Peur dans la littérature

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Comment faire réfléchir les élèves sur la peur à travers les albums de littérature jeunesse ?

Comment faire réfléchir les élèves sur la peur à travers les albums de littérature jeunesse ?

18 expériences de peur par procuration » 24 : « en écoutant une histoire, en regardant un dessin animé ou en assistant à un spectacle ». Par identification aux personnages, y compris aux « méchants » effrayants, l’enfant participe à la scène ou s’approprie certaines conduites. Il s’identifie aux personnages qui ont peur, ceux qui font peur mais aussi ceux qui surmontent leurs peurs. L’enfant dramatise en accentuant les émotions et les attitudes. Ce comportement favorise l’expression des angoisses et leur anticipation. L’enfant met en place des mécanismes cognitifs lui permettant d’identifier l’objet ou la situation à l’origine de la peur, il va reconnaître les conditions de son apparition et l’anticiper. La peur maîtrisée peut devenir une source de plaisir. L’enfant cherche le frisson pour toujours aller plus loin dans sa maîtrise de la peur. L’enfant sublime ses peurs, « sublimer ses peurs revient à tenter de les dépasser, les maîtriser et les transformer, notamment en s’identifiant à des héros ». 25 Par l’action du verbe, l’enfant peut extérioriser ses peurs et donner des formes à un phénomène. Le langage permet une forme de détachement (donner un nom au monstre sous le lit pour qu’il finisse par devenir familier). Certains livres de littérature jeunesse se sont spécialisés dans la peur pour fournir du plaisir aux enfants. Les possibilités infinies du langage favorisent l’élaboration psychique de l’angoisse. Bruno Bettelheim définit justement les personnages effrayants (ogres, sorcières, marâtres) comme l’incarnation de nos propres peurs 26 . Nous retrouvons une illustration de son propos dans l’album L’arbre sans fin de Claude Ponti : après la mort de sa grand-mère, l’héroïne nommée Hipollène va commencer un voyage initiatique dans « l’arbre sans fin ». Une fois de retour chez elle, après avoir traversé de nombreuses étapes (deuil, construction de soi), elle retrouve un monstre qu’elle avait croisé au départ, nommé Ortic. Ce dernier lui saute dessus en criant « Je n’ai pas peur de toi ! » mais Hipollène lui répond alors : « Moi non plus, je n’ai plus peur de moi ! ». Cette réponse transforme ensuite le monstre en « vieille salade moisie ». Ortic était l’incarnation de ses propres peurs, de ses propres angoisses. Grandir lui a permis d’affronter ses peurs.
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"La grande peur dans la montagne"?: Littérature viatique, savante et géographique sur l'espace alpin de la Confédération entre la Renaissance et les Lumières

"La grande peur dans la montagne"?: Littérature viatique, savante et géographique sur l'espace alpin de la Confédération entre la Renaissance et les Lumières

en partie responsable des périodisations tranchées qui ont été établies. Ces textes rédigés en allemand représentent une part importante du corpus d’un point de vue quantitatif, mais également au niveau de leur contenu. Certains textes majeurs pour la question des représentations des Alpes proviennent en effet de l’espace alémanique. Sélectionner une langue pour écarter les autres serait de surcroît méthodologiquement douteux, car il n’y a pas forcément concordance entre la langue utilisée pour la rédaction d’un texte et l’espace considéré. Un texte rédigé en allemand peut très bien avoir pour objet un espace romand ou francophone et inversément. Choisir de traiter des textes en allemand et en français aurait déjà été une solution plus avantageuse qu’une sélection monolingue, mais rien ne justifiait d’écarter les sources rédigées dans les autres langues. Nous avons donc décidé de ne pas construire notre corpus en fonction d’un choix linguistique. Nous traitons dès lors des textes rédigés en français, allemand, anglais, italien et latin. La provenance des voyageurs aurait également permis d’effectuer un tri, mais étudier des textes rédigés uniquement par des auteurs issus de la Confédération ou des Etats germaniques ou du Royaume de France ne se justifiait pas à nos yeux dans la mesure où c’est un regard aussi large que possible que nous voulions cerner. Plutôt que de poser des limites au niveau des sources considérées, nous avons dès lors préféré nous en tenir à un espace qui présentait une certaine unité historique, soit les limites de la Confédération. Ce choix s'avère par ailleurs particulièrement pertinent lorsqu'il est question de la littérature géographique, plusieurs ouvrages ayant été consacrés à la description de la Confédération. Nous considérons ainsi les textes produits sur les régions alpines qui se trouvent à l’intérieur de la Confédération des XIII cantons. Au territoire de la Confédération même, il convient d’ajouter ses bailliages – notamment ceux dits ultramontains – ses alliés comme le Valais et les Ligues grises sans oublier la Valteline, qui est un sujet des Ligues grises.
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La peur dans les illustrations d'albums de littérature jeunesse

La peur dans les illustrations d'albums de littérature jeunesse

Pour nous rendre compte des éléments qui induisent ou non la peur dans un album, nous avons décidé de comparer cette version du petit Chaperon Rouge avec deux autres versions qui effrayent moins. La première version 74 garde le texte de C. Perrault et est illustrée par Joëlle Jolivet. Les dessins semblent avoir été réalisés aux feutres et aux crayons de couleur, les détails sont plus présents que dans la version de C. Roux. Nous distinguons les traits de crayon qui ont servi à colorier le loup, ce qui rappelle un dessin enfantin et atténue la peur. Les couleurs sont très vives, la forêt paraît moins immense, le loup a une taille moins disproportionnée que chez C. Roux et est plus humanisé. Tous ces paramètres limitent la terreur pour ce loup. Toutefois, cette version partage des techniques que C. Roux utilise. En effet, les cadres n’existent pas, les images sont donc à fond perdu et permettent une proximité. Contrairement à C. Roux, l’illustrateur a choisi de montrer au lecteur les deux scènes où le loup se jette sur la grand- mère puis sur la petite fille (cf. Annexe 8, phot. 1 et 2) . Le mouvement du loup bondissant est stoppé en plein élan, il semble figé. Cet effet crée une angoisse chez le lecteur qui n’est pas très à l’aise face à ce loup qui possède les yeux rouge foncé. Cependant, même les crocs sortis, il fait moins peur que celui de l’autre version puisqu’il a l’air moins menaçant : il n’a pas beaucoup de dents apparentes et son regard n’est pas aussi terrifiant que celui aux yeux rouge sang.
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Les systèmes de la peur : approche transmédiatique de l'horreur dans la littérature et le jeu vidéo

Les systèmes de la peur : approche transmédiatique de l'horreur dans la littérature et le jeu vidéo

80 Naissance singulière par le biais de la traduction qui soulève un second constat : la matière première gothique, elle aussi, n'a pris forme que dans la confrontation à l’étranger. Horace Walpole a d'abord présenté The Castle of Otranto, texte fondateur du gothique, comme une traduction tandis que Matthew Lewis dit avoir élaboré The Monk (Lewis, 1796) à partir de textes allemands, danois et espagnols. Le premier situe son action dans les environs de Naples, le second en Espagne. Les textes actualisent ainsi le sous-texte contenu dans l'appellation générique : l’événement horrifique vient d’un ailleurs, c’est une confrontation à l’altérité. Si le gothique réinvestit l’image d’un catholicisme décadent attachée à l’Espagne et à l’Italie par la propagande anglicane des XVI e et XVII e siècles, les récits fantastiques tendent à prendre davantage place dans des lieux connus, l’étrangeté pouvant surgir au cœur de Londres ou de Paris, mais le genre s’élabore en grande partie entre les langues anglaise, française et allemande, les textes de Hoffmann, Poe et Balzac traversant les frontières alors que Goethe vient de proposer l’idée de Weltliteratur. Il est remarquable que cette conception de la littérature mondiale qui correspond avant tout à une universalisation de la littérature d’Europe soit contemporaine d’une forme littéraire qui tient davantage d’une élaboration européenne que de spécificités nationales. L’Occident comble progressivement, à travers l'écriture fantastique et contre la montée des nationalismes, les fossés qui séparent ses cultures et développe une étrangeté commune à partir de codes échangés et partagés, mais sans plus pouvoir en situer la source. Dépourvu d’une altérité à laquelle s’opposer dans un monde qu’il domine, il explore ses propres failles, la folie et le rêve qui minent son rationalisme et les phénomènes qu’il ne peut saisir ni contrôler. Si ce point ouvre à des enjeux d’une grande actualité alors que la littérature mondiale est au cœur de nombreuses interrogations dont témoignent notamment La République mondiale des Lettres (Casanova, 1999), Où
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Année, 2004-2005 « La peur des images »

Année, 2004-2005 « La peur des images »

À la fin du cycle des séances du Thème IV, consacré durant deux années (2002-2003 et 203-2004) à « L’image et son support », il avait été décidé d’aborder la thématique de « La peur des images ». Cette dernière est, en effet, omniprésente dans la très abondante littérature consacrée depuis plus d’une décennie maintenant aux images, à leurs fonctions, à leur impact sur les sociétés. Historiens, historiens de l’Art, anthropologues, sociologues, psychologue, philosophes, bref les spécialistes de toutes les disciplines des sciences humaines ont accordé, ces dernières années, une attention particulière aux images. La bibliographie concernant le sujet déjà considérable est en évolution constante et rapide. Chaque année, les titres nouveaux concernant ce champ de réflexion se comptent par milliers. Sans doute, ce regain d’intérêt est-il dû à la diffusion massive des images que permettent les technologies nouvelles. Les analyses de ce phénomène se multiplient donc, faisant souvent appel, en l’enrichissant fréquemment de nouvelles réflexions, à l’ancien et long corpus théorique concernant l’image. De cette abondante littérature émerge très clairement la question de « l’inquiétude » que semble avoir toujours inspirée l’image (souvent appelée « La peur des images »). C’est à l’analyse de ce phénomène que nous avons voulu consacrer les travaux du Thème IV au cours de cette année.
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Introduction au séminaire sur "La peur des images"

Introduction au séminaire sur "La peur des images"

L’image fait donc partie du visible, mais pas de tout le visible et surtout pas seulement du visible. Il y a du visible qui ne fait pas image et inversement il y a toujours dans l’image une évocation de ce qui ne s’y montre pas, une part d’invisible. Par ailleurs, certains mots font image 1 . Ils évoquent, ils rappellent des personnes, des objets ou des événements de toutes sortes très précisément définis pour notre esprit sans être pour autant effectivement présents et offert à notre regard. Images mentales donc qui peuvent apparaître dans le rêve, naître de l’imagination à l’état de veille ou encore faire retour par le souvenir récent ou lointain des images déjà vues. Nous devons donc admettre que ces images mentales sont à prendre en considération au même titre que celles que l’on appelle les « images-objets » ou « les images de l’art », auxquelles elles sont intimement associées. Par cette expression, il faut entendre simplement, images produites, façonnées (dessins, peintures, photos, cinéma, sculptures, théâtre, etc.). Images de l’art et images mentales sont, en effet, indissociables 1 - On ne peut renvoyer ici qu’à l’abondante littérature qui traite de la fonction imageante des mots dans la poésie notamment. Citons NANCY (2003) - Au fond des images, Paris, Galilée et le chapitre intitulé “ L’oscillation distincte ” p.121-146, ainsi que RANCIÈRE (2003) - Le destin des images, p. 15, Paris, La fabrique éditions.
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Le sens et le processus de la peur de chuter chez les personnes âgées

Le sens et le processus de la peur de chuter chez les personnes âgées

D'après Hauer et al. (2006), la plupart des définitions de la chute combinent des éléments topographiques, biomécaniques et comportementaux. Un élément commun à toutes les définitions de la chute est le fait que la personne doit descendre de façon non contrôlée à un niveau plus bas. Cependant, la description de ce niveau plus bas varie d'une étude à l'autre. Dans la même ligne de pensée, quelques chercheurs prétendent qu'on peut parler de chute seulement quand le corps de la personne qui tombe entre en contact avec le sol ou le plancher. Dans une perspective comportementale, la chute a été définie comme étant involontaire, accidentelle ou attribuable à la négligence. D'un point de vue médical, la chute est causée par des problèmes médicaux aigus, par exemple une syncope. Certaines recherches vont, selon les cas, inclure ou exclure les chutes qui sont provoquées par des dangers présents dans l'environnement, par des maladies ou par des forces externes. En bref, nous pouvons retrouver plusieurs définitions de la chute dans la littérature spécialisée, mais de nos jours, la plus répandue est celle de l'Organisation Mondiale de la Santé (2007: 1), « Falls are commonly defined as "inadvertently coming to rest on the ground, floor or other lower level, excluding intentional change in position to rest in furniture, wall or other objects ».
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Peur de qui, peur de quoi?

Peur de qui, peur de quoi?

Peur d'avoir peur, sur-angoissé Sur-assuré, surprotégé À double tour dans mon loyer Une double boucle à mes souliers La peur de partir sans prévenir Sans laisser de traces, sans voir venir De perdre sa femme ou sa raison De passer Noël à l'abandon Bedaine de bière ou ben cancer Qu'est-ce qui me mènera au cimetière? Y a-tu vraiment quelque chose après? Quand on vieillit, la peur renait Mais anyway il faut s'y faire

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Quand les applications de contact tracing font (la) peur

Quand les applications de contact tracing font (la) peur

L’adoption ou le rejet de tels dispositifs engage donc les élus mais aussi les générations futures car, si la peur est une émotion, un processus d’apprentissage, une réaction et une interprétation, elle est aussi (5) une mémoire individuelle et collective 8 . C’est cette cinquième dimension qui permet de saisir la force des dispositifs de contrôle social qui, tous, reposent sur la peur. Par conséquent, l’adoption d’une application de contact tracing renforcerait l’anxiété et la méfiance entre citoyens. Parmi ces citoyens, comment les enfants, exposés depuis leur plus jeune âge aux mises en garde omniprésentes les incitant à se méfier de soi et d’autrui peuvent-ils encore parvenir à tisser avec confiance les liens au monde ? Comment apprendront-ils la confiance nécessaire à la vie ? Comment apprivoiseront ils l’idée que la maladie et la mort peuvent à tout moment frapper l’être humain qu’ils sont aussi bien que leurs proches, par-delà – et parfois, indépendamment de – leur responsabilité et celle de l’État, au même titre que tous ceux qui les ont précédés sur Terre ? A ce niveau, la prudence dont a fait preuve l’Autorité de Protection des Données dans son avis du 28 avril 2020 est encourageante. Puisse-t-elle inspirer nos élus. 5 Debiec, J., & LeDoux, J. (2004). Fear and the brain. Social Research, 71, 4, 807-818.
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Le thème de la peur dans la vie et dans l'oeuvre de Guy de Maupassant /

Le thème de la peur dans la vie et dans l'oeuvre de Guy de Maupassant /

L4 tendance vers l'attrait pour le fantastique morbide, puis la peur, se répète régulière- ment de façon obséda~te... Maupassant s'est souvent adonnê à toutes sortes[r]

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La peur vécue par un enfant ou par un chien : une question de "territoire"?

La peur vécue par un enfant ou par un chien : une question de "territoire"?

Provisoirement, je souligne ici un paradoxe inhérent à l'organisation des relations homme/animal. Quoique l'animal domestique (le chien) ne soit plus, par définition, sauvage (le loup), quoique le chien n'ait plus besoin de territoire de chasse mais vive dans nos salons, il reste que la question du partage de l'espace entre humains et chiens est vive et palpable, par exemple quand on s'intéresse à la peur des chiens chez les enfants. Que livre à présent l'observation minutieuse de la peur chez les chiens ? Il est en effet des chiens qui reculent, évitent, contournent quelqu'un ou quelque chose, fuient quand c'est possible. On dit parfois de chiens qu'ils « n'aiment pas les enfants », s'ils grognent sur eux - comme s'il était honteux de devoir reconnaître que le chien en a peur. Si grogner ne suffit pas, ils peuvent agresser par peur, voire mordre. Si le chien a mordu, il arrive d'entendre que c'est l'enfant qui n'aurait pas dû approcher si près du panier, caresser le chien si vite, lui tendre ainsi la main, ou courir en sa présence. Assez curieusement, ce sera ainsi une forme de « naturalité » ancestrale du chien (son côté animal de compagnie) qui sera invoquée par le propriétaire du chien, pour faire admettre que des manifestations agressives du chien valent comme des « marqueurs d'espaces » propres au chien : son territoire, son panier, sa nourriture, etc.
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La bande dessinée québécoise a-t-elle peur des anglicismes ?

La bande dessinée québécoise a-t-elle peur des anglicismes ?

Pour revenir à la question qui a été posée dans le titre de ce recueil, à savoir « A-t-on encore peur des anglicismes ? », il nous semble qu’il est possible de répondre que les auteurs et éditeurs de bandes dessinées québécoises n’hésitent pas à les utiliser lorsqu’ils en ont besoin, mais que dans la phase de correction, il est suggéré d’en éliminer quelques-uns qui correspondrait, d’après l’exemple que nous avons pu analyser, surtout aux anglicismes sémantiques (graduation, pratique, etc.). Cela semble indiquer que la catégorie la plus redoutée par les correcteurs est aussi celle qui, traditionnel- lement, est la plus « pernicieuse » (les anglicismes qui ne sont pas perçus comme tels par la masse des locuteurs). C’est aussi peut-être la raison pour laquelle les correcteurs identifient des anglicismes (ex. de « pratique ») sans nécessairement suggérer un équivalent, mais en donnant à l’auteur une sorte d’avertissement, afin que sa conscience linguistique reste éveillée.
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Situations "médusantes", figuration, pétrification et peur des images

Situations "médusantes", figuration, pétrification et peur des images

C’est une conception de l’œuvre d’art qui, chez Goethe, Novalis et Warburg n’est jamais explicitée, mais qui emploie la figure ou la métaphore de Méduse pour suggérer qu’il y a des œuv[r]

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La peur chez des élèves de CE1 dans l'APSA Acrosport

La peur chez des élèves de CE1 dans l'APSA Acrosport

J’ai choisi les élèves avec qui j’allais mener l’étude selon leurs profils (fille/garçon, fonceur/prudent, sportif/non sportif…), mais pas seulement. L’âge me semblait intéressant dans la mesure où ils ont moins d’expériences motrices que les CE2. L’échelle de la peur vient de « kindertraumainstitut.de », un institut de traumatologie pour enfant Allemand. Ce dispositif est appelé « SUD-Skala » ce qui signifie en anglais l’échelle « Subjective unit of disturbance », soit en français « unité de perturbation subjective ». Comme il est indiqué par Kinder Trauma Institut, Offenburg, « Chez les jeunes enfants, le fardeau n'est pas exprimé par des chiffres mais par des visages. Les trois échelles faciales se réfèrent aux sentiments de peur, de colère et de chagrin. ».
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La peur des images : La multiplication… Avant-propos

La peur des images : La multiplication… Avant-propos

Béatrice Muller a montré que le Grand Palais Royal de Mari, construit vers 2000 et détruit en 1760 av. J.-C. par Hammurabi de Babylone, se prête particulièrement bien à une approche iconologique axée sur la démultiplication des images : la figure royale et les effigies des dieux se répètent sur les peintures murales et sous forme de statues ; des thèmes récurrents ont été analysés sur les reliefs estampés ; toutes sortes de supports, en différents endroits du palais, sont animés par un bestiaire sauvage et domestique, et par des guerriers en armes… À quelque niveau social que ce soit, la vertu apotropaïque ou protectrice des images est confortée par leur répétition. Il s’agissait donc ici de la peur à laquelle les images sont associées précisément pour la repousser.
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Un engramme ocytocinergique pour apprendre et contrôler sa peur

Un engramme ocytocinergique pour apprendre et contrôler sa peur

m/s n° 1, vol. 36, janvier 2020 10 plasticité. À cette fin, ils ont enregis- tré l’activité électrophysiologique de neurones de l’amygdale. Les données électrophysiologiques et transcripto- miques obtenues ont permis de mon- trer que les neurones hypothalamiques libèrent majoritairement de l’ocyto- cine dans l’amygdale chez les rats « naïfs », c’est-à-dire non exposés au conditionnement de peur (Figure 1-2) . Étonnamment, après que l’animal a vécu une première expérience de peur les neurones hypothalamiques libèrent préférentiellement du glutamate (Figure 2) . Une telle variation du type de neurotransmetteur libéré permet d’expliquer que la maîtrise de la peur
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L’écoute de la peur : une étude du son dans les jeux vidéo d’horreur

L’écoute de la peur : une étude du son dans les jeux vidéo d’horreur

 fréquence et d’intensité mentionné ci-haut, c’est le travail effectué sur l’allure 37 , le grain 38 , le profil dynamique 39 et surtout le profil de masse 40 d’un son qui selon nous a le plus grand impact physiologique et psychologique sur le joueur, car ce dernier vient à associer les qualités acoustiques des sons à des symboles ou des icônes de l’horreur et comprend, mais surtout ressent, alors un son comme étant effrayant. Dans un jeu vidéo d’horreur, le joueur n’aura pas nécessairement peur parce qu’il a écouté et identifié un zombie, mais parce qu’il a entendu un râle ou un grognement, qui font partie des motifs sonores de son encyclopédie de l’horreur (comprendre). Ainsi, ce n’est pas uniquement parce que le râle du zombie est généré par un mort vivant ou qu’il est constitué de basses fréquences que ce son est effrayant, mais parce, dans son essence, il contient une énergie évoquant une certaine forme de douleur ou d’agonie. C’est aussi parce qu’un cri occupe un très mince espace de fréquences aiguës sans variations et parce que sa masse tonique se constitue d’un mélange cruel de voix spirituelle et de corps matériel qu’il devient insupportable à l’oreille et non simplement parce qu’il se trouve dans les fréquences aiguës. Ce n’est pas non plus le simple cri qui fait peur, puisque certains cris sont aussi des exclamations de joie. Il faut entendre les qualités de sa puissance, de son attaque et de son timbre de chair qui remises dans un contexte horrifique font alors comprendre ce cri comme un symbole de l’horreur. Il en va de même pour les sons d’ambiance qui, sans révéler leur source,
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Mourir de peur ? Rétrospective au temps du COVID-19

Mourir de peur ? Rétrospective au temps du COVID-19

Pour la biologie contemporaine, le stress a pu être réinterprété comme une ressource vitale pour l’organisme. Une vidéo de vulgarisation de l’Inserm, disponible sur son site 8 , a exploité le personnage du Petit Chaperon Rouge. Lorsque le Grand Méchant Loup l’attaque, elle défaille d’abord de peur, son cœur bat la chamade, ses jambes se dérobent, sa vue se brouille, mais tout d’un coup, les surrénales déversent leur adrénaline, les corticoïdes battent leur plein, elle retrouve ses esprits et fourre hardiment son panier dans la gueule du loup, qui s’étrangle. Mais ce n’est pas fini. La biologie s’intéresse pour de bon à la peur pri- maire, celle qui aggrave l’usure de l’organisme et annihile les défenses naturelles. Par exemple, elle attribue un rôle à des hormones de l’hypophyse comme l’ocytocine, l’hormone sécrétée par l’hypothala- mus, qui intervient lors de l’accouchement, et joue un rôle dans l’atta- chement de la mère à l’enfant. Elle serait aussi l’antidote de la peur. En tout cas, cela aurait été démontré récemment
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Mourir de peur ? Rétrospective au temps du COVID-19

Mourir de peur ? Rétrospective au temps du COVID-19

anne.saintromain@gmail.com > Un proverbe allemand du XIV e siècle disait que la peste s’attaque à ceux qui ont le plus peur. Est-ce la peur du virus qui tue ou le virus ? Des observateurs étrangers1 s’étonnent que le confi- nement jusqu’ici ait été dans l’ensemble respecté en France sans révoltes véritables. Les héritiers de la Révolution française ont admis une restric- tion sans précédent de leurs libertés et se sont soumis à la décision du confinement. La peur du virus inconnu, invisible et sournois, qui a frappé la population, mais aussi la peur de l’autorité et des contrôles, celle de l’Autre et celle de l’étran- ger possibles porteurs, sont probablement pour beaucoup dans cette résignation. Mais cette peur n’est-elle pas en soi délétère, comme semble nous le montrer une rétrospective sur les épidé-
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Réception des campagnes de communication de santé publique et efficacité des messages générant de la peur : une étude expérimentale sur le rôle de la peur dans le changement des attitudes néfastes.

Réception des campagnes de communication de santé publique et efficacité des messages générant de la peur : une étude expérimentale sur le rôle de la peur dans le changement des attitudes néfastes.

WALLACK et al., 1993, ex : “ il faut que les groupes de jeunes fassent pression sur les patrons de discothèques pour qu’ils arrêtent d’inciter à boire de l’alcool ”). Devant les forts enjeux de santé publique, les campagnes n’hésitent pas à générer de la peur chez les récepteurs. Cette peur est-elle efficace ? Quel rôle a-t-elle dans le processus d’influence ? Le premier objectif de cet article est de dresser un état critique des recherches empiriques sur la réception et sur l’influence des campagnes de communication de santé publique qui tentent de modifier des attitudes et des comportements néfastes pour la santé des individus en utilisant des messages d’appel à la peur. Cet article ne s’intéresse qu’à l’influence de la communication de santé publique sur l’attitude, voilà pourquoi il privilégie les orientations psychosociales (voir également STROEBE et STROEBE, 1995). Nous décrivons, tout d’abord, le modèle de ROGERS (1983) qui explique comment les messages montrant une menace pour la santé agissent sur la motivation à la protection de l’individu. Muet sur le processus de réception du message lui-même et sur le rôle des émotions négatives, ce modèle est ensuite complété par des théories récentes détaillant les traitements parallèles des informations issues du message.
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