée de l’observation psychanalytique du développement. Il est à parier que sa meilleur défense consisterait à la délester de ce qui l’encombre, afin qu’elle puisse s’instituer comme une méthode clinique à part entière, attentive davantage aux articulations incons- cientes de l’activité psychique qu’à la recherche d’une cause.
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Actuelles sur les liens entre psychologie individuelle et psychologie sociale

Actuelles sur les liens entre psychologie individuelle et psychologie sociale

5 psychique et matériel, et qu’il faudrait recueillir. Le « barbare » pointé par Freud convoque d’ailleurs lui aussi une dimension sensorielle très forte, puisque ce terme a été construit avec pour principe même de donner à entendre les sons inarticulés que le sujet qui tente d’établir un lien avec l’autre n’arrive pas à entendre et à ordonner. La dimension concrète, sensorielle et imagée qui est repérable dans ces expressions relève du registre de la présentation davantage que de celui de la représentation, ce qui permet de les qualifier de « figures », au sens de Darstellungen (Kahn, 2001). Ces figures convoquent une forme de pensée en image (Barreau, 2017), de tendance à partir de formulations verbales abstraites pour les échanger contre des formulations plus imagées, caractéristiques pour Freud du travail du rêve (Freud, 1900a) et dont le but est de contourner la censure pour faire place de manière déguisée à des éléments refoulés. Ce procédé, appelé prise en considération de la présentabilité, va conférer au contenu du rêve son caractère visuel, en jouant notamment sur la polysémie et l’équivocité 3 , et donner l’impression au rêveur qu’il vit telle ou telle situation au présent. On
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Histoire de la psychologie

Histoire de la psychologie

(…) Au début du XIX e siècle, les naturalistes cherchent à reconnaître l'ordre qui règne, non plus seulement parmi les êtres vivants, mais au sein même de l'organisme. (…) Pour étudier l'organisation d'un animal, il ne suffit pas de le disséquer, d'en discerner tous les éléments et d'en dresser la carte. Il faut analyser les organes en fonction du rôle qu'ils jouent dans l'organisme tout entier. Mais l'attitude de la chimie reste interdite à la physiologie. Séparer les parties du corps pour les étudier revient à les dénaturer. Car, dit Cuvier, « les machines qui font l'objet de nos recherches ne peuvent être démontées sans être détruites ». Les détails de la morphologie s'effacent devant la totalité de l'être vivant. L'agencement des pièces anatomiques renvoie à une liaison interne, à une coordination des fonctions qui articule les structures en profondeur. Si la fonction répond à une exigence fondamentale de la vie, l'organe n'est qu'un moyen d'exécution. Alors que la fonction ne souffre aucune fantaisie, l'organe, lui, conserve quelques degrés de liberté. En parcourant le règne animal, il y a donc moyen de déceler ce qui est constant et ce qui change, de déterminer ce que la fonction tolère en fait de variations dans l'organe. Les corps vivants sont ainsi, dit Cuvier, « des espèces d'expériences toutes préparées par la nature, qui ajoute ou retranche à chacun d'eux différentes parties, comme nous pourrions désirer le faire dans nos laboratoires, et nous montre elle-même le résultat de ces additions ou de ces retranchements ». Ce qu'il importe de repérer, derrière la diversité des formes, c'est la communauté des fonctions. Plus que la différence de structure entre une patte et une aile, compte la similitude de leurs rôles. Le poumon et la branchie peuvent bien s'opposer par leurs architectures, ce sont tous deux des appareils à respirer, que ce soit dans l'air ou dans l'eau. Les différences de morphologie entre testicule et ovaire, entre épididyme et trompe, entre pénis et clitoris ne doivent pas cacher la symétrie entre les deux séries, la similitude des rôles et des liaisons anatomiques. Quel que soit l'organisme considéré, les phénomènes de la vie ne peuvent se dérouler qu'à l'abri d'une enveloppe qui les protège des éléments extérieurs. « Que cette enveloppe se montre sous la forme d'une peau, d'une écorce, d'une coquille, peu importe, dit Goethe, tout ce qui a vie, tout ce qui agit comme doué de vie est muni d'une enveloppe. »
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Une petite psychologie de la crédulité.

Une petite psychologie de la crédulité.

Notions floues et farfelues : « médecine quantique ou vibratoire ou énergétique », « ondes d’échelle » (Sternheimer), « double causalité » (Guillemant), « dédoublement du temps », « champs morphiques » et « causalité formative » (Sheldrake), « ondes de forme », « éons » (Jean Charon), « ondes scalaires » (Meyl), « mémoire cellulaire », « ADN vibratoire », « champ [vivant] intelligent », « champ de conscience » (Mettey), « cerveau vibratoire », « résonance avec une entité énergétique », « nano-leptons », « hyper-protons », « biophotons », « énergies positives que le stress rend négatives », « accordement et désaccordement de l’énergie vitale », « matière [subtile] ultrafine », « bio-énergie », « eau morphogénique », « bio-dynamisme ou signature électromagnétique de l'eau », « corrélations vibratoires », « information de guérison (qu'on met sur la vibration) » (Marc Henry), « karma négatif », « force spirituelle dématérialisée » (Hahnemann), « conscience cellulaire » (Lipton). « Fréquence vibratoire » ou « taux vibratoire » d'un individu, qui mesure son degré d'''évolution'' (à ne pas confondre avec l'« énergie vibratoire » d'un lieu qui, elle, peut être négative). « Dégorgement ganglionnaire » (Bataille). « Bio-résonance ». « Conscience scalaire ». « Dessein intelligent ».
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Du bonheur de la psychologie sociale

Du bonheur de la psychologie sociale

La lecture du dossier de Questions de Communication intitulé « Psychologie sociale, traitements et effets des médias » est susceptible de susciter des envies, voire des vocations. En effet, quel plaisir de pouvoir enfin circonscrire précisément son objet de recherche, de construire un laboratoire du social en miniature et d’en tirer des résultats dont la fiabilité n’est pas prise en défaut. Quelle satisfaction de pouvoir répondre à la sempiternelle question sur les effets des médias et à une demande sociale clairement formulée sur l’impact des messages publicitaires ou de prévention sociale. Cette brève introduction en forme de mouvement d’humeur témoigne peut-être de la jalousie d’une sociologue des médias. Pourtant, le dossier recensé – qui rassemble les contributions de chercheurs appartenant à des laboratoires reconnus en psychologie sociale ou en sciences de l’information et de la communication – est tout à fait passionnant, tant par les sept études de cas qui y sont exposées, que par les deux premières contributions qui ouvrent la discussion et soulèvent des débats d’ordre épistémologique que nous examinerons en dernier.
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