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Le parti communiste de la RDA et l'eurocommunisme

Le parti communiste de la RDA et l'eurocommunisme

Résumé LE PARTI COMMUNISTE DE LA RDA ET L'EUROCOMMUNISME, par ANNE-MARIE LE GLOANNEC On aurait pu penser que le SED, le Parti communiste est-allemand, se serait joint sans hésiter au Parti communiste de l'Union soviétique et à ses alliés inconditionnels lorsque ceux-ci déclenchèrent leurs attaques polémiques contre les eurocommunistes. Le SED n'épouse-t-il pas, en effet, les principes essentiels du communisme soviétique et la ligne politique définie par le PCUS ? Or, il n'en est rien. Le SED a fait preuve de la plus grande retenue dans cette querelle et, plus encore, il paraît entretenir de bonnes relations avec les partis communistes d'Europe occidentale. Se pourrait-il qu'il nourrisse des tendances eurocommunistes ou faut-il voir là une manœuvre tactique destinée peut-être à préserver l'unité du mouvement communiste international ?
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L’audiovisuel au service du Parti communiste français (1968-1976)

L’audiovisuel au service du Parti communiste français (1968-1976)

La jeune génération issue des États généraux du cinéma français a offert au  PCF des réalisateurs et des techniciens, mais surtout des inventeurs. Utilisant les nouvelles techniques audiovisuelles qui se font jour dans les années 1970 et détournant les supports de leurs fonctions premières, ils ont créé de nou- velles façons de faire de la propagande. Ils ont su à la fois produire et diffuser  leurs réalisations, former les militants novices à l’utilisation de ces techniques et appréhender la télévision dont la maîtrise était jusqu’alors l’apanage du pouvoir en place. Ce sont ces ciné-militants qui, au travers d’Unicité, ont contribué à faire prendre conscience au Parti communiste de l’utilité des nouveaux moyens audiovisuels, en particulier de la télévision où excella un temps son secrétaire général Georges Marchais. Le PCF leur doit sa communication audiovisuelle des années 1970. À cet égard, l’expérience Unicité constitue une réussite pour le PCF puisqu’elle lui a permis de maîtriser en interne les nouvelles tech- niques de communication. Si l’intégration de la structure à l’appareil du parti a limité les innovations et freiné la création, elle a conduit certains membres
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Enquête sur l'activité du Parti communiste tchécoslovaque à la Faculté des lettres de l'Université Charles dans les années 1969-1989

Enquête sur l'activité du Parti communiste tchécoslovaque à la Faculté des lettres de l'Université Charles dans les années 1969-1989

disciplines pédagogiques, on dressait les listes des candidats acceptables a priori, dès avant les examens d’entrée. Au sein de la commission centrale d’admission, les représentants du parti communiste, de la faculté et du ministère de l’Éducation avaient le pouvoir de manipuler arbitrairement les listes et les candidatures dans les différentes disciplines. Les enseignants racontent que les élèves qui entraient à la faculté n’étaient pas toujours ceux qu’ils avaient sélectionnés aux cours des entretiens d’admission. Il est clair que la commission centrale ne se prêtait pas toujours à ces manipulations, car la faculté avait tout intérêt à trouver parmi ses étudiants des candidats intelligents et doués pour les études. Mais tous les membres de la commission ne partageaient pas forcément cet intérêt et parfois, des pressions de toutes sortes avaient le dessus : connaissances, échanges de bons procédés, voire pots-de-
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Le texte se transforme...
Analyse textométrique des rapports d'ouverture présentés aux congrès du Parti Communiste Chinois (1982-2017)

Le texte se transforme... Analyse textométrique des rapports d'ouverture présentés aux congrès du Parti Communiste Chinois (1982-2017)

是 : 不 忘 初心 , 牢记 使命 , 高举 中国 特色 社会主义 伟大 旗帜 , 决胜 全面 建成 小康 社会 , 夺取 新 时代 中国 特色 社会主义 伟大 胜利 , 为 实现 中华民 族 伟大 复兴 的 中国 梦 不懈 奋斗 /.../. Camarades, Au nom du XVIIIe Comité central, j'ai l'honneur de présenter maintenant le rapport d'activité au XIXe Congrès national du Parti communiste chinois (PCC). Le XIXe Congrès national du PCC est un congrès extrêmement important qui a lieu au moment où nous entrons dans la phase décisive de l'édification intégrale de la société de moyenne aisance, et au moment clé où le socialisme à la chinoise est entré dans une nouvelle ère. Le présent congrès a pour thème : rester fidèle à l'engagement initial, garder constamment à l'esprit notre mission, porter haut levé le grand drapeau du socialisme à la chinoise, remporter la victoire décisive de l'édification intégrale de la société de moyenne aisance, faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, et lutter sans relâche pour réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation. /…/.
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Battez-vous, ne vous laissez pas affamer! : la lutte des sans-emploi et le Parti communiste du Canada durant la Grande Dépression à Montréal (1930-1935)

Battez-vous, ne vous laissez pas affamer! : la lutte des sans-emploi et le Parti communiste du Canada durant la Grande Dépression à Montréal (1930-1935)

82 4.1 Le NCUC et le Front Uni Suite à la vague de répression de 1931 et 1932 à Montréal, l’activité du parti auprès des sans-emploi connaît une pause. La reprise de la lutte et les nouvelles tactiques organisatiormelles, qui coïncident avec la réorganisation du mouvement des sans-emploi par le Parti communiste du Canada (PCC), connaissent leurs débuts dans la métropole en mai et juin 1932 : « After a period o f inactivity the Montréal Unemployed Central Council has again started to work among the unemployed, but this time paying more attention to the residents »3. On affirme qu'« [ejverything possible will be done to link up the unemployed from ail parts o f the city into one big movement for Non- Contributory Unemployment Insurance and immédiate cash relief »4. On annonce également la création de comités de rue et l'implantation plus large de ces structures5. En date du 31 mai, il se crée la section montréalaise de la Ligue des vétérans de la classe ouvrière (The Working Class Ex-Servicemen ’s League). Le PCC craint particulièrement que cette catégorie de sans-emploi soit recrutée par des groupes profascistes et vienne à servir de fier-à-bras contre les travailleurs et les sans-travail. Selon le Worker, le recrutement va bon train et la nouvelle section est composée essentiellement de Canadiens français6. Le 9 juillet 1932 se tient la Conférence économique de Montréal, parrainée par le Conseil des sans-emploi de Montréal (CSEM), en prévision de la Conférence économique des travailleurs prévue en août à Ottawa. La rencontre de Montréal est qualifiée de succès. Elle démontre effectivement une étape dans la
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Renault Billancourt, 1950-1992 : le parti communiste et les ouvriers. Identités ouvrières et identité de parti : identités ouvrières et identité de parti

Renault Billancourt, 1950-1992 : le parti communiste et les ouvriers. Identités ouvrières et identité de parti : identités ouvrières et identité de parti

de l'île Seguin. Le premier lieu, central et socialement neutre, est propice à la réunion de toutes les catégories de travailleurs, le second reste, sauf circonstance exceptionnelle, celui des ouvriers spécialisés et des professionnels de maintenance. L'esplanade de l'île Seguin, seul espace couvert capable de rassembler plus de 10 000 travailleurs, est emblématique de l'usine dont elle constitue le cœur symbolique. Si les OS s'y rassemblent fréquemment, les grands meetings réunissant toutes les catégories y sont rares car ils supposent de rassembler par-delà les clivages catégoriels, syndicaux ou politiques et exigent une cause commune qui les transcendent. Ces conditions ne sont réunies qu'en de rares circonstances marquées par une unité syndicale exceptionnelle ou traduisant un fort consensus politique. Peu nombreux mais massifs, les meetings qui s’y tiennent sont alors emblématiques de la force des ouvriers de Billancourt et de leur identité collective. Ainsi, le 10 novembre 1944, c’est de la passerelle de cette esplanade, que Pierre Lefaucheux s'adresse à 15 000 travailleurs rassemblés. En janvier 1945, 10 000 travailleurs y écoutent des syndicalistes soviétiques en visite à Billancourt. En 1955, la direction y organise la cérémonie d'hommage à Pierre Lefaucheux, mort accidentellement. En dépit des consignes de boycott de la CGT, les travailleurs y participent en masse. Il ne s'y tient plus de meeting syndical mémorable de janvier 1945 à 1960, période d'isolement politique de la CGT et du Parti communiste. C'est donc l'émotion et la révolte suscitées par les neuf morts de Charonne qui, le 9 février 1962, y rassemblent plus de 10 000 travailleurs. En 1968, s'y tiennent les assemblées générales des grévistes. Dans les années 1980, au plus fort de la reconquête patronale des espaces ouvriers, l'esplanade de l'île est cloisonnée. Elle n'est plus le lieu où peut se manifester la force et la colère de tous les travailleurs 151 .
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Témoigner de la misère, exprimer l'espoir. Pour une sociologie historique des témoignages récoltés lors de la campagne du Parti Communiste Français,<i>Vérité-Espoir</i>, à Bobigny

Témoigner de la misère, exprimer l'espoir. Pour une sociologie historique des témoignages récoltés lors de la campagne du Parti Communiste Français,<i>Vérité-Espoir</i>, à Bobigny

A / élection municipale et témoignages La campagne « Misère et Espoir » est un rendez-vous politique primordial pour le Parti Communiste. Se situant un mois avant les élections municipales, elle conduit les leaders communistes locaux et nationaux à axer la campagne sur des thématiques proches du réel: la lutte contre la misère, les luttes dans les usines, la lutte contre les expulsion locatives, … . Elle rassemble les populations pauvres au sein d'un même destin, la conquête du pouvoir municipal et in fine national. De plus, cette volonté de conquête électorale par le Parti Communiste se déroule dans un contexte de tension autour du Programme Commun de Gouvernement signé avec le Parti Socialiste. Si les témoignages ne font jamais mention des futures élections municipales, l'organisation de la campagne (lieu de militantisme, thématiques abordées) pousse le PCF à poursuivre inlassablement son emprise sur le terrain local. La campagne met en avant les futurs élus municipaux à la mairie et notamment à travers la presse locale et nationale ; elle dessine la volonté des dirigeants communistes de s'appuyer sur la démocratie locale en mettant en avant la prise de parole des habitants. Sur ce dernier point, la création d'un contrat communal à destination des communes communistes, lance l'idée d'une participation toujours active des habitants. La campagne « Misère et Espoir » en est par exemple une de ses formes.
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Le Parti communiste, un parti " comme les autres " ? Retour sur quelques analyses de la désouvriérisation du PCF

Le Parti communiste, un parti " comme les autres " ? Retour sur quelques analyses de la désouvriérisation du PCF

Bernard Pudal 116 a largement exploré cette problématique des conditions sociales et culturelles qui ont permis au PCF de se définir comme « parti de la classe ouvrière » et contribué ainsi à l’objectivation de celle-ci. Il montre comment, dans les années 20 et surtout les années 30, le PCF se lance dans « une entreprise de subversion des règles du champ politique qui excluaient majoritairement les membres des catégories populaires » et contribue ainsi à la légitimation d’un personnel politique ouvrier. On pense évidemment à Maurice Thorez dont l’origine ouvrière a servi d’étendard au parti communiste pendant des décennies. Comme le note très justement Stéphane Sirot, « Fils du peuple n’est pas une autobiographie, c’est l’histoire du nous collectif. […] Le livre donne à voir en action l’exemple du parfait militant » 117 . L’éloge du représentant s’y confond avec celui des représentés, et fait de cette hagiographie un des fondements du culte de la personnalité ouvrière militante 118 . C’est ensuite à tous les niveaux que des militants ouvriers ont été placés aux postes de direction, dans les cellules, les sections, les fédérations, les postes électifs, pour attester la spécificité du parti et favoriser l’identification des ouvriers, rassemblés symboliquement sous la bannière de « la classe » et du « prolétariat », ayant historiquement pour mission d’œuvrer à la révolution pour
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Le parti communiste, ses bastions et les catographes

Le parti communiste, ses bastions et les catographes

le recueil Imprimer Bibliographie Le parti communiste, ses bastions et les cartographes Le parti communiste a reculé dans l’électorat, de 1978 à 1981 ; c’était là pour tous les commentateurs un fait majeur au lendemain du scrutin du 27 avril 1981. Pour mesurer ce recul, les services spécialisés de beaucoup de journaux ont calculé des différences de pourcentages : le P.C. ayant obtenu, par exemple, 33,78% des voix dans le Gard en 1978, G. Marchais en ayant rassemblé 25,13%, en 1981, le recul était chiffré à 25,13-38,78=8,65 « points de pourcentage ». Fort bien. Munis de ces résultats, pourquoi ne pas construire des cartes ? Comme celle que nous reproduisons ici (cf. Figure 1A) d’après l’hebdomadaire L’Express, dont nous citons aussi textuellement la légende 1 . Celle-ci
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Cinquante nuances de rouges : une analyse des éléments constitutifs la doctrine idéologique du parti communiste chinois 1978-2012

Cinquante nuances de rouges : une analyse des éléments constitutifs la doctrine idéologique du parti communiste chinois 1978-2012

such as today's general lack of any feeling of social responsibility paired with the absence of any sense that this is a worrisome thing.» 186 Ce malaise culturel, produit de la décennie de RC suivi d'une décennie de capitalisme d'État sans merci, resta présent en Chine pour l'entièreté des années 1980, et sera un autre des nombreux facteurs qui pousseront les étudiants dans la rue pour le mouvement Tianamen en 1989. La répression violente du mouvement ne fera qu'accentuer le vide moral de la société chinoise, et c'est donc dans les années 1990 que nous verrons l'accélération de l'instrumentalisation de la religion de la part du PCC. L'architecte le plus important dans cette renaissance morale et spirituelle du parti fut sans doute Ye Xiaowen, chef des affaires religieuses pour le RPC et le PCC de 1995 à 2009. Étant un sociologue ayant vécu à la fois la RC et les réformes des années 1980, il deviendra un allié clé de Jiang Zemin durant le règne de ce dernier. Bien que sa vision soit souvent réduite en Occident en tant que « hardliner », Johson nous affirme que c'est sa compréhension nuancée des divers systèmes de moralités et spiritualités en Chine qui ont permis au PCC de retrouver une légitimité populaire dans la sphère morale. 187 En effet, cette réhabilitation de la foi dans le domaine politique n'était pas un produit des croyances personnelles de Ye, mais une réflexion de son pragmatisme dengiste. Dans ses études sociologiques, il a compris que la légitimité d'un système politique ne peut pas simplement reposer sur la force violente et la croissance économique. Au contraire, il affirma que le PCC pouvait seulement bien contrôler sa population s'il parlait la même langue qu'elle. Cette langue, c'est les croyances indigènes des Chinois, tels que le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme. Si Ye va avoir une préférence claire pour le Confucianisme, c'est pour la même raison que les empereurs avant lui, c'est la doctrine qui recommande la
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La Fédération de la Vienne du Parti communiste français, de la mort de Maurice Thorez à la signature du Programme Commun (1964-1972) : essai d'Histoire du communisme local au prisme des archives de la Fédération de la Vienne du PCF

La Fédération de la Vienne du Parti communiste français, de la mort de Maurice Thorez à la signature du Programme Commun (1964-1972) : essai d'Histoire du communisme local au prisme des archives de la Fédération de la Vienne du PCF

, le candidat gaulliste Paul Guillon, dont la victoire semblait assurée à Poitiers, se donne la mort dans des circonstances qui restent troubles. Cet événement n’aurait dû avoir qu’une influence limitée sur les pourparlers entre socialistes et communistes, le candidat défunt étant remplacé par Pierre Vertadier, et la campagne suivant son cours presque normalement. C’était sans compter sur le mandat de conseiller général qui venait de se libérer suite au décès de l’édile. Mettant fin à leur silence quelques jours après la mort de Paul Guillon, les socialistes rouvrent le dialogue avec la Section communiste alors que celle-ci a déjà annoncé publiquement la création d’une liste exclusivement communiste, devant le manque de réponse des socialistes traduisant un « anticommunisme qui passe avant l’objectif claire et précis de battre l’UNR et la réaction. » 451 La proposition qui est faite aux communistes finit de les faire sortir de leurs gonds : les socialistes finissent en effet par accepter que la tête de liste pour les élections
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Les crimes de disparitions forcées du Parti communiste (bolchevique) de l'Union soviétique : une pratique antérieure au Décret "Nacht und Nebel" examinée à la lumière de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les di

Les crimes de disparitions forcées du Parti communiste (bolchevique) de l'Union soviétique : une pratique antérieure au Décret "Nacht und Nebel" examinée à la lumière de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées

Tomasz Kisny rapporte que se trouvait à Kommounarka (à 24 km au sud de Moscou par l’autoroute Staro-Kaluzhskaia) du nom d’un sovkhoze (ferme d’État) voisin appartenant au NKVD la datcha de Guenrikh Iagoda, chef de l’OGPOU-NKVD 282 . Kommounarka appartenait à l’appareil central du NKVD de l’URSS qui dirigeait les Purges au sein des élites soviétiques. D’anciens bolcheviks comme Nikolaï Boukharine, Guenrikh Iagoda, Nikolaï Krestinski, Alekseï Rykov, des dirigeants du Komintern, Ossip Pianitski et Bela Kun, le ministre de l’Agriculture Mikhaïl Tchernov et son suppléant Prokopi Zoubariov, 30 secrétaires de parti régionaux et fédéraux, souvent avec leurs épouses, leurs enfants et d’autres membres de leurs familles, y reposent. Les écrivains Boris Pilniak (Vogau) et Artiom Vessioli (N. Kotchkourov), le prince Dmitri Chakhovskoï, linguiste et homme de lettres, le poète ouzbek Fitrat Abdurrauf, les rédacteurs des revues Literatournaïa Gazeta, Krasnaïa Zvezda, Ogoniok, au total 209 hommes de plume et 214 chercheurs d’instituts scientifiques, de pédagogues, de professeurs et de recteurs d’établissements d’enseignement supérieur de Moscou. Des responsables économiques: 89 membres du Sovnarkom (gouvernement), des cadres industriels dont 156 responsables de l’industrie de l’armement, 235 responsables des Chemins de fer de Moscou, le directeur de la poste centrale, le directeur du service des eaux, le dirigeant du Comité de la radio, des dirigeants sportifs, la direction de l’aéroclub, toute la direction d’Intourist, de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Des employés du Mossoviet (le Conseil municipal de Moscou) et de différentes administrations régionales. Le personnel militaire : plus de 500 commandants et officiers de différentes armées, les légendaires commissaires de l’époque de la révolution tels que Vladimir Antonov-Ovseïenko, des agents des renseignements soviétiques, notamment le mari de la poétesse Marina Tsvetaïeva, Sergueï Efron. Les épouses des commandants militaires Gamarnik, Kork, Toukhatchevski, Ouborevitch et d’autres encore. Des tchékistes à la retraite : le chef de la garde personnelle de Lénine Abram Belenki, le suppléant de Félix Dzerjinski Iakov Peters, le chef de la garde de Staline Karl Pauker, l’un des fondateurs de la Tchéka-GPOU Josef Ounchlicht, le chef du NKVD de Leningrad Leonid Zakovski, le chef du Goulag Matveï Berman, le fondateur des camps de la Kolyma Édouard Berzine, le chef du camp des Solovki Fiodor Eikhmans, le chef du camp du canal Moscou-Volga Lazar Kogan et Semion Firine. Au total, 254 fonctionnaires du NKVD ont terminé leur carrière, enfouis sous la terre de
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Les secrétaires régionaux du Parti communiste français, du tournant antifasciste à l’interdiction du parti (1934-1939)

Les secrétaires régionaux du Parti communiste français, du tournant antifasciste à l’interdiction du parti (1934-1939)

Il m’est apparu important de souligner également l’extraordinaire capacité d’adaptation de ces cadres. Adaptation vis-à-vis de la nouvelle ligne, avec tout ce que cela implique dans la manière d’être un responsable communiste, dans l’organisation mais aussi face au dehors. La période étudiée offre en effet à ces cadres communistes une position et des responsabilités jusqu’alors inédites. Tenus d’incarner dans leur territoire (avec toute la dialectique unité/ spécificités que cela comporte) une organisation ouverte et respectable, ils doivent maintenir en permanence un équilibre face à ces injonctions et l’impatience d’une partie de leur base militante, particulièrement dans la période difficile de 1937 à 1939, période de contradictions, d’effritement, puis de délitement du Front populaire. La Guerre d’Espagne représente, au cœur de la période étudiée, un moment particulier, où le secrétaire régional est amené à travailler dans des conditions touchant à l’illégalité, au secret, voire à la clandestinité. C’est à mon avis une facette importante de l’activité communiste, trop souvent dissimulée par le volontariat international – qui est la partie la plus visible de la solidarité avec les républicains espagnols. Et cet aspect du travail des secrétaires régionaux montre leur faculté d’inscrire leur action au grand jour, dans une activité en permanence guidée par le souci du contact avec « les masses », et dans le même temps d’évoluer dans les marges de la légalité. La quête de respectabilité n’est ainsi pas toujours incompatible avec l’utilisation d’un répertoire d’actions illégales et donc plus dangereuses, aussi bien pour les cadres locaux eux-mêmes que pour l’image de leur organisation vis-à-vis d’un plus large public.
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Le Parti communiste n’a pas pris le pouvoir : sur le désengagement d’André Berthon

Le Parti communiste n’a pas pris le pouvoir : sur le désengagement d’André Berthon

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Religion et communisme, Eglise et Parti Communiste : métaphores et analogies (Questions de méthode. NOTE DE RECHERCHE)

Religion et communisme, Eglise et Parti Communiste : métaphores et analogies (Questions de méthode. NOTE DE RECHERCHE)

des sentiments, I99I). Enfin, les conversions et reconversions des philosophes maoïstes et communistes ont pris des formes multiples qui méritent certainement qu'on en propose une sociologie plutôt qu'une "démonologie". (cf Cl.Grignon, I975 ; L.Pinto, I986, I989) Ce qui fait étrangement défaut dans cet essai, c'est donc la contribution spécifique qu'aurait pu apporter un philosophe à la compréhension du rôle qu'ont joué nombre de philosophes dans l'extrême gauche française durant les années 6O, de Jean- Paul Sartre à Louis Althusser. L'analogie religieuse occupe une place dans le récit, celle d'une sociologie, éventuellement auto-analytique, des modes d'aperception du réel social et politique d'intellectuels, et plus spécialement de philosophes, conduits à réinterpréter rétrospectivement leurs engagements de l'époque comme "mythiques". Or, si l'on est attentif au moment où, dans le récit, l'analogie religieuse intervient, on constate qu'elle sert surtout à désigner "l'autre", puisqu'on s'est réservé pour soi la dimension du mythe. C'est en effet au moment où il introduit son analyse de la métamorphose religieuse du mouvement communiste qu'E.Terray, tout en se reconnaissant "croyant" (P.25/26) , plaque cette grille d'analyse alors que les deux premiers chapitres "personnels" n'avaient mis en oeuvre que le mythe au sens levistraussien ou sorelien du terme. Cette distinction implicite entre des modalités d'entrée dans l'univers de l'illusion recouvre aussi pour l'essentiel deux modalités d'engagement politique, celle dans l'extrême gauche d'une part, et celle dans le mouvement communiste d'autre part, c'est à dire, toujours implicitement, l'engagement de certains intellectuels et celui des "militants ouvriers", l'expression apparaissant pour la première fois page 29 dans un énoncé significatif : "la dimension scientifique donnait aux militants ouvriers l'assurance que l'avenir leur appartenait", autrement dit dans un énoncé portant sur les raisons du fidéisme ouvrier. La religion intervient quand il va être question de fides implicita, le mythe étant réservé au "philosophe". Ce distinguo n'est évidemment pas formulé explicitement, alors qu'il structure le récit. Il n'est pas fortuit. On peut même penser qu'il est constitutif de la notion de "religion séculière", dans la mesure même où il est constitutif d'un type de rapport récurrent à la religion où se manifeste l'instauration d'une distance symbolique qui n'est autre que la distance au commun, dans ses deux modalités idéal-typiques, celle de l'invention in abstracto d'un peuple à régénérer (utopie) ou d'un peuple à contrôler (la religion civile). (cf "L'homme régénéré" de Mona Ozouf).
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JACK RALITE : UN ENGAGEMENT COMMUNISTE AU SERVICE DE LA CULTURE

JACK RALITE : UN ENGAGEMENT COMMUNISTE AU SERVICE DE LA CULTURE

En définitive la capacité de Jack Ralite à élaborer des politiques culturelles à toutes les échelles repose sur un goût précoce, reconstitué pour la culture de cet autodidacte bien formé. Il y parvient dans le Parti communiste dans une décennie d'aggiornamento, soutenu par l'idéal de la démocratisation culturelle. Sa vocation première s'épanouit à Aubervilliers. La politique culturelle initiée s'appuyait sur les réseaux de syndicats et d'associations propres à ce territoire politisé. Elle perdure en se diversifiant, se renouvelant faisant place aux pratiques amateurs. Ralite reste cependant attaché à « l’élitisme pour tous » du théâtre et se réjouit de l'installation du campus Condorcet comme d'autres institutions culturelles de haut niveau dans le projet de la Plaine Saint-Denis. De la démocratisation culturelle, il conserve l'idée d'une responsabilité de la puissance publique pour encadrer les industries culturelles à l'heure de l'échec du communisme. Sur le plan national, Ralite finit par devenir un médiateur entre les artistes et les politiques, un défenseur des créateurs au festival d'Avignon, puis aux États-généraux de
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Le spectre communiste, un fantôme dans la maison européenne.

Le spectre communiste, un fantôme dans la maison européenne.

Le second ingrédient est de nature idéologique et plus circonstancielle : le marxisme lui- même se réclame d’une révolte contre le système européen tel qu’il se présente à l’époque où il apparaît. Le préambule du Manifeste du parti communiste (1848) est à ce sujet on ne peut plus clair, qui évoque le communisme comme un « spectre » hantant l’Europe, une idéologie « reconnu[e] comme une puissance par toutes les puissances d’Europe » 15 . Le Vieux Continent est bien le cadre et le centre de gravité du projet communiste parce qu’il est l’épicentre du capitalisme condamné. Suivant cet axe, le communisme se présente comme une analyse critique de la révolution industrielle occidentale, et se traduit en une révolte contre le système européen en place, entre affirmation des nationalités et avènement de l’impérialisme. Cette révolte est nourrie aux sources de la culture et de la science occidentales -contre lesquelles elles ont été retournées- telles que Karl Kautsky, gardien de l’orthodoxie marxiste, les rappelle : histoire révolutionnaire française, philosophie allemande et économie politique britannique 16 . L’hostilité qui en résulte est instantanément remarquée par certains contemporains qui l’interprètent comme la négation de la civilisation telle qu’ils l’entendent, ainsi Adolphe Thiers accusant le communisme de vouloir détruire les valeurs européennes fondamentales qui sont pour lui le travail, la liberté et la famille 17 .
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Gramsci et le problème du parti

Gramsci et le problème du parti

C’est cette pensée gramscienne du parti que restitue Yohann Douet dans cet article, tout en discutant les grands problèmes et les impasses possibles qui lui sont associés, et en la situant dans les débats contemporains relatifs à la politique d’émancipation. Dans le 13ème des Cahiers de prison, Gramsci caractérise le Parti communiste comme un « Prince moderne ». Comme le Prince de Machiavel, il a pour but de fonder un « nouveau type d’État »[1]. Sa tâche ne s’arrête pourtant pas là, et l’analogie est limitée, car l’État prolétarien qu’il s’agit d’établir n’est pas une fin en soi. Au contraire, cet État est censé mettre fin à la société de classe, et s’abolir ainsi lui-même en tant qu’État, puisque tout État est lié au conflit de classe. Cette abolition doit correspondre, en termes gramsciens, au passage d’un pouvoir qui repose en dernière instance sur la « coercition »[2] à une « société réglée » où l’auto-gouvernement devient la règle. On est donc loin de l’exhortation machiavélienne à « mantenere lo Stato »[3]. Autrement dit, la révolution
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L'intérêt de la démarche prosopographique dans l'étude du mouvement communiste

L'intérêt de la démarche prosopographique dans l'étude du mouvement communiste

De plus, des déductions pertinentes peuvent être obtenues, aussi bien avec 10 noms qu’avec 1000. De même il s’agit de se méfier, dans ce type de travail, de l’illusion de l’exhaustivité. Celle-ci n’a pas de sens. Que ce soit tout d’abord sur le fond : il faut prendre du recul et bien concevoir que l’on étudie des vies. L’article de Pierre Bourdieu, « L’illusion biographique [1] », est à ce titre toujours pertinent : comment prétendre connaître une vie ? Comment voir la complexité, les doutes, les hésitations, dans ce qui peut apparaître comme le « cours normal » de la vie ? Méfiance enfin de forme : toutes les données recueillies ne seront sans doute pas publiées. Il faut établir un tri. C’est un travail demandant du temps, le chercheur ne peut pas tout dire, tout restituer. Enfin, il s’agit de se méfier de cette prétention à l’exhaustivité compte tenu tout simplement de l’état des sources disponibles. Étudier le parcours individuel, l’environnement, qu’il soit social ou familial peut nous en dire beaucoup sur le groupe étudié, ici le Parti Communiste Français. Prenons deux exemples, imbriqués.
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Camus communiste

Camus communiste

Les premières pièces montées par le Théâtre du Travail ont une dimension militante affichée. Elles font l’objet d’annonces et de comptes rendus dans La Lutte sociale, organe du Parti communiste. Le 25 janvier 1936, la première création, qui a lieu sur une scène improvisée dans le dancing d’un établissement de bains, est une adaptation par Camus du Temps du mépris de Malraux. Un tract annonçant la représentation explique qu’il s’agit de « faire prendre conscience de la valeur artistique propre à toute littérature de masse et démontrer que l’art peut parfois sortir de sa tour d’ivoire. Le sens de la beauté étant inséparable d’un certain sens de l’humanité » 3 . La troupe prépare ensuite Révolte dans les Asturies, pièce inspirée par l’insurrection des mineurs espagnols d’Oviedo d’octobre 1934. Rédigé à quatre, cet « essai de création collective », sur lequel les acteurs sont invités à broder, ne pourra finalement être joué, le maire d’Alger ayant refusé une salle pour ce spectacle jugé dangereux en période électorale. Le Théâtre décide de publier le texte qui n’a pu être joué et sa parution chez Charlot signe l’acte de naissance de l’importante maison d’édition algéroise. En cette même année 1936, la troupe monte une autre pièce inédite, Le Secret, de Ramon Sender, qui traite de la répression policière à Barcelone en 1923 ; puis, en novembre, Les Bas-Fonds de Maxime Gorki. En 1937, elle infléchit sa programmation, joue le Prométhée
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