Pratique de la science

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Parcours de chercheurs. De la pratique de recherche à un discours sur la science : quel rapport identitaire et culturel aux sciences ?

Parcours de chercheurs. De la pratique de recherche à un discours sur la science : quel rapport identitaire et culturel aux sciences ?

sciences par l’épreuve de la pratique chez les acteurs de la recherche rencontrés. « Il importe de comprendre ce que faire de la science veut dire. Le seul exposé de l’état des connaissances, comme cela se pratique dans l’enseignement et dans les émissions de vulgarisation scientifique, ne suffit pas pour comprendre comment elles ont été élaborées. L’image de la science que se construit l’étudiant à partir de ses cours a souvent peu de chose à voir avec la science telle qu’elle se pratique. […] Certains discours de la philosophie qui dégagent une conception générale et universelle de la science et la proposent comme norme à suivre par les chercheurs sont néfastes. D’une part, ils produisent une mystification de la science, bien différente des pratiques effectives ; ils sont de peu d’utilité pour guider concrètement le chercheur dans son travail. Ils offrent une occasion de réfléchir sur la science et d’en modifier le cours, mais ils sont surtout le privilège de ceux qui ont déjà fait leurs preuves et qui ont le loisir de discourir sur la science. D’autre part, cette conception générale de la science, mise en avant pour lutter contre les pseudo-sciences et contre irrationalisme, est si éloignée des pratiques scientifiques concrètes qu’elle perd sa crédibilité. A défaut d’une représentation philosophique proche de ce qui peut effectivement s’observer ou se pratiquer, le chercheur réflexif ou l’observateur extérieur risque d’être conduit vers le pire des relativismes : « s’il n’y a pas une science universelle alors tout se vaut ». » (Vinck, 2007 ; p. 6-7)
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Construisons des ponts entre la science et la pratique: intérêt d'un cas clinique

Construisons des ponts entre la science et la pratique: intérêt d'un cas clinique

EDITORIAL Construisons des ponts entre la science et la pratique : l'intérêt d'un cas clinique. Aujourd’hui, la psychiatrie, comme les autres domaines de la médecine, est de plus en plus contrainte d’évoluer vers une pratique basée sur les preuves. Pourtant, le clinicien se sent toujours en décalage par rapport à ces recommandations fondées sur les études scientifiques. Celles-ci sont souvent assez peu criticables sur le plan méthodologique, mais restent pourtant éloignées des préoccupations du praticien. Dans le cadre de son travail, celui-ci se pose des questions auxquelles ces études ne peuvent répondre. Parfois, le clinicien a même des convictions complètements opposées aux conclusions des études cliniques.
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Épistémologie et pratique de la science chez Aristote : les seconds analytiques et la recherche de l'essence dans le De Anima

Épistémologie et pratique de la science chez Aristote : les seconds analytiques et la recherche de l'essence dans le De Anima

Or c’est en tablant sur ces divisions qu’Aristote construit, pour calquer la traduction de Bodéüs, la formule qui s’applique en commun à toute âme91. Il est vrai, comme le note Hamlyn,[r]

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La doctrine de la science de Fichte : idéalisme spéculatif et réalisme pratique

La doctrine de la science de Fichte : idéalisme spéculatif et réalisme pratique

Plusieurs commentateurs l'ont reconnu et noté, c'est à Alexis Philonenko que l'on doit l'exploit d'avoir véritablement ébranlé cette lecture selon laquelle la doctrine[r]

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CONTRIBUTION DE L'APPRENTISSAGE EXPERIENTIEL ET DE LA SCIENCE ACTION A LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE

CONTRIBUTION DE L'APPRENTISSAGE EXPERIENTIEL ET DE LA SCIENCE ACTION A LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Mise en pratique de principes de gestion de classe positive et réflexion sur des problématiques concrètes dans un groupe de science et technologie au secondaire

Mise en pratique de principes de gestion de classe positive et réflexion sur des problématiques concrètes dans un groupe de science et technologie au secondaire

Huit collègues volontaires ont été sélectionnés afin de partager leurs réflexions professionnelles lors d'un entretien (enregistré et retranscrit). Des collègues enseignantes et enseignants de science qui ont plus de huit ans d'ancienneté en enseignement ont été sélectionnés, car ils connaissent bien les particularités d'une classe de science et technologie. Aussi, des collègues qui agissent en tant que formatrices et formateurs pour les nouveaux enseignants ont été choisis, car ils ont une vaste expérience en gestion de classe et sont souvent amenés à verbaliser cette expérience. Avant l’entretien, les volontaires ont lu et signé l'annexe B, qui est la lettre d'information et formulaire de consentement. Ils ont été mis au courant de ma démarche en plus d’être sensibilisés aux principes de la gestion de classe positive, pour permettre de rester dans le sujet principal. Tous ont eu accès au blogue tout au long de la démarche de constitution du corpus; ils ont lu chacune des dix situations. Ils ont aussi lu l'annexe C, qui est le guide d'entrevue qui comporte un résumé des situations et l'établissement de stratégies pour faciliter la compréhension, les considérations éthiques, ainsi que les questions de l'entrevue (de type semi-dirigée) afin de poursuivre ma réflexion d'ordre pédagogique.
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Phronèsis et prudence : esquisse de la science pratique dans les textes de la tradition classique

Phronèsis et prudence : esquisse de la science pratique dans les textes de la tradition classique

61 comme vertu du prince, qui doit donner des ordres, ou comme obéissance à une instance supérieure. Aussi le concept des textes antiques ne concorde pas tout à fait avec celui de Thomas d’Aquin. La raison (ou faculté de connaissance) au sein de la perspective théologique est divisée en deux parties comme dans l’Éthique à Nicomaque; cependant la raison pratique y est soumise à la syndérèse (ou la raison naturelle : l’habitus) qui lui donne ses principes. Celle-ci est cependant distincte d’une habitude acquise. Il s’agit de la rectitude humaine en ce qui concerne le bien et le mal, ou plus précisément d’une capacité innée qui consent à tout bien et résiste à tout mal, en ayant la conscience de leur différence. Bien que la syndérèse partage plusieurs traits avec la phronèsis, leur différence tient encore une fois au fondement épistémologique qui les sous-tend 164 . Si la prudence antique décrivait en termes féconds les possibilités de l’action juste, la syndérèse limite ce que l’on peut entendre par ce terme puisqu’elle peut entraîner le remords de conscience 165 . Cette particularité nous permet de comprendre un certain nombre de commentaires du théologien concernant la vertu de prudence. La perspective de la Somme théologique, bien qu’elle soit semblable à celle de la philosophie antique, ne vise pas la cohésion sociale de la même façon. Le concept de bonheur chrétien n’est pas celui décrit dans l’Éthique à Nicomaque : son objet n’étant pas l’heureuse entente des citoyens, de leurs volontés et de leurs désirs dans d’une société unie, mais bien le règlement des sujets, des mœurs et des comportements. Ainsi, le texte du théologien ne mentionne pas certaines qualités autrefois attribuées à la prudence. Ces omissions qui circonscrivent le champ d’action de cette vertu réduisent aussi sa portée. La Somme théologique condamne ainsi l’habileté, autrefois constitutive de la prudence dans l’Éthique à Nicomaque, et ce n’est pas uniquement parce qu’elle s’oppose au bien commun, mais bien parce que, dans ce contexte chrétien et médiéval, les ambitions sont péchés.
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Une formation continue réalisée dans le contexte d'une communauté de pratique auprès d'enseignants du primaire et la potentielle modification de leurs pratiques enseignantes en science et technologie

Une formation continue réalisée dans le contexte d'une communauté de pratique auprès d'enseignants du primaire et la potentielle modification de leurs pratiques enseignantes en science et technologie

Ces impacts sont analysés selon trois aspects, (1) le vocabulaire scientifique retenu par les élèves relevant du registre des modèles, (2) l'exploitation du registre des modèles, catégor[r]

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Comment trouver et mettre en pratique clinique les données actuelles de la science ? - RERO DOC

Comment trouver et mettre en pratique clinique les données actuelles de la science ? - RERO DOC

This systematic review - on treatment duration of antibiotics for uncomplicated symptomatic lower urinary tract infections in elderly women - suggested that single dose treatment is le[r]

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Science de l'homme ou science de l'Humanité

Science de l'homme ou science de l'Humanité

comme «une_partie_essentielle» à savoir «le_culte_des_hommes_vraiment_supérieurs» (II 63) a joué sous la troisième République un rôle tout à fait considérable. Afin de mieux comprendre la nature du Grand-Être, il y a lieu de revenir sur ce qui distingue cet organisme de tous les autres. «Le_plus_vivant_des_êtres_connus» (Système, I 335; GF 358), est aussi le seul à être composé d’éléments réellement séparables. Si cette propriété pose un problème pratique, dans la mesure où elle encourage l’individualisme, elle pose aussi un problème théorique : comment concilier l’unité de l’être collectif avec la multiplicité des êtres individuels qui le composent ? L’humanité n’est pas seulement un être sans équivalent; ce pourrait être aussi un être incompréhensible, un non-être : l’indépendance de ses membres semble incompatible avec l’idée même d’organisme, l’existence de partes extra partes étant le propre de l’inorganique. L’humanité n’est cependant pas le seul être collectif; elle n’est qu’une des illustrations possibles du principe déjà clairement énoncé par Aristote, et repris dans la cinquantième leçon, qui érige «cette_invariable_conciliation_de_la_séparation_des_travaux_avec_la_coopération_des _efforts» en «caractère_fondamental_des_opérations_humaines» (265). La question par là posée se retrouverait donc aussi à propos de la famille ou de la cité; mais un être vivant ne doit être jugé qu’à l’état adulte; c’est donc l’organisme collectif par excellence qui est le mieux à même de nous faire saisir et la difficulté et sa solution.
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L'archivistique est-elle une science ?

L'archivistique est-elle une science ?

Selon lui, le titre choisi pour l’ouvrage qui remplace le Manuel, la Pratique archivistique française 3 , marque un recul des certitudes. En outre, l’usage croissant du mot « archive » en remplacement de pluriel traditionnel marque les doutes de la profession. L’intervention de Paola Carucci (Rome, Sapienza), offrait le double intérêt de présenter un regard venant d’un autre pays et issu d’une autre discipline, puisqu’elle s’attachait à retracer aussi bien l’évolution récente de la diplomatique que les liens entre cette discipline et l’archivistique. Ainsi, elle décrit la crise épistémologique de la diplomatique et son dépassement grâce à une double extension (du champ chronologique et de l’objet), faisant apparaître implicitement qu’un renouvellement de l’archivistique ne peut venir que d’une réflexion interne à la discipline et qu’il ne saurait naître de la seule confrontation des praticiens avec les évolutions quantitatives ou matérielles de l’objet d’étude...
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+ de religion = – de science

+ de religion = – de science

L’enquête du Pew Research Center propose une question concernant spécifiquement le mouvement évangélique : Vous décririez-vous comme un chrétien évangéliste ou un chrétien « né à nouveau » ou non ? Elle est destinée à connaître la proximité avec les mouvements évangéliques aux États-Unis qui se caractérisent par une valorisation de l’Esprit-Saint et la dimension spirituelle. 48 % se définissent ainsi, alors que 52 % s’en dissocient. La majeure partie des évangélistes sont de religion protestante (86 %) et 12 % sont catholiques. Cette appartenance, ou non, module assez fortement les effets des variables de pratique, de prière ou d’importance de la religion. Ainsi, les évangélistes assistent davantage à des célébrations que les non-évangélistes (46 % versus 21 % y vont chaque semaine 15 ), prient davantage (71 % versus 45 % le font chaque jour 16 ). Il est donc cohérent que la religion soit considérée comme très importante par 72 % d’entre eux (versus 32 % pour les non-évangélistes 17 ). Être évangéliste est donc susceptible de renforcer l’influence des variables religieuses précédentes. C’est ce que confirment les tableaux 10 et 11. Ils montrent que l’appartenance évangéliste, quels que soient le niveau de pratique et la fréquence de la prière, est associée à des connaissances scientifiques plus faibles.
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+ de religion = – de science

+ de religion = – de science

L’enquête du Pew Research Center propose une question concernant spécifiquement le mouvement évangélique : Vous décririez-vous comme un chrétien évangéliste ou un chrétien « né à nouveau » ou non ? Elle est destinée à connaître la proximité avec les mouvements évangéliques aux États-Unis qui se caractérisent par une valorisation de l’Esprit-Saint et la dimension spirituelle. 48 % se définissent ainsi, alors que 52 % s’en dissocient. La majeure partie des évangélistes sont de religion protestante (86 %) et 12 % sont catholiques. Cette appartenance, ou non, module assez fortement les effets des variables de pratique, de prière ou d’importance de la religion. Ainsi, les évangélistes assistent davantage à des célébrations que les non-évangélistes (46 % versus 21 % y vont chaque semaine 15 ), prient davantage (71 % versus 45 % le font chaque jour 16 ). Il est donc cohérent que la religion soit considérée comme très importante par 72 % d’entre eux (versus 32 % pour les non-évangélistes 17 ).
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Les imaginaires de la « science 2.0 » : entre « open science » et marketing de soi

Les imaginaires de la « science 2.0 » : entre « open science » et marketing de soi

67 À l’imaginaire internet qui caractérisait les premières expérimentations autour des usages d’internet par les scientifiques (la « communauté scientifique idéale », Flichy, 1999) se superpose désormais un imaginaire de la pratique scientifique reformulé à l’aune de la science ouverte et influencé par une idéologie du partage caractéristique des pratiques du Web contemporain (John, 2013). Certes, la sphère universitaire a considérablement évolué. Les changements dans les politiques scientifiques et techniques ont contribué à mettre l’accent sur la visibilité des résultats de recherche, et donc sur l’évaluation de la production scientifique ; ce qui s’est traduit entre autres par une prolifération d’indicateurs de toutes sortes, et par de sérieuses dérives (Gingras, 2014). De nombreux acteurs sont actuellement en compétition sur le marché des sites de réseaux scientifiques, ce qui explique le déploiement de stratégies de part et d’autre pour attirer l’attention de nouveaux membres, y compris le développement de métriques visant à étendre l’évaluation de la recherche au-delà des contextes et des métriques scientométriques traditionnelles. Si internet a évolué depuis les 50 dernières années, la diffusion et la communication scientifiques se sont entièrement transformées, et elles sont en passe de subir de nouvelles évolutions radicales. Il serait naïf de croire que les dispositifs numériques sont les principaux déterminants de la forme actuelle des pratiques scientifiques.
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La psychanalyse : une science

La psychanalyse : une science

La psychanalyse, une science parmi d’autres Freud désigne de façon précise le point de départ de l’invention de la psychanalyse : c’est pour lui le repérage du « réel » des symptômes hystériques, chez charcot, via le concept paradoxal de « lésion dynamique 29 ». ces symp- tômes font réel en ce qu’ils pointent une énigme. comme le dit un jour charcot à Freud, même si ces paralysies sont inexplicables et théoriquement impos- sibles, « ça n’empêche pas d’exister 30 ». c’est la reconnaissance de ce réel qui provoque son activité théorique, le conduit à inventer un nouveau dispositif (fauteuil/divan) et une méthode inédite (associations libres de la parole), par où ce « ça existe » puisse être pratiqué et pensé. Qu’il y ait, au cœur de la pratique et de la théorie analytiques, un réel à penser, c’est ce dont Freud ne doute pas :
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Déniaiser la science

Déniaiser la science

Organon aristotélicien, un cadre neuf à la connaissance et à ses développements. Il s’agissait, avec le Novum Organum, de débarrasser la philosophie naturelle des défauts de méthode qui jusque-là avaient vicié sa pratique, et de lui indiquer la nouvelle démarche – reposant sur la collecte et le classement des faits, l’induction et l’expérimentation – qu’elle devait adopter : les progrès des sciences et des techniques qui en résulteraient seraient sans commune mesure avec tout ce qui avait précédé. Illustrant cette conviction, la page de titre montrait un navire en train de franchir les colonnes d’Hercule – c’est-à-dire quittant la mer fermée à laquelle le
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Quelle science pour quelle société ?

Quelle science pour quelle société ?

. Alors que le surgissement des Etats-nations, à la sortie du moyen âge, a conduit la philosophie politique classique à accorder une place centrale à la notion d’Etat, la politique positive a d’emblée récusé cette façon de voir et maintenu la nécessité de penser en termes européens 6 . L’Europe y est considérée sous deux aspects. Au plan pratique, il s’agit d’instituer une République occidentale. Au plan théorique, tout en condamnant la politique coloniale de ses contemporains, Comte n’hésitait pas à reconnaître à l’Europe, conçue comme élite de l’humanité, une mission universelle. L’humanité ayant en propre d’être composée de plus de morts que de vivants, c’est avec elle que la nécessité du second principe de distinction apparaît le plus clairement. Le lien social opère selon deux axes orthogonaux : celui de l’espace et celui du temps, celui de la solidarité et celui de la continuité. Si la prééminence du présent nous pousse à privilégier les liens qui nous relient à nos contemporains, la solidarité est loin d’être toujours volontaire et nous expérimentons chaque jour à quel point ce qui se passe à l’autre bout du monde peut nous affecter. Pour être moins sensible, le lien qui nous unit à la postérité et à ce que Comte proposait d’appeler la priorité n’en est pas moins plus essentiel encore, s’il est vrai que l’action des générations les unes sur les autres est ce qui distingue l’homme des autres animaux. Il importe donc de lutter sans répit contre l’oubli, d’entretenir le souvenir de ceux qui nous ont précédés et à qui nous devons tant et il n’y a pas de société qui n’institue à cette fin tout un système de commémoration.
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Sur la science des risques et les risques de la science

Sur la science des risques et les risques de la science

intérêts individuels et collectifs, ne sont pas pour autant régis en quoique ce soit par une quelconque probabilité. En connexion avec les questions d'ignorance cf. [I. Ekeland (1991)]. Les exemples ci-dessus pourraient être analysés davantage sous l'angle épistémologique. Cela montrerait que la prétention des modèles d'être — implicitement — "approximation" de la réalité, n'est pas anodine mais le lieu du passage entre une attitude descriptive et un discours prescriptif. Nous voulons juste souligner ici que la philosophie qui sous-tend la pratique d'accorder une "confiance provisoire" à des représentations obtenues en poussant les langages classiques au delà de leur paradigmes éprouvés — méthode courante bien avant que Karl Popper ne la systématise — en se disant plus ou moins que le jeu des forces économiques viendra de toute façon faire le tri entre ce qui est pertinent et ce qui ne l'est pas, cette attitude, non seulement est dangereuse eu égard à un principe général de précaution dans le domaine de l'environnement où des phénomènes irréversibles sont à craindre, mais elle est une manière de ne pas penser les possibles, ce qui est pourtant le plus intéressant et le plus riche en situation d'incertitude.
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Du pluralisme dans la science

Du pluralisme dans la science

Les mathématiques japonaises de la période de l'Edo (1603-1867) nous montrent un autre cas d'émergence de la pluralité scientifique : il ne s'agit plus de bifurcation dans le développement internaliste des contenus mais de circonstances purement socio-politiques qui coupèrent complètement le Japon du monde occidental. Durant cette longue période d'isolement, des gens de toutes conditions sociales, du paysan au samouraï produisirent des théorèmes de géométrie remarquablement différents de ceux produits à l'Ouest. Ces théorèmes n'étaient pas publiés dans des livres, mais dessinés, avec souvent de belles couleurs, sur des tablettes de bois suspendues sous le toit à l'entrée des temples ou des autels. La méthode de découverte des théorèmes consistait en une concentration intense et prolongée — des mois, parfois des années — sur une figure géométrique soigneusement tracée 3 . Donc une pratique du raisonnement non discursive mais contemplative et un usage social de la science très éloigné de la fabrication de machines ou de dispositifs.
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La science est-elle une sociologie ?

La science est-elle une sociologie ?

Citer ce document / Cite this document : Borraz Olivier. La science est-elle une sociologie ? À propos des travaux de B. Latour et M. Callon. In: Politix. Vol. 3, N°10-11. Deuxième et troisième trimestre 1990. Codification(s) pp. 135-144. doi : 10.3406/polix.1990.2131

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