Philosophie de la non-violence

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Gandhi, l’Inde coloniale et la philosophie de la non-violence

Gandhi, l’Inde coloniale et la philosophie de la non-violence

Dans sa lutte pour la libération de l’Inde, Gandhi trouve un fervent défenseur dans la personne de Nehru. Malgré leurs différences d’opinions en ce qui a trait à la spiritualité — Nehru étant ouvertement athée et partisan des avancées technologiques — les deux hommes partagent la même vision d’une Inde libre. Sans jamais faire d’ombre à Gandhi qui fera de lui son héri- tier, Nehru participe à ses marches de protestation et s’implique grandement dans le mouve- ment nationaliste indien 39 . Les deux hommes trouveront néanmoins une forte opposition du côté de Mohammed Ali Jinnah. Tout comme Gandhi et Nehru, Jinnah est diplômé en droit de Londres. L’homme, musulman, n’épousera jamais les mouvements de désobéissance civile non violente de Gandhi qu’il affirme être « une méthode adaptée aux seuls analphabètes 40 . » Rapidement, il se range du côté des thèses de Rahmat Ali qui désire fonder un État purement musulman, le pays des purs : le Pakistan 41 . Malgré la portée de son message d’amour et de vérité, Gandhi gêne les dirigeants politiques. Ils le considèrent trop imprévisible. De plus, il n’hésite pas à proposer de partager les pouvoirs entre hindous et musulmans afin d’éviter la partition du pays, ce qui entraine une partie de la population à l’accuser de complaisance à l’égard de Jinnah et à le surnommer Mohammed Gandhi 42 . Cette opposition n’empêche tou- tefois pas Gandhi de poursuivre son œuvre et de propager sa philosophie de non-violence, et ce, même durant les bouleversements qui suivront.
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Compte-rendu Se défendre. Une philosophie de la violence.  Elsa Dorlin

Compte-rendu Se défendre. Une philosophie de la violence. Elsa Dorlin

Cet ouvrage très documenté, aux accents foucaldiens, nous amène à repenser la philosophie politique pour laquelle la violence étatique n’admet pas de répondant : l’autodéfen[r]

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Vers la réduction de la violence à l'école. CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DE QUELQUES CONCEPTS POUR UNE ANTHROPOLOGIE RELATIONNELLE DE LA PERSONNE EN PHILOSOPHIE DE L'ÉDUCATION.

Vers la réduction de la violence à l'école. CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DE QUELQUES CONCEPTS POUR UNE ANTHROPOLOGIE RELATIONNELLE DE LA PERSONNE EN PHILOSOPHIE DE L'ÉDUCATION.

risquerait de nuire à l'économie de notre propos. Nous en avons là, maintenant assez pour notre propre questionnement. La rencontre avec ces recherches, parmi les plus actuelles et les plus audacieuses en sciences de l'éducation, confirme bien notre perspective. Il est urgent de porter l'attention sur la relation, dans ses interférences, ses enchevêtrements et ses contradictions. C'est bien la relation, avec ses ambivalences qui peut tourner l'élève vers le savoir et vers le sens ou l'en détourner. Cette relation est multi- faces, elle joue sur le plan psychologique, social et anthropologique, pour produire du sens ou du non-sens. Mais la relation éducative est toujours une relation ternaire qui croise l'objectal avec l'intersubjectif. C'est une relation qui peut dans ses dysfonctionnements engendrer le refus du savoir ou du sens. Elle entre, alors, en contradiction violente avec les finalités de l'éducation. Il faut se donner le moyen de caractériser ce genre de relation. Il est bien temps, en effet, de se soucier d'une anthropologie relationnelle pour l'éducation. Elle est en émergence à travers des études diverses qui (chacune selon sa spécificité méthodologique et disciplinaire) mettent le fait relationnel en lumière, chaque fois avec plus de lucidité sans toutefois toujours en prendre peut-être, suffisamment la mesure. Celle-ci ne pourra l'être complètement, c'est là du moins notre hypothèse, que lorsque le mimétisme dans ses aléa triadiques et réciproques violents aura été cerné et qu'on sera en mesure d'en envisager l'alternative.
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La question de la violence dans la philosophie d'Emmanuel Levinas

La question de la violence dans la philosophie d'Emmanuel Levinas

Morale bourgeoise que celle-ci, mais la morale n’est-elle pas le luxe d’une existence tournée vers autre chose que sa propre subsistance? Au siècle passé, une grande proportion des marxi[r]

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Ni paix ni guerre. Philosophie de la désobéissance civile et politique de la non-violence.

Ni paix ni guerre. Philosophie de la désobéissance civile et politique de la non-violence.

La désobéissance civile n’est pas non plus assimilable aux actes d’objection de conscience. Bien que toutes deux évoquent le cri d’une conscience outragée, l’objection de conscience procède d’un subjectivisme éthique alors que la désobéissance civile engage une subjectivation politique. Tandis que la première se justifie au nom de la souveraineté de la conscience individuelle, la seconde ne prend sens que par sa participation à un projet politique collectif. L’objecteur de conscience transgresse une loi pour mettre sa conscience en paix, en conformant ses actes à ses idées. L'objectif du désobéissant civil 1 est davantage politique, puisqu’il agit en vue d'une modification ou d'une annulation de la loi (ou de la décision) qu'il juge injuste. La légitimité de son acte est plus problématique que celle de l'objection de conscience puisqu’il ne se limite pas à ne pas appliquer la loi mais qu’il demande qu’elle soit supprimée, interpelant ainsi publiquement la responsabilité collective de ses concitoyens. Hannah Arendt relève deux différences supplémentaires. Tandis que l'objecteur de conscience agit souvent seul, « la désobéissance civile ne peut se manifester et exister que parmi les membres d'un groupe » 2 . Enfin, alors que l'objecteur viole toujours la loi jugée injuste, la désobéissance civile peut être de nature indirecte : « le contrevenant viole la loi (par exemple les règles relatives à la circulation) non parce qu'il la juge en elle-même critiquable, mais pour protester contre l'injustice de décisions des autorités ou contre la politique du gouvernement » 3 . La pratique révèle cependant les limites de cette distinction. Les objecteurs
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Rhétorique de la non-violence active - une analyse des discours socio-politiques des évêques de la R. D. Congo

Rhétorique de la non-violence active - une analyse des discours socio-politiques des évêques de la R. D. Congo

47 Giuliano PONTARA, « Non-violence », dans Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale…, p. 1350, col. 1. 48 Giuliano Pontara distingue trois types de pacifisme : le pacifisme éthique – entendu comme « la position qui rejette la guerre pour des raisons morales » –, le pacifisme juridique – c’est celle qui prône comme « seule façon de garantir une paix stable et durable [l’instauration d’] un ordre juridique international dans le cadre duquel le pouvoir des États individuels se voit limité par une autorité supérieure pouvant mettre fin aux conflits entre ces États. » On peut citer à titre d’exemple la création de l’ONU, le pacifisme économique : dans ce cas, la cause principale de la guerre est à rechercher dans la forme de production capitaliste qui conduit nécessairement au colonialisme, à l’impérialisme et à la conquête de marchés de plus en plus vaste. De cette façon, l’auteur en vient à conclure que le remède pour une paix stable et durable n’est possible que si l’on en vient à abolir le système de production capitaliste et instaurer une économie planifiée à l’échelle mondiale. (Ibid., p. 1350.)
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Philosophie et éducation

Philosophie et éducation

II / LA PHILOSOPHIE DE L’ÉDUCATION Telles se présentent donc les sciences de l’éducation. Qu’entendre alors par " philosophie de l’éducation" ? Deux remarques s’imposent d’abord. Jusqu’ici nous traitions des sciences de l’éducation ; nous insistons sur l’article pluriel " des ".C’est que, ainsi que nous avons pu nous en rendre compte, les sciences de l’éducation sont fort nombreuses, encore que nous n’en avions énuméré que certaines ou celles qui nous paraissent principales. L’on comprend, du reste, que G. Vigarello , à la suite d’autres spécialistes, ait dénoncé la vanité, voire l’impossibilité de vouloir les citer toutes.
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Quelle philosophie pour quelle mathématique ?

Quelle philosophie pour quelle mathématique ?

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

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Images de la violence, violence des images. La violence politique et sa représentation dans la photographie de presse italienne (1969-1984)

Images de la violence, violence des images. La violence politique et sa représentation dans la photographie de presse italienne (1969-1984)

marquants ont joué dans cette évolution : les assassinats de journalistes, la mort d'Aldo Moro qui a suscité pour beaucoup de gens une répulsion définitive pour la lutte armée, la mort de Guido Rossa pour les militants communistes, les attentats fascistes... Toutefois, même si on observe une indignation permanente face à la violence politique, elle n'est pas linéaire au cours de la décennie. Ainsi, les premières actions armées de l'extrême gauche ont pu recueillir une part de sympathie, ou tout au moins ne pas être complétement stigmatisées comme étant “terroriste” par l'ensemble des médias (par exemple, Il Manifesto va longtemps préférer le terme de “provocateurs” pour parler des formations armées). Mais cette attitude va, avec le temps, laisser la place à une certaine lassitude, vis-à-vis des homicides. Cela se ressent par rapport à l'espace visuel accordé à ces événements, puisqu'il tend à se réduire de façon significative, hormis pour quelques actions qui choquent particulièrement, pour une raison ou pour une autre (gare de Bologne, W. Tobagi). Cependant, la tendance générale est clairement à une diminution de la place accordée à la violence, ce qui est évidemment indissociable des débats éthiques qui vont éclater dans le monde des médias (cf chap.5). C'est par exemple visible dans le cas de l'attentat en 1984 dans le train Naples-Milan, pour lequel la Corriere ou l'Unità n'accorderont qu'un espace iconographique très réduit (une carte de la région pour localiser le lieu de l'attentat ou une photographie), loin des nombreuses illustrations accordées aux stragi précédents. Cette même tendance est valable également pour les assassinats politiques, puisqu'on peut par exemple constater un tournant au milieu des années 1970, où l'espace illustratif tend également à diminuer. Pour ne citer que quelques exemples, nous avons pu relever que dans le Corriere, l'assassinat de Calabresi en 1972 est accompagné de plusieurs photographies où l'on voit notamment le lieu du crime, une image du commissaire défunt avec son épouse, une autre des funérailles). Ce schéma est encore valable avec l'homicide du juge F. Coco en 1976 puisque l'on nous donne à voir la dépouille de la victime, celles de ses gardes du corps, sa veuve; alors que pour les assassinats de F. Croce (1977), A. Esposito (1978), G. Rossa (79) ou encore R. Peci (1981), il n'y a jamais plus d'une photographie qui peut-être celle du cadavre, ou dans le cas de Peci, celle du lieu du crime.
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La philosophie des mathématiques

La philosophie des mathématiques

4.3 Ajouter de nouveaux axiomes La différence entre les positions réalistes et anti-réalistes, et au sein des positions réalistes la différence entre platonisme faible et platonisme fort s’illustre bien s’agissant de l’attitude adoptée face aux résultats d’indépendance et à la question de savoir si ces résultats appellent ou non une extension de la théorie de départ. Prenons l’exemple de l’hypothèse du continu (CH), c’est-à-dire de l’affirmation selon laquelle le cardinal des réels est le premier cardinal indénombrable, ou, formulation équivalente, que tout sous-ensemble infini de nombres réels peut être mis en bijection soit avec l’ensemble des entiers naturels soit avec l’ensemble des réels. Cette question est une question fondamentale de la théorie des cardinaux transfinis, qui porte sur des objets mathématiques « familiers » des mathématiciens non-ensemblistes, à savoir les entiers naturels et les réels. Une fois que Cantor eût prouvé que la cardinalité du continu était supérieur à la cardinalité de l’ensemble des entiers naturels, il était naturel de se demander « à quel point » : y a-t-il ou non des ensembles de cardinalité plus grande que l’ensemble des entiers et de cardinalité plus petite que l’ensemble des réels ? La réponse négative à cette question est l’hypothèse du continu, formulée dès 1878 par Cantor comme une conjecture. En 1940, Gödel montre que la négation de l’hypothèse du continu est cohérente avec la théorie des ensembles standard de Zermelo-Fraenkel, y compris en présence de l’axiome du choix (ZFC). En 1964, Cohen montre que l’hypothèse du continu est cohérente avec ZFC. On ne peut, sur la base des axiomes de ZFC, ni prouver ni réfuter CH, de sorte que la théorie des ensembles standard laisse indécidée une question fondamentale de l’arithmétique cardinale. Que faut-il en conclure, et que doivent faire les théoriciens des ensembles ? Pour qui considère que la notion d’ensemble est définie conventionnellement par les axiomes de ZF ou ZFC, le résultat d’indécidabilité clôt le débat quant à la question de l’acceptation de CH sur la base de notre notion présente d’ensemble. Il devient en revanche est possible de développer des théories des ensembles rivales. C’est la réaction spontanée de Church :
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La philosophie du droit

La philosophie du droit

La majorité des ouvrages de théorie du droit ont en commun de s’opposer, plus ou moins explicitement selon les auteurs, à la philosophie du droit et d’expliquer, dans leurs introductions, qu’il s’agit là de deux matières bien distinctes, autono mes et irréductibles l’une à l’autre. Le professeur Éric Millard, néanmoins, fait de la philosophie du droit une méta-discipline qui comporterait deux sous-disciplines : la théorie du droit et la théorie de la justice 3 . Cette architecture aurait été mise en place grâce aux travaux des philosophes britanniques Bentham et Austin, au tournant des XVIII e et XIX e s., puis renforcée par Kelsen 4 . Pourtant, s’il est tout-à-fait imaginable que, par exemple, la philosophie du droit comprenne la philosophie de la just ice, il est en revanche peu probable qu’une philosophie puisse se scinder en différentes théories, à moins de considérer comme synonymes « théorie » et « philosophie ». Et, lorsque Kelsen créa, en 1926, la Revue internationale de la théorie du droit, l’une de ses principales motivations résidait dans l’intention de se couper de la philosophie du droit, considérée par lui comme inséparable du jusnaturalisme.
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La philosophie et la physique

La philosophie et la physique

Nous réservons ici la qualification d'épistémologie (d'une science) à la part plus précise et spécifique de la philosophie de la connaissance dont on peut qualifier l'“objet”, qui désigne directement les objets et les contenus des sciences particulières, en s'attachant à l'examen critique de leurs concepts, de leurs propositions ou énoncés, de leurs méthodes, de leurs procédures expérimentales et théoriques, ainsi qu'à leur genèse et à leurs transformations, ou encore à leur aspect structural évoqué plus haut. Cette approche disciplinaire et locale, qui porte sur les concepts, les structures ou l'évolution de cette science et de ses théories, reste inséparable de la philosophie de la connaissance dans le sens plus général. L'épistémologie de la physique est en même temps regard extérieur, participant de l'approche non objectale de la philosophie, et réflexion de la physique sur elle- même -examen de ses représentations-, par laquelle son objet propre touche à l'objet même de la physique, soit actuel, soit dans ses états passés -pour l'épistémologie historique, et elle fait alors appel à l'histoire des sciences.
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Violence de guerre, Violence génocide. Les pratiques d’agression des Einsatzgruppen

Violence de guerre, Violence génocide. Les pratiques d’agression des Einsatzgruppen

chargés de l’acheminement, tirs collectifs, fosses préalablement creusées, victimes exécutées de dos de façon à basculer dans la fosse sous l’impact du projectile ou tuées allongées et alignées en rangs superposés dans la fosse — apparaissent comme une “ expérience génocide ”, un savoir-faire empirique de la tuerie développé par les tueurs eux-mêmes 39 , et dont les objectifs semblent bien définis : il s’agissait en premier lieu de mettre en œuvre une violence exhaustive, à déroulement rapide. Plus profondément, ne fallait-il pas, d’autre part, peut-être mettre en place une économie du psychisme des hommes des unités de tuerie ? Si ces éléments communs à tous les commandos correspondent plutôt à la dimension productiviste de la Tekhne génocide, les aménagements effectués dans tous les commandos par les chefs d’unités ont parfois pu apparaître comme résultant d’un souci de régulation de la confrontation des tueurs à la dimension transgressive de la violence. La quasi-totalité des commandants d’unité obligeait ainsi tous leurs hommes, quelle que soit leur fonction, à participer au moins une fois à une exécution et à tirer, visiblement dans le but de répartir la charge psychique sur toute la troupe 40 . Certains cadres militarisaient la procédure en formant des pelotons tirant sur ordre ; d’autres faisaient désigner deux tireurs par victimes, réglementaient la distance de tir, automatisaient les gestes de la recharge des armes pour éviter la confrontation des bourreaux à la vision de la fosse 41 ; d’autres, enfin, utilisèrent des milices autochtones pour mener les exécutions de femmes et d’enfants 42 .
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La violence du récit ou le récit de la violence : articulation de la violence narrative dans "La traición de Rita Hayworth" et "L'avalée des avalés"

La violence du récit ou le récit de la violence : articulation de la violence narrative dans "La traición de Rita Hayworth" et "L'avalée des avalés"

lenguaje se conforma un determinismo fatal; de esta manera tanto Toto como Berenice van a dar al lenguaje una forma propia con la cual oponer resistencia a la represién de los adultos!. [r]

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Eléments de philosophie 2007-2008 : « Science et philosophie, de Galilée à Kant »

Eléments de philosophie 2007-2008 : « Science et philosophie, de Galilée à Kant »

l’entendement va toutefois prendre une forme particulière, en raison d’une découverte faite par Kant une dizaine d’années avant la publication de la Critique de la raison pure, et exposée dans un texte que l’on appelle couramment la « dissertation de 1770 ». Cette découverte concerne la nature de l’espace et du temps. D’après Kant, espace et temps ne sont pas des entités existant en soi (comme le pensait Newton (1642-1727), qui soutient l’existence d’un espace et d’un temps absolus) ; ils ne sont pas non plus des propriétés des objets (comme chez Descartes, où l’étendue constitue l’attribut fondamental de la matière) ou des rapports entre objets (c’est la position de Leibniz, qui soutient la thèse d’une relativité de l’espace et du temps, lesquels ne sont que la conséquence des rapports de coexistence ou de succession entre les phénomènes). Espace et temps ne sont pour Kant que des formes : les formes selon lesquelles nous pouvons recevoir des représentations du monde extérieur. La matière de la connaissance, l’intuition, est déjà – antérieurement à toute pensée – recueillie et ordonnée suivant ces formes. Espace et temps ne sont donc pas des concepts tirés de la considération des rapports de coexistence et de succession, mais l’élément formel au sein duquel les phénomènes ou les représentations peuvent être donnés suivant de tels rapports. Cet élément formel, qui précède et permet la constitution de l’intuition fournie à la sensibilité par l’expérience du monde extérieur – cet élément formel qui précède et permet la constitution de l’intuition empirique –, Kant le nomme intuition pure ou forme de l’intuition.
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Sur le problème de l’intégration en philosophie de l’interdisciplinarité : une proposition informée par la philosophie de la biologie

Sur le problème de l’intégration en philosophie de l’interdisciplinarité : une proposition informée par la philosophie de la biologie

D’autre part, les relations entre les champs n’impliquent plus les champs eux-mêmes, i.e. la totalité de leur contenu, mais plutôt des unités épistémiques plus petites au sein de ceux-ci, e.g. explanantia. Les champs (ou disciplines) feraient plutôt partie du contexte d’intégration 98. Cette affirmation reste grossière et nécessite quelques précisions. Bien que cette critique soit justifiée pour la formulation initiale des modèles interchamps, i.e. Darden et Maull (1977) et Maull (1977), il serait erroné d’étendre la validité de cette critique aux itérations subséquentes. En effet, certains passages des travaux subséquents de Darden laissent croire que sa proposition laisse progressivement le côté nécessaire des théories interchamps pour qu’il y existe un lien entre des champs. Par exemple, dans Darden (1980), une distinction est effectuée entre une connexion interchamps et une théorie interchamps. En effet, une « connexion interchamp [. . . ] est elle-même une hypothèse scientifique qui postule une [relation physique3] entre les entités ou processus du champ voisin et dans la théorie en construction » (Darden 1980, p. 165-166). Ici, l’unité épistémique désignant la relation est nettement plus petite q’une théorie interchamps. De même, dans Darden (2005), cette dernière mentionne, en rapportant la proposition de Darden et Maull (1977), que « [p]arfois, les relations étaient élaborées dans une “théorie interchamps”[ ; . . . c]e qui était important, disions-nous, c’était de trouver les relations, et non de dériver formellement quoi que ce soit de quoi que ce soit » (p. 356 ; italiques ajoutés). Il est ici apparent que le critère de nécessité d’une théorie interchamps, pour qu’il existe une relation entre des champs, est explicitement laissé de côté.
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L'épuisement matérialiste de la philosophie des passions dans le gouvernement des positions : la philosophie d'Helvétius

L'épuisement matérialiste de la philosophie des passions dans le gouvernement des positions : la philosophie d'Helvétius

opérations distinctes. Ici, Condillac emprunte à Leibniz sa description des « petites perceptions ». Mais c’est pour l’inscrire dans le cadre lockien, et faire commencer la connaissance à la conscience, et non à la perception. Par suite, la conscience au sens de conscience de soi, le «sentiment de mon être», est la collection unitaire des sensations rapportées à un même moi. La conscience au sens d’identité personnelle est alors, selon l’expression de Balibar, un « concept unitaire qui recouvre la perception des choses, celle du soi comme multiplicité interne de représentations et la continuité temporelle de son existence64 ». Or jusqu’à aujourd’hui les commentateurs anglo-saxons sont plus prompts à s’étonner de ce moi-collection de sensations que les commentateurs français: ainsi Jan Goldstein constate-t-elle que la même idée du moi-collection, que Condillac utilise sans malaise et sans le moindre « sentiment d’horreur devant l’inconsistance et le manque de grandeur d’un tel moi65 », est utilisée au même moment par Hume pour démontrer la dimension purement fictive du moi et la déroute du concept lockien de l’identité personnelle. Elle signale une discussion par Condillac de Pascal, dans une note du chapitre 6 du livre I du Traité des sensations. Condillac rapporte que pour Pascal, on n’aime jamais les personnes, ou leur moi, mais leurs qualités, tout au plus
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Urban violence and violence during sports events

Urban violence and violence during sports events

1. Why young people and violence? Violence is a serious issue in the lives of most young people, and various types of violence inflict crushing damage on their well-being, integrity and life possibilities. In Europe today, many young people are acting to alter this ‘existing state of affairs’ by placing violence prevention at the heart of human rights advocacy. Instead of viewing themselves as either natural perpetrators of violence in need of correction or maturation, or as helpless victims in need of protection, they emphasise the key role that young people can and do play as protagonists of violence prevention. Tackling the consequences and causes of violence against, committed by and experienced by young people can only be achieved with their active participation and consultation, and through the involvement of young people and civil society at large.
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Violence et toxicomanie au féminin : contextes de la violence physique dans le couple

Violence et toxicomanie au féminin : contextes de la violence physique dans le couple

Le terme toxicomanie réfère à un abus ou une dépendance à une substance psychoacdve (SPA), soit toutes les drogues, incluant l’alcool. Le terme polytoxicomane réfère à toute personne qui[r]

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Les limites de la violence ; analyse de la conception de la violence d'Albert Camus

Les limites de la violence ; analyse de la conception de la violence d'Albert Camus

Raymond Aton, Histoire et dialectique de la violence, Gallimard, Paris, 1973, pp. Sartre, Cahiers pour une morale, p.. Pour se soustraire à ce système, la révolte, en tant que violence i[r]

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