Profession de foi

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Profession de foi « supporter »

Profession de foi « supporter »

PROFESSION DE FOI « SUPPORTER » Patrick Mignon (Article publié dans : Esprit, Août-sept. 1985, n°8-9, « Le foot et la fureur », pp. 1-5) Avec les événements du Heysel, l'Angleterre s'est trouvée une fois de plus au ban de l'Europe. Le choc des images a nourri l'anglophobie la plus établie et fait vaciller la fidélité des amoureux de la particularité anglaise ; la charge des hooligans (après la guerre des Malouines, le mouton néo- zélandais et le fief de la famille Wellington à Waterloo) a prouvé qu'on ne peut cohabiter avec l'Angleterre, que des insulaires ne peuvent être qu'étranges et barbares. Toutefois, le recul et l'attention à ce que certaines émissions sportives ont pu nous apprendre des supporters des diverses équipes italiennes ont permis de calmer le jeu : des Allemands, des Hollandais, des Français... sont prêts à en découdre avec les supporters adverses. Laissons de côté les débats sur la responsabilité de la police belge ou de l'UEFA et constatons simplement que le football est un bon révélateur des passions européennes et un événement qui pose, en direct, des questions de morale de l'image (fallait-il diffuser le match ?..).
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Le fondement de la morale dans la profession de foi du vicaire savoyard de Jean-Jacques Rousseau

Le fondement de la morale dans la profession de foi du vicaire savoyard de Jean-Jacques Rousseau

Nous arrivons ici devant un problème, puisqu'il semble ne pas y avoir de religion valide pour l'État. Rousseau tente de répondre à ce problème en nous exposant une nouvelle religion politique, c'est-à-dire une religion civile. Mais qu'est-ce qui caractérise la religion civile de Rousseau? Ce qui distingue la religion civile de la religion naturelle et des religions révélées, c'est qu'elle est fondamentalement utilitaire. Ses dogmes sont ceux de la religion naturelle : « L'existence de la Divinité puissante, intelligente, bienfaisante, prévoyante et pourvoyante, la vie à venir, le bonheur des justes, le châtiment des méchants » . Par contre, Rousseau ajoute dans ce texte un dernier dogme positif qui ne figure pas dans la Profession de foi : « la sainteté du Contrat social et des Lois ». Les citoyens doivent s'engager envers les dogmes de la religion civile et les considérer comme étant sacrés, afin d'assurer leur engagement par rapport aux lois. Est-ce ici un retour aux religions païennes, dont Rousseau disait justement qu'elles ne pouvaient plus être considérées comme religions de l'État? Cela nous semble contradictoire, parce qu'il semble vouloir intégrer un aspect de religion païenne dans la religion naturelle. Nous avons vu que ces deux religions ne peuvent pas assurer la pérennité du corps social, car elles forment deux extrêmes : l'une est trop fanatique tandis que l'autre est trop douce.
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La conscience morale en matière de foi chez Kant

La conscience morale en matière de foi chez Kant

donc double ici, tout en demeurant strictement sur le plan de la morale : ne pas s’être assuré de la validité du principe de son action et, ce faisant, avoir contourné un précepte moral qui, lui, est assuré. En ces matières du reste, il y a clairement aux yeux de Kant préséance du devoir moral sur les préceptes d’une religion statutaire 25 . Mais là où le rôle de la conscience en matière religieuse apparaît dans toute son amplitude, c’est lorsque Kant poursuit sa discussion en faisant intervenir cette fois les éducateurs religieux et les supérieurs ecclésiastiques. En effet, même si les articles de foi statutaires que ces derniers imposent à leurs fidèles sont moralement acceptables, le fait de contraindre autrui à prêter foi à ces articles est en lui-même moralement illégitime. Aux yeux de Kant, on ne peut extorquer une profession de foi. Par définition, celle-ci doit être entièrement libre. Cela nous rappelle l’exhortation lancée par Kant en 1784, au moment où il enjoint à Frédéric II de continuer à ne rien exiger de ses sujets pour les choses qui touchent la conscience (Gewissensangelegenheit 26 ). Or c’est précisément de cela qu’il s’agit ici. Le dogme imposé, qu’il s’agisse même de quelque chose d’aussi inoffensif que de croire que Dieu demande de réserver un certain jour de la semaine au culte public, porte atteinte à la conscience même des fidèles. On les oblige en fait à se détourner de leur conscience et à se mentir à eux-mêmes, sous peine d’être exclus de la communauté des croyants, sous peine donc de mettre en péril leur propre salut. Dans de tels cas, la foi statutaire porte préjudice à l’intégrité morale de la personne, à la personne dans ce qu’elle a de plus intime : sa conscience. Et l’éducateur religieux doit porter la pleine « responsabilité » 27 de cette adhésion forcée, au plan moral mais indirectement aussi au plan politique. Cet encouragement à la soumission servile et à l’hypocrisie, en d’autres mots cette « discipline spirituelle » 28 imposée de l’extérieur par le clergé, ne peut en effet manquer d’avoir des conséquences néfastes sur l’attitude de l’individu dans la cité.
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Fiscalité: Stratégie pour les entreprises et la profession

Fiscalité: Stratégie pour les entreprises et la profession

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Sage-femme : une profession méconnue

Sage-femme : une profession méconnue

Introduction La profession de sage-femme est une des rares à être dominée par des praticiennes. En effet, la prise en charge des femmes enceintes et des parturientes a été considérée, depuis l’antiquité, comme relevant du cercle féminin. Jusqu’au XVII siècle, les « accoucheuses » n’étaient pas formées et avaient peu de connaissances théoriques. Elles étaient désignées par le terme de « matrone ». Celles-ci avaient également un rôle aussi bien social que religieux. Les hommes ont donc longtemps été écartés de la profession. En effet, tout ce qui touchait à l’appareil génital féminin devait être confié uniquement aux femmes.
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Enjeux de savoir(s) et profession enseignante

Enjeux de savoir(s) et profession enseignante

4 • Formation et profession 24(2), 2016 des enseignants? Comment le savoir théorique peut-il médiatiser la réflexion des stagiaires sur leur agir pédagogique? Et quels champs disciplinaires dominent dans les axes de recherche choisis par les futurs enseignants? Autant de questions qui permettent d’examiner le rôle de l’écriture réflexive dans la formation à l’enseignement. A. Stumpf, F. Joliat et D. Perrin examinent de leur côté la rhétorique des documents officiels concernant la conception de la professionnalisation. Leur étude des documents ministériels les a amenés à construire un outil méthodologique pour mener une analyse comparative de la façon dont les instituts de formation se sont approprié les modèles de professionnalisation. Dans une perspective plus disciplinaire, M. Giglio aborde la question de la créativité dans la constitution des savoirs professionnels des enseignants. Il a étudié avec des étudiants stagiaires certains gestes de l’enseignant qui seraient nécessaires pour guider les élèves durant un acte d’apprentissage créatif et collaboratif en classe. Enfin, M. Sauvaire, M.-A. Lord et É. Falardeau présentent un dispositif de formation des enseignants de français du secondaire au Québec dans lequel les étudiants se familiarisent avec les genres de textes qu’ils auront à enseigner. L’article présente les assises théoriques de la démarche construite, soit l’écriture conçue comme une activité sociale de communication, un processus itératif qui fait appel autant à des phases de planification, de mise en texte que de révision- réécriture. La notion de genre textuel constitue le principe organisateur de cette formation, car c’est elle qui structure autant les aspects communicationnels que discursifs et langagiers des textes à produire.
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Genre et profession. Le cas des "ingénieures"

Genre et profession. Le cas des "ingénieures"

plus récemment sur les éventuelles différences de style de management entre les hommes et les femmes. La contribution que je souhaite faire aujourd’hui propose une perspective différente puisqu’il s’intéresse au champ des valeurs professionnelles. Plus précisément, il analyse les représentations que se font les membres d’une profession technique (les ingénieurs) des enjeux éthiques des techniques qu’ils et elles contribuent à concevoir, fabriquer, diffuser, évaluer, contrôler et parfois même faire disparaître.

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Learning from profession memories

Learning from profession memories

Knowledge defined in a profession memory represents especially problems solving strategies. The evaluation of the learning of these strategies is not easy. We propose an auto- evaluation which can be done by the student himself. In fact, the student can discover the expert strategy and adapt his problem solving approach. We do not believe that a comparison of results can allow an evaluation of the learning level of an organization actor. As we noted before, an expert cannot do this evaluation as well as a tutor in a basic learning system. We define techniques to guide this auto-evaluation. We present in the following our proposition in this aim.
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Introduction du dossier Profession journaliste

Introduction du dossier Profession journaliste

L’accès aux données statistiques les plus élémentaires, notamment sur les propriétaires des médias, les statuts des structures ou sur l’organisation des rédactions, est un autre obstacle[r]

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La représentation sociale de la profession d'EDE en Valais romand : état des lieux de la reconnaissance de la profession

La représentation sociale de la profession d'EDE en Valais romand : état des lieux de la reconnaissance de la profession

De plus, plusieurs personnes interrogées expliquent qu’en Valais, les idées plutôt fermées concernant la place des hommes et des femmes dans la société viennent de « la situation d’un canton périphérique et conservateur » (Jean, communication personnelle [entretien], 26 juillet 2018). En effet, « le Valais, par sa composition, est fermé. Avec ses montagnes, il est comme ça. Et du coup, c’est vrai qu’on a 15 ans de retard » (Aude, communication personnelle [entretien], 4 juillet 2018). Cela soulève alors un point concernant la place de la femme dans la société : le Valais, de par sa situation, influence la représentation de la profession, notamment par la forte féminisation de celle-ci (l’idée que ce sont les femmes qui s’occupent des enfants). Il est intéressant de constater que ce phénomène semble accentué en Valais selon les dires des personnes interrogées. En effet, il persiste des différences concernant la politique de la petite enfance entre cantons, pourtant voisins (par exemple, le canton de Vaud possède une CCCT alors que le Valais n’en a pas). Cette manière de voir les choses en Valais pourrait alors être un élément explicatif de ces différences.
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Pépite | La bonne foi contractuelle : fonction et régime.

Pépite | La bonne foi contractuelle : fonction et régime.

des solutions d’équilibres qui caractérisent le droit français des contrats » 103 . C’est pourquoi, la solution actuelle, qui laisse aux parties le fait de la soulever semble plus pertinente et moins intrusive. Qu’en penser ? D’un point de vue de l’orthodoxie juridique, il convient de rester pragmatique et de rester sur la position qui est celle du juge depuis la renaissance de la bonne foi : celle de laisser aux parties le soin de la soulever. Cela permet de respecter l’esprit du droit des contrats français. En théorie, la barre ne semble pas être franchie vers une intrusion du juge dans le contrat. Le législateur, peut-être trop enthousiaste, est allé sûrement trop loin et aurait dû se contenter du caractère impératif qu’il voulait certainement consacrer, voulant interdire les dérogations in pejus. C’est ainsi que Monsieur Balat souligne, reprenant les propos de Portalis, qu’il faut « étudier l’esprit de la loi quand la lettre tue » 104 . D’un autre côté, une telle solution pourrait amener en pratique à un peu plus de fraternité et de justice contractuelle, dans la mesure où la figure de proue des défenseurs de cette philosophie serait contrôlée quoiqu’il arrive par un juge gagnant du pouvoir. La fonction classique de la bonne foi gagnerait aussi en importance, cet élément de régime la plaçant au centre des débats. Cependant, le modèle contractuel français n’est pas encore prêt et ne le sera peut-être jamais, à accueillir un tel bouleversement dans ses fondations et il parait alors logique de privilégier la sécurité juridique. Encore une fois, la justice contractuelle doit être poursuivie, sans jamais venir porter atteinte à la sacro-sainte sécurité.
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L'argent et la foi : réflexions sur les trésors de temple

L'argent et la foi : réflexions sur les trésors de temple

p erm an en ce u n e m in u tie u se com ptabilité, m ieux connue il est v rai p o u r certains sanc­ tuaires grecs que p o u r ceux d u m onde romain. M ais cette com ptabilité avait sans doute une au tre fonction : celle de p erm ettre à la p uis­ sance publique d e connaître dans le détail le capital disponible. Car c'est bien là l'am biguïté fondam entale et p arad o x ale des trésors des tem ples : ils m êlent inextricablem ent m otiva­ tions religieuses et politiques, foi réelle et con­ sidérations profanes, com m e le m ontre de la m anière la p lus claire u n e anecdote rapportée p ar Cicéron : A ntiochus, soucieux de se conci­ lier Rome, v o u lu t offrir u n candélabre p ré­ cieux au C apitole ; à Verrès qui b rûlait d u dé­ sir de se faire offrir cette pièce exceptionnelle, le roi rép o n d it q u 'il en était em pêché p ar res­ p ect religieux en v ers Ju p iter, religione lovis Capitolini. M ais on com plétera cette affirm a­ tion banale en soi p ar l'énoncé plus détaillé de la double m otivation d u souverain : il souhai­ tait en effet « donner solennellem ent et consa­ crer à Jupiter très bon et très gran d (ce candé­ labre), en ren d an t le dieu lui-m êm e tém oin de sa volonté et de son sentim ent religieux », tout en offrant u n objet d o n t il vo u lait q u'il soit « dans ce tem ple très illustre un signe de son alliance et d e son am itié avec le peu p le ro­ m ain ». Et le com m entaire qu'ajoute Cicéron est to u t aussi significatif : « Bien des rois, des cités libres, beau co u p de sim ples particuliers riches et p u issan ts ont assurém ent à coeur de doter le Capitole com m e la dignité d u temple et le nom de n o tre em pire le dem an den t »95. C ette form ule, à elle seule, rassem ble bien, no u s sem ble-t-il, les caractéristiques des tré­ sors de tem ples telles q u 'o n peu t les observer
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La bonne foi à la fin du vingtième siècle

La bonne foi à la fin du vingtième siècle

BGB], impose que le débiteur doive exécuter la prestation en considération des usages du trafic. Les codifications tardives contiennent en règle générale des références diverses à la bonne foi objective, en accord avec ses concrétisations. C'est le cas du Code civil italien de 1942 dont l'article 1337 a trait à la bonne foi précontractuelle et l'article 1375 à la bonne foi dans l'exécution des obligations, ou du Code civil portugais de 1966 qui distingue la bonne foi précontractuelle, (article 227) l'abus de droit par opposition à la bonne foi, l'imprévision par exigence de la bonne foi (article 437) et la bonne foi dans l'exécution des obligations (article 762º/2). Finalement, les codifications plus récentes : le Code civil hollandais, dans son Livre 6, article 2, a préféré la formule «honnêteté et équité» ( redelijkheid en billijkheid); le Code civil du Québec de 1994 pose l’exigence de la bonne foi dans l'exercice
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Profession : bibliothécaire scolaire

Profession : bibliothécaire scolaire

CHRONIQUE Profession : bibliothécaire scolaire Formation et profession 21(2), 2013 • 117 Cependant, il importe de mentionner que le rôle des bibliothécaires scolaires est actuellement sous la loupe du MELS (2013). De plus en plus conscient de la problématique entourant leur réinsertion dans le milieu scolaire, ce dernier travaille par conséquent à assoir la profession sur des bases officielles plus solides. Il est question de structurer son mandat pour en faire un bibliothécaire pédagogique (Baillargeon et al., 2014).

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Le bonheur au travail : un exemple de mauvaise foi managériale ?

Le bonheur au travail : un exemple de mauvaise foi managériale ?

Croire au bonheur au travail, c’est donc le plus souvent se tromper, se tromper soi- même et tromper les autres, mais c’est aussi refuser de regarder une certaine vérité en face, le travail ne rend pas nécessairement et pas toujours heureux. Il y a donc dans une telle croyance une part de mauvaise-foi, un mensonge à soi-même du manager qui refuse d’admettre qu’il est là pour inciter et motiver les personnes qu’il a sous sa responsabilité à exercer une activité souvent difficile et pénible, parfois même ingrate. Cette mauvaise foi l’empêche de viser ce sur quoi il pourrait plus efficacement agir pour faire que le travail puisse malgré tout être source de satisfaction. Le rôle du manager est plutôt, non pas de donner du sens au travail, car cela sous-entendrait que le travail n’en a pas toujours et qu’il faudrait parfois forcer un peu les choses pour lui en trouver un, mais de révéler le véritable sens du travail et de montrer, à ceux qui ne le voient pas toujours, en quoi ils parviennent par leur travail à augmenter leur puissance d’agir, leur inventivité ou leur créativité et en quoi ils contribuent à augmenter celle des autres.
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Foi et croyance au Moyen Âge. Les médiations liturgiques

Foi et croyance au Moyen Âge. Les médiations liturgiques

palement les prières où exprime orthodoxie de la foi définie par Eglise Le deuxième volet comprend les textes normatifs par lesquels les autorités ecclésiastiques tentent accorder la [r]

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Le rôle de la bonne foi dans l’élaboration de la théorie du contrat

Le rôle de la bonne foi dans l’élaboration de la théorie du contrat

79. Voir ibid. à la p. 44. 80. Voir ibid. aux pp. 54 et 64. 81. Voir, notamment, ibid. au no 12 aux pp. 138 et s. : «Il n'y a aucune espèce de convention, où il ne soit sous-entendu que l'un doit à l'autre la bonne foi, avec tous les effets que l'équité peut y demander, tant en la manière de s'exprimer dans la convention, que pour l'exécution de ce qui est convenu, et de toutes les suites»; aux pp. 382-383 : «Pour les autres vices [des conventions], on réduira ceux dont il sera parlé dans ce titre à quatre espèces. [...] la troisième [du dol et du stellionat], de ceux qui sont contraires à la sincérité et à la bonne foi»; au no 2 à la p. 395 : «Et comme on ne doit pas donner facilement atteinte aux conventions, pour tout ce qui ne serait pas dans les bornes d'une parfaite sincérité, on ne doit pas souffrir que la simplicité et la bonne foi soient exposées à la duplicité et aux tromperies».
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De l’anthropos : se savoir humain, entre foi et savoir

De l’anthropos : se savoir humain, entre foi et savoir

Ainsi, il propose une figuration de l’humain qu’il articule autour de sa dignité et de sa noblesse. Sa compréhension large de l’histoire lui sert de prisme pour lire la condition du genre humain. Il fait appel tant à l’économie du divin qu’à celle des vérités que la philosophie avait entrevues. Autrement dit, Clément d’Alexandrie présente une doctrine, riche en intuitions fécondes, par rapport au principe stoïcien de la Raison universelle, qu’il identifie au travers de la personne et du rôle du Christ. Il parle d’un Logos incarné, « Dieu fait homme pour nous faire à notre tour des dieux, assumant les prérogatives les plus élevées que les philosophies anciennes ont pu attribuer au démiurge ou à la Sagesse, instrument du démiurge » 263 . La figuration qu’il propose sur la condition humaine se présente de manière articulée autour du principe de la gnose, et donc du Logos Christ en tant que Raison universelle, éternelle et d’essence divine. Elle éduque le genre humain : « texte grec christos logos paidagôgos » 264 . Avec cette idée de la Raison Universelle, qu’il puise au dogme du stoïcisme, il universalise en même temps le rapport entre foi et savoir. Le Logos a aussi inspiré les philosophes. Il constitue le médium qui fonde son idéal religieux ainsi que son idéal de la culture. Pour lui, « ce ne sont pas seulement les rapports de la foi nouvelle avec la vérité des vieilles philosophies qui l’intéressent ; il va beaucoup plus loin et veut que la vie tout entière se conforme aux principes de la Raison Universelle, mais dans une perspective dite chrétienne : lettres, arts, vie sociale et familiale, éducation, travail, loisirs » 265 . Clément d’Alexandrie, bien que fondamentalement chrétien, présente dans ses élaborations dogmatiques l’incarnation du Verbe, Christ, à la foi comme le point culmunant du devenir humain, mais aussi à fois
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Cioran ou le mal de foi : les vestiges du sacré dans l'écriture

Cioran ou le mal de foi : les vestiges du sacré dans l'écriture

#(! formulation qui renvoie à la thèse XVII dans « Sur le concept d’histoire », qu’il existe une courbe ascendante/descendante qui consiste pour Benjamin en un réseau d’imbrications bivalentes qui va de l’histoire, à l’époque, à la vie particulière, à l’œuvre d’une vie, à l’ouvrage particulier, et qui repart dans l’autre sens, puisqu’à son tour, l’ouvrage particulier contient tout le reste des éléments qui l’englobent. Dans le contexte précis de cette recherche, on retrouve aussi cet amalgame avec, en plus, un rapport très étroit, voire fusionnel, entre un problème qui occupe toute une époque, une vie particulière qui jongle avec ce problème et l’œuvre de cette vie particulière qui le parle. En effet, on ne peut pas penser la vie et l’œuvre de Cioran sans interroger la crise qui les parcourt et qui exprime le problème du sacré comme relation d’exception. De la même façon qu’à l’inverse, on ne peut saisir avec justesse toute la portée et les implications de cette nouvelle forme de participation au sacré sans se pencher sur l’œuvre de cet auteur qui s’est révélé être le précurseur de quelque chose qui s’est répandu dans la modernité et sa postérité. Ce quelque chose difficile à définir se manifeste comme un réagencement des vestiges que nous laisse la tradition chrétienne à l’intérieur d’un rapport très personnel, très conflictuel aussi, qui représente son sacré. Ce qui s’est construit dans l’entreprise critique dissolvante de Cioran, c’est bel et bien une nouvelle façon, misant sur l’exclusion (subie et recherchée), d’habiter l’ « espace » du sacré. Les anathèmes qu’il lance participent à une sorte de mise en scène spirituelle et contribuent à ériger ce paradigme de l’exception qu’on peut entrevoir dans ce passage : « Dieu même ne pourrait dire où j’en suis en matière non pas de foi, mais de religion. J’adhère si peu à ce monde qu’il m’est impossible de me considérer comme un incroyant! Par cette inadhésion
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L’Empire de Charlemagne. Un monde brutal sublimé par la foi

L’Empire de Charlemagne. Un monde brutal sublimé par la foi

Pépin délogea son demi- frère manu militari et installa à sa place son neveu Tassilon, le très jeune fils que sa sœur Hiltrude avait eu avec le duc Odilon (†748). Becher, naissance de Ch[r]

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