Programme de réduction du stress basé sur la pleine conscience

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Évaluation de l'implantation et des effets d'un programme de « Réduction du stress basée sur la pleine conscience » auprès d'adolescents en milieu scolaire

Évaluation de l'implantation et des effets d'un programme de « Réduction du stress basée sur la pleine conscience » auprès d'adolescents en milieu scolaire

leur assiduité tout au long du programme. En effet, les participants ont pratiqué des exercices de pleine conscience à la maison ou en situation de stress (par ex., lors d’un examen ou avant de s’endormir) ce qui montre l’intérêt envers cette pratique et les bienfaits anticipés. Cet engagement des élèves a probablement favorisé les apprentissages de la pleine conscience comme recommandé dans les programmes. L’analyse démontre le lien entre leur implication et l’objectif de départ qu’ils souhaitaient atteindre. D’ailleurs, il est intéressant d’observer que la pratique de la pleine conscience et le partage en groupe répondaient aux besoins des participants. Cette observation montre que l’apprentissage de la pleine conscience tel que mentionné par Biegel et al. (2014) « outille les adolescents à mieux s’adapter aux changements et aux difficultés à l’adolescence et à développer un sentiment de bien-être ». Dans ce sens, les bienfaits ressentis par les participants sont généralisables une fois que la technique est apprise et peuvent ainsi être efficaces que ce soit pour retrouver son calme, réguler ses émotions ou favoriser la concentration. Toutefois, il faut demeurer très prudent, car ces résultats sont basés sur des observations auto-rapportées (questionnaire non standardisé) et qu’aucune évaluation n’a été faite après la fin de l’expérimentation pour mesurer les effets à long terme.
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Le rôle de la pleine conscience dans l'accompagnement de patients obèses : quand, pourquoi et comment intervenir ?

Le rôle de la pleine conscience dans l'accompagnement de patients obèses : quand, pourquoi et comment intervenir ?

sur la réduction des affects négatifs. Dans le contexte particulier de l’exposition aux événements traumatiques, plusieurs études ont montré que de hauts niveaux de pleine conscience étaient prédicteurs de meilleurs pronostics quant à l’évolution de l’intensité du stress post-traumatique et de ses symptômes associés (A. Bernstein, Tanay, & Vujanovic, 2011 ; Vujanovic, Youngwirth, Johnson, & Zvolensky, 2009 ; Riggs & Brown, 2017 ; Shipherd & Salters-Pedneault, 2017). Auprès de 239 adultes exposés à des événements traumatiques, Vujanovic et al. (2009) ont cherché les liens entre les capacités de pleine conscience et les symptômes de stress post-traumatique. Les résultats montrent que l’acceptation et l’action avec attention sont les processus de pleine conscience qui protègent le mieux de la survenue de symptômes de stress post-traumatique. De même, dans une étude de A. Bernstein et al. (2011) auprès de 76 adultes ayant été exposés à des événements traumatiques, les résultats montrent des liens négatifs entre les prédispositions à être pleinement conscient au quotidien et la sévérité des symptômes de stress post-traumatique. Ces deux études menées auprès d’adultes ne présentant pas de syndrome de stress post-traumatique ont pu contrôler les troubles de l’axe I du DSM ainsi que par le nombre de types d’événements vécus (ces deux variables ayant des liens forts avec les symptômes de stress post-traumatique), permettant d’isoler les liens entre les capacités de pleine conscience et les symptômes de stress post- traumatique. De plus, une étude menée auprès de 1524 soldats américains récemment revenus de mission et exposés aux zones de combats (Shipherd & Salters-Pedneault, 2017) a pu montré que les capacités de pleine conscience et l’acceptation modèrent l’impact des croyances erronées concernant l’événement traumatique sur la sévérité des symptômes de stress post-traumatiques. Étant donné que les croyances erronées sont des interprétations négatives et dysfonctionnelles (i.e., régulation non adaptative des émotions) mises en place pour faire face à l’événement, les capacités de pleine conscience semblent permettre de mieux réguler les pensées et émotions en rapport avec l’événement traumatique, réduisant ainsi l’impact affectif de cet événement.
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Méditation de pleine conscience et trouble de stress post-traumatique : état des connaissances et revue non exhaustive de la littérature

Méditation de pleine conscience et trouble de stress post-traumatique : état des connaissances et revue non exhaustive de la littérature

cette étude que seules 57% des participantes ont participé à plus de la moitié du programme et 21% à la totalité. Un autre marqueur inflammatoire est souvent étudié dans le stress et intervient directement dans la chaine de réaction physiologique du stress, il s’agit du cortisol. Bergen-Cico et ses collègues l’ont étudié dans un essai clinique randomisé avec un bras comprenant une courte intervention de MBSR (réduit à 4 semaines) et un bras de prise en charge habituelle dans une population de vétérans américains (128). Les vétérans inclus dans l’étude présentaient soit un TSPT, soit plusieurs symptômes de stress post-traumatique ne remplissant pas l’ensemble des critères DSM-IV après un entretien standardisé (CAPS). Le bras intervention était des séances de MBSR d’1h30 en groupe hebdomadaire et une pratique à domicile grandement encouragée par les enseignants et facilitée par des supports audio-visuels. Le cortisol diurne était mesuré à partir d’échantillons salivaires plusieurs fois par jour permettant d’obtenir une mesure diurne globale et une mesure au réveil. Au total, 40 vétérans ont été inclus, dont 19 dans le groupe intervention et 21 dans le groupe de référence. Le groupe intervention a été divisé en deux groupes à analyser selon le nombre de participations aux séances MBSR (les non-observants une à trois séances et les observants quatre séances). Les résultats montraient une baisse significative du taux de cortisol au réveil dans le groupe MBSR observant, non retrouvée dans le groupe de référence ni dans le groupe non-observant. Une courte intervention MBSR pourrait alors réduire le taux de cortisol chez des patients souffrants de TSPT mais nécessite la participation d’au moins 4 séances MBSR (soit la totalité du programme dans cette étude). La pratique au domicile n’a pas été explorée. L’étude présentait plusieurs limites, notamment le fait que peu de vétérans sont allés au bout du programme, soit neuf participants sur dix-neuf du groupe intervention, ce qui pointe les difficultés d’observance auxquels une intervention MBSR est confrontée. Les résultats ont été analysés en per protocole ce qui crée un biais d’attrition. Il n’y a pas de mesure du cortisol à distance de l’intervention ce qui aurait permis d’évaluer l’efficacité à long terme. Enfin, les auteurs ont fait l’hypothèse que la mesure du cortisol était un marqueur biologique utile et reproductible pour mesurer l’impact sur le TSPT mais, dans leur étude, le cortisol n’a montré aucune corrélation avec la dépression ou les symptômes du TSPT. Malgré tout, ces résultats sont intéressants et suggèrent que le TSPT pourrait bénéficier de la méditation de pleine conscience à travers notamment la régulation du cortisol.
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Les effets de la méditation de pleine conscience sur les élèves de CP

Les effets de la méditation de pleine conscience sur les élèves de CP

pendant 40-50 minutes. Les pratiques de pleine conscience avaient lieu 3 minutes, 3 fois par jour, tous les jours. Le programme comprenait aussi des leçons pour favoriser les fonctions exécutives, l’autorégulation, la compréhension sociale et émotionnelle et la pensée positive. Enfin, le programme comprenait des leçons impliquant des actes de gentillesse envers les autres. Le programme « Social responsibility » était basé sur les ressources et recommandations données par le ministère de l’éducation de Colombie Britannique (la description complète des deux programmes peut être trouvée en ligne 2 ). Afin de comparer les effets de ces deux conditions, différentes mesures ont été effectuées : le taux de cortisol par un test salivaire (mesure physiologique du stress), le bien-être grâce à des auto-évaluations des élèves, le comportement pro social et la tolérance vis-à-vis des camarades par des questionnaires remplis par les élèves et leurs notes de mathématiques. Concernant les résultats, les élèves ayant reçu le programme SEL ont d’avantage amélioré leur contrôle cognitif et leur gestion du stress (taux de cortisol moins élevé), ont reporté des capacités d’empathie, de distanciation, de contrôle émotionnel, d’optimisme, de représentation personnelle de l’école et de pleine conscience meilleures que ceux de la condition contrôle. Ils ont également montré une plus grande diminution dans les symptômes dépressifs auto-rapportés et dans le comportement agressif de leurs pairs. Par ailleurs, ils ont été jugés comme plus pro sociaux et plus acceptés socialement selon leurs pairs. En somme, les résultats de cette expérimentation corroborent l’impact positif d’un enseignement SEL en montrant qu’il n’a pas seulement permis d’améliorer les capacités cognitives mais a aussi un impact crucial dans le bien-être et les compétences sociales et émotionnelles dans le contexte scolaire réel, le contrôle cognitif, sur la réduction du stress, le bien-être, le comportement pro social des élèves et les résultats scolaires.
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Intérêt de la méditation de pleine conscience dans la prise en charge de la douleur chronique en masso-kinésithérapie

Intérêt de la méditation de pleine conscience dans la prise en charge de la douleur chronique en masso-kinésithérapie

RESUME : La douleur chronique est une affection fréquente dans la population générale. Les répercussions sur la vie quotidienne du patient sont importantes et affectent grandement sa qualité de vie. L’approche bio-psycho-social de la maladie et essentielle dans la prise en charge de cette affection. Des approches comme les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont des thérapies auxquelles le masseur kinésithérapeute peut faire appel pour ce type de pathologies aux dimensions multiple. Au cours de ce travail, j’ai essayé de déterminer si la méditation de pleine conscience (MPC), qui fait partie des TCC, sous la forme du programme Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR), pouvait avoir un intérêt pour la douleur chronique. Pour cela, j’ai réalisé une revue de la littérature sur ce sujet, en prenant pour critères de jugement la douleur, les capacités fonctionnelles, la qualité de vie, l’anxiété et la dépression. Les résultats, après analyse de 6 articles retenus, n’apporte pas de preuves de l’influence positive du programme MBSR sur ces 5 critères. A ce jour la littérature scientifique sur le sujet ne nous permet pas d’affirmer l’utilité de la MPC pour la douleur chronique.
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Le rôle de la pleine conscience dans l’accompagnement de patients obèses

Le rôle de la pleine conscience dans l’accompagnement de patients obèses

sur la réduction des affects négatifs. Dans le contexte particulier de l’exposition aux événements traumatiques, plusieurs études ont montré que de hauts niveaux de pleine conscience étaient prédicteurs de meilleurs pronostics quant à l’évolution de l’intensité du stress post-traumatique et de ses symptômes associés (A. Bernstein, Tanay, & Vujanovic, 2011 ; Vujanovic, Youngwirth, Johnson, & Zvolensky, 2009 ; Riggs & Brown, 2017 ; Shipherd & Salters-Pedneault, 2017). Auprès de 239 adultes exposés à des événements traumatiques, Vujanovic et al. (2009) ont cherché les liens entre les capacités de pleine conscience et les symptômes de stress post-traumatique. Les résultats montrent que l’acceptation et l’action avec attention sont les processus de pleine conscience qui protègent le mieux de la survenue de symptômes de stress post-traumatique. De même, dans une étude de A. Bernstein et al. (2011) auprès de 76 adultes ayant été exposés à des événements traumatiques, les résultats montrent des liens négatifs entre les prédispositions à être pleinement conscient au quotidien et la sévérité des symptômes de stress post-traumatique. Ces deux études menées auprès d’adultes ne présentant pas de syndrome de stress post-traumatique ont pu contrôler les troubles de l’axe I du DSM ainsi que par le nombre de types d’événements vécus (ces deux variables ayant des liens forts avec les symptômes de stress post-traumatique), permettant d’isoler les liens entre les capacités de pleine conscience et les symptômes de stress post- traumatique. De plus, une étude menée auprès de 1524 soldats américains récemment revenus de mission et exposés aux zones de combats (Shipherd & Salters-Pedneault, 2017) a pu montré que les capacités de pleine conscience et l’acceptation modèrent l’impact des croyances erronées concernant l’événement traumatique sur la sévérité des symptômes de stress post-traumatiques. Étant donné que les croyances erronées sont des interprétations négatives et dysfonctionnelles (i.e., régulation non adaptative des émotions) mises en place pour faire face à l’événement, les capacités de pleine conscience semblent permettre de mieux réguler les pensées et émotions en rapport avec l’événement traumatique, réduisant ainsi l’impact affectif de cet événement.
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Mécanismes psychologiques liés aux symptômes du tag à l’adolescence : intolérance à l’incertitude et pleine conscience

Mécanismes psychologiques liés aux symptômes du tag à l’adolescence : intolérance à l’incertitude et pleine conscience

l’autorégulation émotionnelle et comportementale de ces jeunes. Prendre conscience du moment présent permettrait de remplacer certaines habitudes comportementales automatiques par des réponses intentionnelles et flexibles orientées vers un but (Borkovoec & Roemer, 1995). D’ailleurs, l’échelle Agir avec conscience du FFMQ réfère au fait de porter attention à l’action présente, plutôt que d’agir de façon automatique. Alors, l’état de pleine conscience perturbe le déclenchement automatique de la réponse émotionnelle lors d’une situation anxiogène, ce qui favorise la stabilité émotionnelle de l’adolescent (Zelazo & Lyons, 2012). Bergomi et ses collègues (2013) ont observé qu’un haut niveau de pleine conscience faciliterait la réduction de réaction négative aux évènements anxiogènes inévitables. Il deviendrait alors plus facile pour le jeune de considérer divers aspects du contexte ainsi que diverses réponses ou réactions à une même situation. Broderick et Metz (2009) ont d’ailleurs observé une amélioration de la régulation émotionnelle chez des adolescents du secondaire après un programme d’enseignement de la pleine conscience. Toutefois, l’effet de la pleine conscience sur l’autorégulation comportementale des jeunes demeure inconnu (Zelazo et al.).
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L’effet d’un programme de pleine conscience de huit semaines sur le niveau d’anxiété et de fatigue de personnes atteintes de la sclérose en plaques

L’effet d’un programme de pleine conscience de huit semaines sur le niveau d’anxiété et de fatigue de personnes atteintes de la sclérose en plaques

PREMIER CHAPITRE : INTRODUCTION Depuis plusieurs années, la prévalence de la plupart des maladies auto-immunes connait une hausse. Aux États-Unis, plus de 23.5 millions de personnes souffrent d’une maladie auto-immune et parmi celles-ci on estime qu’environ 25 millions d’individus ne sont toujours pas diagnostiqués (AARDA, 2011). Le National Institutes of Heath (s.d.) définit une maladie auto-immune comme étant des attaques du système immunitaire contre certains tissus du corps humain. On dénombre environ 80 maladies auto-immunes différentes. La sclérose en plaques (SP) fait partie de ces maladies auto- immunes et elle touche environ 350 000 personnes aux États-Unis (Ehrman, 2009). Au Canada, le nombre de personnes atteintes de la SP se situe autour de 100 000 (Statistique Canada, 2011). Les causes de la SP ne sont pas encore bien définies, même si les des chercheurs ont identifiés des pistes comme la position géographique (Scolding et Wilkins, 2012), l’exposition au soleil et vitamine D (Van Der Mei et al., 2003; Munger, Levin, Hollis, Howard et Ascherio, 2006), les agents infectieux (Gilden, 2005), le tabagisme (Ascherio et Munger, 2007), l’alimentation (Ascherio et Munger, 2007) et les facteurs génétiques (Howard, Stankiewicz et Weiner, 2012). Cependant, certaines recherches tendent à montrer qu’un programme d’exercices physiques et la gestion du stress pourraient atténuer différents symptômes de la maladie et améliorer la qualité de vie des patients (Artemiadis et al., 2012; Mohr et al., 2012; Motl et Gosney, 2007). Le kinésiologue possède alors un rôle primordial lorsqu’il s’agit d’intervenir auprès de cette population. Il se doit de connaître la maladie et les symptômes associés, les paramètres de la prescription d’exercice, les effets secondaires de certains médicaments pour offrir une intervention appropriée aux patients souffrant de SP.
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Évaluation d’un programme de pleine conscience dispensé auprès d’une équipe du réseau québécois de la santé et des services sociaux

Évaluation d’un programme de pleine conscience dispensé auprès d’une équipe du réseau québécois de la santé et des services sociaux

En somme, l’implantation d’un programme de pleine conscience en milieu de travail peut s’avérer un choix judicieux, particulièrement en temps de réorganisation institutionnelle. Effectivement, la pratique de la pleine conscience chez les employés les aide à préserver une dynamique d’équipe positive et à faire face adéquatement aux changements organisationnels imposés par leur entreprise. De plus, cette pratique favorise la santé psychologique, ce qui offre une protection contre plusieurs problématiques courantes (p. ex., anxiété, dépression) et réduit les symptômes déjà présents de détresse psychologique, comme l’anxiété, la dépression et le stress. Toutefois, il convient de souligner qu’une grande part de ces résultats encourageants ont été obtenus par des recherches reposant sur des statistiques corrélationnelles et non inférentielles ce qui demande de faire preuve de prudence dans l’interprétation et la généralisation de ces résultats (Grégoire et al., 2016c). De surcroît, aucune des études empiriques recensées n’a été menée au Québec, limitant la généralisation des résultats à une population québécoise. En outre, certains résultats portent à croire que les effets de ce type d’intervention dépendent de la population ciblée (Ma & Teasdale, 2004; Segal et al., 2013). Il est donc probable que l’efficacité des interventions basées sur la pleine conscience diffère selon l’échantillon ciblé.
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Effets de la pratique d'activité physique et de méditation de pleine conscience sur les performances cognitives et le stress d'élèves du primaire

Effets de la pratique d'activité physique et de méditation de pleine conscience sur les performances cognitives et le stress d'élèves du primaire

Plusieurs éléments doivent être pris en compte dans l’interprétation de ces résultats. Tout d’abord, les auteurs soulignent le faible nombre d’études de qualité considérant que l’on retrouve seulement neuf études expérimentales publiées dans un périodique révisé par les pairs. En effet, dû au faible nombre d’études et aux failles méthodologiques associées, peu de variables modératrices ont pu être examinées adéquatement. Parmi les variables modératrices examinées, la santé des participants, le type d’activité physique et le type d’études n’ont pas été significatives. Cependant, l’âge, le statut de publication et la composante cognitive évaluée ont tous constitué des variables modératrices significatives. Les élèves âgés entre 11 à 13 ans sont ceux qui ont obtenu le plus grand effet de traitement (ES = 0.48, SD = 0.27), suivi du groupe des 4 à 7 ans (ES = 0.40, SD = 0.26). Tous les groupes d’âge (4 à 18 ans) ont produit des effets de traitement significatifs. Les auteurs supposent qu’une des raisons pouvant expliquer l’effet plus marqué chez les 11-13 ans est l’anxiété sociale qui est plus forte pour ce groupe d’âge et que la pratique d’activité physique a également un effet indirect via une réduction du stress et/ou une augmentation de l’estime de soi. Tous les types d’études (corrélationnelles, interventions chroniques, interventions aiguës) ainsi que tous les types d’activité physique (entraînement en résistance, programme d’éducation physique, exercice aérobie, entrainement moteur-perceptuel) produisaient des effets significatifs sur les fonctions cognitives. Ces effets n’étaient pas significativement différents les uns des autres. Les études non-publiées ont produit un effet de traitement en moyenne plus grand que les études publiées. Ce qui est le contraire du biais de publication courant. Les auteurs concluent qu’il n’y a pas de biais de publication et que cette différence peut signifier que la relation entre l’activité physique et les performances cognitives est robuste.
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Effets de la pleine conscience sur l’empathie, les compétences émotionnelles, le cortisol capillaire, et le stress psychologique des soignants en hémato-oncologie pédiatrique

Effets de la pleine conscience sur l’empathie, les compétences émotionnelles, le cortisol capillaire, et le stress psychologique des soignants en hémato-oncologie pédiatrique

Un résultat confondant de nos études est l’absence de changement au niveau du souci empathique suite à l’intervention. Ce résultat correspond toutefois aux études antérieures ayant utilisé la même échelle dans des échantillons de soignants (Beddoe et Murphy, 2004; Galantino, Shepard, et al., 2005). D’ailleurs, une revue de littérature récente sur l’impact des interventions visant à augmenter le souci empathique des étudiants en soins de santé n’a identifié aucune étude ayant clairement démontré une amélioration du souci empathique des étudiants (Everson, Levett-Jones et Pitt, 2018). Pourtant, le souci empathique semble essentiel au soin et a été associé à plusieurs issues positives en contexte médical, tels la sécurité des patients et le bien-être des soignants (Everson et al., 2018). Il est possible que la pratique de la pleine conscience, telle qu’enseignée dans le cadre du programme MBSR, ne contribue pas à améliorer le souci empathique. Cependant, la manière même dont on mesure ce construit (et l’empathie de manière générale) demeure lacunaire. Comme le souligne le psychologue Paul Bloom (2016) dans son livre Against Empathy les questionnaires standards pour évaluer l’empathie sont des mesures imparfaites. Par exemple, la sous-échelle du souci empathique de l’IRI utilisé dans cette recherche est censée mesurer « les sentiments de sympathie et de préoccupation pour les autres qui sont dans le besoin » (“other-oriented” feelings of sympathy and concern for unfortunate others). Or certains items de cette sous-échelle ne semble pas vraiment établir à quel point un individu est enclin à ressentir de l’empathie : « I am often quite touched by things that I see happen », « Sometimes I don’t feel sorry for other people when they are having problems ». Par ailleurs, il existe un chevauchement important dans les concepts et les termes relatifs à l’empathie affective dans la littérature, ce qui peut amener une certaine nébulosité quant au construit véritablement mesuré. Par exemple, des études en neuroscience cognitive ont décrit le souci empathique et la compassion comme des construits similaires (Singer et Klimecki, 2014).
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Méditer à l'école maternelle : quand la pleine conscience devient un outil pédagogique

Méditer à l'école maternelle : quand la pleine conscience devient un outil pédagogique

effet, comme elle le décrit dans son livre « Comment la méditation a changé ma vie... et pourrait bien changer la votre », elle a récemment fait un essai dans une classe de 6ème qui a porté ses fruits. Cette expérience de pleine conscience a permis de mettre en lumière le stress, le manque de confiance en eux des élèves, leur difficulté à prendre la parole ou encore leur peur de l'échec. Son expérience pratique a permis aux élèves de se recentrer et de retrouver confiance en eux grâces à de petits exercices ritualisés. Dans son ouvrage « Tout est là, juste là » , elle décrit deux mises en œuvre de son programme Mindful Up, la première avec des enfants âgés de 7 à 12 ans et la seconde avec des adolescents de 13 à 17 ans. Elle utilise ces programmes dans le cadre de sa pratique de psychologue clinicienne mais l'adapte également pour des interventions dans des classes en tant que formatrice de pleine conscience. Pour Jeanne Siaud-Facchin, la méditation est la solution face aux problèmes d'attention, de concentration et de mémorisation rencontrés par les élèves et qui peuvent mettre à mal la patience tant des parents que des enseignants. Mais c'est un changement de paradigme. En effet, elle ne cherche pas à changer la forme mais le fond. La méditation de pleine conscience à l'école change la façon d'être avec ses élèves. C'est changer sa posture : « Réfléchir sur soi pour faire réfléchir les élèves. Développer une qualité de présence à soi-même pour être présent avec les enfants, et qu'ils ressentent pleinement cette présence bienveillante. Enrichir sa propre
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Étude exploratoire chez les étudiants en première année à l’École de Santé des Armées : impact d’un fonctionnement en pleine conscience sur le stress et la santé

Étude exploratoire chez les étudiants en première année à l’École de Santé des Armées : impact d’un fonctionnement en pleine conscience sur le stress et la santé

62 renforce aussi la flexibilité cognitive, capacité de l’individu à s’adapter à une situation nouvelle, donc à réinitier l’action après une rechute. (67) Le cycle initiation – maintenance – rechute de la phase d’action du modèle HAPA est comparable en pratique à l’exercice de méditation attentive centrée sur la respiration. Lors de cet exercice ayant pour but de maintenir l’attention sur la respiration, des pensées peuvent survenir, l’attention ne se portant plus sur la respiration. Ceci peut être considéré comme un échec. En pratiquant régulièrement la pleine conscience, cet évènement est perçu rapidement et avec bienveillance, permettant de ramener l’attention vers la respiration. La prise en compte de la rechute et du retour à la maintenance d’un comportement sain est aussi spécifiquement développée dans le programme spécifique de prévention de la rechute basée sur la pleine conscience (MBRP) utilisé dans le traitement des addictions.
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Effets d'un programme de pleine conscience sur le rendement scolaire des enfants de 3e et 4e année du primaire

Effets d'un programme de pleine conscience sur le rendement scolaire des enfants de 3e et 4e année du primaire

Quant à la revue systématique de Kallapiran et ses collaborateurs (2015), les résultats indiquent des tailles d’effet modérées sur le stress (g = .31) et sur la dépression (g = .42), mais des effets de grande taille sur l’anxiété (g = .96), comparativement à des groupes contrôles passifs et actifs. Une étude randomisée et contrôlée réalisée par Sibinga et ses collaborateurs (2013) incluse dans cette revue systématique, réalisée en milieu scolaire chez une population infantile masculine (âge moyen = 12,5 ans), a comparé le groupe expérimental à un groupe contrôle actif, soit un programme éducatif traitant de thèmes tels que l’estime de soi et la prise de décision saine. L’inclusion de ce groupe de comparaison a rendu possible le contrôle d’aspects extérieurs à l’intervention de PC, notamment la présence d’un instructeur adulte positif et l’expérience d’être en groupe. Le programme demeure cohérent avec le programme MBSR, mais des changements ont été adoptés tels que les rappels téléphoniques, les collations, la durée des cours et une simplification des mots utilisés. L’anxiété était mesurée à l’aide du Multidimensional anxiety scale for children (MASC), un questionnaire autorapporté. Cette étude appuie l’hypothèse selon laquelle l’intervention améliore les symptômes psychologiques, notamment une réduction de l’anxiété chez les garçons.
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Place de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience dans la dépression unipolaire. Une revue non-exhaustive de la littérature

Place de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience dans la dépression unipolaire. Une revue non-exhaustive de la littérature

La MBSR donne aux patients atteints de maladies chroniques de nouvelles techniques leur permettant de réduire le stress, l’anxiété et les douleurs chroniques qu’ils éprouvent quotidiennement (Morone et al.,2008). Jon Kabat-Zinn accueille des groupes d’environ trente patients, afin de leur enseigner la méditation en pleine conscience au sein d’un programme de huit séances hebdomadaires de deux heures chacune. Les patients inclus dans les groupes de MBSR présentaient une forte charge anxieuse associée à des maladies ou des douleurs chroniques tels que, des lombalgies, de l’arthrite, des douleurs thoraciques non spécifié es ou encore des migraines. La MBSR permet aux patients de prendre conscience de leur fonctionnement en pilotage automatique, de leurs ruminations ment ales, ainsi que des émotions en lien avec leurs sensations corporelles douloureuses. Chaque séance de MBSR comprend des pratiques méditatives formelles et informelles. Les pratiques méditatives formelles s’appuient sur la réalisation en pleine conscience de la dégustation d’aliments, de la pratique de la marche, voire d’exercices de méditation portés sur la respiration s’accompagnant de la pratique du « scan corporel ». La technique du « scan corporel » consiste à maintenir son attention sur différentes parties de son corps. Les pratiques informelles correspondent à la pratique de la pleine conscience durant les activités de routine de la vie quotidienne.
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La méditation de pleine conscience à l'école

La méditation de pleine conscience à l'école

Au Canada par exemple, C. Lee, professeur des élèves de septième année (équivalent du CM2), débute toujours la journée par un exercice de pleine conscience (tiré du programme éducatif MindUp) axé sur la respiration (écoute et maîtrise) [F. Renault – 2015] ou l’écoute d’une musique classique. Le programme MindUp - qui aide à combattre le stress ou la dépression en se recentrant sur l’instant présent - est appliqué depuis près de dix ans dans les écoles de Vancouver. MindUp ajoute seulement à la formule initiale des méditations de pleine conscience « des leçons d’empathie, de contrôle des émotions ou encore d’optimisme », explique F. Renault. C’est, selon ses dires, « un cocktail de positivité appelé "apprentissages émotionnels et sociaux", qui a pour but d’améliorer le bien-être des élèves et, in fine, leur réussite scolaire ». « Le pays a fait du développement personnel et social l’un des fondamentaux à acquérir au même titre que le lire-écrire-compter cher à l’éducation nationale en France » [J. Peron – 2015]. Alors qu’autrefois était visée la formation d’élèves aux « têtes bien pleines », explique la psychologue et professeure du développement humain K. Schonert-Reichl, aujourd’hui l’objectif est bien plus de développer des individus aux « compétences humaines de contrôle de soi et de travail en équipe » [F. Renault – 2015].
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Les effets de la pleine conscience sur le stress des adultes âgés présentant un trouble cognitif léger amnésique

Les effets de la pleine conscience sur le stress des adultes âgés présentant un trouble cognitif léger amnésique

18 significative des symptômes anxieux, des ruminations et des problèmes de sommeil suite à un programme d’IBPC. Les chercheurs ont conclu que les IBPC représentent une approche bénéfique et sécuritaire pour les adultes âgés. De plus, les séances en groupe sont particulièrement appréciées de ceux-ci, car elles favorisent leur habileté à méditer et indirectement leurs occasions de contacts sociaux. L’étude de Lenze et al. (2014) réalisée auprès de 34 adultes âgés ayant un trouble cognitif subjectif a montré que l’IBPC diminue la sévérité des inquiétudes et augmente les habiletés de pleine conscience. Six mois post- IBPC, les participants ont rapporté maintenir les pratiques méditatives apprises, dont notamment la méditation sur la respiration, et en bénéficier lors de situations stressantes. L’étude de Wells, Kher et al. (2013) est particulièrement pertinente en lien avec ce mémoire doctoral car leur programme d’IBPC a été administrée auprès de la population d’intérêt, soit des adultes âgés avec TCLa. Les résultats des entrevues qualitatives sont à l’effet que les participants ont apprécié l’IBPC et ont perçu une amélioration de leur bien- être, une plus grande acceptation et conscience de leurs troubles cognitifs et une réduction de leur réactivité face au stress. De leur côté, Innes et al. (2012) ont démontré des effets positifs d’une IBPC sur le stress perçu, l’humeur et le sommeil des adultes âgés atteints de la MA. En somme, ces études appuient l’efficacité des IBPC pour diminuer le stress psychologique ainsi qu’augmenter le bien-être de ces populations âgées (Innes et al., 2012; Foulk et al., 2013; Lenze et al., 2014; Wells, Kerr et al., 2013).
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Mise en place et évaluation d'un programme d'entraînement à la pleine conscience auprès de jeunes golfeurs d'élite

Mise en place et évaluation d'un programme d'entraînement à la pleine conscience auprès de jeunes golfeurs d'élite

participants : éventuellement inclure dans le programme une séance d’établissement de buts, instaurer une collaboration plus étroite avec l’entraîneur, aider les athlètes à intégrer la pleine conscience au quotidien sportif et à leurs routines de pré-performance, etc. Il serait également pertinent d’évaluer l’impact du programme d’entraînement sur d’autres paramètres psychologiques associés à la performance en outre de la pleine conscience dispositionnelle. Tout comme le « trait de pleine conscience », lequel est lié – à travers la diminution de la rumination et la régulation émotionnelle – à la capacité à faire face (coping skill) avec succès aux difficultés propres au sport (Josefsson et al., 2017), d’autres variables pourraient aussi être influencées par la pratique de la pleine conscience et participer à l’amélioration de la performance. La prise de décision en serait un exemple : la pleine conscience améliorerait la capacité des athlètes à prendre des décisions (Hussey, 2015). Un autre exemple serait celui de la créativité dans le contexte sportif car il y aurait un lien entre cette variable et la pleine conscience (Richard, Halliwell, & Tenenbaum, 2017). Finalement, une réalisation fluide des gestes automatisés en serait aussi un exemple. La pleine conscience éviterait que, dans un contexte de stress, les athlètes ne rentrent dans une dynamique d’autoévaluation et basculent d’un processus attentionnel implicite et automatique à un processus explicite et conscient nuisible à la performance (Birrer, Röthlin, & Morgan, 2012 ; Perry, Ross, Weinstock, & Weaver, 2017).
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Étude exploratoire sur les associations entre la pleine conscience du psychologue et l'alliance thérapeutique dans le processus de psychothérapie

Étude exploratoire sur les associations entre la pleine conscience du psychologue et l'alliance thérapeutique dans le processus de psychothérapie

de changement, des résistances viendront mettre à rude épreuve l’alliance de travail » (p. 158). Les ruptures d’alliance occasionnés par ces résistances ou par les réactions du psychologue face à elles font partie de toute alliance thérapeutique et, bien qu’ils soient suivis autant que possible d’épisodes de réparation, ils peuvent donner l’impression d’une alliance plus faible, moins solide, tant dans la perception du psychologue que dans celle du patient. Il est possible que ce phénomène ait influencé les associations possibles entre la pleine conscience du psychologue et l’alliance thérapeutique perçue par le psychologue et le patient entre la septième et la neuvième séance. L’absence de confirmation des hypothèses pourrait donc être liée à période de rupture dans l’alliance thérapeutique et de résistances chez le patient précédant le changement, qui coïncideraient avec le T2. À la lumière de ces informations, des analyses supplémentaires ont été menées pour détecter la présence d’associations entre la pleine conscience du psychologue et l’alliance thérapeutique perçue par le psychologue et le patient au T1.
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Trauma, pleine conscience et travail social : du réductionnisme à la complexité de l’existence humaine

Trauma, pleine conscience et travail social : du réductionnisme à la complexité de l’existence humaine

1.1.3 La pleine conscience comme manière d’être ou comme outil individuel Kabbat-Zin 2 (2003) insiste toutefois sur le fait que la pratique de PC est bien plus qu’un ensemble de connaissances théoriques, qu’une simple réflexion conceptuelle ou encore qu’un simple processus d’entraînement attentionnel (Kabat-Zinn, 2003, p.149). Selon lui, cette pratique est d’abord et avant tout une manière d’être qui doit être cultivée par une ascèse constante consistant essentiellement en un engagement à s’habiter soi-même (Kabat-Zinn, 2003, p.149). Comme nous l’avons dit, il s’agit de porter son attention, de manière intentionnelle et sans jugement, d’instant en instant, sur l’ensemble de son expérience vive (Kabat-Zinn, 2003, p.145). Dans le même ordre d’idée, soulignons que la pratique de PC permettrait de développer une meilleure perception et compréhension des symptômes liés au stress, qui conduiraient vers une meilleure relation à ceux-ci. La compréhension et l’acceptation de certaines réactions atténueraient en quelque sorte les difficultés liées à celles- ci et pourraient ainsi servir d’outil pour faire face aux dangers du stress (Grégoire et al., 2016, p.57-66). Le développement de la capacité à réguler les émotions, à gérer les pensées ainsi qu’à diminuer la propension aux affects désagréables ferait de la PC une intervention de plus en plus recommandée pour intervenir après des personnes dépressives (Segal, Williams et Teasdale, 2006).
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