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La petite ville, la grosse coopérative, et la petite région

La petite ville, la grosse coopérative, et la petite région

Distributed under a Creative Commons Attribution - NonCommercial - NoDerivatives| 4.0 International License La petite ville, la grosse coopérative, et la petite région Yves Lambert, . Station d’Économie Et de Sociologie Rurales, . Association Des Ruralistes Français, Bernard Kayser

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Une petite ville de basse Auvergne, Billom, et ses lieux de culte au Moyen Âge.

Une petite ville de basse Auvergne, Billom, et ses lieux de culte au Moyen Âge.

L’étude de cas présentée ici porte sur une ville médiévale auvergnate. La localité de Billom se situe à l’est de l’actuel département du Puy-de-Dôme, à l’est de la rivière Allier, dans un territoire dénommé par les géographes « Limagne des Buttes 1 ». Cette localité est un ancien vicus mérovingien et carolingien, connu par le monnayage 2 . Durant le haut Moyen Âge, Billom acquiert un certain rang, en étant à la fois le chef-lieu d’une vicairie homonyme, ainsi que celui d’un comté majeur carolingien, dit « du Turluron », du nom de la colline qui surplombe la localité 3 . Dans les siècles suivants, elle entre dans le giron des évêques de Clermont, et devient un des points de contrôle de la seigneurie épiscopale clermontoise étudiée par Roger Sève 4 . Elle finit par devenir une des treize Bonnes Villes de Basse Auvergne, symbole de la montée en puissance des communautés urbaines, qui deviennent des relais du soutien au pouvoir royal 5 . Cette publication propose de s’intéresser plus particulièrement à la place et au rôle des lieux de culte. Dans l’étude du cas de Billom, il apparaît qu’il est finalement aisé de mesurer la place prise par ces lieux de culte dans l’ensemble urbain. En effet, les affres de l’Histoire ont relativement bien épargné les églises médiévales billomoises, permettant d’orienter convenablement la réflexion. Traiter du rôle du lieu de culte, en revanche, semblait moins facile. Un angle d’attaque s’est peut-être malgré tout présenté pour effleurer cette thématique. Pour restituer cette réflexion, un premier temps va être consacré à une brève présentation du paysage ecclésial à Billom, un paysage surtout rural qui servira de contexte. Les lieux de culte urbains seront ensuite au cœur d’une synthèse sur la place qu’ils peuvent occuper dans la petite ville. Enfin, il sera possible de sortir de ces établissements pour suivre ceux qui les représentent et agissent en leur sein.
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La micro urbanisation et la petite ville-oasis : alternative à l'équilibre des zones oasiennes (Drââ-Tafilalt)

La micro urbanisation et la petite ville-oasis : alternative à l'équilibre des zones oasiennes (Drââ-Tafilalt)

Toute proposition d'aménagement réussite est surement celle qui prend en considération la fragilité et les contraintes du milieu oasien et qui ne se limite pas uniquement au seul périmètre urbain, mais qui intègre plus largement l’arrière pays oasien. Prétendre donc, résoudre les problèmes de la petite ville sans s'atteler aux problèmes de son arrière pays pourrait se révéler infructueux et vain, car le développement de cette aire, structurée par le centre urbain reposera sur la promotion de d'autres centres disposant de potentialités.
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« Petite ville est devenue bien grande. Le cas de Billom en Auvergne au bas Moyen Âge »

« Petite ville est devenue bien grande. Le cas de Billom en Auvergne au bas Moyen Âge »

Clermont Université (Université Blaise Pascal / Clermont-Ferrand II). Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (EA 1001) – Clermont-Ferrand – France. Dès lors qu’il s’agit de définir la place de la petite ville au Moyen Âge, le travail n’est pas aisé. En leur temps déjà, les hommes du Moyen Âge bataillaient pour faire reconnaître l’importance de leur ville au sein d’un espace plus vaste. Aujourd’hui, les chercheurs tentent à leur tour de mesurer la place que peut prendre une petite localité. Le problème est même souvent de savoir ce qui est ville et ce qui ne peut pas prétendre l’être. Afin de répondre à cela, l’emploi de critères réfléchis apparaît nécessaire. Mais pour être sûr que ces critères sont efficaces, il convient de mettre en place une comparaison entre diverses localités et dans plusieurs espaces territoriaux du Moyen Âge. La présente contribution prend donc part à cette action, apportant ainsi un peu plus de grain à moudre au moulin de l’historiographie des petites villes.
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À l’ombre de Shanghai : une petite ville nouvelle, relais de l’urbanisation et de l’urbanité métropolitaine

À l’ombre de Shanghai : une petite ville nouvelle, relais de l’urbanisation et de l’urbanité métropolitaine

Songjiang, nous semble représentatif du cas spécifique d’une petite ville chinoise, qui est aussi une ville nouvelle péri-métropolitaine et littorale dont la programmation urbaine est réaffirmée et ajustée par les six programmes de redéploiement polycentrique depuis 1999. Cette petite ville a bénéficié d’une concentration de moyens lui permettant de se développer rapidement à 32 kilomètres au sud-ouest de la Place du Peuple de Shanghai et à 1h05 de métro, pour devenir un pôle, majeur à l’échelle de la municipalité, qui structure la redistribution socio-spatiale de la périphérie métropolitaine. Par ailleurs, le périmètre d’intervention de la ville nouvelle de Songjiang, telle que programmée en 2002, épouse globalement les limites administratives du quartier de Fangsong jusqu’en juillet 2015, ce qui nous permet de mobiliser les rares statistiques diffusées à cette échelle pour justifier de la taille de Songjiang : 190 240 habitants en 2014 sur 33,8 km² (Songjiang nianjian, 2015, p.27), ce qui la classe dans la catégorie des petites villes (xiao chengzhen) – inférieure à 500 000 habitants – selon la typologie chinoise de l’ampleur urbaine mise à jour par le Conseil des affaires d’État en novembre 2014 (Sanjuan, 2015, p.58). Enfin, nous disposons d’un recul d’une quinzaine d’années, dont dix années d’observation directe, depuis le lancement de cette ville nouvelle, soit d’un recul suffisant, pour saisir cet objet mouvant et appréhender ses dynamiques d’aménagement urbain et de peuplement, discerner celles qui se sont affirmées, se sont maintenues ou bien se sont infirmées.
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L’inclusion dans la ville des personnes en fragilité psychique vieillissantes. Une étude qualitative des espaces de vie d’adhérents d’un Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) d’une petite ville française

L’inclusion dans la ville des personnes en fragilité psychique vieillissantes. Une étude qualitative des espaces de vie d’adhérents d’un Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) d’une petite ville française

Pourquoi cette distinction ? Ce choix peut paraître artificiel de prime abord car le GEM est un lieu incontournable du quotidien des participants, certains le fréquentant même presque tous les jours. C’est un dispositif susceptible d’avoir une influence importante sur la construction des pratiques et le rapport des participants à certains lieux dans la ville, quand il s’agit de faire des sorties par exemple. Une des questions de recherche opérationnelle est même spécifiquement dédiée à ce sujet (cf. chapitre 2, III.2). Mais le fait d’extraire les pratiques liées directement au GEM de l’ensemble des pratiques de la ville reflète une certaine réalité contenue dans les discours des participants. Dans les entretiens, ceux-ci distinguent en effet clairement les pratiques liées au GEM de B de celles qui relèvent du reste de leur quotidien. Afin de rendre cette distinction apparente dans la restitution des résultats de recherche, le choix a donc été fait de respecter cette séparation perceptible dans les entretiens en l’appliquant dans la construction même du plan de thèse. On donnera un exemple ici pour rendre la chose plus claire. Lorsqu’ils ont été interrogés sur leurs loisirs, les participants ont répondu n’en avoir que très peu, si ce n’est aucun. Au GEM pourtant – et cela a été confirmé par l’observation participante puisque j’ai moi-même participé avec eux à ces activités – ces mêmes participants font du théâtre, de la radio, de la menuiserie, des marches, de la cuisine, du dessin, de la composition florale, des ateliers d’écriture, etc. Lorsque je leur ai fait remarquer cette contradiction, les participants ont répondu oui, mais ça c’est au GEM. Aux yeux des participants, les pratiques de loisirs au GEM ont donc un statut différent des loisirs pratiqués en dehors du GEM.
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Kunara, petite ville des piedmonts du Zagros à l'âge du Bronze. Rapport préliminaire sur la première campagne, 2012 (Kurdistan irakien)

Kunara, petite ville des piedmonts du Zagros à l'âge du Bronze. Rapport préliminaire sur la première campagne, 2012 (Kurdistan irakien)

De manière générale, les sites sont de taille modeste, entre 1 et 5 ha et ne dépassent pas une vingtaine de mètres de haut. La plupart consiste en un seul tell mais onze compor- tent également une ville basse. Des tessons épars ramassés au sommet de trois buttes naturel- les semblent indiquer l’existence de camps temporaires. Peu d’établissements humains ont été implantés sur les rives mêmes du Tanjaro, notamment dans la partie sud de notre région. Barika Tanjaro (TJ 18) ou Kunara (TJ 5), par exemple, constituent des exceptions mais ils ont tous deux été établis au sommet d’une éminence naturelle. Plusieurs sont situés sur des afflu- ents à quelques kilomètres de la rivière, telle Satubist (TJ 9) par exemple, ou à la confluence de deux cours. C’est le cas notamment du site de Khaziana (TJ 8) qui jouissait d’une position particulièrement privilégiée. Situé à la confluence de deux wadis qui assuraient certainement son approvisionnement en eau et sa protection, il dominait l’ensemble de la vallée et permet- tait également de surveiller la passe de Gilazarda (Fig. 3).
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L'ÉCOLE DANS UNE PETITE VILLE AFRICAINE

L'ÉCOLE DANS UNE PETITE VILLE AFRICAINE

disposer d’une large panoplie de pronoms substitutifs, qui laissent peu de place à l’ambiguïté dans le discours. Gaynaako wari, farti nga, ndi dilli. Voici, brièvement[r]

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Issoire. Des Trois Glorieuses à la Belle Époque (1830-1914). Histoire et chronique d'une petite ville

Issoire. Des Trois Glorieuses à la Belle Époque (1830-1914). Histoire et chronique d'une petite ville

Cette évolution des rémunérations pourrait-elle aussi être mise en rapport avec la mécanisation et la chimisation de l’agriculture ? Il est trop tôt pour incriminer le progrès agricole. La machine est loin encore de remplacer les bras. En 1882, comme en 1892, les animaux tractent encore les instruments de culture traditionnels : 260 charrues simples et 150 bi ou polysocs à la première date ; seules 300 simples sont mentionnées à la seconde ; deux moissonneuses, une machine à battre, deux faucheuses mécaniques, deux faneuses et râteaux à cheval et 400 véhicules de transport (charrettes, voitures, etc.). Rien ou presque ne bouge dans l’équipement et l’exploitant préfère souvent faire appel à des entrepreneurs agricoles au moment des gros travaux. Les patentes de 1912 en dénombrent six de petite envergure puisqu’ils ne déclarent qu’une machine à battre ou une presse à bras 151 . L’emploi des engrais chimiques ne fait pas florès. Certes, l’on amende les sols et les enquêtes notent la part de la chaux, du plâtre. Surtout, celle des engrais naturels, de la ferme lit-on en 1882, de la ville en 1892 (boues, immondices…), dans les deux cas pour 120 000 quintaux, du guano importé aussi. A cette dernière date, le nitrate de soude fait son apparition (15 quintaux…). L’agriculture issoirienne connaît donc une intensification modérée et les rendements à l’hectare, encore sensibles aux aléas climatiques - que ne manquent pas d’incriminer les rapports annuels - demeurent faibles (mais c’est le cas des rendements français en général) et ne progressent pratiquement pas des années 1880 aux années 1910 . Pour le froment : 14 quintaux à l’hectare en 1882 et 1892 ; 14,2 pour les moyennes des années 1900 à 1919 avec un plancher à 8 en 1905 et un plafond à 22 en 1903. Les moyennes des autres céréales ne s’écartent guère de ces constatations : 10,8 et 11,9 quintaux à l’hectare pour le seigle ; 15,6 et 14,1 pour l’orge ; 11,5 et 12,8 pour l’avoine, dans les décennies 1900-1909 et 1910-1919.
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Etude urbaine de Boujad, petite ville traditionnelle du Maroc

Etude urbaine de Boujad, petite ville traditionnelle du Maroc

Ce document est le fruit d'un long travail approuvé par le jury de soutenance et mis à disposition de l'ensemble de la communauté universitaire élargie. Il est soumis à la propriété in[r]

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Petite ville lumière : vers une conception de l'éclairage nocturne pour façonner l'identité des villes périurbaines : l'exemple de la ville de Vitré, ville d'art et d'histoire et sa cité médiévale

Petite ville lumière : vers une conception de l'éclairage nocturne pour façonner l'identité des villes périurbaines : l'exemple de la ville de Vitré, ville d'art et d'histoire et sa cité médiévale

pas une cohésion avec les usages de la ville à long terme. L’usage d’installations spectaculaires dans l’espace public est souvent en phase avec des tendances qui finissent par ne plus correspondre à l’identité changeante d’une ville. Exactement comme les styles et matériaux à la mode en architecture qui au bout de 5 ans sont dépassés, tandis que la durée de vie d’un bâtiment se compte en décennies. Il y a une véritable opposition à faire entre une surenchère d’effets lumineux et un éclairage réfléchi en adéquation avec l’ambiance qui mettra le mieux en valeur le site et son histoire. La première solution occulte souvent la seconde, bien plus porteuse à long terme, tandis qu’elles ne servent pas les mêmes enjeux et pourraient se relayer pour contribuer aux évènements, extraordinaires ou ordinaires, d’une ville.
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Transports de marchandises en ville : le cas de la ville de Langres : une politique innovante pour une petite ville

Transports de marchandises en ville : le cas de la ville de Langres : une politique innovante pour une petite ville

C'est dans cette continuité que la ville s'est intéressée au déplacement des marchandises et en particulier aux livraisons des commerces. Tirant parti d'une organisation logistique déjà rationalisée par les transpor- teurs, la ville de Langres a mis en place en juin 2003 une réglementation réservant l'accès au centre-ville aux poids lourds électriques et gaz de 9 h à 22 h. La plate-forme logistique privée située dans la commune voisine en contrebas permet d'assurer la desserte avec des fourgonnettes électriques. L'achat d'un poids lourd électrique, longtemps envisagé, n'a pu être conclu faute d'un montage financier satisfaisant.
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L'ÉCOLE DANS UNE PETITE VILLE AFRICAINE

L'ÉCOLE DANS UNE PETITE VILLE AFRICAINE

disposer d’une large panoplie de pronoms substitutifs, qui laissent peu de place à l’ambiguïté dans le discours. Gaynaako wari, farti nga, ndi dilli. Voici, brièvement[r]

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Le développement de la fonction langagière chez les enfants de toute petite et de petite section de l'école maternelle

Le développement de la fonction langagière chez les enfants de toute petite et de petite section de l'école maternelle

française – que cette problématique m’est apparue comme absolument centrale pour cette première année en tant qu’enseignant stagiaire. Considérant l’ensemble de ces motivations et de ces raisons et ayant la certitude, comme l’affirme Agnès Florin 3 , que « la maîtrise de la langue est la condition de la réussite scolaire », il m’est apparu utile de me demander dans quelle mesure et selon quelles modalités il est nécessaire, en tant qu’enseignant de petite section, d’adapter sa didactique et sa pédagogie à des niveaux initiaux de développement langagier très hétérogènes pour permettre à tous et à chacun de progresser selon son rythme et ses besoins. Pour ce faire, nous exposerons tout d’abord la situation de la classe telle qu’elle apparaît dans les premiers jours de cette année, en s’attachant à expliquer dans le même temps le cadre de l’analyse préalable réalisée et en quoi elle a conduit à élaborer une typologie parmi les élèves. Nous évoquerons ensuite les appuis théoriques, les auteurs qui nous ont permis de mettre en place les outils pédagogiques et didactiques adaptés, tout au long de l’année, aux situations individuelles et aux moments de la journée. Le dernier temps de cet écrit aura pour objet les modifications, pour ne pas dire les progrès constatés, évidemment chez les élèves mais également dans la démarche et l’attitude professionnelles de l’enseignant, en tâchant de mettre en évidence ce qui, dans ces changements observés, peut être porté au crédit des dispositifs mis en place dans l’année.
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La socialisation des enfants de toute petite et de petite section d’école maternelle à travers les jeux collectifs

La socialisation des enfants de toute petite et de petite section d’école maternelle à travers les jeux collectifs

2. Les acteurs lors de la recherche Ce terrain de recherche peut toutefois poser problème car j’étais moi-même présente au sein de la séquence d’enseignement. Tout d’abord, j’ai construit la séquence d’enseignement seule. Même si je me suis aidée du livret d’accompagnement, j’ai réadapté, modifié les situations comme je le souhaitais pour que la séquence se passe au mieux, pour essayer d’impliquer au maximum mes élèves dans le projet en tenant compte de leur jeune âge. J’ai fait le choix d’une lecture progressive, sur les périodes 4 et 5, afin de laisser du temps à mes élèves pour s’approprier l’histoire, les personnages et les différentes aventures des personnages. Je suis donc en partie « actrice » dans cette étude de recherche tant dans sa préparation que dans la mise en œuvre sur le terrain. Puisque j’ai moi-même mis en place les situations sur le terrain de recherche. Je suis dans une démarche d’observation participante. Selon Platt (1983), elle peut être définie comme étant une « technique de recherche dans laquelle le sociologue observe une collectivité sociale dont il est lui-même membre. » 119 En ce qui concerne les enfants, acteurs de cette étude de recherche, je pense qu’observer des élèves de petite section peut-être judicieux. En effet, ce sont de jeunes enfants qui vivent leur première expérience à l’école. A leurs âges, ils sont très égocentriques, centrés sur eux- mêmes. Il me semble donc intéressant de mettre en place une séquence d’enseignement leur permettant de s’ouvrir peu à peu aux autres, d’échanger avec les autres, d’écouter l’autre et de le prendre en compte afin de développer des compétences sociales, civiques et communicationnelles.
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L'activité des professionnelles de la petite enfance

L'activité des professionnelles de la petite enfance

La délicate relation aux parents est liée au fait que l’activité des professionnelles de la petite enfance met en jeu des compétences perçues comme en continuité ou en rupture avec les compétences parentales (et surtout maternelles). Selon les cas, ces dernières sont pensées comme le socle à partir duquel développer les compétences professionnelles ou au contraire comme des compétences dont il s’agit de se différencier pour affirmer son professionnalisme. D’une manière générale, dans le rapport aux parents se joue une problématique contradictoire, de ressemblance ou de différenciation. Ces deux pôles de la problématique peuvent être portés par les mêmes personnes, et dans ce cas l’identité professionnelle est elle- même traversée par une certaine ambivalence de positionnement. Mais ils peuvent aussi renvoyer à des postures professionnelles distinctes. Ce qui se joue ici est le partage de la fonction éducative entre parents et professionnelles de la petite enfance. Selon la façon dont sont pensées les compétences des uns et des autres, en continuité ou en rupture, ce partage de la fonction éducative fait l’objet d’une compétition symbolique entre parents et professionnelles, ou plutôt d’une coopération. Dans les faits, les attitudes observées ne sont pas toujours tranchées et se positionnent souvent sur un continuum allant de la compétition à la coopération. Elles dépendent également des niveaux de la fonction éducative, selon qu’il s’agit des actes quotidiens (repas, soins quotidiens), des objectifs d’apprentissage centrés sur l’enfant, ou de ceux qui revêtent un caractère normatif (l’apprentissage des règles d’hygiène et de propreté, des règles de la vie en société) et pour lesquels il est possible de punir quand on estime que l’enfant a fait des bêtises. Il apparaît que la délégation des actes quotidiens ne pose pas trop de problèmes, tandis que celle des apprentissages normatifs risque d’être davantage conflictuelle. Pour autant, la ligne de partage entre ces deux ensembles n’est pas facile à tracer.
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Retraites 2013 : une (petite) réforme

Retraites 2013 : une (petite) réforme

Le gouvernement évoque un déficit ex ante de 27 milliards d’euros en 2040, c’est-à-dire qu’il se place dans le scénario médian du COR où l’équilibre du système de retraite est obtenu par[r]

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Reconstruire la ville sur la ville

Reconstruire la ville sur la ville

Si nous voulons réussir le pari du nécessaire changement en évitant les écueils très douloureux, il faut accepter une reformulation de cer- tains leviers politiques, dont l’amé- nagement du territoire qui est un outil extraordinaire. Aussi, avant de détourner des terres agricoles de leur vocation première, il est né- cessaire de reconstruire la ville sur la ville, ce qui – à terme – est sans aucun doute la meilleure option. Ne serait-ce que pour atteindre les objectifs de réductions minimums des émissions des gaz à effet de serre auxquels l’Union européen- ne s’est engagée d’ici à 2020 à Co- penhague, à savoir -20 % (voire -30 %) par rapport à 1990. ■
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Petite histoire de la polychromie architecturale

Petite histoire de la polychromie architecturale

une polychromie urbaine ? En effet les villes orientales comme Venise et Athènes sont des villes indiscutablement admirées, dont une partie du charme est issue des teintes, au dire même des visiteurs parisiens. Cependant lÊarchi- tecte refuse dÊexclure la polychromie de la capitale et de restreindre lÊusage de la couleur à des contrées plus enso- leillées. CÊest le climat selon Garnier et surtout lÊaccoutu- mance qui ont écarté la couleur urbaine de Paris à la faveur du monochrome gris de la ville dÊHausmann. Garnier est tout dÊabord surpris que ÿ la chromotaphobie, ne se déclare que pour les façades des édifices. Ÿ et que les intérieurs parisiens soient très colorés. Il réduit le problème à une question technique : la coloration des matériaux se dégrade suivant la qualité du marbre et de lÊatmosphère. Cepen- dant il se justifie en soutenant que des matériaux adaptés existent, et que seule lÊexpérience est nécessaire pour bâtir durablement avec la couleur. ÿ La polychromie naturelle, cÊest-à-dire faite au moyen de matériaux, est donc possible en nos climats, et cÊest faire fluvre dÊartiste que de chercher à lui donner droit de cité. Ÿ Charles Garnier et la plupart des architectes de la fin du XIXème introduisent contraire- ment à Hittorff la couleur par des incrustations de matière, comme le préconisait Quatemère de Quincy pour la sculp- ture polychrome. La couleur est dans ces cas-là directement déterminée lors du choix constructifs et la pigmentation est incorporée à lÊensemble du bâtiment. A cette différence, lÊapproche par la peinture exige une concertation contin- gente entre lÊarchitecte et le peintre car la construction et la couleur sont physiquement dissociées. La peinture prend corps sur un support qui est le mur.
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La démarche d'investigation en petite section

La démarche d'investigation en petite section

2.3 Guider les élèves dans leurs questionnements et re- lancer l’investigation L’enseignant doit guider les élèves dans leurs questionnements et favoriser l’échange entre eux. Il est important qu’il n’intervienne que si cela est vraiment nécessaire afin de laisser les élèves interagir le plus possible. Cependant, en petite section, cette manière de faire à des limites. Si l’enseignant n’intervient pas régulièrement, les élèves ont tendance à manipuler sans se poser de question. En gonflant le ballon avec l’air contenu dans la bou- teille, les élèves se sont exclamés : « Oh ! le ballon est gonflé ! ». Ils n’ont pour autant pas entamé de discussion en se demandant pourquoi le ballon se gonflait. Sans la médiation de l’enseignant, les élèves de petite section expriment rarement la nécessité de chercher à savoir si l’un ou l’autre à raison. Voici, par exemple, la transcription d’un échange que j’ai mené avec un groupe d’élèves :
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